Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Inoculés par voie intratrachéale d’un virus influenza aviaire, 576 poulets subissent aussi un prélèvement de sang au sinus occipital, tous tués à l’issue pour autopsie et prélèvement d’organes. 320 d’entre eux relèvent d’un niveau de souffrance modéré, 256 d’un niveau léger. Le porteur indique que l’infection peut provoquer dès vingt-quatre heures une prostration et une gêne respiratoire, et que les oiseaux présentant au moins trois de six signes cliniques seront tués au pentobarbital, l’objet du projet étant d’évaluer si une alimentation enrichie en phytomolécules renforce l’immunité des poussins de couvoir industriel. Le nombre d’animaux par lot n’est jamais donné, le porteur se bornant à écrire qu’il sera « adapté aux buts de l’expérimentation » et « optimisé ».

NTS-FR-466796v1
Types de recherche
· Maladies animales · Recherche appliquée · Recherche fondamentale · Système immunitaire ·
Mots-clés
microbiote intestinal, grippe, poules
Poules : 576

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Chez les mammifères, le microbiote intestinal contribue au développement et au fonctionnement du système immunitaire. Toute perturbation dans cette communication favorise les maladies et les infections. Dans les couvoirs industriels, les poussins éclosent dans des environnements extrêmement propres, ne permettant pas la transmission naturelle du microbiote par les poules, ce qui empêche la mise en place précoce d’un microbiote intestinal bien équilibré. Il s’avère donc essentiel d’étudier comment le microbiote intestinal contribue au développement immunitaire et à la robustesse des poulets face aux virus influenza aviaires, très présents dans les élevages. Notre projet a pour objectif de fournir une description complète du développement fonctionnel du système immunitaire des muqueuses du poulet en relation avec la colonisation intestinale précoce due à une alimentation riche en métabolites secondaires de plantes (phytomolécules A et B), ce qui permettra de mieux comprendre les effets bénéfiques de cette alimentation sur l’immunité des muqueuses des voies gastro-intestinales et respiratoires dès le début de vie et face aux infections respiratoires.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Nous explorons un domaine de recherche relativement nouveau en aviculture et les connaissances obtenues pourraient étayer une meilleure vision du dialogue entre les muqueuses respiratoires et intestinales (l’axe intestin-poumon) chez les oiseaux lors des infections virales, tout comme la mise en œuvre de nouvelles pratiques rationnelles d’élevage en privilégiant une alimentation riche en métabolites secondaires de plantes (phytomolécules) favorable au développement de l’immunité innée du poussin (phytomolécules A ou B) et une gestion durable (alimentation contrôlée pour son action sur les propriétés favorables du microbiote ; mise à disposition de probiotiques dont l’action sur la réponse immunitaire est définie).

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Tous les animaux auront un seul prélèvement de sang qui ne dure que quelques secondes. Une partie des animaux aura une seule inoculation du virus ou de sérum physiologique qui dure également quelques secondes

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Pour l’infection avec les virus influenza aviaires faiblement pathogènes, au cours de l’infection, les animaux peuvent présenter dès 24h des signes cliniques modérés (mobilité réduite/prostration et dyspnée) du type « syndrome grippal », qui sont liés à la réponse de l’organisme à l’infection virale, mais ne présagent pas toujours d’une issue fatale. L’inoculation intra-trachéale pourra occasionner une légère inflammation de la trachée, avec une durée estimée de moins de 24h. Pour les prélèvements de sang, un hématome au sinus occipital pourra être observé, avec une résorption au bout de 24 heures. Un stress de contention est attendu lors du gavage, de l’inoculation intra-tracheale et de la prise de sang. Pour les 3 techniques, la contention ne depassera pas 1 minute.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des autopsies et divers prélèvements d’organes pour plusieurs analyses.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Le dialogue microbiote-réponse immunitaire-influenza aviaire résulte d’un ensemble complexe de paramètres qu’il est impossible de remplacer par des approches in vitro ou in silico. De même, l’effet d’une alimentation à base de phytomolécules sur le microbiote intestinal ne peut pas être testé autre que in vivo afin d’élucider ses bénéfices pour les animaux.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux par lot sera adapté aux buts de l’expérimentation et permettra d’identifier les paramètres immunitaires régulés par le microbiote intestinal suite à la délivrance d’une alimentation à base de phytomolécules suivi ou non par une infection aux virus d’Influenza aviaire. Ce nombre d’animaux est optimisé en s’appuyant sur les résultats obtenus lors d’autres expérimentations. Nos effectifs seront déterminés et vos résultats analysés avec des tests statistiques adaptés. D’autres équipes de recherche seront informées des expérimentations afin qu’elles puissent réaliser des prélèvements autres que les nôtres sur les animaux témoins/non infectés.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux seront maintenus en groupe sur sol ou dans des isolateurs adaptés en nombre et en taille, dans des conditions environnementales contrôlées, avec nourriture et boisson à volonté pour éviter la compétition. Ils bénéficieront d’un enrichissement social, ils auront des objets à picorer. Les points limites seront respectés, avec l’utilisation d’une grille d’évaluation adaptée aux infections par les virus IAFP. Ces infections à grippe sont connues de l’équipe technique. Une visite supplémentaire des animaliers pourra être prévue en cas d’animaux dont le point limite semblerait pouvoir être atteint dans les prochaines heures suite à la dernière visite. Les animaux qui présenteront au moins 3 des 6 paramètres suivants à 24h (c’est-à-dire, suite à au moins 3 vérifications journalières) seront euthanasiés par injection de pentobarbital : – difficulté respiratoire visible ; – fermeture anormale de l’œil (mi-fermé, fermé) ; – position anormale de la tête et de la queue ; – posture anormale des ailes (écartées, tombantes) ; – plumage ébouriffé ; – absence de réponse à la stimulation (immobilité). L’ensemble des gestes techniques est assuré par du personnel formé et compétent. De plus, nous donnerons une récompense aux animaux une fois le dernier prélèvement réalisé , sous la forme de vers de farine autoclavés.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Notre objectif est d’évaluer la contribution des régulateurs précoces du microbiote intestinal au développement et au fonctionnement du système immunitaire inné des poulets, espèce majeure de l’élevage des volailles domestiques et très sensible à l’infection par les virus d’Influenza aviaire. Les animaux seront utilisés entre 1 et 28 jours d’âge, moment auquel le microbiote intestinal va acquérir sa maturité et influencer le plus la physiologie et le développement/fonctionnement du système immunitaire du poulet au niveau intestinal et respiratoire.