Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

32 rats vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des injections quotidiennes pendant quarante-deux jours, des prélèvements sanguins hebdomadaires et des tests de tolérance au glucose et à l’insuline, pour étudier une molécule contre le diabète et l’obésité. Le porteur précise que l’étude porte d’abord sur des animaux sains, une étude sur animaux diabétiques pouvant suivre, et attend un ralentissement de la prise de poids. Il affirme qu’aucune méthode in vitro ne peut remplacer l’étude du métabolisme in vivo, et les tue pour prélever tissu adipeux et pancréas.

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le projet a pour but d’étudier une nouvelle stratégie thérapeutique dans le traitement des pathologies comme l’obésité ou le diabète de type 2. Actuellement, les enjeux actuels de la prise en charge de ces maladies sont de trouver de nouveaux traitements pouvant agir sur la perte de poids et sur le contrôle glycémique. De nombreuses études se sont penchées sur la régulation des hormones secretée par l’estomac qui stimulent la sécrétion d’insuline après le repas. Le traitement qui sera étudié peut augmenter la secretion d’insuline après le repas en augmentant la sensibilité à ces hormones secretées par l’estomac. L’objectif de notre étude est d’étudier ce nouveau traitement en vue de l’utiliser comme un traitement du diabète ou de l’obésité.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce travail permettra d’étudier dans un premier temps les effets de ce nouveau traitement sur la glycémie, le poids et différents marqueurs des maladies métaboliques comme le diabète et l’obésité. Au décours de cette première étude sur des animaux sains, une étude similaire sur des animaux diabètique pourra être réalisée. Ainsi l’ensemble de ce travail pourrait ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques dans les maladies métaboliques telles que le diabète et l’obésité.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

– A l’âge de 8 semaines, les animaux seront divisés en deux sous-groupes : « Traitement » et « Placebo ». Les animaux traités recevront le traitement 7 jours sur 7. Le groupe placebo recevra un soluté salé isotonique. Ces traitements seront administrés par injection pendant 42 jours. – Le poids des animaux sera relevé et un prélèvement biologique sera réalisé tous les 7 jours. – Avant l’arrêt du traitement, un test de tolérance glucidique et un test de sensibilité à l’insuline espacés de 72h incluant différents prélèvements toutes les 15 minutes pendant 120 seront réalisés. – Les paramètres morphologiques métaboliques seront étudiés dans des cages métaboliques dont l’objectif est d’étudier la prise d’eau de et de nourriture, ainsi que le dépense énergétique des animaux.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’administration du traitement et les prises de sang pourront être source de douleur au moment de l’injection qui sera prevenu par l’utilisation d’une anesthésie locale avant les injections et avant les prises de sang. Une prise de poids en fonction de l’âge moins importante pourra être observée dans le groupe recevant le traitement (nous estimons cette différence entre 10 et 20 % par rapport à un animal recevant un placebo).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A l’issu de ces deux procédures, les animaux seront euthanasiés afin d’étudier les conséquences de l’administration du traitement sur les tissus cibles de ce traitement tel que le tissu adipeux et le pancréas.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

L’utilisation de modèles animaux dans l’étude du métabolisme est nécessaire pour reproduire au mieux le métabolisme humain. Il n’existe à ce jour aucune méthode alternative ou substitutive qui permette un remplacement in vitro et l’étude de nouvelles stratégies thérapeutiques doit nécessairement être faite in vivo. Le métabolisme et l’homéostasie glucidique représentent des systèmes intégrés qui ne peuvent être étudié uniquement in vitro : en effet, l’utilisation d’animaux permettra d’étudier de manière simultanée les conséquences de l’inhibition de KDM1A sur différents tissus essentiels à l’homéostasie métabolique comme le pancréas, le tissu adipeux, et le foie.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé en utilisant un test statistique utilisant les études de faisabilité du traitement afin de garantir l’observation d’un effet du traitement. Grâce à ce test, nous obtenons n = 16 animaux par groupe. Les animaux seront suivis de manière longitudinale et les mesures répétées au cours du temps permettant de diminuer le nombre d’animaux à inclure.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

La prise de poids des animaux et les prélèvements biologiques qui auront lieu tous les 7 jours seront réalisés simultanément pour limiter au maximum le stress des animaux. La tolérance des animaux sera évaluée quotidiennement. Les injections et les prelevements seront précédés d’une anesthesie locale afin de diminuer au maximum la douleur pouvant être engendrée par la procédure. Les cages sont pourvues de tubes ainsi que du coton de nidation et des bâtonnets de bois raffinant ainsi les conditions de vie des animaux.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Nous utiliserons des rats Wistar Han largement disponibles et dont le métabolisme se rapproche du métabolisme humain. Ces animaux representent un modèle d’étude polyvalent. Les procédures seront débutées à l’âge de 8 semaines (âge adulte des animaux).