Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Mises à jeun, anesthésiées, ouvertes au niveau de l’intestin pendant vingt minutes, 436 souris sont réveillées sous anti-douleur puis maintenues en vie six heures au maximum. Les procédures relèvent d’un niveau de souffrance modéré, et une partie des souris génétiquement modifiées subit en plus une biopsie de l’oreille pour être identifiée. Le porteur justifie le recours aux animaux par des modèles de tissus respiratoires reconstitués qui ne reproduisent ni la structure complète ni le microbiote, alors que le projet porte sur la muqueuse intestinale, et il annonce en une ligne que l’étude « permettra de développer des vaccins par voie orale plus efficaces ». Toutes sont tuées au terme des six heures, le temps de prélever l’anse intestinale et d’y chercher les particules vaccinales.

NTS-FR-873550v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système gastrointestinal · Système immunitaire ·
Mots-clés
Vaccination, Intestin, Immunité
Souris : 436

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Développer des vaccins plus efficaces contre les infections intestinales est un enjeu majeur dans le domaine de la vaccination. La vaccination par voie orale est une stratégie prometteuse pour avoir des réponses vaccinales protectrices plus efficaces contres les pathogènes bactériens ou viraux intestinaux. Un des point clé est de mieux comprendre l’entrée des particules vaccinales au niveau de la muqueuse intestinale et d’essayer d’ameliorer leur entrée avec differentes stratégies de type vecteur ou en modificant le microbiote localement. Le modèle de l’anse intestinale est le modèle idéal pour caractériser l’entrée des particules vaccinales dans des conditions physiologiques.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permettra de développer des vaccins par voie orale plus efficaces.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les souris seront anesthesiées et elles subiront une intervention chirurgicale au niveau de l’intestin qui dure 20 min. Les souris resteront sur un tapis chauffant durant toute l’intervention et jusqu’à leur réveil. Les souris pourront être maintenues en vie au maximum 6 heures après l’intervention et elles recevront des anti-douleurs. La même intervention sera réalisée sur des souris modifiées mais sans que ça n’amène de souffrance. Ces souris pourront subir une petite biopsie à l’oreille sous anesthesie plusieurs semaines avant l’intervention (durée 1 minute) ou les selles seront prélévées (durée 20 min), afin de les identifier génétiquement.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Avant la chirurgie, les souris seront mises à jeun. Après la chirurgie, les souris pourront ressentir des douleurs au niveau du ventre mais un anti-douleur sera administré. Pour les souris modifiées, celles-ci pourront ressentir une petite douleur à l’oreille après la biopsie.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Afin d’analyser l’entrée des particules vaccinales dans la muqueuse intestinale, il faut prélever l’anse intestinale après la mise à mort. Ainsi tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Le passage des antigènes dans la muqueuse est préalablement étudié dans des modèles de tissus respiratoires reproduits en laboratoire. Cependant, ces modèles ne reproduisent pas complètement les conditions physiologiques notamment parce qu’il n’y a pas la structure complète des tissus permettant de générer des réponses immunitaires et il n’y a pas non plus de microbiote.

2. Réduction

3R / Réduction :

En se basant sur notre experience de cette technique chirurgicale, les expériences seront optimisées pour réduire le nombre d’animaux au minimum. Des tests statistiques seront utilisés pour déterminer les différences dans l’entrée des particules vaccinales.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les souris seront sous anesthesie durant la chirurgie et un anti-douleur sera administré afin que le réveil ne soit pas trop douloureux. Des point limites ont été mis en place et seront appliqués après la chirurgie.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est le modèle de predilection pour étudier le système immunitaire humain car il ressemble beaucoup au sytème immunitaire humain. De plus, ce modèle animal est parmi les plus aisé à manipuler. Seules des souris adultes de plus de 7 semaines seront utilisées car elles ont un système immunitaire mature. Des souris transgéniques adultes seront aussi utilisées pour déterminer l’impact de certains facteurs immunitaires sur l’entrée des particules vaccinales dans la muqueuse.