
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 17/10/2023
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-151470)
150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant une souffrance légère à modérée. Des femelles gestantes reçoivent une à trois injections abdominales d’une molécule inhibant la sumoylation, subissent une échographie, puis sont mises à mort pour prélever leurs embryons. Le porteur affirme n’attendre aucun effet indésirable sur les femelles gestantes en s’appuyant sur un projet précédent, et signale que les femelles ne peuvent être réutilisées après trois injections. Il étudie le rôle de la sumoylation dans le développement embryonnaire et juge l’étude sur « organisme entier » indispensable.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Les modifications post-traductionnelles jouent un rôle majeur dans le contrôle de l’activité des protéines et régulent, de ce fait, les processus cellulaires fondamentaux. Parmi celles-ci, la modification par SUMO (Small Ubiquitin-like MOdifier) a été reconnue comme un processus majeur de l’activité de la cellule eucaryote. Notre laboratoire dispose de plusieurs souris génétiquement modifiées permettant l’inactivation de la sumoylation via l’invalidation du gène. Comme l’invalidation complète du gène induit une forte létalité embryonnaire, jusqu’à ce jour, nous avons utilisé 2 modèles principaux : – Des souris qui permettent une inhibition de 50% du gène – Des souris permettant d’induire un KO inductible du gène Malgré ces modèles, il est difficile d’étudier l’impact de la sumoylation sur un organisme entier et dans le développement embryonnaire. Il a été montré que la sumoylation jouait un rôle majeur dans le développement embryonnaire : une souris génétiquement déficiente pour SUMO meurt in utero à 5,5 jours du stade embryonnaire. De plus, il a également également été montré in vitro que la sumoylation était très importante pour l’identité cellulaire des cellules souches embryonnaires Nous souhaitons aujourd’hui regarder in vivo les effets d’une hyposumoylation transitoire au cours du développement embryonnaire.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Le bénéfice attendu de cette étude est de mieux comprendre le rôle majeur de la sumoylation dans le développement embryonnaire. ce qui permetrait à terme d’envisager des traitements pour les nombreuses maladies lié au develleppement embryonnaire et/ou permettre de trouver des traitements anti cancéreux car on sait que les changements d’indetités cellulaires sont extremement important dans de nombreux cancers.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux de ce projet seront injectés en IP 1 à 3 fois ; (20sec par injection). Une échographie sera réalisée sur les femelles (30secondes)
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les Nuisance et effets indésirables sont : Le stress ou la douleur lié à linjection en Intrapéritonèale. La fiche Sécurité de la molécule utilsée, nous donne la dose maximum tolérée chez le rat et nous avons l’expérience de cette molécule grâce à notre précédent projet. En théorie, nous n’attendons pas d’effet sur les femelles gestantes en injectant à 6.5 jours du stade embryonnaire..
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de récupérer les embryons ou car elles ne peuvent pas être réutilisés car elles ont reçu 3 injections de molécule.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Ces travaux mettant en jeu plusieurs types cellulaires et phénomènes différents nécessitent une étude sur l’organisme entier, ce qui impose le recours à des animaux. Le but de cette procédure est de mettre au point un modèle d’hyposumoylation transitoire dans le modèle murin.
2. Réduction
Afin de réduire le nombre de souris -Les souris seront de même fond génétique (C57BL6/J) afin de limiter les variations liées. – Nous réaliserons un maximum d’analyses sur une même souris quand cela est possible. – Des analyses statistiques seront faites à l’aide de modèles à effet mixte, afin de prendre en compte les effets techniques indésirables. Les effets de l’hyposumoylation causés au cours du développement embryonnaire seront comparés entre le groupe de souris traité avec la molécule utilisée et le groupe de souris contrôle. Pour une puissance statistique fixée à 80% et un risque alpha de faux positif fixé à 5% nous utiliserons des groupes de 10 souris femelles afin d’assurer l’obtention d’un nombre suffisant de souriceaux (au moins une cinquantaine). -Ces expériences seront à chaque fois effectuées 3 fois à l’identique pour s’assurer de la reproductibilité des observations. Cependant si les deux premières expériences donnent des résultats similaires, la 3ème série ne sera pas effectuée. – Les deuxième procédure n’aura lieu que si la première nous permet d’induire une perte de la sumoylation transitoire sans que cela ne provoque une létalité embryonnaire.
3. Raffinement
Afin de limiter la douleur et le stress -Les animaux sont élevés à un nombre maximum de 7 animaux par cage. Les cages contiennent des copeaux et sont enrichies avec du coton permettant aux souris de recréer des « espaces /niches » comme dans les conditions de leur habitat ancestral. -L’injection sera pratiquée par une personne expérimentée, puis les animaux seront suivis 2 fois par jour pendant les 16 h d’action de la molécule utilisée , puis 3 fois par semaine après. Ce suivi permettra d’éviter ou minimiser l’apparition des points limites et d’adapter des soins préventifs plus spécifiques pour les groupes suivants si apparition de points limites. D’après notre projet précédent, nous savons qu’une injection n’induit pas d’effet délétere sur les souris non gestantes. Nous n’attendons donc pas d’effet délétère sur les femelles gestantes en injectant à 6.5 jours du stade embryonnaire. Cependant, nous nous baserons sur l’apparition de signes cliniques généraux décrits dans la grille d’évaluation de la douleur recommandée par le comité d’éthique et la SBEA (Structure bien être animale). Les animaux seront mis à mort s’ils présentent des signes avérés de souffrance, des soins adaptés (réhydratation, enrichissement…) seront alors mis en place.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris de laboratoire (Mammifère) est largement utilisée à travers le monde, pour sa proximité évolutive avec l’homme : cette large utilisation témoigne de (a) la maîtrise de son élevage sous forme de lignées consanguines, (b) sa reproduction facile et rapide à laquelle sont couplées des portées d’effectif élevé (c) de la relative facilité de modification génétique transmissible/héritable. Des souris adultes seront utilisées, agée entre 6 à 15 semaines, âge idéal pour le reproduction.