Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

50 gerbilles de Mongolie vont être utilisées, opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Chacune subit une chirurgie de deux à trois heures ouvrant l’oreille moyenne et cathétérisant les espaces sous-arachnoïdiens, avec une élévation de la pression intracrânienne. Le porteur indique que cette hyperpression sur le cerveau n’est « pas compatible avec le réveil de l’animal », d’où la mise à mort. L’objectif est de comprendre les mécanismes de la maladie de Ménière, le porteur justifiant le choix de la gerbille par la facilité d’accès à son oreille interne et une anatomie proche de celle de l’humain.

NTS-FR-654824v1
Types de recherche
· Organes sensoriels · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
pression endolymphe, Maladie de Ménière, fistule périlymphatique, électrophysiologie
Gerbilles de Mongolie : 50

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’intitulé du projet est l’evaluation du profil evolutif pressionnel et homéostatique des compartiments de l’oreille interne d’un animal soumis à un deséquilibre pressionnel extrinséque, le but étant de comprendre les mécanismes sous-jacents responsables des symptomes d’une crise de maladie de Meniere qui sont essentiellement représentés par une surdité, des acouphènes et un vertige. les mécanismes étiopathogéniques restent à ce jours inconnus, il y’a plusieurs théories qui expliquent les mécanismes physiopathologiques responsables de l’eclosion des symptomes de cette maladie. La plus communement admise à l’heure actuelle est l’hydrops endolymphatique qui signifie l’augmentation du volume du compartiement périlymphatique de l’oreille interne, cela fut constaté la première fois par Hallpike et Cairns (Hallpike and Cairns, 1938) sur des dissections de patients porteurs de la maladie. Par la suite Kimura a provoqué un état similaire d’hydrops sur l’animal en empêchant la résorption de la périlymphe en bloquant l’aqueduc vestibulaire (Kimura, 1967) Les constatations électrophysiologiques de ce type de modèle étaient très variables, avec des atteintes minimes contrastant avec l’importance de l’hydrops (Salt, n.d.). De plus les mesures pressionnelles lors de ces manipulations montraient également des résultats discordants entre les auteurs qui mettaient en évidence un différentiel pressionnel entre les deux compartiments (Böhmer et al., n.d.)(Andrews et al., 1991)(Böhmer and Andrews, 1989)(Böhmer and Dillier, 1990)(Ito et al., 1987), et les auteurs qui retrouvaient une pression similaire(Klis and Smoorenburg, 1994; Tonndorf, 1983; Warmerdam et al., 2003). La question de la physiopathologie de cette maladie reste toujours d’actualité à savoir, est-ce l’hydrops (dilatation de la membrane limitante de Reissner) ? Ou l’excès pressionnel au dépend du compartiment endolymphatique (avec action prépondérante sur la membrane basilaire) qui est responsable des symptômes ?

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

comprehension des mecanismes sous-jacents responsables des symptomes de la maladie de Méniere, ce qui permettra ulterieurement d’adapter la thérapeutique

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Procedure chirurgicale (abord de l’oreille moyenne – catheterisation des espaces sub-arachnoidiens) et d’elevation de pression intracanienne : une procédure par animal (durée entre 2 et 3 heures)

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Aucun, car animal anesthésié profondement puis sacrifié à la fin de l’intervention

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

le sacrifice animal est necessaire du fait de l’effet de l’hyperpression intracranienne sur le parenchyme cerebral pendant la procedure qui n’est pas compatbile avec le reveil de l’animal

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

L’expérimentation sur la gerbille de Mongolie -qui est fréquemment utilisée au sein du laboratoire de biophysique neurosensorielle- a dans la majeure partie des cas été réalisée sans écueil particulier du fait de la facilité d’accès aux structures de l’oreille interne. L’animal doit être vivant, cela permet d’étudier les phénomènes osmotiques, biomécaniques et régulateurs actifs des pressions de l’oreille interne, phénomènes qui ne peuvent être observés chez l’animal mort. Enfin, il demeure impossible d’étudier ces phénomènes chez l’être humain, ce qui imposerait de cathétériser l’oreille interne avec risque accru de surdité sévère et vertiges invalident, le cathétérisme des espaces sous arachnoïdiens est également un acte invasif qui ne se justifie pas en conditions normales.

2. Réduction

3R / Réduction :

Les etudes précedantes réalisées (voire le chapitre dédié) nous permettent de reduire l’effectif d’animaux necessaires au minimum

3. Raffinement

3R / Raffinement :

le bien-être animal sera amélioré grâce l’hébergement des animaux en groupe dans des cages enrichies. Les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale et analgésie pré, per-opératoire

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le système cochleo-vestibulaire de la gerbille de Mongolie est sensiblement identique à son homologue humain. Lors des précédentes études, le cochon d’inde avait été utilisé, mais le fait qu’il présente des épisodes fréquents d’otite séreuse rend difficile l’expérimentation sur son oreille moyenne et interne. L’expérimentation sur la gerbille de Mongolie -qui est fréquemment réalisée au sein du laboratoire de biophysique neurosensorielle- a dans la majeure partie des cas été réalisé sans écueil particulier du fait de la facilité d’accès aux structures de l’oreille interne. L’appareil vestibulaire de la Gerbille est mature à partir de la première semaine post-natale tandis que l’appareil auditif l’est à 21 jours, lorsqu’elles ont atteints leur taille adulte. C’est donc à cet âge que nous commencerons les tests pressionnels