Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Gavées chaque jour pendant 75 jours, soumises à quatorze prélèvements de fèces de vingt minutes chacun, puis à un test de tolérance au glucose de trois heures, 160 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le régime riche en graisses et en sucres qui leur est imposé doit provoquer l’obésité, avec une mobilité réduite et un risque de dermatites et d’ulcérations cutanées. Le porteur signale aussi un risque de lésion de l’œsophage lié au gavage quotidien, et annonce deux tests d’évaluation de l’anxiété de vingt minutes sans préciser lesquels. Toutes sont tuées à la fin du protocole pour prélever l’intestin, le foie et le cerveau, afin de mesurer l’effet de probiotiques et de prébiotiques sur le microbiote intestinal.

NTS-FR-773400v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale · Système cardiaque · Système endocrinien · Système gastrointestinal ·
Mots-clés
obesite, probiotiques, prebiotiques, microbiote intestinal, prebiotiques
Souris : 160

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’épidémie d’obésité qui sévit à travers le monde (15,7 % des Français sont considérés obèses) est liée à une augmentation de la prévalence des maladies métaboliques, telles que le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires. Au cours des dernières décennies, la recherche s’est tournée vers l’analyse du microbiote intestinal et de nombreuses publications ont démontré un rôle important de la dysbiose microbienne dans le développement des maladies métaboliques et inflammatoires. 38 000 milliards de bactéries vivent dans le microbiote et interagissent avec l’hôte, ce qui équivaut à plus de 100 fois le nombre de cellules de l’organisme humain. D’après l’ISAPP, l’International Scientific Association for Probiotics and Prebiotics :  » Les probiotiques sont des micro-organismes vivants qui, lorsqu’ils sont administrés en quantités adéquates, confèrent un bénéfice pour la santé de l’hôte ». « Les prébiotiques sont des substrats qui sont utilisés sélectivement par les microorganismes de l’hôte, conférant un bénéfice pour la santé. » Les prébiotiques et les probiotiques jouent des rôles complémentaires importants pour la santé intestinale. Il a été prouvé par plusieurs études que les probiotiques et les prébiotiques ont un rôle essentiel dans la gestion de l’obésité. Les probiotiques et les prébiotiques ont amélioré les niveaux de leptine et d’enzymes hépatiques liés à l’obésité. Les probiotiques et prébiotiques agissent en supprimant l’inflammation, en renforçant la barrière intestinale, en régulant l’activité des enzymes intestinales et la fonction neuroendocrine, affectant ainsi le stockage et la dépense énergétique. L’impact des modifications au niveau du microbiote peut agir directement sur l’axe intestin-cerveau. L’objectif de notre projet est de mettre en lumière l’importance de nouveaux probiotiques et des prébiotiques en tant que stratégie complémentaire pour traiter l’obésité, en agissant sur le microbiote intestinal, l’homéostasie intestinale ainsi que l’axe intestin-cerveau.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Pour évaluer l’efficacité des probiotiques ou des prébiotiques contre l’obésité en analysant les modulations du microbiote intestinal, il est impératif d’utiliser un modèle in vivo. Aucun modèle in vitro ne peut remplacer la richesse du microbiote intestinal. A travers ce modèle, on peut tirer plusieurs bénéfices tels que : 1-Trouver des prébiotiques et probiotiques capables de réduire l’obésité chez la souris. 2-Observer une diminution des biomarqueurs liés à l’obésité. 3-Mettre en évidence des changements bénéfiques dans la composition du microbiote intestinal, avec une augmentation de l’abondance relative des bactéries bénéfiques. 4- Etudier l’impact des traitements sur l’axe intestin-cerveau. Nous espérons ainsi démontrer l’efficacité des prébiotiques et ainsi que des probiotiques pour la perte de poids et la normalisation de certains paramètres métaboliques tout en décryptant les mécanismes potentiels par lesquels les probiotiques et prébiotiques peuvent influencer la composition corporelle et le métabolisme.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Gavages quotidien pendant 75 jours, qui dure moins de 30 seconde par souris. Prises de feces 14 fois pendant le protocole qui dure 20 min par prise. Test de tolérance au glucose, réalisé une seule fois et qui dure 3h avec une seule injection d’insuline. Test de tolérance à réalisé une seule fois pendant le protocole, avec une seule injection d’insuline. Deux tests d’évalution de l’anxiété chaque test dure 20 minutes par souris.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

1 Le stress causé par le gavage quotidien, ainsi que le risque d’endommager l’œsophage. 2 Lors des tests de tolérance au glucose et à l’insuline , les injections peuvent entraîner de la douleur et de l’inconfort. Il est possible que ces procédures provoquent de l’irritation péritonéale. 3 L’obésité est le résultat d’une prise de poids excessive causée par un régime riche en graisses et en sucres. Cela va provoquer : • Une diminution de la mobilité due à un excès de poids. L’excès de sébum accroît le risque de lésions cutanées telles que les dermatites et les ulcérations.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront mis à mort à la fin du protocole pour réaliser les différentes analyses sur les organes tels que l’intestin, foie et cerveaux.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

On a effectué une phase in vitro. L’impact des prébiotiques ainsi que de nouvelles souches potentiellement probiotiques a été testé in vitro. En analysant le spectre antimicrobien, la résistance aux enzymes, le pH et l’impact sur des cellules in vitro, on peut évaluer leurs effets anti-inflammatoires. En effectuant cette étape, on peut réduire le nombre de prébiotiques et de probiotiques utilisés pour la partie in vivo. Seuls les candidats ayant un impact sur la flore, une diminution de l’inflammation et une réduction de l’oxydation seront utilisés pour la partie in vivo. D’autre part, l’étude du microbiote intestinal nécessite obligatoirement l’utilisation d’un modèle animal puisqu’il est impossible de reproduire, in vivo , la structure écologique, constituée par des milliards de bactéries représentant 1000 espèces bactériennes majoritairement incultivables.

2. Réduction

3R / Réduction :

Pour optimiser le nombre d’animaux nécessaires, on utilise les analyses statistiques standards. Il y aura que 8 animaux dans chaque groupe expérimental. Le nombre d’animaux a été optimisé via des méthodes statistiques standards. Dans le contexte de l’expérimentation animale, l’utilisation de tests statistiques appropriés peut contribuer à réduire le nombre d’animaux requis, tout en maintenant la validité scientifique de l’étude.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Amelioration de l’enrichissement par:. 1. Cylindres en plastiques : Ces cylindres offriront aux souris des possibilités supplémentaires d’exploration et de cachette, stimulant ainsi leur comportement naturel. 2. Bâtonnets à ronger : Ces bâtonnets permettront aux souris de satisfaire leur besoin naturel de ronger, contribuant à leur bien-être dentaire et comportemental. 3. Matériel de nidification supplémentaire : Nous fournirons des morceaux de coton supplémentaires pour permettre aux souris de construire des nids plus élaborés. Pour réduire le stress des animaux lors des manipulations, nous mettrons en place un protocole de pré-entraînement qui comprendra les étapes suivantes : 1. Habituation à la manipulation : Nous manipulerons doucement les souris pendant de courtes périodes (30 secondes à 1 minute) pendant la semaine précédant le début des procédures expérimentales. Cela permettra aux animaux de s’habituer au contact humain. 2. Simulation de procédures : Nous simulerons certaines procédures non invasives, comme le pesage ou le placement dans la cage de gavage, sans effectuer réellement ces procédures. Cela aidera les souris à se familiariser avec ces situations. 3. Exposition progressive aux équipements : Nous introduirons progressivement les équipements utilisés lors des procédures (comme les sondes de gavage) dans l’environnement des souris, sans les utiliser, pour réduire leur caractère anxiogène. Pour améliorer les conditions de vie des animaux en captivité et réduire les sources de stress, nous mettrons en place les mesures suivantes : 1. Surveillance documentée pendant les procédures expérimentales : • Mise en place de fiches de suivi individuelles pour chaque animal • Observation et enregistrement des signes spécifiques : • Poids • Présence de lésions cutanées • Comportement (isolement, posture inhabituelle, piloérection) • Consommation d’eau et de nourriture • Qualité du pelage • Mobilité 2. Protocole d’action en cas de détection de signes de détresse ou de malaise : • Consultation immédiate du vétérinaire responsable • Administration d’analgésiques si nécessaire • Ajustement des conditions d’hébergement (ex : isolation temporaire, enrichissement supplémentaire)

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les études sont réalisées sur des souris car il s’agit du modèle expérimental chez l’animal le plus utilisé et le mieux caractérisé pour l’étude des effets induits par l’obésité en modèle riche en gras et sucres. La souris est un modèle remarquable pour étudier l’obésité, les animaux qui développent une inflammation et une résistance à l’insuline. En outre, nous avons mis au point tous les outils et techniques nécessaires pour mener à bien cette étude lors de nos travaux antérieurs sur ce modèle Le début des traitements à 6 semaines coincide avec le début de maturation de la flore intestinale.