Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) est une urgence médicale nécessitant une prise en charge rapide et adaptée. Il existe deux formes principales : • L’AVC ischémique (80 % des cas), causé par l’obstruction d’un vaisseau, traité par thrombolyse ou thrombectomie. • L’AVC hémorragique (20 % des cas), dû à une rupture vasculaire avec saignement intra-parenchymateux, où la thrombolyse est contre-indiquée. En cas de déficit neurologique brutal persistant, les deux seuls diagnostics possibles sont un AVC ischémique ou un hématome. Actuellement, la différenciation repose sur l’imagerie (scanner cérébral, Imagerie par Résonance Magnétique), souvent indisponible en milieu préhospitalier. L’appareil testé, technologie d’imagerie cérébrale à micro-ondes, non invasive et portable, vise à exclure un hématome, permettant ainsi de diagnostiquer un AVC ischémique et d’initier rapidement la thrombolyse. Cette approche s’aligne sur les pratiques internationales, où seul le scanner est utilisé pour exclure un saignement avant le traitement. Ce projet a pour but de développer une technologie d’imagerie cérébrale portable utilisant des micro-ondes pour détecter de AVC. Il vise à valider la sécurité et l’efficacité de cette technologie dans un modèle animal préclinique (lapins).

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

– Diagnostic rapide et précis des AVC pour améliorer les soins et réduire les dommages cérébraux. – Développement d’une méthode non invasive, portable, et économique pour les centres médicaux. – Réduction des coûts des soins neurologiques et augmentation de la disponibilité d’outils diagnostiques dans les hôpitaux.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Tous les animaux seront soumis à deux anesthésies générales : 1ère phase 1. Pour les animaux du groupe témoin : o Tous seront soumis à une anesthésie générale. 2. Pour les animaux du groupe expérimental : o Tous seront soumis à une anesthésie générale, installés dans l’appareil et exposé aux mesures par micro-ondes 5 fois de suite. La durée de l’anesthésie générale sera d’environ 1 heure pour chacun. 2ème phase Tous les animaux seront à nouveau placés sous anesthésie générale et une induction d’un hématome intracranien sera réalisée par voie chirurgicale (modèle d’accident vasculaire cérébral (AVC) hémorragique) (durée 1 à 2 h environ).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Des effets indésirables temporaires pourraient-être être observés après la première phase (anesthésie générale +/- exposition aux mico-ondes), tels que : 1-Perturbation passagère de la nutrition, de la vision ou de l’équilibre de l’animal 2-Possible stress thermique superficiel à la peau. Cette possibilité peut être vérifiée en mesurant la température avec un thermomètre infrarouge afin de garantir la sécurité de l’appareil. 3-Moment de stress avant et après l’anesthésie générale.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront euthanasiés conformément aux protocoles réglementaires pour permettre l’analyse post-mortem des tissus.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Des simulations numériques (in silico) ont été réalisées pour limiter le nombre d’animaux requis, ce qui reste néanmoins indispensable avant les essais chez l’homme. Cependant, bien que les tests in silico aient fourni des données utiles, ils ne permettent pas de modéliser de manière complète les effets directs des ondes électromagnétiques sur le système nerveux en conditions réelles. C’est pourquoi des tests sur des modèles animaux, notamment des lapins, sont indispensables pour valider les résultats in vivo, en particulier en ce qui concerne la détection des AVC.

2. Réduction

3R / Réduction :

Étant donné que le processus de création d’un modèle d’AVC est invasif et complexe, le protocole a été optimisé afin de minimiser le nombre de lapins nécessaires, tout en garantissant la robustesse des résultats. Une première expérimentation sera effectuée sur une série de 16 lapins. Ces derniers sont utilisés dans deux phases successives correspondant respectivement à 1) vérifier l’innocuité de l’utilisation du dispositif puis 2) mesurer l’efficacité du dispositif à exclure un hématome, maximisant ainsi l’utilisation des mêmes sujets. Cette expérimentation pourra être renouvelée sur tout ou partie de la procédure afin de confirmer les résultats obtenus, portant à 32 le nombre maximum de lapins prévus.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Anesthésie pendant les procédures : Tous les lapins sont placés sous anesthésie générale et analgésie pour minimiser la douleur pendant les phases d’induction des modèles d’AVC et garantir leur immobilité lors des expériences, y compris les phases d’imagerie sur les lapins sains. Cette mesure permet non seulement de garantir leur immobilité, mais aussi de garantir leur confort tout au long de l’essai. Pour les lapins sains, cela aide également à éviter le stress et à maintenir leur calme, tout en permettant d’obtenir des résultats fiables sans mouvement. Enrichissement environnemental : Pour garantir le bien-être des lapins, l’environnement du lapin est enrichi (buchettes à ronger en particulier). Une surveillance a minima quotidiens des animaux est mise en place pour détecter tout signe de douleur, de stress.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Des lapins d’un poids minimum de 3 kg sont utilisés dans ces expériences, en concordance avec la taille du dispositif à l’étude. Les lapins de plus de 3 kg sont choisis en raison de la similarité de leur système cérébrovasculaire avec celui des humains, ce qui permet une modélisation pertinente des AVC.