Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Un trou est percé dans le crâne de chaque souris à l’aide d’un scalpel circulaire, au cours d’une opération de dix minutes sous anesthésie. 50 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées à l’issue pour prélever les tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec trois passages au micro-scanner. Il s’agit de comparer la réparation osseuse obtenue avec des hydrogels de collagène enrichis en verre bioactif, associés ou non à des cellules souches de pulpe dentaire ou de gencive. Le porteur annonce des douleurs modérées pendant environ trois jours après l’opération et un taux d’échec de 4 % dû à l’anesthésie, dans une intervention qu’il décrit comme bien maîtrisée au laboratoire.

NTS-FR-970414v1
Types de recherche
· Biologie du développement · Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
Défaut osseux, cellules stromales, bioverres, réparation, hydrogel
Souris : 50

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La partie du crâne et du visage peut subir des pertes de tissu osseux à cause de traumatismes, de cancers ou de malformations présentes dès la naissance. Ces pertes de tissu peuvent entraîner des problèmes à la fois physiques et psychologiques, ce qui affecte la qualité de vie des personnes touchées. Les traitements actuels pour réparer ces pertes sont souvent invasifs et ont un taux d’échec élevé. Il est donc crucial de développer de nouvelles solutions thérapeutiques. Les recherches récentes se concentrent sur des biomatériaux innovants, qui peuvent contenir ou non des cellules capables de former de l’os. Par exemple, des hydrogels à base de collagène, contenant des cellules souches de pulpe dentaire, ont montré leur capacité à favoriser la réparation osseuse dans des modèles de défauts osseux du crâne chez les rongeurs. De plus, des cellules souches provenant des gencives ont démontré, en laboratoire, leur capacité à se transformer en cellules osseuses. Ces cellules sont facilement accessibles sans causer de traumatismes, ce qui les rend très intéressantes pour des applications cliniques. Par ailleurs, les verres bioactifs sont des biomatériaux particulièrement utiles grâce à leurs effets stimulants sur la croissance osseuse et leurs propriétés antimicrobiennes. Des études précliniques ont montré que ces verres ont un potentiel prometteur pour réparer des défauts osseux, bien que leurs mécanismes d’action ne soient pas encore totalement compris. Dans ce contexte, les objectifs de ce projet sont d’analyser, dans un modèle de défaut osseux chez la souris, la capacité de réparation osseuse des hydrogels de collagène enrichis en verre bioactif, associés ou non à des cellules souches de pulpe dentaire ou de gencives. L’objectif est de mieux comprendre leurs mécanismes d’action au niveau cellulaire et moléculaire. À terme, ce projet vise à établir les bases de traitements régénératifs plus efficaces et accessibles pour la réparation osseuse de grands défauts crânio-faciaux.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet devrait apporter des informations essentielles sur l’utilisation de gels à base de collagène contenant des cellules souches de la bouche et/ou enrichis en verre bioactif pour traiter de grandes pertes osseuses au niveau du crâne et du visage. Il permettra d’acquérir de nouvelles connaissances sur la rapidité et l’efficacité de la réparation des os grâce à ces gels modifiés. De plus, il aidera à mieux comprendre le rôle des différentes cellules impliquées dans la régénération du tissu osseux.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Chaque souris subira une opération de 10 minutes pour créer un défaut dans le crâne. L’intervention consiste à inciser la peau du crane puis à réaliser un trou au niveau de l’os du crane à l’aide d’un scapel circulaire de taille standardisé. De plus, chaque souris passera trois examens d’imagerie par micro-scanner, chaque examen durant 3 minutes. Aucun préléevement n’est envisagé sur animal vivant.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Un risque de baisse de température pendant l’anesthésie, que ce soit par injection sous la peau, dans le ventre ou par gaz. Un peu de stress et une légère douleur de courte durée à cause des piqûres et de l’anesthésie gazeuse. Des douleurs modérées après l’opération pendant environ 3 jours.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

À la fin de l’expérience, tous les animaux sont euthanasiés par une méthode rapide et indolore. Cela permet de récupérer les tissus nécessaires pour les recherches.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

La capacité des cellules souches issues de la bouche à supporter la réparation osseuses et à réagir aux différents biomatériaux a été préalablement validée au laboratoire. Cependant, pour étudier comment ces cellules réagissent dans un environnement plus proche du corps humain, il est nécessaire d’utiliser des modèles animaux comme les souris. Pour l’instant, il n’existe pas de méthodes en laboratoire ou par ordinateur qui puissent reproduire fidèlement les interactions complexes qui se produisent dans un organisme vivant.

2. Réduction

3R / Réduction :

Nous utilisons des souris de la même famille génétique, ce qui signifie qu’elles sont presque identiques génétiquement. Cela permet d’avoir des résultats plus cohérents et de réduire le nombre de souris nécessaires pour nos études sur les cellules de la pulpe dentaire et des gencives. Une étude a montré que 6 souris suffisent pour voir une différence significative dans nos résultats, soit 12 souris si on inclut des mâles et des femelles. Ces chiffres sont en accord avec nos résultats précédents. De plus, cette opération est bien maîtrisée dans notre laboratoire, avec un très faible taux d’échec (environ 4 %), principalement dû à des complications liées à l’anesthésie.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

• Avant la chirurgie, chaque souris reçoit un antidouleur. • Après l’opération, les animaux sont placés au chaud, surveillés jusqu’à leur réveil, puis logés en groupe dans un environnement confortable et enrichi. • Un traitement antidouleur est poursuivi pendant 3 jours, avec une surveillance quotidienne renforcée pendant une semaine. • Une grille d’évaluation permet d’identifier les signes de douleur ou de détresse.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est une espèce de laboratoire classiquement utilisée pour l’étude du tissu osseux en raison de la similitude de son tissu osseux avec celui de l’homme. Le modèle du défaut critique de la calvaria de réparation osseuse est classiquement décrit das la littérature et parfaitement dominé au laboratoire. De nombreux outils d’analyses sont donc disponibles et adaptés à ce modèle. Les animaux utilisés sont de jeunes adultes de 8 semaines. Ce stade de développement est optimal comme démontré par nos expériences antérieures et la littérature pour une bonne capacité de réparation/régénération tissulaire.