Enseignement supérieur

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Souris : 105
Souffrances
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Devenir
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105 souris vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil, dans le cadre de travaux pratiques de chirurgie. Chaque stagiaire implante sous la peau un émetteur de télémétrie pour enregistrer l'électrocardiogramme, geste répété séance après séance sur des animaux qui ne seront pas réveillés. Le porteur présente cette formation comme sans remplacement possible pour l'apprentissage des gestes de base, tout en indiquant qu'une vidéo a remplacé une chirurgie plus délicate de ligature coronaire. Il justifie l'implantation par le fait qu'elle permet ensuite des expériences sur animaux vigiles.

Objectifs

Cette séance de travaux pratiques permettra aux stagiaires de se former à l'implantation d'électrodes miniaturisées permettant les enregistrements d'électrocardiogramme, méthode peu invasive d'étude du rythme cardiaque.

Bénéfices attendus

L'objectif pédagogique de ces travaux pratiques est de former les stagiaires aux bonnes pratiques d'expérimentation en chirurgie cardiaque notamment pour l'implantation de sondes télémétriques d'enregistrement d'électrocardiogramme afin d'enregistrer à distance l'activité du coeur.

Procédures

Les animaux sont soumis à 1 procédure expérimentale d’implantation d'électrodes sous anesthésie générale (chirurgie comportant une anesthésie et uen incision de la peau puis implantation d'un mini-transmetteur en sous-cutané, terminée par la mise en place de sutures), qui va durer 30 minutes .

Impact sur les animaux

Les nuisances subies par les animaux sont la contention, l'injection et les conditions d'anesthésie. Il n'y a pas d’effets indésirables si l’anesthésie est bien contrôlée pour être sûr d’avoir supprimé la douleur avant de pratiquer les incisions cutanées. Il s’agit d’une procédure sans réveil.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure

Remplacement

il n'y a pas de remplacement possible pour l’implantation des sondes télémétriques d'enregistrement de l'activité électrique du coeur car le but de cette séance de formation est d’apprendre les gestes de base depuis la préhension des animaux, l’injection des substances pour l’anesthésie et l’implantation sous la peau d'une électrode. Au cours de la séance, le visionnage d'une vidéo sur la technique de la ligature de l'artère coronaire afin de mimer la maladie de l'infarctus chez la souris a permis de remplacer la pratique par les étudiants d’une chirurgie qui est très délicate à mettre en œuvre.

Réduction

Le travail en binome des 12 participants a été choisi pour réduire au maximum le nombre d'animaux (souris) utilisé. Ainsi 6 souris seront utilisées par les stagiaires pour leur pratique et sur les 3 intervenants, 1 seul fera une démonstration en n'utilisant qu'une seule souris par séance. Ainsi, chaque séance de formation utilisera n=7 souris au total. D'un point de vue éducatif, il est important de former les futurs expérimentateurs à l'implantation de sondes miniatures qui permet de faire des expériences sur animaux vigiles et de mesurer plusieurs paramètres physiologiques en même temps (cela permet de réduire le nombre d'animaux).

Raffinement

Raffinement : L'anesthésie est suffisamment longue pour installer le capteur de télémétrie (durée de préparation + implantation de 30 min) et de prendre en charge médicalement la douleur occasionée par le geste chirugical. l'absence de douleur sera contrôlée pendant toute la séance par pincement des pattes et les animaux ne seront pas réveillés après la formation. Nos protocoles ont été optimisés afin d’améliorer la technique de chirurgie (rapidité d'intervention, limitation des gestes, réduction du temps d'anesthésie). Raffinement des conditions d’hébergement: Les souris seront stabulées dans l’animalerie environ 1 semaine après livraison avant le début de l’expérimentation. Elles seront plusieurs par cage avec un milieu enrichi (maisons en carton) pour éviter le stress de l’isolement. Des points limites spécifiques à la procédure ont été identifiés et sont mis en place.

Choix des espèces

choix de la souris: Le matériel factice (électrodes) dont nous disposons est destiné à la souris De plus, ce sont des souris de l'âge adulte. Elles ont ainsi une taille compatible avec l'implantation des électrodes en sous-cutanée dont la taille est de 10 mm.

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Souris : 900
Rats : 40
Souffrances
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Devenir
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940 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les animaux servent de support aux travaux pratiques d'une formation réglementaire pour concepteurs de projets, où stagiaires et formateurs répètent contentions, gavages, injections et prises de sang, avant euthanasie et autopsie pédagogique. Le porteur précise qu'une souris est partagée pour deux stagiaires et que des animaux supplémentaires sont prévus pour reposer ceux stressés par la maladresse d'un stagiaire, et note que ces travaux pratiques sont imposés par les autorités pour l'agrément de la formation. Il affirme que l'apprentissage de ces gestes exige de manipuler des animaux vivants.

Objectifs

Le projet consiste à réaliser des travaux pratiques sur animaux lors de sessions de la formation réglementaire en expérimentation animale destinée aux concepteurs de projets (formation approuvée par la Commission Nationale de l'Expérimentation Animale et agréée par le Ministère de l'Agriculture). L’objectif est d’enseigner aux stagiaires et futurs concepteurs de projets les bases d'une recherche respectueuse de l'animal et notamment les bonnes pratiques en termes de contention, prélèvements simples et injections chez les Rongeurs (rat, souris) et de les encadrer dans leur mise en œuvre, afin de limiter le stress pour l’animal et le risque pour le manipulateur. Des démonstrations sur le rat sont effectuées par les encadrants des séances de travaux pratiques, tous professionnels formés en zootechnie et recherche animale (niveau concepteur ou applicateur). Ces TP sont précédés par un cours théorique et le visionnage de vidéos de démonstration des gestes.

Bénéfices attendus

Ce projet concerne la formation réglementaire des expérimentateurs amenés à concevoir des procédures expérimentales. Cela implique notamment de les former à des pratiques telles que la contention et la manipulation des animaux incluant des gestes peu invasifs courants (prise de sang, injection sous-cutanée…) et permettant une approche respectueuse du bien-être animal. Les travaux pratiques proposés dans cette formation permettent aux personnels d’apprendre à mettre en œuvre ces différents gestes de base, en étant encadrés par des formateurs expérimentés et après avoir suivi un cours théorique sur les méthodes et voies de prélèvements et administrations, illustré par des vidéos. Ces TP font partie du programme imposé par les autorités pour l'agrément de la formation.

Procédures

Les démonstrations effectuées par les intervenants (animaux vigiles) et les manipulations pratiquées par les stagiaires (animaux vigiles puis anesthésiés) engendrent un stress modéré aux souris et aux rats. Il s'agit de gestes techniques courants : contention, gavage per os, injection de sérum physiologique ou prélèvement d'un volume restreint de sang. La contention et le gavage sont réalisés sur animaux vigiles et les prélèvements sur animaux anesthésiés qui seront ensuite euthanasiés. Souris de démonstration : souris vigile : contention, gavage per os, injection sous-cutanée, injection intra-péritonéale, injection intra-veineuse, prélèvement à la veine de la queue, prélèvement sous-mandibulaire. souris anesthésiée : prélèvement rétro-orbitaire. Souris d’étude par les stagiaires : souris vigile : contention, gavage per os, administration intrapéritonéale d’un mélange anesthésique. souris anesthésiée : injection sous-cutanée, injection intra-veineuse, prélèvement à la veine de la queue, prélèvement sous-mandibulaire. Rats de démonstration, rat vigile : préhension, tranquillisation, contention, gavage per os, injection intrapéritonéale, injection intra-musculaire, injection sous-cutanée, injection intraveineuse, prélèvement intra veineux. Chaque geste est effectué en quelques minutes (max 5 minutes). L’ensemble des gestes est effectué au fur et à mesure de la séance de TP, qui dure 3 heures maximum, permettant aux animaux de récupérer entre chaque intervention et considérant que pour une grande partie des interventions les animaux sont anesthésiés donc inconscients.

Impact sur les animaux

Les gestes pratiques sont peu invasifs et l’encadrement des stagiaires par les formateurs assure la limitation du stress et des contraintes imposées aux animaux. Cependant, l’apprentissage des gestes par les stagiaires peut engendrer un inconfort. De plus, quelques animaux supplémentaires sont inclus dans chaque séance afin de mettre au repos un animal qui aurait subi un stress plus important du fait de la maladresse d’un stagiaire.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés après que les gestes techniques aient été pratiqués. Une autopsie pédagogique est ensuite réalisée afin de visualiser l'anatomie des appareils et expliciter les modalités de dissection pour le prélèvements des différents organes. Sauf exception, les animaux utilisés pour ces TP sont des animaux de réforme ou d'élevage qui ne peuvent pas être replacés.

Remplacement

Pour apprendre à contenir un animal, réaliser un prélèvement de sang ou une injection intrapéritonéale, il est nécessaire de se placer dans les conditions réelles et donc de manipuler l’animal.

Réduction

Le nombre d’animaux engagés dans les procédures est calculé au plus juste mais on veille à privilégier le minimum de contrainte par animal : 1 souris est mise à disposition pour 2 stagiaires (mais des souris supplémentaires peuvent également être utilisées en cas de stress important d'un animal après une manipulation par un stagiaire), 2 rats par session (ils sont exclusivement manipulés par les encadrants pour des démonstrations). Au total : 900 souris et 40 rats Etant donné la nature du projet, aucune étude statistique n’est prévue.

Raffinement

Les animaux proviennent de l'élevage du site et sont hébergés dans les installations du service de Travaux Pratiques, inclus dans l’agrément de l’animalerie de l'établissement d'enseignement supérieur. En cas de besoin, l'effectif est complété par des animaux provenant d'un éleveur agréé. Les animaux sont acclimatés pendant une semaine lors de leur arrivée. L'hébergement est assuré en cages enrichies (nid végétal et/ou buchettes). Les animaux sont surveillés quotidiennement. Les personnels de zootechnie du service de travaux pratiques sont formés à l'observation des animaux et tout signe de mal-être est immédiatement signalé aux responsables du projet qui prennent la décision sur leur devenir, en accord avec le vétérinaire référent si nécessaire. Les stagiaires réalisent les gestes techniques sur les animaux après avoir visionné des vidéos et observé les démonstrations des encadrants et ils restent sous leur supervision pendant toute la durée des TP. Les animaux sont rapidement anesthésiés après la manipulation qui pourrait être source de stress (gavage) afin de réaliser d'autres gestes de prélèvement sanguin et administration. Les animaux ne sont pas réveillés à la fin de la procédure

Choix des espèces

La formation est axée sur les rongeurs qui représentent plus de 80 % des animaux utilisés dans le cadre des procédures expérimentales. Elle donne droit à la délivrance d'une attestation de suivi de formation sur le modèle rongeurs La formation est faite sur des animaux adultes car il s’agit du stade permettant le plus facilement l’apprentissage des gestes techniques.

  • Enseignement supérieur
Souris : 150
Souffrances
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Devenir
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150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont maintenues dans l'obscurité totale pendant sept jours, exposées à la lumière une à quatre heures, puis euthanasiées par perfusion intracardiaque pour analyser l'activité des interneurones du cortex visuel. Le porteur indique que ce projet sert d'abord à former des étudiants aux techniques, en plus de l'objectif de connaissance. Il affirme que les alternatives non animales ne sont pas encore disponibles et retient la souris pour la modification génétique aisée.

Objectifs

L'exposition soudaine à la lumière, après une période d’obscurité, induit une modification très importante de l’activité de tous les types des neurones du cortex visuel. Cependant, parmi toute la population neuronale de cette région, les interneurones sont les cellules les plus affectées. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre les processus cellulaires et moléculaires qui se déroulent lors de l’activation de ce groupe cellulaire. Dans ce but, les souris seront hébergées dans le noir 24 heures/24 pendant 7 jours et seront ensuite exposées à la lumière entre 1 et 4 heures. Après cette exposition, elles seront mises à mort et leur cerveau sera prélevé pour faire des analyses moléculaires post-mortem.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront apprises et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance de ces techniques leur permettra aussi de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche. Ce projet permettra de mieux comprendre les processus cellulaires et moléculaires qui se déroulent lors de l’activation des interneurones du cortex visuel.

Procédures

Les animaux seront hébergés dans le noir 24 heures/24 pendant 7 jours. A la fin de cette période, les souris seront exposées entre 1 et 4 heures à la lumière avant d’être euthanasiées par perfusion intracardiaque.

Impact sur les animaux

Nuisances liées à l'hébergement dans le noir: stress

Devenir

A l’issue de toutes les expériences, les animaux seront mis à mort et leur cerveau sera prélevé pour effectuer des analyses moléculaires post-mortem

Remplacement

Pour comprendre l'activité des circuits neuronaux dans le cerveau, il est nécessaire de générer des données biologiques pertinentes. L'utilisation d'animaux est donc inévitable. Les souris sont les modèles animaux de prédilection pour les recherches dans ce domaine en raison de la structure anatomique et de la fonction bien définies de différents cortex cérébraux. La souris est aussi l’espèce de rongeurs qui permet d’obtenir aisément des animaux modifiés génétiquement. Il est important de noter que des alternatives non animales ne sont pas encore disponibles .

Réduction

L’expertise de nos instructeurs sur ces modèles garantit que le nombre d'animaux utilisés est minimisé par une pratique toujours de haute qualité dès le départ. De même il est extrêmement important pour nos objectifs éducatifs de pouvoir démontrer et mettre en pratique les procédures, le nombre d'animaux sera donc adapté en conséquence. Ce projet a aussi pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront apprises et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance des nouveles techniques leur permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche.

Raffinement

Les souris seront placées en cage de 4-5 souris sur un rack ventilé, placé dans une salle d'hébergement. Un enrichissement de leur milieu (carrés de cellulose, maisons en papier mâché que les animaux peuvent utiliser pour se cacher et/ou ronger) permettra de favoriser les comportements d'exploration et d'empêcher le stress. Les animaux seront observés quotidiennement par le personnel zootechnique formé et compétent. Leur bien-être sera contrôlé par la cellule de bien-être del’animalerie.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des vertèbres. L'organisation du système central de cette espèce est assez proche de celle de l'homme, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez cette espèce à l'espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes synaptiques à une échelle cellulaire et aussi au niveau des circuits neuronaux. Nous utilisons le modelé souris qui est l'espèce de rongeur permettant d'obtenir aisément des animaux modifies génétiquement. Le projet sera réalisé sur des animaux agés de plus de 6 semaines, ce qui correspond à l’âge adulte pour ces espèces. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau homogène. Les expériences doivent être réalisées sur animauix adultes lorsque les réseaux neuronaux sont mis en place et le système nerveux est mature.

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Souris : 150
Souffrances
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Devenir
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150 souris gestantes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie de 30 minutes pour injecter de l'ADN dans le cerveau de leurs embryons par électroporation in utero, avant d'être tuées au CO2 et leurs embryons décapités pour analyse. Le porteur présente le projet comme une formation de chercheurs aux techniques d'étude de l'expression génétique embryonnaire. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne permet d'étudier ce développement, qui ne peut selon lui se faire que chez l'animal vivant.

Objectifs

Le système nerveux central est composé de différents types de neurones dont la morphologie et la physiologie varient considérablement. Cette diversité commence au cours du développement embryonnaire et elle est déjà observée dans les cellules immatures qui donneront naissance à des neurones. Il est proposé que la hétérogénéité neuronale dépende, en plus que d'autres facteurs, de l'expression spécifique d'un ensemble de protéines de ces cellules. Pour mieux comprendre les mécanismes moléculaires qui régissent la différenciation et la maturation des cellules pendant le développement, nous procèderons à transférer des gènes dans le cerveau embryonnaire grâce à la transfection par électroporation in utero menée chez la souris gestante. Nous proposons de former de nouveaux chercheurs sur les méthodes qui permettent d’étudier l’expression génétique pendant le développement embryonnaire. Une meilleure connaissance de nouvelles techniques leur permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils voudront réaliser ce genre d'expérimentations techniques pour leurs besoins de recherche.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront apprises et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance de nouvelles techniques leur permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils voudront réaliser ce genre d'expérimentations techniques pour leurs besoins de recherche.

Procédures

Les souris arriveront à notre animalerie au cours de leur 8ème ou 9ème jour de gestion (E8/E9). Entre 4 et 5 jours plus tard, les souris suivront une intervention chirurgicale d’une durée de 30 minutes. Pendant cette procédure, une solution contenant de l’ADN sera injectée dans le cerveau des embryons. Deux jours après, les souris gestantes sont mises à mort par inhalation de CO2. Les cerveaux de tous les embryons seront prélevés pour effectuer des analyses post mortem.

Impact sur les animaux

Nuisances liées aux procédures chirurgicales : douleur abdominale post opératoire, risque mineur d’infection de la cicatrice. Dans de très rares cas, les souris enceintes pourraient avoir des problèmes de mobilité après la chirurgie.

Devenir

A l’issue de toutes les expériences, les souris gestantes seront mises à mort par inhalation de CO2. Tous les embryons seront mis à mort par decapitation et leur cerveau sera prélevé pour effectuer des analyses post mortem.

Remplacement

N'existant pas de modèle in vitro permettant d’étudier le développement embryonnaire de différents types de neurones, cette étude ne peut être réalisée que chez l'animal in vivo.

Réduction

L’expertise de nos instructeurs sur ces modèles garantit que le nombre d'animaux utilisés est minimisé par une pratique toujours de haute qualité dès le départ. De même il est extrêmement important pour nos objectifs éducatifs de pouvoir démontrer et mettre en pratique les actes de préparation chirurgicaux, le nombre d'animaux sera donc adapté en conséquence. Ce projet a aussi pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront apprises et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance des nouvelles techniques de chirurgie et d'imagerie leur permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche. Le nombre d'animaux est adapté́ a nos objectifs éducatifs. Nous devons démontrer et mettre en pratique les procédures pendant nos formations. Lors de la formation, les instructeurs réalisent une démonstration de la procédure puis les étudiants auront l’occasion de pratiquer la procédure sous-couvert des instructeurs.

Raffinement

Pour diminuer le stress lié au transport, les souris sont stabulées, habituées, et manipulées quotidiennement dans une animalerie aux paramètres environnementaux contrôlés où leur entretien sera pris en charge par le personnel zootechnique formé et compétent. Les souris seront placées en cage de 4-5 souris sur un rack ventilé, placé dans une salle d'hébergement. Un enrichissement de leur milieu (carrés de cellulose, maisons en papier mâché que les animaux peuvent utiliser pour se cacher et/ou ronger) permettra de favoriser les comportements d'exploration et d'empêcher le stress. Nos mesures mises en place pour réduire la douleur pendant les procédures expérimentales impliquent une induction et suivi de l'anesthésie, une mise en place d'analgésie, une installation tout au long des procédures chirurgicales de contrôle de la température par tapis chauffant. Les animaux opérés seront observés quotidiennement par le personnel responsable de notre animalerie pendant la période qui suit le réveil (2h) ainsi que pendant les 2 jours suivants. L'évaluation des points limites se fera selon une grille d'évaluation (Annexe 1). Si l’animal atteint un score >11 au cours de l’observation sur une journée ou si la perte de poids est > 20% l'animal sera mis à mort. Après la procédure chirurgicale nous rajouterons de la nourriture humidifiée au fond de la cage

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des vertèbres. L'organisation du système central de cette espèce est assez proche de celle de l'homme, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez cette espèce à l'espèce humaine Nous devons cibler les cellules progénitrices en une période embryonnaire précise, nous utiliserons des gestantes à 13 jours de gestation. Il s’agit d’un stade où les embryons sont facilement accessibles pour l'électroporation (à des temps plus tardifs les embryons sont plus gros et difficiles à manipuler au sein de la corne utérine).

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Souris : 400
Souffrances
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Devenir
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 400

400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélèvement du cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie du crâne d'environ une heure pour poser une fenêtre ou un implant d'imagerie, puis des séances d'imagerie cérébrale sous contention, non pour produire des connaissances mais pour former des chercheurs à ces techniques. Le porteur signale des douleurs postopératoires et le stress lié au maintien sous le microscope. Il avance que cette formation réduira le nombre d'animaux utilisés plus tard par les stagiaires dans leurs laboratoires.

Objectifs

Nous proposons de former de nouveaux chercheurs sur les méthodes modernes de mesure d’activités neuronales impliquées dans la codification des informations sensorielles. L’imagerie biphotonique ainsi que l’imagerie calcique sont deux techniques qui permettent d’observer et mesurer l’activité de neurones en temps réel. Grâce à ces techniques nous pouvons étudier le rôle que jouent différentes populations de neurones dans l’apprentissage et l'exécution d’une tâche comportementale. Ce projet a pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront apprises et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance des nouvelles techniques de chirurgie et d'imagerie leur permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront apprises et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance des nouvelles techniques de chirurgie et d'imagerie leur permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche.

Procédures

- Le groupe A suivra: une chirurgie stéréotaxique (1 heure) pour implanter une fenêtre crânienne qui permet de mettre en place un couvercle transparent au-dessus d’une région corticale d’intérêt. Grâce à cette fenêtre certains types de neurones du cerveau sont visibles en microcopie. Deux semaines plus tard, les animaux seront habitués à rester sur le microscope bi photonique ensuite l’activité neuronale sera imagée chez les animaux éveillés. Les séances d’imagerie auront une durée de 30 minutes et elles seront faites 1 fois par jour pendant 5 jours. A la fin de la dernière séance, les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé pour effectuer des analyses post mortem. - Le groupe B suivra: Une chirurgie stéréotaxique (1 heure) qui permet de rapporter dans certains types de neurones une molécule fluorescente visible en microcopie et d’installer un implant. Deux semaines plus tard, les souris seront connectées au niveau de la fibre optique vers un système d’enregistrement de l’activité neuronale et leur comportement spontané sera évalué. Chaque séance aura une durée de 20 minutes et chaque souris suivra 3 séances. Pendant une des séances, les souris recevront une injection intrapéritonéal (1minute) contenant, soit une molécule qui permet d’activer les neurones dopaminergiques soit de la saline. A la fin de la dernière séance - Le groupe C suivra : Une chirurgie stéréotaxique (1 heure) qui permet d’implanter un système d’imagerie. Deux semaines plus tard, les séances d’imagerie seront réalisées pendant la procédure comportementale. Chaque séance aura une durée de 20 minutes et chaque souris suivra 3 séances ( une séance par jour). A la fin de la dernière séance , les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé pour effectuer des analyses post mortem.

Impact sur les animaux

- Nuisances liées aux procédures chirurgicales : douleur post opératoires, risque mineur d’infection de la cicatrice, risque mineur de détérioration des implants crâniens - Nuisances liées à la connexion des animaux aux niveau du système de fixation, fibre optique ou appareillage d’imagerie calcique : stress de la contrainte du maintien sous l’objectif du microscope auquel l’animal doit s’habituer - Douleur légère liée aux différents injections intrapéritonéales

Devenir

A l’issue de toutes les expériences, les animaux seront euthanasiés et leur cerveau sera prélevé pour effectuer des analyses immuno-histologiques.

Remplacement

Pour comprendre l'activité des circuits neuronaux dans le cerveau, il est nécessaire de générer des données biologiques pertinentes. L'utilisation d'animaux est donc inévitable. Les souris sont les modèles animaux de prédilection pour les recherches dans ce domaine en raison de la structure anatomique et de la fonction bien définies de différents cortex corticaux. La souris est aussi l’espèce de rongeurs qui permet d’obtenir aisément des animaux modifiés génétiquement.

Réduction

L’expertise de nos instructeurs sur ces modèles garantit que le nombre d'animaux utilisés est minimisé par une pratique toujours de haute qualité dès le départ. De même il est extrêmement important pour nos objectifs éducatifs de pouvoir démontrer et mettre en pratique les actes de préparation chirurgicaux, le nombre d'animaux sera donc adapté en conséquence. Ce projet a aussi pour but de former les étudiants afin qu’ils soient en mesure de réaliser au mieux les procédures qu’ils auront apprises et transmettre ainsi ces techniques dans leur laboratoire d’origine. Une meilleure connaissance des nouvelles techniques de chirurgie et d'imagerie leur permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés lorsqu’ils voudront réaliser ces techniques pour leurs besoins de recherche. Par an, 20 étudiants et 10 instructeurs suivront les projets décrits dans cette DAP. Dans ce context, lors de la formation, les instructeurs réalisent une démonstration de la procédure puis les étudiants auront l’occasion de pratiquer la procédure sous-couvert des instructeurs. Nous utiliserons un animal (C57BL6) par étudiant et par instructeur soit 30 souris/an. Avant le début de la formation, toutes les souris transgéniques suivront les chirurgies stéréotaxiques. Les séances de comportement, d’imagerie et d’électrophysiologie seront réalisées pendant la formation. - Souris DAT-Cre: Le taux de réussite de la chirurgie ( expression correcte du virus et fibre optique fonctionnelle ) est de 60%. Pour pouvoir évaluer l'effet de l’agoniste dopaminergique nous avons besoin d'au minimum 3 souris par groupe. Nous avons besoin donc de 10 souris DAT-Cre par formation/an. - Souris C57BL/6J-Tg(Thy1-GCaMP6f)GP5.17Dkim: a. Imagerie 2-photon sur animal éveillé: Le taux de réussite de la chirurgie ( fenêtre crânienne de bonne qualité pour la microscopie) est de 25%. Une souris sur 5 ne s’habitue pas au système de fixation. Pour pouvoir analyser les images provenant d'au minimum 4 souris, nous devons utiliser 20 souris par formation/an. b. imagerie calcique avec des miniscopes : Le taux de réussite de la chirurgie est de 25-30%. Une souris sur 5 ne s’habitue nt pas à la connexion au niveau de la miniature au crâne. Pour pouvoir analyser les images provenant d'au minimum 4 souris, nous devons utiliser 20 souris par formation/an.

Raffinement

Nos mesures mises en place pour réduire la douleur pendant les procédures expérimentales impliquent une induction et suivi de l'anesthésie, une mise en place d'analgésie, une installation tout au long des procédures chirugicales de contrôle de la température par tapis chauffant. Les souris seront placées en cage de 4-5 souris sur un rack ventilé, placé dans une salle d'hébergement. Un enrichissement de leur milieu (carrés de cellulose, maisons en papier mâché que les animaux peuvent utiliser pour se cacher et/ou ronger) permettra de favoriser les comportements d'exploration et d'empêcher le stress. Les animaux opérés seront observés quotidiennement par l’expérimentateur pendant la période qui suit le réveil (2h) ainsi que pendant les 4 jours suivant. L'évaluation des points limites se fera selon une grille d'évaluation incluant le poids de l'animal, l'état de la plaie, l'état du pelage, la mobilité de l'animal et les signes de douleur. Si l'animal présente un score qui le justifie, une seconde injection d'un médicament anti-inflammatoire sera effectuée et reconduite toutes les 24h si les signes persistent lors des observations suivantes. Si l’animal n’a pas repris de poids au bout de 4 jours, ou si des signes de souffrance sont observés, le traitement sera étendu de 2 jours supplémentaires. Si la récupération ne s’effectue pas bien et si le score des critères de la grille d’évaluation dépasse un certain stade de gravité l’animal sera euthanasié par l'expérimentateur par dislocation cervicale. Dans des cas très rares, les implants (fibre optique, appareillage d'imagerie calcique, un système de fixation) peuvent se détacher du crâne. Dans cette situation, les animaux seront euthanasiés.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des vertèbres. L'organisation du système central de cette espèce est assez proche de celle de l'homme, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez cette espèce à l'espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes synaptiques à une échelle cellulaire et aussi au niveau des circuits neuronaux. Nous utilisons le modelé souris qui est l'espèce de rongeur permettant d'obtenir aisément des animaux modifies génétiquement. Le projet sera réalisé sur des animaux agés de plus de 6 semaines, ce qui correspond à l’âge adulte pour ces espèces. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau homogène pour une bonne reproductibilité des procédures chirurgicaux.

  • Enseignement supérieur
Souris : 2000
Rats : 1000
Souffrances
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▲ 3000
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Devenir
 20
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 200
 2780

3000 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la plupart tués à l'issue, environ 200 réutilisés et 20 placés en adoption. Les animaux, souvent porteurs de tumeurs greffées et issus d'un projet précédent, servent à entraîner le personnel aux gestes techniques, jusqu'à quinze journées et deux gestes par jour, dont les administrations, les prélèvements, la chirurgie et l'euthanasie. Le porteur indique que la mise à mort peut être elle-même le geste appris. Il justifie l'usage d'animaux vivants par l'échec d'un rat synthétique jugé insuffisamment réaliste.

Objectifs

Ce projet, dédié à la formation et au maintien des compétences du personnel interne, répond aux exigences réglementaires (arrêté du 1er février 2013 relatif à l’acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs, éleveurs et fournisseurs d’animaux utilisés à des fins scientifiques) et éthiques. Il permet de répondre aux besoins d’acquisition de compétences sous tutorat ou de perfectionnement de gestes techniques nécessaires à l’activité de recherche spécifique. Les gestes qui pourront être travaillés sur souris ou rats sont les suivants : 1)Identification des animaux 2)Techniques d’administrations 3)Procédures non invasives réalisées sous anesthésie gazeuse (ex. imagerie) 4)Prélèvements sanguins 5)Techniques de chirurgie sous analgésie et anesthésie 6)Techniques d’euthanasie 7)Autopsies : apprentissage de l’anatomie avec reconnaissance et prélèvements d’organes en post-mortem. Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet sont essentiellement issus d’un premier projet autorisé. Du fait du design des études en oncologie nécessitant de greffer des animaux qui ne sont ensuite pas tous inclus dans les études de pharmacologie, une grande proportion d’animaux formation sera porteur de tumeur greffée en sous cutanée dont le volume sera de petite taille et contrôlé (de type « petit nodule »). Cette réutilisation des animaux permet de valoriser les animaux non inclus dans les études et contribue à la règle des 3R par la réduction du nombre d’animaux. A défaut de disponibilités compatibles avec les besoins en formation, les animaux nécessaires seront commandés spécifiquement auprès des fournisseurs.

Bénéfices attendus

L’entrainement et la compétence du personnel, au-delà de l’aspect réglementaire, contribuent à la bonne réalisation des études, à la fiabilité des résultats, ainsi qu’au respect du bien-être animal par la réalisation de gestes maitrisés. A l’inverse, un geste technique mal réalisé au cours d’une étude peut avoir pour conséquence : - Un stress de l’animal - Une souffrance de l’animal allant jusqu’à la mort en cas de fausse route lors d’un gavage par exemple. - Une plus forte variabilité des résultats de l’étude ou des résultats ininterprétables amenant à devoir reproduire l’étude en utilisant plus d’animaux.

Procédures

Pour les gestes techniques, une limite de 15 journées d’utilisation (consécutives ou non) est fixée par animal à raison d’un nombre maximal de 2 gestes par jour. En fonction du type de technique à acquérir et de l’objectif de formation visés, différentes combinaisons de techniques d’administration et/ou de prélèvements peuvent être réalisées sur un même animal. Les gestes qui pourront être réalisés sont : - identification, administrations et prélèvements sur animaux vigiles (quelques secondes) ou anesthésiés (

Impact sur les animaux

Un maximum de 15 journées d’utilisation seront possibles avec un nombre maximal de 2 gestes techniques simples réalisés par jour. Un seul geste chirurgical sera possible. Aucun animal présentant des signes de douleur ou de souffrance suite à un geste technique ou une chirurgie ne sera gardé en vie.

Devenir

La plupart des animaux seront porteurs de tumeurs, ils devront donc être euthanasiés à la suite de la formation. La mise à mort peut être elle-même la technique pour laquelle la personne sera formée. Dans de rares cas, des animaux qui ne proviennent pas d’une utilisation précédente et en bonne santé pourront être ré-utilisés pour de la mise au point de modèle chirurgical dans le cadre d'un autre projet. L’utilisation de ces animaux se fera uniquement dans le cadre d'un projet autorisé et de gravité de sévérité prospective modéré. Enfin, des cas ponctuels d’adoptions pourraient être organisés sur des animaux immunocompétents, ne présentant pas de phénotype dommageable, en bonne santé, n’ayant jamais été porteurs de tumeurs et dans un contexte où il n’y a pas de besoin de formations à l’euthanasie. L’avis vétérinaire et l’autorisation des autorités compétentes seraient un préalable à ces adoptions.

Remplacement

Par le passé, des sessions d’entrainement sur la contention et l’administration de composés ont été effectuées sur des rats synthétiques (rat Koken) mais n’ont malheureusement pas été concluantes suite au manque de tonicité et de mouvement de l’animal et à la mauvaise reproduction de l’enveloppe corporelle et du système veineux. De plus, certains gestes techniques, comme les prélèvements sanguins à la veine saphène, par exemple, ne pouvaient pas être effectués sur ce moyen de substitution. Il n’y a donc pas d’autres choix, actuellement, que d’exercer ces entrainements sur des rongeurs anesthésiés ou vigiles avant de les mettre en pratique dans des expériences d’un projet de recherche.

Réduction

Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet sont essentiellement issus d’un premier projet autorisé. Cette réutilisation des animaux permet de valoriser les animaux non inclus dans les études et contribue à la règle des 3R par la réduction in fine du nombre d’animaux. A défaut de disponibilités compatibles avec les besoins en formation les animaux nécessaires seront commandés spécifiquement auprès des fournisseurs. Un même animal pourra faire l’objet de plusieurs gestes techniques à raison d’un maximum de 2 gestes par jour. En effet, nous pourrons associer un geste dédié à l’administration avec un geste dédié aux prélèvements sanguins. Par exemple, on pourra cumuler des administrations Intra-veineuses avec des prélèvements de sang à la veine jugulaire sous anesthésie gazeuse. Ainsi, en combinant ces 2 types d’entrainement sur un maximum de 15 journées sur 6 mois (30 gestes maximum) on valorisera au maximum les animaux.

Raffinement

Une attention particulière sera portée sur les volumes des prélèvements sanguins et volumes d’administration, qui seront basés sur des guidelines reconnues. Si un animal présente un signe clinique altérant son bien-être ou nécessitant un soin il sera euthanasié. Pour les animaux porteurs de tumeur, le point limite lié au volume tumoral est inferieur aux normes habituelles afin de s’assurer que l’impact lié à la précédente utilisation de l’animal reste léger. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux tout au long des entrainements, dans des cages enrichies leur permettant de fouiller. Des éléments de nidification sont apportés ainsi que des éléments d’enrichissement en polypropylène permettant une complexification de l’environnement. L’observation de l’utilisation de l’enrichissement sera un paramètre complémentaire permettant de s’assurer du bien-être des animaux.

Choix des espèces

Les projets de l’équipe in vivo se faisant avec des modèles souris ou rat, il convient de s’entrainer sur ces espèces en adéquation avec les activités. Des animaux sevrés seront utilisés majoritairement (jeunes adultes et adultes). Cependant, pour des besoins spécifiques de formation, des animaux non-sevrés pourront être également utilisés.

  • Enseignement supérieur
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 36
Souffrances
▲ -
▲ 4
▲ 16
▲ 16
Devenir
 -
 -
 -
 36

36 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Une partie reçoit l'implantation d'une chambre dorsale par chirurgie, que le porteur estime source d'une souffrance sévère les deux premiers jours puis modérée sous morphinique, d'autres une injection de cellules tumorales, le tout pour une école de formation à l'imagerie du petit animal. Il indique que ces souris ne peuvent être maintenues plus de sept jours et sont tuées après les ateliers. Sur le remplacement, il affirme qu'il n'est "pas possible" puisque les travaux pratiques portent sur l'imagerie de modèles vivants.

Objectifs

Cette formation a pour but d’initier les participants à l’imagerie préclinique in vivo. L’imagerie préclinique in vivo permet de mettre en évidence de nouvelles cibles thérapeutiques et d’évaluer rapidement de nouvelles stratégies médicales. Au cours de cette école les principes théoriques mais également les aspects pratiques de chaque technique d’imagerie seront abordés. Des modèles murins immunocompétents seront générés afin de mettre en pratique les modalités d’imagerie abordées. Le remplacement n’est pas possible puisque des travaux pratiques sur les modalités d’imagerie sur des modèles murins sont au programme. Nous assurerons ainsi des ateliers sur l'imagerie intra-vitale et l'imagerie non invasive du petit animal. Pour l’imagerie non invasive, 3 modalités seront présentées, l’imagerie de fluorescence visible (Macroscopie et multiphoton), proche infrarouge et optoacoustique. Nous insisterons sur les notions de base requises pour acquérir et analyser des images dans les meilleures conditions possibles afin de permettre le raffinement des expériences et envisager des modalités d’imagerie pour diminuer le nombre d’animaux lors de suivi de traitement.

Bénéfices attendus

Cette formation a pour but d’initier les participants à l’imagerie préclinique in vivo. L’école abordera toutes les modalités d’imagerie in vivo (anatomique, fonctionnelle et moléculaire) ainsi que le suivi des animaux, offrant ainsi une analyse exhaustive des potentialités et des champs d’applications de chaque technique. Les principes théoriques mais également les aspects pratiques de chaque technique d’imagerie seront abordés (résolution, profondeur, agents de contraste). Cela permettra aux participants d’envisager les modalités d’imagerie qui conviendront le mieux à leurs applications selon leur environnement de travail et leur questionnement scientifique. Nous insisterons sur les notions d’imagerie mais aussi sur comment ces méthodes permettent de diminuer le nombre d’animaux ou encore un raffinement des expériences. Aux cours théoriques sur les modalités s’ajouteront des interventions sur l’expérimentation animale (règlementation, bien-être animal) sur le statut sanitaire, l’anesthésie et le confinement des animaux et des locaux. Tous ces points abordés, apporteront beaucoup aux participants en termes de compétences sur l’utilisation optimale d’animaux pour leurs projets scientifiques en imagerie préclinique in vivo.

Procédures

Imagerie par microscopie intravitale champ large et multiphoton de l’oreille et de la tumeur, après injection d'un traceur fluorescent en rétro-orbitale, le tout sous anesthésie gazeuse : 24 animaux, dont 16 ayant eu au préalable une implantation de chambre dorsale sous anesthésie générale avec utilisation de morphinique. Imagerie infrarouge et optoacoustique de la vascularisation saine et tumorale sous anesthésie gazeuse : 12 animaux, dont 8 ayant eu au préalable une injection sous cutanée de cellules tumorales sous anesthésie gazeuse.

Impact sur les animaux

Seul le protocole de chambre dorsale est susceptible d’induire des effets indésirables. L’estimation de la souffrance induite par ce protocole est modérée à sévère. L’estimation de la souffrance induite est sévère juste après l’opération (Jour 0 et Jour 1), et modérée par la suite du fait de l’utilisation d’un morphinique. Une chambre dorsale peut être maintenue jusqu’à 21 jours sans altération des tissus environnants. Cependant, pour ces ateliers, la chambre ne sera pas maintenue plus de 7 jours.

Devenir

Un animal ayant été soumis à une procédure d'implantation d'une chambre dorsale ne peut la conserver plus de 3 semaines sans altération de son état. Ces animaux sont donc mis à mort après la procédure d'imagerie. Les animaux implantés avec des cellules tumorales ne peuvent être maintenus en vie du fait de la croissance tumorale qui peut altérer leur état. Les animaux injectés avec des marqueurs plasmatiques fluorescents ne peuvent pas être utilisés pour d'autres expériences du fait de l'injection de ces traceurs.

Remplacement

Cette formation a pour but d’initier les participants à l’imagerie préclinique in vivo et de montrer ses potentialités. Le remplacement n’est donc pas possible puisque des travaux pratiques sur les modalités d’imagerie préclinique sur des modèles murins sont au programme. L’imagerie preclinique reste un passage obligatoire pour tester des traitements avant le passage en clinique.

Réduction

Le nombre d’animaux a été déterminé en fonction du nombre d’ateliers, de leur répétition et de la possibilité ou non de réutiliser les souris d’un atelier à l’autre.

Raffinement

Les conditions d'hébergement et les méthodes utilisées sont les plus appropriées pour réduire toute angoisse. Les procédures seront réalisées sous anesthésie. Pour les souris avec des tumeurs sous cutanées, un suivi journalier sera mis en place avec fiche de suivi de croissance et arrêt en cas de point limite atteint. Pour les chambres dorsales, un morphinique sera administré. Le suivi des animaux sera quotidien jusqu’à l’atelier ou à la mise à mort si un critère d’arrêt est atteint. Sans critère atteint, les souris seront mises à mort au plus tard 7 jours après le début de l’expérience. Les animaux avec une chambre dorsale seront hébergés individuellement pour éviter qu’ils ne se blessent entre eux. La quantité de litière est légèrement réduite pour éviter que la chambre ne s’accroche à la mangeoire métallique. Les animaux sont placés dans une armoire ventilée avec les autres animaux visibles et à proximité dans les autres cages. Pour l’enrichissement, deux cylindres de cotons et une bûchette sont placés par cage. La confection ou non du nid avec les cotons sert aussi de critère quant au bien-être de l’animal.

Choix des espèces

Pour les ateliers 1 &2, il existe un modèle murin où l'expression d'une protéine fluorescente est restreinte aux cellules dendritiques impliquées dans la réponse anti-tumorale. Ce modèle est présent en élevage pour un autre projet dans notre institut. L’atelier proposant d’observer des interactions entre le système immunitaire et l'environnement tumoral ce modèle est idéal pour permettre une imagerie dynamique in vivo. Pour les ateliers 3&4 nous disposons de modèles tumoraux murins d’où l’utilisation de souris compatibles pour l’implantation. De plus, ces modalités d’imagerie nécessitent de dépiler les animaux pour une observation optimale d’où le choix d’une lignée sans poils, les SKH1, pour s’affranchir de cette procédure et limiter ainsi le stress des animaux. Des souris adultes de 6-15 semaines seront utilisées. Ceci correspond à l’âge de maturation du système immunitaire.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Souris : 310
Rats : 155
Cochons : 10
Souffrances
▲ -
▲ 10
▲ 465
▲ -
Devenir
 -
 -
 10
 465

475 animaux non-humains, dont 310 souris et 155 rats tués et 10 porcs réutilisés ensuite dans un autre projet, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Souris et rats subissent gavages, injections et prélèvements dont des ponctions rétro-orbitaires, les porcs une anesthésie et une intubation, non pour produire des connaissances mais pour entraîner aux gestes des personnels d'expérimentation. Le porteur indique qu'il arrive "relativement fréquemment" qu'un ou plusieurs rongeurs meurent d'un accident anesthésique, ce qui explique le nombre d'animaux prévu. Il affirme que les animaux vivants ne peuvent être "remplacés intégralement" par des modèles inertes, tout en indiquant que les participants s'exercent d'abord sur mannequins.

Objectifs

La protection des animaux utilisés à des fins scientifiques repose en Europe sur 4 points : l'agrément des établissements, le contrôle de leur origine, l'autorisation des projets et la qualification des personnels. Notre établissement assure ce type de formations pour les concepteurs depuis les années 1990 et depuis 2014 nous organisons cette formation réglementaire concepteurs-réalisateurs sous la forme de 4 modules thématiques en accord avec la réglementation actuelle. Une session annuelle a lieu avec un module général et trois modules spécialisés : un consacré aux rongeurs et au lapin, un consacré aux carnivores et au porc et un consacré aux ruminants, au cheval et au porc. Une formation est complète pour un groupe d’espèces lorsqu’un participant a suivi et validé (présence + examen) le module général et un module spécifique. L'un des facteurs de qualité de ces formations est constitué par leur partie pratique sur des modèles inertes et des animaux. En dehors de l'apprentissage indispensable des gestes techniques et de leur bonne réalisation, le fait d'être confronté à des animaux vivants au cours de la formation permet aux participants de se trouver en situation de ce type d'utilisation des animaux et alimente les débats autour des aspects éthiques d'utilisation des animaux en recherche, ce d'autant plus que de nombreux participants de ces formations sont au tout début de leur parcours professionnel. Nous garantissons un parcours pédagogique le plus didactique et éthique possible pour l’apprentissage des gestes techniques peu invasifs (contention, administrations, prélèvements), avec la réalisation des enseignements par des intervenants qualifiés et pédagogues, selon la séquence suivante : 1. Un cours théorique complet détaillant les éléments techniques et scientifiques et les points limites associés à ces gestes 2. Une séance de travaux pratiques (TP) sur modèles inertes permettant l’acquisition de ces gestes (nombreux ateliers mis à disposition des participants et animés par plusieurs intervenants qualifiés), 3. Des visites ou des TP avec des animaux vivants dans les meilleures conditions possibles pour les participants et les animaux. Notre objectif est qu’à l’issue de cette formation, les participants aient une bonne maitrise des principaux gestes techniques autorisés par une telle formation et soient en mesure de les appliquer dans les meilleures conditions possibles de respect des animaux et avec la plus grande pertinence scientifique possible.

Bénéfices attendus

Dans le cadre des formations obligatoires des personnes appelées à intervenir dans des projets de recherche impliquant des animaux, nous estimons indispensable que les apprenants pratiquent sur des animaux vivants les actes techniques autorisés par cette formation les plus courants. Depuis le début de 2016, une séance de travaux pratiques sur modèles inertes (mannequins de rats, modèles d'oreilles de lapins, mannequins de cheval ou de vache permettant les ponctions de la veine jugulaire, mannequin de porc pour la contention...) est organisée préalablement aux séances de travaux pratiques sur animaux vivants objets de la présente demande d'autorisation de projet. Cette séance permet d’acquérir la maitrise technique des gestes avant de les pratiquer sur des animaux vivants et de réduire ainsi le risque d’infliger une douleur, un stress ou une lésion à un animal (Raffinement). Il demeure que la réalisation ou l'observation d'actes pratiqués sur l'animal vivant est une partie essentielle à la qualité de la formation des personnels ayant à les réaliser dans leur activité professionnelle, garantissant ainsi des gestes en conditions réelles techniquement mieux réalisés, plus sereinement, cela au bénéfice de l’animal, de l’expérimentateur et de l’expérimentation. Ces séances sont animées par un nombre conséquent d’encadrants très expérimentés, motivés par la transmission de leurs savoir-faire et très attentifs au bien-être des animaux.

Procédures

Souris et rats : sur animaux vigiles : gavage et pour la souris, un prélèvement à la veine mandibulaire ; sur animaux anesthésiés : plusieurs injections intra-musculaires, sous-cutanées, intradermiques, intraveineuses), et prélèvements intraveineux et rétro-orbitaires Porc : anesthésie et intubation La séance de travaux pratiques dure 2h pour chaque espèce. Chaque geste est réalisé sur quelques secondes ou minutes.

Impact sur les animaux

La contention des animaux et la réalisation des premiers gestes avant anesthésie impliquent un stress des animaux. Celui-ci est minimisé par l’acclimatation des animaux à leur nouvel environnement une semaine avant la séance de travaux pratiques, l’apprentissage préalable des gestes par les participants sur modèles inertes et un encadrement au plus près des participants, centré sur le respect des animaux. L’effet indésirable le plus fréquent est un accident anesthésique chez un rat ou une souris (pas d’événement rencontré chez le porc en 8 ans). En cas d’apnée ou d’arrêt cardiaque, une réanimation vigoureuse est pratiquée par un encadrant. Il arrive néanmoins relativement fréquemment qu’un ou plusieurs animaux meurent, ce qui explique le nombre d’animaux prévu pour chaque session. La maitrise par les encadrants du mélange anesthésique, des stratégies de réanimation et des erreurs des participants les plus fréquentes permettent de réduire année après année ces accidents anesthésiques.

Devenir

Les rongeurs (procédure 1 et 2) sont euthanasiés et les porcs (procédure 3) sont maintenus en vie et réutilisés dans un autre projet après évaluation par le vétérinaire désigné. Les souris et les rats sont euthanasiés à l’issue de la séance car aucune utilisation ni aucun replacement ne peut être envisagé pour ce nombre d’animaux, après réalisation de plusieurs gestes dont des prélèvements rétro-orbitaires et après rupture de leur statut sanitaire « Specificic pathogen free » lors de cette séance. Les cadavres des rats sont utilisés pour une séance de dissection en anatomie.

Remplacement

Les mesures prises pour le respect des 3R sont les suivantes : en premier lieu, nous estimons qu'il en va du bien-être des animaux ultérieurement manipulés par nos participants dans leur exercice professionnel qu'ils aient pratiqué ou au minimum vu pratiquer la plupart des gestes courants et peu invasifs pouvant être utiles à la réalisation de projets de recherche. Pour cette raison, nous estimons que les animaux vivants ne peuvent être remplacés intégralement par des modèles inertes. Toutefois, nos participants commencent toujours par pratiquer les mêmes gestes sur ces modèles.

Réduction

Ce projet nécessite pour 5 ans l’utilisation d’un total de 310 souris, 155 rats et 10 porcs au maximum. Le nombre d'animaux utilisés correspond à une souris par participant, un rat pour 2 participants et un porc pour 10 participants, ce qui semble le minimum pour que la qualité de l'apprentissage soit suffisante. Par ailleurs, les rats euthanasiés lors des travaux pratiques d’administrations et prélèvements sont ensuite utilisés lors de la séance de dissection pour l’anatomie. Enfin, les porcs sont ensuite ré-utilisés par une équipe de recherche. Ces réutilisations permettent de réduire le nombre d’animaux utilisés au strict nécessaire.

Raffinement

La douleur, le stress et le risque de lésion sont réduits au maximum grâce un entrainement des participants sur modèles inertes, à un encadrement nombreux et de qualité, tourné vers l’accompagnement des participants et le respect des animaux, et au fait que les gestes les plus douloureux ou stressants sont réalisés sous anesthésie générale. Les protocoles d’analgésie et d’anesthésie sont optimisés pour les gestes réalisés. L’accent est mis tout au long des travaux pratiques sur le respect des animaux et la réalisation des gestes dans les meilleures conditions possibles. L’objectif est clairement énoncé aux participants que ces travaux pratiques doivent leur servir à réaliser par la suite l’ensemble de ces gestes nécessaires dans les meilleures conditions possibles pour le respect de l’animal et la pertinence des résultats scientifiques.

Choix des espèces

Le rat et la souris sont les modèles les plus pertinents pour le module rongeurs-lapin, de par la fréquence de leur utilisation et leur différence de taille qui permet d’appréhender la variation des gestes techniques. Le porc est le modèle le plus pertinent pour le module carnivores-porc car la majorité des participants à ce module travaillent avec des porcs, que le porc présente un niveau de difficulté important pour l’intubation, qui justifie la confrontation à ce geste lors de la formation, et enfin parce que notre établissement utilisateur permet la réutilisation des porcs pour une autre équipe. Adultes pour les souris (16 semaines), jeunes adultes pour les rats (6-7 semaines), jeunes porcs (environ 1 à 3 mois). Les animaux sont ainsi de taille suffisante sans être trop gras (ce qui rendrait l’anesthésie plus difficile et donc dangereuse), avec une bonne homogénéité des lots pour faciliter la gestion anesthésique.

  • Enseignement supérieur
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Saumons : 60
Souffrances
▲ 60
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

60 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes mises à mort, réparties en quatre groupes de quinze selon la méthode d'abattage testée. Le projet compare l'asphyxie sur glace, la percussion crânienne, l'électronarcose et la méthode Ikejime, pour mesurer le stress et la qualité du filet. Le porteur indique que certains groupes seront tués par des méthodes qui ne respectent pas les recommandations de la directive 2010/63/UE, l'asphyxie sur glace durant plus de dix minutes avec un stress accru. L'objet déclaré porte en partie sur l'acceptabilité de la mise à mort et la qualité organoleptique de la chair.

Objectifs

L'objectif est d'évaluer le stress et la qualité du filet de poisson mis à mort par différentes méthodes chez la truite Arc en Ciel : l'asphyxie sur glace, méthode classiquement utilisée sur les bateaux de pêche, la percussion crânienne, méthode classiquement utilisée sur les parcours de pêche, l'électronarcose, méthode utilisée en élevage et la méthode Ikejime, méthode traditionnelle japonaise de plus en plus utilisée actuellement.

Bénéfices attendus

La méthode Ikejime est en développement actuellement chez certains pécheurs car elle est considérée comme préservant mieux les qualités organoleptiques du poisson car moins stressante et douloureuse au moment de l'abattage. Le projet permettra d'évaluer scientifiquement ces données et de comparer cette méthode de mise à mort aux autres méthodes beaucoup plus utilisées actuellement sur les bateaux de pêche (asphyxie sur glace et percussion de la boite cranienne) et en élevage (electronarcose).

Procédures

Les animaux seront soumis à différentes méthodes d'euthanasie. Les procédures seront réalisées par des personnes expérimentées et durera de l'ordre de quelques minutes ainsi la percussion crabienne et la méthode ikejime sont d'une durée de la minute maximum, la technique electronarcose à une durée de 3 minutes. La méthode de mise a mort par asphyxie sur glace est la méthode la plus longue, 45 minutes, mais la glace ralentie la physiologie de l'animal. 15 poissons sont concernés par cette méthode.

Impact sur les animaux

Du fait des objectifs du projet, certains groupes de poissons seront mis à mort avec des méthodes qui ne respectent pas les recommandations de mise à mort (annexe IV) de la directive 2010/63/UE mais qui sont utilisés en pratique par les pécheurs. Les méthodes testées dans ce projet et non décrites dans la directice 2010/63/UE sont la mise à mort par asphyxie sur glace et la méthode Ikéjimé. Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les poissons sont associés à la méthode de mise à mort par asphyxie sur glace. La durée de mise à mort sera plus longue que celle obtenue avec les autres méthodes, électronarcose de l’ordre de 3 minutes, percussion/commotion cérébrale et Ikejime de l’ordre de la minute tandis que pour l’asphyxie sur glace le temps estimé est plus de 10 minutes. Le stress induit sera plus important.

Devenir

Procédure sans réveil (mise a mort) pour tous les animaux

Remplacement

L'objectif du projet étant de comparer différentes méthodes de mises à mort chez le poisson, cela ne peut se faire que sur des animaux vivants.

Réduction

En faisant l'hypothèse que la libération de cortisol est identique entre la méthode Ikejime et la percussion cranienne, et une liberation multipliée par 2 pour les méthodes asphyxie et électronarcose, le test de comparaison de 2 moyennes avec un risque alpha de 0.05 et une puissance à 0,9 ,15 poissons par lot sont nécessaires, ce qui correspond donc à 60 poissons au total (https://biostatgv.sentiweb.fr/), 15 par méthodes de mise a mort testées (asphyxie, percussion/commotion de la boîte cranienne, electronarcose et ikejime). Cette hypothèse est basée sur des premières données non publiées sur les méthodes de mise à mort de type électronarcose, commotion et surdosage d’anesthésique nous permettant d’avoir une idée des ordres des grandeur de niveau de cortisol attendu. Et surtout sur les différences de durée pour obtenir la mise à mort des animaux, très rapide et proche en durée pour la méthode percussion/commotion cérébrale et Ikejimé et plus longue pour les méthodes électronarcose et asphyxie sur glace.

Raffinement

Durant la période d'acclimation et d'élevage des animaux, les points limites sont les paramètres d'ambiance de l'élevage (température, oxygène). Si les paramètres critiques sont atteints (température > 20°C, oxygène < 6 mg/ml) et ne peuvent pas être rectifiés, par exemple en raison d’une coupure de courant longue durée ou du défaut d’un appareil, l'expérimentation sera arrêtée. D'autre part, en cas de nage erratique, d'anorexie, les poissons seront euthanasiés. La densité sera de 16 kg/m3, ce qui est bien en deça de ce qui est réalisé en élevage (50-70 kg/m3) et les bacs seront enrichis de tubes permettant aux poissons de se cacher.

Choix des espèces

La Truite est l'espèce de poisson la plus élevée en France. Elle est de plus très utilisée dans les parcours de pêche. Ce n'est pas un modèle au niveau des poissons de pêche mais c'est également un modèle scientifique en expérimentation animale avec des publications sur le stress et la physiologie de l'espèce. La truite est donc un modèle intéressant car bien décrit scientifiquement et les résultats pourraient être comparer avec le milieu marin car la truite peut également s’élever en eau de mer. D’une façon générale, il n’y a pas de raison pour penser qu’une réponse en fonction de la méthode de mise à mort utilisée soit différente selon les espèces de poissons. Ce seront des truites adultes de type portion, vendue entière pour une personne, soit 250g environ. C'est une taille interessante pour appliquer les différentes méthodes de mise à mort.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Cochons : 300
Souffrances
▲ 300
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 300

300 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale puis tués avant tout réveil. Chaque animal subit deux à trois procédures chirurgicales au cours d'une anesthésie de six à huit heures, pour entraîner des chirurgiens à manipuler un robot opératoire. Le porteur prévoit de former 500 à 600 chirurgiens sur cinq ans. Il présente l'entraînement sur simulateur et modèles en plastique comme préalable, puis qualifie la formation sur tissus vivants d'"indispensable voire incontournable".

Objectifs

Le traitement de nombreuses pathologies cancéreuses ou bénignes nécessite, en complément d’un traitement médicamenteux, de la chirurgie. La chirurgie conventionnelle passant par une ouverture cutanée, et communément appelée chirurgie ouverte, présente des risques pour le patient. En effet un temps de récupération long, des douleurs post opératoires intenses et une augmentation du risque infectieux sont les inconvénients majeurs d’une telle intervention. Depuis de nombreuses années des techniques dites mini invasives, comme la cœlioscopie, se développent. Cette technique, permettant d'opérer à travers de petites incisions, devenue depuis un standard en chirurgie, présente un avantage majeur, celui de diminuer les contraintes rencontrées en chirurgie ouverte, mais présente certaines limites. Lors d’une intervention chirurgicale coelioscopique, les instruments utilisés sont totalement rigides dépourvus d’articulation, l’endoscope (caméra) qui permet la vision sera contrôlé, non pas par le chirurgien opérateur, mais par un tiers. Durant toute la totalité de l’intervention chirurgicale, le chirurgien sera debout au-dessus du patient dans une position inconfortable ce qui pourrait avoir un impact sur la concentration et l’état général de ce dernier. Voilà pourquoi une nouvelle forme de chirurgie mini invasive a vu le jour, la chirurgie mini invasive robotique assistée. Cette dernière approche va combiner les avantages des deux autres et en apporter de nouveaux. Le chirurgien va travailler assis à une console, avec une vue en trois dimensions, contrôlant des instruments complètement articulés et cela en toute autonomie. Aujourd’hui, les chirurgiens qui souhaitent accéder à la robotique doivent se former.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la maitrise de la manipulation des robots-chirurgicaux afin de réaliser les interventions en toute sécurité chez l'Homme.

Procédures

Les animaux seront soumis à 2 ou 3 procédures chirurgicales au cours d'une même anesthésie générale durant 6 à 8h.

Impact sur les animaux

Les nuisances et les effets indésirables attendus seront réduits au minimum grâce à l'optimisation du protocole anesthésique et la prise en charge de la douleur en période per-opératoire (permettant, comme chez l’homme, de réaliser un acte chirurgical dans des conditions adaptées et non délétères pour l’animal) et du fait de la mise à mort des animaux en fin de chirurgie (protocole sans réveil). Des incidents chirurgicaux (hémorragies, lacérations digestives par exemple) sont toutefois toujours envisageable et peuvent conduire à une mise à mort anticipée des animaux.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort en fin de formation.

Remplacement

Après des phases de formation en simulation virtuelle, sur modèles en plastique, l’enseignement comprend aussi des sessions sur sujet anatomique afin de compléter les objectifs de formation. Il reste cependant une étape indispensable pour que ces chirurgiens soient prêts à opérer des patients : afin de leur permettre de réaliser une intervention en toute sécurité sur l’Homme, une formation technique sur tissus vivants est nécessaire voire incontournable. En effet des applications comme l’utilisation d’énergie visant à coaguler un vaisseau (électrocoagulation), disséquer ou exposer un tissu n’a de sens que sur un modèle vivant.

Réduction

Les sessions de formation débutent par des séances de la simulation virtuelle dans les consoles, puis ces séances sont suivis par la manipulation des robots à partir de ces mêmes consoles sur des modèles en plastique, permettant aux apprenants de se familiariser avec le contrôle des robots et de maitriser les gestes avant de les effectuer sur animaux vivants. La formation s'adresse uniquement au chirurgien et à son aide (IBOD ou chirurgien). Le nombre de porcs sera réduit au minimum, à raison d’un animal par binôme avec une valorisation de chaque animal sur lequel plusieurs gestes chirurgicaux par temps opératoire pourront être effectués. Le nombre de formations dépend du nombre de robots mis sur le marché à l’échelle européenne voire internationale. Nous estimons cependant le nombre de chirurgiens à former entre 500 et 600 sur les 5 prochaines années (soit 300 porcs).

Raffinement

Les porcs sont préalablement hébergés en groupe sociaux selon la réglementation en vigueur (acclimatation), ils disposent d’enrichissements leur permettant d’exprimer leurs comportements naturels comme le fouissage, l’exploration d’objets à mâchouiller, le repos sur une aire dédiée. Une surveillance et des soins quotidiens sont apportés par une équipe qualifiée de techniciens et vétérinaires. Le protocole prévoit des procédures mini-invasives réalisées sous anesthésie générale par un chirurgien sous la supervision d’un formateur qualifié. Les animaux sont prémédiqués avant d’être transférés au bloc opératoire. Une voie veineuse est posée pour l’induction de l’anesthésie générale (propofol/rocuronium). Ils sont intubés et placés sous anesthésie gazeuse (isoflurane/oxygène) avec assistance respiratoire. L'analgésie est assurée par l'utilisation d'anti-inflammatoires voire d'opioïdes puissants. Le vétérinaire désigné et la structure chargée du bien-être animal accompagnent le responsable de la mise en œuvre du projet et proposeront la mise en place de mesures correctives en cas d’atteinte au bien-être animal.

Choix des espèces

Porc Large White La taille du cochon est adaptée à l’utilisation de notre système de robotique, des instruments de chirurgie, endoscope, conçus pour l’homme. Anatomie homologue (espèce monogastrique) pour modéliser les voies d’abords et les pratiques en chirurgie viscérale. Nous projetons l’emploi de porcs juvéniles, de 30 à 60 kilogrammes, en fonction des formations. Ces tailles de cochon sont adaptées à l’utilisation de notre système de robotique, des instruments de chirurgie, endoscope, conçus pour l’homme. La taille des organes des porcs à ce stade de croissance correspond déjà à ce qui peut être observé en clinique chez l’homme, il offre les repères anatomiques recherchés par le praticien et permet d’utiliser les mêmes équipements et matériels chirurgicaux que chez le patient.

  • Enseignement supérieur
Rats : 90
Souffrances
▲ 90
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 90

90 rats vont être utilisés sur cinq ans, tués sous anesthésie sans réveil, dans le cadre d'un travail pratique de physiologie. Chaque rat est mis à mort par surdose d'anesthésique pour prélever son cœur, ensuite monté sur un dispositif isolé permettant à des étudiants d'observer les effets de molécules sur la contraction cardiaque. Le porteur présente ce travail sur organe isolé comme une "méthode alternative à l'expérimentation animale" et une réduction par rapport aux travaux pratiques antérieurs. Il affirme qu'une formation de qualité ne permet pas de diminuer davantage le nombre d'animaux tués.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme pédagogique national de notre formation, qui prévoit la mise en évidence des régulations des grandes fonctions physiologiques ainsi que l'apprentissage de la prise de mesure de paramètres physiologiques . Dans la compétence concernée par ce TP, l’utilisation d’organes isolés en substitut d'études in vivo est souhaitée, afin de mettre en évidence les mécanismes de régulations physiologiques. Ce TP participera à l’apprentissage de la physiologie cardio-vasculaire, mais également à l'utilisation de méthodes alternatives à l'expérimentation animale.

Bénéfices attendus

Ce TP permettra plusieurs apprentissages à nos étudiants : 1- fonctionnement de l’appareil de Langendorff et du logiciel associé; 2- suivi des contractions cardiaques du cœur isolé au cours du temps; 3- étude des effets de différentes molécules physiologiques (adrénaline, noradrénaline, acétylcholine) et pharmacologiques (isoprénaline, propranolol, atropine) sur le fonctionnement cardiaque; 4- travail sur organe isolé permettant une diminution du nombre d’animaux utilisés, notamment en comparaison avec les TP de physiologie réalisés en suivant le programme pédagogique des années antérieures.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure sans réveil, c'est à dire une mise à mort après anesthésie/analgésie générale sans reprise de conscience. C'est la seule intervention à laquelle ils seront soumis. La procédure durera environ 15 minutes entre l'injection d'anesthésique par voie IP et la fin du prélèvement cardiaque. Cette durée dépend principalement du temps nécessaire à l'animal pour atteindre une anesthésie/analgésie chirurgicale avant la surdose d'anesthésique par voie IV. Le prélèvement en lui-même durera 5 minutes environ.

Impact sur les animaux

Il s’agit d’un protocole induisant la mort de l’animal sous anesthésie générale sans réveil. Aucune douleur n’est attendue pour les animaux qui ne reprendront pas conscience après la mise en place de l’anesthésie/analgésie. Les réflexes des animaux seront évalués tout au long de la procédure et une nouvelle dose d’anesthésique sera administrée en cas de besoin avant la mise à mort de l'animal.

Devenir

Le but de ce projet est le travail sur organe isolé dans un cadre éducatif. Ainsi, la mise à mort des animaux inclus dans le projet est nécessaire afin de pouvoir prélever les organes d'intérêt (ici le coeur).

Remplacement

Le programme pédagogique national de notre formation prévoit l’utilisation de techniques de remplacement à l’expérimentation animale,notamment en physiologie animale. Pour cela, nous avons choisi de mettre en place ce TP sur le cœur isolé de rat, qui permet de remplacer l’utilisation d’animaux vivants pour l’étude des fonctions cardiovasculaires. Il n’est pas possible de remplacer ce système par des méthodes in vitro qui ne permettraient pas l’analyse de régulations physiologiques. Ce TP permettra détudier les régulations physiologiques de la fonction cardiaque, notamment par le système autonome, et de mettre en évidence les récepteurs impliqués en utilisant différentes molécules pharmacologiques, ce qui en enseignement ne pourrait pas être étudié dans un TP de suivi de la fonction cardiaque chez l'homme.

Réduction

Pour ce TP cœur isolé, nous utiliserons deux rats/groupe de 14 étudiants et 6 groupes d’étudiants seront concernés par ce TP soit 12 animaux/an pour 84 étudiants. A cela, nous souhaitons ajouter 2 rats par an en cas de soucis de prélèvement cardiaque et 10 rats permettant la mise au point de ce TP, soit un total de 14 animaux/an + 10 pour la mise au point, soit 90 rats/5ans. Bien entendu, ce nombre d’animaux sera revu à la baisse en fonction du nombre d’étudiants mais également en fonction des besoins pour la mise au point du protocole. Ce nombre permettra aux étudiants de travailler par groupe de 7 pour un cœur isolé, ce qui leur permettra de manipuler le matériel (ordinateur, appareil de Langendorff), de préparer les différentes solutions et d’analyser les résultats. Enfin, ces animaux pourront provenir d'un précédent protocole, tel que des TP de pharmacologie (procédures légères, administration de substances pharmacologiques par voie IP/VO et/ou étude comportementale) en 2e ou 3e année du BUT ou bien des TP servant à valider la formation de niveau praticien de nos étudiants (procédures légères, injection de sérum physiologique en IP/IM). Afin de fournir une formation de qualité à nos étudiants il n'est pas possible de diminuer le nombre d'animaux.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes socialement harmonieux durant toute la durée de leur vie à l’animalerie, en présence de deux éléments d’enrichissement (tunnel en plastique et noix ou batonnet à ronger). Tout animal stressé ou malade sera exclu de l’étude. L’unique procédure concerne la mise à mort de l’animal sous anesthésie profonde et après une surdose d’anesthésique / analgésique. Le personnel formé à cette procédure sera vigilant aux réflexes de l’animal et s’assurera de réaliser le prélèvement cardiaque le plus rapidement possible. Préalablement au TP, les animaux auront été manipulés régulièrement afin de diminuer leur stress lors de l’injection IP.

Choix des espèces

Les rats possèdent un cœur plus gros que les souris ce qui favorise d’une part le prélèvement de l’organe et d’autre part le suivi d’un seul cœur isolé par un groupe relativement important d’étudiants (n=7). De plus, les études de physiologie animale sur cœur isolé de rat sont très bien documentées dans littérature. Les animaux seront utilisés au stade adulte, afin de pouvoir facilement prélever le cœur et d’avoir un cœur dont la taille permette le suivi par un groupe d’étudiants.

  • Enseignement supérieur
Rats : 1500
Souffrances
▲ 1500
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1500

1500 rats vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués sans réveil, dans le cadre de travaux pratiques universitaires. Chaque animal subit la pose de plusieurs cathéters, jusqu'à cinq, et des prélèvements de sang, de bile ou de suc pancréatique, gestes réalisés par des étudiants en binôme ou trinôme. Le porteur envisage parmi les risques une hémorragie massive si un étudiant sectionne la carotide et une détresse respiratoire, l'animal étant alors tué. Ces séances ne produisent pas de connaissances mais entraînent des étudiants, et il mentionne des méthodes in vitro et de simulation utilisées "en amont ou en parallèle".

Objectifs

Les travaux pratiques dispensés sur des rongeurs vivants (rats) sont en lien direct avec l'enseignement dispensé au sein du Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) Génie Biologique, parcours Biologie Médicale et Biotechnologie (BMB). Conformément au programme national de la formation, ils permettent aux étudiants d'acquerir les gestes opératoires de base dans le respect de la reglementation en vigueur. Cela permet de mettre en application les protocoles opératoires permettant d'explorer les régulations des grandes fonctions physiologiques (motilité intestinale, pression arterielle, fonction de détoxification du foie, fonction pancréatique...).

Bénéfices attendus

Les manipulations évoquées permettent aux étudiants d'explorer in vivo les régulations de diverses grandes fonctions physiologiques décrites lors d'enseignements théoriques. Cette mise en pratique leur permet également d'acquerir des compétences professionnelles concrètes nécessaires à leur futur métier de technicien de laboratoire polyvalent. Enfin, l'expérimentation animale permet aux étudiants de mieux appréhender la complexité des interactions physiologiques réelles, d'évaluer la profondeur d'un protocole d'anesthésie-analgésie et de se familiariser aux travaux sur animaux vivants dans de meilleurs conditions.

Procédures

Les rats sont inclus dans une procédure expérimentale de classe sans réveil pour une durée maximale de 3H. Ils sont soumis à une antalgie au moins 30 minutes avant une anesthésie. Chaque animal sera soumis à une procédure chirurgicale consitant en la pose d'une ou plusieurs canulations (jusqu'à 5 cathéthers pourront être posés) puis à 1 ou 3 prélèvement de sang associés à des prélèvements en continu de bile ou de suc pancréatique. Au cours de la chirurgie, ils recevront une deuxième injection d'anesthésique.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont les suivantes : a - Le stress généré par la contention et l'injection de l'anesthésique. Intensité faible, durée d'une minute. b - Réaction de l'animal en cas de dissipation de l'effet anesthésique. Intensité faible à moyenne, durant le temps de la prise d'effet de la prolongation d'anesthésie (quelques minutes). c - Hémmoragie massive si l'étudiant sectionne l'artère carotide durant l'opération. Intensité moyenne à forte durant le temps de la prise d'effet de l'euthanasiant (quelques secondes). d - Détresse respiratoire sévère malgré la trachéotomie. Intensité moyenne à forte durant le temps de la prise d'effet de l'euthanasiant (quelques secondes).

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à l'issue des procédures de classe sans réveil, l'ensemble des gestes techniques réalisés sur les animaux ne permettent pas de les réutiliser.

Remplacement

Des méthodes alternatives sont mises en pratique en amont ou en parallèle des procédures, notamment par l'utilisation de techniques in vitro (en culture cellulaire) ainsi que techniques in silico par des appareils de monitoring modernes permettant des simulations d’expériences simples.

Réduction

Les étudiants travailleront en binôme ou trinôme (1 animal pour 2 à 3 étudiants) afin de réduire le nombre de rats utilisés. Nous estimons le nombre d'animaux à 1350 rats sur cinq ans. Aucune étude statistique n'est envisagée.

Raffinement

Les animaux reçoivent 30 minutes avant l'anesthésie, une analgésie pré-opératoire. Les animaux sont ensuite placés sur les plaques en bois éclairées par une lampe afin de maintenir la température corporelle de l'animal au cours de l'expérience. L'état d'anesthésie est contrôlé régulièrement (toutes les 10 minutes) par le pincement du pli de peau interdigité d'un membre postérieur, l'absence de mouvements des paupières et une respiration régulière. Une feuille de suivi de soins permet d'évaluer le bien-être de l'animal. En cas de réaction ou de réveil de l'animal, une anesthésie supplémentaire sera réalisée. En cas de difficultés respiratoires, une trachéotomie pourra être réalisée. Si les difficultés repiratoires persistaient ou si une hémorragie massive était observée ou en cas d'inaction de la seconde anesthésie l'animal sera mis à mort.

Choix des espèces

La physiologie des rats est proche de la physiologie humaine de part leur proximité phylogénétique ce qui permet de bien illustrer les régulations des grandes fonctions. Les animaux sont des individus adultes ayant atteint le poids de 250g car les vaisseaux sanguins sont plus gros ce qui facilite le travail opératoire.