Toxicologie et autres tests de sécurité
Etudes de sécurité (toxicologie oculaire et pharmacocinétique) dans le développement d’un médicament ophtalmique chez le lapin et le rongeur – MODIFICATION
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 12500
Lapins : 12500
Gouttes dans les yeux parfois chaque jour, injections ou implants dans l'œil ou autour sous anesthésie, examens oculaires sous anesthésie légère quand l'immobilité est requise, prises de sang, puis autopsie : 37 500 lapins, rats et souris, 12 500 de chaque espèce, vont être utilisés dans des études de sécurité de médicaments ophtalmiques. Les procédures impliquent un niveau de souffrance léger à modéré, avec des inflammations transitoires de la cornée, des rougeurs de la conjonctive ou des réactions de l'iris et du vitré. Le laboratoire écrit qu'il "offre un programme d'évaluation in vivo" pour les études exigées dans les dossiers d'autorisation de mise sur le marché. La majorité des lapins, rats et souris sont tués pour autopsie et analyse des tissus, et 5 % seront réutilisés dans d'autres procédures, soit 625 de chaque espèce.
Objectifs
L'évaluation de la sécurité d’un produit est une étape majeure dans le développement d’un médicament. Pour pouvoir être commercialisé, un médicament doit remplir un ensemble d'exigences. Selon les pays, une autorité compétente délivre l'autorisation de mise sur le marché soit AMM en France. Un dossier d'AMM doit être déposé, des parties de ce dossier sont harmonisées au niveau international notamment la partie concernant la sécurité du médicament par des études pré-cliniques c'est à dire des études du comportement du médicament in vivo dans un organisme "non humain" (étude de pharmacologie, toxicologie et pharmacocinétique). Ces études ont lieu juste avant le test du futur médicament chez l’humain. Nous intervenons à ce point du processus du développement du médicament dans le domaine de l’ophtalmologie, avant les tests cliniques chez l'humain. Avant de réaliser un test in vivo, les candidats médicaments ont fait l'objet généralement d'un screening in vitro afin de déterminer le ou les meilleurs candidats possibles. Notre laboratoire offre un programme d'évaluation in vivo pour la réalisation d'études de sécurité et de pharmacocinétique selon les bonnes pratiques de laboratoire, et a déjà une expérience dans la conduction de ce type d'études qui font l'objet de cette demande.
Bénéfices attendus
Ce projet permet de participer au développement de médicaments ciblant les pathologies oculaires en intervenant au niveau de la phase d’études de la sécurité des futurs traitements. C'est une étape essentielle dans le développement d'un médicament avant la réalisation des essais cliniques, elle est requise par les autorités lors de la constitution du dossier d'autorisation de mise sur le marché.
Procédures
Le projet nécessite l'administration, qui peut être quotidienne, de produits soit par instillations (gouttes oculaires), soit par voie intra-péritonéale, sous cutanée, per os, intraveineuse ou intramusculaire. Ces procédures ne durent que quelques secondes. Pour les projets nécessitant des administrations intra ou périoculaire, l'anesthésie de l'animal est requise le temps de proceder à l'injection ou à la pose d'implant. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations au biomicroscope). Ces examens sont réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif ou tout autre marqueur d'intérêt. Les prélèvements de sang se feront par ponction et durent moins d'une minute dans le respect des guidelines en la matière.
Impact sur les animaux
L'administration des produits peut entrainer des inflammations transitoires des tissus oculaires, au niveau de la cornée, des rougeurs conjonctivales, ou des réactions internes au niveau de l'iris ou de l'humeur vitréenne dans le cas de produits administrés par voie intra oculaire. Les examens sont ceux couramment utilisés chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie, leurs effets indésirables sont négligeables. Le stress induit par les manipulations des animaux lors des administrations, examens et prélèvements sera réduit au minimum, par une contention adaptée, limitée dans le temps, ferme mais douce, de l'animal par un personnel formé puis l'animal sera replacé rapidement dans son environnement avec des enrichissements adaptés à ses besoins.
Devenir
Sur l'ensemble du projet, la majorité des animaux seront euthanasiés pour autopsie et pour des analyses histologiques des tissus cibles ou des dosages des principes actifs ou de leurs dérivés. Nous estimons à 5% le nombre des animaux qui seront réutilisés dans d'autres procédures.
Remplacement
Ce projet intervient dans une phase où les produits ont déjà fait l’objet de test in vitro pour la plupart. Les études dites de sécurité qui font l'objet de ce projet, font partie des étapes de développement d'un médicament, elles sont requises dans les dossiers de demande d'autorisation de mises sur le marché de médicament qui réclament des études réalisées in vivo chez des mammifères. Il n'y a actuellement pas de méthode alternative permettant de mimer l’oeil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’oeil est composé de différents tissus de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe est limité pour cependant rester adapté à l'analyse des résultats par des tests statistiques afin de permettre de conclure sur la présence ou l'absence d'effet de la molécule testée sur le paramètre étudié. Ce nombre est adapté des informations recueillies dans la bibliographie et des recommandations des différentes instances internationales chargées d'autoriser la mise sur le marché de produits médicaux. Les résultats des mesures seront analysés par un test de comparaison multiple. Des évaluations non invasives des structures internes de l'oeil par des techniques d'imagerie ou de mesure de la fonctionnalité de la rétine sont utilisées tout au long de l'étude pour éviter la mise à mort de l'animal. L'analyse des deux yeux sera effectuée chaque fois que possible afin de réduire le nombre d'animaux. Dans la mesure du possible nous proposons de coupler les études de sécurité (observations cliniques après administration du médicament) et de pharmacocinétique (dosage du principe actif dans le tissu cible) pour un même produit de manière à diminuer le nombre d'animaux.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum pour les rongeurs, de l’enrichissement adapté (abri et morceaux de bois à ronger). Les lapins seront placés individuellement ou par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens non invasifs pour évaluer la pathologie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou en cabinet vétérinaire. Les examens de l'oeil qui requièrent un immobilisme de l'animal pourront être réalisés sous anesthésie pour son confort. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l‘établissement.
Choix des espèces
Les trois espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique, notamment en ophtalmologie. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’oeil en est d’autant plus facilitée. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus, les particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce permettront d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les animaux seront de jeunes adultes : les rongeurs auront un minimum de 6 semaines au début de l’étude et les lapins environ 10-12 semaines. Ces âges correspondent à la maturité visuelle.
Évaluation in vivo de la biocompatibilité et de la stabilité d’un implant cérébral BRAIN-GUIDE (BG) chez le rat.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Ce projet remplit une obligation réglementaire : un test de biocompatibilité exigé par la norme ISO avant toute implantation chez l'humain du BRAIN-GUIDE, un implant cérébral censé favoriser la régénération après un traumatisme crânien. 40 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue pour l'analyse histologique de leur cerveau. Chacun subit une chirurgie de 30 minutes sous anesthésie générale pour la pose de l'implant dans le cerveau, puis reste suivi 7 ou 91 jours, avec des risques de douleur, d'infection, d'inflammation et d'œdème. L'objectif annonce une "analyse comportementale", que les procédures ne mentionnent plus et dont aucun test n'est nommé.
Objectifs
Évaluer la réponse tissulaire locale et la biocompatibilité induite par l’implantation d'un implant régénératif dans le cerveau de rat en comparaison avec un matériau de référence contrôle à court-terme, 7 jours, et à long-terme, 91 jours, avec une analyse comportementale et histologique, selon les exigences de la norme ISO et du règlement européen en vigueur. Essai obligatoire avant toute implantation chez l'homme.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche propose une approche thérapeutique innovante destinée à favoriser la régénération cérébrale à la suite d’un traumatisme crânien. L’évaluation de la biocompatibilité du dispositif selon les exigences des normes en vigueur, permettra d’envisager son potentiel de transposition clinique. Une régénération cérébrale pourrait diminuer le handicap chez ces patients.
Procédures
L'ensemble des animaux impliqués sera soumis à 1 chirurgie sous anesthésie générale pour la pose de l'implant (durée 30 min) au niveau cérébral. La mise à mort sera réalisée pour la récupération des tissus cérébraux.
Impact sur les animaux
Nuisances inhérentes à la chirurgie : risque de douleur et de complications, inconfort, complications post-opératoires avec inflammations locales / œdèmes, risque d'infection.
Devenir
La procédure se termine par une mise à mort des animaux pour effectuer l'analyse histologique.
Remplacement
Nous n’avons pas pu trouver de tests in vitro permettant le remplacement de cette expérimentation. Les tests in vitro et in vivo d'ores et déjà réalisés sur le BRAIN-GUIDE ont servi à montrer la non-cytotoxicité, la non-irritabilité, la non-sensibilisation cutanée, la non-pyrogénicité et l'absence d'endotoxines.
Réduction
Comme l’exige le principe de Réduction, nous utilisons des petits groupes de 10 individus. La norme exige n=8 par groupe. Afin d'être sûr d'attendre ce nombre (mortalité, tumeurs spontanées), n=10 rats par groupe sont prévus. Les tests statistiques sont adaptés aux petits échantillons.
Raffinement
Le principe fondamental des 5 libertés est respecté sur toute la durée de l’étude. L'alimentation est disponible en permanence, sans jeûne ni restriction alimentaire. Le suivi de l'état de santé général des animaux est assuré par le personnel de zootechnie régulièrement. Les chirurgies se font sous anesthésie, analgésie, et gel oculaire. Une attention particulière est portée aux animaux opérés, qui font l'objet d'une surveillance quotidienne par le personnel compétent. Au besoin, cette surveillance inclut l'observation de la plaie, du poids corporel, de la mobilité, de l'état du pelage et du comportement des animaux et fait l'objet d'un scoring clinique en supplément de l'évaluation prévue à 1 jour, 7 jours post-transplantation et une fois par mois jusqu’à 91 jours. La valeur du score détermine l'action à réaliser sur l'animal pour une prise en charge de la douleur, une notification de surveillance accrue, une exclusion de l'étude ou une mise à mort. La prise en charge de la douleur est mise en place avec des protocoles stricts validés, prenant en compte le principe de douleur et son impact sur les animaux et les résultats de l'étude. Un enrichissement environnemental est intégré au protocole, comprenant divers éléments pour stimuler cognitivement les rats (tunnels, boule de fouille, boule traversante), ainsi qu'une composante sociale.
Choix des espèces
Les rats adultes sont un modèle privilégié pour l'étude de la récupération fonctionnelle après lésion et greffe d’implants. Ils présentent une organisation cérébrale comparable à celle de l’humain, permettant de reproduire certains mécanismes impliqués dans diverses affections neurologiques telles que les maladies neurodégénératives, l’AVC et le traumatisme crânien : déficits sensorimoteurs handicapant les patients dans la vie de tous les jours. Ce modèle permet une évaluation des effets biologiques, qui ne peuvent être appréhendées par des méthodes in vitro.
Détermination des paramètres pharmacocinétiques et des profils d’élimination d’une substance pharmaceutique chez le bovin
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Élevés sur place et maintenus en réserve entre deux études, 200 bovins, des veaux dès la naissance aux vaches laitières de plus de deux ans, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils restent attachés au cornadis parfois plusieurs heures, la tête immobilisée jusqu'à cinq minutes, pour des injections, des prélèvements de lait à chaque traite et jusqu'à douze prises de sang le jour du traitement, et le rythme des traites peut être augmenté. Le but est de mesurer le passage de médicaments vétérinaires dans leur sang et leur lait, pour des dossiers de mise sur le marché. Tous réintègrent ensuite le "stock des animaux hébergés" de l'établissement et peuvent être réutilisés après un repos d'au moins un mois ou de dix demi-vies du produit.
Objectifs
L’objectif du projet est d’évaluer chez le bovin le profil pharmacocinétique (absorption, distribution, métabolisme, élimination) dans le sang et ses dérivés (plasma ou sérum) et l’élimination dans le lait des composants d’un médicament vétérinaire. La pharmacocinétique est l’étude du devenir d’une molécule depuis son absorption dans l’animal jusqu’à son élimination de l’organisme. Les études de pharmacocinétique sont donc obligatoirement conduites chez les animaux de l’espèce de destination du médicament. Pour ce projet, des études de pharmacocinétique dans le sang ou ses dérivés (plasma ou sérum) pourront être réalisées chez le bovin (laitier ou non). Les études de pharmacocinétique dans le lait permettent de déterminer le devenir des molécules (résidus) et de déterminer les temps d’attente chez les animaux de rente destinés à la production laitière. Elles sont conduites pour démontrer que le produit administré passe dans le sang et atteint l’organe malade ainsi que les organes où elle sera transformée avant d’être éliminée. La pharmacocinétique d’une molécule est dépendante, entre autres, de la voie d’administration, la posologie du médicament, la dose administrée ou sa forme (injectable, pommade…). Des études de pharmacocinétique sont donc nécessaires dès lors qu’un nouveau médicament est en phase de développement ou que la voie d’administration ou la posologie d’un médicament existant est modifiée afin d’améliorer son efficacité. La pharmacocinétique d’une molécule est également utilisée pour démontrer la bioéquivalence c’est-à-dire le comportement identique de la molécule dans l’organisme de deux traitements différents. Les études de pharmacocinétique permettent d’apporter des informations aux autorités pour l’évaluation de la demande d’autorisation de mise sur le marché et justifier de la bonne connaissance du devenir du produit dans l’espèce de destination.
Bénéfices attendus
Les études de pharmacocinétiques permettent de documenter et comprendre le devenir du produit chez l’espèce de destination, d’affiner les doses à administrer et de documenter son élimination (sang et lait). Le développement des médicaments a pour objectif de soigner et/ou d’améliorer le bien-être des animaux. Les études de pharmacocinétique sont indispensables pour déterminer l’efficacité d’un produit (atteinte de concentrations thérapeutiques efficaces) et son innocuité pour le consommateur (détermination des résidus dans le lait).
Procédures
Toutes les interventions se font sur animaux vigiles. Préparation des zones de traitement ou prélèvement : tonte 1 fois à 2 fois par procédure, selon la durée de la procédure. Administration du traitement selon le type de produit en cours de développement. La fréquence peut varier selon les produits d’un seul traitement à des traitements répétés en général de 1 à 2 fois par jour ou sur plusieurs jours (7 jours consécutifs maximum). La durée des administrations sera de 1 à 3 mn environ et se fera conformément aux recommandations d'application de ce traitement vétérinaire. La fréquence et le type de prélèvement (sang ou de lait) peut varier selon les études et selon les produits en cours de développement. Pour les prélèvements sanguins (environ 3 min par prélèvement) : - produit éliminé rapidement : 10 à 12 le jour du traitement puis 1 à 3 par jour - produit éliminé lentement : 1 à 3 le jour du traitement puis 1 par jour, jusqu’à 1 par semaine ou mois pour des études longues. Pour les prélèvements de lait (environ 2min par prélèvement) : - Etude de résidus classique : 1 prélèvement à chaque traite - Etude de détermination des concentrations dans le lait : 1 prélèvement à chaque traite et 1 à 3 prélèvements supplémentaires entre les traites
Impact sur les animaux
Selon les produits évalués certains effets indésirables peuvent être observés : - les prélèvements sanguins répétés peuvent induire un hématome au site de prélèvement ainsi qu’une douleur et du stress lors de la piqure - l’administration d’un médicament par voie intraveineuse (IV), intramusculaire (IM) ou sous cutanée (SC) peut induire un gonflement ou une irritation au site d’injection, ainsi qu’une douleur ou gêne passagère lors de l’injection - l’administration par voie intramammaire peut occasionner une gêne à l’animal lors de l’introduction des injecteurs dans le canal du trayon - les traitements par injectables (IV, IM, SC), les prélèvements et la prise de température rectale (lors d’examens cliniques) sont réalisés avec une contention des animaux aux cornadis pouvant durer quelques heures (lors de temps de prélèvements rappropchés après administration de la molécule testée par exemple). Pour les traitements et prélèvements, en plus de la contention au cornadis, une immobilisation de la tête peut être réalisée (3-5 mn maxium). La contention au cornadis et l'immobilisation de la tête sont sources de stress pour l’animal - le changement de régime de traite (passage de deux traites quotidiennes à un nombre plus élevé par jour) peut induire un état de stress passager avec une baisse de production laitière. Ces effets indésirables sont généralement de quelques minutes/quelques heures (gêne, stress, douleur) à quelques jours (hématome, irritation, gonflement, baisse de production laitière).
Devenir
Tous les animaux utilisés dans le projet seront réintroduits dans le stock des animaux hébergés dans les locaux de l’établissement utilisateur. Les études de ce projet seront conduites séquentiellement (étude pilote puis étude principale si besoin) afin d’obtenir les informations scientifiques nécessaires tout en minimisant le nombre d’animaux utilisés. Les animaux pourront être réutilisés dans chaque étude du projet. L’effet cumulatif est évalué par le vétérinaire de l’établissement utilisateur en collaboration avec le(s) directeurs(s) d’étude(s) selon le type de produits administrés. Les animaux peuvent être réutilisés après une période de repos suffisante entre 2 études pour s’assurer de l’élimination totale de l’organisme du dernier traitement administré ; cette durée ne peut être inférieure à 10 fois la demi-vie du produit si celle-ci est connue ou 1 mois si celle-ci n’est pas connue. De plus, tout animal réutilisé fait l’objet d’une visite du vétérinaire de l’établissement utilisateur qui certifie que l’animal a un état de santé et de bien-être général compatible avec son inclusion dans une nouvelle étude sans dommage pour lui.
Remplacement
Il n’existe pas de méthode alternative pour évaluer le devenir d’une molécule dans un organisme vivant. Les études de pharmacocinétique sont donc obligatoirement conduites chez les animaux de l’espèce de destination du médicament.
Réduction
Un faible effectif peut être acceptable pour la méthodologie des études pilotes lorsque l’objectif est principalement exploratoire et centré sur la faisabilité de la procédure plutôt que sur la mise en évidence d’un effet statistiquement significatif. Pour les études pilotes, un effectif de 8 bovins par groupe de traitement est suffisant pour générer des données de pharmacocinétique suffisamment robustes et valider, par exemple, l’intérêt de la formulation d’un nouveau médicament vétérinaire, sa voie d’administration, ou l’intérêt d’un changement de posologie d’un médicament existant. Selon les résultats obtenus dans les études de mise au point (études pilotes) et la variabilité inter-individus, l’effectif pourra être recalculé pour les études principales (études pivots) devant être soumises aux autorités pour l’obtention de la mise sur le marché du médicament. En général, l’effectif pour une étude de pharmacocinétique d’une molécule dans le sang (sérum ou plasma) ne devrait pas dépasser 12 animaux par groupe de traitement Les études de résidus (pharmacocinétique d’élimination dans le lait) règlementaires incluront un minimum de 20 vaches laitières en accord avec les directives européennes en vigueur pour la détermination des temps d’attente..
Raffinement
Les bovins utilisés seront déjà présents sur le site. Si l’achat de bovins s'avérait nécessaire a minima 2 semaines d’adaptation seront observées avant le début de toute procédure. De plus, les animaux seront acclimatés aux conditions de l’étude pendant généralement une semaine précédant le traitement. L’observation de l’état général des animaux sera effectuée a minima deux fois par jour au cours de chaque étude pour détecter au plus tôt tout signe d’inconfort ou de douleur et prendre en charge les animaux le plus précocement possible. Si une contention de plusieurs heures au cornadis est nécessaire, un accès à l'eau sera mis en place au cornadis. Selon le type de produit et le volume à administrer, un cathéter périphérique pourra être posé uniquement les quelques minutes de l'injection par voie IV afin de s'assurer lors de l'injection de ne pas être en péri veineux et de créer une douleur potentielle. Dans le cas où les modalités de traite biquotidienne devront être modifiées, les vaches laitières seront acclimatées à des délais différents entre les traites lors d’une période de transition d’une à deux semaines. A la fin de la procédure, une nouvelle période de transition pour un retour aux modalités de traites classiques biquotidiennes sera de nouveau appliquée.
Choix des espèces
Le comportement d’une molécule dans l’organisme pouvant varier selon l’espèce animale, une étude de pharmacocinétique ne peut être réalisée que dans l’espèce de destination, en l’occurrence le bovin pour ce projet. Dans le cas de l’évaluation de la pharmacocinétique d’élimination des résidus dans le lait, des vaches laitières adultes de plus de 2 ans correspondant aux pratiques classiques d’élevage laitier seront utilisées. Les études de pharmacocinétique dans le sang (plasma ou sérum) pourront inclure des animaux en lactation ou hors lactation. Selon les médicaments en développement ces études pourront inclure des animaux de la naissance à l’âge adulte.
Etude de la biocompatibilité de dispositifs médicaux : essai réglementaire de toxicité systémique aigue
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
22 000 souris vont être utilisées pour contrôler la toxicité de dispositifs médicaux avant leur mise sur le marché, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger pour les témoins et sévère pour les souris exposées. Chacune reçoit une injection d'extrait de dispositif ou de solvant, puis est examinée et pesée chaque jour. Selon le produit, les effets vont d'une perte de poids et d'une baisse d'activité jusqu'aux tremblements, aux convulsions, aux hémorragies et à la mort. Les souris exposées au produit sont mises à mort à la fin du test, et les témoins sans signe clinique, 7 400 selon le champ structuré, peuvent être réutilisés dans d'autres procédures. Pour ces essais commandés par un donneur d'ordre, le porteur affirme que la norme ISO 10993 impose la souris et qu'il n'existe "aucune méthode alternative".
Objectifs
Dans ce projet, le paramètre évalué est le potentiel de toxicité systémique aigue (i.e. la toxicité/effets néfastes au niveau du corps survenant à tout moment dans les 72 heures suivant une exposition unique, multiple ou continue pendant 24 heures) des dispositifs médicaux chez la souris. Ces études réglementaires, requises par la loi, ont pour objectif d’évaluer le risque biologique de toxicité systémique considérant que ces dispositifs médicaux sont susceptibles d’introduire des constituants ou des particules dans le corps humain.
Bénéfices attendus
Ce projet participe à l’autorisation de mise sur le marché de dispositifs médicaux en vérifiant que leur utilisation ne compromet ni l’état clinique et la sécurité des patients, ni la sécurité et la santé des utilisateurs. Ce projet permet spécifiquement d’évaluer les risques éventuels de toxicité systémique aigue liés à l’utilisation de dispositifs médicaux et s’assurer le cas échéant qu’ils constituent des risques acceptables au regard des bienfaits/bénéfices apportés aux patients et sont compatibles avec un niveau élevé de protection de la santé et de la sécurité des patients comme des utilisateurs. Les résultats seront disponibles à l’issue des études et leur incorporation dans les dossiers de soumissions aux autorités de santé compétentes avant leur mise (ou pour leur maintien) sur le marché pourront en découler à court terme.
Procédures
Les animaux recevront une injection intra-veineuse ou sous cutanée ou intrapéritonéale. La durée de cette injection est de moins d’une minute et se fait sur animal vigile, avec une contention appropriée. Les animaux sont manipulés quotidiennement afin de les examiner et de les peser. Cette manipulation dure également moins d’une minute à trois minutes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables pouvant être observés sont principalement dus à l’administration, avec par exemple, un stress léger de courte durée lié aux contentions (pour l’injection et les observations), une douleur locale liée à l’injection ou à des réactions tissulaires locales (inflammation : rougeur, gonflement, douleur). En cas de toxicité du produit testé, les effets indésirables attendus sont des effets systémiques dépendant du produit, pouvant être par exemple une atteinte métabolique, avec des signes généraux comme une baisse d'activité ou d'appétit, une perte de poids et/ou un poil piqué, une atteinte neurologique, une atteinte digestive... Une baisse d’activité et une difficulté respiratoire transitoire (1 à 2 minutes) est également attendue avec certains produits. Tout signe clinique sera observé et pourra servir de point limite précoce.Dans certains cas, le produit peut également provoquer des effets plus sévères tels que des tremblements, des convulsions, des hémorragies etc… pouvant aller jusqu’à la mort de l’animal.
Devenir
Mise a mort de tous les animaux tests car il ne peuvent être réutilisés dans une nouvelle procédure (car déjà mis en contact avec un produit ou son extrait). Réutilisation possible des animaux témoins n'ayant montré aucun signe clinique anormal et aucune perte de poids significative au cour du test, pour d'autres procédures jugées scientifiquement compatible. La procédure est de degré prospectif sévère pour les animaux tests ayant été injectés avec un produit pouvant conduire à des signes cliniques pouvant aller jusqu'a la mort des animaux. Les animaux témoins étant injectés uniquement avec du solvant témoin (Sérum physiologique ou Huile de sésame) auront une gravité réelle légère autorisant la réutilisation.
Remplacement
L’utilisation d’animaux est requise dans la réglementation pour répondre aux exigences de la norme ISO 10993. Il n’existe actuellement aucune méthode alternative permettant d’évaluer le potentiel de toxicité systémique aigue. De ce fait, l’utilisation d’animaux est toujours requise par la règlementation et par les autorités.
Réduction
Le donneur d'ordre demandant la réalisation de ces tests s'engage à ne pas renouveler à l'identique un essai déjà mené précédemment. Le nombre minimal d'animaux requis par les textes de références (norme ISO 10993-11) est pris en compte afin de permettre la détection d'un risque toxique (5 animaux par groupe (test et témoin)). Les animaux témoins négatifs sont, dans la mesure du possible, mutualisés entre les différents essais (un même groupe d’animaux "témoin" pour plusieurs groupes d’animaux "test" recevant des produits à tester différents mais préparés dans les mêmes conditions). Des études de faisabilité sur un nombre d’animaux restreint (par exemple 2 animaux) peuvent être conduites avant de réaliser l’essai pour les produits à tester pour lesquels des effets secondaires sont craints pour des raisons autres qu’une toxicité du produit (e.g. si l’extrait ou le produit pur présente des caractéristiques physicochimiques inhabituelles (en pH, osmolarité, présence de particules...), si les résultats d’autres tests déjà menés le supposent...). Cela permet d’adapter la dose et la voie d’injection avant de procéder à une injection de 5 animaux.
Raffinement
En cas de détection de signes de douleur ou d'anomalie clinique pouvant laisser penser que l’animal présente une souffrance lors des suivis quotidiens ou des observations attendues dans l’étude, un examen par l’équipe vétérinaire est réalisé si nécessaire, afin d’assurer une prise en charge adaptée de l’animal (e.g. en intensifiant la fréquence de suivi de l’animal). En cas d’anomalie persistante et dès que les points limites tardifs sont atteints, l’animal est euthanasié.
Choix des espèces
La souris est l’espèce animale définie dans le (ou les) texte(s) de référence(s). De plus il s’agit d’un modèle connu, largement utilisé, rendant disponibles de nombreuses données dans la littérature et permettant ainsi une interprétation robuste des effets observés. Le choix du stade de développement est décrit dans le(s) texte(s) de référence qui recommande(nt) généralement l'utilisation d'animaux adultes. Les textes de référence mentionnent également l’utilisation de souris pesant entre 17 et 23 g au début du test. Ce stade est recommandé pour les études de toxicité systémique selon la norme ISO 10993- 11, car il permet une évaluation fiable et reproductible des effets systémiques, sans interférence liée à la croissance ou au vieillissement, et limite la variabilité biologique.
Évaluation de l’implication des transporteurs membranaires d’influx et d’efflux dans les propriétés ADME d’un candidat médicament chez le rongeur
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 260
Ce projet mesure comment un candidat médicament passe dans l'organisme puis en est éliminé, dernière étape avant les premiers essais chez l'être humain. Au total, 890 rongeurs, 630 souris et 260 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue pour prélever leurs tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Certains sont génétiquement modifiés pour ne pas produire une protéine de transport, d'autres reçoivent de l'Elacridar pour la bloquer quand les lignées modifiées sont indisponibles ou "trop coûteux", puis le produit leur est donné jusqu'à une fois par jour pendant un mois, avec jusqu'à sept microprélèvements de sang. Le porteur mentionne des "effets indésirables du produit" parmi les nuisances, sans dire lesquels.
Objectifs
Le projet a pour objectif de mieux comprendre comment un futur médicament est absorbé par l'organisme, distribué dans les différents organes, transformé, puis éliminé. Ces étapes sont essentielles pour s'assurer qu'un médicament est efficace et qu'il peut être utilisé en toute sécurité. Une attention particulière sera portée à certaines protéines présentes dans l'organisme qui agissent comme des « portes d'entrée » ou des « pompes » pour les médicaments. Elles contrôlent leur passage dans des organes tels que l'intestin, le foie, les reins ou le cerveau et peuvent influencer leur efficacité ou leurs effets indésirables. L'objectif est de déterminer le rôle de ces protéines dans le devenir des médicaments, d'identifier d'éventuelles interactions avec d'autres traitements et de mieux anticiper les situations où l'utilisation d'un médicament pourrait nécessiter des précautions particulières, par exemple chez des personnes souffrant de maladies du foie ou des reins. Pour cela, nous comparerons le comportement du médicament chez des animaux présentant naturellement ces protéines et chez des animaux spécialement développés pour ne pas produire l'une d'elles. Dans certains cas, lorsque ces modèles ne sont pas disponibles, une substance permettant de bloquer temporairement l'action de cette protéine sera utilisée. Après l'administration du médicament, une ou plusieurs fois selon les besoins de l'étude (jusqu'à une administration par jour pendant un mois maximum), des prélèvements de sang et d'autres tissus seront réalisés à différents moments afin de mesurer la quantité de médicament présente dans l'organisme. Ce projet s'inscrit dans les dernières étapes de la recherche avant les essais chez l'être humain. Les résultats permettront de compléter les études déjà réalisées en laboratoire et d'améliorer les connaissances sur l'utilisation future de ces médicaments chez les patients.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont de mieux comprendre comment les futurs médicaments se comportent dans l’organisme et quels facteurs peuvent influencer leur efficacité ou leur sécurité. Cette étude permettra notamment d’identifier le rôle de certaines protéines naturelles de l’organisme qui peuvent modifier le passage et l’élimination des médicaments. Ces informations aideront à prévoir d’éventuelles interactions avec d’autres traitements et à mieux adapter l’utilisation des médicaments chez certains patients, notamment ceux présentant des problèmes de fonctionnement du foie ou des reins. Les résultats obtenus apporteront des données scientifiques importantes pour préparer les futures étapes du développement des médicaments, avant leur évaluation chez l’être humain. Ces études chez l’animal permettent d’obtenir une vision globale du fonctionnement d’un organisme vivant, avec l’ensemble des interactions entre les différents organes, ce qui ne peut pas être reproduit totalement par des modèles réalisés uniquement en laboratoire sur des cellules. Enfin, les données recueillies permettront de comparer plusieurs molécules en développement afin d’identifier celles qui présentent le meilleur potentiel pour poursuivre leur développement en tant que futurs traitements.
Procédures
Le médicament étudié pourra être administré soit par voie orale, soit par injection. L’administration sera réalisée sur une courte durée (environ 1 à 3 minutes). Dans le cas d’administrations répétées par voie orale, le traitement pourra être donné une fois par jour pendant une durée maximale d’un mois. Les administrations par voie intraveineuse seront effectuées sous anesthésie générale profonde, pour une durée limitée (maximum 5 minutes), afin de réduire l’inconfort de l’animal. Les animaux pourront faire l’objet de prélèvements sanguins de courte durée (environ 2 minutes). Lorsque plusieurs prélèvements seront nécessaires, ceux-ci seront espacés et réalisés dans une limite maximale de 7 microprélèvements par animal. À la fin de l’étude, les prélèvements nécessaires à l’analyse pourront être réalisés sous anesthésie générale profonde.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues lors de ce protocole sont celles liées à la contention, l'administration du produit à tester, aux prélèvements sanguins, à la mise en boite pour l'anesthésie gazeuse et dans la boite chauffante (avant les injections intravéneuses) pouvant induire un stress chez l'animal et aux effets indésirables du produit.
Devenir
Différent tissus étant récupérés pour analyse, chaque animal sera donc mis à mort.
Remplacement
Dans le cadre de la mise au point de nouveaux médicaments, ce projet nécessite l’utilisation de rongeurs (rats ou souris), car il n’existe actuellement pas de méthode alternative suffisamment fiable permettant de reproduire le fonctionnement complet d’un organisme vivant. Les études réalisées uniquement en laboratoire sur des cellules ne permettent pas de comprendre pleinement comment un médicament se comporte dans un organisme entier, avec les interactions entre les différents organes et et les mécanismes biologiques complexes qui peuvent influencer son efficacité, son absorption et son élimination. Avant une éventuelle utilisation chez l’être humain, les études chez l’animal constituent une étape importante pour évaluer le comportement du médicament dans l’organisme, notamment sa distribution dans les différents organes et son élimination. Les modèles de rats ou de souris utilisés dans ce projet sont actuellement les modèles les plus adaptés et bien décrits scientifiquement pour étudier le rôle de certaines protéines de transport impliquées dans le devenir des médicaments. Lorsque certains modèles génétiquement modifiés ne sont pas disponibles ou trop coûteux, une substance capable de bloquer temporairement l’action de ces protéines pourra être utilisée. Cette même substance sera également utilisé plus tard pour des tests chez l'homme afin d'évaluer l'implication de ce transporteur. Les molécules étudiées auront déjà fait l’objet de nombreuses évaluations en laboratoire avant cette étape afin de sélectionner les candidats les plus prometteurs et présentant le meilleur profil de sécurité. Ainsi, ce projet ne sera pas utilisé pour tester un grand nombre de nouvelles molécules au hasard, mais interviendra uniquement à une étape avancée du développement, après l’identification d’un ou des candidats médicaments présentant un potentiel thérapeutique intéressant pour l'homme. Les résultats obtenus permettront d’accompagner son développement avant les premières évaluations chez l'homme.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans chaque groupe sera limité au strict nécessaire afin d’obtenir des résultats fiables tout en évitant l’utilisation d’animaux supplémentaires. Le nombre d’animaux choisi permet de tenir compte des différences naturelles entre les individus et de réaliser des analyses scientifiques permettant de vérifier que les résultats obtenus sont fiables et interprétables. D’après l’expérience acquise au laboratoire sur plus de 20 ans, l’utilisation de 3 à 5 animaux par groupe permet généralement d’obtenir des résultats suffisamment précis et reproductibles. Plusieurs prélèvements à différents moments seront réalisés afin de suivre l’évolution du médicament dans l’organisme au cours du temps. Ces mesures permettent de mieux comprendre son absorption, sa diffusion dans le corps et son élimination. Les résultats obtenus feront l’objet d’analyses statistiques adaptées afin de comparer les différents groupes d’animaux et de déterminer si les différences observées sont liées au traitement étudié ou simplement aux variations naturelles entre les individus.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en animalerie et sont acclimatés au minimum 5 jours avant l'expérimentation pour s'habituer à leur nouvel environnement et diminuer le stress. Chaque cage dispose d'un bloc de lanières de papier pour aider à la nidation et d'un enrichissement (tunnel pour se cacher). Tout mal être identifié aboutira à une surveillance accrue de l'animal et à des soins si besoin. Le personnel zootechnicien est sensibilisé pour remonter tout comportement suspect d'un animal soit durant le temps d'acclimatation, soit durant l'expérimentation. Les traitements se feront par du personnel formé et avec du matériel adéquat pour chaque espèce (canule pour gavage, taille cage, nombre d'animaux dans chaque cage,...). Des récompenses (ex : graînes de tournesol) pourront également être proposés lors des traitements répétés.
Choix des espèces
Les espèces animales utilisées dans ce projet seront uniquement des rongeurs adultes de petite taille (rats ou souris) présentant les caractéristiques recherchées pour l’étude. Ces modèles sont privilégiés car ils permettent d’obtenir des résultats fiables avec un nombre limité d’animaux et de réduire les quantités de médicament nécessaires. Ces animaux sont également des modèles bien étudiés et présentent des similitudes avec l’être humain, ce qui permet de mieux comprendre le comportement des futurs médicaments avant leur éventuelle utilisation chez les patients. Les résultats obtenus pourront être comparés à ceux issus d’autres études réalisées chez des animaux ne présentant pas cette modification génétique, afin de mieux identifier l’influence du transporteur étudié sur le devenir du médicament dans l’organisme. Lorsque l’utilisation d’animaux génétiquement modifiés n’est pas possible, une substance appelée Elacridar pourra être utilisée pour bloquer temporairement l’action d’une protéine de transport spécifique. L’utilisation de cette approche est bien documentée dans la littérature scientifique chez le rat et la souris depuis plusieurs années.
CARC2027 : Etudes de toxicité chronique et de cancérogénèse d’une nouvelle molécule avant sa mise sur le marché
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 480
960 rongeurs, 480 rats et 480 souris, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Exposés toute leur vie, jusqu'à environ 24 mois, à une nouvelle molécule chimique, ils subissent des prises de sang répétées, et les rats des mises à jeun et un isolement de 16 heures pour recueillir l'urine, ainsi que des examens des yeux à la lampe à fente. Des tumeurs peuvent apparaître, et les rongeurs restent en vie tant qu'elles ne les empêchent pas de manger ou de se déplacer. Le porteur indique que les doses n'ont montré "pas de toxicité même à la forte dose" lors d'études précédentes, déjà menées en partie sur des animaux non-humains, et rappelle que ces essais restent obligatoires avant la mise sur le marché d'une nouvelle substance chimique.
Objectifs
Avant qu’un produit chimique soit mis sur le marché, il doit être évalué afin de vérifier qu’il ne présente pas de risque inacceptable pour la santé humaine. Les études de toxicité chronique et de cancérogenèse permettent d’examiner les effets d’une exposition répétée et prolongée à ce produit. Elles visent notamment à déterminer si le produit peut provoquer des effets nocifs, favoriser l’apparition de cancers, ou affecter certains organes. Ces études aident également à identifier les niveaux d’exposition ne présentant pas d’effet néfaste et à mieux comprendre la manière dont la substance agit dans l’organisme.
Bénéfices attendus
Les résultats de ces études contribuent directement à la protection de la santé publique. Ils permettent aux autorités réglementaires de définir des conditions d’utilisation sûres, de fixer des limites d’exposition adaptées et, si nécessaire, de restreindre ou d'interdire l’utilisation de certaines substances. Ces connaissances aident ainsi à garantir que les produits mis à disposition des consommateurs et des travailleurs peuvent être utilisés dans des conditions offrant un niveau élevé de sécurité. Elles participent également à l’amélioration continue des connaissances scientifiques sur les effets à long terme des substances chimiques.
Procédures
Avant l’exposition du produit et à environ 12 et 24 mois, un examen ophtalmologique sera effectué chez les rats vigiles. Pour ce type d’examen des gouttes permettant la dilatation de la pupille seront administrées ce qui pourra gêner temporairement la vision. De plus, l’examen sera réalisé avec une lampe à fente ce qui occasionnera une gêne légère durant moins de 2 minutes. Après 3, 6, 12 et 18 et/ou 24 mois environ, 3 prélèvements sanguins sont réalisés au cours d'une même journée en moins de 2 minutes sur animaux vigiles (5 animaux par sexe et par dose). Après 3, 6, 12 et 18 et/ou 24 mois environ, 1 prélèvement sanguin est réalisé en moins de 2 minutes sur animaux anesthésiés (10 animaux par sexe et par dose). La mise à mort est précédée par une administration d'un analgésique et d'une anesthésie.
Impact sur les animaux
Un stress léger peut se produire lors de la manipulation ou de la contention des animaux. Un échantillon de sang peut être prélevé sur animaux vigiles par ponction à la veine saphène ou un prélèvement peut être fait après anesthésie par ponction à la veine submentale ou à la veine sublinguale. Le prélèvement de sang peut induire une douleur légère et de légers hématomes au point de prélèvement. Pour la mesure et le prélèvement d’urines, les rats sont isolés pendant 16h maximum avec mise à jeun (nécessaire pour l’analyse de certains paramètres) La veille de prélèvements sanguins pour analyses biochimiques ou la veille des autopsies prévues, les rats n’ont plus accès à la nourriture pendant 16 h maximum ce qui peut induire un stress léger ainsi qu’une baisse de poids. Lors des examens ophtalmologiques, des gouttes permettant la dilatation de la pupille seront administrées ce qui pourra gêner temporairement la vision. De plus, l’examen sera réalisé avec une lampe à fente ce qui occasionnera une gêne légère. Les niveaux de doses sont fondés sur les résultats des études précédentes et ont démontré qu’il n’y avait pas de toxicité même à la forte dose. Cependant, compte tenu de l’objectif de l’étude et de sa durée, des tumeurs bénignes ou non, spontanées ou induites par le produit peuvent apparaitre. Les animaux seront gardés en vie tant que la taille des tumeurs ne remet pas en cause leur déplacement la capacité du rat à s’alimenter et à se déplacer et n’induit pas de douleur (pas d’ulcération). Des points limites spécifiques aux tumeurs sont déterminés.
Devenir
En raison du but de l’étude qui est d’évaluer l’atteinte au niveau des tissus, des organes de l’animal et l’apparition de tumeurs, tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement d’organes.
Remplacement
Même si de nombreux tests ont déjà été réalisés lors du développement de cette molécule, à l'aide d'outils informatiques, sur des cellules ou des tissus, ainsi que sur des animaux, et qu'ils ont permis de mieux comprendre son fonctionnement et les organes qu'elle peut affecter, les études chez l'animal restent obligatoires avant l'autorisation de mise sur le marché d'une nouvelle substance chimique. En effet, il n'existe actuellement aucune méthode alternative reconnue par les autorités pour évaluer le risque d'apparition de tumeurs après une exposition prolongée à une substance.
Réduction
L'essai combiné dans l’étude rat ou l’ajout d’un sous-groupe pour mise à mort intermédiaire (phase chronique) dans l’étude souris permet un moindre recours aux animaux, par rapport à la conduite de deux essais séparés, et ne compromet pas la qualité des données de la phase chronique ou de la phase de cancérogenèse. La taille des groupes est la taille minimale requise par la ligne directrice.
Raffinement
Les conditions d’hébergement enrichies et adaptées aux rats et souris, le personnel formé ainsi que l’utilisation d’une manipulation douce des animaux permettent de réduire le stress pré procédural au strict minimum. Compte tenu de la durée de l’étude, une observation quotidienne de l’état clinique des animaux sera assurée et une attention particulière sera portée à l’apparition de tumeurs spontanées ou induites par le produit. Ces tumeurs seront observées et mesurées 1 fois/semaine afin de suivre leur progression et/ou l’apparition de zone de nécrose. Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques au projet seront appliqués. Lors des prises de sang en cours d’étude l’usage d’un tapis chauffant pourra être utilisé pour maintenir la température corporelle des animaux sous anesthésie. Des micro-prélèvements seront utilisés pour l’évaluation des paramètres toxicocinétiques. Le jour précédent leur mise à mort les animaux sont déplacés dans une salle proche de la salle de nécropsie pour éviter le stress du transfert le jour même. Afin d’éviter toute douleur, les animaux seront mis à mort après une analgésie à l’aide d’un opioïde de type méthadone suivi d’une anesthésie gazeuse à l’isoflurane.
Choix des espèces
Les rats et les souris sont les modèles expérimentaux choisis en raison de leur durée de vie relativement courte, de leur utilisation fréquente dans les études pharmacologiques et toxicologiques, de leur sensibilité à l'induction de tumeurs et de la disponibilité de souches suffisamment caractérisées. Les rongeurs sont recommandés par la communauté scientifique et les instances réglementaires. Des données historiques issues des études précédemment conduites sont disponibles dans le laboratoire avec les espèces et souches choisies (Rat Wistar et souris C57Bl6J). Ces caractéristiques permettent d'obtenir une grande quantité d'informations sur la physiologie et la pathologie de ces animaux. Les animaux utilisés sont de jeunes animaux sevrés à l’arrivée sur le lieu de l’expérimentation dont l’âge après la période d’acclimatation doit être de 6 à 8 semaines compte tenu de l’objectif et de la durée de l’étude (exposition pendant toute la vie de l’animal). Cet âge est requis par les lignes directrices internationales.
Etude de la biocompatibilité de dispositifs médicaux : essai réglementaire d’irritation
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Lapins : 7410
7 830 animaux non-humains, 7 410 lapins et 420 hamsters dorés, vont être utilisés en cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, au rythme d'environ 438 études commandées par an. Chaque étude consiste à injecter ou appliquer un dispositif médical sur la peau, l'œil, la bouche, le vagin ou le rectum, une ou plusieurs fois sur 21 jours au plus, puis à noter érythème et œdème, avec rasage, pansements ou collerette selon les tests. Le nombre de lapins et de hamsters dépend "du nombre d'études signées avec les différents donneurs d'ordre", et le porteur justifie le recours à ces tests par des pays dont les autorités ne reconnaissent pas encore les méthodes in vitro. Sont tués tous ceux dont les sites d'application doivent être prélevés pour l'histologie, et une partie des autres selon les résultats, tandis que 360 lapins sans réaction ni anomalie clinique sont prévus pour d'autres tests.
Objectifs
Tout fabricant doit s’assurer que l’utilisation de son produit ne compromette ni l’état clinique et la sécurité des patients, ni la sécurité et la santé des utilisateurs. L’évaluation des risques menée prend en compte le fait que les risques éventuels liés à l’utilisation du produit constituent des risques acceptables au regard du bienfait apporté au patient et sont compatibles avec un niveau élevé de protection de la santé et de la sécurité des patients comme des utilisateurs. Dans ce projet, le paramètre évalué est le potentiel irritant des dispositifs médicaux. Certains matériaux n'ayant pas été testés peuvent induire des effets indésirables lorsqu'ils entrent en contact avec des tissus humains. Le fabricant est dans ce cas tenu d'évaluer chaque dispositif en fonction de ses effets indésirables potentiels avant sa mise sur le marché.
Bénéfices attendus
Ce projet participe à l’autorisation de mise sur le marché de dispositifs médicaux en vérifiant que l’utilisation du produit de santé ne compromet ni l’état clinique et la sécurité des patients, ni la sécurité et la santé des utilisateurs. Ce projet permet spécifiquement d’évaluer les risques éventuels de manifestations cutanées liés à l’utilisation de dispositifs médicaux et de s’assurer le cas échéant qu’ils constituent des risques acceptables au regard des bienfaits/bénéfices apportés aux patients et sont compatibles avec un niveau élevé de protection de la santé et de la sécurité des patients comme des utilisateurs. Les résultats seront disponibles à l’issue des études et leur incorporation dans les dossiers de soumission aux autorités de santé compétentes avant leur mise (ou leur maintien) sur le marché pourront en découler à court terme. Le nombre total d’animaux utilisés dépend directement du nombre d’études signées avec les différents donneurs d’ordre durant les 5 années du projet. Nous attendons : -Pour les études d'irritation intradermiques 380 études par an -Pour les études d’irritation primaire cutanée 20 études par an -Pour les études d’irritation oculaires 25 études par an -Pour les étudesd’irritation vaginale ou d’irritation rectale 6 études par an -Pour les études d’irritation buccale 7 études par an
Procédures
Dans ce projet, le paramètre évalué est le risque que l’élément testé provoque une réaction d’irritation des tissus chez les lapins ou hamsters. Les animaux reçoivent des injections ou des applications de l’élément d’essai au niveau de la zone d’intérêt recherchée (peau ou muqueuses qui seront en contact avec le produit lors de son utilisation clinique). Chaque application dure entre 1 et 5 minutes, ou jusqu’à 10 minutes en incluant l’anesthésie lorsque celle-ci est nécessaire. La fréquence d’application du produit peut varier en fonction de l’utilisation clinique du produit chez l’Homme. Des applications répétées mimant les conditions d’utilisation clinique peuvent donc être réalisées. Les injections ou applications peuvent donc être uniques ou multiples (période d’application limitée à 21 jours). Lors de ces applications, les animaux peuvent être contenus ou anesthésiés pendant quelques minutes en fonction des procédures. Les sites d’intérêt sont observés macroscopiquement immédiatement après chaque application mais également immédiatement avant l’application suivante si applicable. Des scores d’érythème et d’œdème sont attribués à chaque intervalle de temps. Enfin, après la dernière application les sites seront observés et scorés entre 24h et 21 jours en fonction des procédures. Pour certaines procédures, les animaux sont ensuite euthanasiés pour prélever puis analyser les sites en histologie. Pour les autres procédures, en fonction des résultats obtenus, les animaux peuvent être réutilisés dans d’autres tests ou euthanasiés.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues communes à toutes les procédures sont les suivantes : - Stress limité et de courte durée (moins de 5 minutes par acte), lié aux contentions lors des différentes applications et observations vigiles, ou lors des anesthésies. - Douleur limitée à moyenne, causée par les injections ou certaines applications. - Gêne ou douleur locale limitée à moyenne en cas de réaction irritante (test positif). Les nuisances attendues et spécifiques à certaines procédures sont les suivantes : - Irritation intradermique : o Stress limité lié au rasage avant injection (inconfort transitoire, acte inférieur à 5 minutes) - Irritation primaire cutanée : o Stress limité lié au rasage avant application (inconfort transitoire, acte inférieur à 5 minutes) o Inconfort léger à modéré lié à la présence de pansement o Douleur modérée ponctuelle liée au retrait des pansements (présence d’une compresse protégeant et limitant le contact de l’adhésif avec la peau, acte transitoire inférieur à 1 minute) - Irritation buccale : o Stress léger suite à la présence d’une collerette lors des applications (vérification de l’absence de gêne pour s’alimenter et s’abreuver).
Devenir
Réutilisation des animaux ayant répondu négativement et ne présentant aucune anomalie clinique pour d’autres procédures jugées scientifiquement compatibles. Pour les tests nécessitant des analyses histopathologiques comme requis dans le(s) texte(s) de référence, tous les animaux seront mis à mort étant donné que les sites d’applications doivent être prélevés.
Remplacement
Des tests in vitro ont été développés pour détecter certains risques de réaction d’irritation causée par des dispositifs médicaux. Ces tests in vitro sont mis en œuvre dès qu’ils sont acceptables pour les dossiers de demande d’autorisation de mise sur le marché. Néanmoins, les tests in vivo restent nécessaires pour les mises sur le marché des produits dans certains pays dont les autorités compétentes ne reconnaissent pas encore les tests in vitro. De ce fait, les tests in vivo peuvent être limités dans certains cas mais l’utilisation d’animaux est donc toujours requise par certaines réglementations et autorités.
Réduction
Le donneur d'ordre demandant la réalisation de ces tests s'engage à ne pas faire renouveler à l'identique un essai déjà mené précédemment. Le nombre d’animaux minimal requis pour chaque test est défini dans les textes normatifs afin de permettre la détection fiable d’une réaction d’irritation. Si le pH de l’élément à tester est trop extrême (acide ou basique), il ne sera pas testé in vivo. Enfin, dans certains cas (composition du produit faisant craindre un caractère irritant par exemple), le test pourra être mené sur un seul animal dans un premier temps. Si l’effet irritant est constaté, le test est considéré comme positif et l’essai ne va pas plus loin. Si l’animal ne présente pas de réaction, les autres animaux prévus sont également soumis au test pour atteindre l’effectif attendu par les textes normatifs. La réalisation des témoins positifs pour s’assurer de la validité des tests est effectuée tous les 6 mois et non pour chaque étude, permettant de réduire également le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Si, au cours du suivi (à minima quotidien) des animaux, un signe de souffrance ou d’angoisse est détecté, un suivi spécifique est mis en place par l’équipe vétérinaire, ainsi qu’un traitement adapté si jugé nécessaire (ex : traitement analgésique). Une évaluation renforcée supplémentaire (a minima journalière également incluant également les week-ends) aura lieu dans les phases critiques des études, pour s’assurer que la prise en charge est adaptée aux observations cliniques réalisées.
Choix des espèces
Espèce animale définie dans le (ou les) texte(s) de référence(s) Les tests doivent être réalisés sur des animaux jeunes et en bonne santé. A noter : pour les lapins, le poids correspondant est précisé dans le(s) texte(s) de référence (poids minimum à 2 kg en début d’étude). Pour les hamsters, le poids des animaux doit être de 75g minimum avant la première application.
Etudes de toxicologie réglementaire chez le chien
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Évaluer la toxicité de plus d'une centaine de candidats médicaments avant leur premier essai chez l'humain occupe 2 340 chiens, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent le produit par voie orale, intramusculaire, sous-cutanée ou intraveineuse, le plus souvent chaque jour, au fil d'études qui durent d'un jour à 52 semaines, et peuvent subir jusqu'à une vingtaine d'interventions par semaine, prélèvements sanguins compris. Certains portent un émetteur de télémétrie implanté chirurgicalement pour enregistrer leurs paramètres cardiovasculaires, et peuvent être mis à mort quand la durée de vie de cet émetteur arrive à échéance. Sur l'ensemble, 2 112 chiens sont tués, le plus souvent pour l'analyse histopathologique de leurs organes, et 228 sont réutilisés dans une autre étude quand le vétérinaire juge leur état clinique compatible avec un nouveau composé.
Objectifs
Dans un cadre réglementaire, le projet réalisé vise à permettre l'évaluation du potentiel toxique d'un candidat médicament ainsi que l'évaluation de ses paramètres pharmacocinétiques (absorption, distribution, métabolisme et élimination), pharmacodynamiques et de biodistribution dans le cadre de son développement préclinique. Cette évaluation chez une espèce non-rongeur est indispensable pour chaque nouveau candidat médicament avant de démarrer les essais cliniques chez l'homme, et avant toute autorisation de mise sur le marché. Ce projet permet également d’évaluer la tolérance/sécurité du candidat-médicament dans l’espèce cible dans le cadre du développement du médicament vétérinaire. Il est estimé que plus d’une 100aine de candidats médicaments seront évalués dans ce projet.
Bénéfices attendus
Le développement de composés pharmaceutiques requiert des explorations in vivo chez une espèce non-rongeur ainsi que des études réglementaires à proprement parler. Ces études peuvent être demandées par les autorités réglementaires, pour affiner ou mettre en place des conditions expérimentales, ou pour répondre à des questions de sécurité. Ces études peuvent donc servir à affiner les expériences en amont des études réglementaires qui devront être réalisées par la suite, en permettant de limiter le nombre global d'animaux utilisés dans le développement d'un produit. Elles peuvent aussi directement contribuer à assurer la sécurité non-clinique des médicaments en comprenant mieux leurs mécanismes. La réalisation de ce projet est indispensable à la réalisation de la première administration chez l'Homme.
Procédures
Traitements répétés : Les animaux sont traités, par différentes voies (principalement orale et injection intramusculaire, sous-cutanée ou intraveineuse) le plus souvent de façon journalière, hebdomadaire ou mensuel (pour des composés biologiques), avec le candidat médicament. La durée des administrations est généralement rapide (quelques secondes à quelques minutes) et peut atteindre 3 heures maximum, dans le cas de perfusions intraveineuses. La durée des études peut être courte (un jour) ou longue (en général de 1, 3 ou 6 mois voire 52 semaines pour les études règlementaires). Des prélèvements sanguins (sur animal vigile ou sous anesthésie) et recueils urinaires sont également possibles pour bilan hémato-biochimique, pharmacocinétique/pharmacodynamie ou biodistribution ou hormonal par exemple ; ils sont réalisés à une fréquence et aux volumes conformes aux recommandations éthiques en vigueur. Tout prélèvement dépassant ces recommandations devra être justifié et fera l'objet d'une réévaluation (balance bénéfice/ contrainte pour l'animal) en amont du démarrage de chaque étude. La manipulation des animaux durant les interventions est généralement inférieure à 1 heure par animal par jour (en considérant, par exemple, une journée avec 1 administration + 6 prélèvements sanguins soit environ 30 min). Jusqu’à une vingtaine d’interventions peuvent être réalisées par animal et par semaine (en considérant, par exemple, une administration quotidienne et 12 prélèvements sanguins dans la semaine). Une mise en diurèse, n’excédant pas 16h, est aussi possible.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables ou nuisances attendus correspondent essentiellement : - aux effets pharmacologiques du produit administré, - à l’inconfort lié aux procédures (prélèvements, administration répétée), - aux effets systémiques (ex : pertes de poids, baisse de consommation alimentaire) qui peuvent être observés, - à la sédation/anesthésie générale requises pour certaines procédures (prélèvements de biopsie, implantations chirurgicales d’émetteurs de télémétrie), - à la chirurgie (par exemple pour implanter un emetteur de télémétrie pour l’enregistrement des paramètres cardiovasculaires) et aux effets indésirables post-opératoires éventuels, - conditions d’hébergement en individuel quand requis par les procédures (ex : pour suivre la consommation alimentaire individuelle). L’hébergement individuel ne peut excéder 4h par jour. Les seules exceptions sont pour la collecte d’urine sur la nuit (sur une période de 16h maximum) et pour les enregistrements des paramètres cardiovasculaires (sur une période de 26h selon la technologie utilisée).
Devenir
Procédure 1 : études préliminaires Les animaux impliqués dans ce type d’études peuvent être ré-utilisés dans une étude si aucune analyse histopathologique n’est requise en fin d’étude, que le type de composé testé est compatible avec une réutilisation de l’animal, et que leur état clinique le permet, après évaluation par le vétérinaire. Dans ce cas, les animaux sont remis dans leur lieu d'hébergement habituel. Des animaux utilisés avec suivi de télémétrie lors de ces études peuvent être euthanasiés en fin de procédure si la durée de vie de l’émetteur implanté arrive à échéance. Procédure 2 : Étude de toxicologie subchronique (2 à 4 semaines) et chronique (13 à 52 semaines) chez le chien Les études de toxicologie règlementaire incluent généralement une analyse histopathologique pour évaluer les potentiels effets toxiques sur les organes et tissus. Les animaux sont euthanasiés à l’issue de la procédure. Procédure 3 : Evaluation des fonctions cardiovasculaire et respiratoire chez le chien conscient par télémétrie Les animaux de la procédure 3 sont ensuite utilisés dans les procédures 1 et 2. Leur finalité relève des procédures 1 et 2. Procédure 4 : -Les animaux impliqués dans ce type d’études peuvent être ré-utilisés dans une étude si aucune analyse histopathologique n’est requise en fin d’étude, que le type de composé testé est compatible avec une réutilisation de l’animal, et que leur état clinique le permet, après évaluation par le vétérinaire. Dans ce cas, les animaux sont remis dans leur lieu d'hébergement habituel. -En parallèle des prélèvements sanguins, réalisés au cours de l’étude, l’évaluation de la pharmacocinétique, de la pharmacodynamie et de la biodistribution, peut nécessiter des euthanasies intermédiaires et/ou terminale afin d’effectuer des prélèvements tissulaires et/ou une analyse histopathologique selon les différents temps de prélèvements définis dans l’étude. Ceci pour permettre l'évaluation de l'exposition du composé ou des composés dans le tissu cible, et /ou pour évaluer les potentiels effets toxiques sur les organes et tissus, respectivement. Dans ce cas, les animaux seront euthanasiés en fin d’étude.
Remplacement
L’évaluation de la toxicité ainsi que l’évaluation de la pharmacocinétique et de la pharmacodynamie de candidats médicaments selon les règlementations en vigueur nécessite encore l’utilisation d’animaux, et ces études ne peuvent pas être réalisées in vitro. Il n'existe pas encore de méthode alternative in vitro pour mettre en évidence certains effets, et pour ce type de procédures de traitement identiques à celles utilisées chez l'homme ou chez l’animal (produit vétérinaire), en raison notamment de la complexité que représente un organisme vivant, et en particulier des réponses immunitaires et des différentes phases d’absorption, de métabolisme, de distribution et d’élimination du/des composé(s).
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe est le minimum permettant une analyse statistique fiable, conformément aux recommandations des lignes directrices. En se basant sur des tests statistiques, comprenant a minima des tests de normalité, d’analyse de la variance et tests comparant les moyennes des groupes. Le nombre d’animaux utilisés est le minimum possible en fonction de ces considérations et des objectifs de l’étude. En incluant dans une même étude (i.e. sur les mêmes animaux), l’évaluation toxicologique et l’évaluation des paramètres de pharmacologie de sécurité, le nombre d’animaux utilisés est très nettement réduit. Dans le cadre d’une évaluation de la pharmacocinétique et de la pharmacodynamie en étude indépendante, le nombre d'animaux par groupe est très variable en fonction du design de l’étude et du nombre de doses testées. En effet, des animaux des deux sexes seront utilisés uniquement pour permettre l'évaluation de l'effet du sexe sur les paramètres pharmacocinétiques et pharmacodynamiques et sur la biodistribution. Par ailleurs, il peut y avoir une comparaison avec des composés de référence, un criblage de plusieurs produits, etc… Mais le nombre d’animaux par groupe correspondra au minimum permettant une analyse statistique fiable, conformément aux recommandations des lignes directrices (ICH S3 M2, ICH S3). Afin de limiter le nombre d'animaux utilisés, certains animaux peuvent être utilisés plusieurs fois pour tester différents produits à condition de respecter une période de repos et sous réserve de l'avis favorable du vétérinaire sanitaire.
Raffinement
L'état général des animaux est surveillé quotidiennement à plusieurs reprises. L’attention portée aux animaux et leur surveillance clinique sont adaptées aux études, en tenant compte des points limites éthiques établis par procédure. Les paramètres suivants sont contrôlés régulièrement (selon les signes attendus) afin d’évaluer l’état de santé des animaux. Tout symptôme est signalé au Directeur d’étude et au vétérinaire. pour application des points limites (ex. en cas de plaie et/ou douleur, possibilité de traitement avec un cicatrisant cutané local et/ou un anti-inflammatoire, un antibiotique). D’autres traitements peuvent être mis en place suivant les recommandations des vétérinaires, selon les observations, conditions d’expérimentation. Des points limites sont définis pour envisager les situations où il s'avère nécessaire d'arrêter le traitement ou d'euthanasier précocement un animal. Une attention est portée à l'enrichissement environnemental (ex. types de jeux, nourriture, renforcement positif, habituation suffisante aux procédures, …). L’aménagement des box avec des rampes, plateformes, une communication entre les box permet aux animaux d’exprimer les comportements physiologiques et activités qu’ils auraient dans leur habitat naturel, tel que courir, grimper et sauter. Des séances de caresses et/ou de sociabilisation peuvent également être effectuées. L’hébergement est groupé permettant les interactions sociales entre congénères, mais individuel si dicté par l’objectif de l’expérimentation ou en cas d'incompatibilité sociale ou si l’état de l’animal l’exige. La justification scientifique de l'hébergement individuel doit être apportée et des éléments d'enrichissement supplémentaires sont utilisés (ex. jeux, contacts humains plus fréquents). L’évaluation des paramètres de pharmacologie de sécurité est effectuée par télémétrie, permettant l’obtention de données fiables, sur des périodes de temps prolongées, et avec des contraintes sur l’animal minimisées. L'évaluation pharmacocinétique et pharmacodynamique d'un ou de plusieurs composés administrés se fait généralement à des doses pharmacologiques (donc faibles et similaires à celles utilisées chez l'Homme) et avec l'ensemble des voies administrations utilisées chez l'homme ou l'animal pour les produits vétérinaires.
Choix des espèces
L’évaluation de la toxicité et la sécurité de candidats médicaments (pour la santé humaine et animale), selon les règlementations en vigueur nécessite encore l’utilisation d’animaux, une espèce rongeur et une espèce non-rongeur. Ce projet décrit ces études pour l’espèce chien. Les études sont menées en fonction de ce qui est prévu ensuite chez l’Homme (mode d’administration, durées de traitement…). Pour les médicaments vétérinaires, les études sont généralement à réaliser dans l’espèce cible, telle que le chien, compte tenu de la spécificité de chaque espèce animale. L'évaluation de la toxicité d'un candidat médicament ne peut pas être réalisée in vitro. Il n'existe pas de méthode alternative in vitro pour ce type de procédures de traitement identiques à celles utilisées chez l'homme (ou chez le chien pour les produits vétérinaires destinés à cette espèce), en raison notamment de la complexité que représente un organisme vivant. Les chiens sont usuellement âgés de 4 à 9 mois au début de l'étude. Des animaux plus jeunes, mais sevrés (à partir de 8 semaines), de même que des animaux adultes plus âgés (12 à 24 mois) peuvent être utilisés, pour que les animaux d’études soient représentatifs de la population cible.
MODIFICATION Etude de pharmacocinétique, pharmacodynamie chez le chat
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Jusqu'à seize prélèvements de sang en sept jours, dont douze possibles sur vingt-quatre heures, et des ponctions d'urine directement dans la vessie sur un animal vigile maintenu sur le dos : 150 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Aucun n'est tué, le porteur indiquant qu'ils sont tous gardés en vie et pourront être réutilisés dans d'autres projets. Les molécules testées visent le marché du médicament vétérinaire félin, et le porteur écrit qu'"il est indispensable de recourir à l'animal" faute de méthode reproduisant la diffusion d'un produit dans le sang au niveau de l'"organisme entier". Le nombre de chats par étude dépend du Donneur d'Ordre, qui ne réalise pas toujours d'approche statistique.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de pouvoir tester différents principes actifs et véhicules chez le chat et d'obtenir des données pharmacocinétiques et pharmacodynamiques. La pharmacocinétique et la pharmacodynamie sont des disciplines qui étudient le devenir de la molécule dans l’organisme. Le devenir du médicament selon les doses utilisées, sa voie d'administration et sa concentration sont étudiés chez l'animal: son absorption, sa distribution dans l'organisme, son métabolisme, son élimination. Les chats sont régulièrement utilisés pour la recherche biomédicale dans les domaines de santé animale (espèce pour laquelle le médicament est prévu). L'objectif est de pouvoir générer de nouveaux médicaments pour la médecine vétérinaire.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont de pouvoir déterminer les paramètres pharmacocinétiques des éléments tests pour pouvoir ensuite générer de nouveaux médicaments pour la médecine vétérinaire principalement destinés à la médecine féline.
Procédures
Les animaux seront soumis à des administrations uniques ou répétées de molécules tests selon les études (1 administration à 5 administrations espacées d'au moins 1 semaine). Pour cela les animaux seront vigiles et auront une contention manuelle. Cette contention est facilitée par les entrainements réguliers des animaux à tenir ces positions (par exemple: assis sur la table, ouverture de la cavité buccale, tête légèrement orientée vers le haut, allongés sur le dos pour des prélèvements de cystocentèse). La durée d'une administration est inférieure à la minute. Des prélèvements sanguins seront réalisés sur les animaux vigiles. Pour une période de 7 jours, le nombre de prélèvements sanguins sera limité à 16 maximum (volume environ égale à 1 mL par temps) et engendrera une période de récupération de 7 jours minimum, la durée du prélèvement est inférieure à la minute. Sur cette période de 7 jours, un total de 12 prélèvements sanguins maximum peuvent être réalisés sur 24h. Certains animaux peuvent être soumis à un recueil d'urine. Dans ce cas, cela se fera soit par miction spontanée ne nécessitant pas de manipulation de l'animal. Les animaux sont pour cela mis en hébergement individuel comprenant des bacs à litière spécifique pour le recueil d'urine. La durée de la mise en individuel peut être de 24h, soit le prélèvement urinaire peut se faire par ponction d'urine dans la vessie sur un animal vigile avec une contention manuelle. La durée du prélèvement est de l'ordre de la minute, l'animal est alors allongé sur le dos. Un maximum de deux prélèvements d'urine dans la vessie sur 24h est accepté, espacées d'au moins 6h. Cela se fait sous échographie pour eviter tout risque de blessure.
Impact sur les animaux
Toutes administrations des différents éléments tests vont engendrer une contention de l'animal. Malgré un entraînement régulier, toute contention peut engendrer un stress ou un inconfort. Les prélèvements de sang ou prélèvements d'urine peuvent également entraîner un stress, un inconfort si c'est un prélèvement dans la vessie directement. Cela se pratiquera sous échographie pour éviter tout risque de blessure
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie à la fin du projet et de chaque protocole en accord avec le vétérinaire responsable. Les animaux pourront être réutilisés dans le cadre d'autres projets.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang des animaux au niveau de l'organisme entier, il est indispensable de recourir à l’animal. Les essais in vitro sont des tests de cinétique de dissolution et de désagrégation d'un produit. Les essais ex vivo sont des tests qui s'effectuent directement sur des organes ou tissus isolés. La possibilité de mettre en place ces techniques de remplacement seront évaluées avant la mise en place de chaque projet.
Réduction
150 animaux sont inclus dans ce projet pour une durée de 2 ans. Cela représente en moyenne 75 animaux par an soit en moyenne 7 études par an comprenant une moyenne de 10 à 12 individus par protocole. Un délai minimum de 4 semaines sera respecté entre chaque étude. Si aucune approche statistique n'est réalisée par le Donneur d'Ordre, on calculera pour chaque produit à tester le nombre d’animaux nécessaire, il sera, pour chaque protocole, toujours réduit au minimum, en tenant compte de la variabilité des résultats attendus, un minimum de 3 animaux par produit est nécessaire pour une interprétation des résultats exploitables. Ce nombre peut être augmenté pour obtenir une meilleure fiabilité des résultats, palier à une grande variabilité inter-individuelle ou être homogène dans le sex-ratio des animaux.
Raffinement
Les chats seront hébergés par groupe de 2 à 4 animaux par groupe, par sexe et par affinité dans le respect du plan d'hébergement et de la règlementation en vigueur. De l'enrichissement du milieu (exemple: griffoir, coussin,plateformes à différentes hauteurs, balles ou cordelettes) est présent dans chaque box. Un suivi quotidien est mis en place pour l'observation générale des animaux et la détection précoce de signe clinique pour une prise en charge rapide d'éventuels effets secondaires (observation de l'état de santé général, observation des sites de prélèvement, observation du comportement de l'animal...). Une visite hebdomadaire par le vétérinaire désigné ou son suppléant est réalisée pour évaluer la stabilité et l'équilibre social de tous les groupes de chats.
Choix des espèces
Espèce cible pour les médicaments vétérinaires. MODIFICATION : élargir la tranche d'âge des animaux à partir de 6 mois et plus. Certaines applications médicamenteuses pourront être évalués et à viser thérapeutiques à partir de 6 mois d'âge. Jeunes adultes stérilisés ayant atteint leur taille adulte et un système immunitaire et métabolique mature.
Prélèvements biologiques chez le primate non humain pour des essais ex vivo et/ou pour le développement ou la validation réglementaire de méthodes analytiques
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Prélever du sang, des urines, de la salive, du sperme, du liquide cérébrospinal ou des biopsies d'organes, non pour une expérience mais pour vérifier que les méthodes de dosage des laboratoires fonctionnent : 360 macaques à longue queue sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. La contention dure jusqu'à une heure en chaise, la mise à jeun jusqu'à dix-huit heures, et le recueil de sperme passe par un léger courant électrique. Le porteur présente ces prélèvements comme un apport aux "3R", au motif que des méthodes plus sensibles réduiront plus tard les volumes prélevés et le nombre d'animaux non-humains utilisés. Le champ structuré annonce 356 macaques réutilisés et 4 rendus à l'élevage, quand la narration prévoit qu'un vétérinaire délivre une autorisation exceptionnelle de mise à mort pour ceux qui ne peuvent être ni réutilisés ni réhabilités, leurs organes allant alors aux laboratoires.
Objectifs
Aujourd’hui, un nombre croissant de candidats médicaments sont des protéines thérapeutiques ou des molécules biologiques plus ou moins complexes. Le primate non humain constitue souvent la seule espèce pertinente pour évaluer leur toxicité ou leur activité pharmacologique, en raison de fortes homologies génétiques, immunologiques et physiologiques avec l’être humain. Ces études d’évaluation sont requises par les autorités réglementaires, et des lignes directrices définissent les modalités de leur conduite. Elles incluent généralement un ensemble étendu d’analyses de laboratoire destinées à mesurer la concentration plasmatique (ou dans d’autres matrices) du composé testé et à la corréler à son activité pharmacologique ou toxique. Compte tenu des enjeux scientifiques et réglementaires, il est essentiel que les résultats obtenus soient fiables et robustes. Cette fiabilité ne peut être garantie qu’après la démonstration documentée des performances analytiques des méthodes au cours de leur qualification et/ou validation. Toutefois, la composition des échantillons peut influencer les résultats et la performance analytique d’un essai. Il est donc indispensable d’évaluer ces paramètres dans des échantillons biologiques de même nature que ceux qui seront analysés dans les études réglementaires. Par conséquent, la réalisation de prélèvements biologiques provenant de primates non humains, en amont ou en parallèle des études, est nécessaire pour valider les méthodes analytiques utilisées lors de l’analyse des échantillons d’étude. Par ailleurs, le développement et la validation réglementaire de nouvelles méthodes ou de techniques plus sensibles et plus précises contribuent directement aux principes des 3R. Elles permettent notamment de réduire les volumes de matrices biologiques requis et d’obtenir des données plus détaillées, améliorant ainsi l’interprétation scientifique tout en limitant l’utilisation d’animaux.
Bénéfices attendus
Le projet a pour objectif de collecter des échantillons biologiques (comme du sang ou du plasma) nécessaires pour développer et vérifier la fiabilité des tests utilisés dans nos laboratoires. Ces tests sont indispensables pour obtenir des données fiables et reconnues par les autorités, ce qui est essentiel pour développer de futurs médicaments. Le projet apporte deux types de bénéfices : 1. Un bénéfice scientifique et réglementaire (à court et moyen terme) Les laboratoires auront accès à des échantillons de bonne qualité, prélevés directement sur place. Cela évite les problèmes liés au transport ou à la conservation, qui peuvent dégrader la qualité des analyses. Ces échantillons permettent de mettre au point et de valider les méthodes nécessaires aux études de toxicologie et au développement de nouveaux médicaments. 2. Un bénéfice important pour le respect des 3R (Réduire, Raffiner, Remplacer) Les méthodes de laboratoire deviennent de plus en plus sensibles et précises. Cela permet : • d’utiliser des volumes beaucoup plus faibles d’échantillons, • d’analyser plus de paramètres en même temps, • d’obtenir des résultats plus détaillés. En conséquence, il est souvent possible de réduire le nombre d’animaux nécessaires dans les études futures. Par exemple, des techniques comme les analyses multiparamétriques (Multiplex Luminex®, électrochimiluminescence, PCR digitale) permettent de mesurer plusieurs éléments différents dans un seul petit échantillon de plasma.
Procédures
Les prélèvements seront réalisés en respectant les recommandations éthiques en vigueur adaptées au type de prélèvement et en respectant une période de récupération adaptée pour l’animal entre deux prélèvements et selon des recommendations de vétérinaire. Les prélèvements réalisés chez l’animal vigile : sang (unique ou répété) par les voies veineuses périphériques, urines, selles, frottis vaginal, nécessitent une contention de courte durée, manuelle (moins de 5 minutes) et/ou en chaise de contention (jusqu’à 30 minutes ou 1 heure maximum). Les prélèvements réalisés chez l’animal vigile (ex jeune animal) ou sous sédation (des animaux matures) : salive, larmes, sécrétions nasales, recueil du sperme ; si une sédation est requise, elle sera de courte durée (environ 5-15 minutes) Les prélèvements réalisés sous anesthésie générale : biopsie cutanée ou d’organes, cytoponction, liquide cérébrospinal, liquide synovial, humeur aqueuse Dans certains cas particuliers les prélèvements exigent des contraintes d’hébergement particulières : • Mise à jeun (préalablement à une anesthésie, maximum 18 heures) ; • Hébergement individuel (contacts olfactifs, visuels, sonores préservés, pour recueil d’urine/fèces en cage à diurèse, en vue d’une analyse individuelle, maximum 18 heures).
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont minimes et correspondent essentiellement au stress et douleurs liés à la contention et aux types de prélèvements : Prélèvements sur animaux vigiles : hématome transitoire sur le site de prélèvement sanguin, légère douleur provoquée par la ponction à l’aiguille, stress provoqué par la contention et/ou l’hébergement individuel (contacts olfactifs, visuels, sonores… préservés), le cas échéant, de l’éjaculation par un léger courant pour prélevement de sperme Sédation/Anesthésie générale : effets cardiorespiratoires, hypothermie, stress provoqué par les manipulations liées à l’anesthésie Prélèvements plus invasifs comme les biopsies : douleurs au niveau du site de biopsie, stress provoqué par l’intervention post-opératoire comme la contention pour les soins post-opératoires et les injections répétées. Stress lié à des contraintes occasionnelles d’hébergement : notamment lors d’un hébergement individuel, ainsi que lors des contentions manuelles, en chaise lorsque nécessaire, ou par collier. De légères gênes ou frottements peuvent survenir en lien avec ces méthodes de contention.
Devenir
Après avoir pris en compte les effets subis par l’animal, notamment lors de sa participation à des projets ou procédures antérieurs, et en tenant compte de l’ensemble des paramètres sanitaires, le vétérinaire émettra un avis sur sa réutilisation potentielle. Si, selon cet avis, l’animal ne peut être ni réutilisé dans un autre projet ni réhabilité, une autorisation exceptionnelle d’euthanasie pourra être délivrée par le vétérinaire. Dans ce cas, différents matrixes pourront être prélevés en post‑mortem et mis à disposition des laboratoires. Sous réserve de satisfaire aux critères de réutilisation définis par la réglementation, ces animaux pourront être réaffectés au présent projet ou à un autre projet autorisé. Leur suivi sera assuré conformément aux procédures institutionnelles et en stricte conformité avec les exigences réglementaires applicables (Directive 2010/63/UE, référentiel AAALAC, ainsi que les autres recommandations éthiques internes).
Remplacement
Les lignes directrices de validation de méthodes recommandent que les essais soient validés dans les mêmes matrices que les échantillons d’étude (même espèce), afin de s’assurer de la performance des essais dans leur utilisation réelle. A l’heure actuelle, il n’existe pas de méthode in vitro permettant de synthétiser ces produits biologiques en raison de la complexité des matrices biologiques utilisés dans ce projet, et les matrices primates ne peuvent pas être remplacées par des matrices d’autres espèces du fait de la règlementation et de la nature des candidats testés (ex : protéines thérapeutiques).
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet sera déterminé strictement selon les besoins des laboratoires et la réglementation en vigueur en termes de validation d’essais. Les prélèvements seront effectués pour les analyses prévues en utilisant le nombre d’animaux minimum requis. Par ailleurs, le développement de nouvelles méthodes et de techniques plus sensibles dans les laboratoires permet de limiter la quantité de matrice biologique nécessaire, contribuant ainsi à la réduction (3R) ultérieurement.
Raffinement
Les techniques et les méthodes de laboratoire deviennent de plus en plus sensibles et précises, ce qui renforce l’efficacité des analyses. Les essais ex vivo réalisés en amont des études précliniques in vivo s’inscrivent dans une stratégie 3R (réduction et raffinement en particulière) car ils permettent de caractériser le candidat médicament (sélection du meilleur candidat, connaissance du profil métabolique, pharmacologique et toxicologique) avant de démarrer les essais sur l’animal. Les méthodes développées et validées dans ce projet permettent en particulier d’optimiser les doses utilisées ensuite pour les études vivo, et de limiter la quantité de matrice biologique nécessaire, ex : approches permettant de doser plusieurs analytes à partir d’un volume réduit de plasma (analyses Multiplex avec la technologie Luminex®) et techniques plus sensibles et plus précises (électrochimie luminescence ou PCR digitale permettant des interprétations plus fines). Les actes pouvant engendrer du stress, de l’inconfort ou des douleurs importantes seront réduits au minimum nécessaire et seront réalisés sous sédation ou anesthésie générale avec un protocole analgésique adapté (multimodale) le cas échéant. Dans le cas où l’anesthésie est jugée plus traumatisante pour l’animal et/ou si l’anesthésie est incompatible avec les prélèvements prévus, les prélèvements seront réalisés sur l’animal vigile, notamment les prélèvements sanguins et le recueil d’urine, par exemple. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long du projet et évalué grâce à la mise en place de points limites (ex : plaie, gonflement au niveau du site de prélèvement, amaigrissement) qui permettront d'intervenir immédiatement s'il y a un signe d’inconfort ou de souffrance et de veiller au bien-être des animaux.
Choix des espèces
Aujourd’hui, de nombreux candidats médicaments sont des protéines thérapeutiques ou des biomolécules complexes. Le primate non humain est souvent la seule espèce pertinente pour étudier leur toxicité ou leur activité pharmacologique, en raison de sa proximité génétique, immunologique et physiologique avec l’être humain. Ces études sont exigées par les autorités réglementaires et suivent des lignes directrices précises. Elles nécessitent de nombreuses analyses permettant de mesurer la concentration du composé dans le plasma (ou d’autres matrices) et de la relier à ses effets pharmacologiques ou toxiques. Pour garantir la fiabilité des résultats, les méthodes analytiques doivent être qualifiées ou validées. Or, la composition des échantillons peut influencer la performance des essais. Il est donc essentiel d’utiliser des échantillons provenant de primates non humains, identiques à ceux analysés dans les études. Ainsi, des prélèvements biologiques doivent être réalisés en amont ou en parallèle des études. Les animaux utilisés sont généralement des juvéniles d’au moins 22 mois, âge auquel ils arrivent dans l’établissement et sont inclus dans les études réglementaires. Pour certains types de prélèvements, des animaux matures (sexuellement ou immunologiquement) peuvent être nécessaires, en fonction des besoins scientifiques et de leur disponibilité.
Essai réglementaire de toxicité par injection sous-cutanée, intramusculaire et/ou intradermique avec ou sans implantation (couplé ou non à une évaluation de la tolérance locale)
- Formation professionnelle
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Lapins : 2460
Un produit de santé est implanté ou injecté sous la peau, dans le derme ou dans le muscle de 7 490 rats et 2 460 lapins, au cours d'une chirurgie de dix à vingt minutes sous anesthésie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Certains des 9 950 animaux non-humains du projet reçoivent jusqu'à six réinjections hebdomadaires, les sites d'implantation étant tatoués et les fils retirés après une quinzaine de jours de cicatrisation. Ces essais remplissent une exigence réglementaire avant la mise sur le marché du produit, et le porteur écrit que "L'utilisation d'animaux est requise dans la réglementation". Tous sont tués pour autopsie, la perte de conscience survenant en cinq à dix minutes chez le rat et en dix à vingt minutes chez le lapin.
Objectifs
Le projet vise à respecter les exigences des autorités réglementaires et des normes en vigueur avant l’utilisation d’un produit de santé chez l’Homme. Il évalue la toxicité (i.e. les éventuels effets indésirables sur le corps) et/ou les effets locaux (i.e. les éventuels effets indésirable au lieu d'administration) du produit de santé ou de ses composants après injection sous la peau et/ou dans le muscle et/ou dans le derme (sur une durée de 14 jours à deux ans, afin de reproduire au mieux la façon dont le produit sera utilisé chez les patients). L'objectif est de vérifier que le produit de santé ne présente pas de risque indésirable pour l'organisme, notamment si certains de ses composants ou particules peuvent se retrouver dans le sang. Les risques éventuels liés à l’utilisation de ce produit doivent être acceptables et garantir une haute protection de la santé et de la sécurité des patients et des utilisateurs.
Bénéfices attendus
Ce projet permet de s’assurer, avant sa mise sur le marché, que le produit de santé est sûr pour les patients afin de répondre aux exigences des autorités réglementaires. Il permet ainsi d’évaluer les risques éventuels liés à l’utilisation de ce produit et de s'assurer que ces risques sont acceptables par rapport aux bienfaits/bénéfices apportés aux patients. Les résultats des études aideront à décider si le produit peut être mis ou maintenu sur le marché, conformément aux règles en vigueur.
Procédures
Lors de la chirurgie réalisée sous analgésie/anesthésie, un ou des site(s) sous la peau au niveau du dos de l’animal et/ou dans le muscle au niveau du dos ou de la cuisse et/ou dans le derme au niveau du dos (environ 10 à 20 minutes) seront réalisés. Dans le cas uniquement d’injection dans la peau, des réinjections réalisées sous analgésie/anesthésie (environ 10 à 20 minutes par procédure de réinjection) seront réalisés dans un maximum de une fois toutes les semaines (étude d’une durée de 1 mois), une fois toutes les semaines maximum sans excéder un total de maximum 6 réinjections (études supérieures à 1 mois). Il est possible d'ajouter à cela des implantations dans la peau, dans le derme ou dans le muscle, ainsi que le tatouage de ces sites pendant la même procédure sous anesthésie (10 minutes additionnelles). Après cicatrisation (environ 14 jours), retrait des fils ou des agrafes utilisés pour fermer les plaies (maximum 5 minutes par animal). La réalisation de prélèvements sanguins pendant l’étude (si besoin et selon une fréquence et un volume n'affectant pas l'animal), représente une durée maximale de 5 minutes par prélèvement (incluant l’analgésie et l’anesthésie lorsque nécessaire). Pour le prélèvement de sang réalisés par l’artère centrale ou la veine marginale de l’oreille chez le lapin, afin de faciliter la visualisation du vaisseau, si nécessaire, les animaux pourront être placés sous lampe infrarouge maximum 5 minutes. En fin d’étude, les animaux sont de nouveau traités contre la douleur et anesthésiés. Des prélèvements sanguins et parfois urinaires ont lieu. L’animal est mis à mort ainsi en 10 à 15 minutes (après perte de conscience en 5 à 10 minutes) chez le rat, 30 à 40 minutes (avec perte de conscience en 10 à 20 minutes) chez le lapin, pour prélèvement des organes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables pouvant être observés sont principalement dus à l’injection/l’implantation sous la peau et/ou dans le muscle et/ou dans le derme, qui peut engendrer un stress et/ou une douleur localisée au lieu d'injection/d’implantation (par l’acte en lui-même ou la réaction pouvant apparaitre dans la zone). Des effets liés au produit en cas d'effets indésirables peuvent aussi être constatés, avec des signes de douleur ou de mal-être.
Devenir
Pour les besoins de l'étude, une autopsie est nécessaire afin d’observer les organes. Ceci permet d'évaluer les effets potentiels de toxicité du produit de santé à tester. Ces analyses réalisées sur le sang et sur les organes prélevés expliquent l'impossibilité en fin d'étude de maintenir en vie les animaux utilisés.
Remplacement
L’utilisation d’animaux est requise dans la réglementation. Les méthodes alternatives existantes ne permettent pas d’évaluer les effets toxiques à court, moyen ou long terme des produits de santé sur les différents organes, en raison de la complexité des mécanismes de régulation d’un organisme vivant. Il n'existe pas de test in vitro validé ni de modèle simulé par ordinateur capable de reproduire la complexité d'une réaction locale des tissues et/ou des à distance sur l’organisme. L’utilisation d’animaux est alors obligatoire pour y parvenir.
Réduction
Le nombre d’animaux est limité au strict nécessaire, conformément aux attendus réglementaires en vigueur. Lorsque cela est possible, les groupes témoins sont mutualisés et le maximum de données sont recueillies sur tous les animaux. Des études préliminaires, réalisées sur un nombre restreint d’animaux, peuvent être menées pour orienter la suite du projet de développement du produit avant la réalisation d’étude réglementaire sur un nombre plus important d’animaux.
Raffinement
Elle repose sur l’utilisation d’analgésiques et d’anesthésiques lorsque cela est nécessaire, ainsi qu’un suivi sanitaire et clinique renforcé durant les phases post-opératoires. En cas d’anomalie clinique le nécessitant, un examen par l’équipe vétérinaire est réalisé afin d’assurer une prise en charge adaptée de l’animal. Le suivi des animaux permet la mise en place de mesures très rapidement après détection d’un point limite précoce.
Choix des espèces
Les espèces animales choisies (rat et lapin) sont définies dans les textes de référence. De plus, elles sont largement utilisées, rendant disponibles de nombreuses données dans la littérature et permettant ainsi une interprétation robuste des effets observés. Au démarrage de l’étude, les rats sont généralement utilisés au stade jeune adulte (rats âgés d’environ 6 à 8 semaines) et les lapins devront peser au minimum 2.5 kg, l’organisme étant ainsi entièrement développé sur le plan physiologique et métabolique. Ce stade permet une évaluation fiable et reproductible des effets systémiques, sans interférence liée à la croissance ou au vieillissement, et limite la variabilité biologique. Lorsque la procédure le nécessite ou dans le cas des propriétés intrinsèques du produit à tester (e.g. quantité et/ou taille du matériel à tester importante), des animaux d’un poids plus important (donc plus âgés) peuvent être utilisés.
Etude de la biocompatibilité des dispositifs médicaux (DM) sur la santé humaine après implantation par l’utilisation d’un modèle rat
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
L'objet réel est d'obtenir une autorisation de mise sur le marché pour des dispositifs médicaux, à partir de données fournies par un client. 166 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent un implant sous la peau, sous le muscle abdominal ou dans l'utérus après ligature des cornes utérines, puis des injections d'analgésique deux fois par jour pendant trois jours, avec un risque de réouverture des sutures et des difficultés locomotrices possibles selon la zone opérée. Le nombre de rats est fixé par la norme ISO 10993-6 et ne peut donc pas être réduit, aucun test statistique n'étant prévu sur ces essais.
Objectifs
Les professionnels de santé utilisent aujourd’hui des dispositifs médicaux, que nous appelons « DM ». Le but du projet est d’évaluer la biocompatibilité de ces dispositifs. Autrement dit nous devons déterminer si les dispositifs, qui vont avoir un contact direct et indirect avec les tissus et fluides interne, sont compatibles avec le corps humain. Parmi les paramètres à étudier pour évaluer la biocompatibilité d’un DM, il faut évaluer les risques pour l’ensemble des dispositifs implantable et/ou en contact de longue durée avec l’organisme. Pour répondre aux obligations règlementaires avant mise sur le marché de ce type de dispositif, nous réaliserons des essais d’implantation de dispositif afin d’étudier les effets locaux. Les essais d’implantation suivent la norme ISO 10993-6. Ces évaluations sont imposées par les instances réglementaires européennes et internationales.
Bénéfices attendus
Le projet permet d’obtenir des données expérimentales qui seront utilisées pour conclure sur la sécurité biologique d’un dispositif médicale, et par conséquent sur sa biocompatibilité. Il découle d’une évaluation du risque réalisée au préalable en tenant compte de l’utilisation des dispositifs médicaux et des données fournies par le client. Ce projet fait donc partie intégrante de l’évaluation biologique des dispositifs médicaux, une exigence essentielle en matière de sécurité, exigée par le règlement européen 2017/745 et par les organismes notifiés afin d’accorder ou non l’autorisation de mise sur le marché. Ces tests pré-cliniques, qui visent à évaluer la biocompatibilité des dispositifs médicaux, ont donc pour but d’obtenir une autorisation de mise sur le marché sans risque pour la santé humaine.
Procédures
Traitement pré-opératoire (injections sous-cutanées: analgésique 1min et anti-inflammatoire 1min). Anesthésie gazeuse dans boite d'induction (quelques minutes). Traitement chirurgical sur animaux anesthésiés : implantation sous-cutanée (incision cutanée 1min, dépot de l'implant (plusieurs minutes), sutures en fin d'opération (plusieurs minutes)), implantation intra-utérine (incisions cutanées et musculaires 1-2min, ligatures des cornes utérines et dépot de l'implant (quelques minutes), suture du plan musculaire et du plan cutanée (quelques minutes), et implantation intra-péritonéale (incision du plan cutanée et plan musculaire (1-2min), dépot de l'implant sous le muscle et suture (quelques minutes), sutures cutanée en fin d'opération (quelques minutes)). Traitement post-opératoire (injection sous-cutanée de sérum physiologique (1min) et injections sous-cutanées d'analgésique (1min) 2 fois par jour pendant 3j). Pesées (avant la chirurgie puis une fois par semaine, manipulation breves durant quelques secondes). Observation de la zone d'implantation et examen clinique (tous les jours la semaine suivant l'opération puis une fois par semaine, ces observations prennent 1 à 2 minutes et sont réalisées en même temps que la pesée pour diminuer le nombre de fois où l'animal est manipulé). Analgésie (injection sous-cutanée, quelques secondes). Injection létale d’euthanasiant (1 minute). Prélévements des sites implantés et éventuellement des ganglions lymphatiques drainant le site d'implantation.
Impact sur les animaux
Des réactions locales (sécheresse cutanée, érythème, œdème) ainsi qu’une mauvaise tolérance biologique du dispositif peuvent apparaitre pendant le projet suite à l’implantation et engendrer des nuisances modérées. Les réactions attendues sont limitées aux zones d’implantation. Des effets locaux internes peuvent également être présents et remarqués en fin d’étude suite à l’autopsie et à l’analyse histopathologique. De plus l’étape de chirurgie implique l’utilisation d’Isoflurane qui peut induire des dépressions cardiovasculaires et respiratoires, ces constantes seront suivies durant toute la durée de la chirurgie. En post opératoire les sutures pourraient se réouvrir, une surveillance accrue et traitement analgésiques est donc mis en place sur les premiers jours qui suivent la chirurgie. Selon la zone opérée des difficultés locomotrices peuvent être présente jusqu’au rétablissement complet de l’animal. Par ailleurs, ces études peuvent s’étaler sur une longue période. De ce fait, certains animaux peuvent développer spontanément des pathologies non liées à l’implantation de l’élément d’essai. Dans ce cas, les possibilités de soins à apporter aux animaux sont assez réduites. Ces animaux devront être suivis régulièrement et le vétérinaire sera contacté pour statuer sur leur état de santé.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin d’étude pour prélèvements des sites de traitement, il est aussi possible que les ganglions lymphatiques drainant le site d'implantation soient également prélevés.
Remplacement
Les dispositifs médicaux doivent faire l’objet d’un ensemble de tests réglementaires de toxicité afin d’évaluer leur biocompatibilité. Pour ce qui est de l’évaluation des effets locaux après implantation, la norme impose l’utilisation d’animaux vivants car aucun modèle in vitro ne permet d’imiter le fonctionnement d’un organisme entier.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans chaque procédure est fixé par la norme, il ne peut donc pas être réduit. Cependant, sauf demande contraire, ce type de projet ne sera réalisé que sur un seul sexe (le plus souvent des femelles) afin de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisé. Le nombre de test annuel est basé sur une estimation au vu du nombre de tests effectués les années précédentes. Aucun test statistique ne sera effectué dans ces projets.
Raffinement
A leur arrivée, les animaux sont mis en cage par groupe de 2, 3 ou 5 animaux, par l’animalier qui effectue un premier contrôle de leur état de santé. En vue de leur acclimatation aux conditions du laboratoire, les animaux sont gardés pendant au minimum 5 jours avant le début des procédures, pour garantir leur bien-être. La taille des cages est adaptée aux critères de bien être animal, elles sont transparentes et contiennent de la litière constituée de copeaux de bois résineux déshydratée puis tamisée, ainsi que des frisottis, un tunnel en carton et des briquettes en bois comme enrichissement. Les animaux ont un accès ad libitum à la nourriture et à l’eau et la litière souillée est remplacée par de la litière propre 2 fois par semaine. S’il y a atteinte des points limites alors l’animal sera mis à mort pour raison éthique avant la fin de l’étude. Les points limites sont définis pour ces tests afin d’éviter toute souffrance inutile aux animaux.
Choix des espèces
Le rat est le modèle de choix utilisé pour les études des effets locaux après implantation. Ces tests sont décrits dans le norme ISO 10993-6. Des rats Wistar seront utilisés. L’espèce et le stade de développement des animaux à utiliser est imposé par la norme ISO 10993-6. Nous utilisons des jeunes adultes de 8 à 15 semaines. Lorsque des femelles sont utilisées, elles doivent être nullipares et non gravides.