Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dont 20 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 140 un niveau léger. Un quart d’entre elles portent la mutation responsable d’une myopathie centronucléaire, avec l’atrophie et la faiblesse musculaires qui l’accompagnent. Chaque semaine pendant cinq semaines, elles passent des tests d’activité locomotrice et de force répétés trois fois par jour, dont trente minutes d’activité spontanée en isolement, et reçoivent deux injections intrapéritonéales sur animal vigile avant une chirurgie sous anesthésie de moins d’un quart d’heure, pour évaluer l’effet d’une molécule déjà utilisée dans d’autres pathologies. Le porteur affirme qu’aucune méthode alternative ne permet d’évaluer les effets d’une molécule sur l' »organisme entier » et qualifie l’évaluation in vivo de « prérequis indispensable » avant toute application clinique.

NTS-FR-463129v1
Types de recherche
· Maintien des lignées génétiquement modifiées · Recherche fondamentale · Système musculosquelettique ·
Mots-clés
fonction musculaire, molécule, thérapie pharmacologique, myopathie congénitale
Souris : 160

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les myopathies congénitales sont des maladies génétiques rares qui affectent notamment la fonction des muscles squelettiques. A ce jour aucun traitement n’est disponible pour les patients atteints de ces maladies qui impactent grandement leur survie ou qui sont handicapantes au quotidien et qui affectent considérablement leur qualité de vie. Le but de ce projet est d’évaluer l’effet curatif d’un agent pharmacologique afin de traiter de myopathies congénitales.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet a pour but de fournir des informations relatives aux effets d’une molécule pharmacologique déjà utilisée dans d’autres pathologies pour le traitement de myopathies congénitales.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Des tests de comportement non invasifs qui permettront d’évaluer les performances et capacités motrices de l’animal (activité locomotrice, force) seront réalisés une fois par semaine chez l’animal vivant à partir de 3-4 semaines pendant 5 semaines (i.e. jusqu’à l’âge de 8-9 semaines). Chaque test sera réalisé 3 fois par jour avec un temps de repos minimal de 10 minutes entre chaque essai. Chaque essai durera entre 10 secondes et 5 minutes selon le test comportemental. L’activité locomotrice spontanée de l’animal sera acquise pendant 30 minutes, durée pendant laquelle l’animal sera isolé. Les animaux seront anesthésiés une fois par injection intrapéritonéale d’un anesthésique et d’un anti-douleur dont l’administration ne durera pas plus de 5 secondes afin de réaliser une chirurgie qui ne durera pas plus de 15 min.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

La manipulation des animaux pour les tests entrainera un léger stress/inconfort. Un quart des animaux sont porteurs de la mutation qui entraine une atrophie musculaire et une faiblesse musculaire. Pour ces animaux, les mâles et les femelles sont affectés, ce qui peut générer un inconfort. Chaque animal recevra 2 injections intrapéritonéales réalisées sur animal vigile. L’injection sera à l’origine d’une douleur légère au point de piqûre et la contention manuelle de l’animal génèrera un stress léger/inconfort.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux seront euthanasiés après prélèvement des tissus nécessaires pour des analyses moléculaires.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Dans ce projet qui consiste à évaluer les effets d’un agent pharmacologique sur le muscle, le modèle murin est privilégié car l’utilisation d’un modèle cellulaire ne permet pas d’évaluer la contractilité du muscle. D’autre part, il n’existe pas de méthode alternative qui permette d’évaluer sur l’organisme entier et dans des conditions in vivo les effets d’une molécule. L’évaluation in vivo des effets de potentiels traitements est un prérequis indispensable avant toute application clinique.

2. Réduction

3R / Réduction :

Les mâles et les femelles seront utilisés pour étudier les effets de la molécule en fonction du genre, ce qui permettra d’utiliser l’ensemble des animaux. Les tests comportementaux non invasifs offrent la possibilité de réaliser un suivi longitudinal en répétant les expérimentations sur les mêmes animaux au cours du temps. Ce point est essentiel car il permet de réduire de manière drastique le nombre d’animaux. Les travaux antérieurs ont démontré qu’un échantillon de 10 animaux par groupe est requis pour garantir la fiabilité des tests statistiques, qui consisteront à comparer les différents groupes d’animaux entre eux.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux seront observés 3 fois par semaine et pesés 1 fois par semaine. Si une perte de poids >5% est notée, les animaux seront pesés quotidiennement et la nourriture humidifiée sera placée dans la cage. Les prélèvements seront réalisés sur des animaux anesthésiés par injection intrapéritonéale d’un mélange de produits anesthésiants et analgésiants. Les tests comportementaux seront non invasifs et permettront un suivi longitudinal. Afin de diminuer le stress lié à ces tests, une session de familiarisation sera effectuée.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le modèle utilisé est un modèle murin qui reproduit les caractéristiques principales de la pathologie humaine et qui modélise la physiologie humaine. Les animaux présentent soit un phénotype dommageable, soit un phénotype non dommageable dès le sevrage. Les animaux seront utilisés du sevrage (âge le plus précoce auquel les animaux peuvent s’alimenter seuls et ainsi recevoir la molécule via la nourriture), jusqu’à 8-9 semaines. A 8-9 semaines, il sera possible d’évaluer l’effet de la molécule sur les différents phénotypes.