
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 22/10/2024
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-557293)
Une ou deux injections dans l’abdomen, puis une goutte du même produit déposée dans le nez dix jours plus tard : 84 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l’issue pour le prélèvement de leurs organes. L’inflammation pulmonaire ainsi déclenchée peut s’accompagner de difficultés respiratoires. Le projet cherche à comprendre comment certaines cellules immunitaires pénètrent dans les poumons, les applications thérapeutiques étant renvoyées au long terme. Sur la réduction, le porteur écrit avoir calculé le nombre d’animaux « au plus juste », sans donner ni méthode ni effectif par groupe.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Les pathologies inflammatoires pulmonaires ont pour caractéristique commune une inflammation pulmonaire qui perturbe les échanges gazeux lors de la respiration.Les cellules du système immunitaire participent à la maladie et pourraient constituer une cible thérapeutiques intéressante. Ce projet a pour but d’étudier la façon dont certaines de ces cellules immunitaires (les cellules lymphoïdes innées) pénètrent dans les poumons.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
A court terme sur un plan fondamental, ce projet permettra de faire avancer les connaissances scientifiques sur la façon les cellules du système immunitaire infiltrent les poumons. Sur un plan pathologique, ce projet pourra déterminer comment l’infiltration des cellules lymphoïdes innées participe aux maladies inflammatoires respiratoires. A plus long terme, cela permettra de proposer des applications thérapeutiques ciblant les cellules immunitaires dans ces pathologies.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les souris subiront, selon la procédure, soit une soit deux injections dans l’abdomen des produits les sensibilisant. 10 jours après les souris devront absorber par le nez une goutte des mêmes produits.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
L’injection dans l’abdomen peut causer une douleur légère de courte durée. Le développement de l’inflammation pulmonaire pourrait s’accompagner de difficultés respiratoires.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Toutes les souris seront mises à mort à l’issue de la procédure. En effet, l’analyse du système immunitaire nécessite la mise à mort pour le prélèvement et l’analyse des organes.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Les résultats précédemment publié par la communauté scientifique nous a confirmé qu’il n’existe pas d’autre possibilités que l’animal nous permettant de reproduire les mécanismes biologiques complexes à l’œuvre dans la réponse immunitaire. Notre projet nécessite donc l’utilisation d’un modèle animal.
2. Réduction
Pour nos expérimentations, nous avons calculé le nombre d’animaux nécessaire au plus juste afin de limiter le nombre de souris.
3. Raffinement
La méthodologie utilisée a été optimisée dans le laboratoire afin de limiter l’utilisation des animaux. Les souris feront l’objet d’une surveillance rapprochée afin de détecter tout stress et souffrance et d’y pallier. De la naissance à la mort, les animaux seront hébergés dans des conditions optimales incluant un enrichissement.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Il n’existe aucun modèle n’utilisant pas les animaux capable de reproduire la complexité de la réponse immunitaire, le recours à l’animal est donc nécessaire. La souris est couramment considérée comme le modèle le plus proche de l’humain pour l’étude du système immunitaire. L’utilisation de souris jeunes est indispensable puisque l’altération des poumons est un processus normal du vieillissement qui pourrait changer nos résultats.