
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 20/01/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-635152)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’objectif de ce projet est de préciser les mécanismes impliqués dans le développement des problèmes osseux liés au méthotrexate (MTX). En effet, les premiers cas ont été décrits dans le cadre des leucémies aigues chez des enfants, dans les années 70. Le méthotrexate a par la suite été largement et reste largement utilisé dans un grand nombre de rhumatismes (avec des doses de traitements moins importantes). Pourtant, il existe aussi des problèmes osseux à des doses faibles.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Les cas rapportés de problèmes osseux liés au Méthotrexate se multiplient ces dernières années. Ce traitement est fréquemment utilisé dans un grand nombre de rhumatismes. Ce travail a pour but d’avancer dans la compréhension afin de mieux identifier les sujets ou situations à risque, mais surtout de proposer un traitement adapté.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux bénéficieront d’une ovariectomie en amont du projet auprès du fournisseur. Concernant les interventions, les animaux seront soumis à la réalisation hebdomadaire d’une injection sous-cutanée réalisée dans des conditions d’analgésie et d’anesthésie adaptées. Un groupe sera soumis à une injection journalière sous cutanée 5 jours sur 7 réalisée dans des conditions d’analgésie et d’anesthésie adaptées. Les injections seront de faible volume et rapide.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Pas de toxicité attendue du méthotrexate à cette dose que ce soit au niveau du foie, des reins ou osseux. Stress et douleurs lors des procédures (pose de minipompe et injections sous-cutanées) pris en charge par analgésie et anesthésie.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Mise à mort de l’ensembles des 90 animaux pour analyse de la microarchitecture osseuse
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Dans une optique de remplacement, ce projet s’associe à des travaux expérimentaux in vitro sur des cellules osseuses qui ne permettent pas d’englober l’ensemble des métabolismes mis en jeu car limité à un type cellulaire (contre 3 types de cellules osseuses fonctionnant conjointement dans un os). Par ailleurs, l’analyse osseuse sur animal vivant (comme par scanner) ne permet pas d’obtenir les informations recherchées, les anomalies étant d’ordre microarchitecturale.
2. Réduction
Le nombre d’animaux est réduit dans ce projet par l’utilisation de modèles icellulaires. La cohorte constituée de 90 souris sera répartie en 6 groupes expérimentaux (10 animaux/groupe ou 20 animaux/groupe). La taille de l’échantillonnage de chaque groupe a été définie à partir d’un test statistique. Le caractère variable entre les groupes entre 10 et 20 individus est basé sur les observations cliniques retrouvant une amélioration à l’arrêt du traitement par méthotrexate.
3. Raffinement
L’équipe appliquera un ensemble de démarches pour réduire au maximum le stress et la souffrance des souris utilisées dans ce projet. Les animaux bénéficieront d’une prise en charge par analgésie et anesthésie adaptée à la situation tout au long du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages enrichies avec jouets et tunnel. De plus, tout au long de la durée du protocole, les animaux suivront un contrôle quotidien avec questionnaire effectué par les chercheurs via un registre journalier et individuel. L’enrichissement sera modifié dans le groupe de souris bénéficiant de minipompes pour éviter tout frottemente et donc douleur sur la plaie (retrait du plastique et mise de carton ou coton). Le questionnaire fait ressortir les signes visibles de douleur et d’inconfort chez le rongeur. En cas d’atteinte des points limites décrits dans chacune des procédures, nous procèderons à la sortie de la souris du protocole.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris est le modèle répondant parfaitement à la problématique pour évaluer le tissu osseux sur ces deux versants. L’équipe a fréquemment utilisé ce type de souris permettant d’utiliser des protocoles de mise à mort bien connus. Le fait de cibler un sexe féminin exclusif répond à la problématique de la pathologie d’intérêt touchant de façon préférentielle (environ 80% des cas) des femmes. Enfin, l’utilisation de souris ovariectomisées de 12 semaines est aussi basée sur la description clinique des patients atteints (90% des femmes atteintes sont ménopausées)