Tests réglementaires

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Cochons : 1518
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1 518 porcs vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la quasi-totalité tués par exsanguination finale et 23 réutilisés. Ces porcs génétiquement modifiés sont immunisés de façon répétée contre le SARS-CoV-2 et subissent des prélèvements de sang dépassant 10 % de leur volume sanguin sur animal conscient, pendant onze mois. Le porteur produit ainsi des anticorps polyclonaux glyco-humanisés à usage thérapeutique et met en avant qu'un porc "peut produire autant de sérum que plus de 100 petits animaux". Les truies et les porcelets nés sur place sont élevés puis immunisés dès cinq mois.

Objectifs

L'objectif de ce programme est de produire des anticorps polyclonaux glyco-humanisés porcins ciblant le domaine de liaison au récepteur (RBD) de la protéine Spike SARS-CoV-2 (2019-nCoV).destinés à un usage thérapeutique.

Bénéfices attendus

Contrairement à d’autres espèces animales, l’être humain et certains primates non humains n’expriment pas les enzymes alpha-1,3-galactosyl-transférase (GGTA1) et cytidine monophosphate-N-acetylneuraminic acid hydroxylase (CMAH), responsables respectivement de la synthèse de motifs alpha 1,3-galactose (Gal) et acide N-glycolyl-neuraminique (Neu5Gc) à la surface cellulaire. Il existe naturellement chez l’homme des anticorps dirigés contre ces xéno-antigènes Gal et Neu5Gc. Ainsi l’administration d’anticorps d’origine animale entraine habituellement l’apparition d’effets délétères (maladie sérique et allergie) du fait de la présence de ces xéno-antigènes. Nous avons développé une plate-forme de sérothérapie passive originale permettant la production d’anticorps polyclonaux glyco-humanisés (GH-pAb), issus d’animaux modifiés génétiquement, knock-out pour GGTA1 et CMAH. Nos anticorps polyclonaux glyco-humanisés présentent un certain nombre d’avantages : 1- une absence d’effets xénogéniques délétères (allergies et maladie sérique), 2- une efficacité lytique accrue, 3- une résistance au phénomène d’antibody-dependent enhancement (une activité contre-productive qui augmente le pouvoir infectieux de certains virus au lieu de l’inhiber), 4- une neutralisation de l’ensemble des variants connus, ceci état dû à la nature polyclonale des anticorps produits.

Procédures

Prélèvements de sang sous analgésie (animaux a moins de 120 kg de poids vif) sur 25% des animaux (catégorie des porcs entre 70- 120 kg de poids vif). La procédure de prélèvement sous analgésie a une durée de : - 5 minutes pour l’administration injectable en i.m. ; - 5 minutes pour le temps d’attente de l’effet de l’analgésie et - 5 minutes de prélèvements avec les préparations, soit un total de 15 minutes / porc. Prélèvements de sang sur des animaux sous analgésie et anesthésie gazeuse. Immunisations des animaux sous analgésie et anesthésie gazeuse sur 75% des animaux (catégorie des porcs entre 120 - 200 kg de poids vif). La procédure de prélèvement sous analgésie avec une anesthésie gazeuse a une durée de : - 5 minutes pour l’administration injectable en i.m. ; - 5 minutes pour le temps d’attente de l’effet de l’analgésie ; - 10 minutes pour l’administration injectable en i.m. de l’anesthésique et le branchement de masque pour l’anesthésie gazeuse - 5 minutes de prélèvements avec les préparations, - 10 minutes de réveil soit un total de 35 minutes / porc. *Voir que plusieurs animaux peuvent être manipulées en même temps (5 porcs par équipe de 3 techniciens) le temp des procédures vont s’intercaler ce qui permets aux operateurs de réduire le temps final des procédures.

Impact sur les animaux

Les nuisances provoquées par les prélèvements ou les vaccinations sont inclues dans la catégorie modérée selon la référence : Arrêté du 1er février 2013 relatif à l’évaluation éthique et à l’autorisation des projets impliquant l’utilisation d’animaux dans des procédures expérimentales - Exemples de différents types de procédures expérimentales définies selon chaque classe de gravité sur la base de facteurs liés au type de procédure expérimentale : a) Application fréquente de substances d’essai produisant des effets cliniques modérés et prélèvements d’échantillons sanguins (> 10 % du volume sanguin) chez un animal conscient pendant quelques jours, sans reconstitution du volume sanguin ;

Devenir

A la fin du programme d’immunisation, une exsanguination finale (euthanasie) sera effectuée sous anesthésie profonde afin de collecter le maximum de sérum hyper-immun qui sera ensuite utilisé pour la production de substance médicamenteuse. L'euthanasie des animaux sera effectuée à la fin du programme ou en cas de développement d’une non-réponse aux vaccinations par surdose d'anesthésie ou T 61.

Remplacement

Plusieurs laboratoires ont cherché à remplacer la production d’anticorps polyclonaux (pAbs) à partir d’animaux donneurs par une production in vitro, recréée en bioréacteur à partir de l’information génétique extraite des donneurs et triée par phage-display. Cependant, malgré plus d’une décennie de R&D, les systèmes de production de pAbs in vitro n’ont pas permis d’atteindre les rendements requis pour la production de lots cliniques. En outre, ce type d’anticorps n’est pas disponible actuellement en Europe et ne pourrait pas couvrir les besoins des patients européens, sans préjuger du prix de ce produit. De plus, le remplacement des pAbs rendant actuellement des services thérapeutiques essentiels par des produits obtenus in vitro nécessiterait un développement complet, passant par une nouvelle recherche pré-clinique (chez l’animal) et clinique, chez des patients qui pourraient être aussi privés du traitement incluant de nouvelles phases 1, 2 et 3. Il s’agit typiquement d’un travail prenant plusieurs années (de quelques années à 10 ans). Par conséquent, dans le contexte actuel d’urgence sanitaire, l’obtention d’immunoglobulines G (IgG) polyclonales démontrant une activité de neutralisation anti-SARS-CoV-2 n’est possible à ce jour que par l’immunisation d’animaux.

Réduction

Le choix du porc comme espèce pour l’immunisation nous permet de réduire le nombre d’animaux vaccinés par rapport à d’autres espèces habituellement utilisées (comme le lapin), du fait du volume important de sérum pouvant être collecté sur un animal dans le respect des règles éthique. 1 porc peut ainsi produire autant de sérum que plus de 100 petits animaux.

Raffinement

Les conditions d’hébergement, l’enrichissement, les procédures de renforcement positif (jus de pomme) et le suivi des animaux par les animaliers et le vétérinaire, ainsi que les procédures analgésiques sont mises en place pour prévenir la douleur, et respecter le bien-être animal. Les animaux vont profiter de plusieurs éléments de matériaux manipulables pour pouvoir manifester leur comportement naturel de fouissement, de recherche de nourriture et environnemental. Les animaux dans le bâtiment spécialisé porc doté d’une climatisation et chauffage spécifique pour chaque catégorie, vont bénéficier de l’accès à la paille dans des nourrisseurs spécifiques pour compléter l’apport des fibres nécessaires en plus de la nourriture et avoir la possibilité de manifester leur capacité de fouissement. Plusieurs jouets vont être rajoutés dans les cases de chaque catégorie : brosses pour les reproducteurs, chaines avec des balles, tasseaux de bois attachés des parois, objets en caoutchouc mâchonnables spécifiques pour le porc. Un arbuste dans un pot va compléter l’environnement de chaque salle des animaux en procédure. Au cours de la semaine de la mise-bas, les truies et les cochettes vont recevoir des matériaux de nidification en quantité suffisante (sacs de jute, journaux, sciure de bois) pour le calme des animaux et l’amélioration des mises bas. Les truies et les cochettes vont mettre bas dans des cages spécifiques « liberté » qui permettent de bloquer les truies pendant les 72 h autour de la mise bas. Ensuite les animaux vont être libérés et avoir la possibilité de bouger dans toute la case de 6.5 m² pour pouvoir s’occuper des leurs porcelets jusqu’au sevrage.

Choix des espèces

Le porc, de par son poids important, permettra de récolter un volume optimisé de sérum sur un nombre plus réduit d’animaux. Ainsi, un animal vacciné à l’âge de 5 mois, avec une vaccination itérative maintenue pour une période de 11 mois consécutifs, peut produire suffisamment d’IgG pour soigner plus de 1000 patients atteints de la COVID-19. De plus les anticorps porcins présentent une activité lytique directe contre le virus et une résistance au phénomène d’activation macrophagique, du fait de l’absence de reconnaissance des IgG porcines par les récepteurs Fc humains. Les truies et les verrats sont maintenus plus de 3 ans pour la reproduction. Les porcelets issus de ces animaux sont élevés puis immunisés à partir de 5 mois d’âge (> 70Kg). Les sérums hyper-immuns seront prélevés sur des porcs par prises de sang répétées 35 jours après la première vaccination dans le respect des normes éthiques de volume et de fréquence de prélèvement : Arrêté du 1er février 2013 relatif à l’évaluation éthique et à l’autorisation des projets impliquant l’utilisation d’animaux dans des procédures expérimentales - Exemples de différents types de procédures expérimentales définies selon chaque classe de gravité sur la base de facteurs liés au type de procédure expérimentale : a) Application fréquente de substances d’essai produisant des effets cliniques modérés et prélèvements d’échantillons sanguins (> 10 % du volume sanguin) chez un animal conscient pendant quelques jours, sans reconstitution du volume sanguin ;

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Lapins : 40
Souffrances
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40 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal est sédaté puis reçoit une injection intramusculaire unique d'un produit vétérinaire au fer, avant mise à mort et prélèvement du muscle pour mesurer l'absorption. Le porteur précise que ce test in vivo est exigé par la Pharmacopée Chinoise pour l'autorisation de produits déjà commercialisés en France, et qu'un de ses objectifs est de démontrer que les contrôles physico-chimiques français suffiraient pour s'en affranchir. Il conclut qu'aucune méthode substitutive n'existe et que le recours au lapin reste "nécessaire", tout en reconnaissant travailler à le rendre inutile.

Objectifs

Les injections de fer sont très souvent utilisées chez les jeunes animaux de rente (porcins, ovins, caprins, bovins…) dans le cadre de la prévention et du traitement de l’anémie ferriprive après la naissance. Dans le cadre de l’élevage porcin, les injections de fer sont presque systématiquement réalisées dans les 3 jours suivant la naissance. La Chine est le 1er producteur de porcs au monde et un marché important pour les industries pharmaceutiques vétérinaires. Ce projet est réalisé dans le cadre de demande d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) en Chine de produits vétérinaires injectables composés de fer, possédant déjà des AMM en France. A chaque libération d’un nouveau lot de ces produits en France, un contrôle qualité est réalisé à l’aide de différents tests physico-chimiques décrits dans la Pharmacopée Européenne. Pour la commercialisation sur le marché chinois, les autorités chinoises demandent la réalisation d’un test in vivo d’absorption du fer au point d’injection chez le lapin. Ce test fait partie des tests de contrôle qualité réalisés lors de la libération de lots de produits contenant du fer en Chine. Il permet de valider la qualité du lot en analysant l’absorption du fer après une injection unique et de s’assurer que la quantité de fer non absorbée au niveau du point d’injection ne dépasse pas 20% de la quantité injectée. Le but de cette vérification est de s’assurer que chaque lot commercialisé est conforme, et que le produit est sûr, aussi bien pour la santé animale que pour la consommation humaine. Ce projet a donc 2 objectifs : 1) la réalisation du test d’absorption de fer au point d’injection demandé par les autorités chinoises dans le cadre d’une demande d’AMM. 2) démontrer que les contrôles physico-chimiques réalisés en France sont suffisants pour pouvoir s’affranchir de l’utilisation de lapins lors de la libération de chaque lot de produit commercialisé sur le marché chinois.

Bénéfices attendus

1) Obtenir l’autorisation de mise sur le marché en Chine des produits testés. Ainsi, chaque lot commercialisé et autorisé sera conforme et sûr, aussi bien pour la santé animale que pour la consommation humaine. En effet, ce projet va permettre de valider en Chine des produits permettant de lutter contre l’anémie ferriprive rencontrée dans les élevages. 2) Prouver que les contrôles physico-chimiques réalisés en France sont suffisants pour pouvoir s’affranchir de l’utilisation de lapin lors de la libération de chaque lot de produit commercialisé sur le marché chinois.

Procédures

Les animaux utilisés seront sédatés avant de recevoir une injection unique de produit testé. La sédation va permettre de diminuer le stress de l’animal et faciliter sa contention. Ceci facilitera également l’injection qui doit être réalisée précisément dans le muscle vaste médial. Après euthanasie des animaux, des prélèvements du muscle étudié seront réalisés afin d’analyser ce muscle et obtenir les résultats du test d’absorption. Les interventions seront de courte durée et ne seront réalisées qu'une seule fois par animal puisqu'ils seront in fine euthanasiés.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : stress dû à la mise à jeun la veille de la sédation et stress dû à la contention pour la réalisation de la sédation.

Devenir

Les animaux inclus dans ce projet seront mis à mort afin de pouvoir prélever et analyser le muscle injecté étudié. Ces prélèvements de muscle sont primordiaux pour répondre aux objectifs de ce projet.

Remplacement

Le test d’absorption du fer au point d’injection est une procédure expérimentale in vivo demandée par la réglementation chinoise, dans le cadre de la commercialisation sur le marché chinois de produits vétérinaires composés de fer. L’absorption de fer est un processus dynamique nécessitant le passage de la molécule étudiée du site d’absorption vers le sang pour pénétrer dans la circulation systémique. Ce type d’étude doit se réaliser sur animaux. Cependant, l’un des buts de ces études est de démontrer que les contrôles qualité réalisés en France sont suffisants pour permettre à terme de s’affranchir de l’utilisation d’animaux pour chaque nouvelle libération de lot. Afin de démontrer ceci, l’utilisation d’animaux est ici nécessaire et aucune méthode substitutive n’existe. En effet, l’utilisation des animaux dans le cadre de ce projet, ne peut pas être remplacée par des méthodes alternatives n’impliquant pas l’utilisation d’animaux.

Réduction

Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été calculé à partir des directives mentionnées dans la Pharmacopée Chinoise, dans laquelle il est stipulé qu’il faut utiliser 2 animaux par lot testé, et à partir des besoins pour le projet (estimation du nombre de lots à tester sur la durée du projet). Sur deux ans, il a été estimé que 20 lots seraient testés soit 40 lapins au total.

Raffinement

Méthodes de raffinement: 1) Tout au long de leur hébergement, les animaux auront des conditions d’hébergement adaptées et optimales (logement, environnement, alimentation, apport en eau, soins). Afin de les maintenir, les paramètres d’ambiance, l’aliment, l’abreuvement seront vérifiés quotidiennement. De plus, afin d’augmenter leur bien-être, les animaux seront hébergés collectivement dès que possible et disposeront d’un environnement enrichi (foin/paille, bois à ronger, chaînette, de quoi se cacher et grimper...). Si, selon les besoins, les animaux doivent être hébergés individuellement, ils auront un contact visuel et/ou olfactif avec leurs congénères. 2) Dans le but de repérer rapidement toute anomalie, les animaux seront suivis quotidiennement. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui jugera s’il est nécessaire de réaliser un examen clinique approfondi et interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d’un traitement thérapeutique adapté et/ou des soins divers, dans le but de soigner ou soulager l’animal. L’administration du traitement prescrit devra être réalisée par une personne habilitée. 3) Pour diminuer le stress de l’animal et faciliter la contention pour l’injection, l’animal sera sédaté avec un produit adapté. Il est primordial dans ce projet que l’injection soit réalisée précisément au niveau du muscle vaste médial et pour cela l’animal ne doit pas bouger durant l’injection. 4) Surveillance accrue de l’animal durant la sédation et l’injection. Grâce à ces différentes méthodes, le bien-être de l’animal sera respecté et sa douleur, souffrance et angoisse seront d’abord réduites puis supprimées. Ainsi, la manipulation sera réalisée dans les meilleures conditions possibles.

Choix des espèces

Le lapin a été choisi pour ce projet car c’est cet animal qui est demandé et décrit dans la Pharmacopée Chinoise pour la réalisation de tests d’absorption du fer au site d’injection. Conformément à la Pharmacopée Chinoise, les animaux utilisés seront des adultes pesants entre 1,5 et 2,5 kg.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 685
Souffrances
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Devenir
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685 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection urétrale d'entérobactéries sous anesthésie pour reproduire une infection urinaire, afin de tester trois nouvelles molécules antibiotiques. Le porteur indique que l'infection peut provoquer poil hérissé, dos voûté, perte de poids, écoulements oculaires et comportement apathique, et prévoit la mise à mort de tous les animaux pour mesurer la charge bactérienne dans les reins. Il affirme que les techniques in vitro ne donnent pas de données fiables sur l'activité in vivo d'un antibiotique et juge le recours au modèle animal "indispensable".

Objectifs

Les entérobactéries sont fréquemment responsables d’infections communautaires ou nosocomiales. Elles sont généralement traitées par des bêta-lactamines, mais au cours des deux dernières décennies, on observe une augmentation importante de la résistance des entérobactéries à ces antibiotiques ce qui pose aujourd’hui un problème majeur de santé publique. Le but de notre étude est d’évaluer l’activité de trois nouvelles molécules dans un modèle d’infection urinaire expérimentale chez la souris.

Bénéfices attendus

Développement de nouvelles molécules qui pourraient être actives sur les souches bactériennes multi résistantes, l'antibiorésistance étant devenue un problème majeur, avec l'émergence et la diffusion croissante de souches bactériennes de plus en plus résistantes aux antibiotiques.

Procédures

Tous les animaux infectés recevront une injection par voie urétrale de la souche bactérienne sous anesthésie générale à l’isoflurane. Cette procédure dure 5-7min. Ils recevront également une injection sous cutanée d’une molécule anti-douleur avant infection, en vigile.

Impact sur les animaux

Les animaux pourraient présenter, un ou plusieurs effets indésirables parmi les suivants : Poil hérissé, dos vouté, perte de poids, larmes, yeux collés, isolement, comportement apathique, respiration ralentie ou difficile.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans la procédure 1 seront euthanasiés à la fin de la procédure 1 afin d’étudier la charge bactérienne dans les reins. Tous les animaux utilisés dans la procédure 2 seront euthanasiés à la fin de la procédure 2 après l’évaluation d’une potentielle modification du comportement suite à l’injection des nouvelles molécules. Tous les animaux utilisés dans la procédure 3 seront euthanasiés à la fin de la procédure 3 afin d’évaluer l’efficacité des nouvelles molécules sur la charge bactérienne dans les reins.

Remplacement

Les techniques in vitro ne permettent pas d’obtenir des données fiables sur l’activité in vivo d’un antibiotique. La corrélation in vitro - in vivo n’étant pas satisfaisante, le recours à l’utilisation de modèles animaux est indispensable.

Réduction

Les premiers temps de l’expérimentation consistent à la validation du modèle avec les souches à étudier, ce qui permet d’utiliser le moins d’animaux possible lors de l’évaluation thérapeutique proprement dite. Pour les évaluations thérapeutiques, le nombre de souris par groupe a été réduit au minimum afin de garder une analyse statistique fiable.

Raffinement

Avant l’expérimentation : - Détermination des points limites Pendant l’expérimentation : - Soins pré et post intervention : Les souris recevront une injection d’une molécule anti douleur avant infection. Puis mise en place d’une grille de score de points limites - Infection : utilisation de tapis chauffant pendant l’anesthésie - Application des points limites - Euthanasie : sous anesthésie générale

Choix des espèces

Le modèle murin d’infection urinaire est un modèle bien caractérisé et parfaitement adapté pour tous les types d’analyses prévus pour cette étude. Cinq semaines de vie permettant une manipulation simple sur un animal robuste.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chats : 125
Souffrances
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▲ 125
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Devenir
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125 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 122 d'entre eux réutilisés et les autres euthanasiés en cas de souffrance jugée non soulageable. Le projet leur administre un agent viral par voie oro-nasale pour produire des animaux porteurs, servant ensuite à évaluer l'efficacité ou l'innocuité de produits destinés aux chats. Le porteur qualifie le recours à l'espèce cible d'"indispensable" et le présente comme une exigence réglementaire. Des écouvillons rectaux sont réalisés pour vérifier l'infection après administration.

Objectifs

Le projet a pour but de produire des chats porteurs d’un agent viral non pathogène. Ce modèle animal est utilisé dans les études d’évaluation de l’innocuité ou d’efficacité de produits destinés au chat. Ces études sont exigées par la Pharmacopée Européenne et les règlementations des pays destinataires.

Bénéfices attendus

La finalité de ces études est de permettre le soin des animaux avec des produits présentant un risque minimal.

Procédures

La souche FeCV et administrée aux animaux selon le tableau ci-dessous. Les chats sont ensuite observés quotidiennement et un suivi clinique adapté est mis en place. Voie d’administration Fréquence et/ou nombre total Volume administré Voie oro-nasale (nez + cavité buccale) 1 administration 0.1mL/narine + 0.3mL dans la cavité buccale Lors de cette procédure, des écouvillons rectaux peuvent être réalisés pour vérifier l’infection des chats après administration de la souche. La durée de la procédure est comprise entre 1 et 2 semaines en fonction du développement de la pathologie.

Impact sur les animaux

Les dommages induits par la procédure peuvent être le stress et l’inconfort liés à l’administration de l’agent viral, à la réalisation des prélèvements et aux légères manifestations cliniques de la pathologie. Pour limiter les contraintes induites par ces actes, les procédures sont réalisées par des opérateurs hautement qualifiés. Dans de rares cas, de légers signes cliniques peuvent apparaître. Dans ce cas, un traitement symptomatique peut être mis en place.

Devenir

Les animaux sont réutilisés. Dans des cas exceptionnels, si l’animal présente des signes souffrance ne pouvant être soulagés, il peut être euthanasié

Remplacement

Un recueil d’information, lorsqu’il est disponible, est apporté par la bibliographie. Néanmoins, le recours à l’espèce cible est à l’heure actuelle indispensable et est une exigence règlementaire dans l’évaluation de l’innocuité et de l’efficacité de médicament.

Réduction

Le nombre minimum d’animaux à inclure est très souvent une exigence réglementaire. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste (analyse statistique, historique, définition des objectifs…) de façon à minimiser le nombre de chats utilisés en limitant le risque d’études non conclusives.

Raffinement

Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Une anesthésie est réalisée lors de certains actes (administration de l’agent viral non pathogène). Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe et des enrichissements adaptés au milieu sont mis en place. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Le chat infecté par FeCV est un modèle pour des protocoles expérimentaux d’évaluation de l’efficacité ou de l’innocuité de candidats vaccins destinés aux chats. Il n’est pas possible d’évaluer l’efficacité ou l’innocuité de ces vaccins dans une autre espèce. Les chats utilisés ont entre 8 et 52 semaines. L’âge dépend des besoins pour les études d’efficacité et d’innocuité qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude, du produit testé et répond à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit mis sur le marché et des exigences des autorités.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Poules : 15800
Dindes : 450
Autres oiseaux : 750
Souffrances
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▲ 16500
▲ 500
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Devenir
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 17000

17 000 oiseaux, poules, dindes et autres espèces, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent jusqu'à dix administrations de produits immunologiques, parfois in ovo, avec prélèvements de sang, de larmes et écouvillons, pour évaluer l'innocuité et l'efficacité de vaccins vétérinaires avant leur mise sur le marché. Le porteur indique qu'un test de tumorigénicité peut provoquer un nodule ou une ulcération entraînant une mise à mort immédiate. Il affirme que l'évaluation sur l'espèce cible est une "exigence règlementaire" et que ces produits sont "essentiels" en élevage de volaille.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer l’innocuité et/ou l’efficacité de substances d’essai immunologiques sur les espèces aviaires (poule, canard et dindes), ainsi que sur leur environnement via des études de diffusibilité (animaux en contact, environnement, humains). Les espèces aviaires sont les espèces cibles des produits considérés.

Bénéfices attendus

Ces études sont menées selon les exigences, du Règlement (UE) 2019/6, de la Pharmacopée Européenne, de guidelines (dont VICH GL44) et d’autres exigences règlementaires spécifiques à chaque pays et en conformité avec la Directive Européenne 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques La finalité de ces études est la mise au point de produits immunologiques ou immunostimulants ayant un niveau d’innocuité et d’efficacité satisfaisant chez les animaux cibles. Ces produits sont essentiels en élevage de volaille afin de protéger les animaux contre les maladies infectieuses et de garantir les performances zootechniques et économiques, tout en réduisant l’impact des maladies infectieuses sur les populations.

Procédures

Ce projet comporte 8 procédures : #1 : Les animaux reçoivent jusqu’à 5 administrations, espacées d’au moins 2 semaines. Des prélèvements sanguins, de larmes et/ou des écouvillons peuvent être effectués en fonction du/des produit(s) immunologique(s) étudié(s) et de l’objectif de l’étude. La durée est généralement comprise entre 9 et 90 jours en fonction du produit testé et des études réalisées. Dans quelques rares cas (exigences réglementaires spécifiques à certaines pathologies) cette durée peut être augmentée jusqu’à 120 jours voire 10 semaines. #2 : Les animaux reçoivent jusqu’à 10 administrations en moyenne, espacées d’au moins 2 semaines. Des prélèvements sanguins, de larmes et/ou des écouvillons peuvent être effectués en fonction du/des produits immunologiques étudiés et de l’objectif de l’étude. La procédure peut durer de 15 à 70 semaines. #3 : Les animaux reçoivent 1 administration (in ovo). Des prélèvements sanguins, de larmes et/ou des écouvillons peuvent être effectués en fonction du/des produits immunologiques étudiés et de l’objectif de l’étude. La procédure peut durer jusqu’à 120 jours. #4 : Les animaux reçoivent jusqu’à 5 administrations, espacées d’au moins 2 semaines. Des prélèvements sanguins, de larmes et/ou des écouvillons peuvent être effectués en fonction du/des produits immunologiques étudiés et de l’objectif de l’étude. La procédure peut durer jusqu’à 120 jours. #5 : Les animaux reçoivent 1 seule administration. Des prélèvements sanguins et/ou des écouvillons peuvent être effectués en fonction de l’agent étudié. La procédure peut durer 28 jours à 10 semaines. #6 : Les animaux reçoivent au plus une administration. Des prélèvements sanguins peuvent être effectués en fonction de l’agent étudié. La procédure peut durer jusqu’à 120 jours. #7 : Les animaux reçoivent 1 seule administration. Des prélèvements sanguins peuvent être effectués. La procédure peut durer 28 à 60 jours. #8 : Les animaux reçoivent jusqu’à 3 administrations, espacées d’au moins 2 semaines. Des prélèvements sanguins et/ou des écouvillons peuvent être effectués en fonction du/des produits immunologiques étudiés et de l’objectif de l’étude. La procédure peut durer jusqu’à 90 jours.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, les opérations conduites sur les animaux peuvent au plus générer un stress et une douleur légère de courte durée en fonction de l’occurrence des administrations, des examens individuels, des pesées et des prélèvements. Dans la procédure spécifique de tumorigenicité, le canard comme le poulet peuvent présenter dans quelques cas rares un nodule dont la taille et/ou la localisation l’empêcherait de poursuivre ses activités normales ou présenterait une ulcération cutanée. Dans ce cas, l'animal sera immédiatement euthanasié.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés compte-tenu des autopsies souvent nécessaires en fin d’étude (exigées notamment dans le cadre d’étude d’innocuité règlementaire). De plus, l’âge des animaux en fin d’étude ne correspond plus à un âge recommandé pour la vaccination, ils ne peuvent donc être réutilisés (la règlementation demandant de tester le(s) vaccin(s) à l’âge minimum recommandé pour la vaccination). Dans des cas exceptionnels, si l’animal atteint des points limites ou un critère d’alarme spécifique à la procédure pendant l’étude, il est euthanasié.

Remplacement

Lorsque cela est possible, une première étape consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection de ces derniers, réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Une série de tests analytiques permet de garantir un certain niveau de sécurité pour les animaux recevant le produit. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie lorsque cela est possible.

Réduction

Concernant les études règlementaires, le nombre minimum d’animaux à inclure est fixé par les textes reglementaires. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste (historique, définition des objectifs, tests statistiques de puissance…) de façon à limiter le nombre d’animaux et les études non conclusives.

Raffinement

Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique est prévue dans le but de limiter le stress des animaux et stabiliser leur état physiologique (sauf cas exceptionnels subordonnés au protocole expérimental).

Choix des espèces

L’évaluation chez l’espèce cible est une exigence règlementaire. Les espèces aviaires sont les espèces cibles des substances d’essai étudiées. Des espèces d’oiseaux différentes de l’espèce cible peuvent être utilisées pour évaluer la diffusibilité et/ou l’innocuité des produits sur des espèces potentiellement en contact avec les animaux vaccinés ou sur de espèces potentiellement sensibles à l’agent étudié (exemples : espèce d’origine d’un nouveau vecteur viral, ou espèce d’origine du support de culture de l’agent étudié). Dans la majorité des études, les animaux utilisés ont entre 1 jour et 18 semaines d’âge (en fonction des études et des espèces). Les animaux utilisés dans des études menées chez les poules pondeuses, peuvent avoir jusqu’à 70 semaines d’âge (en fin d’experimentation). L’âge des animaux au moment de la vaccination dépend des besoins des différents types d’études qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude, du produit testé et répondent à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit en vue de sa mise sur le marché. Dans la majorité des cas, l’âge des animaux correspond au plus jeune âge recommandé pour la vaccination ou utilisation du produit immunostimulant étudié, conformément aux exigences réglementaires.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Lapins : 7
Souffrances
▲ -
▲ 2
▲ 5
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 7

7 lapines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent sous anesthésie des comprimés mucoadhésifs dans la cavité buccale, puis des prélèvements de sang, pour établir le profil pharmacocinétique et la réponse immunitaire d'un nouveau médicament buccal. Le porteur indique un risque de stress lié à la contention et de vomissements liés à la dissolution des comprimés. Il affirme qu'il n'existe pas de méthode alternative et qu'il est "nécessaire de recourir à l'animal dans son ensemble".

Objectifs

L'enjeu de ce projet est : 1/Déterminer les profils pharmacocinétiques des comprimés mucoadhésifs buccaux dans le plasma de lapins femelles après deux administrations uniques à Jour 0 puis à un rappel Jour 21, 2/ Evaluer la réponse immunitaire notamment la production des anticorps suite à la mise en place des comprimés mucoadhésifs.

Bénéfices attendus

Ce projet participe à la mise en place d'un nouveau medicament buccal mucoadhésif, non traumatique pour l'administration. Cela pourra être non négligleable pour les populations fragiles (jeunes enfants, personnes agées par exemple)

Procédures

Ce test sera réalisé sous animal anesthésié (Psychotrope+α2-agoniste ). Des composés (n=5) seront appliqués dans la zone buccales de chaque animal. Puis des prélèvements sanguins seront réalisés sur 5 animaux à Jour 0, 10, 31 (et 52 si nécessaire). Un volume de 2 mL de sang sera prélevé selon les bonnes pratiques vétérinaires et conformément à la réglementation en vigueur

Impact sur les animaux

Il peut y avoir du stress liée à la contention pour réaliser l'anesthésie générale des animaux. Ce stress sera réduit au maximum car toute manipulation sera faite par une personne expérimentée. Il pourrait également avoir des vomissements liés à la dissolution des tablettes mucoadhésives. Si les vomissements sont nombreux ou volumineux l'animal pourra être exclu de l'étude. L'anesthésie générale des animaux sera sous surveillance avec la présence d'un vétérinaire, les animaux seront également surveillés lors de leur réveil. Une attention particulière sera apportée pour maintenir les animaux au calme et également un suivi de la température corporelle (via un tapis chauffant) sera mis en place lors de l'anesthésie et du réveil des animaux.

Devenir

Euthanasie de tous les animaux ayant reçu les comprimés à tester.

Remplacement

Il n'existe pas de méthode alternative permettant de prouver l'efficacité (Réponse immunitaire, durée d'action) de cet élément test, il est donc nécessaire de recourir à l'animal dans son ensemble. Ce modèle In vivo ne peut pas etre remplacé, il est nécessaire de recourir à l'animal.

Réduction

7 animaux au total seront inclus dans ce projet. 2 animaux spares seront utilisés pour le pré test pour vérifier l'adhésion des composés aux parois buccales. Les 5 animaux restants feront la totalité du projet. 7 animaux au total est le nombre minimum pour avoir des résultats représentatifs, pour pouvoir démontrer la reproductibilité de ce modèle tout en minimisant la variabilité.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en boxe collectif dés l'arrivée jusqu'à la fin de la phase animale. Cet hébergement collectif est nécessaire durant l'étude pour un contact visuel et olfactif entre congénères, surface suffisante de l'hébergement, présence de jouets.

Choix des espèces

Le lapin est une espèce fréquemment utilisée en recheche pre-clinique pour le développement de médicaments destinés à l'homme et la taille de cet animal permet de le manipuler assez facilement. Les animaux utilisés sont de jeunes adultes afin de ne pas avoir de cavités bucalles en fin de croissance et qui ne présentant pas de pathologies liées au vieillissement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 600
Rats : 150
Souffrances
▲ -
▲ 600
▲ 150
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 750

750 animaux, 600 souris et 150 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger à modéré. Les rats subissent une laparotomie avec injection intraportale, les souris des injections et prélèvements intraveineux hebdomadaires pendant jusqu'à trois mois, pour mettre au point un traitement de thérapie génique du foie développé par une société commanditaire. Tous les animaux sont mis à mort en fin d'étude pour analyser le sang et les organes. Le porteur situe la demande dans le prolongement d'un programme antérieur mené d'abord sur cellules puis sur l'animal.

Objectifs

La présente demande fait suite à celle soumise le 22/07/2015 au Comité d’Ethique en Expérimentation Animale des Pays-de-la-Loire et approuvée le 29/09/2015 (EU0164 – SCAHU-Angers), ainsi que par le Ministère de la Recherche le 4/12/2015. La précédente étude a été réalisée au Service Commun d’Animalerie du CHU d’Angers (SCAHU) entre le 01/02/2016 et le 30/09/2019. Cette demande est relative à un traitement de thérapie génique synthétique, est un nouveau procédé thérapeutique non-viral non-intégratif qui est développé par la société Eukarÿs, le sponsor de cette étude. La thérapie génique repose sur l’administration par voie intravasculaire d'ADN synthétique produit in vitro, mais de structure chimique tout à fait conventionnelle. La structure de cet ADN synthétique est conçue pour prévenir son éventuelle intégration génomique et donc de modification du génome. Cet ADN synthétique permet l’expression sous contrôle du système C3P3, technologie développée par la société Eukarÿs, lequel permet la synthèse autonome d’ARN messager (ARNm) cible in vivo. La thérapie génique synthétique est donc un traitement non-viral et non-intégratif. Plusieurs étapes de ce protocole (procédures 1 à 3) sont d’ailleurs réalisées avec un gène rapporteur pour faciliter la mise au point de cette technologie. Le traitement de thérapie génique synthétique EUK-LPR qui fait l’objet de la présente demande est destiné à prévenir une insuffisance hépatique en cas de résection chirurgicale majeure du foie. Cette intervention chirurgicale est réalisée pour des indications tumorales (par exemple pour métastases hépatiques ou hépatocarcinome) ou non-tumorale (par exemple pour kyste hydatique) chez environ 10.000 malades/an en France. L’insuffisance hépatique qui fait suite à une hépatectomie majeure constitue le principal risque de cette intervention chirurgicale invasive, puisqu’elle conduit au décès post-opératoire de 5%-20% des patients. EUK-LPR vise donc à réduire la mortalité de cette invention chirurgicale en induisant sélectivement la prolifération hépatocytaire avant la résection chirurgicale hépatique, de manière à en augmenter la masse fonctionnelle. Les études antérieures ont permis de tester et d’optimiser un gène artificiel permettant la croissance hépatique. Ce protocole décrit les études requises pour la poursuite développement d’EUK-LPR avec deux types d’études selon le mode d’administration par voie intraveineuse ou intraportale.

Bénéfices attendus

Cette demande est relative à aux études non-réglementaires requises pour le développement du traitement de thérapie génique synthétique EUK-LPR. Ce traitement est destiné à prévenir une insuffisance hépatique secondaire à une résection chirurgicale majeure du foie qui constitue le principal risque de cette intervention chirurgicale, puisqu’elle conduit au décès post-opératoire de 5%-20% des patients. EUK-LPR vise donc à réduire la mortalité de cette invention chirurgicale en induisant sélectivement la prolifération hépatocytaire avant la résection chirurgicale hépatique, de manière à en augmenter la masse fonctionnelle.

Procédures

Tous les animaux des procédures 1 à 7 seront soumis à des prélèvements intraveineux hebdomadaires (600 souris et 150 rats). La durée des études est variable et peut aller jusqu’à 3 mois. Les animaux des procédures 1-2-3-6-7 seront soumis à des injections intraveineuses hebdomadaires (600 souris). La durée des études est variable et peut aller jusqu’à 3 mois. Les animaux des procédures 4-5 seront soumis à une injection intraportale unique après laparotomie (150 rats). La durée des études est variable et peut aller jusqu’à 28 jours.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont les suivantes : 1°) maintien en captivité des animaux, les modalités de stabulation étant décrites plus loin dans le texte, 2°) prélèvements sanguins uniques ou répétés selon les procédures, 3°) pour les animaux testés aux procédures 1-3 et 6-7, injection intraveineuse périphérique unique ou répétées, 3°) pour les animaux testés aux procédures 4 et 5, laparotomie et injection intraportale, 4°) pour tous les animaux, mise à mort à la fin de l’ étude, dont les modalités sont décrites plus loin dans le texte.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chacunes des études de la présente demande, le sang/plasma, ainsi que les organes de ces animaux devant être analysés.

Remplacement

Les phases préliminaires de ce programme réalisées le cadre de la précédente demande APAFiS ont été effectuées successivement dans des cellules en culture, puis chez l’animal. Ces études ont permis de tester et d’optimiser un gène artificiel permettant la croissance hépatique qui, administré par injection intravasculaire intra-portale chez le rat, permet d’augmenter de 18% la masse hépatique en 4 jours. Ce gène sera utilisé pour les études décrites dans la présente demande (procédures 4 à 7). Les prochaines étapes portent sur la réalisation d’études précliniques non-réglementaires chez l’animal pour lequel il n’existe pas de solution de remplacement satisfaisante et sont requises pour les futures études cliniques chez l’homme.

Réduction

Ce protocole a été conçu de manière séquentielle avec analyse des résultats pas-à-pas de manière à éviter la mise à mort inutile d’animaux. Les phases exploratoires pourront être interrompues prématurément en cas d’efficacité insuffisante ou de mauvaise tolérance du traitement, dans le but de réduire le nombre d'animaux. De plus, selon l’effet observé, la taille des groupes sera si possible réduite. Les études de cette demande étant exploratoires, la taille des groupes (n=10) ne repose donc pas sur des hypothèses statistiques préalables, mais sur l’usage courant en recherche animale. Ce protocole est cependant conçu de manière séquentielle avec analyse des résultats pas-à-pas, ce qui permettra si possible de réduire la taille des groupes afin éviter la mise à mort inutile d’animaux. L’analyse statistique des principales variables à l’état basal et sous traitement seront décrites au moyen de méthodes descriptives standard (moyenne, SD, médiane). Pour les variables de distribution ordinale, les comparaisons entre groupes se feront par test du χ-2 (n>5) ou test exact de Fisher (n≤5). Pour les variables quantitatives continues de distribution normale, éventuellement après log-transformation, les comparaisons statistiques entre groupes seront réalisées par t-test de Student (comparaison de deux groupes) ou ANOVA éventuellement avec ajustement de Dunnett (comparaison de plus de deux groupes par rapport à un groupe contrôle). En cas de variable quantitative continue de distribution non-normale, la comparaison sera réalisée par des tests non-paramétriques : U de Mann-Whitney ou W Wilcoxon (comparaison de deux groupes entre eux) ou H de Kruskall-Wallis (comparaison de plus de 2 groupes).

Raffinement

La souffrance des animaux sera réduite par une prise en charge de la douleur appropriée. Les animaux seront examinés et pesés une fois par jour, ce qui permettra de déterminer d’évaluer précisément un score de douleur et d’angoisse de l’animal. Ce score permettra de statuer sur la continuité du protocole en cours et les actions à mener, jusqu’au stade éventuel d’atteinte du point limite entrainant la mise à mort immédiate de l’animal (cf. Annexe). Un calcul du score de la douleur sera réalisé comme suit pour décider de l’action à mener : 1 point si symptômes modérés (lésion sans effraction cutanée, agitation/agressivité, hypomotilité/hyporéactivité, incoordination modérée, stéréotypies, poil piqué, zone anogénitale souillée, persistance du pli cutané, coloration jaune ou bleue des muqueuses), 3 points si symptômes majeurs (difficulté/impossibilité de mobilisation, difficultés respiratoires, incoordination marquée, gonflement abdominal, voussure du dos/ dos cambré), 5 points si symptômes indiquant l’atteinte d’un point limite (lésion sévère (automutilation, plaie suintante, masse ulcérée…), tremblements généralisés, convulsions, perte de poids supérieure à 10% en 24 heures). Ce score permet de définir l’action à mener : Score=0 : aucune douleur ; score 1≤Score

Choix des espèces

EUK-LPR est conçu pour être injecté par deux voies vasculaires : intra-portale principalement pour les indications tumorales de résection hépatique, ou intraveineuse périphérique pour les indications non-tumorales. Ces deux modes d’administration seront étudiés chez des animaux de laboratoire dans le but de générer des résultats aussi fiables que possible. La souris est l’espèce privilégiée pour la réalisation des études de ce protocole en raison du plus faible espace requis pour leur élevage. Les études nécessitant une administration voie intra-veineuse, les études seront donc réalisées chez la souris de laboratoire. Cependant, les études réalisées par voie intra-portale ne peuvent être facilement réalisées chez la souris en raison de la taille réduite du tronc porte. Ces études seront donc réalisées chez les rats de laboratoire, le diamètre du tronc porte permettant un cathétérisme facile. Il est d’ailleurs à noter que les études antérieures réalisées par voie intra-portale l’ont été dans cette espèce. Les études seront réalisées chez des animaux adultes, le traitement EUK-LPR étant développé - au moins initialement - pour patients adultes. A noter qu'il est vraisemblable que des études complémentaires seront réalisées chez animaux plus jeunes, en vue d’études cliniques chez l’enfant ou l’adolescent.

Microdialyse intracérébrale chez le rat

(NTS-FR-917776v1 – 08/02/2022)
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 500
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 500
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 500

500 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un trou est foré dans le crâne de chaque animal sous anesthésie et une sonde y est scellée au ciment dentaire et à trois vis, avant des recueils de liquide céphalorachidien pouvant durer neuf heures, pour mesurer l'effet de molécules à tester sur les neurotransmetteurs. Le porteur signale des nuisances liées à l'opération et à l'hébergement individuel, et les rats sont ensuite tués au CO2 pour prélever le cerveau et vérifier la position de la sonde. Il justifie le recours au rat par la "nécessité" de tester les molécules sur un système nerveux "intègre".

Objectifs

La technique de microdialyse va permettre de vérifier l'activité sur différents systèmes neurochimiques centraux d'une molécule à tester. Ceci permettra de comprendre son mode d'action mais également de vérifier son innocuité, son absence d'effets indésirables sur certaines zones du cerveau. On pourra ainsi confirmer des effets comportementaux observés, cibler certaines pathologies ou alors s'assurer par exemple que les nouvelles molécules testées n'interagissent pas avec les circuits de la récompense et n'aient pas de propriétés addictives.

Bénéfices attendus

La mise en place de ce projet va permettre de comprendre les mécanismes fins d'action de nos nouvelles molécules au niveau synaptique, d'établir des corrélations avec des observations comportementales. Ce projet permettra de cibler certaines pathologies présentant des altérations neurochimiques bien déterminées (Alzheimer, Parkinson, schizophrénie...) ou alors s'assurer par exemple que les nouvelles molécules testées n'interagissent pas avec les circuits de la récompense et n'aient pas de propriétés addictives.

Procédures

La technique de microdialyse se décompose en 2 phases: - implantation d'un guide canule au niveau du cerveau : l'animal est anesthésié (kétamine/xylazine), un trou est foré au niveau du crâne et la sonde est positionnée et scellé avec du ciment dentaire et 3 vis. L'ensemble de la procédure dure maximum 45 minutes. - recueil des dialysats : l'animal est placé dans une enceinte, une sonde est insérée dans le guide canule et du liquide céphalo-rachidien artificiel mis à circuler à un débit déterminé (0.5 à 2 µl/min). Un échantillon de liquide céphalo-rachidien est collecté toutes les 20 à 30 minutes sur une durée de 9h maximum.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux peuvent avoir plusieurs origines : - nuisances liées aux suites de l'opération d'implantation (mauvaise récupération post anesthésie, plaie sur le crâne mal cicatrisée) - Hébergement individualisé - Lors du recueil, problème de tolérance au nouveau produit à tester.

Devenir

Les animaux issus des sessions de recueils sont sacrifiés à l'aide d'une concentration croissante de CO2, les cerveaux sont prélevés afin de vérifier la bonne implantation des sondes.

Remplacement

L’utilisation de rats en microdialyse est justifiée par la nécessité de pouvoir tester sur un système nerveux intègre l'effet de nouvelles molécules. En effet, l'objectif de la microdialyse est de mesurer l'évolution au cours du temps de la quantité de différents neurotransmetteurs au niveau de la fente synaptique. Cette libération de neurotransmetteurs peut être influencée par les nombreuses interactions des systèmes neurochimiques situés dans d'autres structures que celle recevant la sonde de microdialyse.

Réduction

L'intérêt de la microdialyse est qu'elle permet notamment d'observer les effets d'un traitement sur un animal vigile avec plusieurs observations au cours du temps, cet animal étant son propre témoin. Cette technique permet ainsi de limiter le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Un effort important a été réalisé afin d'optimiser l'anesthésie des animaux au moment de l'implantation du guide canule. L'association kétamine / xylazine permet une sédation et une analgésie correcte et couvrant largement le temps de l'opération. Jusqu’à 3 jours après l’implantation, si l’animal présente des signes de mal être (poils hérissé, yeux mi-clos, prostration) alors il reçoit une administration de carprofène (une administration s.c. par jour maximum, 5 mg/kg, 1ml/kg, Carprofelican, Dechra, 50 mg/mL, dilué 10 fois). Si après 3 jours, nous ne constatons pas d’évolution de l’état du rat alors il est euthanasié. Si nous constatons dans les 3 jours que la plaie ne cicatrise pas (présence de saignements / croutes, boursouflures) l’animal peut être à nouveau réanesthésié (isoflurane) afin de refaire des points de sutures. Si 5 jours après le réveil de l’anesthésie, un animal n’a pas repris de poids, alors il est euthanasié. Pour compenser l'hébergement individualisé des animaux, un enrichissement du milieu (balles, blocs de bois, lambeaux de papier) est ajouté dans la cage. Les cages d'hébergement en polycarbonate transparent sont placées côte à côte afin de favoriser le contact visuel entre animaux.

Choix des espèces

- La taille adéquat de l’animal : ni trop petit pour des microdissections de structures déterminées du cerveau, ni trop gros pour des problèmes de gestion et d’organisation d’un laboratoire. - Le rat est déjà largement caractérisés d’un point de vue comportemental et neurochimique et il a un système nerveux suffisamment évolué pour extrapoler à l’homme certains résultats. De plus, la neuroanatomie est particulièrement bien détaillée chez le rat et il existe de très bons atlas stéréotaxiques permettant des implantations précises (par ex : Paxinos et Watson, 1996). Les animaux sont utilisés à l'âge adulte. En effet, les coordonnées stéréotaxiques des structures d'intérêt sont obtenues à partir d'atlas stéréotaxiques déterminés pour des animaux adultes.

  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Cochons : 600
Souffrances
▲ -
▲ 350
▲ 180
▲ 70
Devenir
 -
 -
 -
 600

600 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger, modéré et sévère. Les témoins non vaccinés sont infectés par la peste porcine classique et développent anorexie, diarrhée, méléna, amaigrissement et troubles nerveux, pour contrôler l'activité de lots de vaccins vétérinaires. Le porteur présente ces épreuves comme imposées par la Pharmacopée Européenne et les réglementations des pays destinataires. Il affirme qu'elles ne peuvent être remplacées sans un changement de la réglementation de tous les pays.

Objectifs

Afin d’être en adéquation avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays tiers destinataires dans la constitution du dossier d’AMM, ce projet vise à déterminer l’activité de vaccins destinés à des porcs. Les contrôles d’activité par épreuve se basent sur le développement ou non de la pathologie après injection de la souche (les porcs vaccinés sont protégés). Ils sont effectués sur espèce cible. La Pharmacopée Européenne demande la démonstration de résultats, certains obtenus sur l’animal.

Bénéfices attendus

Ces tests permettent la libération d’un nombre important de doses de vaccins améliorant considérablement la qualité sanitaire des élevages et la sécurité alimentaire des consommateurs.

Procédures

Le test d’activité du vaccin de la peste porcine classique dure 35 jours. A J0, une prise de sang et l’injection de vaccin sont faites. De J11 à J13, la température est relevée. A J14, le technicien prend la température des animaux, les pèsent et inocule la souche d'épreuve de peste porcine. Jusqu’à J35, tous les animaux bénéficient d’un suivi clinique quotidien et de prise de température. En cas d’apparition d’un signe d’alerte, un deuxième suivi journalier est mis en place. A la fin du test, tous les animaux sont pesés et euthanasiés. Pour ce contrôle, la protection de l’animal contre la souche est analysée. Pour une hyperthermie supérieure à 41°C et/ou une perte de poids l’animal est déclaré non protégé. Pour tous les porcs ayant présenté une hyperthermie, une perte de poids ou qui ont été euthanasiés, une lecture du nombre de pétéchies sur des organes cibles est réalisée.

Impact sur les animaux

Les témoins montrent les symptômes liés à la maladie infectieuse testée. Les dommages liés au test sont une souffrance pour les animaux témoins et une légère augmentation du stress due à des prélèvements, aux injections et aux manipulations. Chez les témoins, les symptômes les plus courants observés dans le cadre de ces tests sont l’anorexie, la diarrhée suivie de méléna, un amaigrissement, des vomissements, des troubles nerveux (ataxie et agressivité) et une prostration. Ces tests garantissent la sûreté, l’efficacité et la qualité du produit pour les animaux.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés pour les prélèvements d'organes post-mortem

Remplacement

la Pharmacopée Européenne et les réglementations des pays tiers destinataires du produit demandent des tests sur animaux pour l’AMM. Il n’est actuellement pas possible de les remplacer sans un changement de la réglementation de tous les pays.

Réduction

le nombre d’animaux utilisés est imposé par la réglementation des pays. La réduction du nombre est possible grâce à la mutualisation de groupes témoins.

Raffinement

Des points limites spécifiques aux pathologies sont définis pour les témoins non vaccinés. Le personnel vérifie l’évolution de l’état général et si les points limites spécifiques sont atteints. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe et des enrichissements adaptés du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Ce choix résulte du fait que ce soit l’espèce cible. Les porcs doivent avoir entre 6 et 7 semaines pour le contrôle d’activité par épreuve de la peste porcine classique Ce stade de développement correspond à celui requis pour répondre à la Pharmacopée Européenne et au dossier déposé aux autorités.

Modèles de mammite chez la vache laitière

(NTS-FR-856810v1 – 08/02/2022)
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Bovins : 390
Souffrances
▲ -
▲ 130
▲ 173
▲ 87
Devenir
 -
 120
 40
 230

390 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger, modéré et sévère, environ 40 étant réutilisées et 120 renvoyées en élevage, les autres mises à mort. Une infection de la mamelle est provoquée par inoculation d'une bactérie ou d'une toxine, reproduisant une mammite avec douleur, oedème et, dans certains cas, une atteinte générale pouvant aller jusqu'à la mort. Le porteur reconnaît une souffrance réelle et prohibe le plus souvent antibiotiques et anti-inflammatoires car ils interfèrent avec les mesures d'efficacité. Il justifie ces modèles par la mise sur le marché de produits contre les mammites et par l'impact économique en élevage laitier.

Objectifs

Le projet consiste à induire expérimentalement une infection mammaire chez des vaches laitières en lactation. En effet, les problèmes de mammites (toutes étiologies confondues) sont rencontrés fréquemment en élevage et ont un impact économique non négligeable. Ce type de projet peut être mis en œuvre afin d’évaluer l’efficacité de produits (pharmaceutiques ou non) ou pour caractériser le modèle. L’infection est induite via l’inoculation intra-mammaire d’une souche de pathogène mammaire ou directement d’une toxine bactérienne.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet comprennent un meilleur bien-être animal lié à la mise au point de traitements plus efficaces ainsi qu'une amélioration de la production laitière en élevage, en praticulier sa rentabilité. Les mammites sont une cause importante de pertes économiques en élevage laitier. Le lait lors de mammites cliniques est impropre à la consommation et est retiré du lait de tank (jeté). Les mammites s'accompagnent souvent d'une chute de la production laitière qui peut prendre du temps à retourner à la normalité. Certaines mammites (par ex. à E. coli) peuvent également aboutir à la mort de l'animal. Enfin, les mammites sub-cliniques (S. aureus) ne provoque aucune atteinte visible de l'animal, aucune souffrance, mais sont à l'origine de taux cellulaires élevés chroniques dans le lait. Ces taux cellulaires déprécient le lait et sont donc à l'origine d'une perte économique pour l'éleveur.

Procédures

Ce projet comprends l'inoculation intramammaire d'agents pathogènes ou d'endotoxines bactériennes provoquant des mammites sub-cliniques ou cliniques. Les mammites sub-cliniques (S. aureus) ne s'accompagnent d'aucun signes locaux ou généraux. Les mammites cliniques peuvent s'accompagner d'une inflammation de la mamelle (S. uberis, E. coli ou endotoxines) provoquant douleur, oedème, rougeur de la mamelle. L'inoculation peut également provoquer une atteinte générale de l'animal (toxémie; mammites à E. coli ou à endotoxines). Les autres interventions incluent le prélèvement de lait (sans conséquence sur les animaux; bonnes pratiques d'élevage) ou de sang (mammites à E. coli ou à endotoxines) en faible quantité par rapport au volume sanguin total de l'animal. Prélèvements de lait : jusqu'à une dizaine de prélèvements sur trois semaines, chaque prélèvement étant de 50 mL maximum. Prélèvements de sang: deux à trois prélèvements sur trois semaines, chacun de 10 mL maximum. Les prélèvements se font sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

Ce projet vise à reproduire des mammites chez la vache laitière. A ce titre, ce projet provoque des nuisances et une souffrance que l'on peut observer lors de mammites se produisant naturellement. Cette souffrance comporte au moins une douleur de la mamelle, en particulier lors de la traite. Certaines mammites, dont celles dues à S. aureus, peuvent provoquer une atteinte générale avec des signes de toxémie pouvant aboutir à un décubitus persistant et la mort de l'animal. Le modèle de mammite à toxine bactérienne provoque également des signes généraux de toxémie mais dont la durée reste limitée et sans conséquence. Enfin, ces modèles de mammites, cliniques, sont accompagnés d'une chute de la production laitière. Le modèle de mammite sub-clinique à S. aureus ne provoque aucune soufrance animale. Il peut se produire exceptionnellement une petite diminution de la production laitière, sans conséquences sur l'animal.

Devenir

Les animaux ayant subi une soufrance réelle qualifiée de légère ou modérée peuvent être réutilisés. On estime à 40 le nombre d'animaux pouvant être réutilisés sur les 390 utilisés dans ce projet sur 5 ans. A l'issue des procédures, seuls les animaux n'ayant pas reçu de médicament vétérinaire sans AMM peuvent être replacés dans le circuit de l'élevage. On estime à 120 le nombre d'animaux pouvant être replacés sur les 390 utilisés dans ce projet sur 5 ans. Il n'y a pas d'adoption sur ce projet.

Remplacement

Il n'y a pas d'alternative à l'utilisation d'animaux pour démontrer l'efficacité de produits contre les mammites chez la vache laitière. Ces mammites résultent d'une pathogénie complexe et ne peuvent pas être reproduits autrement que sur l'animal. La mise au point des modèles est indispensable pour les caractériser de manière à pouvoir faire des calculs d'effectifs cohérents lors de démonstration d'efficacité. La caractérisation des modèles permet également d'affiner la conception des procédures de démonstration d'efficacité (caractérisation des signes cliniques, reproducibilité des signes, durée des signes, etc.).

Réduction

Le nombre d'animaux est déterminé par la nécessité de caractériser les modèles, en particulier pour déterminer la variabilité des paramètres étudiés.

Raffinement

Les critères d'efficacité incluant les signes cliniques associés aux mammites et l'élimination du pathogène de la mamelle, les antibiotiques et anti-inflammatoires, stéroidiens ou non, sont en règle général prohibés parce qu'ils interfèrent avec les procédures. Le raffinement passe donc par la mise en place de points limites permettant de retirer des procédures les animaux les atteignants et ainsi de mettre en place un traitement ou une euthanasie selon le pronostic.

Choix des espèces

Les lignes directrices encadrant les études à produire pour la mise sur le marché de produits vétérinaires ainsi que la réglementation sur la pharmacie vétérinaire imposent l'utilisation d'animaux de l'espèce pour laquelle est destiné le produit (vache). Le projet porte sur des vaches en lactation ou au tarissement, donc des animaux adultes. Le stade de lactation peut varier.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Macaques à longue queue : 7
Macaques rhésus : 7
Souffrances
▲ 2
▲ 4
▲ 6
▲ 2
Devenir
 -
 -
 4
 10

14 macaques, à longue queue et rhésus, vont être utilisés dans des procédures allant jusqu'à un niveau de souffrance sévère, quatre d'entre eux étant réutilisés dans d'autres projets et les autres tués. Chaque animal subit une chirurgie d'implantation d'un plot de fixation et d'une chambre d'enregistrement de quatre à six heures, puis des séances tête fixe devant un écran, jusqu'à cinq par semaine, pour obtenir une récompense. Le porteur décrit une phase terminale sous anesthésie de huit heures pour recueillir un maximum de données et indique reconduire l'animal en cage s'il refuse de travailler. Il affirme que l'étude d'un système visuel intégré rend impossible tout remplacement par des explants ou des modèles, et relie le projet au développement d'un implant rétinien.

Objectifs

L’étude du comportement anatomo-fonctionnelle de la chaîne visuelle a principalement été étudiée en IRM, modalité d’imagerie qui reste limitée en résolution spatiale et temporelle lorsqu’il s’agit de faire de l’imagerie fonctionnelle.

Bénéfices attendus

L’objectif général du projet est d’apporter une meilleure compréhension anatomo-fonctionnelle du traitement neuronal de l’information visuelle de l’oeil jusqu’au cerveau. Grâce à des techniques d’imageries ultrasonores innovantes, il sera possible d’imager l’activité de la rétine, du cortex visuel ainsi que du thalamus et du LGN suite à une stimulation visuelle donnée. Décrire avec précision le fonctionnement de la chaîne visuelle chez le primate non humain permettra d’obtenir des informations cruciales pour un meilleur diagnostic des pathologies visuelles chez l’Homme. Ces connaissances du traitement neuronal pourront être extrapolées à de nombreux processus cognitifs. Ce projet a également pour but de prouver l’efficacité d’une méthode de restauration visuelle développée au sein de notre institut : l’implant rétinien. Comparer les réponses cognitives obtenues pourra également permettre la compréhension et l’amélioration de cette approche innovante.

Procédures

Pour la globalité du projet 18 primates non humains seront nécessaires (4 primates supplémentaires en remplacement peuvent être ajoutés si les premiers ne permettent pas d’obtenir des résultats exploitables) et ce, tout en optimisant les méthodologies utilisées afin d’assurer le bien-être des animaux ainsi que la pérennité du projet (réduire, raffiner et remplacer). De plus, les développements et améliorations des outils d’imagerie et de restauration visuelle utilisés au cours de cette étude, permettront d’effectuer des tests cliniques chez l’Homme et pourront à terme bénéficier à de nombreux patients. Parmi les 18 primates utilisés, 10 proviennent de la fin de divers projets et sont destinés à être euthanasiés. Sur les lots 1 et 2, nous ferons les procedures chirurgicales: l'implantation du poste de fixation et de la chambre d'enregistrement. Chaque chirurgie dure en moyenne 4-6 heures. Si jamais l'animal perd son implant de fixation, une seconde chrirugie de reimplantation sera programmée apres que l'animal soit totalement rétabli en accord avec le veterianire. Une seul chambre d'enregistrement sera implantée par animal. Les seances de comportement se feront au minimum 8 semaines apres l'implantation de la casquette de fixation pour permettre une bonne consolidation a raison de 5 seances par semaine. Les seances de coomportement ou d'acquisition de données physiologiques durent en moyenne 1-2 h. Une limite d’entrainement de 12 semaines sera appliquée à chaque étape (transport, d’acclimatation, et d’entrainement à la tâche visuelle), au-delà de laquelle l’animal sera sorti des procédures. Une séance d’acquisition de données neurophysiologiques chez l’animal anesthésié lors de la phase terminale dure en moyenne 8h afin de recueillir le maximum de données (n=18 animaux).

Impact sur les animaux

Pour toute intervention chirurgicale, le singe est tranquillisé dans sa cage. L’animal est ensuite profondément anesthésié (respiration assistée). Un analgésique est systématiquement administré si la procédure peut induire une douleur transitoire chez l'animal. Les techniques permettant de déterminer une activité cérébrale (IRMf, ultrasons fonctionnels ultrarapides et les mesures d’électrophysiologie) ont été développées afin de pouvoir être utilisées chez chacun des primates (avec un minimum de chirurgies requises), et ainsi réduire le nombre nécessaire d’animaux, tout en limitant le nombre de phases critiques.Les seances d'entrainements et d'acquisitions de données physiologiques sur animal éveillé peuvent durer plusieurs heures (en moyenne 1-2h, 4-5h max) durant lesquelles l'animal est maintenu tête fixe devant un écran pour effectuer un tache visuelle pour etre récompensé. Une attention particuliere sera portée sur la position de l'animal dans la chaise afin qu'elle soit la plus confortable possible. Des pauses régulières pendant la séance seront effectuées au cours desquelles l'animal sera recompensé de fruits secs ou autres. Enfin, si l'animal ne coopère pas (refus de travailler, longues pauses ou agitation), il sera reconduit dans sa cage et la séance d'entrainement ou d'acquistions de données physiologiques sera stoppée.

Devenir

Les animaux du lot 2 qui ont implantés avec un implant rétinien pourront être réutilisés dans des projets sur l'étude du cortex visuel et du comportement des primates non-humains

Remplacement

L’étude portant sur un système intégré dans sa globalité (de l’œil jusqu’au cortex), il est impossible de remplacer les animaux par tout type d’explants, de modèles ou stimulations. Des tests concluants de transfections ont cependant déjà été réalisés sur des explants.

Réduction

L'expérience dans ce domaine de notre laboratoire mais également d'autres laboratoires dans des tâches comportementales similaires ainsi que les normes de publication indiquent que les données doivent être reproduites pour au minimum 2 animaux (souvent 3, parfois 4) afin d'obtenir des données fiables et interprétables. Les animaux participeront à plusieurs tâches comportementales et/ou de perturbations d'activité cérébrale cela afin de limiter le nombre d'animaux dans chacun des groupes.

Raffinement

Tout acte chrirugical se fera sous anesthesie générale soit gazeuse ou en IV. La douleur post-opératoire est gérée par l'administration d'analgésiques opioïdes et une observation régulière des animaux par différents acteurs. Nous utiliserons aussi des images d’IRM anatomiques pour positionner correctement les chambres d’enregistrements pour les primates. Les primates sont hébergés dans des cages individuelles connectées. L’appariement entre individus est privilégié. Les primates reçoivent un programme d'enrichissement varié : les jouets à manipuler sont changés par semaine, des éléments structurels (de type échelle, pneus ...) sont installés en permanence dans leurs cages, les primates participent aux protocoles de recherche avec des sorties en chaise de transport, de l'entrainement cognitif.

Choix des espèces

Les fonctions cérébrales et l’anatomie de l’oeil chez le Macaca fascicularis et le Macaca mulatta (primate non humain) se rapprochent fortement de celles de l’Homme, en plus des similitudes cognitives. Ce modèle animal est le plus pertinent pour notre étude car : - notre objectif est d’imager l’activité de la rétine et du cortex visuel en vue d’un transfert clinique des améliorations des outils d’imagerie - nous acquierons les connaissances biologiques pour améliorer le diagnostic des pathologies de l’oeil chez l’Homme, - nous testerons des thérapies envisagées (implant rétinien), Nous n'utiliserons que des animaux adultes ou jeunes adultes (>3ans) car leur système nerveux central est mature

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Cochons : 75
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 75
Devenir
 -
 2
 -
 73

75 porcs vont être utilisés, presque tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils sont infectés par un virus respiratoire, grippe porcine ou virus du syndrome dysgénésique et respiratoire, par voie intranasale ou intratrachéale, puis reçoivent des produits vétérinaires dont l'étude évalue l'efficacité en vue d'une mise sur le marché. Le porteur indique que l'infection provoque une atteinte de l'état général et la mort d'une partie des animaux, et que les prises de sang répétées génèrent du stress. Il affirme qu'aucun remplacement n'est possible car l'évaluation doit se faire sur l'espèce cible selon les lignes directrices européennes, et justifie la mise à mort par les besoins de l'étude et par la réglementation sanitaire.

Objectifs

Ce type de projet est mis en œuvre afin d’évaluer l’efficacité de produits (pharmaceutiques ou non) dans le cadre d'une pathologie respiratoire virale chez le porc. Les pathologies virales sont la grippe porcine (virus influenza) et la L’infection est induite par inoculation d’une souche de virus directement dans l'arbre respiratoire (administration intranasale ou intratrachéale). Les produits dont le projet vise à évaluer l'efficacité sont administrés selon les modalités prévues par l’AMM recherché ou existant. Au cours du projet, des données sont générées dans le cadre du suivi de l’évolution de la maladie chez les animaux: signes cliniques associés à la pathologie, poids des animaux, ingérés d'eau et d'aliment, mortalité. Des prélèvements peuvent également être réalisés (sang, sécrétions nasales, etc.) pour répondre aux objectifs du projet (évaluation sérologique, dénombrement de pathogènes, dosages du principe actif, recherche de médiateurs de l’inflammation par exemple). Généralement, les animaux sont euthanasiés en fin d'étude afin d'évaluer les lésions macroscopiques et microscopiques des organes (poumons, plèvre, cœur, péricarde, foie...).

Bénéfices attendus

Le projet vise à mettre sur le marché un produit qui permet la prophylaxie sanitaire de maladies virales du porc dont l'incidence a un impact économique non négligeable (Grippe porcine et syndrome dysgénésique et respiratoire porcin).

Procédures

Interventions sur animaux vigiles : - Prises de sang pouvant être répétées sans toutefois dépasser 7,5 % du volume circulatoire par semaine, 10 % sur deux semaines et 15 % sur un mois. - Inoculation du virus (voie intratracheale ou intranasale) - Mesure de la température rectale - Pesées - Prélèvement autres (nasal, salive, feces...)

Impact sur les animaux

Les pathologies virales provoquent une atteinte de l'état général des animaux (morbidité) et, en l'absence de traitement ou lors d'inéfficacité du traitement, la mort d'une partie des animaux (mortalité). Les manipulations des animaux, en particulier les prises de sang qui peuvent être répétées dans le temps, provoquent un stress sur les animaux.

Devenir

L'euthanasie des animaux est imposée par les besoins de l'étude (examen anatomopathologique; prélèvements tissulaires) ou par la santé publique (élimination de la chaine alimentaire d'un animal ayant reçu un produit hors AMM ou sans AMM).

Remplacement

Il n'y a pas de stratégie de remplacement possible, l'évaluation de l'efficacité du produit devant être effectué sur espèce cible (selon les lignes directrices européennes).

Réduction

La réduction du nombre d'animaux est systématiquement recherché en optimisant la conduite de l'étude (dont extension des objectifs à d'autres projets) et en appliquant des analyses statistiques nécessitant moins d'animaux à puissance égale. Utilisation de modèles intégrant des facteurs aléatoires à la place de modèles à facteurs fixes uniquement (régressions mixtes contres ANOVA). Utilisation de régressions logistiques, éventuellement avec facteurs aléatoires, plutôt qu'un Chi2.

Raffinement

L'hébergement des animaux fera systématiquement appel à un enrichissement du milieu. Des techniques de manipulation limitant le stress pour les animaux seront systématiquement recherchées, en relation avec la SBEA de la structure. Des points limites adaptés à l'espèce et des critères d’arrêt de souffrance sont prévus.

Choix des espèces

Dans le cadre d’essais réglementaires pour la mise sur le marché de médicaments vétérinaires, l’étude doit être menée sur l’espèce cible au stade physiologique visé. Les animaux destinés à être utilisés dans les procédures expérimentales n’appartiennent pas à la liste des espèces identifiées comme devant provenir d’élevage ou de fournisseurs agréés (liste figurant à l’article 1er de l’arrêté sur la fourniture des animaux). Porcelets en post-sevrage et en engraissement.