Enseignement supérieur et formation professionnelle
Formation des nouveaux utilisateurs aux techniques de contention et d’expérimentation sur les animaux de la plateforme
- Formation professionnelle
Cochons d'Inde : 3
Lapins : 4
Autres oiseaux : 15
Replacés auprès d'associations ou de familles d'accueil à l'issue, 72 animaux non-humains, dont 50 souris, 4 lapins, 3 cobayes et 15 oiseaux, sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Sur eux, de nouveaux expérimentateurs s'entraînent aux gestes de contention, d'injection et de prélèvement, les actes douloureux étant réalisés sous anesthésie. Aucun animal n'est acquis pour ces sessions, tous étant pris parmi les témoins d'autres études en cours. La finalité tient à l'entraînement de manipulateurs sur des animaux vivants confrontés à des gestes réalisés par des personnes peu expérimentées.
Objectifs
L'objectif principal est de familiariser les nouveaux utilisateurs intervenant dans les projets en cours de validité sur la plateforme aux techniques de contention, d'injections et prélèvements et de développer une approche de respect et bienveillance vis à vis des animaux utilisés.
Bénéfices attendus
Permettre aux expérimentateurs de prendre confiance dans leurs actes de contention et d'expérimentation. Limiter le stress pour l'animal et l'expérimentateur. Limiter pour le manipulateur les risques de piqûres ou de morsures lors des actes expérimentaux. Ces formations permettront également aux personnes déjà expérimentées mais travaillant occasionnellement avec des animaux de se refamilliariser avec certaines techniques.
Procédures
Différents animaux seront soumis à des contentions, injections et prélévements en maintenant de bonnes conditions de bien être. Pour chaque espèce animale deux sessions seront organisées chaque année. Chaque session de formation aura une durée d'une heure 30 minutes en moyenne. Pendant ces formations les animaux qui subiront des injections ou prélèvements seront anesthésiés par voie gazeuse.
Impact sur les animaux
Une augmentation du stress des animaux est prévisible du fait que ces derniers vont être confrontés à des manipulateurs peu expérimentés. La douleur est comparable à celle d'une piqure d'aiguille pour les training administration ou prélèvement.
Devenir
Au terme des formations, les animaux seront replacés auprès d'associations ou familles d'accueil.
Remplacement
Nous allons acquérir des animaux factices d’entrainement pour une première approche des gestes de prélèvements et administration, cette phase sera mise en application sur les animaux vigiles. L'utilisation d'animaux sera réduite au maximum mais reste nécessaire pour que les nouveaux utilisateurs puissent maitriser les contentions.
Réduction
Aucun animal ne sera commandé pour ces formations. Les animaux utilisés seront choisis parmi les témoins des études réalisées.
Raffinement
Les gestes douloureux tels que les injections intradermiques sur les souris et les injections à la jugulaire sur les canaris seront effectués sous anesthésie. Un maintien des animaux sur tapis chauffant au réveil et une surveillance de la bonne récupération au retour en cage sera mise en place.
Choix des espèces
Les espèces choisies correspondent à celles utilisées dans nos DAP en cours de validité. Les animaux sont utilisés à l'age adulte, c'est leur stade de développement dans les études en cours.
Procédures de contention, d’administration, de prélèvements et mise à mort sur rongeurs à des fins de formation pratique à des gestes techniques dans le cadre de l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques.
- Formation professionnelle
Rats : 500
Tous tués en fin de projet, 2 500 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour entraîner du personnel aux gestes techniques. Un même animal peut subir jusqu'à six administrations et cinq prélèvements, certains sous anesthésie, avant un prélèvement terminal. Le porteur affirme que le recours à l'animal vivant est "indispensable" en fin de formation, malgré les alternatives citées en amont comme l'e-learning, le mannequin ou les cadavres. L'effectif de dix animaux par personne repose sur l'expérience du site, sans calcul statistique.
Objectifs
Ce projet encadre la mise en œuvre de formations pratiques tutorées conduisant à l’habilitation ou ré-habilitation (reprise de poste par ex.) du personnel autorisé à réaliser les gestes techniques les plus fréquemment pratiqués dans notre Etablissement Utilisateur sur les animaux utilisés à des fins scientifiques. Dans le cadre de la Conception ou de l’Application de procédures utilisant des animaux à des fins scientifiques, il est nécessaire de former ou maintenir formés parfaitement le personnel aux gestes techniques qui seront réalisés chez l’animal. Ces gestes techniques comprennent des techniques d’administration, de prélèvements biologiques ou de mises à mort. L’acquisition des compétences grâce à ce Projet de formation pratique garantit la qualité de la réalisation des gestes techniques au cours des études. Cela permet ainsi d’assurer le bien-être et la sécurité des animaux, la sécurité des opérateurs face aux risques de griffures ou de morsures, et la sécurité/qualité scientifiques des études et répond aux attentes règlementaires de compétences des personnes utilisant des animaux à des fins scientifiques. Bien qu’il existe de nombreuses approches alternatives (e-learning, mannequin, support inerte/de synthèse, utilisation de cadavres) qui sont utilisées en amont, le recours à l’animal vivant est indispensable pour assurer une bonne maitrise de geste technique avant la réalisation en étude. Cela permet ainsi de répondre aux attentes règlementaires de garantir la parfaite compétence des collaborateurs utilisant des animaux à des fins scientifiques. Nous estimons utiliser en total 2500 animaux (souris et rats) maximum sur 5 ans.
Bénéfices attendus
La parfaite compétence des collaborateurs aux gestes techniques sur animaux est un attendu règlementaire. Bien qu’il existe de nombreuses approches alternatives (e-learning, simulateur, mannequin, approche sur cadavres) visant à former les personnes aux différentes techniques chez l’animal de laboratoire et utilisables dans les 1ères phases de l’apprentissage, le recours à l’animal vivant en fin de formation permet de garantir la parfaite maîtrise des gestes techniques sur animal vivant en condition d’étude. Notre process de formation tutorée permet d’atteindre cet objectif d’acquisition des compétences de façon maitrisée tout en préservant au maximum le bien-être animal.
Procédures
Au cours des sessions de formation pratique, les animaux peuvent être soumis à une ou plusieurs anesthésie(s), des administrations et des prélèvements de matrices biologiques, qui peuvent induire un certain stress (manipulation de l'animal) ou une douleur passagère lié au geste lui-même (injection de l'administration ou réalisation du prélèvement); ces nuisances sont de niveau léger, à modéré par leur cumul. *Toutes les premières phases de formation ne se font que sur animal anesthésié, en session terminale sans réveil. Les procédures maximales ne se font que sur animaux naïfs et effectuées par du personnel en fin de formation. Pour les techniques peu invasives, au maximum*, un animal peut avoir 5 sessions de - 1 administration vigile ou sous anesthésie flash : durée 1 à 5 minutes, - Et 1 prélèvement sanguin vigile ou sous anesthésie : durée 1 à 5 minutes, suivis de 1 session terminale avec - 1 administration vigile ou sous anesthésie flash : durée 1 à 5 minutes, - 1 prélèvement terminal sous anesthésie profonde. o Prélèvement sanguin terminal sous anesthésie : durée 2 minutes, 1 fois par animal o OU Prélèvement de LCR sous anesthésie et analgésie : durée 5 minutes, 1 fois par animal En sessions espacées au moins de 24h Soit au total 6 administrations, 5 prélèvements et 1 éventuel prélèvement terminal par animal. OU Pour les techniques plus invasives, au maximum*, un animal peut avoir 2 sessions avec réveil de - 1 Administration ou 1 prélèvement sous anesthésie et analgésie : durée 15 minutes, suivi d’une session terminale de - 1 Administration ou 1 prélèvement sous anesthésie et analgésie : durée 15 minutes, 1 fois maximum par animal. - 1 prélèvement sanguin terminal sous anesthésie profonde : durée 2 minutes, 1 fois par animal En sessions espacées au moins de 72h Soit au total, 3 administrations ou prélèvements sous anesthésie et 1 éventuel prélèvement terminal sous anesthésie profonde. OU Pour l’entrainement au microsampling répété, au maximum* : - 5 sessions de 3 microprélèvements sanguins vigiles dans la journée suivi d’un 4ème prélèvement à 24h. durée 3 minutes par prélèvement , 4 fois sur 24h En sessions espacées au moins de 72h - suivi d’une dernière session terminale de microprélèvements (3 microprélèvements terminé par un éventuel prélèvement terminal sous anesthésie profonde sur 24h. durée 3 minutes par prélèvement, 4 fois sur 24h
Impact sur les animaux
Effets indésirables : Aucune dégradation de l'état de santé de l'animal n’est attendue par l’application des procédures de ce projet. Toutefois, en phase d‘entrainement à un geste technique, des effets secondaires non prédictibles pourraient ponctuellement survenir si la réalisation des gestes n‘est pas encore optimale. Cela pourrait se traduire cliniquement par de la perte de poids, de l’ hypo- ou hyperthermie, un comportement anormal (animaux hypo ou hyperactifs), des blessures, des vocalisations. Tout effet observé sera noté sur une fiche du suivi clinique et donnera lieu à une action adaptée à la gravité des signes ; les points-limite anticipés permettent de limiter la nuisance à un niveau de gravité modéré au maximum.
Devenir
Tous les animaux sur lesquels des séances de formation ont été réalisées sont mis à mort en fin de Projet, soit par ce qu’ils sont utilisés sur de la formation à la mise à mort, soit pour réaliser des prélèvements de matrices, soit pour éviter un cumul de procédures pour raison éthique.
Remplacement
En amont de la formation sur les animaux, tout est mis en œuvre pour remplacer au maximum l’utilisation des animaux vivants : prise de connaissance théorique des bonnes pratiques en amont, utilisation de modèle ex vivo type support synthétique en cours de développement, entrainement sur animaux décédés. Toutes ces méthodes alternatives peuvent remplacer l’utilisation d’animaux dans les 1ères phases de l’apprentissage.
Réduction
Tout est mis en œuvre pour utiliser le minimum d’animaux vivants en formation pratique : - Entrainement sur animaux décédés, - Réutilisation encadrée d’animaux d’autres procédures dès que c’est possible : Entrainement sur des animaux surnuméraires d’autres études, voire sur des animaux en fin de protocole pour préférer la réutilisation que l’utilisation d’animaux dédiés. - Le développement de modèle sur support synthétique ou possiblement de modèles type réalité virtuelle dans les prochaines années pourra réduire le nombre total d’animaux utilisés. Ex : Pour certaines techniques comme le prélèvement et l’injection à la queue chez la souris, des queues artificielles pourraient être utilisés ; support inerte pour s’entrainer aux sutures, … - Pour réduire l’utilisation globale d’animaux à des fins scientifiques à l’échelle nationale, si des animaux sont commandés à des fournisseurs à seul but de ce Projet de formation, autant que possible, il sera demandé des animaux « surplus » / de réformes pour ne pas induire de production d’animaux à cette fin. - Le nombre d’animaux utilisés est réduit au minimum pour limiter l’utilisation d’animaux tout en garantissant l’acquisition des compétences au moment de l’habilitation. Le nombre d’animaux par formation à un geste technique par personne dépend du geste lui-même, de la technicité initiale du collaborateur, et présente une variation individuelle, chaque personne apprenant à un rythme différent. Cependant, par expérience, on peut estimer 10 animaux par personne par geste technique pour l’apprentissage et l’habilitation, soit dans notre structure 2500 animaux sur 5 ans.
Raffinement
Dans le cadre du Programme de soins standard de notre Etablissement, les animaux seront hébergés en groupes sociaux, dans des cages contenant de l'enrichissement et des matériaux spécialisés pour faciliter la nidification. Les animaux feront l'objet d'une surveillance clinique et sanitaire journalière sur la durée de la procédure. Les locaux d'hébergement font l'objet de surveillance sanitaire régulière par le biais de contrôles environnementaux, des systèmes d'hébergement et d'animaux sentinelles. Des soins adaptés seront donnés aux animaux affectés, par ou sous l'autorité du vétérinaire désigné ou mis à mort selon les recommandations définies dans la consigne définie par notre Structure en charge du Bien-être Animal. Un plan d'action sera établi et mis en place lors d'apparition d'évènements inattendus. Des critères d'arrêt anticipé seront mis en place pour chaque procédure afin de réduire tout inconfort, stress, souffrance ou douleur inutile. Les procédures potentiellement douloureuses ou source d'inconfort ou de stress se feront sous analgésie et/ou anesthésie. Le nombre de manipulations sur l'animal a été évalué selon une balance coût/bénéfice entre nombre d’animaux utilisés pour la formation (réduction) et nombre d’intervention sur chaque animal (raffinement), validé par la SBEA. Pour le raffinement des phases d’apprentissage : Le personnel sera formé préalablement sur matériel synthétique ou cadavre dès que c’est possible. Les procédures seront réalisées sous analgésie/anesthésie dans toutes les phases initiales de formation et sur toutes les techniques le permettant pour toutes les phases de formation. La SBEA a préalablement validé l’encadrement de la formation pour limiter les nuisances sur les animaux : nombre maximum de techniques par animal pour un compromis réduction/raffinement et encadrement de la ré-utilisation.
Choix des espèces
Les espèces animales choisies sont limitées dans ce Projet à celles les plus utilisées au sein de notre unité animale : rat et souris. La grande majorité des animaux seront adultes mais des nouveaux-nés ou jeunes non sevrés pourront être utilisés également dans le cadre de formation en lien avec leur utilisation dans des études particulières ou dans le cadre de Réduction (animaux non utilisés disponibles), tout en adaptant leurs conditions d’utilisation à leur âge / stade physiologique. Les animaux pourront être des animaux de surplus / réformes issus d’élevages pour réduire le nombre d’animaux utilisés en recherche. Dans ce contexte, le stade de développement et le sexe pourront dépendre des disponibilités du fournisseurs.
Entrainement aux gestes techniques de niveau applicateur chez la souris
- Formation professionnelle
Pour entraîner des opérateurs aux gestes techniques, 800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit des injections, des prélèvements et des gavages répétés, gestes qui peuvent provoquer hématomes, hémorragies, perforation d'un organe ou fausse route pendant l'apprentissage. À la fin de chaque session, les souris sont mises à mort pour que les opérateurs s'exercent aux nécropsies. L'effectif repose sur le nombre de personnes à former, à raison de quatre souris par personne, sans aucun calcul statistique.
Objectifs
Les objectifs de ce projet de formation sont multiples : uniformiser les pratiques afin d'être le plus reproductible possible et raffiner les techniques pour fournir une qualité optimale dans les résultats expérimentaux sur souris.
Bénéfices attendus
Les bénéfices du projet sont multiples : première approche des gestes techniques classiques, sensibilisation sur les bonnes pratiques, raffiner les techniques réduisant l'impact sur le bien-être animal et le stress, le matériel utilisé, les manipulations et l'harmonisation des savoir-faire afin d'être reproductible.
Procédures
Les souris auront des injections (3, 3min), des prélèvements (2; 3min) et des gavages (3 ; 3min).
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux seront : 1) contention : stress de l'animal, augmentation fréquence cardiaque et respiratoire 2) prélèvements : stress de l'animal, hématome, hémorragie 3) injections : stress de l'animal, hématome, perforation d'un organe, hémorragie, gonflement de la cavité occulaire 4) gavage : stress de l'animal, fausse route, saignements de la cavité buccale. Ces nuisances ou effets indésirables ne sont pas possible à éviter du fait de la phase d'apprentissage de ceux-ci.
Devenir
A la fin de chaque session de formation, les animaux seront mis à mort en systématique pour permettre aux opérateurs de réaliser des nécropsies en vue de prélèvements d'organes.
Remplacement
L'objectif de ce projet est de permettre aux personnes ayant déjà la formation niveau applicateur, de mettre en pratique les connaissances acquises. Des alternatives à l’utilisation d’animaux vivants ont été envisagées : travaux pratiques intéractifs, utilisation de poupées pour imiter la taille de l'animal, etc. Dans le cadre de la première approche des gestes techniques, il est nécessaire d'assurer une formation complémentaire technique et de suivi sur animal vivant. En effet, certains gestes techniques tels que les gavages ou les injections nécessitent l'utilisation d'animaux vivants afin d'avoir la dextérité et la sensibilité du geste (contention, fausse route, injection non maitrisée, etc.).
Réduction
Dans le cadre de la mise en place de ce projet, le nombre d'animaux aura été réduit au maximum. Le nombre d’animaux utilisés est estimé en fonction du besoin d’un nombre de personnes à former. Il est pris en compte d’éviter l'effet cumulatif des gestes techniques, en limitant le nombre de geste par animal. Il est calculé l'utilisation de 4 souris pour 1 personne formée. Il est prévu 5 sessions de formation sur 20 personnes par an, soit 200 personnes au total sur les 2 ans. Au total, 800 souris mâles et femelles seront utilisées à partir de 3 semaines minimum sans limite d'âge. Il est à noter que pour les animaux destinés à ce projet, il sera envisagé de récupérer les animaux destinés à la mise à mort de n'importe quel fond génétique. Aucune approche statistique n’a été réalisée, le nombre ayant été évalué par retour d'expérience et besoins terrain.
Raffinement
Les animaux utilisés seront des animaux destinés à la mise à mort. Ces animaux n'auront subit aucun geste mise à part le prélèvement pour génotypage (prélèvement à l'oreille). L'utilisation d'anesthésie gazeuse (anesthésie gazeuse par isoflurane en induction entre 3 et 4%) sera effectuée pour la réalisation d'un prélèvement submandibulaire avec des lancettes de taille adaptée. L'utilisation de canules souples de gavages permettra de limiter l'invasivité du geste, l'utilisation d'aiguilles de taille appropriées et enfin la mise à mort des animaux à la fin des sessions de formation permettant de former le personnel sur ce geste également. Pour chaque geste technique réalisé, les points limites spécifiques seront observés : - gavage : fausse route, étouffement - injection intra-péritonéale : convulsion, hématome - injection veine caudale : convulsion, hématome - injection sous-cutanée : hématome
Choix des espèces
La souris est l'espèce utilisée sur le site. Il est nécessaire que la formation effectuée se fasse sur cette espèce. Aucune souche ne sera privilégiée afin de permettre aux personnes formées d'être opérationnelles sur l'intégralité des demandes et contraintes techniques et ainsi limiter le nombre d'animaux. Ils pourront être utilisés à partir de 3 semaines et sans limite d'âge cependant l'âge des animaux ne dépassera pas 8 mois.
Étude de la numération formule sanguine et des paramètres biochimiques plasmatiques chez la souris dans le cadre de travaux pratiques de physiologie animale
- Enseignement supérieur
Trois cents souris vont être utilisées puis tuées pour des travaux pratiques d'étudiants de licence, dans des procédures classées d'un niveau de souffrance modéré. Chaque animal est mis à jeun, anesthésié à l'isoflurane, subit une ponction sanguine intracardiaque terminale puis une dislocation cervicale, avant le prélèvement du foie, du pancréas, de la rate et du cerveau. Ces séances ont une finalité pédagogique, l'apprentissage de techniques d'hématologie et de biochimie, le sang d'une seule souris étant mutualisé entre quatre étudiants. Le porteur justifie le maintien d'animaux vivants par la nécessité d'étudier des paramètres sanguins dans un "organisme entier".
Objectifs
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la formation universitaire d’étudiants en biologie et en sciences de la santé. Son objectif est d’aider les étudiants à mieux comprendre le fonctionnement du sang à l’aide d’un modèle animal couramment utilisé en recherche scientifique : la souris. Lors de ces travaux pratiques, les étudiants apprennent à observer et analyser les différents composants du sang. Ils réalisent notamment des frottis sanguins afin d’identifier les différentes cellules sanguines, étudient la résistance des globules rouges dans différentes conditions, et effectuent des comptages de cellules sanguines telles que les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes. Les étudiants analysent également certains paramètres biochimiques du plasma sanguin, comme le taux de sucre et de lipides (cholestérol et triglycérides), afin de mieux comprendre l’équilibre physiologique de l’organisme. Ces activités permettent d’acquérir des compétences pratiques essentielles en hématologie et en biochimie, tout en développant une meilleure compréhension du fonctionnement du sang. Elles sont réalisées dans le respect strict des règles éthiques, du bien-être animal et des bonnes pratiques de laboratoire.
Bénéfices attendus
Ce projet présente un intérêt essentiellement pédagogique et scientifique. Il permettra aux étudiants de niveaux L2 et L3 d’acquérir des compétences pratiques indispensables en physiologie, hématologie et biochimie, à travers la manipulation d’un modèle animal murin largement utilisé en recherche biomédicale.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure unique, terminale et non chirurgicale. Chaque souris sera placée sous anesthésie générale par inhalation d’isoflurane, puis un prélèvement sanguin intracardiaque sera réalisé. Ce prélèvement sera effectué une seule fois par animal, avant la mise à mort, afin de permettre l’analyse des paramètres hématologiques et biochimiques. Après le prélèvement, les animaux seront euthanasiés sous anesthésie, puis les organes d’intérêt (foie, pancréas, tissus adipeux, rate, cerveau) seront prélevés. La durée totale de la procédure par animal est estimée à 5 à 10 minutes, incluant l’induction anesthésique, le prélèvement sanguin et l’euthanasie. Aucune intervention sur animal vigile ni procédure chirurgicale n’est prévue dans ce projet. Ces procédures sont classées comme légèrement à modérément invasives, mais entièrement justifiées par les objectifs pédagogiques et menées dans le respect strict des principes des 3R
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables attendus chez les animaux sont limités et de faible intensité, compte tenu de la nature strictement terminale des procédures. Les principales contraintes pour les animaux sont : • Mise à jeun de 6 heures, pouvant entraîner un inconfort transitoire (sensation de faim), sans impact significatif sur l’état de santé des animaux. • Anesthésie par isoflurane, susceptible d’induire un stress léger et transitoire lors de l’induction, rapidement supprimé par l’effet anesthésique. • Prélèvement sanguin par ponction cardiaque, réalisé sous anesthésie profonde, ne provoquant pas de douleur perçue par l’animal. • Euthanasie par dislocation cervicale, effectuée immédiatement après le prélèvement sanguin sur les animaux profondément anesthésiés Aucune douleur prolongée, souffrance chronique ou atteinte durable du bien-être animal n’est attendue, les animaux étant maintenus sous anesthésie jusqu’à l’euthanasie.
Devenir
Le prélèvement sanguin unique réalisé en fin de procédure est incompatible avec la survie des souris. En conséquence, les animaux ne peuvent être maintenus en vie à l’issue de la procédure. Ainsi, toutes les souris seront mises à mort immédiatement après ce prélèvement sanguin.
Remplacement
Le remplacement complet de l’utilisation d’animaux vivants n’est pas possible dans ce projet, car les objectifs pédagogiques nécessitent l’étude de paramètres physiologiques sanguins et biologiques dans un organisme entier, incluant les interactions entre les différents organes et systèmes. Cependant, le recours à l’animal est limité au strict nécessaire et justifié par l’impossibilité de reproduire fidèlement ces phénomènes par des modèles in vitro, des simulations numériques ou des supports pédagogiques virtuels. Lorsque cela est possible, des supports alternatifs (cours théoriques, vidéos pédagogiques, données expérimentales préexistantes) sont utilisés en amont afin de réduire le nombre d’animaux manipulés et de préparer les étudiants aux expérimentations.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est strictement limité au minimum nécessaire pour atteindre les objectifs pédagogiques du projet. Environ 300 étudiants sont concernés. Chaque étudiant nécessite 170 µL de sang ; toutefois, afin de réduire le nombre d’animaux, les manipulations seront mutualisées. Ainsi, au minimum quatre étudiants travailleront sur la thématique de la numération formule sanguine (NFS) à partir d’un même échantillon (besoin total de 680 µL), correspondant à une seule souris. Cette organisation permet d’optimiser l’utilisation de chaque animal et de réduire significativement le nombre total de souris nécessaires. Par ailleurs, les organes d’intérêt (foie, pancréas, tissus adipeux, rate et cerveau) seront prélevés après la mise à mort et utilisés à d’autres fins pédagogiques dans le cadre des travaux pratiques, contribuant ainsi à maximiser l’exploitation scientifique de chaque animal.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes dans les conditions habituelles de l’animalerie, le calme sera maintenu tant que possible dans la salle d’hébergement et une visite quotidienne sera réalisée. Pour le bien-être des souris, du matériel d’enrichissement permettant la construction de nid sera fourni en permanence avec un accès libre à la nourriture et la boisson. Une anesthésie générale sera réalisée avant la mise à mort.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus), et plus particulièrement la souche C57BL/6J ou BALB/c, a été choisie pour sa forte pertinence scientifique et pédagogique. Des souris mâles et femelles seront utilisées, âgées de 4 à 20 semaines. L’âge et le sexe ne constituent pas des facteurs déterminants pour les objectifs pédagogiques du projet, qui portent principalement sur l’apprentissage des techniques de base en hématologie et en biochimie plasmatique. D’un point de vue scientifique, la souris est un modèle de référence en recherche biomédicale en raison de sa proximité physiologique avec l’humain, notamment pour l’étude des paramètres hématologiques et métaboliques. D’un point de vue technique, la large disponibilité des outils expérimentaux (anticorps, kits de dosage, réactifs), la standardisation des protocoles, ainsi que les coûts limités de maintenance, en font un modèle particulièrement adapté à un cadre d’enseignement universitaire.
Réalisation d’études de pharmacodynamie ou combinées pharmacocinétique-pharmacodynamie chez les espèces non-rongeurs (chien, miniporc et primate non-humain)
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Troubles cardiaques
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Cochons : 45
Macaques à longue queue : 180
Soumis à des prises de sang répétées, à des ponctions de liquide céphalo-rachidien sous anesthésie et à l'implantation chirurgicale de cathéters, 315 animaux non-humains sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré : 180 macaques à longue queue, 90 chiens et 45 cochons. Le protocole induit chez eux des états fébriles ou inflammatoires pour mesurer l'effet de candidats médicaments avant les essais chez l'humain. Le porteur classe l'ensemble des animaux en réutilisation, retour à l'élevage ou adoption, tout en indiquant que certaines études imposent des prélèvements terminaux d'organes. Il ajoute que l'adoption est rarement envisagée pour les macaques, plutôt réutilisés dans d'autres laboratoires.
Objectifs
Ce projet regroupe l’ensemble des procédures techniques (administration de substances et prélèvements de matériels biologiques) permettant aux différents axes thérapeutiques d’évaluer et de caractériser les effets pharmacologiques d'un composé chez l'animal et de les relier à leur pharmacocinétique (cinétique d’exposition au produit). Ces informations sont nécessaires pour affiner les stratégies de développement précliniques, puis cliniques chez l'Homme. Pour chaque composé étudié, ces études permettent de déterminer les modifications de biomarqueurs d’efficacité caractéristiques de la cible d’intérêt et de les associer aux expositions à chaque dose et voie d’administration du produit testé (concentrations maximales et temps d'élimination associés). Ces deux informations sont combinées grâce à des analyses de modélisation pour vérifier le potentiel des candidats médicaments, et de déterminer les meilleures doses à tester dans les études de sécurité précliniques, puis la première dose qui pourra être administrée à l'Homme (volontaire sain ou patient). Dans le souci de réduire le nombre d’animaux commandés, des animaux issus d’autres projets ou procédures pourront être utilisés dans ce projet. Ce projet devrait être utilisé pour environ 35 études supportant une quinzaine de projets scientifiques.
Bénéfices attendus
Le projet vise à rassembler les premières informations d’exposition des candidats médicaments après administration sur un animal. Elles permettront de justifier l’espèce non-rongeur choisie pour les tests réglementaires précliniques, la gamme de dose qui devra être considérée dans ces études et les potentiels signes cliniques à anticiper. Combinées aux indicateurs et biomarqueurs d’efficacité disponibles dans la phase préalable de pharmacologie in vitro et in vivo, les données aident à évaluer le potentiel des candidats à activer ou désactiver leur cible biologique dans les études cliniques à venir. Elles permettent donc de vérifier la probabilité de succès du candidat médicament, et de ne tester pour les étapes ultérieures de Toxicologie chez l’animal et de Sécurité chez l’Homme que les candidats les plus prometteurs.
Procédures
La procédure de ce projet associe essentiellement des phases d’administrations de produits et de prélèvements divers. Les modes d’administration sont ajustées à celles prévues chez l’Homme, elles peuvent être multiples et utilisées en parallèle pour déterminer la biodisponibilité du produit ou simplement celle la plus à même d’assurer une bonne exposition au produit d’étude. Les prélèvements répondent aux besoins d’analyse et sont le plus souvent des prélèvements sanguins, mais d’autres matrices comme le liquide céphalo-rachidien, la peau ou d’autres tissus peuvent être nécessaires. Les prélèvements sanguins sont réalisés sur animaux vigiles, sur des durées d’études de 3 à 28 jours selon les produits testés. Le nombre de prélèvements sanguins est de l’ordre de 6 à 8 lors de la première journée de l’étude, puis s’espace avec un rythme de prélèvements quotidiens pendant les trois jours suivants, puis environ deux fois par semaine pour les durées d’études les plus longues. Chaque phase de prélèvement ne dure que quelques minutes sur des animaux vigiles. Les prélèvements de liquide céphalo-rachidien sont réalisés sous anesthésie générale et à raison de 2 prélèvements maximum la première journée, puis un ou deux prélèvements plus espacés à partir du deuxième jour (pas plus d’un par jour). Ils durent environ 15 à 20 minutes. Les prélèvements urinaires sont effectués sur animaux vigiles, en isolant les animaux dans des cages à métabolisme pendant 4 à 16 heures. Ils sont réalisés une fois dans les deux premiers jours de l’étude, avec un ou deux recueils pendant la période d’isolement. Les prélèvements de tissus sont réalisés sous anesthésie et les conditions sont définies par les bonnes pratiques d’anesthésie, d’analgésie et de chirurgie sous la supervision d’un vétérinaire qui assure le protocole le plus approprié. Ces interventions durent entre 30 et 60 minutes. Pour faciliter les prélèvements et les rendre moins stressants, il peut être décidé d’implanter des cathéters veineux ou céphalo-rachidiens, ou des implants permettant d’enregistrer des paramètres physiologiques (fréquence cardiaque ou respiratoire, pression artérielle, température…) au cours d’une opération chirurgicale environ deux semaines avant le début de l’étude, permettant de compléter les soins post-opératoires et la récupération de l’animal. La durée d’intervention sous anesthésie générale-analgésie est alors d’environ une à deux heures.
Impact sur les animaux
La phase d’administration des produits peut générer une phase d’inconfort léger et transitoire (les doses prévues dans ce projet ne sont pas censées induire des effets indésirables notoires). L’inconfort est limité par le respect des bonnes pratiques d’administration et le soin pris à la sélection des doses et à leur bonne condition de formulation. L’objectif du projet comprenant l’induction d’états mimant les pathologies visées, différents effets peuvent être observés. On peut citer à titre d’exemples : - Induction d’un état fébrile mimant une infection par administration de substances : les signes cliniques observés comprennent une hyperthermie, souvent accompagnée d’une hypoactivité et d’une baisse d’appétit. - Induction d’une réaction inflammatoire par administration de composés mimant les essais d’immunothérapie : les animaux sont soumis à une phase initiale (quelques heures à quelques jours) comportant des épisodes d’hypo ou d’hyperthermie et d’hypotension, reflétées par des baisses d’activité ou d’apathie et une possible perte de poids et d’appétit. Pour certains produits d’origine biologique, des réactions immunitaires peuvent survenir (intolérance, ou réaction allergique). Enfin, les prélèvements de tissus ou les éventuelles implantations de cathéters ou d’autres dispositifs de mesures sont pratiquées en conformité avec les bonnes pratiques chirurgicales. Ces opérations sont susceptibles d’entrainer dans les premiers jours post-opératoires une douleur légère, une baisse d’appétit et une légère baisse d’activité. Pour certaines phases d’études, les animaux peuvent être isolés pour faciliter l’enregistrement de paramètres ou la collection d’urine.
Devenir
Ce type d’étude nécessite parfois des prélèvements terminaux d’organes vitaux (notamment de cerveau et/ou de foie) pour évaluer les atteintes sur l’activité pharmacologique sur les organes et tissus, ainsi que la quantification de l’exposition tissulaire du candidat médicament. C’est seulement lorsque les objectifs de l’étude ne nécessitent pas ces prélèvements que certains animaux pourront être ré-utilisés après approbation du vétérinaire. Le pourcentage est un peu plus élevé chez le chien et le miniporc qui sont rarement exposés à des produits biologiques. Chez le primate non-humain sur lesquels ces produits sont préférentiellement testés, des anticorps contre les produits testés peuvent être induits et viennent compliquer un peu plus la réutilisation. Certains de ces animaux pourront être proposés à l’adoption via des associations et des structures d’accueil spécifiques et en accord avec les autorités compétentes, ces options sont systématiquement évaluées chez le chien et chez le miniporc, mais beaucoup moins chez les primates non-humains qui peuvent plutôt être proposés à la réutilisation dans d’autres laboratoires.
Remplacement
Le principe même de la procédure décrite dans ce projet est de déterminer le devenir et l’impact des candidats médicaments dans un organisme vivant, c’est donc l’objet même des projets utilisant ces procédures que d’utiliser des animaux. Seul l'animal permet d'observer les interactions entre systèmes physiologiques (cardiovasculaire, nerveux, immunitaire, etc.) des candidats médicaments. Cependant, des phases préalables systématiques se déroulent par simulation sur ordinateur (modélisation) ou à l’aide de cultures cellulaires afin de caractériser les produits les plus susceptibles de pouvoir atteindre les phases cliniques. Ces tests préalables permettent aussi de choisir l’espèce non-rongeurs à privilégier pendant la phase d’évaluation de la sécurité préclinique réglementaire. Ils permettent en particulier de limiter l’utilisation des primates non-humains chaque fois qu’une autre espèce non-rongeur peut être utilisée.
Réduction
La première source de réduction du nombre d’animaux intégrés dans ce projet est la limitation du nombre de candidats médicaments testés sur les modèles animaux, suite à la mise en place de cascades de tests de modélisation ou de cultures cellulaires. Ainsi, seules les molécules le plus prometteuses ou permettant de valider les attentes thérapeutiques des projets scientifiques sont testées chez l’animal. Les effectifs des lots expérimentaux sont réduits le plus souvent à trois animaux, minimum garantissant la validité des observations en tenant compte de la variabilité des processus biologiques entre animaux. Ces effectifs sont définis sur la base d’analyses statistiques et garantissent de ne pas devoir reproduire ou compléter des études non conclusives. Le choix d’augmenter le nombre d’animaux dans des lots doit être justifié par une variabilité attendue ou déjà observée sur les paramètres mesurés. La diminution du nombre d’animaux passe aussi par la mise en place de stratégies de réutilisation dans le cadre d’une étude (test de plusieurs doses ou produits chez le même animal) et/ou dans des études différentes après une période d’élimination et un accord vétérinaire garantissant la bonne récupération des animaux. Ces stratégies de réutilisation reposent sur des expertises scientifiques évaluant le risque d’incompatibilité ou d’effets croisés entre les produits testés et sur l’amélioration de la sensibilité des dosages, afin de garantir que les résultats de chaque étude seront bien interprétables et utilisables dans les documentations réglementaires.
Raffinement
L’un des objectifs principaux des procédures du projet étant de collecter des échantillons de fluides ou de tissus biologiques, un grand soin est pris à améliorer et optimiser les techniques de prélèvements. Pendant les études, les mesures suivantes font partie des procédures opératoires : -Habituation des animaux aux conditions expérimentales (gavage, bruit de la tondeuse, mise en hamac ou en chaise de contention, salle de procédure, table d’examens…) -Administration sur un premier animal décalé pour un produit ou une dose testée pour la première fois -Réduction du nombre de prélèvements et des volumes prélevés -Utilisation de protocole d’anesthésies très courts (flash) -Mise en place de vidéo-monitoring ou d’enregistrement continue de paramètres (télémétrie) pour identifier précisément et rapidement les effets indésirables Chaque manipulation est associée à un renforcement positif sous forme de récompenses physiques (caresses, encouragements vocaux) et/ou alimentaires, selon la compatibilité avec le protocole. En complément de leur alimentation quotidienne, les animaux reçoivent des enrichissements alimentaires spécifiques. Pour les primates non humains, ces enrichissements sont distribués individuellement à la main, dès leur arrivée afin de favoriser l'établissement d'une relation de confiance entre l'animal et l'expérimentateur. Pour les administrations, et sauf à ce que la dose administrée ait déjà été testée dans une autre étude, un animal sera traité avant les autres pour vérifier qu’aucun effet indésirable n’apparait avant de traiter les autres animaux (décalage du premier animal). Les prélèvements sanguins et urinaires peuvent nécessiter des isolements temporaires hors du groupe afin de respecter les temps de prélèvements. Ces isolements sont limités au strict minimum et les animaux sont conservés en contact visuel et olfactif. Les prélèvements de liquide céphalo-rachidien ou les biopsies (peau, muscle, moelle osseuse, ganglion …) sont réalisés sous anesthésie la plus courte possible. Des points limites, supervisés conjointement par le scientifique et le Vétérinaire clinicien, sont établis pour garantir que les animaux ne subissent pas de contrainte supérieure à un niveau modéré.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce se base sur la nécessité d’expression de la cible thérapeutique, qui doit être vérifiée ou identifiée dans la littérature avant de lancer les études. Pour la partie des effets indésirables, la législation oriente les choix de façon assez précise puisqu’il faut disposer d’informations au moins sur une espèce non-rongeur. Le choix se base sur la bonne expression de la cible thérapeutique et la compatibilité du produit à administrer dans l’espèce. Le chien ou le miniporc doivent être privilégiés et les primates non-humains utilisés uniquement en dernier recours et sur justification scientifique particulière. Pour les produits biologiques, comme les anticorps ou dérivés des anticorps, la proximité des systèmes immunitaires de l’homme et du primate non humain fait de cette espèce un choix préférentiel. Des animaux génétiquement altérés peuvent être utilisés afin de bénéficier de l’inactivation ou de la surexpression de gènes d’intérêt dans certains modèles scientifiques. Le stade de développement des animaux doit être pertinent pour une comparaison aux personnes qui seront incluses dans les essais cliniques, et les animaux sont donc généralement de jeunes adultes.
Evaluation de candidats médicaments anti-cancéreux chez le rongeur
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Cancers
Rats : 300
Sur commande d'environ 150 à 200 études par an pour évaluer des candidats médicaments anticancéreux, 53 300 rongeurs, en majorité des souris, vont être utilisés, la plupart tués à l'issue et 5 000 réutilisés dans d'autres projets. Les gravités vont de légère à sévère, plus de 5 000 souris étant classées en souffrance sévère. Chaque animal reçoit une greffe de tumeur sous la peau ou dans un organe, puis des mesures et des prélèvements répétés sur quatre semaines. Ces études visent à fixer les doses testées ensuite lors des premiers essais chez l'humain.
Objectifs
Le cancer est une maladie complexe qui peut toucher presque tous les organes du corps et prendre des formes très différentes d’un patient à l’autre. Pour développer de nouveaux médicaments anticancéreux, il est indispensable de les tester d’abord chez l’animal afin de vérifier qu’ils sont efficaces et bien tolérés avec d’être administrés pour la première fois à l’homme. Ce projet a pour objectif d’identifier et d’évaluer de nouvelles molécules anticancéreuses prometteuses. Il vise à comprendre si un traitement peut ralentir ou bloquer la croissance d’une tumeur, à évaluer ses effets biologiques sur les tissus et à déterminer comment le médicament se répartit dans l’organisme. Ces informations permettent de choisir les doses qui pourront être testées lors des premiers essais cliniques chez l’homme. Avant d’être testés chez l’animal, les candidats médicaments sont sélectionnés grâce à des tests réalisés sur des cellules. Seuls ceux montrant un profil prometteur passent à la phase d’étude chez le rongeur, principalement la souris et le rat. Ces espèces sont les plus utilisées en recherche anticancéreuse car leurs modèles tumoraux sont bien connus et permettent de reproduire de nombreuses situations observées chez les patients. Le projet comprend plusieurs étapes : - tester la tolérance d’un traitement sur des animaux sains afin d’identifier des doses sûres ; - caractériser et maintenir des modèles de tumeurs (de rongeur ou humaines) ; - évaluer l’efficacité antitumorale de différentes molécules sur des animaux porteurs de tumeurs ; - réaliser des prélèvements sanguins ou de tissus pour analyser l’effet du traitement ou comprendre le comportement du médicament. Ce projet couvrira environ 150 à 200 études par an, selon le nombre de programmes de recherche en cours. Les données générées permettent d’orienter la sélection des candidats médicaments et de soutenir leur entrée dans les phases d’essais cliniques.
Bénéfices attendus
Ce projet participe à améliorer les stratégies de prévention, de diagnostic et de traitements des cancers. Il apporte ainsi une contribution importante aux progrès de la recherche médicale et aux perspectives de soins pour les patients. Il permettra de mieux comprendre comment de nouveaux traitements anticancéreux agissent dans un organisme reproduisant les conditions tumorales humaines, avant d’être testé chez l’homme. Ces études aident à identifier les médicaments les plus prometteurs et à éliminer ceux qui ne seraient pas efficaces ou pourraient présenter des inconvénients. Les modèles utilisés offrent la possibilité d’évaluer la capacité des traitements à ralentir ou stopper la croissance des tumeurs mais aussi de comprendre leurs effets sur des mécanismes biologiques permettant le développement des cancers. Les résultats obtenus contribueront directement à accélérer le développement de nouvelles thérapies anticancéreuses. Ils permettent de mieux sélectionner les candidats médicaments, d’améliorer la précision des futurs essais chez l’homme et de préparer les dossiers nécessaires à leur autorisation clinique ou plus tard, à leur mise sur le marché.
Procédures
Au cours des différentes études, les animaux seront soumis à plusieurs types d’interventions nécessaires en fonction du type d’étude : - implantation d’une petite quantité de cellules tumorales ou fragment de tumeur sous la peau, sur animaux vigiles ou directement dans un organe sous anesthésie générale, avec traitement contre la douleur (interventions chirurgicales entre 5 et 40 min en fonction de l’organe ciblé) ; - administration de médicaments sur animaux vigiles (quelques secondes, une seule fois ou de manière répétée sur jusqu’à 4 semaines) ; - mesures régulières de tumeurs (2 à 3 fois par semaine sur jusqu’à 4 semaines) soit par un pied à coulisse posé sur la peau (tumeur sous la peau), quelques secondes, soit grâce à des techniques d’imagerie non invasives de quelques minutes (échographie, bioluminescence sous anesthésie générale) ; - prélèvement d’une petite quantité sang sur animaux vigiles (quelques secondes une seule fois ou de manière répétée 2 fois par semaine sur jusqu’à 4 semaines) ; - observation et pesée quotidienne des animaux.
Impact sur les animaux
Les animaux utilisés dans ces expériences peuvent ressentir différents effets selon les études. Les manipuler pour faire certaines actions (comme les peser, mesurer une tumeur, donner un traitement ou faire une prise de sang) peut leur provoquer un stress ou un léger inconfort de courte durée. Les injections ou les prises de sang peuvent générer une légère douleur de courte durée. Ensuite, certains animaux peuvent perdre du poids, avoir les poils hérissés, le dos un peu courbé, être moins actifs ou changer de comportement en se sentant moins bien progressivement. Quand une tumeur est implantée sous la peau, cela peut être gênant à l’endroit où elle se trouve. Si la tumeur grossit beaucoup, elle peut devenir plus inconfortable et parfois s’abîmer. Si elle est sur le côté du corps, elle peut gêner pour marcher. Parfois, la maladie peut se propager dans le corps, ce qui peut entraîner des problèmes plus importants comme des difficultés à bouger ou à respirer. Lorsqu’une chirurgie est nécessaire, les animaux peuvent présenter une douleur légère à modérée pendant quelques jours, une baisse d’appétit et d’activité. Dans certains modèles avec des cellules humaines, les animaux peuvent perdre du poids transitoirement.
Devenir
A la fin des études de ce projet, la plupart des animaux sont euthanasiés pour pouvoir réaliser des analyses. Certains animaux peuvent être réutilisés dans d’autres projets en accord avec le vétérinaire clinicien.
Remplacement
Avant d’utiliser des animaux, plusieurs méthodes alternatives sont mises en place pour réduire au maximum le recours aux études sur l’animal (in vivo). Tout d’abord en testant les futurs médicaments directement sur des cellules en laboratoire (in vitro). Mais cela ne peut pas reproduire la façon dont le médicament interagit dans un organisme entier vivant. Des outils informatiques sont également utilisés pour prédire comment un médicament pourrait se comporter dans le corps pour atteindre une tumeur ou sa potentielle toxicité. Une autre alternative importante est l’utilisation d’organoïdes, des petites structures créées à partir de cellules et qui reproduisent certains aspects d’une tumeur. Cela donne un environnement plus réaliste que des cellules classiques mais ces modèles sont limités car ils ne possèdent pas le système immunitaire ou vasculaire d’un organisme complet. Toutes ces méthodes sont utilisées progressivement dans un projet afin de garantir que les études in vivo ne sont réalisées que lorsque cela est nécessaire.
Réduction
Avant d’utiliser des animaux, plusieurs méthodes alternatives permettent de réduire leur nombre car les médicaments sont d’abord testés sur des cellules en laboratoire. Cela évite de tester inutilement des composés sans potentiel sur des animaux. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque étude est déterminé à partir de données scientifiques déjà publiées et grâce à des calculs réalisés avec des biostatisticiens. Cela permet de choisir un effectif minimal pour tirer le maximum d’informations des données recueillies et d’obtenir des résultats fiables. Le partage des tissus et organes entre plusieurs analyses permet de multiplier les informations obtenues à partir d’un même individu.
Raffinement
De nombreuses mesures sont mises en place tout au long du projet pour réduire autant que possible la douleur, le stress et l’inconfort des animaux. Les équipes utilisent des techniques de contentions douces et rapide afin de limiter l’anxiété. Les interventions potentiellement douloureuses comme les chirurgies sont toujours réalisées sous anesthésie générale avec traitement de la douleur avant, pendant et après l’intervention. Dans certains cas, les animaux peuvent être placés dans des cages ventilées connectées équipées de systèmes de suivi automatisés permettant de repérer rapidement une baisse d’activité ou un comportement anormal. Des aliments en gel et enrichis peuvent être ajoutés dans la cage après des procédures sensibles comme une chirurgie, afin d’aider les animaux à récupérer plus rapidement. Les animaux qui n’ont plus ou peu de système immunitaire, des précautions particulières sont prises au niveau des conditions d’hébergement afin d’éviter les infections : manipulation en environnement stérile, cages ventilées. Pour les modèles humanisés avec implantation de cellules humaines, les études sont limitées à une période pendant laquelle le risque de réactions indésirables reste très faible. Des points limites stricts et spécifiques sont définis à l’avance pour chaque type d’étude et appliqués, permettant une action immédiate, validée par le vétérinaire pour éviter que l’animal ne souffre davantage (soin, surveillance renforcée ou arrêt de la procédure pour l’animal en question). L’ensemble de ces mesures garantit que les animaux ne subissent pas de souffrance inutile.
Choix des espèces
La souris et le rat sont les modèles de choix en pharmacologie. Elles ont une grande similarité génétique avec les humains, permettant de reproduire les maladies humaines et d'étudier les effets des médicaments. Leur petite taille et leur cycle de reproduction rapide facilitent les études à long terme. Les rongeurs sont des mammifères, ils ont des systèmes biologiques comparables à ceux des humains, rendant les résultats plus pertinents. Les rongeurs sont utilisés à l’âge adultes (en général entre 8 et 12 semaines d’âge) car le système immunitaire est complètement mature à partir de 6 semaines et leur poids est stable.
Formation réglementaire « Initiation à chirurgie expérimentale » : travaux pratiques sur rats pour l’apprentissage des bonnes pratiques chirurgicales avec réalisation d’ovariectomies sans réveil
- Formation professionnelle
Opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, 50 rats vont être utilisés dans une formation à la chirurgie, dans des procédures menées sans reprise de conscience. Chaque animal, une femelle adulte, subit une ovariectomie et une ouverture de l'abdomen de 45 minutes pratiquée par un stagiaire, avec risque de délabrement des tissus, de saignement et d'hémorragie interne. La finalité n'est pas de produire des connaissances mais de remplir une obligation réglementaire de formation, à raison de deux sessions par an. Le porteur décrit les exercices sur silicone et cadavres comme un remplacement partiel, avant de conclure au maintien d'un rat vivant par stagiaire.
Objectifs
Notre organisme de formation propose des formations réglementaires et continues dans le domaine de la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques. Une demande d’approbation a été déposé auprès de la DGAL pour une formation réglementaire en chirurgie expérimentale et a reçu un avis favorable lors de la commission du 14 octobre 2025. La formation spécifique « initiation à la chirurgie expérimentale » est une formation réglementaire obligatoire pour toutes les personnes détenant le niveau concepteur ou applicateur et désireuses de mettre en œuvre des procédures chirurgicales. Est considérée comme procédure chirurgicale toute intervention invasive sur un animal impliquant l’ouverture d’une cavité corporelle (abdominale, thoracique, crânienne, articulaire) ou la manipulation directe de tissus ou organes internes. Cette définition s’appuie sur la directive 2010/63/UE (art. 3, annexe VIII), les arrêtés du 1er février 2013 relatifs à l’expérimentation animale, et le glossaire validé par la CNEA (2022). Cette DAP décrit le seul TP utilisant des animaux vivants. Le programme a été conçu dans le respect du principe des 3R tout en respectant les obligations réglementaires en termes de pédagogie initiale pour la pratique de la chirurgie expérimentale. Ce TP correspond à une ovariectomie chez des rattes femelles, sans réveil. Les objectifs du projet correspondent aux objectifs pédagogiques de ce TP c’est à dire : (i) préparation de l’animal à une procédure chirurgicale (ii) Gestion d’une anesthésie chirurgicale complète pendant une intervention (iii) respecter les bonnes pratiques et en particulier les principes d’asepsie, d’hémostase, de suture.
Bénéfices attendus
• Permettre au personnel concepteur et applicateur d’être en règle avec la réglementation et de connaitre les bonnes pratiques chirurgicales à appliquer dans les procédures chirurgicales • Favoriser la montée en compétences des personnes utilisant les animaux à des fins scientifiques : avec 2 sessions par an en moyenne, ce serait 40 concepteurs ou applicateurs formées à la chirurgie sur 5 ans
Procédures
- injection sous cutanée pour les rats en anesthésie fixe (une fois chaque rat, durée : 3 à 5 secondes) - anesthésie générale (une fois pour chaque rat, durée : 1h en moyenne) - chirurgie abdominale (une fois chaque rat, durée : 45 minutes en moyenne)
Impact sur les animaux
- stress lié à la contention et à l’induction de l’anesthésie (fixe ou volatil) - délabrement des tissus par les stagiaires et de douleur chez l’animal anesthésié (risque faible car couverture analgésique) - saignements et hémorragie interne, risque d’hypovolémie - hypothermie -détresse respiratoire en cas d’anesthésie trop profonde - sécheresse cornéenne
Devenir
la procédure étant sans réveil , tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure.
Remplacement
Les principes de remplacement ont été appliqués dans les TD et TP réalisés sur des tissus non vivants. Les TD sur les sutures se feront sur des supports en silicone qui simulent la peau. Les TD et TP sur la préparation de l’animal et l’asepsie se feront avec des peluches et des champs opératoires pour simuler le poste opératoire. Un TD sur un modèle de rat en silicone PVC-rat permettra l’apprentissage des ligatures, de l’hémostase et de la technique globale du prélèvement d’organe. Un TP sera réalisé sur cadavres de rats pour l’apprentissage des techniques sur tissus animaux, ainsi que pour mettre en pratique la partie exploration interne, anatomie, manipulation des organes et tissus animaux avec instruments de chirurgie. Pour assurer une formation complète, nous avons tout de même choisi de ne pas remplacer l’animal vivant lors du dernier TP, mais de ne pas procéder à leur réveil après l’intervention.
Réduction
Le principe de réduction est appliqué en réduisant considérablement le nombre d’animaux à 1 par stagiaire. Les formations chirurgie seront réalisées avec un faible nombre de participants, limitant à 4 le nombre de stagiaire. Une démonstration sera faite par l’encadrant avant la séance, ce qui ramène à 5 le nombre d’animaux utilisés par session. Nous ne dépasserons pas le nombre de 2 sessions par an, soit un total de 50 rattes femelles utilisées tous les 5 ans. Dans un objectif de réduction, nous utiliserons tant que possible des femelles rats de réforme ou surnuméraires.
Raffinement
Nous proposons dans notre DAP plusieurs raffinements. - Organisation du déroulement : la démonstration de l’encadrant est réalisée sans présence d’autres animaux vivants dans la salle d’expérimentation, afin d’éviter le stress lié aux odeurs et aux vocalisations. - Habituation et réduction du stress : chaque animal bénéficiera d’un temps minimal de 10 minutes avec le stagiaire avant l’induction, afin de limiter le stress lié à la manipulation et à la contention. - Rythme adapté : la planification des gestes est réalisée pour limiter le temps d’attente et éviter le mélange des animaux non encore anesthésiés. - Examen clinique préalable : chaque ratte est examinée et pesée afin de s’assurer de son bon état général et d’exclure tout individu présentant un signe de fragilité (poil ébouriffé, prostration, pli cutané persistant). - Analgésie préventive : administration de buprénorphine (0,05 mg/kg SC) au moment de l’induction, pour assurer un effet analgésique avant toute incision. - Prévention des effets secondaires de l’anesthésie : surveillance attentive des signes de dépression respiratoire, hypoxie ou bradycardie ; ajustement des concentrations d’isoflurane ou administration complémentaire de kétamine si nécessaire. - Prévention de la déshydratation et de l’hypovolémie : injections sous-cutanées de NaCl 0,9 % adaptées au poids de l’animal, en particulier en cas de saignement. - Prévention de l’hypothermie : utilisation de plateaux chauffants adaptés et limitation de la durée d’exposition de la cavité abdominale. - Protection oculaire : application de gel ophtalmique pour éviter le dessèchement cornéen. - Asepsie rigoureuse : tonte large, aspiration des poils, triple désinfection (bétadine/alcool), matériel, instruments et fils de suture stériles. - Réduction des traumatismes : apprentissage des gestes doux de dissection, ligature et manipulation des organes, avec correction immédiate par l’encadrant. - Pas de réveil des animaux : tous les animaux sont euthanasiés en fin de procédure par injection IV de Euthasol Vet, conformément aux bonnes pratiques, évitant toute douleur post-opératoire. - Vérification de la mort : contrôle systématique de l’arrêt cardiaque et respiratoire avant toute manipulation ultérieure.
Choix des espèces
La formation « Initiation à la chirurgie expérimentale », conformément à la réglementation UAFS, est conçue pour être applicable à l’ensemble des espèces. Le rat a été retenu comme modèle privilégié car il s’agit d’une espèce de laboratoire couramment utilisée, suffisamment grande pour observer facilement les structures anatomiques, disponible à La Réunion, et pour laquelle l’établissement dispose déjà d’infrastructures adaptées (appareil d’anesthésie, plateaux chauffants, instrumentation chirurgicale, autoclave, chambre de réveil, etc.). Les animaux devront être des femelles adultes pour avoir un système reproductif mature, c’est-à-dire plus de 6 semaines d’âge. Nous allons réaliser des ovariectomies, il faut que les stagiaires puissent les visualiser facilement pendant la laparotomie (ouverture de la cavité abdominale).
Formation Spécifique destinée aux personnes concevant ou réalisant des procédures expérimentales sur modèle rongeur
- Formation professionnelle
Rats : 80
Réutilisés dans d'autres projets pour la plupart, 80 souris et 80 rats vont être utilisés dans une formation aux gestes techniques, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal subit une contention et des gestes peu invasifs, prélèvement sanguin ou injection de sérum physiologique, avant de rejoindre un autre projet après avis vétérinaire. À chaque session, un rat et une souris sont tués pour un complément d'anatomie. Le porteur justifie le recours à l'animal vivant par le principe "jamais la première fois sur l'animal", après une phase sur mannequin en silicone.
Objectifs
Le projet consiste à former les personnels à la pratique de procédures expérimentales faiblement invasives sur des rongeurs. Il s’agit d’initier ces personnels aux techniques suivantes : Procédure 1 sur rat et souris : - préhension, contention, manipulation adaptées aux différentes procédures de routine ; - administration et prélèvements faiblement invasifs; - anesthésie - mise à mort (2 animaux) ; Procédure 2 sur souris : - démonstration d'imagerie du petit animal ; Procédure 3 sur souris : - démonstration de techniques d'études sur animaux vigiles : tests comportementaux, mesures de constantes biologiques. Les travaux pratiques sont précédés de cours théoriques où les avantages et inconvénients de chaque méthode sont discutés. De plus, sur la base du principe « jamais la première fois sur l’animal », les TP débutent par une approche sur des modèles silicone de rat et de souris avant de passer à l’animal.
Bénéfices attendus
Apprentissage des gestes techniques des personnels devant travailler sur des animaux afin de garantir un respect du bien-être des animaux.
Procédures
Prélèvement sanguin, une seule technique sera appliquée par animal : soit incision de la veine caudale chez la souris, soit ponction de la veine caudale chez le rat. Administration de sérum physiologique (50 µL)selon 3 modalités: sous-cutané, intra-péritonéale ou intraveineise par la veine caudale. 1 seul mode d'administration par abnimal.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables peuvent être un stress physique ou thermique de courte durée, et une douleur de courte durée à l’endroit des injections, en effet les temps de manipulation des animaux seront limités à 2 minutes au maximum. De plus, en fonction du type d’administration, ou de prélèvement. Il peut y avoir formation d’oedèmes au niveau de la zone. Et dans le cas de certaine administration (iv caudal, musculaire) il peut y avoir nécrose du tissu. Dans tous les cas, il y a possibilité d’infection au niveau de la zone d’administration ou de prélèvement.
Devenir
Les animaux ne subissent que des procédures de gravité légère, ils sont gardés en vie et réutilisés, après avis du vétérinaire référent, dans d'autres projets. Lors de chaque session de formation 2 animaux, un rat et une souris, sont mis à mort pour permettre des compléments d'anantomie
Remplacement
Ce projet pratiqué sur l'animal ne peut être remplacé par d'autres méthodes expérimentales car ces méthodes de substitution (in vitro ou in silico) ne mimeraient pas les réactions complexes d’un animal vivant ou les résultats de la manipulation de ses tissus. Les gestes à acquérir imposent que l’animal soit vivant pour évaluer les critères de réussite.
Réduction
Le programme de formation a été conçu pour limiter au maximum le nombre d’animaux vivants utilisés, tout en garantissant une acquisition progressive, encadrée et validée des compétences techniques en expérimentation animale. La réduction repose sur une organisation pédagogique rigoureuse, une mutualisation des gestes sur un même animal
Raffinement
Le raffinement est obtenu par la mise au point de procédures rigoureuses, un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, le suivi d’éventuel signes cliniques, l’utilisation d’anesthésiques et d’analgésiques quand nécessaire, la détermination des points limites et le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire. - Stratégie d'expérimentation pour réduire l'angoisse infligée et l'impact environnemental : les animaux bénéficient d'un enrichissement social et physique dans la zone d'hébergement. Les procédures seront réalisées sous des conditions d’anesthésie et d’analgésie adaptées. Le personnel en formation sera toujours sous la supervision d'une personne experte. On distinguera des critères de réussite et des critères de réalisation. • critères de réalisation : ce sont les consignes données que la personne en formation devra suivre pour être guidée dans la réalisation du geste et l’améliorer. • critères de réussite : ils correspondent aux différentes exigences en termes de résultats. Ces critères sont définis pour chaque geste à acquérir et sont validés par le vétérinaire et/ou le responsable de la formation.
Choix des espèces
La formation proposée est spécialisée rongeurs. Dans la mesure ou les souris et les rats représentent les modèles les plus utilisés en expérimentation animale, notre choix c'est porté sur ces 2 espèces. Les animaux utilisés sont tous adultes, en bonne santé, et sans maladie. Ce choix est important : les animaux adultes sont plus faciles à manipuler, leur taille permet de bien voir les gestes à effectuer, et cela correspond aux conditions réelles dans lesquelles les chercheurs travaillent. Souris adultes de 6 à 8 semaines (20-30g) afin d'avoir des animaux de taille suffisante pour faciliter la manipulation Rats adults de 6 à 8 semaines (150-200g) afin d'avoir des animaux de taille suffisante pour faciliter la manipulation
Apprentissage des gestes techniques de base chez la souris dans le cadre d’une formation règlementaire destinée aux personnes concevant des procédures expérimentales, application aux modèles rongeurs et lagomorphes
- Formation professionnelle
300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour l'apprentissage de gestes techniques par des stagiaires d'un diplôme universitaire. Chaque animal subit une contention et au plus deux gestes, injection ou prélèvement sanguin, avant d'être tué pour la partie anatomie et autopsie de la formation. Les souris utilisées sont des animaux de réforme, d'anciens reproducteurs. Le porteur revendique une formation pratique "indispensable", après une phase sur mannequin en silicone jugée insuffisante pour manipuler un animal vivant.
Objectifs
Le Diplôme Inter-Universitaire (DIU) « Formation règlementaire destinée aux personnes concevant des procédures expérimentales, application aux modèles rongeurs et lagomorphes » est une formation, qualifiant des personnes amenées à concevoir des procédures expérimentales et les appliquer. Elle doit donc permettre l’acquisition de compétences théoriques et pratiques pour la manipulation d’animaux dans le respect de leur bien-être. Pour répondre à cet objectif, les travaux pratiques proposés permettent une familiarisation progressive des stagiaires avec l’animal de laboratoire par une partie théorique reprenant les 3R, le modèle souris et la présentation des différents gestes techniques, ainsi qu’une partie technique. La partie technique fait l'objet de cette demande d'autorisation de projet, au cours de laquelle les gestes techniques de base en expérimentation animale, sont enseignés aux étudiants du DIU (préhension, contention, injections et prélèvements de sang). Les travaux pratiques sont réalisés en effectif réduit, sous la supervision d’ingénieurs et de techniciens animaliers. Des enseignements plus théoriques d’éthique, de physiologie du stress et de douleur viennent compléter les connaissances afin que les stagiaires soient en mesure d’adapter leur pratique au comportement de l’animal qu’ils manipulent.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet est de pouvoir former les futurs concepteurs et réalisateurs de projets scientifiques, aux bonnes pratiques en expérimentation animale. À court terme, cette formation permet le respect des bonnes pratiques et la prise en compte du bien-être animal. À long terme, un geste réalisé de manière sûre sera reproductible et donc bénéfique pour les protocoles scientifiques menés.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à une contention et deux gestes techniques maximum : une injection sous cutanée (40s) ou une prise alimentaire volontaire (1 min) associée à une injection dans l’abdomen (40s) ou un prélèvement de sang à la veine de la queue / mâchoire (1 minute)
Impact sur les animaux
Les injections peuvent provoquer une douleur transitoire de faible intensité au point d’injection. Les prélèvements sanguins peuvent également provoquer chez les animaux une douleur transitoire et un inconfort de faible intensité. La réalisation de ces gestes par des personnes peu expérimentées peut provoquer un stress passager pour les animaux.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour la dernière partie des travaux pratiques concernant l'enseignement de l'anatomie et l’autopsie du rongeur
Remplacement
Avant la mise en oeuvre de gestes effectués sur l’animal, les stagiaires seront formés via des vidéos et avec une souris de simulation Mimicky. La souris de simulation Mimicky est une souris en silicone permettant la préhension, la contention, l’administration orale ou l’injection dans la veine de la queue. Cependant, cette souris de simulation n’est pas suffisante pour l’apprentissage de la préhension d’un animal vivant et mobile. Les animaux vivants ne seront utilisés qu’en cas de besoin, pour les personnes souhaitant se former aux gestes techniques. Ce projet correspond à un enseignement pratique pour des personnels amenés à réaliser des protocoles d’expérimentation animale en autonomie. Les habilitations à l’expérimentation animale sont essentiellement théoriques. Cette formation pratique est donc indispendable pour améliorer les conditions de manipulation des animaux et la fiabilité des résultats obtenus dans les futurs projets de recherche.
Réduction
La stratégie de remplacement par l’utilisation d’animaux de simulation et de vidéos est choisie préférentiellement. Certains gestes pourront également être réalisés sur animaux morts. Les animaux utilisés ne seront pas produits pour cet enseignement, mais sont des animaux de réforme (anciens reproducteurs). Par ailleurs, le nombre d’animaux utilisé est limité à 1 par stagiaire. Si le stagiaire est déjà à l’aise avec les gestes qu’il doit effectuer pour ses futurs projets ou s’il ne souhaite pas manipuler de souris car il travaille sur une autre espèce, les animaux ne seront pas utilisés. Pour la majorité des étudiants, la formation sera limitée à l’apprentissage de la préhension, de la contention et d’une injection.
Raffinement
Les gestes de base en expérimentation qui seront réalisés lors de cette formation ne seront réalisés qu’après une bonne maitrise de la contention des animaux, sans stress. Les animaux ne subiront jamais plus de deux gestes techniques, en plus de la contention. Des canules souples seront utilisées pour l'administration orale par gavage (uniquement réalisée par le formateur). Les gestes enseignés sont choisis afin d’éviter le plus possible la contention de l’animal : L’injection en sous cutanée, entre les homoplates, sera privilégiée car ne nécessite pas de contention stricte mais une immobilisation de l’animal sur la grille. Le prélèvement à la veine de la queue sera privilégié car il peut se faire sur animal vigile, sans contention. Les animaux recevront une anesthésie locale pour le prélèvement de sang à la mâchoire.
Choix des espèces
Le DIU est destiné aux personnes concevant des procédures expérimentales appliquées, en partie, aux modèles rongeurs. De plus, la majorité des animaux utilisés à des fins scientifiques étant des rongeurs, former les étudiants sur la souris est essentiel pour mener à bien leurs futurs projets selon les bonnes pratiques Le stade de développement sera dépendant des animaux de réforme fournis. Les animaux seront âgés de 14 semaines à 6 mois.
Étudier les cellules immunitaires infiltrant le Glioblastome après chirurgie
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Injection de cellules tumorales dans le cerveau, puis résection chirurgicale de la tumeur trois semaines plus tard, avant des prélèvements sanguins jusqu'à trois fois par semaine: 425 souris subissent ce protocole reproduisant la prise en charge du glioblastome. Le RNT classe 423 d'entre elles en souffrance sévère et prévoit leur mise à mort pour analyses. L'étude vise une sous-population de cellules immunitaires supposée favoriser la récidive après chirurgie. Le choix se porte sur des souris immunodéficientes, qui acceptent les cellules humaines sans rejet.
Objectifs
Les glioblastomes (GBM) sont les tumeurs cérébrales les plus fréquentes et les plus agressives chez l’adulte. Malgré une prise en charge lourde associant chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, la survie moyenne des patients n’excède pas huit mois, en raison de l’apparition quasi systématique de récidives. Le principal facteur supposé responsable de ces récidives est la repousse de cellules hautement invasives se propageant à partir de la masse tumorale initiale. L’environnement protecteur de ces cellules empêche leur élimination par les traitements conventionnels, rendant la récidive le plus souvent létale. Certaines populations de cellules immunitaires ont déjà été identifiées comme jouant un rôle pro-tumoral, notamment en réduisant l’efficacité de la chimiothérapie. Cette étude vise à étudier l’effet supposé délétère d’une sous-population particulière de cellules immunitaires, particulièrement abondante dans le glioblastome après la chirurgie. L’objectif est de montrer que l’inhibition ou la suppression de cette population améliore la réponse au traitement. Une telle découverte permettrait d’affiner notre compréhension des mécanismes de résistance thérapeutique et d’ouvrir la voie à de nouvelles stratégies de prise en charge des glioblastomes chez les patients.
Bénéfices attendus
Le glioblastome est la forme la plus fréquente et la plus agressive des tumeurs cérébrales malignes chez l’adulte. Malgré un protocole thérapeutique complet mêlant chirurgie, chimio- et radio- thérapie, le pronostic reste très défavorable avec une survie médiane de 8 mois. Ce mauvais pronostic est en grande partie dû au très haut taux de récidive de la maladie qui apparait dans 80% des cas au même endroit que la tumeur initiale. Cette résistance au traitement fait du glioblastome un véritable défi médical et scientifique, nécessitant le développement de nouvelles approches thérapeutiques. Ce projet vise à mieux comprendre et à prévenir la repousse des cellules tumorales résiduelle après une chirurgie du glioblastome. Les connaissances obtenues pourraient permettre de limiter la récidive de la maladie, qui constitue aujourd’hui l’un des principaux obstacles au succès des traitements. À court terme, ce travail apportera des informations précieuses sur les mécanismes qui permettent à certaines cellules de survivre aux thérapies actuelles et de reformer une tumeur. Ces découvertes pourront orienter le développement de nouvelles approches thérapeutiques plus efficaces, ciblant spécifiquement les cellules immunitaires. À long terme, les résultats de ce projet pourraient contribuer à améliorer la survie et la qualité de vie des patients atteints de glioblastome, en rendant les traitements plus durables. Les bénéfices dépasseront le cadre de cette maladie : les connaissances acquises pourraient également être utilisées pour d’autres types de cancers dont le protocole de soin inclut une résection chirurgicale.
Procédures
Dans cette étude, les animaux subiront plusieurs interventions Tout d’abord, une première intervention consistera en l’injection de cellules tumorales directement dans le cerveau des animaux sous anesthésie générale. Cette procédure, réalisée une seule fois par animal, durera environ 10 à 15 minutes. Un premier lot d’animaux ne subira que cette intervention. Les autres lots subiront une résection chirurgicale, environ trois semaines après l’injection des cellules tumorales, sous anesthésie générale. Cette intervention, qui vise à mimer la prise en charge clinique du glioblastome chez l’humain, durera environ 30 à 45 minutes. Un lot d’animaux ne subira que cette résection. Les autres lots subiront en plus de la chirurgie un traitement, dont l’administration est effectuée sur animaux non anesthésiées (=vigiles) (geste inférieur à 10 sec). Ces traitements seront administrés avant, pendant et un jour après chirurgie pour un lot, ou un jour et deux jours après chirurgie dans un autre lot. Parallèlement, des prélèvements sanguins seront effectués une à trois fois par semaine afin de mesurer l’évolution de la tumeur sur tous les lots de souris vigiles. Chaque prélèvement, réalisé en quelques secondes sur une veine de la queue, permettra de limiter le stress des animaux. Enfin les animaux seront opérés sous anesthésie générale profonde juste avant leur mise à mort (durée de l’anesthésie : 15 min). Les animaux ne reprendront pas conscience après cette anesthésie.
Impact sur les animaux
Lors de l’injection des cellules tumorales : Les animaux greffés avec les cellules tumorales vont développer une tumeur cérébrale qui peux entrainer une perte de poids et de coordination. Lors la résection : L’os du crane étant peu innervé, la craniotomie est à l’origine d’une douleur mesurée. La résection de la tumeur en elle-même ne provoque pas de douleurs puisque le cerveau ne possède pas de terminaisons nerveuses. Cependant, la craniotomie peut engendrer un changement de pression intracrânienne et la résection en elle-même peut être à l’origine de petites hémorragies. Suite à cette intervention, une réduction des mouvements et de la mobilité de l’animal, une perte de coordination peuvent subvenir dans les heures qui suivent la chirurgie. Dans les jours suivant, une perte de poids peut également être observée. Lors de l’injection des thérapies ciblée : Les nuisances attendues suite à l’injection des traitements seront celles liées à l’injection (stress et douleur légers, de courte durée). D’après la littérature disponible, aucun effet secondaire n’est décrit pour les drogues envisagées. De fait, aucune douleur n’est attendue suite à l’administration de ces traitements. Lors du suivi de la croissance tumorale : Les prélèvements sanguins réalisés au niveau de la queue de l’animal provoqueront une douleur légère et un stress de courte durée chez la souris.
Devenir
Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem
Remplacement
En amont de ce projet, notre laboratoire a réalisé un travail bioinformatique (in silico) d’analyse des données générées par d’anciens projets afin d’identifier des cibles / vulnérabilités potentielles post-chirurgie. Ces cibles ont ensuite été testées dans un modèle in vitro développé par notre laboratoire pour mimer de manière réductionniste les effets de la chirurgie sur les cellules immunitaire de type macrophage. Seuls les meilleurs candidats ayant démontré des résultats convainquant in silico et in vitro et susceptibles d’apporter des améliorations considérables dans le traitement du glioblastome ont été retenus. Le microenvironnement tumoral est complexe et les effets de la chirurgie sur ce dernier sont multiples et peu compris. Dans ce contexte, seule la validation en modèle souris peut permettre de valider nos découvertes en prouvant leur réalité biologique et leur potentiel translationnel.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux, nous avons effectué un travail de recherche bibliographique rigoureux. De plus, notre expérience passée nous permet de limiter le nombre d’animaux. En effet: ⁃Dans un précédent projet, nous avons identifié le nombre de cellules à injecter pour obtenir une tumeur qui sera résécable environ un mois après l’injection. Nous ne testerons donc pas différentes concentrations de cellule. ⁃Nous maitrisons la résection de la tumeur ⁃Nos connaissances des changements biologiques induits par la chirurgie et de leur temporalité nous permet de rationaliser le choix des points temporel d’injection des divers traitements, limitant ainsi les injections et les tests préalables. ⁃Protocole expérimental basé sur des expériences pilotes qui permettent de décider de continuer ou non les expériences, et de diminuer le nombre de groupe d’animaux à tester ⁃Les analyses requièrent une faible quantité de matériel et permettent donc de réduire le nombre d’animaux utilisés. ⁃Les effectifs seront déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés.
Raffinement
Les interventions invasives sont réalisées sous anesthésie générale et les animaux reçoivent systématiquement des traitements analgésiques appropriés pendant et après les opérations. Les interventions chirurgicales sont réalisées dans des conditions de stérilité maximale par un personnel spécialement formé. Les animaux bénéficient d'une prise en charge standardisée de la douleur et sont régulièrement suivis après l'opération grâce à une évaluation objective à l’aide d’une grille de cotation. Après injection des cellules tumorales, les animaux seront suivis 2 à 3 fois par semaine pendant les deux premières semaines, puis une surveillance quotidienne sera mise en place dès le développement de la tumeur. L’objectif est de détecter précocement toute perte de poids ou signe de souffrance. Le développement de la tumeur est suivis de manière précise et peu invasive via l’utilisation d’un marquage sanguin fiable. Si nécessaire, des soins supplémentaires, tels que des analgésiques ou réhydratation, compléments alimentaires seront apportés. Si aucun soulagement n’est possible, les animaux seront mis à mort. Certains traitements envisagés par cette étude sont à administrer par voie orale. Nous utiliserons la méthode MDA (administration de traitements guidée par micropipette) comme alternative au gavage classique. Cette méthode consiste à proposer aux souris une solution diluée de lait concentré sucré à l'aide d'une micropipette classique, après une courte période d'habituation et un temps d'entraînement minimal, elles la boivent volontairement. En permettant l'administration orale de substances en toute sécurité et sans stress, la MDA représente un raffinement conséquent pour les animaux. Cette méthode a également le potentiel d'augmenter la robustesse scientifique et la reproductibilité en étant plus précise et répétable et en supprimant les biais importants introduits par le stress, la douleur ou l'inflammation.
Choix des espèces
Nous mènerons nos expériences en utilisant des souris, espèce de choix pour les études de cancérogenèse et les expériences menées en thérapeutique du cancer. Elles ont depuis longtemps servi à l'étude de thérapies antitumorales, notamment parce que leur physiologie est proche de celle de l'Homme. La connaissance complète du génome murin permet d'utiliser de nombreux outils bien caractérisés, dont les souris immunodéficientes, qui permettent l'implantation de cellules humaines sans rejet et offrent un modèle pertinent pour évaluer la croissance tumorale et les effets des traitements anticancéreux in vivo. Adultes de 7-8 semaines, un âge qui permet une bonne prise tumorale. De plus, les animaux à cet âge supportent mieux l’anesthésie et la chirurgie.
Travaux pratiques de pharmacologie : étude d’une molécule anxiogénique et d’une molécule anxiolytique dans deux tests comportementaux (chambre claire obscure et labyrinthe en croix surélevé) chez le rat mâle ou femelle
- Enseignement supérieur
Pour former des techniciens à la manipulation du rat vigile, 162 rats vont être utilisés dans des travaux pratiques d'un niveau de souffrance léger, tous gardés vivants et réutilisés ensuite. Ils reçoivent par injection un anxiolytique ou un psychostimulant, puis passent deux tests de comportement mesurant l'anxiété, à sept jours d'intervalle. Cette formation vise à placer les étudiants sur le marché du travail de l'expérimentation animale. Le porteur justifie le maintien en vie et la réutilisation par un avis favorable de la structure chargée du bien-être des animaux non-humains et du vétérinaire référent.
Objectifs
Cette séance de travaux pratiques (TP) chez le rat est destinée à des étudiants dont la formation peut conduire à des métiers en lien avec le domaine de l’expérimentation animale. Dans ce contexte, les étudiants doivent acquérir un savoir-faire pour participer aux essais chez l’animal vigile et être en mesure de réaliser entre autres les traitements et les observations cliniques des animaux afin de pouvoir candidater sur les postes proposés par les organismes publics ou privés de recherche et par les industriels. Cet enseignement pratique participe à une meilleure orientation de nos étudiants par la découverte concrète des exigences et responsabilités liées à l’utilisation de l’animal. Les objectifs pédagogiques de ces travaux pratiques sont de plusieurs ordres : - Mettre en pratique l’enseignement théorique d’un point vue pharmacologique concernant les effets des médicaments anxiolytiques et d'une substance psychostimulante - Mettre en pratique l'enseignement éthique vis-à-vis de l’utilisation de l’animal en expérimentation. - Savoir mettre en application un protocole expérimental de pharmacologie comme demandé dans le programme pédagogique et réaliser un tableau de recueil de données approprié au déroulement de ce protocole pour garantir la traçabilité des données brutes expérimentales. - Utiliser deux tests de comportement chez l’animal prédictifs d’une activité anxiolytique/anxiogénique de molécules afin d’observer la différence de comportement des animaux des différents lots et quantifier les effets des substances étudiées. - Apprendre à réaliser des expériences en aveugle (sans savoir quelle classe pharmacologique est utilisée), prendre conscience des biais pouvant être induits par l’attente de certains effets chez les animaux traités. - Sensibiliser les étudiants à la variabilité des mesures dépendante de l’expérimentateur et des paramètres extérieurs lors d’un test comportemental. - Consolider la manipulation du rat vigile (contention, administration par voie intrapéritonéale) tout en continuant à raffiner les conditions expérimentales. - Comparer deux voies d'administration dans le but de prévoir le remplacement éventuel de la voie IP.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but d’apprendre aux étudiants de notre formation à réaliser des expérimentations in vivo de pharmacologie. En effet, ce diplôme est réglementé au niveau national et es étudiants doivent acquérir notamment la compétence « mener des études à l’échelle du vivant ». En deuxième année, la validation de cette compétence implique la réalisation de cours portant sur « Etudier l’effet de xénobiotiques (= molécule étrangère à l'organisme) en pharmacologie ». Lors de ces cours les étudiants doivent notamment : - Rechercher des informations sur le ou les xénobiotiques sujets de l’étude, les procédures expérimentales nécessaires à mettre en place pour évaluer son effet sur un organisme vivant ainsi que la réglementation mise en jeu, en particulier concernant l’expérimentation animale -Mettre en oeuvre le protocole expérimental - Rendre compte des résultats. Il est également précisé que ces cours doivent participer à la validation de l’apprentissage «Expérimenter dans le cadre d’études pré-cliniques en évaluant l’effet de xénobiotiques en pharmacologie notamment sur animal de laboratoire ». Ainsi ce TP s’inscrit parfaitement dans ce cadre, participe à la bonne formation de nos étudiants dans le domaine de l'expérimentation animale et favorise donc à mettre sur le marché du travail des personnes avec des compétences solides dans ce domaine. De plus, ce TP nous permettra de comparer deux voies d'administration dans le but de prévoir le remplacement éventuel de la voie IP.
Procédures
Les animaux recevront une administration par voie intrapéritonéale ou sous cutanée de sérum physiologique, d'un anxiolytique ou d'un psychostimulant. Cette administration durera quelques secondes.Les animaux réaliseront deux tests comportementaux de 5 minutes chacun. Les animaux recevront deux injections et réaliseront deux fois les deux tests de comportement, avec un intervalle de 7 jours entre les deux sessions.
Impact sur les animaux
Les injections peuvent engendrer une légère douleur au niveau du site d’injection. Les différentes contentions peuvent être source de stress pour les rats ainsi que la réalisation des tests comportementaux.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie et réutilisés dans un autre protocole de travaux pratiques peu invasif, avec un écart d’au moins 7 jours entre les deux protocoles.. Cette réutilisation a reçu un avis favorable de notre Structure Chargée du Bien-être des Animaux (SBEA) ainsi que du vétérinaire référent.
Remplacement
Dans la formation de nos étudiants en tant que techniciens supérieurs, le programme pédagogique national prévoit, en pharmacologie, l’évaluation in vivo des effets de molécules de référence par la mise en oeuvre de protocoles expérimentaux. Il n’existe à l’heure actuelle aucune méthode de remplacement permettant une formation appropriée de nos étudiants sur le plan technique (manipulation de l’animal vigile, administration des substances chez l’animal vigile…). Les médicaments agissant sur le système nerveux central (anxiolytique, psychostimulant) sont des molécules de référence et leur étude se fait via la réalisation de tests comportementaux. Il est donc nécessaire que les étudiants puissent réaliser certains de ces tests lors de leur formation.
Réduction
Ce TP aura lieu sur 4 séances, réparties sur deux semaines et concernera 12 à 14 étudiants par séance (52 étudiants maximum par année). Pour chaque séance, chaque étudiant prendra en charge un rat. Afin de diminuer le nombre d’animaux utilisés, chaque rat participera à deux séances de TP espacées de 7 jours, en prenant soin d’alterner le traitement reçu (chaque rat sera inclus dans un groupe différent lors de la seconde séance de TP). De plus, les étudiants travailleront sur les résultats groupés obtenus par toute la promotion, ce qui permettra la réalisation de tests statisques sans augmenter le nombre d’animaux par étudiant. Ainsi 26 rats seront nécessaires pour 52 étudiants, auxquels s’ajoutent 4 rats surnuméraires (1 par séance de TP) prévus en cas de problème de santé d’un animal ne permettant pas son inclusion dans l’étude. Les étudiants ayant déjà réalisé des IP sur rat, aucun rat de démonstration ne sera inclus à cet effet. Ainsi 26+4=30 rats seront nécessaires par an pour 52 étudiants et 150 rats sur 5 ans pour 260 étudiants. Un effectif de 12 rats supplémentaires est prévu, sur toute la durée de la validation de la saisine, afin d'effectuer si besoin des améliorations ou des évolutions des protocoles en fonction de l'évolution du programme pédagogique. 162 rats au total pourront donc être utilisés pour ce TP sur 5 ans. Ce chiffre sera bien entendu indexé sur le nombre réel d’étudiants présents dans la formation chaque année. Des rats mâles et femelles de notre élevage seront indifféremment utilisés pour limiter la présence d’animaux surnuméraires. Un seul sexe sera utilisé par séance, afin de tenir compte de l’effet-sexe observé dans ces tests comportementaux. Enfin, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés au sein de notre établissement ces animaux seront réutilisés dans un autre protocole de TP peu invasif lors duquel ils recevront des injections de sérum physiologique. Cette réutilisation a reçu un avis favorable de notre SBEA ainsi que du vétérinaire référent.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en présence d’un enrichissement comprenant 2-3 éléments (tunnel en plastique noir et bâtonnet en bois à ronger ou noix). Pendant au moins deux semaines avant les séances de TP, les animaux seront habitués à la manipulation par le personnel afin de limiter leur stress lors de leur utilisation par les étudiants. Concrètement, la première semaine ils recevront quotidiennement des chatouilles (« tickling »), des caresses (« caressing ») et seront pris en préhension. La seconde semaine la contention sera ajoutée de façon progressive. Après chaque manipulation, les animaux seront récompensés à l'aide de récompenses alimentaires (popcorn, fruits secs, vers de farine...). Les récompenses seront également poursuivies en TP après la pesée et la réalisation des tests comportementaux. Pendant tout le TP, les étudiants seront amenés à être particulièrement sensibilisés au stress pouvant être induit chez le rat par la manipulation. Ainsi, ils seront invités à parler doucement et éviter les bruits pour ne pas stresser les animaux. En effet, le stress de la manipulation est non seulement dommageable pour l’animal, mais diminue également la qualité des résultats obtenus dans ce type de tests comportementaux.
Choix des espèces
Le rat est une des principales espèces utilisées en recherche, notamment en pharmacologie. Il est donc important que nos étudiants en tant que techniciens supérieurs soient formés à la manipulation du rat. De plus, l’utilisation du rat dans les deux tests comportementaux utilisés dans ce TP a été très largement documentée dans la littérature. Stade adulte (6 à 8 semaines) correspondant au stade d’utilisation classique de ces animaux lors des essais de pharmacologie préclinique.
Travaux pratiques de pharmacologie : étude d’une molécule anxiogénique et d’une molécule anxiolytique dans deux tests comportementaux (planche à trous et champ ouvert) chez la souris mâle ou femelle
- Enseignement supérieur
Non pour la recherche mais pour former des étudiants aux métiers de l'expérimentation animale, 170 souris vont être utilisées dans des travaux pratiques d'un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent par injection un anxiolytique ou un psychostimulant, puis passent deux tests de comportement, l'opération étant répétée à sept jours d'intervalle. Elles ne sont pas tuées mais réutilisées dans un autre travail pratique peu invasif. Le porteur décrit ces séances comme un moyen de rendre ses étudiants aptes à candidater dans les organismes publics ou privés d'expérimentation.
Objectifs
Cette séance de travaux pratiques (TP) chez la souris est destinée à des étudiants dont la formation peut conduire à des métiers en lien avec le domaine de l’expérimentation animale. Dans ce contexte, les étudiants doivent acquérir un savoir-faire pour participer aux essais chez l’animal vigile et être en mesure de réaliser entre autres les traitements et les observations cliniques des animaux afin de pouvoir candidater sur les postes proposés par les organismes publics ou privés de recherche et par les industriels. Cet enseignement pratique participe à une meilleure orientation de nos étudiants par la découverte concrète des exigences et responsabilités liées à l’utilisation de l’animal. Les objectifs pédagogiques de ces travaux pratiques sont de plusieurs ordres : - Mettre en pratique l’enseignement théorique d’un point vue pharmacologique concernant les effets des médicaments anxiolytiques et d'une substance psychostimulante. - Mettre en pratique l'enseignement éthique vis-à-vis de l’utilisation de l’animal en expérimentation. - Savoir mettre en application un protocole expérimental de pharmacologie comme demandé dans le programme pédagogique et réaliser un tableau de recueil de données approprié au déroulement de ce protocole pour garantir la traçabilité des données brutes expérimentales. - Utiliser deux tests de comportement chez l’animal, prédictifs d’une activité anxiolytique/anxiogénique de molécules afin d’observer la différence de comportement des animaux des différents lots et quantifier les effets des substances étudiées. - Apprendre à réaliser des expériences en aveugle (sans savoir quelle classe pharmacologique est utilisée), prendre conscience des biais pouvant être induits par l’attente de certains effets chez les animaux traités. - Sensibiliser les étudiants à la variabilité des mesures dépendante de l’expérimentateur et des paramètres extérieurs lors d’un test comportemental. - Consolider la manipulation de la souris vigile. -Comparer deux voies d'administration dans le but de prévoir le remplacement éventuel de la voie ip
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but d’apprendre aux étudiants de notre formation à réaliser des expérimentations in vivo de pharmacologie. En effet, ce diplôme est réglementé au niveau national et le contenu des enseignements est défini selon un programme pédagogique national. Les étudiants doivent acquérir 5 compétences durant leur formation, et notamment la compétence « Mener des études à l’échelle du vivant ». En deuxième année, la validation de cette compétence implique la réalisation d'un travail portant sur « Etudier l’effet de xénobiotiques (= molécules étrangères à l'organisme) en pharmacologie ». Lors de ce travail les étudiants doivent notamment : - Rechercher des informations sur le ou les xénobiotiques sujets de l’étude, les procédures expérimentales nécessaires à mettre en place pour évaluer son effet sur un organisme vivant ainsi que la réglementation mise en jeu, en particulier concernant l’expérimentation animale - Mettre en oeuvre le protocole expérimental - Rendre compte des résultats. Il est également précisé que ce travail doit participer à la validation de l’apprentissage « Expérimenter dans le cadre d’études pré-cliniques en évaluant l’effet de xénobiotiques en pharmacologie notamment sur animal de laboratoire ». Ainsi ce TP s’inscrit parfaitement dans ce cadre, participe à la bonne formation de nos étudiants dans le domaine de l'expérimentation animale et favorise donc à mettre sur le marché du travail des personnes avec des compétences solides dans ce domaine. De plus, ce TP nous permmettra de comparer deux voies d'administration dans le but de prévoir le remplacement éventuel de la voie ip
Procédures
Les animaux recevront une administration par voie intrapéritonéale ou orale de sérum physiologique, d'un anxiolytique ou d'un psychostimulant. Cette administration durera quelques secondes. Les animaux réaliseront ensuite deux tests comportementaux de 5 minutes chacun.Les animaux recevront deux injections et réaliseront deux fois les deux tests de comportement, avec un intervalle de 7 jours entre les deux sessions.
Impact sur les animaux
Les injections intrapéritonéales peuvent engendrer une légère douleur au niveau du site d’injection. La contention peut être source de stress pour les souris ainsi que la réalisation des tests comportementaux.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie et réutilisés dans un autre protocole de travaux pratiques peu invasif, avec un écart d'au moins 7 jours entre les deux protocoles.. Cette réutilisation a reçu un avis favorable de notre Structure Chargée du Bien-être des Animaux (SBEA) ainsi que du vétérinaire référent
Remplacement
Dans la formation de nos étudiants en tant que techniciens supérieurs, le programme pédagogique national prévoit, en pharmacologie, l’évaluation in vivo des effets de molécules de référence par la mise en œuvre de protocoles expérimentaux. Il n’existe à l’heure actuelle aucune méthode de remplacement permettant une formation appropriée de nos étudiants sur le plan technique (manipulation de l’animal vigile, administration des substances chez l’animal vigile…). Les médicaments agissant sur le système nerveux central (anxiolytique, psychostimulant) sont des molécules de référence et leur étude se fait via la réalisation de tests comportementaux. Il est donc nécessaire que les étudiants puissent réaliser certains de ces tests lors de leur formation.
Réduction
Ce TP aura lieu sur 4 séances réparties sur deux semaines et concernera 12 à 14 étudiants par séance (52 étudiants maximum par année). Pour chaque séance, chaque étudiant prendra en charge une souris. Afin de diminuer le nombre d’animaux utilisés, chaque souris participera à deux séances de TP espacées de 7 jours, en prenant soin d’alterner le traitement reçu (chaque souris sera incluse dans un groupe différent lors de la seconde séance de TP). De plus, les étudiants travailleront sur les résultats groupés obtenus par toute la promotion, ce qui permettra la réalisation de tests statistiques sans augmenter le nombre d’animaux par étudiant. Ainsi 26 souris seront nécessaires pour 52 étudiants, auxquels s’ajoutent 4 souris surnuméraires (1 par séance de TP) prévues en cas de problème de santé d’un animal ne permettant pas son inclusion dans l’étude. Les étudiants ayant déjà réalisé des IP sur souris, aucun animal de démonstration ne sera inclus à cet effet. Ainsi 26+4=30 souris seront nécessaires par an pour 52 étudiants et 150 souris sur 5 ans pour 260 étudiants. Un effectif de 20 souris supplémentaires est prévu, sur toute la durée de la validation de la saisine, afin de mettre au point les protocoles et également d'effectuer si besoin des améliorations ou des évolutions des protocoles en fonction de l'évolution du programme pédagogique. 170 souris au total pourront donc être utilisées pour ce TP sur 5 ans. Ce chiffre sera bien entendu indexé sur le nombre réel d’étudiants présents dans la formation chaque année. Enfin, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés au sein de notre établissement ces animaux seront réutilisés dans un autre protocole de TP peu invasif lors duquel ils recevront des injections de sérum physiologique.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en présence de deux ou trois éléments d’enrichissement (papier absorbant, sizzle nest, tunnel, boîtz à oeufs...). Pendant la semaine précédant les séances de TP, les animaux seront habitués à la manipulation par le personnel afin de limiter leur stress lors de leur utilisation par les étudiants. Concrètement, ils seront uniquement pris en préhension par les mains (cuillère) et recevront des caresses (« caressing »), et pourront se promener librement sur les mains des expérimentateurs. En fin de semaine, la contention sera ajoutée de façon progressive. Après chaque manipulation, les animaux seront récompensés à l'aide de récompenses alimentaires (fruits secs, vers de farine, graines...). Les récompenses seront également poursuivies en TP après la pesée et la réalisation des tests comportementaux. Les étudiants prendront également les souris en préhension dans leurs mains en coupe pour le transfert de cage, la pesée et la préparation des injections. Afin de diminuer leur stress, la répartition des souris dans leur cage d’hébergement sera conservée à l’issue du TP. Les étudiants sont sensibilisés au bien-être des animaux lors de cours théoriques mais également en TP. Ainsi ils seront invités à parler doucement et à limiter les bruits afin de ne pas stresser les animaux.
Choix des espèces
La souris est une des principales espèces utilisées en recherche et notamment en pharmacologie. Il est donc nécessaire que nos étudiants en tant que futurs techniciens supérieurs soient formés à la manipulation et à l’observation de celle-ci. Stade adulte (de 25 à 45 grammes) correspondant au stade d’utilisation classique de ces animaux lors des essais de pharmacologie précliniques.