Enseignement supérieur
Travaux pratiques portant sur la plasticité du système immunitaire chez la souris
- Enseignement supérieur
Faire observer une inflammation pulmonaire à seize étudiants de Master 2, à raison de seize souris par année universitaire pendant cinq ans : 80 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Sous anesthésie gazeuse, elles reçoivent par le nez de la bléomycine, un anticancéreux qui déclenche en une quinzaine de jours une inflammation puis une fibrose des poumons. Le résumé prévoit une gêne respiratoire, une altération transitoire de l'état général, une perte de poids modérée et une douleur possible pendant la phase inflammatoire aiguë. Aucune connaissance nouvelle n'est attendue de ce projet, dont le porteur écrit qu'il "a avant tout un objectif pédagogique", et dont les souris sont prises en priorité sur les excédents de reproduction de l'animalerie.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’expliquer à des étudiants de Master 2 en immunologie (parcours recherche) le fonctionnement du système immunitaire au niveau de la muqueuse respiratoire, dans un contexte d’inflammation pulmonaire. Pour cela, un modèle murin sera utilisé. Les animaux recevront une administration par voie nasale de bléomycine, un agent anticancéreux induisant une réponse inflammatoire pulmonaire, observable environ 15 jours après administration. Les animaux seront ensuite mis à mort et les étudiants analyseront les cellules du système immunitaire présentes dans les poumons à l’aide de techniques couramment utilisées en recherche biomédicale. Ce projet a un objectif essentiellement pédagogique : il permet aux étudiants de mieux comprendre les mécanismes immunitaires pulmonaires et leur évolution lors d’un processus inflammatoire, ainsi que de se familiariser avec l’utilisation de modèles animaux en recherche. Il vise également à développer des compétences en analyse et interprétation de données expérimentales, en identification des populations cellulaires et en compréhension des approches méthodologiques utilisées en immunologie expérimentale. Enfin, il contribue à préparer les étudiants à leur future intégration en laboratoire de recherche. Tous les gestes sont réalisés par l'équipe enseignante.
Bénéfices attendus
Ce projet a avant tout un objectif pédagogique. Il permettra à des étudiants de Master 2 de mieux comprendre le fonctionnement du système immunitaire, en particulier au niveau pulmonaire dans un contexte d’inflammation. Il offrira également une première expérience concrète des méthodes utilisées en recherche biomédicale, en favorisant l’acquisition de compétences en observation, analyse et interprétation de données expérimentales, essentielles pour une future activité en laboratoire de recherche. Ce projet contribuera enfin à illustrer de manière concrète les mécanismes impliqués dans le développement de certaines pathologies pulmonaires, notamment l’inflammation et la fibrose.
Procédures
Les souris seront soumises à une administration par voie intranasale réalisée sous anesthésie générale gazeuse
Impact sur les animaux
Les principales nuisances attendues sont liées à l’induction d’une inflammation pulmonaire par la bléomycine. Celle-ci peut entraîner une gêne respiratoire, une altération transitoire de l’état général, une perte de poids modérée et, potentiellement, une douleur au cours de la phase inflammatoire aiguë. Les animaux subiront une administration par voie nasale sous anesthésie générale gazeuse afin de limiter le stress et la douleur associés.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à l’issue des interventions, car il est nécessaire d’analyser la réponse immunitaire dans plusieurs organes, tels que les poumons et les ganglions lymphatiques, à l’aide de techniques nécessitant le prélèvement précis de ces organes
Remplacement
La réponse du système immunitaire est un processus complexe qui fait intervenir de nombreux types de cellules et de molécules. À l’heure actuelle, il n’est pas possible de reproduire entièrement ce phénomène avec des méthodes in vitro. L’utilisation de la souris est donc nécessaire, car elle permet d’étudier de façon globale comment différentes cellules immunitaires sont recrutées et activées dans l’organisme. Le modèle de souris C57BL/6 traité à la bléomycine est bien connu et largement utilisé. Il s’agit de l’un des rares modèles non infectieux permettant de reproduire la formation de structures appelées « tissus lymphoïdes tertiaires », impliquées dans certaines réponses immunitaires
Réduction
Le nombre de 16 souris par année universitaire (soit 80 souris sur les 5 années du projet) est nécessaire et suffisant pour étudier la mise en place de la réponse immunitaire. Ce nombre permet également aux étudiants de travailler en binôme (16 étudiants par année), tout en limitant le nombre total d’animaux utilisés. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, des souris issues des excédents de reproduction de l’animalerie seront utilisées en priorité, lorsqu’elles sont compatibles avec les besoins de l’étude (âge, sexe et génotype). Des animaux pourront être commandés si nécessaire en complément
Raffinement
Les souris seront hébergées dans des cages propres et enrichies (2 à 5 animaux par cage), avec une période d’acclimatation d’au moins sept jours. Les administrations par voie nasale seront réalisées sous anesthésie gazeuse afin de limiter la douleur et le stress. Le bien-être des animaux sera assuré par une surveillance quotidienne réalisée par le personnel de l’animalerie, ainsi que par un suivi régulier (observation et pesée) effectué par l’expérimentateur deux fois par semaine après l’administration de bléomycine. Des critères d’évaluation permettront d’interrompre l’expérience si un animal présente un état de santé préoccupant. À la fin de la procédure, les souris seront mises à mort afin d’analyser la réponse immunitaire. Tous les gestes sont réalisés par l'équipe enseignante.
Choix des espèces
Le modèle souris, largement utilisé en laboratoire, a été choisi pour sa grande praticité et la connaissance approfondie de son système immunitaire. De plus, nous disposons des outils nécessaires pour analyser de manière précise les réponses immunitaires dans ce modèle Animaux adultes livrés à 6–7 semaines d’âge, un âge constituant un bon compromis garantissant une maturité suffisante du système immunitaire. Ils seront utilisés à 7–8 semaines pour le début des procédures
Formation à l’éthologie par la réalisation de travaux pratiques sur des modèles oiseaux à destination d’étudiant.e.s de licence et de master
- Enseignement supérieur
Former des étudiants de licence et de master à l'observation comportementale : 450 oiseaux, cailles japonaises et perdrix, vont être utilisés dans des travaux pratiques d'un niveau de souffrance léger. Chaque oiseau participe à cinq séances au maximum par an, de trente minutes à deux heures trente, est manipulé individuellement, isolé de son groupe entre cinq et vingt minutes, et exposé à un environnement nouveau, à des objets nouveaux ou à la rencontre de congénères. Aucun n'est tué, 300 étant comptés comme réutilisés et 150 comme rendus à l'élevage, le porteur indiquant qu'ils seront soit impliqués dans des activités de recherche, soit cédés à une association de réhabilitation. Ces séances enseignent la manipulation respectueuse des oiseaux, et le porteur signale que la rencontre entre cailles sexuellement développées peut entraîner des coups de bec et des "copulations forcées".
Objectifs
Ce projet est destiné à la formation dans le domaine de l'éthologie des étudiants de Licence de Biologie et de Master en Ethologie. Il a pour objectif de former les étudiants à la planification et la mise en œuvre de protocoles expérimentaux en éthologie, à la manipulation respectueuse des animaux, à l'observation standardisée des comportements, au recueil de données comportementales et à leurs analyses statistiques. Ces travaux pratiques permettent ainsi aux étudiants d’utiliser différents outils de caractérisation comportementale au travers de tests standardisés, validés dans la littérature et pour l’espèce concernée. Ils permettent également d'illustrer les effets de différents facteurs sur l’expression des comportements tels que l’espèce, le sexe, l’âge ou encore les conditions environnementales. Si la formation à l’éthologie passe dans un premier temps par l’utilisation de supports vidéo, la mise en pratique sur l‘animal vivant est indispensable d'un point de vue pédagogique. En effet, elle forme les étudiants aux contextes réels d‘observation comportementale et aux exigences du travail avec l‘animal (savoir-faire et savoir-être) dans le respect des exigences réglementaires et du bien-être animal.
Bénéfices attendus
Ce projet contribue à la formation des étudiants de Licence et de Master aux méthodes expérimentales utilisées en éthologie et en sciences du comportement. Il leur permet d'acquérir les compétences indispensables à la conception d'un protocole expérimental, à la manipulation respectueuse des animaux, au recueil standardisé de données comportementales, à leur analyse statistique et à leur interprétation critique. Les différents travaux pratiques illustrent des concepts fondamentaux en éthologie (utilisation du temps et de l’espace, processus cognitif, relations socio-sexuelles) et ses applications en contexte d’élevage ou de conservation. Ils permettent également de sensibiliser les étudiants aux principes des 3R (Remplacement, Réduction et Raffinement), à la réglementation encadrant l'expérimentation animale ainsi qu'à l'importance de l'évaluation du bien-être animal dans la conception des protocoles expérimentaux. Ces enseignements participent à la formation de futurs biologistes, vétérinaires, chercheurs, enseignants et professionnels amenés à travailler avec des animaux ou à concevoir, évaluer ou mettre en œuvre des protocoles impliquant des animaux. Les compétences acquises contribuent ainsi à améliorer, à plus long terme, la qualité scientifique des expérimentations et la prise en compte du bien-être animal dans les domaines de la recherche, de l'enseignement et de la gestion des animaux.
Procédures
Les abimaux ne seront soumis qu'à des observations comportementales en contexte d'environnement controlé. Ils pourront participer au maximum à 5 séances de TP au cours de l'année pour une durée par séance allant de 30 min à 2h30 (pour cette durée, l'oiseau n'est pas manipulé mais observé en libre exploration de son environnement).
Impact sur les animaux
Nuisances générales toutes espèces/ Les principales nuisances attendues sont liées aux manipulations nécessaires à la réalisation des travaux pratiques, à l'isolement temporaire des animaux de leur groupe social et à leur exposition à des situations nouvelles donc potentiellement anxiogènes. Ces différents éléments peuvent être la source de stress pour l’oiseau. Les animaux sont manipulés individuellement afin d'être placés dans les dispositifs expérimentaux puis replacés dans leur cage d'élevage à l'issue des tests. Selon les travaux pratiques, ils sont exposés à différents dispositifs comportementaux classiques (environnement nouveau, objets nouveaux, rencontre avec des congénères). Lorsqu’elle existe, la durée d'isolement est comprise entre 5 et 20 minutes selon les protocoles et n'excède pas 30 minutes, manipulation comprise. A noter que les cailleteaux utilisés lors des travaux pratiques ne sont jamais isolés de leur groupe social. Nuisances spécifiques pour les cailles japonaises / Les mêmes cailles japonaises sont utilisées au cours des différents travaux pratiques ce qui peut être également une source de nuisance. Dans certaines séances, la rencontre entre des cailles sexuellement développées peut entrainer l’apparition de comportements agonistiques (coups de bec) et de copulations forcées pouvant être source de stress pour l’oiseau.
Devenir
Les oiseaux seront gardés en vie et seront soit impliqués dans des activités de recherche soit cédés à une association de réhabilitation des animaux de laboratoire.
Remplacement
Une réflexion approfondie a été menée afin de réduire le recours aux animaux vivants dans les enseignements. Certaines séances ont été remplacées par des analyses de vidéos ou de jeux de données comportementales. Les travaux pratiques maintenus sur animaux vivants correspondent à un nombre limité de situations pour lesquelles l'observation directe présente une réelle plus-value pédagogique. Elle permet aux étudiants de développer leurs capacités d'observation dans des conditions proches de celles rencontrées en recherche, où les comportements doivent être identifiés et interprétés en temps réel, sans possibilité d'interrompre ou de revoir la scène. Elle permet également d'acquérir les compétences pratiques indispensables à une manipulation calme et respectueuse des animaux ainsi qu'à la mise en œuvre d'un protocole expérimental dans des conditions réelles. Les approches utilisant des vidéos et des jeux de données sont privilégiées dès lors qu'elles permettent d'atteindre les objectifs d'apprentissage.
Réduction
Le nombre d'animaux est déterminé en fonction des effectifs étudiants, du niveau de formation et des objectifs de chaque travail pratique. Sur une année universitaire, les mêmes cailles sont utilisées pour l’ensemble des séances de travaux pratiques à la fois au stade cailleteau et au stade adulte, ce qui permet de réduire le nombre d’oiseaux utilisés. Les différentes séances de travaux pratiques abordant des aspects différents en Ethologie, la réutilisation des animaux n’affecte pas la pertinence des données comportementales obtenues.
Raffinement
Les protocoles ont été conçus afin de limiter au maximum le stress et les contraintes imposés aux animaux. Ils reposent exclusivement sur des observations comportementales et n'impliquent aucune procédure invasive. Les manipulations sont réalisées par du personnel formé ou sous sa supervision. Les animaux sont habitués à la manipulation avant les travaux pratiques et lors de la séance, ils sont manipulés avec calme. Le temps de contention est limité au strict nécessaire. Les dispositifs expérimentaux sont installés à proximité des cages d'hébergement afin de réduire les temps de transport et de manipulation. Les animaux sont replacés dans leur groupe social dès la fin des observations. Les jeunes oiseaux ne sont jamais testés individuellement et sont soumis à des procédures de libre exploration peu contraignantes. Les travaux pratiques impliquant des rencontres sexuelles se réalisent avec des oiseaux précédemment appariés et dont la compatibilité a été validée. La caille japonaise formant un couple monogame en phase de reproduction, l’appariement avant les enseignements évite l’expression de comportements agonistiques. Pour limiter le stress de la participation des oiseaux aux différents travaux pratiques, des périodes de repos d’au moins 2 jours seront réalisés. Ces periodes ne pourront cependant pas être réalisées pour les séances avec les cailleteaux du fait d’une forte contrainte temporelle liée au développement rapide de l’espèce.
Choix des espèces
Les espèces retenues (cailles et perdrix) sont des modèles utilisés en recherche en comportement animal mais rarement utilisés lors de la formation des étudiants (à l’inverse du modèle rongeur). Aussi, leur utilisation au sein de cette formation permettra aux étudiants d'acquérir des compétences fondamentales et pratiques sur des modèles animaux présentant des caractéristiques comportementales, sensorielles et écologiques particulières. Cette diversité permet aux étudiants d'adapter leurs méthodes d'observation et leurs protocoles expérimentaux aux spécificités de chaque espèce, tout en les sensibilisant à la diversité des réponses comportementales observées au sein du règne animal. Elle constitue ainsi une préparation aux situations rencontrées en recherche et dans les métiers impliquant l'étude ou la gestion des animaux. Les cailles qui participent aux travaux pratiques ont de 3 jours à 8 mois selon les séances. Les perdrix qui participent aux travaux pratiques sont adultes, âge supérieur à 4 mois.
Obtention d’échantillons sanguins chez le rat pour des travaux pratiques en hématologie
- Enseignement supérieur
L'intégralité de leur sang prélevée par ponction intra-cardiaque, un rat par séance : 35 rats vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie profonde, tués avant tout réveil. Le sang recueilli alimente quatre ateliers d'hématologie destinés à des étudiants de quatrième année de pharmacie, vitesse de sédimentation, hématocrite, numération globulaire et frottis sanguin. Le porteur écrit qu'il ne peut pas remplacer ces rats faute de "sang artificiel" et d'approvisionnement en sang congelé. Il précise se fournir en rats de réforme venant de centre d'élevage, ou réutiliser des rats issus d'autres projets de l'établissement, si bien que la ponction cardiaque termine, pour une partie d'entre eux, un parcours expérimental commencé ailleurs.
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’obtenir du matériel biologique (échantillons sanguins) pour la réalisation des travaux pratiques (TPs) d’hématologie de 4ème année des études pharmaceutiques. Ces TPs permettent aux étudiants d’aborder des notions sur la composition du sang et la régulation des éléments constituant le sang. L’enseignant aborde d’un point de vue théorique les modifications que l’on peut observer en cas de pathologie sanguine. Lors de ces TPs, les étudiants analysent des bilans sanguins de patients et donnent un diagnostic sur la potentielle pathologie présente. Ces TPs entrent dans le cadre de la maquette règlementaire de la formation des pharmaciens. Les échantillons sanguins serviront à la réalisation de 4 ateliers pratiques sur l’hématologie lors de ces TPs : mesure de la vitesse de sédimentation, mesure d’hématocrite, numération globulaire et réalisation, coloration et analyse d’un frottis sanguin. Ces mesures apparaissent sur les bilans hématologiques d’où l’importance aux futurs pharmaciens de savoir comment elles sont réalisées.
Bénéfices attendus
Les TPs réalisés grâce à ces échantillons sanguins permettront aux étudiants de découvrir les tests hématologiques couramment utilisés en laboratoire et d’analyser les données collectées. Ainsi ils feront face à des résultats similaires à ceux qui seront présents sur les bilans hématologiques de leurs futurs patients et pourront comprendre les pathologies qui en découlent.
Procédures
Au cours de ce projet, les animaux subiront une injection d’analgésique (durée : 1 minute) et un prélèvement sanguin intra-cardiaque par voie percutanée sous anesthésie profonde et analgésie (durée : 5 minutes).
Impact sur les animaux
Au cours de ce projet, les effets indésirables prévus sur les animaux sont une injection d’analgésique (nuisance légère) et un prélèvement sanguin intra-cardiaque par voie percutanée sous anesthésie profonde et analgésie (acte sans réveil).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de ce projet car nous prélèverons l’intégralité de leur sang.
Remplacement
Comme les TPs nécessitent des échantillons sanguins frais afin d’avoir tous les éléments cellulaires les composant et qu’il n’existe pas de sang artificiel, et qu’il n’est pas possible de se fournir de sang congelé, nous ne pouvons pas effectuer de remplacement.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux, nous utiliserons 1 seul animal par séance de TPs. Nous emploierons une méthode de prélèvement permettant de collecter une grande quantité de sang nécessaire à la réalisation d’une séance de TPs.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des grandes cages comprenant des objets d’enrichissement afin d’améliorer leur bien-être. Ils seront surveillés quotidiennement et une attention particulière sera apportée à l’apparence physique externe des animaux et aux changements de comportements. Des points limites précoces ont été choisis pour garantir le bien-être des animaux. Afin d’éviter de produire des animaux pour ce projet, nous allons utiliser des animaux de réforme venant de centre d’élevage ou réutiliser des animaux issus d’autres projets de notre établissement utilisateur dans les conditions réglementaires de réutilisation. Pour le protocole de prélèvement de sang, les animaux seront anesthésiés profondément et analgésiés pour éviter toute douleur durant cet acte.
Choix des espèces
Le rat est très utilisé en physiologie et en pharmacologie car il présente des caractéristiques biologiques, et en particulier hématologiques, en nombreux points comparables à l’Homme. De plus, les normes physiologiques chez cette espèce sont bien connues permettant ainsi une comparaison avec les résultats obtenus lors des TPs en hématologie. Nous allons utiliser des rats de plus de 3 mois d’âge (stade adulte) afin de pouvoir récupérer une quantité de sang suffisante pour la réalisation des TPs.
Formation : raffinement et maintien des compétences des techniques d’administrations et de prélèvements chez la souris et le rat
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Rats : 50
Nés à l'animalerie sans le génotype ou le phénotype attendus, ou sortis d'études antérieures, 450 souris et 50 rats servent de support d'entraînement aux gestes techniques, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque individu subit jusqu'à dix gavages, injections intrapéritonéales, sous-cutanées, intraveineuses ou rétro-orbitaires, et prélèvements de sang à la veine caudale, mandibulaire ou au sinus rétro-orbitaire, la ponction intracardiaque étant suivie d'une mise à mort par dislocation cervicale. Le champ structuré du devenir range les 500 individus en réutilisation, alors que le texte annonce la mise à mort de tous à la fin des procédures, ce qui rend fausse la colonne devenir de cette fiche. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de méthode de substitution capable de restituer les comportements et les réactions des souris et des rats, et présente le projet comme un gain de "bien-être" pour les individus utilisés ensuite dans d'autres protocoles.
Objectifs
Les personnes travaillant avec des animaux de laboratoire doivent maitriser des gestes techniques plus ou moins complexes : administrations, prélèvements, technique de mise à mort. Leur formation initiale doit parfois être complétée par une formation spécifique, en fonction des études qu’ils seront amenés à faire et de l’évolution des connaissances et des pratiques. Pour ce projet, nous prévoyons d’utiliser au maximum 500 animaux (450 souris et 50 rats) sur une durée de 5 ans. Dans la très grande majorité des cas, il s’agira d’animaux nés au sein de l’animalerie et non utilisés dans les projets de recherche car ne remplissant pas les critères d’inclusion : génotype, phénotype (sexe, âge…) La personne en formation sera systématiquement accompagnée par une personne experte dont la maitrise est reconnue pour le geste. La formation se divisera en plusieurs étapes : formation théorique sans animaux, observation, réalisation sous une supervision directe. Pour valider l’acquisition des gestes, la personne experte tiendra compte de critères de réussite et de critères de réalisation, définis pour chaque geste technique.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra aux utilisateurs d’acquérir de nouveaux gestes ainsi que de l'expérience, raffiner les gestes et maintenir des compétences. Cela garantira un meilleur respect du bien-être des animaux utilisés à posteriori dans des projets expérimentaux.
Procédures
L'administration par voie orale (gavage) chez la souris et le rat sera réalisée sur animal vigile après contention et en moins de 30 secondes. L'administration par voie sous-cutanée chez la souris et le rat sur animal vigile après contention sera réalisée en moins de 30 secondes. L'administration par voie intrapéritonéale chez la souris et le rat sera réalisée sur animal vigile après contention et en moins de 30 secondes. L'administration par voie intraveineuse caudale sur animal anesthésié dans un premier temps puis vigile lors de la maitrise du geste sera réalisée en moins de 2 minutes. L'administration par voie rétro-orbitale sera réalisée sur animal anesthésié en moins de 30 secondes. Le prélèvement de sang au niveau de la veine caudale sera réalisé sur animal anesthésié dans un premier temps puis vigile lors de la maitrise du geste et sera réalisé en moins d'une minute. Le prélèvement de sang au niveau de la veine mandibulaire et sous-faciale sera réalisé sur animal vigile et durera moins d'une minute. Le prélèvement sanguin au niveau du sinus rétro-orbitaire sera réalisé sur animal anesthésié en moins de 30 secondes. Un animal subira au maximum dix fois l'une de ces procédures.
Impact sur les animaux
Les administrations en intrapéritonéale, sous-cutanée, par voie intraveineuse caudale ainsi que le gavage seront réalisés sur animal vigile après contention ce qui peut engendrer un stress à l'animal. Les prélèvements de sang (veine caudale, mandibulaire, sous faciale) seront réalisés sur animal vigile après contention ce qui peut engendrer un stress à l'animal mais également un affaiblissement de l'animal lié au prélèvement sanguin, c'est pourquoi les animaux seront observés régulièrement. L'administration et le prélèvement sanguin par voie rétro-orbitale seront réalisés sur animal anesthésié ayant reçu au préalable une goutte d’anesthésiant ophtalmique au coin de l’œil. Le prélèvement de sang par ponction intracardiaque sera réalisé sur animal anesthésié et ayant reçu une injection d’analgésique en sc au préalable. Cette injection sera réalisée sur animal vigil pouvant entrainer un stress. Le prélèvement durera moins de 5 minutes. A la suite de cette procédure l'animal sera euthanasié par dislocation cervicale.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures car les animaux auront subi au maximum dix procédures légères et/ou une procédure sans réveil.
Remplacement
Pour ce projet, il n’existe pas de méthode de substitution, qui pourrait restituer fidèlement les comportements et réactions des animaux et/ou la manipulation des tissus vivants. Ces gestes étant très spécifiques de l’espèce, ils doivent être acquis chez l’espèce cible.
Réduction
Les animaux seront issus d'études antérieures ou n'ayant pas le génotype ou le phénotype ciblés et utilisés pour plusieurs gestes techniques de ce projet lorsque ceux-ci sont compatibles.
Raffinement
Les animaux bénéficient d'un enrichissement social et physique dans la zone d'hébergement. Les animaux bénéficieront d'un environnement contrôlé (température, humidité, pression), avec alternance jour/nuit (12h/12h), accès à la nourriture et l’eau de boisson ad libitum, change des cages 1 fois/semaine, hébergement en groupe avec respect de la densité recommandée (nous gardons toujours les fratries ensemble afin de contribuer au bien-être tout en limitant l’agressivité entre mâles). Enfin, les animaux bénéficieront également d'un enrichissement constitué de coton et de « maisons » en carton afin de les stimuler, diminuer le stress et afin qu’elles puissent se construire un « nid ». Un suivi quotidien de l’état de santé des animaux sera réalisé avec une recherche systématique de points limites. Tous les gestes invasifs seront réalisés sous anesthésie générale avec une analgésie adaptée selon la procédure.
Choix des espèces
Les animaux qui seront utilisés dans ce projet correspondent à l’espèce cible autorisée pour l’établissement utilisateur, que les personnes en formation auront à manipuler au cours des expérimentations. De plus environ 60 % des animaux utilisés pour la recherche pré-clinique sont des souris. Les animaux utilisés dans ce projet seront des animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif de former le personnel sur l’animal à d’autres stades de développement.
Projet travaux pratiques – Castration, Supplémentation hormonale et Comportement
- Enseignement supérieur
Castrés chirurgicalement en une trentaine de minutes, puis soumis à quinze injections quotidiennes de testostérone, des rats mâles passent un test d'anxiété de cinq minutes et une rencontre sexuelle de trente minutes avec une femelle. 240 rats vont être utilisés sur cinq ans, 32 mâles et 16 femelles par session annuelle, chaque femelle étant employée pour deux mâles, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, pour des travaux pratiques destinés à former 50 à 75 étudiants. Le champ structuré du résumé classe les 240 rats comme rendus à l'élevage, alors que la narration annonce une mise à mort une à deux semaines après la fin du protocole, au cours d'autres travaux pratiques, pour utiliser leurs organes. Le porteur présente cette suite comme un moyen de "valoriser les animaux déjà utilisés", et affirme que les étudiants ainsi formés "amélioreront le bien être des futurs animaux avec lesquels ils travailleront".
Objectifs
Au niveau pédagogique, l’objectif de ce projet est de fournir aux étudiants une formation pratique approfondie en Neurosciences et Physiologie leur permettant de mettre en application les connaissances théoriques acquises précédemment. Ces travaux pratiques visent à consolider : - Les compétences acquises dans le cadre de la formation réglementaire en expérimentation animale de niveau Praticien sur Rongeurs précédemment validée lors du parcours de formation initiale des étudiants. Dans ce projet, les étudiants ont à prendre en charge l’ensemble des étapes d’un protocole expérimental, depuis sa préparation jusqu’à l’analyse et l’interprétation des résultats. Cette approche leur permet de développer leur maîtrise pratique des procédures d’expérimentation animale, leur autonomie et leur capacité à conduire un projet expérimental dans son entièreté. - Des compétences en physiologie et démarche scientifique. L’objectif est alors d’étudier les effets comportementaux de la castration chirurgicale chez le rat et de déterminer dans quelle mesure une supplémentation en testostérone permet de restaurer ces effets. La formation est organisée sous la forme d'une session annuelle de travaux pratiques d'une durée de six semaines. Chaque session permet de former entre 10 et 15 étudiants, répartis en groupes de cinq étudiants maximum et intervenant à tour de rôle de façon quotidienne tout au long du protocole expérimental. Un effectif annuel de 48 animaux permet ainsi la formation pratique de l'ensemble des étudiants aux différentes étapes expérimentales, tout en limitant le nombre d'animaux utilisés par la mutualisation des animaux entre les groupes d'étudiants. Sur les cinq années de validité du projet, cinq sessions sont prévues, permettant ainsi de former entre 50 et 75 étudiants pour un effectif maximal total de 240 animaux.
Bénéfices attendus
L’analyse du devenir des étudiants des années précédentes montrent que ce projet de travaux pratiques constitue avec la certification en expérimentation animale obtenue précédemment, un plus non négligeable favorisant leur acceptation en stage ainsi que leur insertion professionnelle. Grâce à cette formation, les étudiants améliorent leurs pratiques et donc amélioreront le bien être des futurs animaux avec lesquels ils travailleront.
Procédures
Les rats mâles seront soumis à une chirurgie de castration d’une durée de l’ordre de 30 min, 2 injections sous la peau de médicament diminuant la douleur d’une durée de quelques secondes chacune, puis une injection quotidienne durant les 5 jours de la période après chirurgie du même médicament, 15 injections d’hormones sexuelles masculines (une par jour), et à 2 tests comportementaux de durée respective de 5 (test d’anxiété) et 30 min (rencontre et coït avec une femelle), chaque test étant réalisé à des jours différents. Les rats femelles seront soumises à 3 injections d’hormones féminines (une injection par jour durant 3 jours) d’une durée de quelques secondes chacune, et à la rencontre et coït avec un mâle (la même femelle est utilisée pour étudier le comportement sexuel de 2 mâles lors de 2 sessions différentes).
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sont les suivants : 1) la chirurgie de durée courte peut entraîner un risque de stress post-chirurgical faible, avec une douleur qui reste limitée et passagère , 2) les injections sous-cutanées quotidiennes lors de la supplémentation hormonale peuvent entraîner un léger stress de situation lié à la prise en main de l’animal et une douleur très légère au site d’injection durant quelques secondes, et 3) la réalisation des tests comportementaux peut entraîner un léger stress de situation, de courte durée (5 mins et 30 mins).
Devenir
À l’issue de la procédure expérimentale, les animaux seront maintenus en vie pendant une à deux semaines dans l’animalerie. Ils seront ensuite mis à mort lors de la réalisation d’autres travaux pratiques, afin de permettre leur transfert en salle de travaux pratiques et l’utilisation de leurs organes dans le cadre de ces enseignements. Cette organisation permet de valoriser les animaux déjà utilisés dans le présent projet et d’éviter le recours à des animaux supplémentaires pour ces autres activités pédagogiques.
Remplacement
Le recours à des animaux vivants est nécessaire pour permettre aux étudiants d’acquérir une expérience pratique dans la réalisation et le suivi d’une étude sur l’animal, qui ne peut être reproduite à l’aide de vidéos ou de simulations. Cette formation leur permet de mettre en pratique les connaissances acquises au cours de leur cursus, d’apprendre à manipuler et à suivre les animaux dans le respect de leur bien-être et de comprendre comment sont réalisés et analysés des travaux expérimentaux. Cette expérience pratique constitue une préparation importante à leur future activité professionnelle et favorise ainsi leur acceptation en stage et leur insertion professionnelle, notamment pour les étudiants amenés à travailler dans des domaines utilisant des modèles animaux.
Réduction
Le nombre de rats mâles prévu par an dans ce projet est de 32 répartis en 4 groupes de 8 animaux chacun. Le nombre de 8 rats par groupe est celui estimé être suffisant et nécessaire pour permettre une exploitation statistique des résultats avec une puissance statistique satisfaisante (>60%). Une puissance statistique nécessaire à la mise en évidence significative des effets recherchés est importante pour que des étudiants de 2ème année de master puisse conduire un plan expérimental à son terme et être dans des conditions d'exploitation des résultats comparables à celles dans lesquelles ils seront lors de leur carrière future. Il faut également ajouter 16 femelles qui seront utilisées pour le test de comportement sexuel. Afin de réduire le nombre d’animaux, 1 femelle sera utilisée pour tester 2 mâles. Le nombre total d’animaux nécessaire est donc de 32 mâles et 16 femelles soit 48 animaux par année universitaire. Le nombre total d’animaux pour ce projet pour une durée de 5 ans est donc de 240 rats.
Raffinement
La procédure chirurgicale de castration sera réalisée sous anesthésie générale. Les animaux seront maintenus pendant la procédure sur des tapis chauffants. Un antalgique sera administré une première fois en pré-opératoire puis après le réveil des animaux. Le traitement sera poursuivi dans les 5 jours suivant la chirurgie. Une surveillance quotidienne de l’état général des animaux sera mise en place et une surveillance accrue de la cicatrisation aura lieu dans la période des 5 jours post-chirurgie. Les manipulations réalisées par les étudiants seront systématiquement réalisées sous la surveillance d’un enseignant-chercheur.
Choix des espèces
Le rat est utilisé pour ses caractéristiques physiologiques bien connues. Sa taille facilite son élevage et ses qualités au plan de leur comportement social facilitent la coopération et la manipulation par les étudiants. Cette espèce animale présente donc toutes les qualités requises par rapport aux exigences qui sont imposées par ce type d’enseignement. Pour ce projet, des rats mâles âgés de 8 semaines seront utilisés et les tests comportementaux réalisés un mois après la castration, c’est à dire avec des animaux âgés de 12-13 semaines.
Enseignement de propédeutique de l’appareil génital des carnivores domestiques
- Enseignement supérieur
Un léchage excessif, une perte de poils ou des déplacements répétitifs entraînent l'évaluation immédiate du chien concerné et, s'il le faut, l'interruption du protocole pour lui. 14 chiens adultes, âgés de 4 à 6 ans, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, et tous restent en vie à l'issue. Les femelles subissent un frottis vaginal et une insémination artificielle, les mâles une récolte de sperme, une heure par semaine pendant dix semaines ou deux fois par semaine pendant cinq semaines, selon les emplois du temps des étudiants. Ces examens servent à former 160 étudiants vétérinaires par an, l'intérêt du projet résidant, selon l'établissement, dans une "offre de formation" destinée à leur donner un niveau d'expertise.
Objectifs
L’objectif principal de ce projet est la formation d’étudiants vétérinaires. Il est nécessaire pour permettre aux étudiants de comprendre la mise en œuvre des différents examens de l’appareil génital et de les pratiquer en toute sécurité tant pour l’animal, pour le propriétaire que pour eux-mêmes. Ces examens sont dans un premier temps réalisé par l’enseignant pour démonstration puis, sous son contrôle direct, par les étudiants pour apprentissage.
Bénéfices attendus
L’intérêt de ce projet réside dans l’offre de formation avec des approches d'enseignement dans le but d’offrir un niveau d’expertise à des étudiants vétérinaires.
Procédures
Les animaux vigiles seront soumis à un examen clinique de leur appareil génital. Les femelles seront soumises à un frotti vaginal et une insemination artificielle et les males à une récolte de sperme. La procédure dure 1h maximum, une fois par semaines pendant 10 semaines ou 2 fois par semaines pendant 5 semaines selon les emplois du temps des étudiants.
Impact sur les animaux
D’après notre expérience sur la plateforme, cette procédure est bien tolérée par les animaux. Les examens réalisés ne sont pas douloureux dans les conditions de mise en œuvre mais peuvent être générateurs de stress.
Devenir
A la fin de la procédure, tous les animaux sont maintenus en vie car la procédure est très bien tolérée par les animaux. il n'y a pas d'effet cumulatif.
Remplacement
Le chien est l’espèce cible et il n’existe pas de modèle ou moyen alternatif.
Réduction
Le nombre d’animaux est réduit au minimum ainsi que la taille des sous-groupes d’étudiants afin de pouvoir effectuer les démonstrations et les gestes pratiques dans les meilleures conditions pour les animaux. Cette procédure permettra de former 160 étudiants par an.
Raffinement
Le bien-être des animaux sera surveillé tout au long des journées d’enseignement et également les journées suivantes par le personnel animalier. Une attention particulière est portée à la détection précoce de signes de stress ou de comportements anormaux. Les soigneurs et vétérinaires sont formés à identifier notamment les comportements stéréotypés (tournis, déplacements répétitifs), les comportements de léchage ou de prurit excessif, l’apparition d’alopécie ou tout autre comportement évocateur de mal-être. L’apparition de tels signes entraîne une évaluation immédiate de l’animal et, si nécessaire, une interruption du protocole pour l’animal concerné, conformément à nos critères d’arrêt anticipé
Choix des espèces
Le chien est l'espèce cible. Eu égard à la nature de ce projet, il n’y a absolument (et à l’évidence) pas d’alternative qui permettrait leur remplacement Les animaux sont des adultes (4 et 6 ans) afin de reproduire le type d’examen clinique que les étudiants auront à faire dans l’exercice professionnel.
Diplôme universitaire de microchirurgie – MODIFICATION
- Enseignement supérieur
1 060 rats vont être opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Chacun subit une seule intervention de microchirurgie, d'une durée pouvant aller jusqu'à quatre heures trente, pratiquée au microscope sur ses vaisseaux abdominaux ou carotidiens par des chirurgiens qualifiés ou en formation et par des vétérinaires. Le porteur signale, pendant l'intervention, des risques de ralentissement cardiaque, de difficulté respiratoire, d'hypothermie et de rupture vasculaire, et présente l'absence de réveil comme la façon d'épargner aux rats les douleurs, hémorragies et caillots post-opératoires. Ces séances valident un diplôme universitaire, que le porteur décrit comme une formation "indispensable" pour tout chirurgien ou vétérinaire se destinant à la microchirurgie, sous le credo qu'il attribue à la haute autorité de santé, "Jamais la première fois sur le patient".
Objectifs
Ce diplôme universitaire (DU) a pour but l’enseignement de la microchirurgie (chirurgie qui permet de pratiquer avec un microscope opératoire et grâce à des instruments spéciaux des interventions très précises sur des organes de petites dimensions) dans le cadre de spécialité chirurgicales, pour des chirurgiens qualifiés ou en formation et des vétérinaires. Ce DU concerne de nombreuses spécialités : chirurgie maxillo-faciale, plastique, orthopédique, ophtalmologique, Orl, urologie, pédiatrie mais aussi les vétérinaires. Les applications de la microchirurgie sont nombreuses : réimplantation de membre, transplantation d’organe, réparation de lésions nerveuses et vasculaires, et les cas de reconstructions. Cette activité nécessite une formation spécifique en dehors de la formation au bloc opératoire. Après de nombreuses séances d’observation vidéo, de chirurgie sur substituts et pièce anatomiques, il est encore nécessaire de recourir à des séances de formation avec des animaux pour se retrouver dans la situation d’un tissu vivant, mobile et vascularisé et de pouvoir contrôler la perméabilité vasculaire.
Bénéfices attendus
L’acquisition des compétences à la dissection et à la suture sous microscope est grandement facilitée et sécurisée tant en chirurgie humaine que vétérinaire après une initiation suivie d’un entrainement solide sur modèle vivant. Il s’agit d’une formation indispensable pour tous chirurgiens ou vétérinaires qui se destinent à pratiquer l’une au l’autre des techniques microchirurgicales. Les compétences acquises seront applicables dès la fin de la formation.
Procédures
Les animaux sont susceptibles d’être soumis à de la contention, à une procédure d’anesthésie par injection ou par voie gazeuse, et à des procédures chirurgicales. Même si différentes techniques microchirurgicales seront enseignées à l'occasion de cette formation, chaque animal ne suivra qu'une seule procédure chirurgicale qui sera sans réveil et d'une durée n'exédant pas 4h30.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables possibles pouvant être observés sont : contention, douleur et/ou stress liés à la réalisation de l'anesthésie des animaux (par injection ou voie gazeuze). Par ailleurs, compte tenu du caractère « formatif » de ce projet, aucune des techniques opératoires étudiées ne se clôturera par le réveil de l’animal qui pourrait l’exposer à des complications post-opératoires telles que des douleurs, des hémorragies ou la formation de caillots sanguins. Néanmoins, demeure présent en cours d’intervention, le risque de survenue d’un problème anesthésique (ralentissement cardiaque, difficulté respiratoire), d’une hypothermie, ainsi que celui d’une rupture vasculaire.
Devenir
Afin d'éviter aux animaux utilisés dans ces travaux pratiques d'être exposés à des complications post-opératoires, l'ensemble des animaux sont euthanasiés avant leur réveil.
Remplacement
Préalablement aux travaux sur les animaux, différentes techniques alternatives, ne faisant pas appel à l’utilisation d’animaux, sont mise en place. En effet, l’acquisition de la gestuelle de base en microchirurgie sera réalisée grâce à des travaux pratiques sur substituts, et pièces anatomiques, en remplacement de l’animal. L'acquisition des gestes de base par des méthodes alternatives est un pré-requis obligatoire à l'apprentissage sur animaux.
Réduction
La réduction du nombre d’animaux est rendue possible par la mise en place de phase successive d'acquisition des techniques microchirurgicales : d’abord sur substituts et pièces anatomiques et enfin sur animaux, d’une part. Et d'autre part, lorsqu’une procédure chirurgicale est réalisée, plusieurs techniques microchirurgicales pourront, si cela est possible, être réalisées et/ou enseignées au cours de cette même intervention (même période anesthésique). Toutefois, chaque animal ne sera soumis qu’à une seule procédure chirurgicale et ne participera pas à plusieurs interventions distinctes. Le nombre d’animaux est limité au minimum (1060 animaux). L’utilisation de substituts et pièces anatomiques lors des premières séances de TP permet d’acquérir les compétences de base en microchirurgie sans recourir directement à l’animal, contribuant ainsi à réduire le nombre d’animaux nécessaires. Par ailleurs, lorsque cela sera possible, et afin de diminuer au maximum le recours aux animaux, nous réemploirons des animaux issus de procédures classées légères ou modérées.
Raffinement
Ce n'est qu'après la validation de l'acquisition de la gestuelle de base, que les étudiants pourront continuer leur apprentissage sur des animaux. L’entraînement sur substituts et pièces anatomiques lors des premières séances de TP contribue au raffinement des procédures, en garantissant la maîtrise des gestes de base avant leur application sur l’animal. Afin d’assurer le bien-être de ceux-ci, ils seront hébergés dans des conditions de température, d’humidité et de ventilation optimales. Ils bénéficieront d’un enrichissement varié : - tactile (buchette, litière foisonnante, tube en carton), - sociale (groupe sociaux stables), - visuel (cages transparente) - et sonore (fond musicale). Par ailleurs, toutes douleurs interventionnelles seront exclues par l’utilisation d’anesthésique et d’analgésique. Il est à noter qu’aucun animal ne fera l’objet de plus d’une procédure chirurgicale ni ne sera réveillée au terme de cette procédure. De plus, des points limites ont été définis permettant de stopper immédiatement la chirurgie et de mettre fin à la vie d'un animal si cela s'avérait nécessaire (problème respiratoires, hemorragie, lésion d'un organe).
Choix des espèces
"Jamais la première fois sur le patient", tel est le credo de la haute autorité de santé. Il est bien évident que pour des raisons de sécurité, l'apprentissage des techniques microchirurgicales ne peut s'effectuer sur le patient. Ce type de chirurgie nécessite de travailler in vivo pour maitriser les problèmes liés au sang (thrombose, hémorragie, hémostase…) et pour vérifier la perméabilité des sutures. L’animal de prédilection est le rat, tant pour sa robustesse à l’anesthésie, que pour ses dimensions et son anatomie. En effet la taille de ses vaisseaux en particulier abdominaux et carotidiens, sont comparables aux structures vasculaires observées chez l’homme. Les rats utilisés seront de jeunes adultes (rats de 7 à 9 semaines). Leur taille étant adaptée au matériel chirurgical utilisé. Et de constitution suffisamment robuste pour supporter sans difficulté une anesthésie de 3 à 4 heures.
Utilisation d’animaux pour l’entretien de l’insectarium et pour les travaux pratiques de parasitologie
- Enseignement supérieur
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chats : 18
Chiens : 6
Bovins : 6
Répartis en 18 lapins, 18 chats, 6 chiens et 6 bovins, 48 animaux non-humains sont utilisés pour nourrir des élevages de phlébotomes, de moustiques, de stomoxes et de puces, et pour fournir du sang aux travaux pratiques d'étudiants vétérinaires, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque lapin peut subir jusqu'à 78 infestations d'une heure par 80 phlébotomes ou moustiques posés sur ses oreilles, chaque chat jusqu'à 160 infestations de vingt puces qui piquent jusqu'à une dizaine de fois par jour, chaque chien jusqu'à 260 prises de sang en cinq ans et chaque bovin jusqu'à 90. Les chats et les lapins passent leurs nuits en cage individuelle pour permettre le recueil des œufs de puces ou des fèces, le porteur précisant que pour les chats ces cages sont plus petites que les normes standard d'hébergement. Le porteur écrit que ces lapins, chats, chiens et bovins sont maintenus en vie et pourront être réutilisés ou proposés à l'adoption, sans mentionner les huit mises à mort que le décompte structuré du résumé fait apparaître.
Objectifs
L’objectif de ce projet est l’entretien d’un insectarium maintenant en élevage de laboratoires des phlébotomes, des moustiques, des stomoxes et des puces dans l’établissement, afin de pouvoir réaliser des études de développement de médicaments antiparasitaires, ainsi que la formation des étudiants vétérinaires à la réalisation d’examen complémentaires (frottis sanguins) en parasitologie. Les parasites externes des carnivores domestiques (insectes ou acariens : phlébotomes, moustiques, puces, tiques) et des animaux de production (mouches piqueuses hématophages) peuvent causer diverses nuisances aux animaux (prurit, douleur, allergies…) et transmettre des maladies vectorielles qui sont, pour certaines, des zoonoses. La leishmaniose par exemple, transmise par la piqûre des phlébotomes, est une des maladies vectorielles les plus importantes en Europe chez le chien. Présente dans 80 pays du monde et en extension, cette maladie transmissible à l'homme peut provoquer chez le chien des signes cutanés et viscéraux, qui sans traitement conduisent à la mort de l’animal. Tout chien infecté le reste à vie et représente une source de parasites pour l’homme. Les stomoxes, quant à eux, sont des mouches piqueuses harcelantes des bovins, à l’origine de nuisances directes (perturbation du bien-être, piqures douloureuses, spoliation sanguine) et indirectes (transmission d’agents pathogènes : bactéries, parasites, virus, tel que celui de la dermatose nodulaire contagieuse). Elles sont également à l’origine de pertes économiques importantes pour les éleveurs. Le développement d'antiparasitaires externes ayant pour but de protéger les animaux contre ces parasites est donc un enjeu de santé animale et humaine. Pour évaluer un nouveau produit ou pour obtenir une autorisation de mise sur le marché d'un nouveau médicament vétérinaire, différentes études sont obligatoires et nécessitent de disposer des insectes ou acariens ciblés. Ceux-ci ont besoin d’être nourris régulièrement avec du sang de mammifères afin de pouvoir se reproduire et certaines de leurs larves sont nourries avec un aliment dont la préparation nécessite des fèces des lapins. Il est par ailleurs essentiel que les étudiants vétérinaires soient formés au diagnostic de ces maladies vectorielles au cours de leur cursus de formation et l’apprentissage de la réalisation de frottis sanguin fait partie des travaux pratiques en parasitologie.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont, à court terme, la formation des étudiants en parasitologie, ainsi que la pérennité de l’insectarium et la reproduction des insectes, permettant de disposer des parasites nécessaires aux tests d’efficacité d’antiparasitaires vétérinaires, et à moyen terme, la mise sur le marché de ces médicaments. Ces insectes servent également à des projets de recherche permettant de mieux comprendre les modalités de transmission vectorielle et les mécanismes de résistance aux insecticides. A plus long terme, les produits développés et testés au sein de l’établissement utilisateur ont pour objectifs de prévenir la transmission des maladies vectorielles à l’animale et pour certains à l’homme. Une meilleure compréhension des mécanismes de transmission des agents infectieux vectorisés et de la résistance aux insecticides permettra respectivement de proposer des méthodes de lutte adaptées pour la prévention des maladies et contourner la résistance
Procédures
- Les lapins seront soumis à des piqures d’insectes (80 phlébotomes ou moustiques) au niveau de leurs oreilles uniquement, sur animal vigile, pendant 1h maximum, toutes les 2 semaines maximum, soit un maximum de 78 infestations d’une durée d’1h pendant toute la durée du projet. Chaque insecte pique généralement une seule fois à chaque infestation. La piqure est très brève (environ 1 seconde), puis l’insecte reste fixé le temps de son repas sanguin 3 à 5 minutes avant de se détacher. Les lapins sont également utilisés pour des recueils de fèces permettant de préparer l’aliment des larves de phlébotomes. Pour cela, ils doivent ponctuellement, 2 à 3 nuits par mois, être placés en cages individuelles sur grille pendant la nuit (15h maximum). - Les chats seront soumis à des piqures de puces sur animal vigile avec 20 puces par infestation hebdomadaire, pendant une durée de 2 mois, tous les 3 mois maximum, soit un maximum de 160 infestations (dépôt de 20 puces sur leur pelage) pendant toute la durée du projet. Chaque puce peut piquer jusqu’à une dizaine de fois chaque jour. La piqure de puce est très brève (environ 1 seconde), puis la puce reste fixée le temps de son repas sanguin 3 à 5 minutes avant de se détacher. Les chats recevront également un comprimé d’antiparasitaire externe par voie orale tous les 3 mois maximum soit 20 administrations maximum pendant toute la durée du projet. Chaque administration dure 2 minutes. Pendant les périodes d’infestation, les animaux sont isolés chaque nuit (15h maximum) dans une cage individuelle de 1 m2 permettant de recueillir les œufs de puces qui tombent de leur pelage afin de maintenir l’élevage d’insectes. - Les chiens seront soumis au maximum à une prise de sang par semaine, d’une durée de 3 minutes maximum, sur animal vigile, pendant toute la durée du projet, soit au maximum 260 prises de sang sur 5 ans. - Les bovins seront soumis à une prise de sang toutes les 3 semaines, d’une durée de 15 minutes maximum, sur animal vigile, pendant toute la durée du projet, soit au maximum 90 prises de sang sur 5 ans.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables possibles pour les animaux sont : - une douleur, un prurit excessif ou le développement d’une allergie liés aux piqures d’insectes - une douleur ou une phlébite liée aux prélèvements sanguins répétés - un isolement temporaire en cage individuelle au cours de la nuit pour les chats et les lapins. Pour les chats, les dimensions de ces cages individuelles sont inférieures aux normes standard d’hébergement.
Devenir
Pendant toute la durée du projet, les animaux sont maintenus en vie, ont un suivi vétérinaire régulier et restent dans la colonie de l’établissement utilisateur. A la fin de ce projet, ou en cas d’exclusion de ce projet, ils pourront soit être utilisés dans un autre projet (après évaluation vétérinaire), soit être proposés à l’adoption.
Remplacement
Les nourrisseurs artificiels permettent de remplacer partiellement l’exposition directe d’animaux aux piqures d’insectes. Des essais ont préalablement été réalisés pour essayer des solutions nutritives artificielles afin de nourrir les insectes, mais elles ne permettent pas leur reproduction en quantité suffisante pour l’entretien d’un insectarium. Le développement de solutions adaptées reste une alternative potentielle pour l’avenir mais ne peut pas encore actuellement être mis en œuvre. De plus, les insectes sont principalement élevés pour réaliser des tests d’efficacité d’antiparasitaires sur animaux. Or, lorsqu’ils sont exclusivement nourris sur des systèmes artificiels, ils perdent progressivement leur attraction naturelle vers l’animal, ce qui les rend inutilisables pour cet objectif scientifique. Enfin, lorsqu’il s’agit de sélectionner des puces résistantes à certains antiparasitaires spécifiques, il n’est pas possible de reproduire artificiellement la peau d’un animal traité. Du sang animal reste donc nécessaire pour remplir ces nourrisseurs et ces dispositifs ne permettent qu’une substitution partielle des infestations directes sur animal. Des fèces de lapin restent également nécessaires pour la préparation de l’aliment des larves de phlébotomes, ainsi que du sang animal pour l’apprentissage de la réalisation de frottis sanguins à des fin de diagnostic vétérinaire, sans méthodes alternatives existantes.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimal d'animaux de chaque espèce pour réaliser en continu les travaux pratiques de parasitologie et l’entretien de l’élevage en adaptant les prélèvements et infestations aux besoins strictement nécessaires.
Raffinement
Tous les animaux disposent d’élément d’enrichissement adaptés à l’expression de leur comportements naturels dans leurs hébergements et ont un programme de sorties, de jeu et/ou de manipulation : Les chiens disposent de balles, jouets en caoutchouc, plateformes de repos, et sont sortis quotidiennement dans le couloir de l’hébergement pour une courte activité de jeu avec le personnel. Ils sont également sortis dans un parc extérieur de détente ou promenés en laisse une fois par semaine (sauf conditions météo défavorables). Ils sont régulièrement habitués à monter sur la balance, être brossés et amenés en salle d’examen et récompensés à chaque occasion. Les chats disposent de paniers maisonnettes, griffoirs, jouets, tablettes surélevées et d’arbre à chats, ils sont sortis dans le couloir de l’hébergement une fois par semaine. Ils sont également régulièrement habitués à être pesés, brossés et amenés en salle d’examen et récompensés à chaque occasion. Les lapins disposent de maisonnettes, d’éléments à ronger et sont régulièrement caressés et manipulés. Ils sont également sortis dans le couloir de leur hébergement pendant le nettoyage de leur enclos. Les bovins sont hébergés en extérieur et sont régulièrement manipulés, habitués au licol et récompensés à chaque occasion. Le nourrissage des insectes sans infestation directe des animaux est préférentiellement pratiqué quand cela est possible. Lorsque des infestations sont pratiquées sur les lapins, une crème antiprurigineuse est systématiquement appliquée localement. Lorsqu’ils ne sont plus utilisés, les animaux sont tous proposés à l’adoption.
Choix des espèces
Ces espèces répondent aux critères biologiques naturels des insectes hématophages (attractivité, compatibilité physiologique) et aux contraintes pratiques nécessaires. Les lapins sont utilisés pour les infestations par les phlébotomes et moustiques, leur taille et leur docilité permet de réaliser des infestations sur animal vigile, en exposant seulement leurs oreilles, qui offrent une grande surface cutanée facile d’accès permettant aux insectes de se nourrir efficacement. Leurs fèces sont pertinentes pour le nourrissage des larves de phlébotomes. Les chats sont pertinents pour le nourrissage et la reproduction des puces, car ce sont les hôtes préférentiels de ces parasites et ils les supportent naturellement. Les chiens sont utilisés pour les prélèvements de sang utilisés lors des travaux pratiques de parasitologie car ils sont représentatifs des carnivores domestiques soignés en clientèle. Les chiens sont également utilisés, de même que les bovins, pour obtenir le sang nécessaire à l’entretien des élevages de stomoxes et pour les nourrisseurs artificiels : les prélèvements sont faciles à réaliser et ils peuvent fournir en quantité suffisante le sang nécessaire pour alimenter les insectes. Des animaux adultes, sans préférence d’âge sont nécessaires. Nous prévoyons de travailler sur des animaux âgés de plus de 6 mois.
Travaux Pratiques d’introduction à l’expérimentation animale et de physiologie animale chez le rongeur
- Enseignement supérieur
Pour que des étudiants d'IUT s'exercent à tenir une souris dans la main et à lui faire une injection, 70 souris femelles vont être utilisées sur cinq ans, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal subit plusieurs contentions brèves pendant une heure de séance, puis jusqu'à deux injections de sérum physiologique, les mêmes souris servant à deux groupes successifs dans la journée. Le porteur prévoit d'interrompre l'exercice en cas de ventilation anormale, de mettre à part une souris tombée au sol et de la surveiller un quart d'heure, et de tuer sur place tout animal montrant des signes de détresse après une injection. Toutes sont tuées à l'issue, un règlement sanitaire interdisant leur retour en animalerie, puis congelées et disséquées l'année suivante dans d'autres travaux pratiques, ce qui évite d'en acheter.
Objectifs
L'objectif de ces TP est de répondre au programme pédagogique national (PPN) et permettre à nos étudiants d'avoir des compétences qui leur permettent, à la suite de la formation ou lors de leur stage obligatoire, de travailler directement dans des laboratoires de recherche dont les projets nécessitent l'usage de modèles animaux.
Bénéfices attendus
Ces TP sont très importants dans le cursus des étudiants et entrent dans le cadre d'une formation applicateur que nous avons mise en place à l'IUT. Leur formation doit les amener à être directement opérationnels en laboratoire de recherche, et notamment pour avoir l'autorisation d'accéder aux animaleries de recherche. La séance de TP (contention sur la souris) permet de les confronter à la réalité de l’expérimentation animale, et de les sensibiliser au respect absolu de la réglementation (respect de la règle des 3R), en particulier aux procédures de raffinement.
Procédures
Les animaux seront utilisés pour l’apprentissage de la contention manuelle et, pour les étudiants volontaires, pour la réalisation d’une injection de sérum physiologique sous supervision directe des enseignants. Contention manuelle : chaque étudiant s’exercera à la contention sur des périodes très courtes, de l’ordre de quelques secondes par tentative. La période d’apprentissage de la contention dure environ 1 heure par groupe. Chaque animal pourra faire l’objet de plusieurs contentions brèves au cours de cette période. Injection de sérum physiologique : les étudiants volontaires pourront réaliser une injection de sérum physiologique sous le contrôle direct des enseignants. La durée de contention/manipulation associée à l’injection est estimée à environ 45 secondes par animal. La partie dédiée aux injections dure environ 45 minutes par groupe. Les mêmes animaux pouvant être utilisés pour deux groupes successifs au cours d’une même journée, chaque animal recevra au maximum deux injections de sérum physiologique sur la journée.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables possibles liés à ce projet sont : 1) un stress lié à la manipulation des souris pour l'apprentissage de la contention, 2) une douleur de courte durée suite aux injections pratiquées par les apprenants.
Devenir
Pour des raisons sanitaires, pour éviter toute introduction de germe qui pourrait s'avérer fatale pour l'ensemble des animaux de l'animalerie, le règlement interdit la ré-introduction d’animaux après expérimentation. Ainsi, tous les animaux sont euthanasiés à l'issue des TP. Une fois euthanasiés, les animaux seront congelés et utilisés ultérieurement pour des TP d’anatomie/dissection.
Remplacement
Nos étudiants sont destinés à être de futurs techniciens de laboratoire, devant assister leurs collègues, notamment dans leurs projets impliquant de l'expérimentation animale. Il n’existe actuellement aucune méthode substitutive satisfaisante qui permettrait le remplacement de ces séances telles qu’elles ont été conçues pour préparer les étudiants à la réalité des procédures en laboratoire de recherche et au respect de la règle des 3R. Pour autant, nous avons introduit une séance de travaux pratiques sur animaux factices (peluche) afin de préparer les étudiants à la séance de TP portant sur la contention et les voies d'administration. Cette séance complète les tutoriels et poster que nous leur montrons au cours des enseignements théoriques. Par ailleurs, des casques de réalité virtuelle ont été commandés par un autre département de notre IUT avec lequel nous projetons de monter un nouveau module pour montrer les étapes de dissections et de chirurgie.
Réduction
Les mêmes souris seront utilisées pour les TP de contention des 2 groupes, qui se déroulent l'un à la suite de l'autre. Ainsi, 14 souris seront utilisées (une souris par étudiant de chaque groupe) par an, soit 70 souris pour 5 ans. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés dans le cadre de la formation, toutes les souris seront des souris femelles. En effet, dans le cadre des TP d’anatomie/dissection qui ont lieu l’année suivante, le système de reproduction femelle est étudié. Ainsi, après euthanasie, les souris des TP seront congelées et réutilisées pour des TP d’anatomie/dissection l’année suivante, évitant ainsi d'acheter des animaux déjà euthanasiés et congelés chez un fournisseur. Aucune analyse statistique ne sera entreprise dans la mesure où le projet est totalement dédié à la formation (travaux pratiques).
Raffinement
La formation ne dispose pas d’animalerie. Nous utilisons donc l’animalerie dédiée à la recherche qui existe sur le site. Les animaux sont réceptionnés au minimum 5 jours avant chaque TP. Les animaux sont stabulés dans des cages adaptées à la règlementation pour les souris. Afin de préparer au mieux les étudiants aux TP nécessitant une contention des souris, une vidéo tutorielle et un poster sont présentés en cours, puis une première séance pratique est réalisée avec des animaux factices pour apprendre la contention. Cette séance permet de réduire le stress des étudiants et des souris. Dans le cadre des séances de TP sur les souris, les essais de contention seront interrompus en cas de signe de ventilation anormale du fait d'une mauvaise manipulation des animaux. Si une souris tombe à terre, elle sera mise de coté et surveillée pendant environ 15 minutes. Par ailleurs, les injections seront réalisées uniquement sur la base du volontariat des étudiants et sous le contrôle exclusif des enseignants qui veillent à ce que la gestuelle soit appliquée correctement avant l’injection proprement dite. Si, après l'injection, la souris montre des signes anormaux (ventilation anormale, absence de locomotion), suggérant un état de souffrance, de détresse, une euthanasie par méthode règlementaire sera pratiquée par l'enseignant dans la foulée.
Choix des espèces
La souris a été retenue pour ces séances de travaux pratiques car c'est un petit mammifère couramment utilisé en expérimentation animale. La contention manuelle et l’injection font partie des gestes techniques de base à acquérir par les étudiants. Les animaux seront utilisés au stade adulte, à maturité sexuelle, afin de disposer d’animaux de taille suffisante pour permettre une contention correcte. L’utilisation d’animaux plus jeunes ou trop petits rendrait les manipulations plus difficiles et pourrait augmenter le risque de geste inadapté ou prolongé. Les souches utilisées seront choisies pour leur comportement calme et leur bonne aptitude à la manipulation, afin de limiter le stress des animaux et de sécuriser l’apprentissage.
Séances de travaux pratiques de formation règlementaire
- Enseignement supérieur
Rats : 605
Lapins : 75
Réutilisés d'une séance à l'autre avant, pour certains, d'être proposés à l'adoption, 1 605 souris, rats et lapins vont être utilisés dans des travaux pratiques de formation réglementaire. Les rongeurs et lapins vigiles subissent jusqu'à trois gestes techniques par séance, injections, gavages ou prélèvements sanguins, et une partie des rats une chirurgie sous anesthésie sans réveil. Le niveau de souffrance déclaré va de léger à modéré, les souris étant tuées à la fin de la séance. La finalité n'est pas de produire des connaissances mais de faire pratiquer les gestes de base sur animal vivant à des stagiaires en formation.
Objectifs
Les formations règlementaires nécessaires à l’application de procédures, à leur réalisation ou à leur conception prévoient des parties pratiques. La conception de ces programmes pédagogiques suit la trame imposée par l’Arrêté du 1er Février 2013, qui inclut le module 8b intitulé « Procédures expérimentales faiblement invasives : éléments pratiques par groupe d’espèces ». D’autre part, la règlementation française prévoit une formation spécifique pour les personnes qui réalisent et conçoivent des projets incluant de la chirurgie. Le module de formation 8b et la formation à la chirurgie expérimentale sont susceptibles d’inclure des travaux pratiques sur animaux vivants. L’objectif pédagogique : - pour le module 8b de la formation « concepteur » : est de montrer aux futurs chercheurs les enjeux de l’inclusion d’animaux dans des procédures faiblement invasives, pour que par la suite, ils connaissent les bonnes pratiques en matière de contention, administration et prélèvement et qu’ils les utilisent pour concevoir les projets. - Pour le module 8b de la formation « applicateur » : de montrer, et faire pratique avec un encadrement très attentif, les bonnes pratiques dans les mêmes domaines. - Pour la formation à la chirurgie expérimentale : de mettre en pratique avec un encadrement poussé et attentif, pour la première fois, les gestes de base en chirurgie, après qu’ils auront été travaillés sur des modèles inertes et des cadavres. Dans tous les cas, le tutorat, qui doit être mis en place à la prise de poste, est la véritable formation pratique, adaptée aux tâches de chacun. Il peut commencer quand la personne a validé la formation règlementaire. Ce projet présente les séances de travaux pratiques sur animaux vivants prévues dans les programmes de formation de notre établissement, destinées à des étudiants en formation initiale, inclus dans des programmes de licence pro, master ou en formation continue.
Bénéfices attendus
Le bénéfice est pédagogique. Il permet de montrer aux étudiants les bonnes pratiques, passer des messages généraux en matière d’éthique et permet aux stagiaires d’essayer, avec un encadrement attentif, de pratiquer des gestes pour la première fois sur un animal vivant, selon les meilleurs standards actuels. A la différence du tutorat, le stagiaire est ici très encadré et n’est pas sur son lieu de travail, il se consacre totalement à sa formation et se prépare au futur tutorat.
Procédures
. Les animaux subissent un nombre limité et encadré de prélèvements sanguins et d'administrations au cours d'une séance de travaux pratiques. Les souris vigiles subissent un maximum de trois gestes techniques (injections, administration par voie orale ou prélèvements sanguins). Un prélèvement sanguin et des injections supplémentaires sont susceptibles d'être réalisés après anesthésie, avec une analgésie adaptée. Les rats vigiles subissent au plus 3 gestes techniques. Les lapins subissent au maximum deux piqures (injection ou prélèvement sanguin). Une procédure prévoit aussi une intervention chirurgicale sans réveil, pour laquelle les animaux reçoivent deux injections pour l'analgésie et l'anesthésie de niveau chirurgical avant la réalisation des gestes. Sur les animaux vigiles, le temps de contention est de l’ordre de 1 à 2 minutes pour les injections et de 5 minutes maximum pour les prélèvements sanguins.
Impact sur les animaux
Les animaux subissent un nombre limité et encadré de prélèvements sanguins et d'administrations au cours d'une séance de travaux pratiques. Les souris vigiles subissent un maximum de trois gestes techniques (injections, administration par voie orale ou prélèvements sanguins). Un prélèvement sanguin et des injections supplémentaires sont susceptibles d'être réalisés après anesthésie, avec une analgésie adaptée. Les rats vigiles subissent au plus 3 gestes techniques. Les lapins subissent au maximum deux piqures (injection ou prélèvement sanguin). Une procédure prévoit aussi une intervention chirurgicale sans réveil, pour laquelle les animaux reçoivent deux injections pour l'analgésie et l'anesthésie de niveau chirurgical avant la réalisation des gestes. Sur les animaux vigiles, le temps de contention est de l’ordre de 1 à 2 minutes pour les injections et de 5 minutes maximum pour les prélèvements sanguins.
Devenir
A l'issue des séances de TP qui ne sont pas sans réveil, l'état de santé des animaux est évalué. S'ils sont en bonne santé, sans lésion dûes aux erreurs des stagiaires, ils sont gardés en vie pour être réutilisés dans d'autres séances de formation. Au terme de plusieurs utilisations pédagogiques, ils peuvent être proposés à l'adoption.
Remplacement
Pour le module de formation règlementaire, de formation pratique aux procédures peu invasives, les cours qui précèdent les activités sur animaux montrent des images et des vidéos qui réduisent le nombre d’animaux au minimum nécessaire. La formation à la chirurgie expérimentale est un programme de 28h dans lequel les premières séances de travaux pratiques sont réalisées sur modèles inertes puis sur cadavre. La séance de TP sur animaux arrive en fin de formation quand la gestuelle a déjà été travaillée avec ces outils sans animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux est déterminé en fonction du nombre de stagiaires inscrits à la séance. Il est limité au nombre nécessaire pour que chaque stagiaire puisse apprendre suffisamment en manipulant l’animal et en essayant les gestes sans que le même animal ne serve trop. Le nombre ne peut donc pas être trop bas pour limiter l’impact sur l’animal, cependant, nous préférons, en particulier pour les souris, qui sont euthanasiées à la fin de la séance, et chez qui les gestes sont réalisés sous anesthésie avec analgésie adaptée, réaliser plus de gestes faiblement invasifs par animal pour réduire le nombre d’animaux. Le calcul est, au maximum, de 1 lapin pour 3 stagiaires, 1 rat pour 2 stagiaires, 1 souris par stagiaire
Raffinement
Des règles internes on été définies pour limiter le nombre de gestes par animal : pas plus de 3 gestes faiblement invasifs comme une injection ou prélèvement sanguin par animal vigile et par séance pour les lapins, les rats et les souris dans le module pratique de formation aux procédures peu invasives. - recours à l’anesthésie générale avec analgésie adaptée des souris pour les TP du module 8b où l’on pratique plus de gestes. - anesthésie et analgésie de niveau chirurgical pour le TP de cathétérisme chirurgical chez le Rat. - application de points limites précoces pour retirer des séances des animaux trop stressés ou en cas d’échec d’un geste. Dans l’ensemble, comme l’objectif est de faire la démonstration des bonnes pratiques, les séances se passent dans le calme, étape par étape, avec un nombre important d’encadrants, ce qui laisse le temps de bien prendre en compte le stress potentiel induit.
Choix des espèces
Les modules de formation règlementaire pratique aux procédures peu invasives s’inscrivent dans des modules spécifiques d’espèces rongeurs, ou rongeurs et lagomorphes. La formation à la chirurgie expérimentale utilise des rongeurs parce que ce sont les espèces les plus couramment utilisées en recherche et qu’il est trop complexe d’organiser des TP d’initiation à la chirurgie avec d’autres espèces. Les animaux sont commandés en fonction de leur poids, ce sont des animaux jeunes adultes, tels qu’ils sont utilisés en recherche : Souris de 30g, Rats entre 250 et 300 g, Lapin de 2,5 à 2,8 kg.
MODIFICATION : Formation « Application de procédures expérimentales chez le rongeur » à destination des étudiants de BUT 1 BMB et des professionnels / diplômés en formation continue.
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Former des étudiants et des professionnels aux gestes de l'expérimentation animale mobilise 440 rats, utilisés dans des procédures classées en souffrance légère. Chaque animal sert de support d'entraînement à des injections et à des administrations orales répétées, avant d'être réutilisé d'une procédure à la suivante. Le RNT signale qu'une erreur d'anesthésie peut provoquer un œdème pulmonaire et une insuffisance respiratoire, et que la contention fait parfois vocaliser les rats. Les animaux sont tués à la fin pour une étude anatomique post-mortem, la chirurgie sur animal anesthésié n'étant pas permise aux apprenants.
Objectifs
MODIFICATION / Le projet a pour objectif de former les étudiants de Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) aux fondamentaux de l’expérimentation animale, en les sensibilisant à la réglementation, à l’éthique et au bien-être animal, tout en leur permettant d’acquérir les gestes techniques de base nécessaires à leur insertion professionnelle. AJOUT : IL S’INSCRIT EGALEMENT DANS LE CADRE DE LA FORMATION D’APPLICATEUR DE PROCEDURES EXPERIMENTALES CHEZ LE RONGEUR, CONFORMEMENT AUX REFERENTIELS EN VIGUEUR. À CE TITRE, IL VISE AUSSI A FORMER UN PUBLIC DE PROFESSIONNELS OU DE STAGIAIRES EN FORMATION CONTINUE, AMENES A METTRE EN ŒUVRE DES PROCEDURES EXPERIMENTALES DANS UN CADRE REGLEMENTE. Deux types de procédures sont proposés. La première porte sur le suivi de l’animal anesthésié et la surveillance des paramètres physiologiques. La seconde concerne la manipulation de l’animal vigile (rat) et l’étude anatomique post-mortem : apprentissage de la préhension et de la contention, initiation aux principales voies d’administration et sensibilisation à l’impact du stress, dans le respect de la réglementation et des principes de raffinement et mise en œuvre de procédures d’euthanasie conformes à la réglementation, et observation anatomique permettant d’établir des liens avec l’anatomie comparée. Ainsi, ce projet propose une approche progressive et complète de l’expérimentation animale, intégrant réglementation, éthique et pratique, et préparant les APPRENANTS TANT EN FORMATION INITIALE QUE CONTINUE A LA MISE EN ŒUVRE DE PROCEDURES EXPERIMENTALES CHEZ L’ANIMAL DANS LE RESPECT DE LA REGLEMENTATION, LA CONNAISSANCE DES ACTEURS INSTITUTIONNELS IMPLIQUES (COMITE D’ETHIQUE, AUTORITE COMPETENTE, STRUCTURE DE BIEN-ETRE ANIMAL) ET L’APPLICATION DES PRINCIPES DES 3R.
Bénéfices attendus
MODIFICATION Les bénéfices attendus du projet concernent directement l’acquisition de compétences pratiques et la sensibilisation éthique des APPRENANTS, en lien étroit avec les activités réalisées en travaux pratiques. AJOUT : LEUR PERMETTANT DE VALIDER LA FORMATION APPLICATEUR DE PROCEDURES EXPERIMENTALES CHEZ LE RONGEUR. Au cours des séances sur rat vigile, les APPRENANTS découvrent d’abord le comportement normal de l’animal et apprennent à interagir de manière non stressante (tickling). Ils développent ensuite la capacité à réaliser une contention correcte et sécurisée, préalable indispensable à toute procédure expérimentale. L’apprentissage progressif des différentes voies d’administration (per os, sous-cutanée, intrapéritonéale) leur permet de s’exercer à des gestes techniques précis, de comprendre leurs indications respectives et d’acquérir l’assurance nécessaire à leur bonne réalisation. L’ultime séance, consacrée à l’induction de l’anesthésie, permet de valider ces apprentissages par une situation complète, en liant technicité du geste, suivi physiologique et vigilance sur le bien-être animal. Au cours des séances sur rat anesthésié, les APPRENANTS apprennent à surveiller et interpréter certains paramètres physiologiques sous anesthésie. Ils comprennent ainsi concrètement les enjeux du monitoring et de la profondeur anesthésique. AJOUT : UNE DEMONSTRATION DE PRELEVEMENT SANGUIN AU NIVEAU DE LA VEINE CAUDALE SUR UN RAT ANESTHESIE SERA EGALEMENT REALISEE. La phase post-mortem offre l’opportunité d’étudier l’anatomie topographique des grands appareils, renforçant les connaissances acquises en biologie animale et leur permettant d’établir des liens entre structure et fonction. Ces activités procurent un bénéfice pédagogique direct : elles ancrent les notions de réglementation, d’éthique et de bien-être animal dans une pratique concrète, tout en développant les compétences techniques qui seront attendues dans leur futur parcours professionnel. Les APPRENANTS ne se limitent pas à une approche théorique de l’expérimentation animale : ils acquièrent par l’expérience les gestes de base, la compréhension du rôle des différents acteurs, et une posture responsable vis-à-vis de l’utilisation de l’animal.
Procédures
- Procédure 1 : deux injections par animal - Durée totale d’injection : 30 secondes MODIFICATION : 1 prélèvement sur un des 2 animaux – durée totale :30 secondes - Procédure 2 : 1 administration orale répétée sur 3 séances différentes - Durée de l’administration : 5 secondes MODIFICATION : 6 injections réparties sur 3 séances différentes : Durée totale d’injection : 2,5 minutes
Impact sur les animaux
L’administration des substances nécessaire à l’anesthésie au début de la procédure peut conduire au développement d’un œdème pulmonaire à l’origine d’une insuffisance respiratoire. Une partie des manipulations se produiront sur animal vigile : un risque de stress léger peut être encouru lors de la préhension / contention rats, cela peut engendrer occasionnellement des vocalisations. Lors des phases d’apprentissage des méthodes d’administration : - Per os : gêne légère possible lors de l’introduction de la sonde. - Sous-cutanée et intrapéritonéale : douleur légère brève au point d’injection.
Devenir
Les animaux de la première procédure sont réutilisés dans la procédure suivante. Les animaux sont euthanasiés à la fin de la dernière procédure afin que l’étude anatomique soit réalisée post-mortem, évitant ainsi le recours à une chirurgie sur animal anesthésié, non autorisée pour les APPRENANTS.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins expérimentales demeure, à ce jour, indispensable dans le cadre de notre formation, conformément aux exigences définies dans le Programme Pédagogique National. En effet, celui-ci précise que les diplômés doivent être en capacité de « participer à des activités mettant en œuvre de l’expérimentation sur animaux de laboratoire », compétence essentielle à leur insertion professionnelle. Les secteurs dans lesquels les diplômés sont susceptibles d’évoluer (pharmacologie, physiologie pharmaceutique, toxicologie, biotechnologies, etc.) continuent de recourir à l’expérimentation animale dans un cadre strictement réglementé. La maîtrise des techniques in vivo, associée à une compréhension rigoureuse des protocoles expérimentaux, constitue donc un savoir-faire fondamental garantissant l’adéquation entre la formation et les attentes du milieu professionnel, qu’il soit académique ou industriel. Le projet présenté s’intègre donc dans une approche réfléchie et progressive de l’expérimentation animale, limitée aux apprentissages pour lesquels aucune alternative pédagogique équivalente ne permet actuellement de transmettre les compétences pratiques visées. DE PLUS, LE PROJET VISE AUSSI A FORMER UN PUBLIC DE PROFESSIONNELS OU DE STAGIAIRES EN FORMATION CONTINUE, AMENES A METTRE EN ŒUVRE DES PROCEDURES EXPERIMENTALES DANS UN CADRE REGLEMENTE. Ce projet propose donc une approche progressive et complète de l’expérimentation animale, intégrant réglementation, éthique et pratique. Elle prépare ainsi les APPRENANTS TANT EN FORMATION INITIALE QUE CONTINUE A LA MISE EN ŒUVRE DE PROCEDURES EXPERIMENTALES CHEZ L’ANIMAL DANS LE RESPECT DE LA REGLEMENTATION, LA CONNAISSANCE DES ACTEURS INSTITUTIONNELS IMPLIQUES (COMITE D’ETHIQUE, AUTORITE COMPETENTE, STRUCTURE DE BIEN-ETRE ANIMAL) ET L’APPLICATION DES PRINCIPES DES 3R.
Réduction
MODIFICATION / Nous limiterons le nombre de rats à 2 par groupe TP pour la première procédure, chaque groupe TP étant constitué de 14 APPRENANTS maximum. C’est un nombre minimum pour permettre une démonstration efficace. Pour la seconde procédure, nous utiliserons un rat par APPRENANT EN APPLIQUANT UN TAUX D’ENCADREMENT DE 1 ENCADRANT POUR 4 APPRENANTS et nous réutiliserons les rats de la procédure précédente). Ce nouveau projet permet de diminuer de 50 % le nombre d’animaux utilisés par rapport au précédent projet accepté.
Raffinement
Avant tout apprentissage pratique, les APPRENANTS bénéficient d’un enseignement théorique complet et spécifique dédié au bien-être animal, à l’éthique ainsi qu’à la réglementation en vigueur en matière d’expérimentation animale. Cet enseignement vise à sensibiliser les étudiants à leur responsabilité vis-à-vis de l’animal et à les former aux bonnes pratiques expérimentales. Chaque procédure expérimentale fait l’objet d’une séance préparatoire de Travaux Dirigés, au cours de laquelle les différentes étapes pratiques sont analysées à l’aide de supports vidéo et de documents pédagogiques. Cette préparation a pour objectif de garantir une prise en charge optimale de l’animal, en minimisant l’inconfort, le stress et la douleur, conformément au principe de Raffinement. Les animaux sont hébergés dans des conditions répondant pleinement à leurs besoins physiologiques et comportementaux : ils sont maintenus en groupes, dans un environnement enrichi, et font l’objet d’un suivi quotidien par le personnel compétent. Une période d’acclimatation d’au moins une semaine est systématiquement respectée après leur arrivée dans l’animalerie de l’établissement, avant toute manipulation. Sur le plan analgésique et anesthésique, une analgésie préventive est assurée 20 minutes avant l’induction de l’anesthésie. Durant chaque procédure, l’animal est placé sur un tapis chauffant afin de prévenir l’hypothermie, et un monitoring continu de la température corporelle est effectué. La profondeur anesthésique est rigoureusement surveillée tout au long de la séance par l’enseignant responsable, à l’aide de plusieurs critères : réflexe de retrait de la patte, mouvements des vibrisses, fréquence respiratoire. En cas de signes indiquant une diminution de la profondeur de l’anesthésie, un renforcement immédiat de l'anesthésie est effectué par l'enseignant afin de maintenir un niveau anesthésie stable et compatible avec la procédure. Des points limites sont préalablement définis pour l'ensemble des procédures permettant d'interrompre l'expérimentation dès l'apparition de signes dépassant les critères d'acceptabilité. L’ensemble de ces mesures vise à garantir une expérimentation respectueuse de l’animal, tout en assurant un apprentissage de qualité dans un cadre éthique et réglementé.
Choix des espèces
Les rats présentent des caractéristiques physiologiques et anatomiques qui permettent l’apprentissage plus aisé des diverses techniques d’administration et de l’étude anatomique. De plus, le rat est un animal docile parfaitement adapté à l’apprentissage par les étudiants des principales procédures pratiques. Enfin, le rat est une des espèces les plus couramment utilisées dans les laboratoires de recherche recrutant nos étudiants futurs techniciens. En effet, de très nombreux modèles expérimentaux animaux sont développés chez cette espèce. Il s’agira précisément de rats jeunes adultes : Les organes sont de taille suffisamment importante ce qui facilite les études anatomiques. La taille des animaux adultes rend également leur manipulation plus aisée par les étudiants.
Formation pratique d’étudiants de Master à la visualisation des connexions cérébrales du cortex moteur par l’injection d’un traceur chez la souris
- Enseignement supérieur
24 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit sous anesthésie une injection stéréotaxique d'un traceur dans le cerveau, suivie de sept jours d'observation puis d'une mise à mort au CO2. L'exercice n'a pas de finalité de recherche, il sert à former des étudiants de Master aux gestes de stéréotaxie et à la dissection du cerveau. Le porteur retient un ratio d'un animal pour trois étudiants et juge la formation pratique impossible à remplacer par une vidéo ou un simulateur.
Objectifs
La réalisation de cette procédure expérimentale s’inscrit dans un objectif strictement pédagogique visant à permettre aux étudiants de Master de comprendre concrètement les bases anatomiques, méthodologiques et techniques des approches neuroanatomiques utilisées en recherche biomédicale. L’objectif est précisément de former les étudiants aux techniques de stéréotaxie et de neuroanatomie chez la souris, compétences indispensables à leur formation en neurosciences expérimentales. Environ 2/3 des étudiants de Master pratiquent l’expérimentation animale dans le cadre de leur stage obligatoire en 1ère année et cette proportion augmente en 2e année, la grande majorité des étudiants travailleront avec le rongeur. La stéréotaxie est une méthode de référence permettant la localisation tridimensionnelle précise de structures cérébrales chez un animal anesthésié, à partir de coordonnées issues d’un atlas neuroanatomique standardisé. Ces coordonnées sont reportées sur un appareil stéréotaxique afin de cibler une région d’intérêt et d’y injecter un traceur. L’utilisation d’un animal vivant est indispensable, la diffusion du traceur au sein des réseaux neuronaux nécessitant l’intégrité anatomique et fonctionnelle des circuits cérébraux. Aucune méthode in vitro ou in silico ne permet de reproduire la complexité des connexions neuronales à l’échelle de l’organisme entier dans un objectif d’apprentissage pratique. La maîtrise de ces techniques ne peut être acquise de manière exclusivement théorique : elle requiert l’apprentissage encadré des gestes techniques, du positionnement sur cadre stéréotaxique, de la gestion de l’anesthésie et du respect des coordonnées anatomiques. Cette formation contribue à améliorer la rigueur méthodologique, la reproductibilité scientifique et, à terme, à limiter les échecs expérimentaux et l’utilisation d’animaux dans les projets futurs. Elle garantit également l’acquisition de compétences conformes aux exigences scientifiques et réglementaires encadrant l’expérimentation animale.
Bénéfices attendus
La compréhension des méthodes de stéréotaxie et d’injection de traceur cérébraux est indispensable pour l’interprétation des données issues de modèles pré-cliniques et pour la conception de futurs protocoles expérimentaux. Au cours de ces travaux pratiques, les étudiants acquièrent une compréhension concrète des principes méthodologiques, des contraintes techniques ; des exigences réglementaires et des mesures de raffinement mises en œuvre pour limiter la douleur, la souffrance et le stress des animaux, sans réalisation directe d’actes invasifs. Le bénéfice attendu est principalement pédagogique et formatif. Cette formation permet aux étudiants d’acquérir des compétences essentielles à leur insertion professionnelle dans le domaine de la recherche biomédicale, académique ou industrielle. Elle contribue également à leur sensibilisation approfondie aux principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement), aux exigences réglementaires et aux responsabilités éthiques associées à l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques. La compréhension des contraintes expérimentales et des mesures de bien-être animal participe à la formation de futurs professionnels capables de concevoir et de conduire des projets respectueux des exigences scientifiques et éthiques.
Procédures
Chaque animal suivra une seule procédure en 6 principales étapes : 1. Pesée (durée 1 minute). 2. Administration en injection sous-cutanée d’un anti-inflammatoire 30 minutes avant la chirurgie. 3. Anesthésie générale gazeuse d’une durée d’environ 15 à 20 minutes. 4. injection stéréotaxique dans le cerveau d’une molécule (appelée traceur) visant à identifier les réseaux de neurones. 5. Suivi post-opératoire pendant 7 jours avec pesées, évaluations du comportement, de l’apparence du pelage et de l’état de la suture. 6. Mise à mort par inhalation croissante de CO2.
Impact sur les animaux
Un stress peut être induit par la manipulation et la pesée individuelle des animaux L’acte chirurgical réalisé sous anesthésie générale est susceptible d’induire un inconfort, un stress ou encore une perte de poids.
Devenir
A l’issue de la procédure les animaux seront mis à mort. Le cerveau sera ensuite prélevé par les étudiants dans le but de les former sur ce geste et sur les expériences permettant la visualisation et l’identification des réseaux neuronaux.
Remplacement
L’objectif du projet est de caractériser l’organisation anatomique des réseaux neuronaux dans le cerveau de souris. A l’heure actuelle, aucune méthode alternative ne permet de reproduire de manière équivalente la complexité des interactions cellulaires, l’intégrité structurale du tissu nerveux ni la dynamique de migration des traceurs neuronaux au sein d’un cerveau dans son environnement physiologique. Les approches in vitro ou in silico ne permettent pas d’observer la distribution anatomique des traceurs dans un contexte tridimensionnel intégrant les connexions neuronales fonctionnelles. De plus, il n’existe pas à l’heure actuelle de logiciel de réalité virtuelle permettant l’injection cérébrale stéréotaxique chez le rongeur de manière réaliste. Ces travaux pratiques consistent à observer l’animal vivant lors de la chirurgie afin de contrôler ses paramètres vitaux ainsi que son endormissement à l’anesthésie et son réveil et d’appréhender les techniques d’asepsie. Enfin, une vidéo de la chirurgie n’est pas envisageable car l’acte chirurgical n’est pas l’unique finalité de ces travaux pratiques, c’est une étape dans l’étude globale des projections motrices du cerveau, les étudiants ont donc besoin aussi d’apprendre les manipulations post-mortem comme la dissection du cerveau, et d’appréhender les techniques de traitement du tissu cérébral très fréquemment utilisées en neurosciences (perfusion cardiaque, coupes du cerveau, visualisation du traceur). Par conséquent, l’utilisation d’animaux vivants est nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques et pédagogiques du projet. Néanmoins, l’utilisation du modèle animal est strictement limitée au minimum nécessaire, et l’ensemble des procédures est conçu de manière à limiter la douleur, la souffrance et le stress des animaux. Des méthodes alternatives sont utilisées lorsque cela est possible, notamment pour la formation théorique des étudiants, l’analyse des données et l’interprétation des résultats expérimentaux.
Réduction
Les méthodes expérimentales utilisées dans ce projet pédagogique sont des techniques déjà validées et maitrisées par les enseignants intervenants dans ces travaux pratiques, ce qui permet de limiter les phases de mise au point et donc d’éviter l’utilisation d’animaux supplémentaires à des fins de calibration technique. L’ensemble des procédures est réalisé par un enseignant habilité et formé à l’expérimentation animale, ainsi qu’à la chirurgie, garantissant ainsi la reproductibilité des gestes, limitant les variations expérimentales susceptibles d’augmenter le nombre d’animaux nécessaires, respectueux des contraintes réglementaires, et des mesures de raffinement. Le nombre d'animaux est déterminé en fonction des besoins pédagogiques du module d’enseignement, tout en étant réduit au minimum pour que cela reste compatible avec un apprentissage efficace des étudiants et avec la bonne réalisation des observations scientifiques. La promotion de Master comprend environ 20 étudiants par an. Afin de limiter le nombre d’animaux tout en permettant un encadrement pédagogique efficace, un ratio d’1 animal pour 3 étudiants est appliqué pour les travaux pratiques, ce qui correspond à 7 animaux par an. S’ajoute à cela un animal supplémentaire prévu à des fins de raffinement en cas d’atteinte des points limites et de nécessité d’arrêt anticipé de la procédure. Ainsi, le projet nécessite 8 souris par an, soit un maximum de 24 animaux sur la durée totale du projet de 3 ans. Cette stratégie permet de garantir un équilibre entre les exigences pédagogiques, la qualité de la formation dispensée aux étudiants et le respect du principe de réduction du nombre d’animaux utilisés, conformément aux principes éthiques et réglementaires en vigueur.
Raffinement
L’ensemble des procédures est conçu de manière à réduire au maximum la douleur, la souffrance, et l’angoisse des animaux. Les animaux sont hébergés dans des salles d’animalerie dédiées, éloignées des sources de bruit et des perturbations liées à l’activité d’enseignement. Ces locaux sont agréés pour l’hébergement des rongeurs de laboratoire et l’hébergement comprend une période d’acclimatation de 10 jours. De plus, les animaux sont hébergés en groupe afin de limiter le stress lié à l’isolement avec au moins un matériau de nidification permettant la construction de nids et l’expression de comportements naturels. Les manipulations expérimentales sont réalisées par un enseignant formé et habilité à l’expérimentation animale ainsi qu’aux gestes chirurgicaux, garantissant la maîtrise des procédures, la réduction du temps d’exposition des animaux à la procédure expérimentale et une contention adaptée et de courte durée. Ainsi le stress et l’inconfort qui pourraient survenir pendant la pesée des animaux et durant les manipulations sont réduits. Une anesthésie générale gazeuse est systématiquement utilisée, associée à l’administration d’un traitement anti-inflammatoire et anti-douleur adapté en pré- et post-opératoire afin d’assurer une prise en charge optimale de la douleur. Le bien-être des animaux est contrôlé à chaque étape de la procédure chirurgicale. Pendant l’acte chirurgical, la température corporelle est maintenue à l’aide d’un dispositif de tapis thermorégulé contrôlé par sonde thermique afin de prévenir l’hypothermie associée à l’anesthésie. Après la chirurgie, les animaux sont surveillés par les étudiants immédiatement après la procédure, puis quotidiennement par l’enseignant responsable afin de détecter précocement tout signe de douleur ou de complication. Après euthanasie et prélèvement du cerveau, les autres organes seront proposés à la communauté universitaire. Concernant l’animal surnuméraire prévu dans le protocole, celui-ci sera utilisé uniquement en cas d’atteinte anticipée des points limites. S’il n’est pas utilisé, il pourra être replacé à d’autres projets de recherche ou d’enseignement, contribuant ainsi à la réduction globale du nombre d’animaux utilisés.
Choix des espèces
Les souris de souche Swiss sont utilisées dans le cadre de ce projet car elles constituent un modèle animal de référence largement utilisé en recherche biomédicale et en enseignement en neurosciences. Cette espèce présente une organisation anatomique et fonctionnelle du système nerveux bien caractérisée, permettant l’étude des structures cérébrales et des réseaux neuronaux d’intérêt. L’utilisation de cette espèce facilite également l’interprétation des résultats et la comparaison avec les données scientifiques disponibles dans la littérature spécialisée. Le choix de cette souche permet ainsi de garantir une standardisation des conditions expérimentales et d’assurer un apprentissage fiable des techniques par les étudiants, tout en limitant les variations expérimentales susceptibles d’augmenter le nombre d’animaux nécessaires. Cela s’inscrit dans le respect du principe des 3R, pour atteindre les objectifs pédagogiques. Les animaux utilisés sont des souris adultes âgées d’environ 8 semaines. Ce choix d’animaux adultes est justifié par les caractéristiques techniques des procédures expérimentales prévues, la visualisation des réseaux de neurones nécessitant un animal dont le développement cérébral est achevé et dont l’anatomie cérébrale est stable. L’utilisation d’animaux adultes permet en effet l’utilisation d’atlas cérébraux de référence établis chez la souris adulte, facilitant la reproductibilité des expériences. De plus, le choix d’animaux adultes ne présentant donc pas de vulnérabilité particulière liée au développement ou au vieillissement, est adapté aux procédures prévues dans le protocole. Enfin, la taille du cerveau adulte permet d’obtenir un nombre plus important de coupes histologiques par animal, augmentant ainsi la quantité de données analytiques exploitables par individu et contribuant au principe de réduction du nombre total d’animaux utilisés.