
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 25/04/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-553005)
Biopsie de la pointe de la queue, jusqu’à huit prélèvements sanguins par microcoupure caudale, jusqu’à six injections intrapéritonéales, une mise à jeun de douze heures puis de six heures, et un gavage. 3 840 souris vont être utilisées, dont 2 400 dans des procédures d’un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour analyses. Elles développent un diabète, immunodépendant ou insulinorésistant selon les groupes, pour tester si des molécules antimicrobiennes du lait maternel protègent du diabète par l’intermédiaire du microbiote. Sur la réduction du nombre d’animaux, une seule phrase, « les groupes ont été dimensionnés par une étude statistique adaptée », sans effectif par groupe ni calcul permettant d’arriver à 3 840.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Le nombre de personnes atteintes de diabète est passé de 108 millions en 1980 à 500 millions en 2021 et ce nombre atteindra 700 millions d’ici 2045 avec 1,5 million de décès directement attribués au diabète chaque année. Il n’existe aucun remède pour aucun type de diabète. Il est donc urgent de mieux comprendre les raisons sur développement du diabète. De nombreux facteurs influencent le développement du diabète dont l’allaitement maternel qui présente un effet protecteur contre le diabète. Cependant, lce rôle est mal connu notamment le rôle du microbiote intestinal. Nous voulons déterminer si des molécules véhiculées par le lait maternel jouent un rôle dans la construction du microbiote et peuvent aider à prévenir le diabète. Nous testerons ces hypothèses dans des souris diabétiques ne produisant pas cette protéine dans le lait.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Notre étude révélera les mécanismes protecteurs de l’allaitement maternel contre le diabète et ouvrira la voie à des approches thérapeutiques innovantes pour prévenir le diabète chez les enfants à risque.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
– Biopsie extrême pointe de la queue : 1 fois par animal, 2-3 secondes. – Prélèvement de sang : entre 0 et 8 fois par animal (une seule microcoupure à la queue pour l’ensemble des prélèvements), toutes les deux semaines par microcoupure à la queue, 2-3 secondes. – Régime alimentaire : les animaux vont prendre ou perdre du poids, durée entre 1 et 20 semaines. • Injection intrapéritonéale (IP) : entre 0 et 6 injections, 2-3 secondes. A la fin du régime : • Mise à jeun : une fois 12h et une fois 6h. • Gavage : une fois par animal, 5-10 secondes.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
-Injections intrapéritonéales (douleur de quelques secondes) -Développement du diabéte immuno-dépendant -Développement du diabète insulino-resistant
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Tous les animaux seront mis à mort pour analyses.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Pour étudier le diabéte, seuls les modèles in vivo sont capables de refléter la complexité de la maladie. Mise en place d’une veille bibliographique pour éviter toute répétition d’expérimentations déjà menées.
2. Réduction
les groupes ont été dimensionnés par une étude statistique adaptée.
3. Raffinement
-nombre d’individus par cage : 5 souris par cage pour préserver leurs interactions sociales et limiter les phénomènes de stress engendrés par une surpopulation; Stratégies d’enrichissement pour assouvir leur besoin ludique (blocs de cotons); Surveillance de leur bien-être quotidien par le personnel de l’animalerie; Selon le plan d’action défini, par les expérimentateurs : Détermination de points limites précoces pour réduire la sévérité des procédures au maximum tout en préservant l’analyse scientifique. Aucune anesthésie ne sera utilisée les tissus étant prélevés post-mortem. Tout animal qui aura une valeur totale de points limites comprise entre 2 et 3 recevra un analgésique (Ketoprofen, dose 5mg/kg, volume 0,012ml/g; SC) sauf pour la perte de poids.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Nous avons choisi la souris (Mus musculus) car il existe des modéles établis de diabète. Les souris seront utilisées à différents stades de développement du diabète.