Tests réglementaires

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Équidés : 40
Souffrances
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Devenir
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40 juments vont être utilisées, puis rendues au troupeau expérimental de l'établissement, dans des procédures déclarées de gravité légère. Chacune subit un suivi gynécologique sur quatre cycles avec échographies transrectales quotidiennes, inséminations, injections d'induction de l'ovulation, collectes d'embryons par lavage utérin et biopsie utérine, pour tester une molécule (léciréline) déclenchant l'ovulation. Le porteur déclare "aucun" impact sur les animaux, alors que les actes répétés touchent l'appareil génital. Le bénéfice annoncé vise la filière d'élevage équin, et le porteur affirme que l'usage de juments de l'espèce de destination est "indispensable".

Objectifs

Tester l'efficacité de la léciréline (molécule analogue de la GNRH) pour l'induction de l'ovulation ainsi que son impact sur la survenue ou non d'une gestation chez la jument. Cette étude se propose de réaliser le suivi gynécologique de 40 juments durant 3 mois (avril, mai, juin), sur 4 ovulations chacunes. Chacune des juments devra subir deux inductions d'ovulation par une injection de Léciréline et deux inductions d'ovulation par une injection de gonadotrophine chorionique humaine (hCG), les ovulations 1 et 3 seront induites sur chaleur délenchée par un traitement lutéolytique (injection de Cloprosténol), tandis que les ovulations 2 et 4 seront induites sur retour en chaleur spontané. On pourra ainsi comparer l'efficacité de la léciréline à celle de la gonadotrophine chorionique humaine sur chaleurs spontanées et sur chaleurs déclenchées par un traitement lutéolytique (cloprosténol) sur 40 juments. Par ailleurs, l'impact de la molécule utilisée pour induire l'ovulation sur le taux de gestation sera évalué grâce à l'exploitation en insémination artificielle (semence fraîche) 24 heures après l'induction d'ovulation des deux cycles spontanés de chaque jument. Suite à des collectes d'embryons à 12 jours post ovulation, les effets de l'âge et de la parité de la jument sur l'embryon seront aussi déterminés.

Bénéfices attendus

Offrir à la filière élevage équin des données d'inocuité et d'efficacité d'une molécule légalement utilisable chez la jument pour l'induction de l'ovulation, selon le principe de la cascade. Améliorer les connaissances liées aux effets du vieillissement de la jument sur l'embryon

Procédures

- échographie ovarienne et utérine par voie transrectale (2 minutes par examen, examen quotidien à biquotidien du début des chaleurs au constat d'ovulation) - insémination artificielle par voie transcervicale (1 minute, 2 fois par jument) - injection intraveineuse d'induction de l'ovulation (5 secondes, 4 fois par jument) - injection intramusculaire de cloprosténol (3 secondes, 2 fois par jument) - collecte d'embryon par lavage utérin par voie transcervicale (15 minutes, 2 fois maximum) - prise de sang (10 secondes, 1 par collecte, 2 fois maximum) - biopsie utérine (5 minutes, 1 fois par jument ayant donné un embryon) - Lavage utérin pour réalisation de cytologies (en même temps que la collecte d'embryon pour les juments avec un diagnostic de gestation positif à 12 jours et 15 minutes, maximum 2 fois par jument pour celles n'ayant pas donné d'embryon).

Impact sur les animaux

Aucun

Devenir

Retour au sein du troupeau expérimental de l'établissement utilisateur

Remplacement

L'objectif étant de valider l'inocuité et l'efficacité de la léciréline chez la jument, cet essai clinique impose l'utilisation d'individus vivants de l'espèce de destination (cheval).

Réduction

Exploitation de 4 cycles oestraux sur chaque jument afin de réduire le nombre d'animaux impliqués. Chaque jument sera son propre témoin. Afin de réduire l'utilisation des animaux, une collecte d'embryon sera effectuée au cycle 2 et 4 si un diagnostic de gestation positif est obtenu à J12. Des tests statistiques unilatéraux seront utilisés pour tester l'hypothèse de non-infériorité clinique de la léciréline par rapport au traitement de référence (hCG) sur la survenue de l'ovulation et de la gestation. Après la vérification de la normalité des données, des modèles linéaires à effets mixtes seront effectués à l’aide du logiciel Rstudio pour analyser l’effet de l’âge et de la parité. Si les données ne sont pas normales, des tests de permutations seront effectués pour corriger la p-value.

Raffinement

Les juments utilisées pour ce protocole sont des animaux parfaitement habitués aux examens et manipulations qui leur seront imposés dans le cadre de notre étude (examen gynécologique, insémination artificielle, collecte d'embryon par lavage utérin, injection intramusculaire, injection intraveineuse, prise de sang). Elles resteront dans leur environnement habituel (en groupe) où elles seront manipulées par leurs soigneurs habituels. Les actes de suivi gynécologique seront exclusivement réalisés par un vétérinaire équin expérimenté en suivi de reproduction de la jument. Les actes d'insémination artificielle, de collecte d'embryon, de lavage utérin, de biopsie, d'injections intraveineuse et intramusculaire et de prise de sang seront exclusivement réalisés par des manipulateurs habilités (inséminateurs équins, chefs de centre ou vétérinaire).

Choix des espèces

Il s'agit d'un essai clinique chez la jument d'un médicament vétérinaire disposant d'une autorisation de mise sur le marché pour cette même indication chez la lapine et la vache. L'utilisation d'animaux femelles à maturité sexuelle, de l'espèce de destination est indispensable.

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Souris : 1640
Rats : 450
Souffrances
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▲ 2090
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Devenir
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 2090

2 090 rongeurs, 1 640 souris et 450 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des injections répétées par de nombreuses voies, jusque dans le duodénum ou la trachée sous anesthésie, pendant jusqu'à 24 semaines, pour tester des molécules de thérapie génique contre des maladies génétiques. Le porteur mentionne des modèles génétiquement modifiés au phénotype "dommageable", les animaux étant tués avant l'apparition des symptômes. Il justifie le recours à deux espèces par les exigences des études réglementaires et qualifie le modèle animal d'"indispensable" pour un développement préclinique.

Objectifs

Notre équipe développe des outils moléculaires de transfert de gène et d’approches antisens dont l’objectif principal est l’identification d’un ou plusieurs candidats susceptibles d’être utilisés dans de futurs essais cliniques. Nos efforts se focalisent sur des pathologies génétiques essentiellement neuromusculaires. Le challenge est d’autant plus grand qu’il s’agit de maladies qui nécessitent un traitement sur corps entier. Ainsi, face à ces contraintes physiopathologiques nous focalisons nos efforts sur des stratégies, des technologies et des outils moléculaires capables de répondre efficacement à ce défi. Dans ce contexte, nous développons une approche innovante de modulation de l’épissage en interférerant avec la machinerie d’épissage des ARN pré-messagers. Il s’agit plus précisément de forcer la machinerie d’épissage à former et « libérer » des ARN messagers exempts de mutations et capables d’être traduits en protéines fonctionnelles. Pour cela nous développons de courtes séquences d’oligonucléotides antisens (AON) chimiquement modifiés qui gardent la capacité de se lier aux ARN par complémentarité de bases. Le deuxième outil est matérialisé sous la forme d’un petit ARN nucléaire, l’U7snRNA, modifié au niveau de sa séquence d’origine pour participer, au même titre que les AONs, à la modulation de l’épissage des ARN mutés. Les outils dérivés de l’U7snRNA sont délivrés par deux types de vecteurs. Les premiers sont des vecteurs dérivés des virus adéno-associés (AAV). Le deuxième type de vecteur que nous développons est matérialisé sous forme de molécule d’ADN nu dérivée du génome des AAV. Le recours aux AAV comme vecteurs de gènes est largement utilisé à travers le monde et des essais cliniques de thérapie génique sont autorisés par les instances règlementaires depuis de nombreuses années.Dans le cadre de cette approche envisagée, il s’agit de trouver la meilleure molécule et la meilleure voie d’administration pour la délivrance de nos outils thérapeutiques dans l’environnement in vivo.

Bénéfices attendus

L’objectif principal de notre projet est d’identifier une ou plusieurs molécules thérapeutiques susceptibles d’être utilisées dans de futurs essais cliniques pour le traitement de maladie génétiques. Les bénéfices attendus de ce projet sont donc de pouvoir sélectionner les molécules candidates présentant le plus fort potentiel thérapeutique ainsi que la voie d'administration la plus appropriée, permettant une amélioration significative chez les modèles animaux etudiés, et à plus long terme chez les patients traités.

Procédures

Les animaux seront soumis à des injections de molécules actives selon différentes voies (intramusculaire, intraveineuse, intra-péritonéale ou sous cutanée) afin d’évaluer les meilleures voies pour la biodistribution. Les injections se dérouleront sous anesthésie générale avec une durée maximum de 30 minutes entre l’anesthesie et le réveil, les injections intra péritonéale ou sous cutanée pourront être plus brèves de l’ordre de 1 à 2 minutes si elles sont réalisées sur animaux vigiles. Aucun animal ne recevra plus d’une injection par jour. En revanche, afin de permettre l’accumulation progressive et compte tenue de la demi-vie des molécules thérapeutiques dans la circulation, les injections systémiques pourront être répétées chaque semaine, sur une durée maximum de 24 semaines. Si nos molécules se révèlent efficace après analyse de la procédure 1, nous testerons des voies d’administration moins invasives chez le patient en vue d’un essai clinique, à savoir une administration orale (intra-stomachal ou intra dudodenum) et une administration pulmonaire (intra- nasale ou intra-tracheal). L’administration intra-duodenum sera réalisée uniquement sur un petit nombre d’animaux pour voir si la molécule passe le duodenum. Cette intervention durera 1h entre l’anesthesie et le réveil de l’animal et ne sera pas répétée. En revanche, pour l’administration intra stomachal, intra nasal et intra tracheal ; afin de permettre l’accumulation progressive et compte tenue de la demi-vie des molécules thérapeutiques dans la circulation, les administrations pourront être répétées 1 à 4 fois par semaine, sur une durée maximum de 12 semaines. Les administrations intra-stomachal et intra-nasale sont brèves, de lors de 1 à 2 minutes par animaux. Pour les administrations intra tracheal elles se dérouleront sous anesthésie générale avec une durée maximum de 30 minutes entre l’anesthesie et le réveil. Les animaux pourront également de façon optionnel être soumis à des prélèvements sanguins. Pour cela, les animaux recevront une anesthésie générale et le sang sera prélevé sur une veine superficielle (veine de la queue, sinus retro-orbital ou sous maxilaire). Un volume sanguin maximum de 10% du volume total sera recueilli et jamais plus de 15% sur une période de 28 jours selon les normes en vigueur. Les animaux pourront de même de facon optionnelle être placés en cage métabolique pendant 24h afin de récolter l’urine.

Impact sur les animaux

Les procédures expérimentales de ce projet (anesthésies, administration de molécules, euthanasie) sont simples et peu ou pas douloureuses. Cependant les critères tels que l’activité générale, la prise de nourriture et d’eau, la présence de plaies seront évalués post-adminsitration jusqu’au sacrifice. Les animaux montrant un signe quelconque de détérioration de santé dûe à une potentielle toxicité de nos molécules seront sacrifiés immédiatement. Les autres nuisances qui pourraient être observées concernent surtout les animaux subissant la procédure d’administration intra-duodenum qui pourraient présenter des difficultés d’alimentation du fait du déplacement possible du duodenum lors de l’administation. Leurs états seront donc particulièrement surveillés avec ajout de nourriture en gelée si besoins. Concernant les modèles utilisés, il peut s’agir d’animaux altérés génétiquement classé « dommageable », car les gènes responsables des maladies génétiques étudiées sont invalidés. Ces modèles développent des phénotypes dommageables très légers et tardifs, et les animaux dans ce projet seront sacrifiés avant l’apparition des symptômes. Les points limites sont donc similaires à ceux définis pour des souris sauvages. Cependant en cas de protocole long allant jusqu’à 6 mois dans nos procédures, les animaux seront particulièrement surveillés afin d’être euthanasiés si les symptômes devaient apparaitre prématurément.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de toutes les procédures afin de collecter l’ensemble des tissus d’interet et de valider l’impact du traitement au niveau moléculaire (Analyse ARN, protéine, etc.)

Remplacement

Dans notre respect de la règle des 3R, nos molécules actives font systématiquement l’objet d’une évaluation in vitro afin de ne sélectionner que les meilleurs candidats thérapeutiques et d’éviter ainsi le recours systématique à des méthodes d’évaluation in vivo. Cependant, dans le cas d’un développement préclinique de ces molécules, l’utilisation de modèles animaux s’avère indispensable pour sélectionner les molécules les plus prometteuses d’un point de vue efficacité mais également présentant un profil toxicologique favorable. L’efficacité thérapeutique de nos molécules, seules ou en combinaison, est évaluée grâce à des modèles rongeurs appropriés.

Réduction

Toutes nos molécules sont préalablement testées in vitro afin de déterminer leurs potentiels thérapeutiques et leurs toxicités. Si ces molécules sont efficaces in vitro, et qu’elles ne sont pas toxiques sur cellules nous vérifions tout d’abord chez un petit nombre de rongeurs qu’elles présentent le même potentiel en injection locale (intra-musculaire). Les molécules ayant démontré une efficacité après injection locale en intramusculaire, seront évaluées par injection systémique pour évaluation moléculaire et tissulaire. Si et seulement si nos molécules sont efficaces par injection systémique, nous testerons les autres voies d’administrations (moins invasives pour le patient en vue d’un essai clinique) à savoir l’administration par voie orale ou pulmonaire. Les tests type student, fisher, ANOVA ou Bonferroni/Dunn seront effectués pour chaque lot afin d’obtenir une analyse statistique correcte en utilisant le moins d’animaux possibles suite au plan d’expérience préalablement défini.

Raffinement

LLors de leur arrivée, les rongeurs auront 5 jours d'acclimatation à leur nouvel environnement. Ils seront stabulés sur des portoirs ventilés avec un système d'abreuvement et de la nourriture à volonté. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (jour entre 6h et 18h). Le milieu est enrichi avec du coton compacté pour la nidification et des igloos en polypropylène sont disposés dans leur cage permettant les jeux et le repos des animaux. Une alimentation adaptée et enrichie est donnée à volonté et de l’alimentation en gelée pourra être disposés dans la cage pour des animaux jeunes ou ayant subi une procédure afin de faciliter l’accès. Concernant le phénotype de certains modèles pouvant être utilisés, il est classé « dommageable » car les gènes responsables des maladies génétiques sont invalidés. Cependant, ces modèles développent des phénotypes dommageables légers et tardifs, et les animaux seront sacrifiés avant l’apparition des symptômes. Les points limites sont donc similaires à ceux définis pour des souris sauvages. Cependant ces animaux au phénotype dommageable font tout de même l’objet d’une autorisation à part au sein de notre animalerie pour la procédure d’élevage.Tout au long du protocole, l’état de santé des animaux sera surveillé quotidiennement par du personnel compétent afin de réduire tout inconfort ou douleur qui pourraient se développer. Nous avons plusieurs années de pratique de ces procédures et n’avons jamais observé de souffrance liée à sa pratique. Néanmoins, les rongeurs seront surveillés après la procédure pour vérifier leur réveil et le retour à un comportement normal.

Choix des espèces

Nous évaluerons l’efficacité et le profil toxicologique de nos molécules administrées sur modèle rongeurs, celui-ci étant le plus adapté (taille, disponibilité, lignée appropriée aux maladies génétiques étudiées) pour une évaluation thérapeutique pré-clinique. Nous travaillerons sur 2 espèces, à savoir sur les souris et les rats, cette condition de 2 espèces étant exigés dans les études réglementaires (notamment de toxicité chronique) de produits destinés à un traitement pharmaceutique La majorité des animaux utilisés seront des rongeurs d’âges adultes afin d’évaluer l’efficacité, ainsi que le profil toxicologique des molécules sur animaux adultes Cependant, afin d’évaluer l’efficacité d’un traitement précoce ayant pour objectif d’empêcher ou de retarder l’apparition d’un phénotype pathologique, nous évaluerons également les molécules thérapeutiques sur des rongeurs plus jeunes (allant du stade nouveaux-nés à 4 semaines). Enfin, un de nos objectifs consistera à vérifier la possibilité du passage de la barrière placentaire des médicaments, et nous traiterons pour cela des adultes gestantes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 20
Souffrances
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▲ 20
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Devenir
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20 rats Wistar mâles vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent une injection dans la veine pénienne sous anesthésie puis deux prélèvements de sang, avant d'être mis à mort pour mesurer la toxicité d'un biomédicament destiné au carcinome à cellules de Merkel. Le porteur indique surveiller le pelage "piqué", une perte de poids de 20 % et une hausse des transaminases comme seuils déclenchant la mise à mort. Il présente l'étude comme une obligation réglementaire préalable à un essai clinique de phase I.

Objectifs

Le carcinome a cellules de Merkel (CCM) est un cancer cutané rare et agressif survenant principalement chez le sujet age de plus de 65 ans et le patient immunodéprimé (hemopathie, greffe d’organe, infection par le VIH). Son incidence, estimée a 1/100000 par an, est en constante augmentation. La survie a 5 ans est estimée a 40%. Au stade métastatique inopérable les cliniciens ont peu d’options thérapeutiques induisant une réponse tumorale durable. L’pression du CD56, glycoprotéine de surface impliquée dans l'adhésion cellulaire, a été observée dans 66% des cas de CCM confirmant le choix de cette cible thérapeutique. Un immunoconjugué (anticorps anti- CD56 couplé à la drogue MMAE) a été développé, l’Adcitmer, pour cibler spécifiquement le CD56 et induire la mort des cellules tumorales. L'évaluation in vitro de cette molécule a confirmé son effet cytotoxique sur les lignées de CCM. Pour finir, l'impact sur la croissance tumorale a été montré dans un modèle murin de xénogreffe utilisant une lignée humaine de CCM . L’objectif de cette étude est d’évaluer in vivo, la toxicité de l’Adcitmer chez le rat.

Bénéfices attendus

Le bénéfice premier attendu est d'obtenir la dose maximale tolérée afin de pouvoir proposer une fenêtre thérapeutique optimale pour un essai préclinique réglementaire puis un essai clinique de phase I.

Procédures

Les animaux seront injectés une seule fois dans la veine penienne puis deux prélèvements sanguins seront effectués à 4 et 21 jours post-injection de l'Adcitmer. L’injection dans la veine pénienne durera 5 min par animaux, le prélèvement sanguin durera 3 min également.

Impact sur les animaux

Après 21 jours ou en cas d’atteinte de points limites (aspect « piqué » du pelage, perte de poids de 20%, prostration des animaux ou augmentation des transaminases de 1,5 fois par rapport à la limite supérieur de la norme (normes pour le rat Wistar mâle : ASAT 93 +/- 20 UI/L et ALAT : 32 +/- 5 UI/L), les animaux seront sacrifiés afin d’observer l’impact de l’Adcitmer sur les rats traités versus les rats témoins. Le cœur, la rate, le foie et les poumons seront prélevés pour vérifier que le traitement n’a pas altéré la morphologie des organes. L’analyse histologique sera assurée par les pathologistes de l’équipe. Les critères de jugement de l’étude sont : - Une réduction significative du poids des animaux (une puissance de test supérieure à 80% avec un seuil de risque alpha de 0.05, un test U de Mann Whitney) - Un changement du comportement des animaux Ce protocole suit la règle des 3R : Réduction : Trois doses de traitement seront évaluées sur la base des résultats de réduction de la croissance tumorale préalablement obtenu chez la souris au laboratoire avec trois injections à 10mg/kg in vivo ainsi que des données de la littérature réduisant ainsi le nombre de rats utilisés. Raffinement : Les rats seront hébergés dans des cages enrichies avec des abris et du matériel de nidification et une plateforme. L’interaction avec les soigneurs aura lieu tous les jours pour les adapter aux contacts deux semaines avant le début de l’étude afin de réduire le stress lié aux manipulations. Afin de réduire le stress, les rats seront hébergés par paires. Remplacement : La molécule a été évaluée sur des cellules saines n’exprimant pas le CD56 in vitro et n’a pas montré de toxicité in vivo dans un model murin de xénogreffe de CCM. Cependant, une étude de toxicité in vivo est obligatoire afin d’étudier l’impact du traitement sur les organes et le comportement des animaux.

Devenir

La mise à mort de tous les animaux permettra d'évaluer la dose maximale tolérée afin de pouvoir proposer une fenêtre thérapeutique optimale pour un essai préclinique réglementaire puis un essai clinique de phase I.

Remplacement

La molécule a été évaluée sur des cellules saines n’exprimant pas le CD56 in vitro et n’a pas montré de toxicité in vivo dans un model murin de xénogreffe de CCM. Cependant, une étude de toxicité in vivo est obligatoire afin d’étudier l’impact du traitement sur les organes et le comportement des animaux.

Réduction

Trois doses de traitement seront évaluées sur la base des résultats de réduction de la croissance tumorale préalablement obtenu chez la souris au laboratoire avec trois injections à 10mg/kg in vivo ainsi que des données de la littérature réduisant ainsi le nombre de rats utilisés.

Raffinement

Les rats seront hébergés dans des cages enrichies avec des abris et du matériel de nidification et une plateforme. L’interaction avec les soigneurs aura lieu tous les jours pour les adapter aux contacts deux semaines avant le début de l’étude afin de réduire le stress lié aux manipulations. Afin de réduire le stress, les rats seront hébergés par paires.

Choix des espèces

Le modèle Wistar est un modèle de référence dans les études de toxicité des immunoconjugués. Les males ont été choisi pour injecter en intraveineuse dans la veine pénienne la molécule après une anesthésie. Ceci permet une meilleure réussite et reproductibilité des injections par rapport à la veine caudale. De plus, l’utilisation de sujets d’un même sexe permet de réduire la variabilité interindividuelle et donc de réduire le nombre d’animaux nécessaires pour observer un effet significatif. 8 semaines (incluant la semaine d’acclimatation). Stade physiologique : croissance.

  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Poules : 1800
Souffrances
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▲ 1800
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Devenir
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 1800

1 800 poules vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal reçoit d'une à onze administrations de vaccins par voie injectable ou muqueuse, avec prises de sang et écouvillons répétés sur des poulets vigiles, pour étudier l'innocuité et l'efficacité de combinaisons de vaccins déjà autorisés. Le porteur affirme que les vaccins sont "essentiels" en élevage de volaille et que seule l'étude in vivo confirme leur innocuité. Les poules sont euthanasiées en fin d'étude pour autopsie, une partie pouvant toutefois être remise dans la chaîne alimentaire selon les vaccins utilisés.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer l’innocuité et/ou l’efficacité par suivi de la réponse immune de vaccins sur l'espèce poulet. La finalité de ces études est visée à améliorer les connaissances d’utilisation de vaccins aviaires déjà pourvus d’une autorisation de mise sur le marché (AMM). Les vaccins sont essentiels en élevage de volaille afin de protéger les animaux contre les maladies infectieuses, de diminuer l’usage des antibiotiques et de garantir les performances zootechniques et économiques. Une connaissance plus approfondie de leur mécanisme d’action permet une utilisation optimale de ces produits. En fonction du type de produits étudiés ou de l’objectif de l’étude, le statut des animaux exigé peut être EOPS (Exempt d’Organismes Pathogènes Spécifiques) ou conventionnel.

Bénéfices attendus

Aujourd’hui, la quasi-totalité des poulets en France et au niveau mondial est vaccinée à l’aide des vaccins vivants atténués et inactivés. Plusieurs vaccins et combinaison de plusieurs vaccins sont souvent nécessaires afin de garantir une protection optimale contre les agents pathogènes qui affectent les productions avicoles. Due à la vaste gamme de produits à disposition des praticiens, des choix et souvent des mélanges doivent être réalisés dans des conditions « terrain ». Grace à ce projet, on compte améliorer les connaissances sur l’utilisation des vaccins utilisés dans les productions avicoles en Europe et dans le monde. On espère grâce à différentes études du projet pouvoir éclaircir certains aspects de l’interaction (positive ou négative) que certains vaccins peuvent avoir entre eux et évaluer l’innocuité que les programmes vaccinaux ont sur les animaux.

Procédures

• Administration de vaccin par voie parentérale (IM/SC) • Administration de vaccin par voie mucosale (nébulisation, oculo-nasale, oculaire) • Prise de sang • Ecouvillons cloacaux • Ecouvillons Oro-pharyngées • Ecouvillons trachéaux • Prélèvements des plumes alaires • Voir Annexe 1 et 2 Tous les prélèvements seront réalisées sur animaux vigiles et sans anesthésie. La contention sera adapté à l’âge et au poids des animaux et les intervention seront réalisé à 2 opérateurs afin de garantir le meilleur confort aux animaux. Les modalités sont décrites dans les annexes 1 et 2. Tous les actes techniques réalisés sur les animaux auront une durée variable assez courte et difficile à estimer avec précision : on a estimé que pour une contention correcte et la réalisation de l'acte technique le temps total ne dépassera pas les 2 minutes par animal et par acte technique. Chaque animal est soumis à 1 administration de vaccin et jusqu'à 11 pour les études longues (60 semaines) avec des intervalles entre chaque administration de 2 à 5 semaines. Les prélèvements sont réalisés sur 20% maximum des animaux du groupe en alternance.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sont ceux décrits comme effets secondaires dans les RCP des vaccins utilisés (inflammation au site d’injection, réaction locale au niveau respiratoire et/ou digestif). Des effets négatifs plus importants pourront être observés dans le cas d’associations de plusieurs vaccins. Les réactions attendues restent néanmoins à niveau locale. Suite à l’injection sous-cutanée et/ou intramusculaire, les réactions indésirables pourront aller de la simple inflammation jusqu’à la nécrose des tissus. Les effets indésirables les plus attendus lors de l’administration des vaccins vivants atténués, pourront aller d’un simple irritation/inflammation temporaire aux voie respiratoire jusqu’à de la toux. La plupart des réactions liées à l’administration des vaccins sont bénignes et transitoires. Les cas graves sont rares et une observation biquotidienne et un examen clinique sera réalisé tout au long des études par du personnel qualifié.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés compte-tenu des autopsies souvent envisagées en fin d’étude (exigées notamment dans le cadre d’étude d’innocuité). Il n’est pas attendu de dégradation de l’état de l’animal, mais si dans des cas exceptionnels, une douleur ou souffrance survient, l’animal est euthanasié pour raison éthique. Ces euthanasies sont réalisées selon les procédures décrites dans le paragraphe 3.3.3 Dans la limite du possible et selon les études, tous les animaux pour lesquels une vaccination réalisée avec des vaccins sous AMM française pourront être remis dans la chaîne alimentaire. Une approbation au préalable du vétérinaire de l’élevage sanitaire sera demandée avant la mise en liberté des animaux

Remplacement

Seules les études in vivo permettent de confirmer l’innocuité et l’efficacité du vaccin ou d’une combinaison de vaccins. Une série de tests analytiques permet de garantir un certain niveau de sécurité pour les animaux recevant le produit. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie lorsque cela est possible.

Réduction

Les effectifs d’animaux sont calculés au plus juste afin d’utiliser le nombre minimal pour garantir l’atteinte de l’objectif du projet. Pour les études d’innocuité et d’efficacité, on se réfère directement aux textes officiels (European Pharmacopea , Monographie 50206 et 50207).

Raffinement

Le personnel est formé et compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans son état physiologique optimal. Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge des animaux afin de maximiser leur confort et leur bien-être. En plus, les animaux ont à disposition des méthodes d’enrichissement afin de stimuler l’exercice physique et leurs activités cognitives : tous les animaux sont hébergés en groupe. La Structure en charge du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux. L’enrichissement adapté à l’espèce Gallus gallus qui sera mis en place de façon régulière au lancement des études: • Litière adaptée pour le confort des animaux ; • Niche plastique (adapté selon la taille des animaux) pour donner une cachette aux animaux ; • Boite à œufs vides dans la première semaine de vie pour donner des nids aux poussins ; • Perchoir en carton pour les études sur poulet de chair ; • Perchoirs ; nids et accès à un parcours extérieur pour les études sur les poules pondeuses.

Choix des espèces

Les espèces aviaires, utilisées ici, sont les espèces cibles des substances d’essai testées. Les essais in vivo réalisés dans ce projet doivent être conduits chez l’animal afin qu’ils puissent répondre aux exigences réglementaires. Dans le cadre d’études non réglementaires, les procédures expérimentales réalisées chez les espèces cibles permettent d’avoir des résultats plus conclusifs. De plus, les procédures expérimentales sur l’espèce cible, décrites dans le présent projet, ne disposent pas d’un modèle in vitro ou in vivo sur espèces alternatives. Dans la majorité des études, les animaux utilisés ont entre 1 jour et 18 semaines d’âge (en fonction des études et des espèces). Les animaux utilisés dans des études menées chez les poules pondeuses, peuvent avoir jusqu’à 80 semaines d’âge. L’âge des animaux au moment de la vaccination dépend des besoins des différents types d’études qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude, du produit testé et répondent à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit mis sur le marché et des exigences des autorités.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Cochons : 13
Souffrances
▲ 13
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Devenir
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 13

13 cochons vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Sur chaque animal, plusieurs saignements sont provoqués par incisions et sections d'artères pour tester des scellants hémostatiques, l'intervention durant de trois à quatre heures pour le premier animal. Le porteur vise le choix d'une solution destinée au marquage CE et énumère des complications possibles comme hémorragie, arythmie ou nécrose des tissus. Il affirme que "seule l'expérimentation animale permet d'évaluer" l'arrêt d'un saignement et retient le cochon pour sa proximité anatomique avec l'humain.

Objectifs

Avec la normalisation de la pratique chirurgicale et l’accroissement de la prise en charge des opérations en France et dans le monde, le nombre d’interventions chirurgicales est en constante augmentation. Ceci accroît considérablement les risques hémorragiques liés à la pratique chirurgicale (notamment section de tissus et de vaisseaux). Ainsi, le développement de solutions hémostatiques permettant l'arrêt du saignement est primordial afin de permettre au chirurgien de stopper les hémorragies per- et éventuellement post-opératoires. Bien qu'il existe de nombreuses solutions sur le marché, aucune aujourd'hui n'est réellement satisfaisante. L'arrêt d'un saignement est un mécanisme complexe dont seule l'expérimentation animale permet d'évaluer l'efficacité. Ainsi ,après avoir développé un panel de cinq solutions pouvant répondre à cette problématique et effectué des tests in vitro permettant d'en éloigner deux, nous sommes forts de trois scellants pouvant potentiellement permettre l'arrêt d'un saignement. Ainsi, l'objectif de cette étude est l'évaluation préliminaires de nos composés par leur capacité à créer l'hémostase, et leur comparaison à des produits déjà présents sur le marché. Le tout afin de situer leur efficacité vis-à-vis des solutions existantes, mais également de diriger un choix vers un scellant final qui sera ensuite amené jusqu'au marquage CE.

Bénéfices attendus

A terme, les résultats de ce projet permettront de finaliser le choix d'une solution parmi les trois scellants développés, ainsi que de comprendre leur positionnement en termes d'efficacité et de temps d'arrêt du saignement par rapport à des hémostatiques, scellants et colles déjà présents sur le marché. Sans cette évaluation, il ne sera pas possible de choisir avec certitude une solution et continuer avec celle-ci jusqu'au marquage CE.

Procédures

Sous anesthésie générale, quatre types de saignements (S1, S2, S3, S4 soit 4 sites différents) seront créés sur un même animal. Pour les saignements S1 et S2, 5 incisions distinctes et équivalentes seront réalisées par sites, à des distances raisonnables pour appliquer les 3 solutions (H1; H2; H3) et les 2 références pour un temps d'intervention d'environ 10min par site. Pour les saignements S3 et S4, un site par produit (solution ou référence) sera sélectionné pour un temps d'intervention d'environ 10min par site. Les quatre types de saignements créés sont les suivants : -S1: saignement sous cutané - S2 : saignement musculaire diffus - S3 : saignement actif - S4 : application des produits en complément de sutures. Dans ce cas précis, les 3 soutions et 1 seule référence seront testés, sur 4 différentes artères. Le temps d’arrêt du saignement sera mesuré pour chaque saignement et chaque produit. Il sera défini par la durée entre l’application du produit et l’obtention de l’arrêt du saignement (en sec). Une fois les solutions appliquées, une évaluation macroscopique sera réalisée et l'hémostase sera confirmée visuellement. L'homogénéité des films obtenus sur les tissus sera notée ainsi que l'apparition de fuite. Les inflammations et éventuelles nécroses seront notées. Pour S3 et S4, et principalement S4, une échographie sera réalisée afin de mettre en évidence la présence de thrombose ou de fuite de produit dans les vaisseaux. Le temps d’intervention par saignement crée est évalué au maximum à 10 minutes. La durée totale d'intervention sur ce porc est estimée de 3H à 4H. Pour les douze porcs suivants, le cas échéant: un site, un type de saignement et une solution seront utilisés par animal. La procédure reste identique avec un temps d’intervention par site estimé à 10min, mais des coupes histologiques seront prélevées afin d'être étudiées.

Impact sur les animaux

Potentielles complications per-opératoires: Bradycardie, Hypotension, Arythmie, Hémorragie non contrôlée, Hypothermie, Défaut d'adhérence aux tissus, réaction inflammatoire, réaction allergique et nécrose des tissus.

Devenir

Concernant la phase de faisabilité, c’est çà dire le premier porc sur lequel plusieurs sites d’intervention pour plusieurs produits seront étudiés avec prélèvement de coupes histologiques , à la fin de la procédure on procèdera à la Mise à mort de l’animal. Concernant la phase sélective, sur les 12 animaux au maximum utilisés, on procèdera également à la mise à mort à la fin de la procédure afin de prélever les coupes Histologiques. La mise à mort est réalisé sous anesthésie générale par injection d'un agent euthanasiant, puis les animaux sont mis au congélateur avant d'être enlèver par un écariseur agréé

Remplacement

Des essais préliminaires in vitro sur l'effet hémostatique de ces solutions en utilisant des animaux morts (souris) ont été réalisés au préalable de ce projet. Les résultats de ces tests ont permi de faire un premier choix parmi les 5 solutions hémostatiques et n'en retenir que 3 à tester. Ainsi 2 solutions ont été éliminées afin de minimiser le nombre d'animal et les essais à réaliser sur le même animal. De plus, en parallèle de ce projet, des tests in vitro sur du sang total de donneurs humains sont prévus afin d'éviter l'utilisation de nombreux animaux.

Réduction

Après des essais in vitro permettant de sélection 3 solutions, l’objectif est ici de vérifier le comportement hémostatique de ces 3 solutions retenues dans ce projet, afin d’en sélectionner 1 ou 2 comme DM appartenant à la catégorie de gel hémostatique non spécifique sur la cascade de coagulation. Pour cela, 2 produits commercialisés comme agent hémostatique, 1 spécifique sur la coagulation et 1 non spécifique, seront utilisés comme témoins. Ces 5 produits devront être testés sur 4 types de saignement représentatifs (sous cutané, musculaire diffus, actif, en complément d’anastomose). Pour le premier lot correspondant à une étude de faisabilité, les 2 variables étudiées étant de nature dichotomique (succès ou échec), la non nécessité de répétabilité et la taille de l’animal, nous permettront d’utiliser un nombre minimum de porc soit un premier lot de 1 seul animal. Pour le deuxième lot correspondant à une étude sélective, 1 porc par site et par produit, le nombre minimum d’animal de 12 porcs a été défini selon des tests statistiques à variable dichotomique. Nous avons défini que pour l’analyse statistique, nous prendrions en compte que 2 solutions (solutions « succès ») au maximum parmi les 3 et qu’un seul produit témoin était suffisant pour comparaison. De plus, nous avons considéré que les 4 types de saignement au maximum suffisaient à démontrer le pouvoir hémostatique de notre ou nos solutions et que l’analyse de la répétabilité pourra être réalisée sur le même animal qui sera ensuite euthanasié

Raffinement

Ceci passe par la gestion des principales complications per-opératoires par la réduction ou l'ajout en perfusion ou directement par voie intraveineuse de solutions médicamenteuses. Seront traîtées des complications telles que la bradycardie, l'hypotension, l'arythmie ou encore une hémorrhagie (contrôlée ou non). En plus de ces gestions des complications, le bien être des animaux avant opération est supervisé par une acclimatation au laboratoire d'environ 4 jours, des contrôles vétérinaire avant le départ de l'éleveur puis au laboratoire,et les porcs seront stabulés seuls pour éviter tout stress. Enfin, l'intervention se fera sous anesthésie générale afin de limiter la douleur.

Choix des espèces

Le porc est un animal de choix car le porc possède certaines caractéristiques physiologiques, anatomiques et génétiques proches de celles de l’être humain. C’est en particulier le cas de ses fonctions cardiaques, pulmonaires et rénales, qui sont bien plus proches des nôtres que ne le sont celles de la souris. Les chirurgiens l’utilisent notamment depuis longtemps pour s’entraîner à la pose de cathéters, s’exercer aux procédures endoscopiques ou à soigner des traumatismes complexes. Le développement de ces techniques a conduit à utiliser le porc comme modèle préclinique, pour tester notamment les dispositifs implantables tels que les pacemakers. La taille des organes du porc, similaire à celle des organes humains, ou le fait que la distribution du sang par son artère coronaire soit très similaire à celle de l’Homme, rendent aussi son utilisation très pertinente dans le cadre de la transplantation d’organes. Utilisation d'animaux adultes (45-50kg, âge: 16 semaines) afin de se rapprocher au plus de l'utilisation finale du dispositif médical (DM), soit principalement chez l'humain adulte.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 98
Souffrances
▲ -
▲ 10
▲ 88
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 98

98 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère à modérée. 88 d'entre eux subissent une ablation de la mamelle avec curage sous anesthésie, avec un suivi pouvant aller jusqu'à 90 jours, tandis que 10 reçoivent des injections sous la peau. Le porteur reconnaît des douleurs après l'opération, des infections locales et des ulcérations possibles de la plaie, pour évaluer une colle destinée à prévenir le sérome après chirurgie du cancer du sein. Il décrit le rat comme l'espèce animale la moins évoluée de taille suffisante et présente cette étape comme un préalable indispensable aux essais chez l'humain.

Objectifs

Le cancer du sein représente le 1er cancer et la première cause de décès par cancer chez la femme, dont le traitement de référence consiste dans 80% des cas à l’exérèse chirurgicale de la tumeur, associée ou non au curage axillaire. La complication la plus fréquente après chirurgie oncologique mammaire est le sérome. Il s’agit de la formation d’une masse non cancéreuse ou d’un œdème causé par l’accumulation de sérum. Bien que de nombreuses techniques et colles biocompatibles ont fait preuve de diminution de l’incidence des séromes après mastectomie et/ou curage axillaire, toutes restent encore imparfaites à l’heure actuelle. Ce projet a pour but d’évaluer une nouvelle approche de prévention du sérome et de ses complications et d’envisager une cicatrisation optimale après la chirurgie oncologique du sein, via l’application d’une colle biologique innovante sous forme de mousse, dans l’espace mort engendré par l’exérèse de la pièce opératoire. Cette étude expérimentale se déroulera chez le rat et constitue un préalable indispensable à la réalisation d’essais cliniques chez l’Homme. Le rat est l’espèce animale la moins évoluée et de taille suffisante pour permettre des études de chirurgie carcinologique et reconstructrice. Le modèle expérimental est le rat adulte ayant fait l’objet d’une mastectomie avec curage axillaire associé.

Bénéfices attendus

Développement d'une nouvelle colle biocompatible qui a pour but de prévenir l'appartition de sérome lors de chirurgies oncologiques du sein.

Procédures

Des animaux seront soumis à des injections sous-cutanées (4 injections, 1 fois) sous anesthésie gazeuse : 10 animaux. Durée de suivi des animaux post-injection : maximum 8 semaines. Des animaux seront soumis à une masectomie sous anesthésie gazeuse : 88 animaux. Durée du suivi post-opératoire : maximum 90 jours.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables qui pourraient être observés sont - pour les injections sous-cutanées : erythème de différents grades en fonction de la réponse, démangeaisons - pour les animaux subissant une masectomie : douleurs post-opératoires, infections locales de la zone opérée, ulcération de la plaie. Si des effets non attendus surviennent, ils seront évalés et pris en charge par l'expérimentateur.

Devenir

Tous les animaux seront mise à mort à la fin de chaque procédure afin d'effectuer des analyses histologiques.

Remplacement

Les tests in vitro permettront de réduire le nombre de composés à tester. Les informations de biocompatibilité et d'efficacité de prévention du sérome sont obtenues uniquement par l’emploi d’animaux. Ces études précliniques sont nécessaires avant de réaliser des essais cliniques chez l’homme. Il n’existe pas de modèle non biologique ou in vitro permettant de réaliser ces travaux sans perte d’informations scientifiques.

Réduction

Afin de limiter le nombre de lots expérimentaux et compte tenu que les expériences ne sont pas de classe sévère, des cohortes d’animaux pourront être utilisées pour répondre à plusieurs objectifs (informations sur la biocompatibilité, informations sur l’efficacité de la colle, etc. ) Dans chaque procédure le nombre d’animaux pourra être réduit jusqu’à 50% si l’effet attendu est suffisamment important pour obtenir des résultats statistiquement fiables avec la première moitié d’animaux ou si les données se révèlent non pertinentes (arrêt alors des expérimentations).

Raffinement

Le rat est une espèce animale très proche de la physiopathologie humaine et de taille suffisante pour permettre des études de chirurgie. Les injections de colle et l'imagerie de fluorescence seront réalisées sous anesthésie générale (anesthésie volatile). Les différentes étapes de chirurgie seront réalisées sous anesthésie chimique profonde. La douleur post-opératoire sera gérée par l’administration de substances antalgiques de façon systématique pendant les 48h suivant la chirurgie, puis de façon optionnelle en cas de signes de douleurs observés. Les points limites seront particulièrement surveillés dans les 48 à 72h qui suivront les expérimentations. Parmi ceux-ci le poids et le comportement seront les premiers contrôlés. Ceci permettra d’intervenir immédiatement en cas de souffrance (administration de substances antalgiques), et/ou d’appliquer les critères d’arrêt prédéfinis de l’étude le cas échéant. Tous les résultats obtenus lors de ces études seront exploités.

Choix des espèces

Le rat est l’espèce animale la moins évoluée et de taille suffisante pour permettre l’établissement d’un modèle expérimental de mastectomie et curage axillaire par rapport à la situation clinique chez l’homme. En effet, la physiopathologie du système lymphatique et des réactions inflammatoires chez le rat sont proches de celles de l’humain. Ce modèle permet ainsi la réalisation d’études précliniques de chirurgie carcinologique avec évaluation radiologique et histologique. Rats wistars adultes de 10 semaines pour avoir des rates d’âge adultes, suffisamment âgées pour avoir eu une croissance mammaire suffisante (afin de réaliser la mastectomie) et de taille suffisamment grande pour aider à la réalisation des gestes microchirurgicaux.

  • Production de routine
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
  • Tests réglementaires
Autres poissons : 795
Souffrances
▲ -
▲ 795
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 609
 -
 186

795 poissons de six espèces vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, sédatés à répétition pour le suivi de croissance et anesthésiés pour des prélèvements sanguins. Le porteur indique que 186 d'entre eux seront tués pour évaluer leur stress et leur statut immunitaire, les 609 restants devant être réhabilités dans la mesure du possible. L'objectif affiché est de valider un modèle informatique de combinaisons d'espèces pour la pisciculture, présenté comme un outil visant à réduire le recours aux animaux. Le porteur affirme qu'il n'existe pas d'autre alternative que des données expérimentales pour valider ce modèle.

Objectifs

Ce projet est dans la continuité d'un précédent travail expérimental. L'objectif est de valider une méthode in silico en vue d'établir des combinaisons d'espèces de poissons pouvant être élevés ensemble.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à valider expérimentalement une méthode in silico, c’est-à-dire un modèle définissant des combinaisons d’espèces piscicoles compatibles (voire complémentaires) dans l'exploitation de ressources en système d'élevage. Le travail de modélisation vise clairement à diminuer le recours à des animaux avec des approches de type essai-erreur. Toutefois, pour valider le modèle, il n’existe pas d’autre alternative que le recours à des données expérimentales. A terme, ce modèle doit être un outil d’aide à la décision pour les pisciculteurs voulant développer la polyculture de poissons, que ce soit en circuit fermé hors sol ou en étang. Le projet prévoit par ailleurs l'analyse de différents paramètres qui permettront de développer plusieurs descripteurs de bien-être animal, spécifiques aux poissons et si possible, moins invasifs. L’agrégation de ces descripteurs permettrait ensuite de construire un indicateur du bien-être du poisson en élevage, intégrateur, incluant les dimensions à la fois zootechniques, physiologiques et comportementales.

Procédures

Les animaux seront soumis à des manipulations pour le suivi de croissance et seront à ce titre sédatés. Cela concerne tous les poissons (N = 795). Ce suivi sera réalisé à J0 et tous les 20 jours jusqu'à J60. Pour les prélèvements de sang, les poissons seront anesthésiés (à J60). Cela concerne 93 poissons pour la série 1 (30 carpes, 30 tanches et 33 black-bass) et 93 autres poissons pour la série 2 (33 perches, 30 tilapias et 30 clarias). Les poissons seront anesthésiés pour réaliser ces prélèvements.

Impact sur les animaux

Le projet est construit de façon à minimiser les nuisances et les effets indésirables sur les poissons, quelle que soit l'espèce. Toutefois le projet prévoit l'application de sédation et d'anesthésie des poissons, impliquant par là-même une manipulation et une émersion temporaire des poissons. Précisons cependant que nous plaçons les poissons dans des conditions expérimentales proches de celles en élevage, mis à part la densité, qui est relativement faible dans nos unités expérimentales comparativement à ce qui peut être pratiqué en élevage. Les conditions expérimentales sont établies de façon à satisfaire au mieux les exigences comportementales et physiologiques des différentes espèces de poissons.

Devenir

Procédure 1 : Evaluation de l'état de stress et du statut immunitaire : 186 poissons concernés par cette procédure, avec dans le détail 30 carpes, 30 tanches et 33 black-bass pour la série 1 et à 33 perches, 30 tilapias et 30 clarias pour la série 2. Ils seront mis à mort. Procédure 2 : Suivi de croissance et enregistrement du comportement. Cela concerne 795 poissons, à savoir dans le détail, 130 carpes, 65 tanches et 265 black-bass, soit un total de 460 poissons pour la série 1 ainsi que 140 perches, 130 tilapias et 65 clarias, soit un total de 335 poissons pour la série 2. Sur ces 795 poissons, 186 seront mis à mort (cf. procédure 1). Les poissons restants, soit 609 en l'absence de mortalité durant les deux séries de tests, seront dans la mesure du possible réhabilités (placement dans des structures d'hébergement ou d'élevage).

Remplacement

Le remplacement n'est pas envisageable dans le cadre du présent projet. En effet, rappelons que notre objectif est de produire un outil (modèle prédictif) visant à réduire (ou dans le meilleur des cas, à s'affranchir) de l'expérimentation animale. Pour développer cet outil, nous utilisons des données de la littérature scientifique pour construire le modèle, mais nous avons aussi besoin d'un jeu de données externes pour valider celui-ci. Aussi est-ce la nécessité de disposer de données externes qui nous amènent à envisager ce projet expérimental.

Réduction

Le projet prévoit d'utiliser un nombre suffisant mais réduit de poissons : de 10 à 35 poissons / aquarium selon les modatlités avec prélèvement de 3 individus par espèce et par aquarium pour les prélèvements sanguins, de cerveaux et d’écailles. Les mêmes individus seront utilisés pour les prélèvements de ces trois matrices. Le nombre total de poissons (795) nous permet d’avoir une robustesse suffisante d’un point de vue statistique. Les espèces sont grégaires au stade de vie juvénile (comme c'est le cas ici) et c'est la raison pour laquelle il est prévu une biomasse initiale de 1 kg/aquarium. Cette valeur intègre la volonté de réduction du nombre de poissons, les exigences biologiques des espèces utilisées dans le projet et la capacité de traitement de l'eau des aquariums durant les deux mois d’expérimentations de chaque série.

Raffinement

Le stress des poissons est limité autant que possible durant toutes les étapes du projet en les plaçant toujours dans une eau de bonne qualité (suivi régulier des paramètres et corrections si nécessaire), en évitant le bruit et les gestes brusques et en appliquant de façon progressive tout changement lumineux (application d'une aube et d'un crépuscule). Pour les suivis de croissance, les poissons doivent être sortis de l'eau ; aussi pour cette étape, nous prenons soin de leur appliquer une légère sédation, avec respect d'un jeûn la veille du contrôle de croissance, sur la base d'un protocole visé par le vétérinaire référent.

Choix des espèces

Black-bass (Micropterus salmoides), tanche (Tinca tinca) et carpe commune (Cyprinus carpio) sont les trois espèces à mobiliser pour la première expérimentation. Perce commune (Perca fluviatilis), Tilapia (Oreochromis mossambicus) et Clarias (Clarias gariepinus) sont les autres espèces pour la seconde expérimentaion. Ces deux groupes d'espèces ont été choisis pour produire des données permettant de valider expérimentalement la méthode prospective in silico (prédiction d'indices de compatibilité et de complémentarité d'espèces de poissons en polyculture). Ces 2 x3 espèces ont été retenues en particulier car elles ont les mêmes exigences quant aux caractéristiques du milieu d'élevage (paramètres physico-chimiques) mais des réponses physiologiques (vitesse de croissance) et comportementales (occupation de la colonne d'eau, prise alimentaire) différentes. Ces expérimentations doivent produire un set de réponses utile pour valider la méthode in silico. Tous les poissons utilisés dans ce projet seront au stade juvénile.

  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Lapins : 20
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 1
 19

20 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, dix-neuf étant tués à l'issue et un réutilisé. Chaque lapin reçoit un produit immunogène pour lui faire produire des anticorps, subit des prélèvements sanguins répétés pendant trois à dix semaines, puis une prise de sang terminale sous anesthésie destinée à récolter le sérum. Le porteur revendique le lapin comme l'espèce de référence pour les anticorps polyclonaux et affirme que le recours à l'animal reste "indispensable" pour produire certains réactifs, faute d'alternative in vitro. Il justifie l'usage par le fait que ces réactifs servent ensuite à mettre au point des tests évitant d'autres recours in vivo.

Objectifs

La production de sérum polyclonal chez le lapin permet la production ou le renouvèlement de réactifs de laboratoire. Ceux-ci sont nécessaires pour la réalisation d’analyses dans le cadre d’études réglementaires. A l’heure actuelle il est impossible de les produire in vitro. Or ces réactifs sont indispensables pour développer des techniques analytiques fiables permettant de remplacer des tests in vivo.

Bénéfices attendus

Ces études permettent in fine d’obtenir des tests de laboratoires fiables.

Procédures

Le but de la procédure est d’administrer un produit immunogène au lapin qui va alors produire des anticorps dirigés contre le produit injecté. Les modalités d’administration sont fonction du produit étudié. Les lapins sont ensuite observés quotidiennement et un suivi clinique adapté est mis en place. Les paramètres mesurés lors de cette procédure sont de deux types : - Paramètres cliniques (liste non exhaustive) : examen clinique général - Paramètres biologiques (liste non exhaustive) : sérologie – immunologie Les prélèvements sanguins intermédiaires permettent le suivi de la réponse en anticorps au cours de l’immunisation pour ajuster le plan d’expérience de l’étude au besoin. La prise de sang terminale est réalisée sous anesthésie. La durée de cette procédure est comprise entre 3 et 10 semaines en fonction du produit administré et de la réponse immune induite.

Impact sur les animaux

Les dommages engendrés par la procédure peuvent être le stress et l’inconfort liés à l’administration de l’antigène, aux prélèvements, et réactions locales de courte durée pouvant survenir au point d’injection. Si l’opérateur le juge nécessaire, une anesthésie/analgésie ou d’autres mesures (dont adaptation de la vitesse d’injection du produit) peuvent être envisagées pour limiter les contraintes de l’animal. Les actes techniques sont réalisés par des opérateurs hautement qualifiés qui assurent une approche et une contention adaptées pour que le geste sur l’animal soit le moins douloureux et traumatisant pour ce dernier.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés en fin d’étude pour la production de sérum. Dans des cas exceptionnels, les animaux peuvent être euthanasiés pendant l’étude lorsqu’un point limite est atteint.

Remplacement

Un recueil d’information, lorsqu’il est disponible, est apporté par la bibliographie pour rechercher des alternatives à l’utilisation animale. Néanmoins, le recours à l’animal est à l’heure actuelle indispensable pour la production de certains réactifs. De plus, certains tests analytiques à partir des réactifs produits sur lapins permettent de ne pas avoir recours à des tests in vivo.

Réduction

Les effectifs sont évalués au plus juste (anticipation des projets de Recherche et Développement et définition des besoins de laboratoires) de façon à limiter le nombre d’études.

Raffinement

Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Une anesthésie et analgésie de l’animal peuvent être envisagées lors de certains actes (administration de l’antigène, prélèvements). Une attention particulière est apportée au choix de l’adjuvant. Ce choix est basé sur une revue bibliographique et/ou les informations fournies par le fabricant afin de sélectionner un produit ne générant pas de réaction inflammatoire disproportionnée chez le lapin. Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe et des enrichissements adaptés au milieu sont mis en place. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie des animaux.

Choix des espèces

Dans la littérature, il s’agit de l’espèce de référence pour la production d’anticorps polyclonaux, répondant à une large variété d’antigènes et utilisée pour un grand nombre de sérums utilisés en laboratoire. Le lapin permet d’obtenir dans un délai très court une grande variété d’antigènes et d’épitopes. Outre les éléments qualitatifs mentionnés, le choix du lapin permet généralement de récolter des volumes de sérums répondant aux attentes de constitution de lots de réactifs, avec un nombre limité d’animaux. Les lapins utilisés ont entre 3 et 5 mois. A cet âge les lapins sont sevrés et ont atteint un poids qui permet de récolter une plus grande quantité de sérum.

  • Formation professionnelle
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 6000
Rats : 1000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 7000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 7000

7 000 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent la pose chirurgicale d'un cathéter veineux, des prélèvements sanguins répétés, un séjour en cage à métabolisme sur sol grillagé que le porteur reconnaît de dimensions inférieures à la réglementation, puis un prélèvement terminal sous anesthésie. Le projet sert à mesurer le devenir de médicaments candidats dans l'organisme, en partie dans un cadre de formation professionnelle. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas de méthode substitutive" aux études pharmacocinétiques in vivo.

Objectifs

Après une phase de sélection basée sur des modèles informatiques et des tests cellulaires, les molécules répondant aux critères des programmes de recherche en termes d’efficacité et de sélectivité par rapport aux cibles étudiées, sont évaluées en utilisant des modèles in vitro dérivés de cellules ou de tissus animaux. Les molécules retenues sont ensuite caractérisées in vivo pour déterminer les paramètres pharmacocinétiques, dans un premier temps, dans les modèles utilisés en pharmacologie ou en toxicologie.

Bénéfices attendus

Les molécules retenues sont caractérisées in vivo pour déterminer les paramètres pharmacocinétiques, dans les modèles utilisés en pharmacologie, puis au fur et à mesure de la progression de la molécule dans le développement et en fonction du type de molécules testées (molécules biologiques ou petites molécules chimiques), de l’activité pharmacologique du produit et des espèces animales qui seront utilisées en toxicologie

Procédures

Prélèvements sur animaux vigiles : sang : 3 à 6 sur 24h ou bien 9 à 11 sur 28 jours dans le respect des volumes cumulés compatibles avec la pratique vétérinaire, urine-fécès : sur une durée de 24 à 168h maximum Procédure chirurgicale pour pose de cathéters veineux : environ 1h/animal Prélèvements terminaux sur animaux anesthésiés : sang, tissus, liquide céphalo-rachidien.

Impact sur les animaux

Les contraintes/douleurs attendues sont : - la mise à jeun : stress léger de courte durée suite à la mise à jeun. - l'implantation chirurgicale d’un cathéter veineux : douleur per et post opératoire et inconfort post-opératoire. l'administration du composé à tester : stress léger et inconfort transitoire. - le prélèvement urinaire en cage à métabolisme durée de 24 à 168h maximum : stress et inconfort lié à l’individualisation (rat uniquement), dimensions de la cage inférieures à la règlementation et sol grillagé. les prélèvements sanguins répétés : stress et inconfort de courte durée. - les prélèvements sous anesthésie terminale : douleur en cas de laparotomie. - le recueil biliaire après réception des animaux cathétérisés du fournisseur agrée sur 48h max : stress et inconfort car acclimatation réduite, dimensions de la cage inférieures à la règlementation et éventuellement sol grillagé. - le développement d’une pathologie (souris porteuses de tumeur, souris immunodéprimées, souris transgéniques ou non modèles de pathologie d’intérêt) : gêne lors de la croissance de la tumeur, infections opportunistes, impact sur le bien-être animal en fonction du modèle.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés en fin d’étude afin de prélever les tissus et fluides pour évaluer la diffusion du produit étudié dans l’organisme.

Remplacement

Il n’existe pas à ce jour de méthode substitutive aux études pharmacocinétiques in vivo. Les tests in vitro et in silico permettent d’étudier certains aspects de la pharmacocinétique (absorption, métabolisme) mais ne peuvent pas fournir l’ensemble des éléments caractérisant le devenir du médicament dans un organisme vivant depuis son absorption jusqu’à son élimination

Réduction

Afin de limiter le recours aux animaux, les molécules testées in vivo sont sélectionnées sur la base des résultats obtenus dans les modèles cellulaires et informatiques. Le nombre d’animaux utilisés dans les études pharmacocinétiques est basé sur les lignes directrices ICH et se limite au strict nécessaire pour atteindre l’objectif scientifique. Dans le cas des études non réglementaires, une analyse biostatistique réalisée par un expert interne permet d’optimiser les effectifs et les designs d’étude. Par ailleurs, le développement de méthodes de dosage adaptées à des micro-volumes de sang permet de réaliser des prélèvements répétés chez un même animal - souris ou rat - et d’utiliser ainsi moins de rongeurs dans ce projet. La manipulation, les techniques d’administration et de prélèvement sont réalisées selon les bonnes pratiques vétérinaires.

Raffinement

Les conditions d’utilisation des animaux sont encadrées par des recommandations éthiques internes. Les animaux sont hébergés sur de la litière avec enrichissement du milieu. Aliment et eau sont distribués ad libitum et la pièce est éclairée selon un cycle 12h-12h. L’observation des animaux est faite quotidiennement par le personnel de l’animalerie et de l’étude dûment formé à la reconnaissance des signes cliniques en lien avec les services vétérinaires. Les prélèvements terminaux et au sinus rétro-orbitaire sont réalisés sous anesthésie et uniquement lorsqu’aucune autre voie de prélèvement est appropriée. Les cathétérisations sont réalisés sous anesthésie et analgésie adaptées et selon les techniques aseptiques. Les modèles transgéniques ou porteurs de tumeurs dont l’état général peut se dégrader sont suivis cliniquement avec l’application de point limites spécifiques

Choix des espèces

Concernant les études de pharmacocinétiques réglementaires, les espèces utilisées sont les mêmes que celles étudiées dans les études de pharmacologie de sécurité ou de toxicologies. Dans ce cadre, le choix de l’espèce est défini par les lignes directrices internationales (ICH, CHMP, FDA…) sur des bases scientifiques telles que : Les données de pharmacocinétique et métabolisme inter espèces Les résultats des études de toxicologie La cible thérapeutique visés Le(s) véhicule(s) envisagé(s) Dans le cas d’études non règlementaires, les études de pharmacocinétique sont effectuées pour caractériser des composés d’intérêt dans les modèles animaux en support de l’activité pharmacologique. Dans ce cadre, le choix de l’espèce dépend de la cible thérapeutique étudiée et des modèles pharmacologiques développés par les équipes de pharmacologie, à ce stade précoce essentiellement de souris ou des rats.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Moutons : 40
Souffrances
▲ -
▲ 40
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 40
 -
 -

40 brebis vont être utilisées dans des procédures classées légères, sans être tuées à l'issue. Chacune subit des prélèvements de sang à la jugulaire, jusqu'à 400 à 450 millilitres une fois toutes les trois semaines, pendant deux ans et demi, pour tester in vitro l'hémocompatibilité d'une pompe cardiaque. Le porteur indique que les brebis seront réhabilitées, replacées ou adoptées par une association en fin de projet si leur bilan sanitaire le permet. Il affirme avoir choisi l'ovin pour sa "docilité", l'accès facile aux veines et une coagulation proche de celle de l'humain.

Objectifs

Le projet a pour objectif d'utiliser du sang frais prélevé chez des brebis, afin d’évaluer et d’améliorer les interactions entre le tissu sanguin et la pompe cardiaque dévelopée par notre partenaire. Cette dernière est un dispositif médical appelé “assistance circulatoire gauche”, ou “LVAD”, destiné aux personnes souffrant d’insuffisance cardiaque grave. Il s’agit d’une pompe mécanique implantée chirurgicalement dans le corps et destinée à pallier un cœur défaillant. Le LVAD développé a pour ambition de recréer fidèlement les phases de remplissage et d’éjection du cœur natif sans pour autant exposer le sang aux dommages causés par les pompes actuellement commercialisées. Afin d’évaluer cet aspect sur des prototypes avancés de LVAD en cours de développement, puis dans le cadre de leur évaluation pré-clinique, il est nécessaire d’utiliser du sang frais prélevé dans des conditions permettant de préserver toutes ses caractéristiques biologiques.

Bénéfices attendus

Il est essentiel de caractériser les interactions des pompes LVAD avec le sang afin d’évaluer et de prévenir les risques d’hémolyse (destruction des globules rouges), de formation de thrombus dans la pompe (caillot), ou de dégradation de protéines sanguines essentielles. Les essais d’hémocompatibilité in vitro permettent de caractériser ces aspects dans des conditions contrôlées. Cependant, la qualité et la fraicheur du sang utilisé sont essentielles dans la réalisation de ces tests. Il est donc nécessaire de prélever le sang par ponction veineuse afin de minimiser les risques d’activation et de contamination extérieure. La norme en vigueur recommande l’utilisation de sang bovin, porcin, ou ovin pour la réalisation de tests d’hémocompatibilité sur des pompes cardiaques car le tissu sanguin de ces animaux est très similaire à celui des humains. De plus l’utilisation des gros animaux permet d’obtenir de grandes quantités de sang (quelques centaines de ml) sans préjudice pour l’animal. Dans ce projet des ovins ont été choisis pour leur docilité, l’accès facile aux veines jugulaires et des mécanismes de l’arrêt de l’écoulement du sang comparables à ceux observés chez l’humain.

Procédures

Un prélèvement sanguin par ponction veineuse au niveau de la veine jugulaire de moins de 10% du volume total (environ 400-450 mL) jusqu’à un maximum d’une fois toutes les 3 semaines pendant 2 ans et demi, pourvu qu’aucun point limite n’ait été atteint.

Impact sur les animaux

Les brebis pourront ressentir un peu de fatigue à la suite du prélèvement sanguin, comme tout un chacun à la suite d'un don de sang. Alimentation et abreuvement seront disponibles à volonté pour tous les animaux prélevées. Dans le cadre de ce projet le prélèvement de sang se limitera à 10% du volume sanguin total, et 3 semaines minimum de repos seront respectées entre chaque prélèvement. L'état des muqueuses des animaux ainsi que leurs numérations de formules sanguines seront controlées régulièrement afin de dépister toute survenue éventuelle d'anémie

Devenir

Toutes les brebis seront réhabilitées/replacées ou adoptées (par une association de protection animale qui gère la réhabilitation des animaux de laboratoire), dans la mesure où leur bilan sanitaire nous y autorisera, en fin de procédure.

Remplacement

L'étude des interactions biologiques entre le LVAD CorWave et le sang est réalisé in vitro mais nécessite d’avoir recours à du sang frais prélevé chez des animaux vivants. Bien que la pompe CorWave soit développée en amont à partir de simulations numériques et de tests hydrauliques in vitro de pointe, ces derniers ne permettent pas dans l'état actuel des connaissances d’évaluer les interactions biologiques complexes avec le sang.

Réduction

Les dispositifs LVAD sont conçus pour pomper 5L de sang dans un organisme humain. Le nombre d'animaux impliqués dans le projet sera réduit au minimum grâce à l'utilisation de systèmes de test in vitro des dispositifs LVAD exploitant de faibles quantités de sang. Les tests in vitro de ces dispositifs réduisent les volumes de sang nécessaires à quelques centaines de millilitres par dispositif testé, réduisant ainsi la fréquence et le volume des prélèvements sanguins à effectuer. Un volume de 2 L permet ainsi de comparer 4 designs de pompe différents en une semaine.

Raffinement

L’étude de l’hémocompatibilité du LVAD in vitro à partir de sang prélevé par ponction veineuse permet de réduire le recours à des études d’implantation in vivo de classe « sévère » ou « sans réveil ». L’utilisation d’ovins se limite ainsi dans ce projet à une procédure expérimentale de classe « légère » qui ne devrait pas avoir d’incidence sur l’état général des animaux. Aucune souffrance ou stress significatif n’est attendu dans ce projet. Des ovins ont été choisis pour leur docilité, l’accès facile aux veines jugulaires et une hémostase comparable à celle de l’Homme. Les animaux seront hébergés en troupeau et placés au maximum en situation d'éco-paturage en extérieur. Ils ne seront isolés que le temps du prélèvement sanguin.

Choix des espèces

L’utilisation des gros animaux permet d’obtenir de grandes quantités de sang (quelques centaines de mL) sans prejudice pour l’animal. Les normes en vigueur recommandent donc l’utilisation de sang bovin, porcin, ou ovin. Des brebis adultes seront utilisées afin de pouvoir prélever le volume de sang nécessaire sans affecter la santé de animaux.

  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Cochons d'Inde : 540
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 540
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 540

540 cobayes vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit six injections dans la peau d'un mélange de toxine diphtérique et de sérum sur les flancs, pour contrôler l'activité des sérums anti-diphtériques mis sur le marché. Le porteur indique que des érythèmes pouvant évoluer vers une ulcération sont possibles, tout en affirmant que les essais précédents n'en ont pas montré. Il précise qu'une méthode in vitro est en cours de développement et remplacera la méthode sur animal après validation.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de contrôler les sérums anti-diphtériques disponibles sur le marché français. La diphtérie est une pathologie très contagieuse qui se manifeste comme une angine mais qui peut avoir des atteintes cardiaques et neurologiques, elle peut être mortelle . La couverture vaccinale contre la diphtérie a entraîné l'éradication de cette pathologie en France métropolitaine, cependant certaines souches importées ont été observées sur le territoire. Les thérapies disponibles sont l'antibiothérapie ou la sérothérapie à base de sérum anti-toxine diphtérique. Les sérums utilisés étant des produits biologiques, leur activité doit être déterminée pour chaque lot produit. C'est dans ce contexte que s'inscrit cette demande d'autorisation de projet, contrôler tout nouveau lot de sérum anti-diphtérique pour le mettre à disposition des services de santé en cas de dépistage d'un cas de diphtérie sur le territoire.

Bénéfices attendus

Contrôle de l'efficacité des sérums anti-diphtériques disponibles à la disposition des services de santé.

Procédures

6 solutions comprenant un mélange de la toxine diphtérique avec différentes concentrations de sérum anti-diphtérique seront injectées à chaque animal. Les injections intra-dermiques de 200µl/points sont réparties sur les flancs du cobaye (3 points sur chaque flanc).

Impact sur les animaux

Apparition d'érythèmes avec évolution vers une ulcération possible. Les essais précédents n'ont jamais mis en évidence cette situation, les doses de sérums testées étant suffisamment efficaces pour éviter l'apparition d'ulcères.

Devenir

A la fin de chaque procédure de cette demande d'autorisation les animaux seront euthanasiés. Les animaux ayant reçu de la toxine diphtérique ne peuvent être réutilisés.

Remplacement

Une méthode in vitro est en cours de développement. Après validation, elle sera utilisée à la place de la méthode in vivo

Réduction

Le nombre d'animaux par dose et le nombre de doses ont été réduits au minimum pour obtenir un résultat interprétable et fiable.

Raffinement

Les animaux sont hébergés par groupe de 3 pour respecter la vie en groupe de cette espèce dans des cages LG3000 avec un enrichissement approprié (tuyaux PVC). Lors des tests pendant au maximum 72h, les animaux sont hébergés dans des cages en polycarbonate sur litière avec des balles de foin (cage 1500 U ; 480*375*410), à raison de 3 cobayes par cage.

Choix des espèces

Le cobaye est l'espèce qui a été retenue pour sa sensibilité à la toxine diphtérique, la souris étant résistante à cette toxine . Les cobayes utilisés dans cette expérience sont adultes car leur système immunitaire est mature.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 6
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 6
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 6

6 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Après une semaine d'habituation, ils reçoivent des composés par voie orale puis subissent des prélèvements sanguins rapprochés jusqu'à 24 heures par la veine caudale, avant euthanasie au pentobarbital. L'étude, commanditée par une société cliente, vise à caractériser deux candidats médicaments anti-obésité avant essais cliniques. Le porteur indique que la répétition des prélèvements est source de stress et d'angoisse, et justifie le choix du rat par un volume sanguin supérieur à celui de la souris.

Objectifs

Le projet vise à étudier deux composés en développement chez le rat sain. L'objectif est de sécuriser le développement de composés d'intérêt thérapeutique avant leur passage sur l'animal pathologique et avant le stade d'études cliniques. Cette étude est commanditée par une de nos sociétés clientes, dans le cadre de la recherche de l’efficacité de leurs composés dans ce domaine d’application.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de préciser les paramètres pharmacocinétiques des composés en développement. Ainsi, les paramètres d'absorption, de distribution et d'élimination seront déterminés. Il s'agit ici de sécuriser le développement d'un candidat médicament anti-obésité, notamment en priorisant les composés les plus prometteurs avant passage aux études d'efficacité et aux études clinique. Les données obtenues permettront également de définir les doses a utiliser dans la suite des études.

Procédures

Pendant 7 jours (de D-7 à D-1), les animaux seront soumis à des administrations du véhicule (composé de référence) per os quotidiennement dans le but de les habituer à ce type d'administration. A D1, des prélèvements sanguins de 150µL par la veine caudale seront effectuées avant l'administration per os puis à 15min, 30min, 1h, 3h1 8h et 24h après.

Impact sur les animaux

La répétition rapprochée de certains prélèvements sanguins sera la source de stress et d'angoisse de l'animal même si l'animal aura été préalablement habitué au tube de contention. Aucune nuisance n'est attendu sur l'administration des composés et les animaux ayant subi une phase d'habituation seront donc acclimatés à l'administration par voie orale et au tube de contention pour prélèvement sanguin.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés par injection intraperitonéale de solution de pentobarbital (Euthasol, 250mg/kg)

Remplacement

L'utilisation d'animaux à des fins scientifiques se justifie ici car pour étudier l'effet de l'organisme sur le composé à visée thérapeutique, il est nécessaire d'utiliser un modèle vivant. Nous avons choisi le rat comme modèle animal car il s'agît d'un modèle bien documenté dans la littérature scientifique, qui nous permet de récolter un volume sanguin plus important que chez la souris.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de déterminer ce que l'organisme fait au médicament et donc les paramètres d'absorption, de distribution et d'élimination. Nous avons choisi le rat comme modèle animal car il s'agît d'un modèle bien documenté dans la littérature scientifique, qui nous permet de récolter un volume sanguin plus important que chez la souris. Ainsi, le nombre d'animaux utilisé a donc été réduit en comparaison avec la souris.

Raffinement

Le modèle animal qui sera utilisé est un modèle parfaitement caractérisé dans la littérature et couramment utilisé dans les études précliniques. Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum tout stress et tout inconfort pour les animaux. Les phases d'acclimatation (de D-12 à D-8) et d'habituation (de D-7 à D-1) permettent d'éviter tout angoisse de l'animal pendant la phase d'expérimentation. Les rats seront hébergés en cages individuelles et un enrichissement du milieu sera assuré par l'ajout de tubes en carton et de briquettes. Les expérimentateurs en charge des administrations orales et des prélèvements sanguins sont rodés à ce type de pratique.

Choix des espèces

Nous avons choisi le rat comme modèle animal car il s'agît d'un modèle bien documenté dans la littérature scientifique, qui nous permet de récolter un volume sanguin plus important que chez la souris. Ce modèle a été validé avec le client et le chef de projet. Les animaux utilisés sont de jeunes rats adultes (201-225g à réception correspond environ 7-8 semaines). Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine qui sera ciblée par les composés à tester, à savoir une population adulte.