Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

800 souris et 400 rats vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. On leur injecte des cellules tumorales dans la veine de la queue, puis on administre des traitements et de la radiothérapie, avec imagerie et prélèvements sanguins sous anesthésie, pour évaluer des candidats médicaments contre le cancer du poumon. Le porteur reconnaît que les tumeurs peuvent provoquer nécrose, cachexie et perte de poids et que la radiothérapie entraîne diarrhées et saignements, les animaux étant euthanasiés pour prélèvement d’organes. Il décrit objectifs et bénéfices en une phrase chacun et affirme que l’animal constitue un « passage obligatoire » faute de méthode de substitution.

NTS-FR-198999v1
Types de recherche
· Cancers · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Rongeur, thérapie, Cancer du poumon, pharmacocinétique
Souris : 800
Rats : 400

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le projet consiste à évaluer les effets anti-tumoraux de différentes nouveaux traitements dans des modèles de cancer du poumon.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les bénéfices attendus sont la découverte de nouveaux médicaments pour traiter les cancers du poumons.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux recevront 1 injection de cellules tumorales par injection intraveineuse au niveau de la queue (durée estimé à 1 min). Application / Administrations des traitements (moins de 2min pour les injections et environ 5 min pour la radiothérapie). En cas de prélèvement de sang (moins de 2min) ceux-ci seront réalisés sous anesthésie et limités à 1 par semaine et à un volume inférieur à 10 %. Un suivi par imagerie pourra être réalisé sous anesthésie comme par exemple par Bioluminescence (durée moyenne < 10 min) ou encore par IRM (durée moyenne = 30 min).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Stress lié à l’anesthésies par agent chimique en inhalation et/ou injection lors des administrations / imageries. Stress lié à la contention pour l’implantation de cellules tumorales dans la veine caudale et lors des suivis clinique. Le développement de tumeurs chez la souris pourra à terme être associé à des effets délétères (ex: présence d’une tumeur associé ou non à de la nécrose, cachexie, perte de poids). Traitements par différentes voies d’administration (douleur équivalente à la piqure d’une aiguille) – De même, l’utilisation de traitement novateur pour lesquels par définition nous ne connaissons pas tous les effets, pourront également induire des effets délétères. Les effets de la radiothérapie, notamment sur les aspects digestifs (diarhée, saignement).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Euthanasie des animaux pour réaliser des prélèvements d’organe/ fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal. Euthanasie des animaux suite aux effets indésirables provoqués le développement de la tumeur ou encore par le produit / modèle chez les animaux.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez la souris ou le rat car il n’existe pas de méthode de substitution pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur les cancers pulmonaires. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, la souris et le rats sont les espèces les plus adaptées à ce type d’étude.

2. Réduction

3R / Réduction :

Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques (test de comparaison entre les différents traitements).

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • des conditions d’hébergements garantissant la non-contamination des animaux immunodéficients, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • Le suivi des signes cliniques et la détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • Un protocole analgésique adapté pour la chirurgie et la période post-opératoire et un suivi post-opératoire de l’état de santé des animaux avec des soins et un enrichissement adaptés afin de permettre une bonne récupération des animaux, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les rats et les souris font parties des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées notamment pour évaluer l’efficacité de traitements anti-tumoraux, de par leurs facilités d’entretien, de stabulation, de manipulation, et leurs similitudes physiologiques avec l’espèce humaine. Animaux adultes (à partir de 6 semaines). Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement. En effet le cancer du poumon atteint le plus souvent les personnes de 50 ans et plus; en 2007, 95,5 % des nouveaux cas ont été diagnostiqués chez les personnes de ce groupe d’âge.