Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
Ce que décrit ce projet, résumé par l'OXA

50 porcs vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque animal, profondément endormi et sous ventilation assistée pendant cinq à huit heures, subit un infarctus provoqué puis une reperfusion couplée à un traitement par ondes ultrasonores, avant le prélèvement de son cœur. L’objectif déclaré est de valider une protection du myocarde applicable ensuite à l’humain, étape que le porteur décrit comme « cruciale et préalable à toute étude clinique ». Il affirme que le porc, à la physiologie cardiaque proche de l’humain, est « désormais pour des raisons éthiques le modèle recommandé ».

Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.

NTS-FR-373644v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles cardiaques ·
Mots-clés
Infarctus du myocarde à la phase aigüe, Ondes ultrasonores thérapeutiques, IRM, Modèle expérimental porcin, Mécano transduction
Cochons : 50

Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

Décrire les objectifs du projet.

Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).

Dans quel but fait-on ça ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

L’importance de l’infarctus du myocarde et ses conséquences en termes d’insuffisance cardiaque et de mortalité cardio-vasculaire en font un problème de santé publique majeur dans les pays développés. La taille de l’infarctus est le facteur majeur du pronostic après infarctus du myocarde aigu. Les interventions visant à réduire la taille finale de la lésion ont donc un intérêt clinique majeur pour améliorer le pronostic des patients pris en charge pour infarctus du myocarde. La prise en charge actuelle de l’infarctus du myocarde vise à ré-alimenter le cœur en sang oxygéné (reperfuser) le plus rapidement possible. Cependant des études expérimentales et cliniques ont montré qu’une reperfusion brutale a trop souvent des effets secondaires sur le myocarde ischémique, induisant des lésions supplémentaires. Ces dommages survenant après reperfusion peuvent participer jusqu’à 40% de la taille finale de l’infarctus. L’objectif du projet de recherche lié à la demande d’autorisation était de valider deux nouvelles stratégies thérapeutiques de protection du myocarde, dites de sono-cardioprotection, sur un modèle d’infarctus réalisé chez le Porc, étape cruciale et préalable à toute étude clinique ultérieure. Deux modes d’applications des ultrasons comme stratégie thérapeutique non-invasive avait été envisagées : la mécano-transduction (Shock-Wave) et les ultrasons focalisés de basses intensités (LIPUS). Toutes deux ont été utilisées pour déposer de l’énergie ultra-sonore à différentes intensités dans des endroits focalisés des tissus, avec des utilisations en routine clinique dans le domaine de l’oncologie et en urologie. Trois étapes avaient été fixées pour réaliser cette étude. Les 2 premières étapes ont été accomplies dans le cadre d’une demande d’autorisation de projet précédente. Cette demande est donc destinée à couvrir la 3e et dernière étape du projet. L’évaluation de la méthode et sa validation comme précédemment combinera i) l’imagerie pour explorer le retentissement de l’infarctus du myocarde et des thérapies adjuvantes au niveau du cœur, notamment au niveau inflammatoire ii) des prélèvements sanguins et tissulaires pour des analyses histologiques, biologiques pour relier l’imagerie macroscopique et le niveau cellulaire.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).

Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Des études préliminaires sur des modèles cellulaires, et à thorax ouvert sur modèle porcin, ont permis de valider l’effet potentiellement protecteur des shock-wave (mécano-transduction). Toutefois, ces résultats, bien que très encourageants, sont très éloignés de la réalité clinique où les ondes de chocs doivent prouver leur efficacité en application directe sur le cœur vivant et battant. L’objectif étant une application humaine de cette technologie, seul un modèle sur gros animal, qui présente une physiologie coronaire et cardiaque très semblable à l’homme a permis d’avancer sur cette problématique. L’espèce animale choisie pour notre étude est le porc de taille réduite, dans lequel nous induisons un infarctus d’intensité similaire à celui retrouvé chez l’homme, nous effectuons la reperfusion couplée à nos deux propositions thérapeutiques innovantes, dont nous avons montré à thorax ouvert, (modèle permettant l’application des ondes de chocs directement sur le cœur) qu’elles permettent de réduire les effets délétères du traitement actuel. Si cette première étape expérimentale a été cruciale pour démontrer l’effet thérapeutique dans la configuration la plus favorable mais invasive, celui-ci doit maintenant être confirmé à thorax fermé avec la procédure non-invasive utilisée sur l’homme. Cette étape finale permettra de suivre chronologiquement la mise en place de la lésion ischémique, puis d’étudier l’efficacité de la thérapie proposée pour limiter les effets délétères de la reperfusion dans un scénario clinique qui pourra être utilisé ensuite directement sur l’Homme.

Nuisances prévues, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Un examen publié en 2018 a établi que les résumés allemands et britanniques décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).

Le droit d'accès aux documents · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Chaque animal, profondément endormi et placé sous ventilation assistée, sera extemporanément suivi sur le plan physiologique durant le déroulement du protocole. L’endormissement sera entretenu par une perfusion continue d’antalgiques et une anesthésie gazeuse, de sorte qu’à la moindre manifestation de signes de réveil de l’animal une augmentation de l’anesthésiant sera pratiquée et éventuellement suivie d’une augmentation de la vitesse de perfusion : l’objectif est d’éviter toute perception douloureuse à l’animal. L’expérimentation sera immédiatement arrêtée si un problème, lors de la chirurgie, survient : dissection coronaire, hémorragie, poumon atteint. Notre équipe est aussi préparée à une réanimation si une fibrillation ventriculaire arrive: massage cardiaque et défibrillation. L’expérimentation sera arrêtée après 30min de réanimation infructueuse et/ou impossibilité de stabiliser l’animal après réanimation (arythmies importantes, pression artérielle basse). A partir du moment où la chirurgie réalisée est satisfaisante, le protocole d’imagerie commence. La durée maximale de l’expérimentation est constante et évaluée de 5 à 8 heures.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Un nouvel examen, publié en 2024, a mesuré que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces mesures portent sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'examen de 2018 classait la France parmi les pays les moins bons pour l'identification, l'accessibilité et la qualité de ses résumés, sans les noter rubrique par rubrique (Taylor et al., 2018). Les résumés français suivent aujourd'hui le modèle européen commun.

Les animaux souffrent-ils ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Puisque le modèle consiste à induire une ischémie aigüe et transitoire sur le cœur de l’animal, il est attendu une anoxie du territoire en aval de l’artère occluse. Comme chez l’homme, cela entraine des anomalies de la fonction segmentaire, et des troubles rythmiques fréquents (extra-systoles (ES), tachycardie ventriculaire (TV)). Par ailleurs on note en général un œdème intra et extracellulaire comme chez l’être humain, et des complications cellulaires qui font justement l’objet de la recherche et des thérapies mises en œuvre. L’ensemble des conséquences induites par la procédure d’ischémie sont prévenues et/ou traitées par l’anesthésie/analgésie et les médicaments anti-arythmiques délivrés en fonction de la symptologie. L’infarctus étant réalisé sur animaux profondément endormis, sous anesthésie générale, la prise en charge de la douleur est prévue. La procédure par voie percutanée est celle utilisée chez l’homme, laquelle limite les conséquences hémorragiques.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.

Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Pour permettre les prélèvements histologiques, ainsi que la mesure de l’aire à risque et de la zone de nécrose les prélèvements de cœur sous cardioprotection sont nécessaires. Immédiatement après la mort le cœur de l’animal doit ainsi être prélevé afin de permettre la découpe du cœur en tranche, digitaliser les clichés pour une analyse quantitative. Il est donc obligatoire de procéder à un protocole expérimental sans réveil, tous les animaux du protocole seront euthanasiés à la fin de l’expérimentation.

Application de la règle des "3R", selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

1. Remplacement

Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.

Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

REMPLACEMENT : Le projet vise à améliorer la thérapie de l’infarctus cardiaque pour l’homme avec des sondes ultrasonores de taille humaine et des caractéristiques physiques spécifiques. L’évaluation de la méthode et sa validation utilisera l’imagerie pour explorer le retentissement de l’infarctus du myocarde et des thérapies adjuvantes au niveau du cœur. Les sondes de thérapie, mais aussi les outils d’imagerie (IRM) utilisées doivent être les mêmes que ceux utilisés en clinique humaine, avec les mêmes contraintes physiologiques (taille, puissance des ultrasons délivrés. Nous devons aussi nous approcher le plus possible de la physiopathologie humaine le porc est désormais pour des raisons éthiques le modèle recommandé.

2. Réduction

Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.

Qui est concerné ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

REDUCTION : Le nombre porcs demandé correspond à l’effectif permettant d’évaluer et de comparer les différents groupes avec la puissance statistique nécessaire pour valider cette étude, compte tenu d’une variabilité inter-individuelle attendue et similaire à l’homme, et de la précision des mesures IRM de zone à risque, taille oedème et taille d’infarctus. Le nombre minimum pour identifier les changements dans le temps est estimé à 15, au moyen de tests statistiques prenant en compte le risque et la puissance attendue pour assurer une bonne différence entre les groupes et les points dans le temps.

3. Raffinement

Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.

La réglementation est-elle « très stricte » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

RAFFINEMENT : Les porcs sont hébergés dans les conditions adaptées à leur espèce, logés sur copeaux, en groupes sociaux, avec jeux à leur disposition. Un suivi quotidien leur est apporté. Un vétérinaire assure le suivi sanitaire. Pour le transport vers le site d’expérimentation, l’animal déjà isolé dans un box de l’animalerie (mise à jeun de 24h obligatoire avant anesthésie), est tranquillisé avec un sédatif. A son arrivée sur le site d’expérimentation avant l’acheminement au bloc opératoire, l’animal est prémédiqué avec douceur afin de limiter au maximum son stress avant installation sur la table d’opération au bloc opératoire. Une voie veineuse périphérique est posée sur une veine marginale de l’oreille droite ou gauche, et lui seront administrés, en bolus lent, l’anesthésique et l’analgésique. Par la suite en complément une perfusion lente est mise en place pour administration continue de l’anesthésique et de l’analgésique. Chaque animal, profondément endormi et placé sous ventilation assistée, sera extemporanément suivi sur le plan physiologique (fréquence cardiaque, pressions artérielles invasives, débit cardiaque, température corporelle) durant le déroulement du protocole. L’expérimentation sera arrêtée si un problème survenant lors de la procédure ne peut pas être résolu (ex : dissection vasculaire entrainant une hémorragie de l’animal). Notre équipe est également préparée à une réanimation si une fibrillation auriculo-ventriculaire survient : massages cardiaques et défibrillations. L’expérimentation sera arrêtée après 30 minutes de réanimation infructueuse et/ou impossibilité de stabiliser l’animal après réanimation (arythmies importantes, pressions artérielles basses). Enfin pour la mise à mort, l’animal est toujours placé sous anesthésie générale avant induction d’une surcharge de barbiturique.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.

Spécisme et expérimentation animale · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Le projet vise à améliorer la thérapie de l’infarctus cardiaque pour l’homme avec des sondes ultrasonores de taille humaine et des caractéristiques physiques spécifiques. L’évaluation de la méthode et sa validation utilisera l’imagerie pour explorer le retentissement de l’infarctus du myocarde et des thérapies adjuvantes au niveau du cœur. Les sondes ultrasonores de thérapie, mais aussi les outils d’imagerie (IRM) utilisée doit être les même que ceux utilisés en clinique humaine, avec les mêmes contraintes physiologiques (taille, puissance des ultrasons délivrés…). Il n’est pas possible de remplacer le porc par un rongeur, dont l’imagerie comme la thérapie nécessiterait des systèmes dédiés qui ne sont pas équipés des techniques d’imageries développées pour une application humaine. Nous devons aussi nous approcher le plus possible de la physiopathologie humaine et le porc est désormais pour des raisons éthiques le modèle recommandé. Nous utilisons des porcs adultes de taille réduite d’âge supérieur à 1 an, de sexe mâle ou femelle, ayant un poids compris entre 50 et 70 kg. L’éleveur est le spécialiste de cette souche de porcs. Nous avons des données expérimentales importantes sur ce type d’expérimentation, nous permettant de limiter le nombre d’animaux à utiliser dans de nouveaux protocoles sans réveil de l’animal. Les résultats obtenus sur les animaux de cet âge sont convaincants et suffisants dans nos études. Ce modèle animal est proche de l’imagerie cardiaque chez l’homme et permettra de transposer les connaissances acquises vers une imagerie clinique.