Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

120 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection virale dans la veine de la queue, un gavage de glucose et des injections d’insuline et de tyloxapol, entrecoupés de nombreux prélèvements de sang, pour étudier le rôle d’un récepteur du foie dans les maladies liées au gras. Le porteur décrit des douleurs après les injections et les prélèvements, prises en charge par un analgésique. Il affirme qu’aucun modèle in vitro ou informatique ne peut remplacer l’animal pour mimer la complexité d’un organisme, et rappelle qu’aucun traitement efficace n’existe à ce jour.

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les pathologies métaboliques touchant le foie se développent de plus en plus dans les pays industrialisés et peuvent évoluer vers des formes plus graves de la maladie pouvant se révéler mortelles. A ce jour, aucun traitement n’est disponible, mais certains acteurs du métabolisme du cholestérol peuvent constituer de nouvelles cibles d’intérêt. L’activité du récepteur P2Y13 est particulièrement étudiée par notre équipe. Dans ce projet, nous souhaitons étudier son rôle, en procédant à son invalidation au niveau hépatique, chez des souris soumises à un régime riche en graisses. Nous y étudierons le développement de l’insulino-résistance, de la stéatose et de la fibrose hépatique afin d’évaluer l’implication de ce récepteur dans le développement ou la protection contre ces pathologies. Les résultats obtenus constitueront un appui de recherche fondamentale et pré-clinique permettant d’évaluer l’importance physiologique et physiopathologique du récepteur P2Y13 dans le développement des pathologies métaboliques touchant le foie. Ils définiront une potentielle cible thérapeutique pour la prévention ou le traitement de ces maladies, pour lesquelles, pour rappel, il n’existe pour l’heure pas de composés suffisamment efficaces.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permettra d’identifier l’implication du récepteur P2Y13 au niveau hépâtique dans l’établissement de la steatose hépatique.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

La solution de particules adenovirales (AAV) sera injectée dans la veine caudale (1 injection par souris sur toute la durée de l’expérimentation). Au cours de l’expérimentation, chaque souris recevra un gavage oral de glucose accompagné de 2 prélèvements sanguin à la veine caudale (30 min avant et 15 min après l’administration du glucose), 1 injection intra-péritonéale d’insuline suivi de 5 prélèvements à la veine caudale (0, 30, 60, 90, et 120 min après l’injection d’insuline) et 1 injection de tyloxapol suivi de 5 prélèvements à la veine caudale (0, 1, 2 et 4h après l’injection de tyloxapol) Pour chaque animal, les interventions de gavage au glucose et d’injection intra-péritonéale d’insuline et de Tyloxapol seront espacées de 8 jours .

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Douleurs post-injection et post-prélèvement sanguin : un analgésique (Carprofen 5mg/kg, dilué dans PBS stérile) sera administré par voie sous-cutanée à la fin de la manipulation et le lendemain.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A l’issue de l’étude, les animaux seront euthanasiés et les tissus prélévés seront utilisé au maximum dans une démarche de recherche scientifique saine et préaleblement inteligement réfléchie.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Nous souhaitons étudier le rôle hépatique du récepteur P2Y13 dans le développement de la stéatose hépatique (NAFLD) et de la stéatohépatite non alcoolique (NASH). Afin de mimer au mieux la complexité d’un organisme, aucun modèle actuel (études in vitro ou études informatiques) ne permet de remplacer l’utilisation de modèles animaux pour ce genre d’étude.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux a été déterminé pour pouvoir réaliser des analyses statistique au terme de chaque procédures suivant les recommandation mathématiques de chaque situation (ANOVA ou Student t-test) Pour réduire le nombre d’animaux, nous avons validé et adapté l’ensemble des analyses biologiques à de petites quantité de matériel (sang, tissus) et nous avons optimiser l’obtention de plusieurs paramètres sur un même animal quand cela est possible, telle que la réalisation de procédures différentes à 8 jours d’intervalle. Les procédures se feront uniquement sur des souris mâles car l’étude de la contribution des œstrogènes n’est pas pertinente dans notre projet.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Plusieurs mesures seront mises en œuvre pour respecter /optimiser le bien-être des animaux utilisés et la fiabilité́ des résultats qui seront obtenus. Ces solutions sont détaillées ci-dessous: Bien-être : -L’hébergement des animaux dans des locaux totalement adaptés (zootechnie de Rangueil) -Le respect de la période d’acclimatation de l’animal (4 jours) -Une surveillance quotidienne de l’animal par du personnel qualifié -Euthanasie de l’animal s’il est détecté́ comme étant en souffrance (prostration, perte de poids supérieure à 20%) -La présence d’un enrichissement (papier ou igloo) dans chaque cage -Plusieurs animaux par cage en conservant les groupes sociaux constitués au départ (4 au minimum à 6 au maximum) -Utilisation de l’anesthésie générale lors des procédures expérimentales qui le nécessite (Procédure n°1). Faire les injections et les prélèvement sanguins au niveau de la veine caudale par un expérimentateur formé à la manipulation et l’utilisation des animaux, et, ayant de l’expérience sur les méthodes. Utiliser un analgésique en péri- et post-injection (Carprofen). Surveillance des animaux par la responsable SBEA de la zootechnie afin d’optimiser les soins aux animaux après les procédures expérimentales Optimisation des expériences: -Notre recul sur la qualité́ des mesures enregistrées aux cours des procédures telles que les test de tolérance au glucose et a l’insuline (procédure n°3 et 4) ou la mesure de la sécrétion hépatique des VLDL (procédure 5). -La réduction du nombre d’animaux: optimiser l’obtention de plusieurs paramètres sur un même animal quand cela est possible ; des aliquots dédiés de différents organes seront réalisés afin d’optimiser leur utilisation pour diverses analyses biologiques (western blot, séquençage, analyses biochimiques,…). -Optimisation de la qualité́ des données par la mise en place de conditions optimales pour leur obtention (pièce calme, réduction du nombre d’expérimentateur dans la pièce à 1 ou 2) et à l’utilisation de test statistiques appropriés (ANOVA ou Student t-test selon les recommandations mathématiques de chaque situation)

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

L’espèce souris est choisie pour ce projet car il générera des données qui compléteront des résultats déja obtenus sur ce modèle. D’une manière générale, nous disposons d’une grande expertise de l’utilisation de cet animal et des procédures nécessaires à la réalisation de nos travaux. Ce modèle permet en outre d’étudier l’implication de différentes voies de signalisation et la communication entre les différents tissus de l’organisme. De plus, les données scientifiques de référence sont très nombreuses permettant d’avoir un recul sur la qualité de nos résultats. Enfin, la souris est un animal qui possède un taux élevé de reproduction ce qui permet d’avoir à disponibilité un nombre suffisant d’animaux pour la réalisation de nos travaux. Les souris seront utilisées à l’âge de 8 semaines, ce qui correspond à des animaux matures, ne manifestant pas d’altérations du métabolisme énergétique ou d’atteintes hépatiques qui peuvent être observées chez des souris plus agées.