Enseignement supérieur
Etudes histologiques chez les rongeurs
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système immunitaire
- Système nerveux
Rats : 100
200 souris et 100 rats vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil par exsanguination puis dissection. Ils ne servent pas à produire des connaissances mais à mettre au point des protocoles d'histologie et à former étudiants et collaborateurs à ces techniques. Le porteur justifie le recours aux animaux par la baisse du nombre de pièces anatomiques disponibles et par le souci de ne pas "gaspiller" des tissus issus de projets scientifiques. Il affirme qu'il n'est "pas possible de remplacer l'utilisation des animaux" puisque l'histologie porte sur des pièces anatomiques.
Objectifs
L’objectif du projet est de développer et valider des protocoles d’histologie (2D et 3D), pour la plateforme. En effet, l’histologie reste la méthode de référence pour visualiser post mortem les biomarqueurs ou les différents types cellulaires présents dans un tissu biologique. La réduction du nombre d’animaux dans les études fait qu’il n’y plus de reliquat de pièces anatomiques non utilisées dans les projets. Il n’est pas pertinent de compter uniquement sur les animaux dédiés à une étude pour à la fois mettre en place un protocole d’histologie et réaliser une étude complète, les zones d’intérêt étant parfois très petites (structures cérébrales) ou le protocole d’histologie difficile à mettre au point (multi-marquage et histologie 3D). Ce projet vise donc à utiliser des animaux afin à mettre au point de nouveaux protocoles d’histologie avant de les utiliser pour les projets scientifiques, tels que les études de vieillissement ou les études sur le cancer. Les développements méthodologiques que sont les multiples marquages, l’histologie 3D, ou révélation de la vascularisation d’un organe entier nécessitent de nombreuses mises au point. Les multiples marquages permettent de visualiser sur une même coupe de tissus plusieurs marqueurs, permettant la visualisation de colocalisations de marqueurs ou le dénombrement de différentes cellules dans une même région. Les nouvelles techniques d’histologie en 3D nécessitent également beaucoup de mises au point, pour obtenir un immunomarquage visible en profondeur, en rendant transparent la pièce anatomique. La visualisation de la vascularisation d’un organe entier, en rendant transparent la pièce anatomique, est particulièrement intéressante pour corréler avec l’imagerie IRM mais également très difficile à mettre en place, nécessitant de nombreux ajustements. Ce projet vise aussi à obtenir assez de pièces anatomiques pour pouvoir vérifier un protocole déjà validé sur une espèce sur une autre espèce ou une autre souche. Enfin, et de façon non négligeable, il est nécessaire de disposer de pièces anatomiques pour former les étudiants et les collaborateurs, aux techniques d’histologie, sans gaspiller une pièce « précieuse » car issue d’un projet scientifique. La prise en main des techniques (découpes, immunomarquages et microscopie) nécessitant un apprentissage important, notamment sur la découpe au cryostat.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu est la mise au point de nouveaux protocoles complexes d’immunomarquages en 2D et 3D pour pouvoir réaliser ensuite des études complètes en histologie sur les projets scientifiques de la plateforme. Le bénéfice est également de pouvoir réaliser la formation des étudiants sans gâcher des pièces anatomiques « précieuses » car issu d’un projet et de pouvoir contrôler les résultats sur un animal sain en cas de résultat inattendu (ex : perte neuronale dans une souche de rat).
Procédures
Une procédure chirurgicale sans réveil, comportant une exsanguination perfusion puis une dissection afin de recueillir des organes d’intérêt. La procédure est déclinée en plusieurs possibilités : 1 : procédure standard d’exsanguination perfusion, puis recueil des organes, durée totale estimée à environ 15 à 20 minutes en fonction du nombre d’organes à prélever. 2 : Injection intracardiaque, intra-artérielle ou intraveineuse préalable d’un marqueur coloré (colorant vasculaire), avant exsanguination perfusion et recueil des organes. Le produit est laissé agir 5 min avant de commencer la procédure d’exsanguination perfusion, durée totale estimée à environ 30-40 minutes, en fonction du site d’injection et du nombre d’organes prélevés. 3 : Injection d’un marqueur coloré (colorant vasculaire) pendant la procédure d’exsanguination perfusion et recueil des organes, durée totale estimée à environ 15 à 20 minutes en fonction du nombre d’organes à prélever. 4 : Injection d’un marqueur coloré (remplissage vasculaire) à la fin de la procédure d’exsanguination perfusion et recueil des organes, durée totale estimée à environ 15 à 20 minutes en fonction du nombre d’organes à prélever.
Impact sur les animaux
Procédures sans réveil.
Devenir
Une procédure sans réveil pour histologie
Remplacement
L’histologie concerne les pièces anatomiques, il n’est pas possible de remplacer l’utilisation des animaux.
Réduction
Les études rats étant moins nombreuses que les études sur souris, le nombre de 20 rats/an a été déterminé par le nombre de projets nécessitant ce type de mise au point. Les études souris sont beaucoup plus nombreuses mais nous avons déjà accumulé également plus de données histologique, nous pensons donc que 40 souris /an seront suffisantes, en tenant compte des besoins de formation. Soit un total maximal de 100 rats et 200 souris en 5 ans. Il est estimé qu’environ 10 à 15 % de ces animaux seront utilisés pour les action de formation et 85 à 90% pour des actions de mise au point en histologie. Une partie des animaux peuvent être des animaux de réforme issus de projets antérieurs, ou des élevages du CEA, n’ayant subi soit aucune procédure, soit des procédures légères ou modérées n’ayant pas entrainés de signes cliniques persistants. Les actions de formations seront réalisées sur ces animaux. Les mises au point peuvent également être réalisés sur ces animaux à l’exclusion des animaux suivants : - Animaux ayant des signes cliniques, pathologiques ou non. - Animaux d’un âge trop avancé pour l’expression des biomarqueurs d’intérêt (en fonction des marqueurs) - Animaux qui ont reçu un traitement (y compris produits de contraste) - Animaux qui ont subi des procédures chirurgicales lourdes (craniotomies …) - Animaux qui ont subi des procédures pouvant entrainer une inflammation (ouverture de la barrière hémato-encéphalique) - Animaux issus de souche atypique, de souche immunodéficiente ou encore ayant un métabolisme pathologique (sans forcément présenter des signes cliniques - Animaux de l’élevage ayant déjà montré une déficience cellulaire/moléculaire (sans signes cliniques) Les animaux jeunes et sains sont privilégiés pour ces mises au point, limitant les facteurs pouvant troubler l’analyse de l’expression des marqueurs et permettant d’avoir des points de comparaisons avec des animaux ayant une pathologie ou un traitement. Des animaux d’élevage n’ayant absolument subi aucune procédure, peuvent cependant servir pour les mises au point en histologie quand cela concerne l’expression des biomarqueurs liés à l’âge, à condition que la souche soit identique à celle prévue dans le projet lié à l’âge et que les animaux n’ont pas déjà été identifié comme déficients/anormaux pour les marqueurs d’intérêts. Les animaux provenant d’autres animalerie que celle de notre plateforme, seront gardés en quarantaine à réception jusqu’à utilisation.
Raffinement
Procédure sans réveil Une antalgie sera réalisée par injection sous-cutanée de Buprénorphine (0,06 mg/kg pour les souris et 0,03 mg/kg pour les rats), 30 minutes avant anesthésie.. Les animaux seront anesthésiés par une injection intrapéritonéale d’un mélange Kétamine/Xylazine (100/10 mg/kg, dose de 10 ml/kg).
Choix des espèces
La plupart des projets scientifiques sont réalisés sur le rongeur, les mises au point techniques se sont donc en priorité sur ces espèces. Des souris de 6-8 semaines environ, pour un poids de 20-25 g, et des rats de 8 semaines environ, pour un poids de 300 g, seront utilisés de préférence, sauf pour mettre au point des études histologiques sur des animaux plus âgés, où des animaux de plus de 6 mois seront utilisés. En effet, les tissus et en particulier le cerveau montre des différences importantes au cours du temps, avec par exemple la diminution de certains types cellulaires et l’augmentation de dépôts protéiques susceptibles d’interagir avec les anticorps et de donner de faux positifs.
Travaux pratiques de Master 1ère année en Physiologie Animale : Impact d’un régime hyperlipidique sur le métabolisme énergétique de la souris.
- Enseignement supérieur
250 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, non pour la recherche mais pour des travaux pratiques de master. Soumises dix à douze semaines à un régime gras, elles subissent une calorimétrie et un test de tolérance au glucose avec incision de la veine de la queue, avant d'être tuées pour le prélèvement d'organes. Le porteur indique que le régime gras peut provoquer une forte prise de poids, altérer les capacités motrices au point d'empêcher l'accès à la nourriture, et induire un état dépressif et de l'anxiété. Il affirme qu'un organisme vivant entier est "indispensable" pour ces travaux pédagogiques, tout en précisant recourir en priorité à des souris déjà destinées à l'euthanasie.
Objectifs
Initier les étudiants à la réalisation d’un protocole expérimental de type "recherche" impliquant le modèle souris depuis le stade de la conception jusqu'à l'interprétation et la présentation des résultats en passant par l’application de techniques de physiologie et de biochimie. En s’appuyant sur les résultats expérimentaux obtenus et sur la littérature, les étudiants approfondiront leurs connaissances concernant le métabolisme énergétique et particulièrement les dérégulations métaboliques liées à l’obésité.
Bénéfices attendus
La réalisation de ce projet devrait permettre à l’étudiant d’acquérir ou de renforcer les compétences suivantes : - capacités à se familiariser avec l’animal et à réaliser des expérimentations sur ce modèle. - capacités à appliquer un protocole expérimental (dosage enzymatique, protéique, sanguin, spectrophotométrique…) - capacités à travailler en équipe (binôme / promotion) - capacités à analyser la littérature scientifique, - capacités à exposer les résultats de travaux en français ou en anglais. - capacités à respecter des bonnes pratiques de laboratoire et des règles d’hygiène et de Sécurité D’un point de vue théorique, l’étudiant approfondira ses connaissances concernant le métabolisme énergétique et particulièrement les dérégulations métaboliques liées à l’obésité. Le fait d’analyser différents paramètres et plusieurs organes lui permettra d’avoir une approche intégrative de la régulation de l’homéostasie énergétique.
Procédures
Dans ce projet, les animaux sont tout d’abord soumis soit à un régime standard soit à un régime hyperlipidique (60% lipides à base de lard) pendant 10 à 12 semaines. On réalise ensuite des mesures de dépense énergétique par calorimétrie indirecte puis on pratique un test de tolérance au glucose. Enfin, les animaux sont mis à jeun 12h avant d’être anesthésiées puis mises à mort en vue de prélèvements d’organes.
Impact sur les animaux
En plus d’une altération des paramètres métaboliques, un régime gras de longue durée peut entrainer une prise de poids importante et altérer les capacités motrices de l’animal au point de le rendre incapable d’accéder à la nourriture et la boisson. Le régime gras peut également altérer la santé mentale des animaux et créer un état dépressif et de l’anxiété. Lors du test de tolérance au glucose, le prélèvement d’une goutte de sang nécessite de réaliser une petite incision à la veine caudale pouvant générer une infection.
Devenir
Le sang, le foie et le tissu adipeux prélevés seront analysés ultérieurement afin de déterminer certains paramètres caractérisant le métabolisme glucido-lipidique (dosages de lipides, mesures d’activités enzymatiques, dosages plasmatiques par kits colorimétriques...) et de mettre en évidence les dérégulations métaboliques liées à l’obésité.
Remplacement
Dans ce projet qui vise d’une part à initier les étudiants à l’expérimentation scientifique et d‘autre part à améliorer leur connaissance du métabolisme énergétique, le modèle souris a été privilégié. Afin d’étudier les conséquences d’un régime hyperlipidique sur le métabolisme et de mettre en évidence les interrelations existantes entre les organes, il est indispensable de travailler sur l’organisme vivant entier ce qui justifie de réaliser des expérimentations in vivo. Dans ce cas, aucun modèle cellulaire ne peut se substituer à l’utilisation du modèle animal. Toutefois, en préambule du TP une explication détaillée du déroulement de l’expérience est donnée aux étudiants en s’appuyant sur des documents audiovisuels. L’anatomie des animaux et des techniques de canulation sont par exemple présentées sous forme de films ou diaporamas illustrés. En revanche, l’utilisation de lignées cellulaires in vitro est privilégiée dans d’autres UEs afin d’étudier les mécanismes à l’origine des modifications observées.
Réduction
Dans ce projet à but pédagogique, nous limiterons le nombre d’animaux à une souris par binôme en veillant toutefois à ce que l’effectif total soit suffisant pour permettre une analyse statistique (soit 5 souris de chaque groupe minimum). Ainsi lorsque le nombre d’étudiants suivant l’UE sera faible, chacun se verra attribuer une souris. Afin de minimiser le nombre d’animaux utilisé, les résultats de l'ensemble des étudiants seront groupés afin qu'une exploitation statistique puisse être réalisée.
Raffinement
Afin de réduire le nombre d’animaux et par la même occasion le coût des TPs, les animaux seront utilisés dans plusieurs UEs de Master. En effet, dans un 1er temps des mesures de dépense énergétique en calorimétrie indirecte seront réalisées dans une UE puis l’étude du métabolisme sera réalisée dans le cadre d’une autre UE. De plus des échantillons de foie seront également conservés à -20°C en vue d’une analyse protéomique et moléculaire qui sera réalisée à l’occasion des TP d’une troisième UE). Les TP de cette dernière UE ont été ainsi repensés pour que la mise à mort d’aucun animal ne soit nécessaire. Les animaux utilisés pour ce projet seront dans la mesure du possible des souris non utilisées par les équipes de recherche locales (issues de l’entretien de lignées ou réformées) destinées à l’euthanasie.
Choix des espèces
La souris est un modèle couramment utilisé en recherche il est donc important que les étudiants (dont certains vont s’orienter en Master 2 Recherche) soient formés à manipuler cette espèce. De plus, le métabolisme glucido-lipidique de la souris est adapté à la mise en évidence de phénomènes physiologiques proches de ceux que l'on peut observer chez l'Homme au cours de l’obésité. Les organes prélevés sont ceux qui jouent un rôle majeur dans le métabolisme glucido-lipidique (le foie, le sang et le tissu adipeux). La souris fait partie des espèces les plus étudiées avec des données bibliographiques abondantes ce qui permet de s’appuyer sur la littérature pour justifier certaines hypothèses au lieu de faire une expérience, limitant ainsi le nombre d’animaux utilisés.
Enseignement pratique de la chirurgie viscérale sur modèle porcin
- Enseignement supérieur
120 porcs vont être utilisés dans des procédures chirurgicales menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Le porteur décrit des interventions d'environ deux heures, plusieurs chirurgiens en formation opérant le même animal le même jour, non pour produire des connaissances mais pour entraîner de jeunes chirurgiens et gastroentérologues. Il indique que l'ablation de tissus ou d'organes et les hémorragies rendraient les animaux invivables, justifiant la mort sans réveil. Il présente ces séances comme une "offre de formation" et affirme qu'il n'existe pas d'autre modèle vivant que l'animal avant le passage chez l'homme.
Objectifs
A l’heure où les recommandations de bonnes pratiques nous interdisent, à juste titre, l’enseignement initial de la chirurgie sur les patients, cette école de chirurgie et de pratiques interventionnelles forme des jeunes chirurgiens ou gastroentérologues en proposant un apprentissage intégré. L’objectif est de faciliter l’acquisition des techniques et des gestes opératoires à la fois par voie abdominale ouverte, laparoscopique répondant parfaitement aux besoins de simulations nécessaires à une formation pratique initiale et continue d’excellence. Ainsi cette école s’adresse à un large public de professionnels de santé à la fois pour formation initiale des internes, et la formation continue (chirurgiens ou praticiens gastroentérologues senior, IBODE, infirmières d’endoscopie). L’école regroupe plusieurs laboratoires qui permettent un apprentissage progressif. 1) Le laboratoire de simulation est une unité qui offre un entrainement sur simulateurs de chirurgie ou d’endoscopie : pelvi-trainer, simulateur robotique Da Vinci, permettant un apprentissage préalable de la gestuelle sur simulateur. 2) Le laboratoire d’anatomie complète l’offre de formation en permettant un apprentissage dans de véritables conditions opératoires humaines. 3) Enfin le laboratoire de chirurgie ouverte, laparoscopique (ou coelioscopique) sur grands animaux (porcs) permet un enseignement des techniques chirurgicales et interventionnelles dans des conditions physiologiques quasi équivalentes à la clinique humaine. Ce lieu d’enseignement est aussi le lieu de mise au point et d’évaluation des dispositifs mis sur le marché, avec perfectionnement de l’implantation de matériel et familiarisation avec de nouveaux matériaux, l’évaluation de technologies innovantes encore non développées en pratique courante chez l’homme.
Bénéfices attendus
L’objectif de ces séances est un apprentissage des compétences techniques de dissections de l’intestin, la réalisation de sutures et d’anastomoses et de ligature des pédicules vasculaires. Une grille d’évaluation des acquisitions est rendue à l’apprenant. L’évolution de l’acquisition des apprentissages sera évaluée au fur et à mesure des séances. L’objectif à plus long terme est l’apprentissage des techniques opératoires avant la réalisation de ceux-ci sur des patients.
Procédures
Les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale d'en moyenne 2 heures, sans réveil
Impact sur les animaux
Toutes les procédures chirurgicales sont réalisées sous anesthésie générale avec suivi des constantes physiologiques, traitement analgésique approprié en fonction de la procédure de façon à contrôler la douleur lors de l’intervention chirurgicale. Un risque d’hémorragie existe, contrôlé par l’enseignement. Ce projet d’enseignement ne met en œuvre que des procédures, ou des suites de procédures sans réveil. Les porcs seront sédatés en continu et des antalgiques seront donnés tout le long de la procédure.
Devenir
Les procédures sont réalisées dans le cadre d’un apprentissage professionnelle, possiblement avec ablation de tissus, de vaisseaux ou d’organes, sutures internes, hémorragies, rendant possiblement certains organes non fonctionnels ou partiellement fonctionnels et qui ne permettraient pas de maintenir les animaux en vie dans de bonnes conditions.
Remplacement
Bien que la formation se fasse de façon progressive sur des simulateurs, puis au laboratoire d’anatomie, il n’existe pas à l’heure actuelle d’autres modèles de formation aux procédures chirurgicales sur sujets vivants permettant d’éviter ou de remplacer l’utilisation d’animaux avant de passer chez l’homme.
Réduction
De façon à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, différentes phases de l’apprentissage sont développées en amont aux laboratoires de simulation et d’anatomie. De plus les différentes procédures ’apprentissage sont réalisées le même jour sur un même animal par plusieurs chirurgiens en formation. Une grille standardisée d’évaluation des acquis des apprenants servira de référence pour justifier du nombre nécessaire de séances de formation, comprenant x procédures, pour acquérir les compétences par chaque individu et définir le nombre minimum d’animaux nécessaires à chaque formation.
Raffinement
Avant procédure, les animaux peuvent être hébergés selon leur taille et leur comportement, par 1, 2 ou 3 par boxes, au sein d’une même pièce. Un enrichissement alimentaire et par jeux est fourni de façon variée aux
Choix des espèces
L’anatomie du porc au niveau thoracique, abdominal et pelvien, ainsi que sa physiologie sont très proches de celles de l’homme, et de ce fait représente un très bon modèle vivant d’apprentissage et d’entrainement des diverses procédures chirurgicales avant d’approfondir l’apprentissage en chirurgie humaine. Il s’agit de jeunes animaux de 5/8 mois d’environ de 80Kg pour la formation en chirurgie digestive, selon les besoins anatomiques de chaque formation.
Travaux pratiques intégrés à la formation particulière à la chirurgie expérimentale, module petit animal
- Enseignement supérieur
550 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 300 opérés sous anesthésie sans jamais être réveillés. Chaque rat sert de support à un stagiaire pour des actes chirurgicaux, résection d'organe, microchirurgie de quatre heures ou essais d'intubation, non pour produire des connaissances mais pour la formation. Les animaux de chirurgie générale sont réveillés puis tués le lendemain, ceux de microchirurgie et d'intubation tués sans réveil. Le porteur décrit une formation offrant "tout le temps nécessaire au stagiaire" sans les contraintes de durée des protocoles.
Objectifs
Cette formation réglementaire est destinée à former les chercheurs aux actes chirurgicaux. Elle a pour objectif de raffiner les procédures chirurgicales afin d’éviter la souffrance des animaux, et réduire le nombre d’animaux nécessaires.
Bénéfices attendus
Cette formation enseigne la rigueur des gestes chirurgicaux et la mise en pratique des descriptions de l’anatomie chirurgicale permettant d’obtenir des résultats scientifiques plus fiables et reproductibles, la particularité de cet accompagnement consiste à offrir tout le temps nécessaire au stagiaire pour parfaire ses connaissances de manière interactive sans les contraintes habituelles liées aux exigences des protocoles en matière de durée.
Procédures
Concernant la procédure chirurgie générale: chaque animal va etre soumis à une seule procédure chirurgicale d'interet pour le stagiaire parmis les procédure suivantes (la résection partielle ou totale d’organe comme la splénectomie, la néphrectomie, l’hépatectomie partielle ou l’anastomose digestive). la durée de l'intervention chirurgicale est de 2h30. Concernant la procédure microchirurgie: ldeux animaux vont etre soumis à une intervention chirurgicale de 4h sans reveil Concernant la procédure d'intubation: chaque animal va etre anesthésié et va subir plusieurs essais d'intubation par le stagiaire. Cette procédure est aussi sans reveil.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux pour les procédures expérimentales dédiées à la microchirurgie et à l'intubation sont celles liées à l’induction de l’anesthésie soit la réalisation d’une injection Intrapéritonéale ou d’une induction par anesthésie gazeuses. Ces deux procédures étant classées sans réveil de l’animal, il n’y a donc pas de nuisances post-opératoire. Les nuisances de type douleurs per-opératoires sont prise en charge par l'administration d'une antalgie adaptée. Concernant la procédure chirurgie générale les nuisances attendues pour l’animal sont, la réalisation d’une injection intrapéritonéale, les douleurs peropératoires prise en charge par une antalgie adaptée et les douleurs post-opératoire due à la chirurgie générale effectuée par le stagiaire. Parallèlement une analgésie post-opératoire jusqu'à J1 seront mis en place pour palier à cette dernière nuisance. Tout signe de souffrance décrit dans les points limites conduira à l'arrêt de la procédure et à la mise à mort de l'animal. A J1, l'ensemble des animaux seront mis à mort selon la procédure décrite en 3.3.3.
Devenir
Concernant la procédure chirurgie générale: chaque animal va etre reveillé afin d'enseigner aux stagiaires les points clés du suivi post-opératoire de l'animal. Les animaux seront ensuite mis à mort à J1 post chirurgie, après une évaluation approfondie de l'animal. Concernant la procédure microchirurgie et la procédure d'intubation, les animaux seront mis à mort avant leur reveil post intervention. Procédure sans reveil.
Remplacement
Au préalable, les stagiaires effectueront des TP sur tissu artificiel (plaque de silicone). Ainsi les étudiants pourront s’entrainer à acquérir les gestes pratiques comme la réalisation d’un champ opératoire stérile, la manipulation des instruments en condition stérile, la suture cutanée et la suture profonde.
Réduction
Un seul animal par procédure et par stagiaire sera utilisé. Concernant la procédure de microchirurgie, seuls 2 animaux seront nécessaires avec retransmission vidéo des gestes chirurgicaux.
Raffinement
L’ensemble de la procédure réalisée sera préalablement préparé au cours d’un travaux pratique, abordant le type de chirurgie réalisée, le matériel nécessaire, les médicaments à utilisés dans le cadre de l’asepsie, l’analgésie et l’anesthésie et les mesures à mettre en place pour raffiner la procédure. Le rat sera anesthésié par inhalation d'isoflurane (induction 5%, entretien 1.5%). Une fois l’anesthésie équilibrée, l’animal est installé sur un tapis chauffant avec rétrocontrôle thermique par sonde rectale.
Choix des espèces
Le rat a été choisi pour les similitudes de son réseau artério-veineux fémoral avec les micro-vaisseaux humains. Les actes présentés sur le rat sont les gestes de base de la chirurgie, transposables à toutes les espèces. Il s’agit notamment de la laparotomie, du contrôle pédiculaire, de la dénudation veineuse et artérielle, ou de la résection partielle ou totale d’organe comme la splénectomie, la néphrectomie, l’hépatectomie partielle ou l’anastomose digestive. Les animaux utilisés sont adultes (poids à la livraison de 125 à 150g puis stabulation pendant 2 semaines avant la date de la chirurgie pour arriver à un poids moyen de 200g). Il nous paraît plus important de travailler sur des rats adultes, d’âge homogène, avec un développement organique achevé, que sur des rats jeunes ou des ratons dont la taille et l’immaturité organique seraient en contradiction avec l’objectif pédagogique
4EnseignPharmacol
- Enseignement supérieur
140 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant jusqu'à modéré, 75 réutilisés et les autres tués. Des étudiants leur administrent des médicaments connus, diurétique, anxiolytique, stimulant, antihypertenseur, et observent leur diurèse, leur locomotion ou leur pression artérielle, certains subissant une chirurgie fémorale et des prélèvements sanguins sous anesthésie. Le porteur indique que les doses sont choisies pour ne produire que des effets légers à modérés et transitoires. Il précise que trois des sept substances sont désormais étudiées par simulation informatique, réduisant d'autant le recours aux rats.
Objectifs
Les objectifs de ce projet sont de former les étudiants de l’enseignement supérieur ayant un projet professionnel en recherche et développement dans le cadre des métiers liés au cycle de vie du médicament dans l’industrie pharmaceutique, les instances d’évaluation ou les laboratoires académiques : - au respect de la réglementation en vigueur et des consignes strictes en termes de respect du bien-être animal et des conditions sanitaires de leur utilisation, - à la gestion d’études pour l’évaluation des mécanismes d’action et des effets de substances actives (médicaments connus, sans effets nocifs sur les rats) - à la détermination du rapport entre les effets (pharmacodynamie) et la durée des effets (pharmacocinétique). Les formations concernent : - environ 15-20 étudiants / an en études de pharmacie ayant un projet professionnel vers l’expertise pharmacologique pré-clinique du médicament avec des substances à étudier d’un point de vue pharmacodynamique (en simulation sur ordinateur quand cela est possible = 3 substances, ou in vivo chez le rat pour 2 substances) et pharmacocinétique (les 5 substances, chacune administrée à deux rats en vue de dosages plasmatiques) ; - environ 20-25 étudiants / an en Master, qui se destinent à la recherche et développement en santé, avec des substances à étudier in vivo d’un point de vue pharmacodynamique (4 substances).
Bénéfices attendus
Apprentissage par la pratique encadrée par des personnels compétents, de la gestion de projet utilisant des animaux à des fins scientifiques. Prise en compte des conditions rigoureuses de travail dans ce domaine, dont le respect du bien être animal. Les étudiants seront initiés et formés aux bonnes pratiques de recherche et développement pour mieux développer leur expertises dans la suite de leur carrière (ils sauront mieux adapter leurs pratiques utilisant des animaux, ce qui permettra une optimisation des 3'R. Dans le présent projet, les substances choisies sont connues et maitrisées en termes de doses pour ne pas entrainer d'effets néfastes chez les animaux
Procédures
Recueil des urines de 24 h par écoulement spontané (rat vigile en cage spécifiquement adaptée pour cela) OU Placement dans une boite d'open-field de1 m2, sol quadrillé, pendant 10 min, rats vigiles OU Anesthésie et chirurgie périphérique, artère et veine fémorales, prélèvement sanguins < 5% du volume sanguin total du rat sur 2h30, rats anesthésiés + antalgie
Impact sur les animaux
Néant à faibles car : 1°) les substances restant à utiliser in vivo seront administrées à des doses pharmacologiques pour avoir des effets légers à modérés, et transitoires (doses uniques) sur la pression artérielle ou la diurèse ou l’exploration locomotrice du rat sain. Effets pharmacologiques attendus : - furosémide (diurétique) 30 mg/kg : multiplication maximum par 2 de la diurèse sur 24h, augmentation de l’excrétion urinaire du sodium et du potassium, sans effet sur la pression artérielle - chlorpromazine (anti-psychotique) 2 à 5 mg/kg : diminution de l’exploration, indifférence versus environnement, prostration, maintien plus facile dans une position imposée. Effets secondaires possibles : quelques effets extrapyramidaux légers (mâchonnements) - diazépam (anxiolytique) 1 à 5 mg/kg : augmentation de l’activité exploratrice, curiosité ou sédation aux doses élevées - caféine (stimulant) 10 à 30 mg/kg : augmentation de l’activité locomotrice - telmisartan (antagoniste des récepteurs AT1 de l’angiotensine ; 1 dose testée : 1 à 2 mg/kg) sur les effets cardiovasculaires induits par l’angiotensine II (0.1 à 1 µg/kg, 3 doses maximum avant l’injection de telmisartan) : diminution de la pression artérielle de base (- 20 mmHg) et blocage de l’augmentation de la pression artérielle (maximum, en absence de Telmisartan + 50 mmHg, < 1 minute) et de la fréquence cardiaque (maximum + 40 battements par minute) induites par l’angiotensine II, puis mise à mort - les 3 autres substances aténolol, nicardipine, propranolol seront évaluées d’un point de vue pharmacodynamique par simulation informatique 2°) pour les études pharmacocinétiques les substances seront administrées à des doses qui n’induiront pas plus d’effets sur la pression artérielle de base que – 20 mmHg) sur d’autres rats anesthésiés : furosémide 30 mg/kg ; aténolol, nicardipine, propranolol, telmisartan 1 (à 2 maximum) mg/kg pour ces 4 mollécules, et les prélèvements sanguins ne dépasseront pas 200 µL/prélèvement, avec 5 prélèvements maximum, soit maximum 1 mL sur 2h30 (soit < 5% du volume sanguin total du rat), puis mise à mort.
Devenir
Chaque animal pourra suivre en tout et au maximum 2 procédures espacées chacune par 48h minimum de repos : 1 procédure modérée (P1) (ou 1 légère, P2), suivie d’une légère (P2) ou d’une sans réveil (P3), entre ces 2 formations citées quand les calendriers d’enseignement le permettent, ou après une semaine de repos minimum, entre une de ces formations et d’autres projets d’enseignement (avec procédures légères) ou de recherche (comme donneurs d’organes) pour les animaux (hors procédures "sans réveil").
Remplacement
Remplacement par utilisation de méthodes alternatives par travaux pratiques réalisés sur ordinateur pour les substances qui ont été validées pour ces approches alternatives (3 substances sur les 7 prévues dans le projet) - effet du propranolol sur les effets cardiovasculaires induits par la noradrénaline = remplacés par logiciel de TPs sur ordinateur - effet de l’aténolol sur les effets cardiovasculaires induits par l’angiotensine I = remplacés par logiciel de TPs sur ordinateur - effets de la nicardipine sur les effets cardiovasculaires induits par la noradrénaline, puis par l’angiotensine II = remplacés par logiciel de TPs sur ordinateur
Réduction
Par rapport aux 3 projets précédemment autorisés pour les mêmes enseignements, réduction du nombre de rats attribués par groupe d’étudiants : Chaque groupe de 4 à 6 étudiants maximum, encadré par un enseignant-chercheur compétent en utilisation d’animaux à des fins scientifiques, travaille sur 2-5 rats maximum (6 à 9 dans les projets précédemment autorisés) – voir 3.3.2.2.
Raffinement
Afin de garantir le respect du bien-être animal (raffinement), les expériences sont planifiées et organisées à l’avance par les étudiants, sous responsabilité de l’enseignant-chercheur qui les valident avant l’utilisation des animaux : il vérifie les doses, les volumes et fréquences des prélèvements sanguins selon le poids, les méthodes d’injection, la bonne organisation des procédures. Les gestes techniques imposés aux rats (préhension, pesée, injection sous-cutanée ou intrapéritonéale, et, le cas échéant, l’implantation de cathéters vasculaires sous anesthésie) sont effectués par des enseignants-chercheurs compétents et autorisés en chirurgie. Chaque animal pourra suivre en tout et au maximum 2 procédures espacées chacune par 48h minimum de repos : 1 procédure modérée (P1) (ou 1 légère, P2), suivie d’une légère (P2) ou d’une sans réveil (P3), entre ces 2 formations citées quand les calendriers d’enseignement le permettent, ou après une semaine de repos minimum, entre une de ces formations et d’autres projets d’enseignement (avec procédures légères) ou de recherche (comme donneurs d’organes) pour les animaux non mis à mort ici.
Choix des espèces
Espèce rat, Wistar car docile à la préhension et très grande expertise des enseignants chercheurs impliqués sur ce modèle pour l’étude des substances cardiovasculaires et psychotropes Rats adultes reçus entre 2 et 3 mois d’âge, utilisés dans les 2 mois suivants, pour prise en main aisée par les utilisateurs – préalablement socialisés (habitués à la prise en main par les zootechniciens de l’animalerie) -
Intérêt de la supplémentation orale en « molécule M » pendant la grossesse et la période de lactation lors d’un déséquilibre alimentaire maternel induit par la consommation d’une alimentation grasse hypercalorique: étude pré-clinique chez la souris
- Enseignement supérieur
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
1 282 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les mères sont soumises à une alimentation grasse hypercalorique pendant la gestation et la lactation, puis mères et descendance subissent des gavages, des prélèvements sanguins répétés et des tests de tolérance au glucose sur animal vigile, pour étudier l'effet d'une supplémentation en une vitamine. La plupart sont tuées pour prélèvements, seules 80 souris adultes du groupe témoin pouvant être conservées pour l'élevage selon les besoins de l'unité. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas de méthodes de substitution" pour étudier ces paramètres métaboliques et conclut à un usage "indispensable" de la souris.
Objectifs
Rechercher par quels mécanismes biologiques la supplémentation orale en molécule M chez la mère pendant la grossesse et la lactation améliore la santé métabolique de la descendance.
Bénéfices attendus
Identification du mode d’action de la molécule M lors de la supplémentation orale pendant la gestation et la lactation, en vue de la mise en place d'un protocole de supplémentation systématique chez la femme enceinte et réduire ainsi les facteurs de risque d'obésité chez l'enfant.
Procédures
Ce projet nécessite l’exploration fonctionnelle du contrôle glycémique chez la souris. Les animaux seront ainsi soumis à des tests de performance métabolique, comparables à ceux utilisés chez l’Homme, permettant d’apprécier le rôle physiologique de l’insuline et de détecter des états pré-diabétiques et diabétiques, caractérisés par une intolérance au glucose, une résistance à l’insuline, voir une hyperglycémie à jeun. Ces tests nécessitent des administrations pharmacologiques et des prélèvements sanguins. Les animaux recevront une charge soit de glucose (2g/kg) soit d’insuline (0,75u/kg) par voie intrapéritonéale et un relevé des excursions glycémiques sera réalisé après administration. Pour cela, des prélèvements sanguins (10 microlitres) seront réalisés afin de mesurer la glycémie et l’insulinémie des animaux. En pratique, 7 prélèvements seront réalisés sur une durée de 135 minutes. Comme chez l’Homme, ces tests de performance métabolique sont réalisés impérativement sur sujet vigile car les anesthésiques sont hyperglycémiants et sont incompatibles avec les paramètres physiologiques mesurés. Les procédures de ces tests sont parfaitement maitrisées et le mode opératoire est parfaitement cadré et partagé par la communauté scientifique.
Impact sur les animaux
Le modèle expérimental de mise sous régime HFD maternel pendant la gestation et la lactation provoque un stress métabolique qui se traduit par une adiposité supérieure voir une intolérance au glucose (cette dernière est recherchée dans ce projet). Il n'y a pas de dystocie, et la taille des portées et le sex-ratio à la naissance est conservé dans ce modèle. D'autre part la consommation en molécule M exogène n’a pas d’effet indésirable connu. La supplémentation orale en molécule M, qui est une vitamine, vise au contraire à contrer une carence induite expérimentalement par une alimentation maternelle appauvrie (modèle conventionnel HFD semi-synthétique). La supplémentation orale en molécule M dans ce contexte a donc un effet bénéfique attendu. Les tests de tolérance au glucose pourront provoquer soit une hypoglycémie (injection d'insuline) ou une hyperglycémie (injection de glucose). Enfin les tests de prélevements sanguins au bout de la queue sont succeptibles de générer un inconfort.
Devenir
Tous les animaux soumis au régime hypercalorique et/ou à la molécule M sont soit mis à mort au cours de la procédure (pour prélèvements post-mortem) ou en fin de procédure (par inhalation de CO2) car ils ne peuvent être conservés pour d'autres études de l'unité, du fait de cette programmation nutritionnelle obésogène. En revanche les 80 souris adulte (mâles et femelles) soumis au régime standard et qui participent au projet uniquement pour produire une descendance F1 controle (qui sera quant à elle étudiée), seront soit mises à mort (par inhalation de CO2) soit éventuellement conservées à des fins d'élevage, en fonction des besoin de l'équipe ou de l'unité. Le choix sera donc fait par la responsable de l'animalerie.
Remplacement
Les animaux de laboratoire nous permettent de modéliser l’obésité nutritionnelle et ses complications. Leur utilisation est indispensable pour décrire les processus qui se déroulent pendant l’installation de cette maladie, souvent asymptomatique dans sa phase précoce, et qui ne sont pas encore totalement élucidés à ce jour. Il n’existe pas de méthodes de substitution permettant d’étudier les paramètres physiologiques complexes recherchés dans nos études (prise alimentaire, dépense énergétique, thermogenèse, glycémie, adiposité, etc). Ces paramètres mettent en jeu des arc-réflexes, des rétrocontrôles, et des dialogues entre les organes qui ne peuvent être modélisés complètement. De plus, ces paramètres sont l’expression d’une perception et intégration cérébrale de signaux nutritionnels et métaboliques qui ne peut être étudiée que dans un organisme vivant.
Réduction
Les procédures décrites dans ce projet, ainsi que la stratégie expérimentale, ont été optimisées, standardisées et validées lors d'une précédente étude. L’optimisation des procédures réduisent la variabilité interindividuelle et évitent des études pilotes supplémentaires, ce qui finalement réduit les effectifs nécessaires au projet. Cela permet également de déterminer le nombre d’animaux nécessaires et suffisants pour mener à bien les analyses statistiques et donc là encore d’optimiser le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Les procédures concernant l’installation du modèle expérimental et les prises de mesures ont été optimisées et standardisées. Le personnel a été formé et maitrise tous les actes à réaliser. Le travail avec les animaux s’effectue en conditions calmes et maitrisées. Les aliments et l’eau de boisson sont fournis ad libitum. Les animaux sont surveillés quotidiennement et des soins vétérinaires peuvent être donnés au besoin selon l’avis d’un vétérinaire. Les conditions d’hébergements sont enrichies (maison et matériaux de nidation) et apportent des conditions optimales permettant l’expression de comportements innés (vie sociale, gestation, enfouissement, nidation, protection, lactation).
Choix des espèces
La souris représente l’espèce la plus adaptée au type de recherche que nous menons. Sa taille est compatible avec la dissection de tissus et organes d’intérêt permettant des analyses biochimiques, cellulaires, moléculaires, et histologiques. Cet animal permet d’obtenir des analyses pertinentes du comportement alimentaire. La réalisation de différents tests fonctionnels explorant les performances métaboliques est aussi possible chez cet animal, comme la recherche de la tolérance au glucose et la sensibilité à l’insuline, du fait de nombreuses similarités qui existent avec le métabolisme de l’espèce humaine. Les stades de développement étudiés sont les suivants : Stade postnatal P5, P8, P12 (descendance) : ce stade permet d’étudier le rôle neurotrophique de l’insuline (cf procédure 3) Stade postnatal P2 (descendance) : ce stade permet d’étudier le développement sensoriel des animaux (cf procédure 4) Stade postnatal P17 (descendance) : ce stade permet d’étudier la maturation du système neuronal à mélanocortine (cf procédure 5) Stade postnatal P60 (descendance) : ce stade permet d’étudier le contrôle glycémique des animaux (cf procédure 6) Stade adulte (mère) : ce stade permet de caractériser le modèle expérimental et d’évaluer le contrôle glycémique (cf procédure 2)
Formation au Diplôme d’Etude Spécialisé (DES) de chirurgie
- Enseignement supérieur
60 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie pendant au moins trois heures et tués avant tout réveil. Ils servent de support à la formation d'internes en chirurgie thoracique, abdominale, digestive et vasculaire, le coeur étant prélevé en fin d'intervention. Le porteur indique faire pratiquer "plusieurs gestes de diverses spécialités sur un même animal", ce qu'il décrit comme un moyen de "rentabiliser au maximum l'animal". Il affirme que les simulateurs ne permettent pas de gérer une hémorragie réelle et conclut que le recours à l'animal vivant est "indispensable".
Objectifs
Ce projet a pour objectif de former des internes en chirurgie aux techniques chirurgicales spécialisés par coeliscopie ou laparotomie en chirurgie thoracique, abdominale, digestive, vasculaire...
Bénéfices attendus
Le DES permet aux internes en chirurgie de se former sur des techniques spécifiques de chirurgie pour à terme obtenir le DES et transposer ces techniques chez l’humain.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale de minimum 3h, dépends des gestes effectués.
Impact sur les animaux
Le transport de l’animal au bloc opératoire et la chirurgie, sont les deux points où l’animal pourrait ressentir du stress, douleur ou souffrance. Afin de d’éviter cela, des protocoles précis de sédation, anesthésie et analgésie sont réalisés.
Devenir
En fin de chirurgie le coeur est prélevé, c'est pourquoi ils sont euthanasiés par la suite.
Remplacement
Il existe des méthodes d’entrainement en chirurgie tels que les simulateurs haute et basse fidélité ou la réalité immersive . Cependant, ces dispositifs ont leur limite. Dans le cadre de notre formation, ils ne permettent pas d’appréhender la gestion de l’hémostase (hémorragie), la faisabilité d’un prélèvement d’organe et de sa réimplantation, la gestion d’une fuite de liquide cérébro-spinal. C'est pourquoi, le recours au modèle animal vivant est indispensable pour acquérir et maîtriser les techniques de chirurgie pour pouvoir ensuite, une fois le diplôme obtenu, les appliquer sur l‘humain.
Réduction
Cette formation est annuelle et nous essayons au maximum de réduire le nombre d’animaux au fil des années. En effet, nous prévoyons moins d’animaux (60 au lieu de 80) par rapport à notre précédente demande faite en 2015. Ici, nous utiliserons au maximum 60 animaux pour 5ans. Ce nombre sera revu à la baisse et uniquement à la baisse en fonction du nombre d’internes inscrits. De plus, plusieurs chirugiens effectuent plusieurs gestes de diverses spécialités sur un même animal, toujours dans l'objectif de rentabiliser au maximum l'animal.
Raffinement
Les animaux utilisés pour cette formation proviennent d’un éleveur agrée. Ils sont identifiés et transportés dans des conditions confortables sur de la sciure dans le camion. Afin de réduire au maximum la souffrance et douleur de l’animal lors de la chirurgie, les animaux sont sous couverture anesthésique et analgésique chimique adaptée. Du personnel qualifié suit la profondeur de l’anesthésie et la qualité de l’analgésie durant toute l’intervention. A la fin du TP, l’animal n’est pas réveillé. De plus, des points limites per-opératoire ont été établis avec des actions mises en places en conséquences.
Choix des espèces
Le porcelet de 40 kg est l'animal le plus proche de l'anatomie humaine car la taille de ses organes et son métabolisme permet aux chirurgiens de se mettre en situation similaire à la chirurgie d'un patient humain. Nous pouvons utiliser la même instrumentation et les gestes techniques sont les même que chez un patient opéré. Les porcelets utilisés sont des jeunes adultes de 3 à 4 mois d'environ 40 kg. Le choix de ce stade de développement est tout simplement dû au poids de l'animal approchant du poids moyen d'un jeune humain. Un poids supérieur poserait un problème de manipulation (pas de matériel de levage adapté). De plus, ce modèle permet d’utiliser les mêmes instruments que chez l’humain.
TRAVAUX PRATIQUES intégrés à la FORMATION PARTICULIERE à la CHIRURGIE EXPERIMENTALE Module 2 : Chirurgie du gros animal
- Enseignement supérieur
25 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Chaque animal sert de support à des travaux pratiques de chirurgie (intubation, laparotomie, contrôle des saignements, sutures) menés par des stagiaires, non pour produire des connaissances mais pour la formation à la chirurgie expérimentale. Le porteur indique recourir à la vidéotransmission pour limiter à un seul cochon par session de neuf stagiaires. Il décrit des simulateurs et des pieds de porc artificiels mais affirme qu'aucun ne reproduit les procédures complexes et conclut qu'il est "nécessaire d'avoir recours à l'animal".
Objectifs
Cette formation explique et montre les différentes étapes d’une intervention chirurgicale. Il s’agit de l’anesthésie en incluant la préparation de l’animal, de la maîtrise et du contrôle des paramètres opératoires et de bien conduire l’analgésie en utilisant une surveillance systématique pendant et après l’intervention chirurgicale: savoir mener une intervention du début à la fin. Les gestes sont présentés à chaque intervention en insistant, au fils des jours sur ce qui est nouveau. Des documents types sont distribués aux étudiants afin de leur permettre d’établir pour chaque future procédure expérimentale le plan de procédure chirurgicale détaillée (matériel, traitements analgésiques et anesthésiques), les points limites per et post-opératoires et le monitorage postopératoire du bien être de l’animal. Les actes présentés sont les gestes de bases de la chirurgie, transposables à toutes les espèces. Il s’agit de l’intubation trachéale, laparotomie, du contrôle de l’hémostase (comment arréter un saignement), du contrôle pédiculaire, de la dénudation veineuse et artérielle. Sont aussi enseignés les principes des sutures vasculaires parenchymateuses et digestives, puis de la fermeture des voies d’abord (dans les « règles de l’art ») afin de permettre une survie prolongée de l’animal dans des conditions de confort optimales.
Bénéfices attendus
Cette formation explique et montre les différentes étapes d’une intervention chirurgicale. L’ensemble des procédures chirurgicales sera filmé et retransmis en direct sur grand écran dans la salle opératoire. Par groupe de 2, les étudiants effectueront deux procédures chirurgicales (un aide et un opérateur pour chaque procédure). Chaque stagiaire exécute, à tour de rôle et sous contrôle d’un chirurgien enseignant, le geste technique (en reprenant le principe « du compagnonnage » de l’enseignement de la chirurgie humaine) Ainsi chaque étudiant pourra observer l’ensemble des procédures et être évalué sur sa pratique chirurgicale sans avoir besoin d’augmenter le nombre d’animaux. Le choix des instruments est adapté aux techniques de chirurgie « classique », micro-invasive afin d’éviter les lésions et délabrements superflues des tissus, sources de douleurs. Cette démarche est calquée sur la chirurgie de l’homme par la rigueur des gestes et la mise en pratique des descriptions de l’anatomie chirurgicale afin d’obtenir des résultats scientifiques plus fiables et reproductibles. La particularité de cet accompagnement est d’offrir tout le temps nécessaire au stagiaire pour parfaire ses connaissances de manière interactive sans les contraintes habituelles liées au respect et aux exigences des protocoles en matière de durée.
Procédures
Les animaux seront tous soumis à une procédure chirurgicale sans réveil.
Impact sur les animaux
Cette procédure étant sans réveil, il n'y aura aucune nuisances ou effet indésirables sur les animaux. Les points limites per-opératoires terminaux définis correspondent à des complications de la chirurgie et conduiront tous à l'arret de la procédure et à la mise à mort de l'animal.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale. L'enseignement des gestes chirurgicaux et la durée de la procédure seraient incompatibles avec un réveil de l'animal.
Remplacement
Cet enseignement pratique, dédié à la formation à la chirurgie expérimentale exploite plusieurs moyens de simulation afin de diminuer le nombre d’animaux nécessaires (apprentissage sur tissu artificiel, sur pied de porc, vidéo-retransmission). Toutefois, il n’existe aucun moyen de simulation capable de reproduire la pratique des procédures chirurgicales complexes. Par exemple la réalisation d’une hémostase chirurgicale est un élément essentiel à acquérir pour un scientifique afin qu’il sache comment contrôler un saignement au cours d’une chirurgie expérimentale. Il est de notre mission dans cet enseignement de former les étudiants afin qu’ils acquièrent un geste chirurgical sûr qui leur permettra à leur tour de raffiner au maximum leurs procédures expérimentales. Aux vues de ces éléments, il est donc nécessaire d'avoir recours à l'animal pour cet enseignement.
Réduction
Nous avons minimisé au maximum le nombre d'animaux nécessaire pour cet enseignement. En développant la vidéotransmission le jour de l'intervention, un seul cochon sera nécessaire pour chaque session de formation (9 stagiaires maximum). Cette procédure étant sans réveil, nous avons également réalisé des vidéos pour enseigner comment réveiller un animal et effectuer le suivi post-opératoire.
Raffinement
Afin de tenir compte des besoins quotidiens de nos animaux et d’améliorer leur bien-être, les porcs auront une nourriture adaptée, de l’eau de boisson à volonté et seront stabulés en groupe pour permettre un contact régulier entre congénères et réduire le stress dans un box de 9m2 (individus de poids
Choix des espèces
Le porc a été choisi comme modèle de la chirurgie du gros animal (module 2) car il est devenu l'animal de taille humaine de référence. En effet, il est très proche de l'Homme d'un point de vue physiologique et anatomique (taille, structure et morphométrie des organes). De nombreuses constantes biologiques sont très similaires à l'Humain. De plus la recherche appliquée sur les dispositifs médicaux peut être conduite avec les prototypes à taille humaine en utilisant les mêmes procédures et instruments que chez l’humain. Le recour au Porc permet également de n'utiliser qu'un seul animal par session de formation.