Contrôles de qualité
Titrage de l’activité anti tétanique des vaccins adsorbés simples ou associés sur souris
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
34 160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Elles reçoivent un vaccin antitétanique puis une dose de toxine tétanique, et le porteur indique qu'environ la moitié développe une paralysie de la patte injectée, entraînant l'euthanasie dès qu'elle est avérée. Ce titrage sur souris répond à une exigence réglementaire de la Pharmacopée européenne pour libérer les lots de vaccins. Le porteur affirme que la réponse immunitaire nécessite l'"organisme entier" et qu'une méthode sérologique est en développement pour supprimer à terme l'épreuve par la toxine.
Objectifs
Le titrage de l'activité des vaccins antitétaniques est décrit dans la Pharmacopée européenne (Ph Eu 2.7.8: Titrage de l'activité du vaccin tétanique adsorbé, méthode B: épreuve de virulence sur souris). Le contrôle des vaccins tétaniques par un laboratoire officiel de contrôle est règlementaire.
Bénéfices attendus
La conformité des résultats d'activité des vaccins pour la valence antitétanique est réglementairement nécessaire à la libération des lots de vaccins et donc à leur mise à disposition des patients. A l'issue des essais les animaux ne présentant aucune symptomatologie peuvent être réutilisés pendant une durée maximale à des fins de formation de nouveaux opérateurs à la contention et aux administrations.
Procédures
Les animaux sont soumis à des injections par voie sous-cutanée de solutions vaccinales plus ou moins diluées et d'une dose d'épreuve de toxine tétanique: J0: vaccination de tous les animaux à l'exception de ceux utilisés pour déterminer la dose de toxine tétanique qui paralyse 50 % des animaux: administration de 0,5 mL de vaccin. La vaccination d'un animale dure environ 10s. J28: administration de la toxine à tous les animaux: administration de 0,5 mL de toxine. L'administration dure environ 10s par animal.
Impact sur les animaux
Les actes expérimentaux entrainent la nuisance d'une piqure d'aiguille. Les administrations sous-cutanées ne sont pas accompagnées de réactions au point d’injection ni de modifications du comportement ou de l’apparence des animaux. Les lots d'animaux permettant de déterminer ou de vérifier la DP50 de la toxine tétanique et ceux correspondant aux groupes immunisés avec des faibles doses de vaccin développent une paralysie plus ou moins importante de la patte où a eu lieu l'administration de la toxine. Environ 50% des animaux utilisés vont développer une paralysie.
Devenir
A la fin d'un essai tous les animaux sont euthanasiés car ils ne peuvent être réutilisés en essai.
Remplacement
La réponse immunitaire engendrée par la vaccination nécessite l'organisme entier. A ce jour aucune méthode in vitro n'est disponible pour évaluer l'activité des vaccins tétaniques. Ces dernières années la méthode sérologique est développée dans notre laboratoire afin de supprimer à terme le challenge avec la toxine tétanique et de rendre un résultat de conformité basé sur la concentration en anticorps des sérums des animaux vaccinés.
Réduction
Plusieurs stratégies permettent de limiter l'utilisation des animaux comme le test de deux lots de vaccins en même temps que la référence pour limiter les lots de référence, la limitation des retests et la mise en place du contrôle d'une partie seulement des lots fabriqués pour des vaccins dont la conformité et la stabilité a pu être démontrée au fur et à mesure des années.
Raffinement
Un enrichisseent est mis à disposition des animaux: lanières cartonnées ou rouleau de coton pendant le premier mois puis maisonettes en plastiques rouge transparente la dernière semaine. (Les maisonnettes permettent une meilleure observation de la symptomatologie qui se manifeste après l'épreuve en fin d'essai). Dès qu'un animal en essai présente une paralysie avérée de la patte ayant reçue la toxine il est euthanasié. Un enrichisseent est mis à disposition des animaux: lanières cartonnées, rouleau de coton puis maisonettes en plastiques rouge transparente. Dès qu'un animal en essai présente une paralysie avérée de la patte ayant reçue la toxine il est euthanasié.
Choix des espèces
La Pharmacopée Européenne propose 2 espèces pour réaliser ce test réglementaire (chapitre 2.7.8): le cobaye ou la souris. La méthode mise en place en routine dans notre laboratoire est la méthode B sur souris Les souris peuvent être commandées à un poids de 20 à 22G ou à 5 semaines.
Contrôle d’innocuité d’un vaccin sur carnivores domestiques
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Chiens : 80
140 carnivores domestiques, 60 chats et 80 chiens, vont être utilisé·es dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés ou proposés à l'adoption. Chaque lot de vaccin est contrôlé en surdosage sur deux animaux par injections sous-cutanées, avec un suivi de la douleur au point d'injection, de la fièvre et d'une possible prostration. Le porteur indique que ce test d'innocuité a été supprimé en Europe mais reste exigé par la Russie, la Corée, l'Inde et la Chine pour libérer les vaccins. Il affirme qu'il n'existe à ce jour aucune méthode alternative, tout en décrivant des négociations en cours pour supprimer l'essai.
Objectifs
Projet de type répétitif demandé par la réglementation de certains pays et qui doit être réalisé sur chaque lot de vaccin fabriqué avant de le commercialiser Chaque lot de vaccin étant contrôlé en surdosage sur deux animaux pour vérifier sa bonne innocuité, en suivant les animaux sur le plan général et local au point d'injection.
Bénéfices attendus
Commercialisation de produits n’induisant aucune réaction générale et locale au-delà des critères définis dans les Monographies et instructions. Critères de durée et de dimensions selon le type de réaction au point d’injection
Procédures
Un contrôle comporte entre une et quatre administrations sous-cutanées le même jour, d’un volume de deux doses (2 ml) pour les vaccins inactivés ou dix doses(environ 3,2 ml) pour les vaccins vivants Durée : entre 5 et 10 secondes par administration selon le volume à injecter. Une pesée dure environ 5 minutes (transport de l'animal, pesée et retour en box). Une prise de température dure environ 4 minutes (transport de l'animal, prise de température et retour en box).
Impact sur les animaux
Réactions possibles suite à la vaccination : -une douleur à la palpation au niveau du point d’injection du vaccin, une démangeaison. -une augmentation ou une diminution de la température corporelle de l’animal. -une réaction cutanée au point d’injection: oedème, tuméfaction, nodule. -une dépression de l’animal pouvant se traduire par une prostration, un manque de dynamisme. -une perte de poids.
Devenir
Les animaux peuvent : -soit être réutilisés s’ils répondent au critère de la Monographie pour le vaccin rage à savoir ne pas avoir été vaccinés rage -soit être utilisés dans d’autres études -soit être envoyés à l'adoption
Remplacement
Il n'existe pas à ce jour de méthode alternative pouvant remplacer cet essai. En Europe, le test d’innocuité a été supprimé. Certains pays hors Europe demandent de poursuivre la réalisation de l'essai en routine. Les contrôles sont demandés par les autorités pour la libération des vaccins chiens (ex: Russie, Corée, Inde, Chine) et chat (Chine). D’autre part, un travail a été fait et se poursuit pour négocier la suppression de cet essai avec les autorités des pays concernés.
Réduction
Le nombre d’animaux (2 par test) est une obligation réglementaire ; afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, quand cela est possible (programmation de la fabrication des vaccins, respect des délais de libération des vaccins) plusieurs lots de vaccins sont contrôlés sur un même couple de chiens ou de chats.
Raffinement
Observations quotidiennes des animaux et recours aux points limites, c'est-à-dire l’indicateur le plus précoce d’une éventuelle douleur et/ou détresse chez un animal. L’apparition de cet indicateur entraîne la mise en application de mesures immédiates, visant à éviter ou réduire cette souffrance (ex: traitement). Mise en place d'enrichissement dans les boxes des animaux. Mise en place de période de jeux et socialisation au quotidien. Renforcement positif.
Choix des espèces
Le chien et le chat sont les espèces de destination des vaccins et sont imposés par les Monographies et dossiers d’AMM des pays qui demandent ce contrôle. Le jour de la vaccination, les animaux ont plus de 8 semaines et avant 9 semaines d’âge, correspondant à la primo vaccination revendiquée pour l’ensemble des vaccins contrôlés, sauf pour le vaccin rage (minimum 8 semaines).
Évaluation de l’activité et titrage de formulation vaccinale destinée aux animaux de rente chez le cobaye et la souris.
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Cochons d'Inde : 7000
22 000 souris et 7 000 cobayes vont être utilisés sur cinq ans, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Ils reçoivent des injections de vaccins, d'agents infectieux ou de toxines, le contrôle reposant sur le développement de la maladie chez les témoins non vaccinés, que le porteur prévoit mortelle pour une partie des animaux, environ 1 500 cobayes et 9 000 souris en gravité sévère. Ces tests d'activité et de titrage servent à libérer des lots de vaccins pour animaux de rente et chiens. Le porteur justifie l'usage par la "nécessité" réglementaire et affirme que ces tests ne sont "pas remplaçables" sans "un changement de la réglementation de tous les pays".
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’être en adéquation avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays tiers destinataires pour la constitution du dossier d’AMM et pour la fabrication d’un lot commercial. Les tests ont pour but de déterminer l’activité et le titre de vaccins ou de principes actifs destinés aux animaux de rente et chiens qui se basent sur le développement ou non de la pathologie après injection de la souche. Une équivalence entre les modèles animaux (espèce cible et espèce alternative) a été définie. Ceci permet d’utiliser les modèles rongeurs et d’éviter le recours aux espèces cibles afin de garantir une commercialisation de vaccins efficaces et sûrs.
Bénéfices attendus
Ces tests garantissent la sûreté, l’efficacité et la qualité du produit pour les animaux. Ils permettent la libération d’un nombre important de doses de vaccins améliorant considérablement la qualité sanitaire des élevages et la sécurité alimentaire des consommateurs. Pour libérer le nombre nécessaire de doses de vaccins vétérinaires nous utiliserons, au maximum, 7000 cobayes et 22 000 souris sur 5 ans. Le nombre utilisé varie d’année en année en fonction du nombre de lots de vaccins ou formules vaccinales à tester, des calibrages de réactifs et des réglementations des différents pays destinataires. A titre d’exemple : - 1 lot de vaccin contrôlé sur 80 souris et 50 cobayes permet la vaccination de 481 000 bovins ou 962 000 ovins/caprins. - 1 lot de vaccin contrôlé sur 20 souris permet la vaccination de 59 500 chevaux ou 119 000 porcs ou chiens.
Procédures
Deux procédures sont prévues dans ce projet ou aucun prélèvement n’est réalisé. Dans la première procédure les animaux seront soumis à deux types d’injections : → Deux injections de vaccins par voie sous cutanée (30 secondes par injection à 28 jours d’intervalle) → Une injection par voie intra-musculaire (30 secondes par animal) . Dans la seconde procédure les animaux seront soumis à une seule injection par voie sous cutanée ou intra-veineuse ou intra-musculaire selon le protocole (30 secondes par animal).
Impact sur les animaux
Dans ce projet, les opérations conduites sur les animaux peuvent générer un stress et une douleur modérée de courte durée en fonction de l’occurrence des administrations et des examens individuels. Les contrôles d’activité d'épreuve et de titrage se basent sur le développement ou non de la pathologie après injection de l’agent infectieux ou de la toxine (les animaux vaccinés sont protégés). Les cobayes témoins non vaccinés en nombre réduit montrent les symptômes liés à la pathologie testée qui induit la mort. Sur 5 ans, nous estimons 1500 cobayes en grade sévère (non vaccinés) et 5500 en modéré (vaccinés). Les souris peuvent montrer des symptômes sévères liés aux toxines testées. Sur 5 ans, nous estimons 9000 souris en grade sévère et 13 000 en modéré. Des points limites sont appliqués et les manipulations sont réalisés par du personnel habilité, compétent pour identifier les cas pour lesquels l'animal ne serait plus dans sa zone de confort.
Devenir
Les animaux ayant terminé une procédure ne peuvent pas intégrer une autre procédure. Ainsi, en fin de procédure, ils seront mis à mort.
Remplacement
La nécessité d’utilisation des animaux provient de la réglementation en vigueur sur ces tests, en conformité avec la réglementation du pays destinataire. Elle permet de démontrer l’activité et le titre du vaccin ou de la formulation vaccinale. A ce jour, ces tests in vivo ne sont pas remplaçables par un modèle in vitro. La Pharmacopée Européenne et les réglementations des pays destinataires du produit demandent des tests sur animaux pour la mise sur le marché de lot commercial. Il n’est actuellement pas possible de les remplacer sans un changement de la réglementation de tous les pays.
Réduction
Le nombre, le statut et le sexe des animaux utilisés est imposé par la réglementation des pays ou par la Pharmacopée. La réduction du nombre est possible grâce à la mutualisation de groupes références et témoins. Les souris et les cobayes sont des espèces alternatives pour réduire le nombre de tests faits sur les animaux de l'espèce cible (animaux de rente et chiens).
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe et soignés quotidiennement dans des conditions conformes à la réglementation et dans une ambiance propice au bien-être des animaux. Tous les animaux passent par une phase d’acclimatation à leur nouvel environnement d’au moins 3 jours pour les souris et d’au moins 14 jours pour les cobayes avant le début du test. Les animaux ont accès à la nourriture et à l’eau à volonté et sont hébergés dans une ambiance musicale. Des enrichissements sont installés dans les hébergements (alimentaire et/ou objets de type huttes, tunnels, palets de foin de Crau et lanières de nidification selon les espèces). Par ailleurs, ces procédures sont mises en œuvre depuis 2005 conformément à la version APAFIS précédente. Des points limites spécifiques aux pathologies sont définis pour les cobayes témoins non vaccinés ou les titrages sur souris. Le personnel compétent vérifie l’évolution de l’état général et applique les points limites définis le cas échéant.
Choix des espèces
Les souris et les cobayes sont des espèces alternatives pour réduire le nombre de tests réalisés sur les animaux de l'espèce cible (animaux de rente et chiens) Les cobayes pèsent entre 250g et 450g et les souris entre 18 et 20 g le jour de l'injection (J0). Ce stade de développement correspond à celui requis pour répondre à la Pharmacopée Européenne et au dossier déposé aux autorités.
Evaluation chez la souris, le cobaye et le lapin de l’immunogénicité, du pouvoir immunogène (test de « potency ») et de l’identité d’une formule vaccinale destinée aux animaux de rente.
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Cochons d'Inde : 1500
Lapins : 3000
3 000 lapins, 1 500 cobayes et 1 000 souris vont être utilisés sur cinq ans, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent des injections de vaccins puis un prélèvement sanguin terminal sous anesthésie, pour des tests d'activité et d'identité exigés par la Pharmacopée avant commercialisation de vaccins destinés aux animaux de rente. Le porteur présente ces espèces comme "alternatives" à l'espèce cible et justifie leur usage par la "nécessité" réglementaire. Il affirme que ces tests in vivo ne sont "pas remplaçables" sans "un changement de la réglementation de tous les pays".
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’être en adéquation avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays tiers destinataires pour la constitution du dossier d’AMM et pour la fabrication d’un lot commercial. Les tests ont pour but de garantir l’activité sérologique ou l'identité de vaccins ou de principes actifs destinés aux animaux de rente. Ils sont effectués sur espèces alternatives (lapins, souris, cobayes) pour limiter le recours à l'espèce cible (animaux de rente). Une équivalence entre les modèles animaux (espèce cible et espèce alternative) a été définie. Ceci permet d’utiliser les modèles rongeurs et d’éviter le recours aux espèces cibles afin de garantir une commercialisation de vaccins efficaces et sûrs.
Bénéfices attendus
Ces tests garantissent la sûreté, l’efficacité et la qualité du produit pour les animaux de rente. Ces tests permettent la libération d’un nombre important de doses de vaccins améliorant considérablement la qualité sanitaire des élevages et la sécurité alimentaire des consommateurs. Pour libérer le nombre nécessaire de doses de vaccins vétérinaires nous utiliserons, au maximum, 3000 lapins, 1500 cobayes et 1000 souris sur 5 ans. Le nombre utilisé varie d’année en année en fonction du nombre de lots de vaccins ou formules vaccinales à tester et des réglementations des différents pays destinataires. A titre d’exemple : - 1 lot de vaccin contrôlé sur 20 souris permet la vaccination de 70 000 bovins - 1 lot de vaccin contrôlé sur 5 à 7 cobayes permet la vaccination de 110 000 bovins ou 550 000 ovins/caprins ou 130 000 porcs - 1 lot de vaccin contrôlé sur 20 lapins permet la vaccination de 481 000 bovins ou 962 000 ovins/caprins - 1 lot de vaccin contrôlé sur 3 cobayes permet la vaccination de 525 000 bovins ou 1 300 000 ovins/caprins
Procédures
Quatre procédures sont prévues dans ce projet. Dans deux procédures tous les animaux (souris, lapins) seront soumis à deux types d’interventions : → Deux injections de vaccins par voie sous cutanée (30 secondes par animal) → Un prélèvement de sang terminal sous anesthésie (10 minutes par animal endormissement compris). Dans une troisième procédure tous les cobayes seront soumis à trois types d’interventions : → Un prélèvement de sang sous anesthésie (10 minutes par animal endormissement compris). → Deux injections de vaccins par voie sous cutanée (30 secondes par animal) → Un prélèvement de sang terminal sous anesthésie (10 minutes par animal endormissement compris). Enfin dans la dernière procédure les cobayes seront soumis à une seule injection par voie intra-dermique sous anesthésie (10 minutes par animal endormissement compris) et aucun prélèvement n’est réalisé.
Impact sur les animaux
Dans ce projet, les opérations conduites sur les animaux peuvent au plus générer un stress et une douleur légère à modérée de courte durée en fonction de l’occurrence des administrations et des examens individuels. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l'animal ne serait plus dans sa zone de confort.
Devenir
Les animaux ayant terminé une procédure ne peuvent pas intégrer une autre procédure comme exigé par leur statut d’animaux EOPS. Ainsi, en fin de procédure, ils seront mis à mort.
Remplacement
La nécessité d’utilisation des animaux provient de la réglementation en vigueur sur ces tests, en conformité avec la réglementation du pays destinataire. Elle permet de démontrer l’activité du vaccin ou de la formulation vaccinale. A ce jour, ces tests in vivo ne sont pas remplaçables par un modèle in vitro. La Pharmacopée Européenne et les réglementations des pays destinataires du produit demandent des tests sur animaux pour la mise sur le marché de lot commercial. Il n’est actuellement pas possible de les remplacer sans un changement de la réglementation de tous les pays.
Réduction
Le nombre, le statut et le sexe des animaux utilisés est décrit dans les réglementations des pays ou par la Pharmacopée. Le nombre d’animaux utilisés par lot est faible (compris entre 5 et 20 animaux maximum par lot). Les souris, cobayes et les lapins sont des espèces alternatives pour réduire le nombre de tests faits sur les animaux de l'espèce cible (animaux de rente).
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe et soignés quotidiennement dans des conditions conformes à la réglementation et dans une ambiance propice au bien-être des animaux. Tous les animaux passent par une phase d’acclimatation à leur nouvel environnement d’au moins 3 jours pour les souris, d’au moins 14 jours pour les cobayes et d’au moins 21 jours pour les lapins avant le début du test. Les animaux ont accès à la nourriture et à l’eau à volonté et sont hébergés dans une ambiance musicale. Des enrichissements sont installés dans les hébergements (alimentaire et/ou objets de type huttes, tunnels, balles, hochets, plateforme de repos, repose pattes, palets de foin de Crau et lanières de nidification selon les espèces). Par ailleurs, ces procédures sont mises en œuvre depuis 2005 conformément à la version APAFIS précédente.
Choix des espèces
Les souris, les cobayes et les lapins sont des espèces alternatives pour réduire le nombre de tests faits sur les animaux de l'espèce cible (animaux de rente) En fonction des techniques utilisées, les lapins ont entre 3 et 6 mois d'âge, les cobayes pèsent entre 250g et 350g ou entre 350g et 450g et les souris entre 17 et 21 g ou âgées de 8 semaines le jour de l'injection (J0). Ce stade de développement correspond à celui requis pour répondre à la Pharmacopée Européenne et au dossier déposé aux autorités.
Contrôle chez la souris et le cobaye d’innocuité non spécifique, de toxicité d’une formule vaccinale destinée aux animaux de rente
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Cochons d'Inde : 600
700 animaux non-humains, 600 cobayes et 100 souris, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent une injection sous-cutanée ou intrapéritonéale d'un vaccin ou d'un adjuvant, puis sont mis à mort en raison de leur statut EOPS qui interdit toute réutilisation. Le porteur présente ces tests d'innocuité comme menés sur des espèces alternatives pour épargner les animaux d'élevage et les chiens, et chiffre qu'un lot contrôlé sur quelques individus libère la vaccination de centaines de milliers d'animaux d'élevage. Il affirme que la Pharmacopée européenne exige ces tests et qu'aucun modèle in vitro ne peut les remplacer sans changement réglementaire.
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’être en adéquation avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays tiers destinataires pour la constitution du dossier d’AMM et pour la fabrication d’un lot commercial. Les tests ont pour but de confirmer l’innocuité et de vérifier la toxicité de vaccins ou principes actifs, et de confirmer l’innocuité d’adjuvants entrant dans la composition de vaccins vétérinaires. Ils sont effectués sur espèce alternative (souris, cobayes) pour limiter le recours à l’espèce cible (animaux de rente). Une équivalence entre les modèles animaux (espèce cible et espèce alternative) a été définie par les Pharmacopées. Ceci permet d’utiliser les modèles rongeurs et d’éviter le recours aux espèces cibles afin de garantir une commercialisation de vaccins sûrs.
Bénéfices attendus
Ces tests garantissent la sûreté et la qualité du produit pour les animaux de rente. Ces tests permettent la libération d’un maximum de doses de vaccins améliorant considérablement la qualité sanitaire des élevages et la sécurité alimentaire des consommateurs. Pour libérer le nombre nécessaire de doses de vaccins vétérinaires nous utiliserons, au maximum, 600 cobayes et 100 souris sur 5 ans. Le nombre utilisé varie d’année en année en fonction du nombre de lots de vaccins ou formules vaccinales à tester et des réglementations des différents pays destinataires. - 1 lot de vaccin contrôlé sur 5 souris et 3 cobayes permet la vaccination de 89 500 chevaux ou 119 000 porcs ou chiens - 1 lot de vaccin contrôlé sur 17 cobayes permet la vaccination de 481 000 bovins ou 962 000 ovins/caprins ou 200 000 équins
Procédures
Deux procédures sont prévues dans ce projet liés aux deux espèces. Les animaux seront soumis à une injection soit par voie sous-cutanée soit intra-péritonéale. Aucun prélèvement n’est réalisé.
Impact sur les animaux
Dans ce projet, les opérations conduites sur les animaux peuvent au plus générer un stress et une douleur légère de courte durée en fonction de l’occurrence des administrations et des examens individuels. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l'animal ne serait plus dans sa zone de confort.
Devenir
Les animaux ayant terminé une procédure ne peuvent pas intégrer une autre procédure comme exigé par leur statut d’animaux EOPS. Ainsi, en fin de procédure, ils seront mis à mort.
Remplacement
La nécessité d’utilisation des animaux provient de la réglementation en vigueur sur ces tests, en conformité avec la réglementation du pays destinataire. Elle permet de démontrer l’innocuité et l’absence de toxicité du vaccin ou de la formulation vaccinale. A ce jour, ces tests in vivo ne sont pas remplaçables par un modèle in vitro. La Pharmacopée Européenne et les réglementations des pays destinataires du produit demandent des tests sur animaux pour la mise sur le marché de lot commercial. Il n’est actuellement pas possible de les remplacer sans un changement de la réglementation de tous les pays.
Réduction
Le nombre, le statut et le sexe des animaux utilisés est décrit dans les réglementations des pays ou par la Pharmacopée. Le nombre d’animaux utilisés par lot est faible (compris entre 3 et 17 animaux). La réduction du nombre est possible grâce à la mutualisation des groupes témoins. Les souris et les cobayes sont des espèces alternatives pour réduire le nombre de tests faits sur les animaux de l'espèce cible (animaux de rente et chiens).
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe et soignés quotidiennement dans des conditions conformes à la réglementation et dans une ambiance propice au bien-être des animaux. Tous les animaux passent par une phase d’acclimatation à leur nouvel environnement d’au moins 3 jours pour les souris et d’au moins 14 jours pour les cobayes avant le début du test. Les animaux ont accès à la nourriture et à l’eau à volonté et sont hébergés dans une ambiance musicale. Des enrichissements sont installés dans les hébergements (alimentaire et/ou objets de type huttes, tunnels, palets de foin de Crau et lanières de nidification selon les espèces). Par ailleurs, ces procédures sont mises en œuvre depuis 2005 conformément à la version APAFIS précédente.
Choix des espèces
Les souris et les cobayes sont des espèces alternatives, décrites dans la Pharmacopée Européenne et les réglementations pour réduire le nombre de tests faits sur les animaux de l'espèce cible (animaux de rente et chiens). En fonction des techniques utilisées, les cobayes pèsent entre 250g et 350g ou entre 350g et 450g et les souris entre 17 et 22 g le jour de l'injection (J0). Ce stade de développement correspond à celui requis pour répondre à la Pharmacopée Européenne et au dossier déposé aux autorités.
Evaluation de I’efficacité d’un vaccin antirabique par épreuve virulente sur souris.
- Formation professionnelle
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
20 090 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à sévères. Elles reçoivent le virus de la rage par injection intracérébrale pour contrôler l'activité de lots de vaccins, ce qui peut provoquer parésie, paralysie et état moribond avant la mort. Le porteur reconnaît qu'une méthode de remplacement sérologique existe, mais indique que des autorités hors Europe comme la Russie, la Corée ou la Chine imposent encore l'épreuve virulente sur souris. La mise à mort découle de la contamination systématique des animaux par le virus.
Objectifs
Ce projet comporte quatre procédures : Vérification de l'activité de chaque lot de vaccins antirabiques dans le cadre de leur commercialisation. Fabrication de la souche d’épreuve CVS utilisée dans les tests d’activité. Titrage de la souche d’épreuve afin d’adapter sa dose dans les tests. Vérificationde l’identification du vaccin Rage pour la Chine. Habilitation des techniciens aux contrôles d’activité rage.
Bénéfices attendus
Bénéfices importants en santé humaine et animale : assurer la protection des animaux par le contrôle réglementaire de l’efficacité des vaccins antirabiques fabriqués et commercialisés et, la rage étant une zoonose, participation à la protection de l'homme.
Procédures
Les animaux seront soumis à uniquement à des administrations. Il n’y aura aucune procédure chirurgicale ni prélèvement. Deux types d'injections sont réalisés dans ce projet d'un part une intrapéritonéale , ce geste et fait sans aucune anesthésies et dure quelques secondes (entre 3 et 5) d'autre part une intracérébrale qui prends entre 3 et 5 secondes et qui est réalisée après une phase d'anesthésie (par voie intrapéritonéale qui prends entre trois et 5 secondes). L'animal est alors suivi jusqu'à sa phase de réveil complet soit pendant 30 à 45 minutes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables que peut provoquer l’injection par voie intracérébrale sont des signes de parésie, paralysie et troubles neurologiques. Suite à l’injection du virus rabique, les animaux peuvent présenter des signes spécifiques d’une infection par le virus de la rage chez la souris à savoir : poils hérissés, dos voussé, perte de mobilité, paralysie, état moribond pouvant conduire à la mort de l'animal ; l’apparition de ces signes suit différents stades décrits dans la monographie de la Pharmacopée Européenne.
Devenir
Le virus de la rage est injecté à tous les animaux qui sont donc contaminés et ne peuvent être conservés à la fin des contrôles.
Remplacement
Des méthodes de remplacement existent, notamment un test sérologique, pour remplacer cet essai. Cependant les autorités réglementaires de certains pays hors Europe demandent le contrôle de l’activité sur souris par épreuve virulente pour la commercialisation des vaccins rage, ce qui empêche d'avoir recours, pour eux, au test alternatif. Les contrôles sont demandés par les autorités pour la libération des vaccins (ex: Russie, Corée, Thaïlande, Afrique du Sud, Emirats, Chine).
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans chaque procédure est une obligation réglementaire ; les témoins sont communs à plusieurs lots de vaccins afin de réduire le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Observations quotidiennes des animaux et recours aux points limites précis et définis par la Monographie de la Pharmacopée européenne. Mise en place d'enrichissement dans les cages des animaux en phase vaccinale. Pendant la phase d’épreuve et pour des raisons de sécurité vis-à-vis du personnel, il n’y a pas d'enrichissement.
Choix des espèces
La souris est imposée par la Monographie 0451 de la Pharmacopée Européenne, par le test NIH (National Institute of Health) et dans les spécifications et le dossier d’AMM en Chine. Jeunes animaux sevrés imposés par les Monographies et dossiers d’AMM.
Evaluation de l’efficacité des produits immunologiques dans le cadre de développements de produits destinés à protéger des espèces domestiques contre un agent pathogène – Avenant à l’autorisation de projet #23290
- Formation professionnelle
- Production de routine
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Contrôles de qualité
Cochons d'Inde : 600
Hamsters dorés : 7000
Chats : 150
Chiens : 1200
Furets : 50
13 000 animaux non-humains vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Chiens (1 200), chats, furets, souris, cobayes et 7 000 hamsters dorés reçoivent un agent pathogène, virus ou bactérie, puis sont suivis pour la maladie qu'il déclenche, afin d'évaluer l'efficacité de produits immunologiques vétérinaires destinés au marché. Le porteur indique que certains animaux développeront des signes cliniques sévères et douloureux pouvant conduire à la mort et seront mis à mort aux points limites. Il affirme qu'aucune méthode in vitro n'est reconnue par la pharmacopée et que l'évaluation sur l'espèce de destination est "requise par la loi".
Objectifs
Dans le cadre du développement de produits immunologiques à destination vétérinaire tels que les vaccins, la démonstration des propriétés protectrices du produit contre la maladie cible est requise par la loi, et réalisée selon des réglementations précises. L’évaluation de l’efficacité du produit vis-à-vis d’une épreuve virulente est également nécessaire pour définir et caractériser le produit candidat (choix de la dose, de la voie d’administration, des adjuvants/excipients…). Toutes ces informations participent au développement et à la constitution finale du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Ce projet vise ainsi à présenter 2 procédures expérimentales répétitives ayant pour but d’évaluer l’efficacité de produits immunologiques chez les carnivores domestiques. Ces deux procédures concernent : 1/ la mise au point d’épreuve nécessaire pour cette évaluation, 2/ l’évaluation de l’efficacité en elle-même. A noter que par la suite, pour des raisons de simplification, on parlera par défaut d’animaux vaccinés à la place d’animaux ayant reçu le produit immunologique d’intérêt. Ces deux procédures seront réalisées sur l’animal de destination (chiens, chats, furets) ou lors d’essais préalables sur un modèle rongeur (souris, hamsters essentiellement). Les essais consisteront à administrer le pathogène (type virus ou bactéries), selon une ou plusieurs voie(s) d’administration, à une ou plusieurs dose(s), à des animaux sains préalablement vaccinés ou non et sensibles à ce pathogène. L’efficacité des produits immunologiques sera évaluée par comparaison des données obtenues chez les animaux vaccinés par rapport aux animaux non vaccinés. Il s’agira du suivi des signes cliniques spécifiques de la maladie, associé ou non à un suivi de paramètres biologiques (taux d’anticorps, excrétion virale ou bactérienne…).
Bénéfices attendus
Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits immunologiques sûrs et efficaces auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. Ce projet s’inscrit dans la prévention de maladies pouvant être graves et causer de la souffrance animale et des zoonoses. Les produits immunologiques ainsi développés permettent de protéger les espèces domestiques par la réduction des signes cliniques de maladie voire la mortalité ainsi que par la réduction de sa propagation auprès de ses congénères et de l’Homme (dans le cas de zoonoses). Dans le cadre du développement de nouveaux produits ou amélioration de produits existants sur le marché, les bénéfices envisagés de cette procédure seront la meilleure connaissance et compréhension du fonctionnement de ces produits (dose, voie d’administration, adjuvants/excipients, innocuité, efficacité, mécanisme d’action) et la réalisation des études nécessaires à la constitution du dossier d'autorisation de mise sur le marché (AMM).
Procédures
En fonction du produit immunologique testé et donc du type d’agent pathogène inoculé, les animaux seront soumis à différentes interventions nécessaires à la bonne évaluation de son efficacité, selon les réglementations en vigueur. L’ensemble des interventions possibles, et variables selon le produit évalué, sont les suivantes : -Injection(s) de l’agent pathogène (ex, virus ou bactéries) à une ou plusieurs reprises (administrations répétées jusqu’à 4 fois) -Suivi clinique régulier des signes typiques de la maladie inoculée, associé ou non à une prise de température rectale (carnivores) et une pesée, permettant de surveiller et d’évaluer l’état de santé des animaux et nécessaires à l’appréciation de l’efficacité clinique du produit étudié -Prélèvements d’échantillons variés permettant des mesures répétées de marqueurs biologiques et nécessaires à l’appréciation de l’efficacité biologique du produit étudié. Ces prélèvements sont réalisés à des volumes et intervalles réguliers dans la limite des recommandations par espèce. -Euthanasie en fin d’épreuve par une méthode adaptée. La durée de l’épreuve pourra varier de 1 semaine à 2 ans (cas d’une infection lente).
Impact sur les animaux
Les animaux pourront ressentir une légère douleur transitoire aux sites d’injection lors de l’administration du pathogène, d’anesthésique ou de médication liée à l’introduction d’une aiguille. En revanche pour d’autres voies telles que intraoculaire ou intranasale, une anesthésie sera mise en place afin de prévenir tout stress ou douleur. Le suivi de la température par voie rectale pourra causer de l’inconfort temporaire et/ou de la douleur transitoire. Des signes cliniques plus ou moins sévères, spécifiques de la maladie et connus (retour terrain ou bibliographie relative aux modèles expérimentaux) pourront être observés, tels que des atteintes de l’état général (hypo/hyperthermies, pertes de poids, déshydratation, dépression…), et/ou plus spécifiques à certains organes type atteintes digestives (diarrhées, vomissements…), respiratoires (toux, éternuements, dyspnée, …), oculaires (conjonctivites…), rénales, neurologiques, dermiques et autres. Dans de rares cas, en fonction de la maladie, les animaux présentant des atteintes cliniques sévères et douloureuses, pouvant conduire à leur mort, seront euthanasiés dès l’atteinte des points limites définis et ceci afin d’éviter ou limiter dans le temps ces altérations graves. Tous ces signes peuvent induire des gênes ou inconforts, voire des souffrances, allant de quelques heures à quelques jours. A chaque fois que cela sera possible, des mesures visant à minimiser les effets indésirables sur le bien-être des animaux, en termes de sévérité et de durée, seront mises en place.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode adaptée en conformité avec la loi et ceci pour chacune des deux procédures.
Remplacement
L’efficacité du produit immunologique doit être évaluée sur chacune des espèces de destination conformément aux monographies de la Pharmacopée Européenne. A ce jour, aucune méthode alternative in vitro n’est reconnue par la pharmacopée permettant de répondre à la demande. La réalisation d’essais préliminaires sur modèle rongeur sera privilégiée lorsque cela est possible.
Réduction
Ces procédures s’appuient sur le nombre d’animaux stipulé dans les monographies ou autres textes réglementaires relatifs au produit testé et/ou sur une analyse statistique et/ou des données préliminaires obtenues sur des essais passés ou de la littérature. A chaque fois, le nombre minimum d’animaux est utilisé afin de répondre à l’objectif de l’étude. Chaque fois que cela est possible, deux ou plusieurs produits, pourront être testés simultanément afin d’utiliser des témoins communs (surtout dans le cadre de sélection de produits dans les modèles rongeurs).
Raffinement
Des mesures seront prises afin de limiter le stress et la douleur lors de l’expérimentation : -Observation d’une période d’acclimatation et mise en place de séances d’habituation et socialisation des animaux (standard à renforcée), -Hébergement en groupe, et enrichissement adapté, afin de respecter le comportement inné des animaux et les interactions entre individus nécessaires au maintien du bien-être -Observation quotidienne et suivi clinique régulier, effectué aussi souvent que cela sera jugé nécessaire, pour surveiller l’apparition de tous signes cliniques d’atteintes de l’état de santé des animaux -Réalisation de certains actes (administrations ou prélèvements) avec anesthésie/analgésie si nécessaire afin de garantir le bien-être animal. Une surveillance sera mise en place jusqu'au réveil complet de l’animal. -Médication pour le traitement de tous symptômes, tant que le traitement reste compatible avec l’objectif de l’étude -Mise en place de mesures compensatoires telles qu’un régime spécial (pâté en cas de perte d’appétence), enrichissement supplémentaire, nettoyages supplémentaires, surveillance accrue et renforcée,… De plus, pour chaque étude, l’état général de l’animal est suivi et l'utilisation de critères d’arrêt de souffrance sera systématiquement mise en œuvre pour réduire douleur, souffrance et angoisse.
Choix des espèces
De par la réglementation, l’efficacité d’un produit doit être établie sur l’espèce de destination (chien, chat ou furet) afin de garantir la fiabilité des résultats. Des essais préalables peuvent être réalisés sur des modèles rongeurs afin de limiter le nombre de carnivores à utiliser. Les études seront réalisées sur des animaux sevrés juvéniles ou adultes conformément à la réglementation.
Test d’absorption du fer au point d’injection chez le lapin selon la Pharmacopée Chinoise
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
100 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque lapin est sédaté puis reçoit une injection de fer dans un muscle de la cuisse, avant d'être mis à mort une semaine plus tard pour prélever et analyser ce muscle, afin de contrôler des produits vétérinaires destinés au marché chinois. Le porteur indique que ce test in vivo est exigé par la Pharmacopée Chinoise, tout en visant à démontrer que les contrôles physico-chimiques déjà réalisés en France suffiraient à s'en passer. Il affirme qu'aucune méthode alternative n'existe pour cette exigence réglementaire.
Objectifs
Les injections de fer sont très souvent utilisées chez les jeunes animaux de rente (porcins, ovins, caprins, bovins…) dans le cadre de la prévention et du traitement de l’anémie ferriprive après la naissance. Dans le cadre de l’élevage porcin, les injections de fer sont presque systématiquement réalisées dans les 3 jours suivant la naissance. La Chine est le 1er producteur de porcs au monde et un marché important pour les industries pharmaceutiques vétérinaires. Ce projet est réalisé dans le cadre de demande d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) en Chine de produits vétérinaires injectables composés de fer, possédant déjà des AMM en France. A chaque libération d’un nouveau lot de ces produits en France, un contrôle qualité est réalisé à l’aide de différents tests physico-chimiques décrits dans la Pharmacopée Européenne. Pour la commercialisation sur le marché chinois, les autorités chinoises demandent la réalisation d’un test in vivo d’absorption du fer au point d’injection chez le lapin. Ce test fait partie des tests de contrôle qualité réalisés lors de la libération de lots de produits contenant du fer en Chine. Il permet de valider la qualité du lot en analysant l’absorption du fer après une injection unique et de s’assurer que la quantité de fer non absorbée au niveau du point d’injection ne dépasse pas 20% de la quantité injectée. Le but de cette vérification est de s’assurer que chaque lot commercialisé est conforme, et que le produit est sûr, aussi bien pour la santé animale que pour la consommation humaine. Ce projet a donc 2 objectifs : 1) la réalisation du test d’absorption de fer au point d’injection demandé par les autorités chinoises dans le cadre d’une demande d’AMM. 2) démontrer que les contrôles physico-chimiques réalisés en France sont suffisants pour pouvoir s’affranchir de l’utilisation de lapins lors de la libération de chaque lot de produit commercialisé sur le marché chinois.
Bénéfices attendus
1) Obtenir l’autorisation de mise sur le marché en Chine des produits testés. Ainsi, chaque lot commercialisé et autorisé sera conforme et sûr, aussi bien pour la santé animale que pour la consommation humaine. En effet, ce projet va permettre de valider en Chine des produits permettant de lutter contre l’anémie ferriprive rencontrée dans les élevages. 2) Prouver que les contrôles physico-chimiques réalisés en France sont suffisants pour pouvoir s’affranchir de l’utilisation de lapin lors de la libération de chaque lot de produit commercialisé sur le marché chinois.
Procédures
Les interventions prévues sur les animaux sont : 1) Injection pour la sédation des animaux : durée inférieure à 30 secondes. 2) Les animaux sédatés recevront une injection unique dans le muscle vaste médial de l’un des membres postérieurs, l’autre servant de contrôle non injecté : durée inférieure à 30 secondes. La sédation permet de diminuer le stress de l’animal et facilite sa contention. Elle facilitera également l’injection qui doit être réalisée précisément dans le muscle vaste médial. 3) Une semaine plus tard, pour l’euthanasie des animaux : durée inférieure à 30 secondes. 4) Sur les animaux euthanasiés, dissection et analyse du muscle vaste médial de l’un des membres : couleur du muscle au point d’injection et prélèvement du muscle pour doser la quantité de fer restant au niveau du point d’injection. Les résultats obtenus avec le muscle traité sont comparés avec ceux obtenus avec le muscle témoin qui n’a pas reçu d’injection.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont rattachés aux procédures et interventions prévues par le projet sur les animaux : 1) Stress et inconfort potentiellement induits par le port et la contention des animaux avant la sédation : durée inférieure à 5 minutes. 2) Stress et inconfort potentiellement induits lors de la pesée des animaux : durée inférieure à 1 minute. 3) Douleur induite par l’aiguille (piqure) lors de l’anesthésie des animaux : durée d’environ 10 secondes. 4) Stress potentiel dans la phase où l’animal redevient complètement vigile au fur et à mesure de la disparition de la sédation.
Devenir
Les animaux inclus dans ce projet seront mis à mort afin de pouvoir prélever et analyser le muscle injecté étudié. Ces prélèvements de muscle sont primordiaux pour répondre aux objectifs de ce projet.
Remplacement
Remplacement : le remplacement n’est pas envisageable car le test d’absorption du fer au point d’injection est une procédure expérimentale in vivo demandée par la réglementation chinoise, dans le cadre de la commercialisation sur le marché chinois de produits vétérinaires composés de fer. L’absorption de fer est un processus dynamique nécessitant le passage de la molécule étudiée du site d’absorption vers le sang pour pénétrer dans la circulation systémique. Ce type d’étude doit se réaliser sur animaux. Cependant, l’un des buts de ces études est de démontrer que les contrôles qualité réalisés en France sont suffisants pour permettre à terme de s’affranchir de l’utilisation d’animaux pour chaque nouvelle libération de lot. Afin de démontrer ceci, l’utilisation d’animaux est ici nécessaire et aucune méthode substitutive n’existe. En effet, l’utilisation des animaux dans le cadre de ce projet, ne peut pas être remplacée par des méthodes alternatives n’impliquant pas l’utilisation d’animaux.
Réduction
Réduction : Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été calculé à partir des directives mentionnées dans la Pharmacopée Chinoise, dans laquelle il est stipulé qu’il faut utiliser 2 animaux par lot testé, et à partir des besoins pour le projet (estimation du nombre de lots à tester sur la durée du projet). De plus l’un des objectifs du projet est de démontrer que les contrôles physico-chimiques réalisés en France sont suffisants pour pouvoir s’affranchir de l’utilisation de lapins lors de la libération de chaque lot de produit commercialisé sur le marché chinois. Il a été estimé que 10 lots seraient testés par an, soit 100 lapins au total sur la durée du projet qui est de 5 ans.
Raffinement
Raffinement : 1) Les animaux seront suivis quotidiennement. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d’un traitement thérapeutique adapté et/ou des soins divers, dans le but de soigner ou soulager l’animal. 2) La surveillance, les soins des animaux et l’administration du traitement prescrit sont assurés par du personnel formé, qualifié, compétent et sensibilisé à appliquer des points limites spécifiques au protocole 3) La surveillance des lapins sera accrue à des moments sensibles du projet tels que pour gérer/désamorcer les risques de bagarres entre lapins après la constitution des binômes dans les cages, durant la sédation et l’injection, après sédation et injection, jusqu’à ce que l’animal redeviennent complètement vigile. 4) Une grille décisionnelle/scores est appliquée pour atténuer ou abréger la douleur. 5) Une sédation du lapin sera pratiquée avant l’injection du produit à tester (anesthésie générale légère) pour diminuer le stress de l’animal et faciliter sa contention pour l’injection. La douleur, souffrance et angoisse de l’animal sont d’abord réduites puis supprimées pour que la manipulation puisse être réalisée dans les meilleures conditions. Il est primordial que l’injection soit réalisée précisément au niveau du muscle vaste médial, pour cela l’animal ne doit pas bouger. 6) Les lapins sont hébergés dans des conditions optimales en zones confinées, conçues pour protéger leur statut sanitaire Exempt d’Organismes Pathogènes Spécifique et les préserver des infections. 7) Les paramètres critiques d’ambiance tels que la température et la ventilation sont maintenus stables, régulés en permanence et sous alarmes. 8) Les lapins sont rassurés par le personnel qui leur parle continuellement et les manipule de façon apaisante. 9) Les animaux sont hébergés en groupe harmonieux et ont accès à un enrichissement varié pour exprimer un large répertoire de comportements normaux, d’interactions sociales entre congénères. 10) Les animaux ne subissent ni stress de transport, ni de changement d’environnement (personnel, mode opératoire, aliment…) car ils sont nés sur place et maintenus dans les mêmes conditions, qu’ils soient expérimentation qu’en élevage. 11) Le respects de critères d’inclusion des lapins (age, bonne santé et poids) permettant de n’utiliser que des lapins les plus optimum.12) L’aliment et l’eau de boisson sont à volonté, leur disponibilité est vérifiée quotidiennement.
Choix des espèces
Le lapin est l’espèce utilisée pour ce projet car c’est l’animal demandé et décrit dans la Pharmacopée Chinoise pour la réalisation de tests d’absorption du fer au site d’injection. Conformément à la Pharmacopée Chinoise, les animaux utilisés seront des adultes pesants entre 1,5 et 2,5 kg.
Prélèvement de sang
- Production de routine
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Moutons : 25
Bovins : 25
75 animaux non-humains, cochons, moutons et bovins à parts égales, vont être utilisés en gravité légère et maintenus en vie, réutilisés ou rendus à l'élevage. Ils subissent des prélèvements de sang répétés à la veine jugulaire ou cave pour produire du sérum, du plasma et des dérivés destinés au contrôle qualité de médicaments, voire à nourrir des moustiques. Le porteur décrit une nuisance limitée au stress de la contention et à une sensibilité passagère au point de piqûre. Il indique répondre à la "demande du client" et au "donneur d'ordre", le choix des espèces et des volumes suivant un tableau de prélèvement standard.
Objectifs
L'objectif premier du prélèvement sanguin chez ses trois types d'animaux est la production de dérivé sanguin tel que le plasma et le sérum mais aussi dans le cadre d'une analyse de contrôle qualité, de médicaments issus du plasma sanguin (immunoglobulines intraveineuses),de la recherche d'anticorps contre des virus... Mais également dans le cadre de certaines recherches comme nourriture au moustique . Les ovins sont directement prélevés sur notre site si besoin d'un mouton particulier nous irons chez l'éleveur quand aux bovins et porcins ceux-ci seront prélevés chez leurs éleveurs respectifs.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus dépendent du donneur d'ordre. Le sang est utilisé dans le cadre de différentes recherches. Pour exemple, les globules rouges d'ovins,bovins et porcins sont utilisés pour la production de dérivé sanguin (plasma, sérum ) mais aussi dans le cadre d'une analyse de contrôle qualité , de médicaments issus du plasma sanguin. (immunoglobulines intraveineuses) mais également comme nourriture aux moustiques dans le cadre de certaines recherches.
Procédures
Porcins: prélèvement de sang à la veine cave antérieur. Bovins : prélèvement de sang à la veine jugulaire. Ovins : prélèvement de sang à la veine jugulaire. Le prélèvement s'effectue au Vacutainer ou à la poche (l'aiguille étant adapté à l'espèce prélevée ) Le Vacutainer et la poche sont adaptées à la quantité de sang prélevé (favorisant la rapidité du prélèvement).Les prélèvements s'effectuent selon la demande du client en respectant la bonne pratique dans le volume de l'échantillon de sang (tableau GIRCOR)
Impact sur les animaux
Les animaux supportant un prélèvement sanguin subissent une nuisance limitée liée au stress de la contention et du prélèvement ainsi qu' une sensibilité légère et transitoire au point de prélèvement.
Devenir
Les animaux sont maintenues en vie à la fin de chaque procédure.
Remplacement
Le choix de ses animaux s'est fait car ce sont de très bons modèles pour ce type de protocole, ce qui permet d'optimiser au mieux la production et d'utiliser un nombre réduit d'animaux. Il n'y a pas de méthode substitutive.
Réduction
Cette méthode appliquée est une méthode validée, qui permet de satisfaire aux besoins, avec l'utilisation du nombre le moins élevé d'animaux. Le nombre d'animaux utilisé correspondra au minimum requis pour répondre aux objectifs. Les prélèvements sont optimisés par l'utilisation d'outil tel que le tableau GIRCOR, permettant d'optimiser au maximum l'utilisation des animaux.
Raffinement
Après chaque prélèvement une friandise est donnée à l'animal. Les quantités de sang prélevé et les méthodes de prélèvements sont adaptées à l'espèce utilisée. Nous utilisons le tableau Gircor pour déterminer la quantité de sang pouvant être prélevé en fonction du poid de l'animal et l'espacement nécessaire entre deux prélèvements. Nous essayons régulièrement , d'améliorer nos méthodes de contentions afin de diminuer au maximum le stress des animaux ( ex: la pose de la paume de la main sur le crâne des moutons permette de calmer l'animal...)
Choix des espèces
Le choix de ses espèces répondent principalement à la demande du client mais également sur la qualité et sur les propriétés de ces animaux ,ce qui permet de limiter le nombre d'animaux utilisés. Le choix de ses animaux s'est fait car ce sont de très bons modèles pour ce type de protocole, ce qui permet d'optimiser au mieux la production et d'utiliser un nombre réduit d'animaux. Nous ne faisons que répondre aux exigences du donneur d'ordre. Pour les porcins nous utilisons des animaux de 30kg minimum à 40 kg maximum, le prélèvement étant plus simple à réalisé. (animal moins gras, veine plus accessible) Pour les ovins nous utilisons des animaux de 6 mois (30 kg minimum). Les bovins sont prélevés à l'âge adulte.
Production et utilisation d’embryons de poissons et d’amphibiens pour la détection de polluants et la réalisation de tests d’ecotoxicité
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
1 020 xénopes vont être utilisés, réutilisés d'une ponte à l'autre, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent des injections sous-cutanées d'hormones pour provoquer la ponte d'embryons servant à des tests de détection de perturbateurs endocriniens, dont une partie pour des clients dans un cadre réglementaire. Les femelles sont replacées dans leur bac après chaque ponte et remises en reproduction après six mois de repos. Le porteur présente ces tests sur embryons comme un "remplacement" de tests menés sur des rongeurs adultes, tout en maintenant l'usage d'amphibiens adultes pour produire les œufs.
Objectifs
Les perturbateurs endocriniens présentent un enjeu majeur au niveau de la protection de l’environnement comme au niveau de la santé publique. L’identification d’un effet perturbateur endocrinien dans un échantillon d’eau ou d’une substance chimique pure nécessite de réaliser des tests in vivo. Ces molécules peuvent en effet agir à toutes les étapes d’un axe hormonal : elles peuvent perturber la synthèse de l’hormone, son transport dans le sang, son action aux niveaux des cellules cibles et son élimination par l’organisme. Aucun test ou combinaison de tests in vitro ne sont capables de récapituler ou de modéliser ces différentes étapes cibles potentielles de l’action des perturbateurs endocriniens. Les tests in vivo existants pour identifier les perturbateurs endocrinniens utilisent généralement des rongeurs qui sont soumis à des précédures lourdes. Nous utilisons dans ce projet des tests réalisés avec des embryons d’amphibiens et poisson qui ne subissent aucune procédure invasive, les tests proposés satisfont au Remplacement dans le domaine de la perturbation endocrinienne.
Bénéfices attendus
Les embryons sont utilisés pour des tests effectués pour des clients sur leurs échantillons et pour des tests effectués dans le cadre de nos activités de recherche et développement. Une partie des tests pour les clients est fait dans un cadre réglementaire pour déterminer si un produit phytosanitaire présente une activité thyroïdienne. Ce type de tests est maintenant requis en Europe pour la mise sur le marché des produits phytosanitaire.
Procédures
Les xénopes sont soumis à une injection sous cutanée d'hormones qui permet d'induire la reproduction pour produire des embryons. La manipulation des animaux et l'injection se fait en quelques dizaines de secondes.
Impact sur les animaux
L’injection est rapide et les volumes utilisés sont faibles, cet acte génère une douleur légère et transitoire au point d’injection.
Devenir
Après les reproductions les xénopes sont replacés dans leur bac d'origine. Ils sont de nouveau mis en reproduction après un temps de repos de six mois.
Remplacement
Les tests sur embryons que nous utilisons sont des tests réglementaires permettant de détecter les perturbateurs endocriniens. Ils sont utilisés notamment lors de la mise sur le marché de nouveaux pesticides ou biocides en Europe. La réglementation ne prévoit pas la possibilité d'utiliser des tests in silico ou in vitro en remplacement. Les tests sur embryons sont eux-mêmes un remplacement de tests effectués sur des rongeurs ou des animaux aquatiques au stade adulte.
Réduction
Le nombre de reproductions effectuées chaque semaine varie selon la demande de tests des clients et les besoins en larves pour la Recherche et Développement. Nos données historiques nous permettent de déterminer le nombre d’animaux le plus juste à mettre en reproduction chaque semaine en fonction du nombre de larves demandé pour les tests.
Raffinement
Pour l’injection des xénopes, les volumes utilisés sont faibles et nous utilisons les aiguilles les plus fines possibles. Nous testons régulièrement des nouvelles méthodes d’enrichissement du milieu afin d’améliorer le bien-être des animaux. Lorsqu’une méthode semble avoir un impact positif, nous l’implémentons dans tous les bacs.
Choix des espèces
Les tests que nous proposons visent à déterminer la présence dans des milieux aquatiques de molécules polluantes et plus particulièrement celle de perturbateurs endocriniens. Parmi les espèces modèles aquatiques, nous avons choisis l’amphibien xénope car cette espèce a été sélectionnées par l’OCDE comme espèce de référence pour les tests de détection des perturbateurs thyroïdiens. Elle présente un systèmes endocrinien suffisamment proches de l’homme pour rendre son utilisation pertinente vis-à-vis de la santé humaine et de l’environnement. Au niveau expérimental, le xénope présente de nombreux avantages pour notre approche comme la transparence des embryons, les reproductions inductibles par injection d’hormones, le nombre important d’embryons qui peuvent être produits et l’existence de méthodes de transgénèse germinales. La rapidité du développement de ces organismes rend également leur utilisation particulièrement pertinente pour notre approche : en moins d’une semaine l’organogénèse est complète, tous les organes sont alors fonctionnels ainsi que le système endocrinien. Nous utilisons les embryons du stade 45 (7 jours de développement) au stade 47 (10 jours de développment), les embryons sont alors capables de répondre aux hormones et, de fait, aux perturbateurs endocriniens.
Evaluation d’une méthode d’imagerie permettant de mesurer l’intégrité de nanovecteurs lipidiques après injection intramusculaire chez le rat
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
108 rats femelles vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures mêlant gravité modérée et actes menés sous anesthésie sans réveil. Ils reçoivent une injection intramusculaire de nanocapsules lipidiques et subissent des examens d'imagerie par résonance magnétique sous anesthésies répétées, avant le prélèvement du muscle injecté, pour évaluer une méthode de suivi de nanomédicaments. Le porteur signale que les anesthésies répétées peuvent entraîner une déshydratation. Il indique que le remplacement reste difficile faute de reproduire in vitro l'environnement musculaire.
Objectifs
Depuis plusieurs années, les nanoparticules thérapeutiques suscitent une grande attention dans le domaine pharmaceutique en raison de leur capacité à délivrer des traitements personnalisés et efficaces avec moins d'effets secondaires. Malgré la présence de nombreuses publications sur les avantages des nanoparticules thérapeutiques, seul un faible nombre de « nanomédicaments » sont actuellement mis sur le marché. La compréhension des mécanismes complexes d’interaction des nanoparticules avec les barrières biologiques et l’étude de leur intégrité post-administration sont actuellement des limites à dépasser pour accroitre le développement de nouveaux médicaments. Une connaissance approfondie de ces paramètres permettrait à terme d’optimiser les performances de ciblage, mais aussi d’améliorer la délivrance d’actifs thérapeutiques en comparaison aux traitements existants. Dans le cadre de futures études pré-cliniques visant à la validation de candidats médicaments nanovectorisés, il est actuellement essentiel de développer des outils permettant de caractériser leur devenir une fois administré in vivo. Au cours de la pandémie de COVID-19, l’usage thérapeutique des nanoparticules lipidiques s’est amplifié via le développement des vaccins Pfizer/BioNtech et Moderna. Depuis plusieurs années, la communauté scientifique a acquis une expertise dans le développement de nanoparticules lipidiques - notamment des nanocapsules lipidiques - utilisant des matériaux biocompatibles et biodégradables. Alors que l’innocuité in vitro des nanocapsules lipidiques a été montré au cours de multiples études, leur profil pharmacocinétique après injection intramusculaire in vivo demeure peu connu. Une méthode innovante de spectroscopie localisée de diffusion par résonance magnétique a été développée par notre plateforme technique. À ce jour, cette nouvelle méthode permet de caractériser in vitro les propriétés intrinsèques de chacun des composants qu’ils soient pris séparément ou associés sous forme de nanomédicaments. L’objectif principal de ce projet est d’évaluer la capacité de cette nouvelle méthode de caractérisation à suivre le devenir, et potentiellement l’intégrité, de thérapies in vivo. Les objets testés seront des nanocapsules lipidiques de tailles variables afin de solliciter différents mécanismes d’internalisation cellulaires.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus par ce projet seront de proposer une méthode de suivi des nanomédicaments, en particulier des nanocapsules lipidiques qui sont des nanoparticules analogues à celles actuellement largement utilisées dans le cadre de la lutte contre le COVID-19. La méthode proposée se base sur des appareillages largement rependus en clinique et pourra de ce fait être déployée dans les services de radiologie. Il est à noter que cette méthode d’imagerie fonctionne en l’absence de rayonnements ionisants et de part son caractère non invasif, permet des mesures répétées sur les mêmes individus et in fine permet d’obtenir l’information recherchée tout en limitant le nombre d’individus nécessaires. Dans le cadre de l’étude du devenir des nanocapsules lipidiques après injection intramusculaire, cette technique nous permettra de caractériser la cinétique de dégradation et ou d’internalisation de ces nanomédicaments en fonction du temps mais aussi d’étudier l’influence de la taille de ces nanomédicaments sur les cinétiques de dégradation et ou d’internalisation puisqu’il a été démontré qu’en fonction de la taille des objets, la voie d’internalisation préférentielle diffère. À plus long terme, nous pouvons espérer que cette technique pourra être déclinée pour l’étude d’autres nanomédicaments ou de vesicules endogènes.
Procédures
Trois procotoles sur des rats Sprague-Dawley femelles de 12 semaines permettront d’évaluer par imagerie par résonance magnétique (IRM) le devenir de nanocapsules lipidiques de différents diamètre (50 nm, 100 nm et 25 nm respectivement) après injection intramusculaire de 50 µL de suspension. Chacun de ces protocoles sera divisé en deux études. La première étude évaluera la dose permettant d’observer les nanocapsules lipidiques durant la phase précoce après l’injection. 3 lots de 5 rats recevront une injection intramusculaire de nanocapsules lipidiques à différentes doses et suivront juste après un examen d’imagerie/spectroscopie par IRM. Tous les gestes de cette étude sont réalisés sous anesthésie générale en 40 à 50 minutes pour chaque animal avec un suivi permanent de la température et la respiration. La seconde étude évaluera l’impact du temps sur la mesure suivant l’injection intramusculaire de nanocapsules lipidiques. 2 lots de 8 rats recevront une injection intramusculaire de suspension de nanocapsules lipidiques (dose déterminée selon les résultat de la première étude). Tous les animaux de cette étude suivront un examen d’imagerie/spectroscopie par IRM selon ces temps d’observation : Groupe 1 : 1h, 6h, 12h, 24h, 48h. Groupe 2 : 1h, 3h, 9h, 24h, 48h. Tous les gestes de cette étude sont réalisés sous anesthésie générale en 40 à 50 minutes pour chaque point d’étude pour chaque animal avec un suivi permanent de la température et la respiration.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables potentiels sont principalement liés à l’injection intramusculaire et aux anesthésies répétées. Dans des études antérieures (Nel, 2018 & 2019), l’injection IM de 40µL de suspensions de nanocapsules lipidiques (LNC) ne s’est jamais accompagnée d’effets indésirables notoires. Toutefois, nous avons identifié cette phase du protocole comme point de vigilance. Il est à noter que nous aurons une information anatomique du point d’injection grace à la réalisation d’IRM. Les anesthésies répétées peuvent quant à elles s’accompagner de déshydratation. Une injection de 1 ml de serum physiologique sera réalisée au niveau de l’espace interscapulaire à la fin de chaque série de mesure. D’ordre général, une attention particulière sera portée à l’évaluation de l’inconfort des animaux durant les heures et les 2 jours suivant l’injection intramusculaire.
Devenir
Procédure 1 : Injection intramusculaire de suspensions de nanocapsules lipidiques (LNC) et examen d’imagerie/spectroscopie par IRM : évaluation de la dose permettant d’observer les LNC durant la phase précoce après l’injection (étude 1). Cette procédure requierts la mise à mort de l’ensemble des animaux, car le prélevement du muscle injecté est prévu en fin d’étude (à T = 1h post-injection). Une analyse histologique de la zone prélevée sera ensuite faite par microscopie électronique à transmission pour localiser les nanocapsules lipidiques. Cette localisation visuelle permettra d’établir d’éventuels liens de corrélation entre les résultats obtenus par spectroscopie de diffusion et microscopie électronique à transmission. Procédure 2 : Injection intramusculaire de suspensions de nanocapsules lipidiques (LNC) et examen d’imagerie/spectroscopie par IRM : évaluation de l’impact du temps suivant l’injection d’une suspension de LNC sur la mesure (étude 2). Cette procédure requierts la mise à mort de l’ensemble des animaux, car le prélevement du muscle injecté est prévu en fin d’étude (à T = 48h post-injection). Une analyse histologique de la zone prélevée sera ensuite faite par microscopie électronique à transmission pour localiser les nanocapsules lipidiques. Cette localisation visuelle permettra d’établir d’éventuels liens de corrélation entre les résultats obtenus par spectroscopie de diffusion et microscopie électronique à transmission.
Remplacement
Le remplacement a été évalué mais la complexité de l’environnement musculaire associé à la dynamique du flux sanguin, la réponse inflammatoire engendrée par l’injection intramusculaire ainsi que la contrainte mécanique du muscle sur le produit injecté (provoquée par le déplacement de l’animal post-anesthésie notamment) ne sont actuellement pas reproduite in vitro. Le remplacement est par conséquent difficilement envisageable.
Réduction
La méthode d’imagerie à évaluer permet un suivi non-invasif du site d’injection. Cette méthode permet ainsi d’effectuer des mesures de manière répétées sur un même animal. En conséquence, cette méthode d’analyse permet de réduire le nombre d’animaux nécessaire pour ce projet. Ce nombre a été estimé en fonction des protocoles précédemment réalisés par le laboratoire (pour des résultats statistiquement exploitables) en tenant compte des risques inhérent à chaque phase. L'évaluation du devenir des nanocapsules lipidiques se fera par mesure du coefficent de diffusion de chaque constituant. Nous étudierons sur chaque groupe de rat l’évolution statistique de ce coefficient de diffusion.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en cages normalisées et en groupes, en pièce ventilée à hygrométrie et température contrôlées et auront à leur disposition de l’eau et de la nourriture à volonté. Un cycle automatique jour/nuit – 12h/12h sera respecté. Il sera mis à leur disposition un abri et de la cellulose pour la constitution d’un nid. Avant toute expérimentation, une période minimale de 7 jours d’acclimatation des animaux à leur nouvel environnement sera observée. Lors des expérimentations, une attention particulière sera portée au maintien en normothermie des animaux à chaque phase, y compris lors de l’injection intra-musculaire et de l'examen en Imagerie par Résonance Magnétique par l'utilisation de tapis chauffant avec contrôle rectal de température. Toutes les expérimentations sont réalisées sous anesthésie générale. Un suivi en temps réel de la fréquence respiratoire de chaque animal sera effectué durant tout l’examen d’imagerie/spectroscopie. Une réhydratation par injection sous-cutanée de sérum physiologique est prévue en fin d’anesthésie pour chaque animal. Les animaux seront suivis quotidiennement et leur état évalué à partir d’une grille de scores comprenant des points limites adaptés et des critères d’arrêt de souffrance. L’examen d’imagerie a déjà été validé in vitro et est bien maitrisé. Cet examen permet d’observer la présence ou l’absence d’inflammation grâce à l’acquisition locale de données d’imagerie au niveau de la zone d’injection. En cas d’inflammation observée par IRM, un suivi renforcé de l’animal sera effectué au réveil. Cet examen est en mesure de réduire au minimum les nuisances sur le bien-être des animaux.
Choix des espèces
Le rat est un modèle utilisé au laboratoire comme modèle préclinique. Des rats Sprague Dawley femelles de 12 semaines seront utilisés afin de pouvoir injecter en totalité le volume de suspensions de nanocapsules lipidiques nécessaire sans induire de souffrance pour l’animal ni de perte de produit, qui seraient conséquentes à un volume musculaire trop faible rencontré chez des rats plus jeunes.
Etude d’immunogénicité, protection et suivi en stabilité d’un vaccin universel contre la grippe chez la souris
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles immunitaires
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
700 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles reçoivent deux injections dans la patte sans anesthésie, et 30 % d'entre elles sont infectées par la grippe par voie nasale sous anesthésie, l'infection pouvant provoquer une perte de poids, les souris atteignant -20 % de leur poids étant alors mises à mort. Le projet vise à tester un candidat-vaccin ciblant la nucléoprotéine du virus et à contrôler des lots destinés au marché humain. Le porteur affirme qu'aucun test in vitro ne peut reproduire la réponse immunitaire et que le modèle souris est imposé par les tests précliniques des compagnies pharmaceutiques.
Objectifs
La grippe est une maladie virale aiguëe, fréquente et très contagieuse causée par des virus grippaux qui circulent dans toutes les régions du monde. On estime à un milliard le nombre de cas, à 3-5 millions le nombre de cas graves et entre 290 000-650 000 le nombre de décès liés à la grippe dans le monde. Des pandémies de grippe surviennent occasionnellement en plus de la grippe saisonnière annuelle, avec un impact sanitaire et économique considérable. La vaccination est la stratégie la plus efficace pour protéger les populations. Elle fonctionne en induisant des anticorps spécifiques à la souche de grippe circulante, visant à cibler les protéines de surface du virus. Cependant ces vaccins sont partiellement efficaces : 32% pour les personne âgées et 43% sur les adultes en raison du fait que les souches virales en circulation mutent tous les ans. Pour pallier la mutation des protéines de surface, les vaccins sont reformulés chaque année. Cependant, le virus de la grippe possède également une protéine contenue à l’intérieur de l’enveloppe virale, la nucléoprotéine (NP), qui diffère peu d’une souche à l’autre, ce qui fait d’elle une cible pertinente pour l’efficacité des vaccins sur le long terme. Ainsi un vaccin qui induit une réponse protectrice contre une protéine peu sujette aux mutations pourrait donc conférer une protection plus durable non seulement contre la grippe saisonnière humaine, mais aussi contre une nouvelle pandémie et pourrait donc avoir améliorer l'efficacité du vaccin. Un candidat-vaccin, contenant la nucléoprotéine de la souche A de la grippe est capable d’induire une réponse immunitaire de type cellulaire permettant une protection contre différentes souches du virus de la grippe chez la souris. Ce projet a donc pour objectif d’améliorer les vaccins actuels contre la grippe, en ouvrant la voie vers le développement clinique d'un candidat-vaccin qui pourra être utilisé seul, avec un adjuvant ou en association avec les vaccins saisonniers actuellement sur le marché. Les lots de vaccins destinés aux études cliniques chez l’homme doivent subir des tests concernant leur efficacité et leur activité biologique chez la souris. Enfin il est nécessaire de procéder à des études de stabilité, afin de vérifier que le médicament expérimental sera stable pendant la période de stockage prévue de sa libération à son administration aux patients
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont d’améliorer l’efficacité des vaccins antigrippaux saisonniers et pandémiques actuels. Ce candidat-vaccin produira, en plus de la réponse humorale habituellement observée à la suite d’une vaccination contre la grippe saisonnière ordinaire, une forte réponse des cellules T ainsi qu’une protection de longue durée contre l’antigène le plus conservé de la grippe : la nucléoprotéine NP. Afin d’obtenir une autorisation d’essai clinique chez l’homme (Phase IIA, III), il est nécessaire de réunir suffisamment de données concernant l’efficacité et l’innocuité de ce candidat-vaccin in vivo. Une preuve de concept de l’efficacité et de l’innocuité du candidat-vaccin seul ou coadministré avec un vaccin saisonnier ou avec un adjuvant sera effectuée dans un modèle physiopathologique infectieux, c'est-à-dire après inoculation de la grippe. La production et le contrôle qualité des vaccins répondent à des normes très strictes (réglementation européenne et bonnes pratiques de fabrication) qui doivent être respectées pour la libération des lots de vaccin, la surveillance de sa sécurité et son contrôle pour une utilisation chez l’homme. Un test chez la souris, comme contrôle de l’activité biologique est imposé à la libération des lots, et également dans les études de stabilité réalisées suivant les ICH pour contrôler une potentielle évolution des vaccins au cours du temps, et dans les conditions de stockage définies (température, humidité de l'air, lumière). Le suivi en stabilité permet de définir la date limite d’utilisation du vaccin.
Procédures
Tous les animaux du projet vont recevoir 2 injections dans le muscle de la patte sans anesthésie préalable. Ces injections sont espacées de 21. Pour 70% des animaux, seul un prélèvement de sang sera réalisé au jour de la mise à mort de l'animal. Avant chaque prélèvement de sang, une goutte d'un collyre anesthésique local (Tétracaïne). 30% des animaux seront infectés par voie intra-nasales sous anesthésie profonde (70 mg/kg de Kétamine et 9 mg/kg de Xylazine, par injection intra-péritonéale)
Impact sur les animaux
Pour les procédures (Comparaison de l’efficacité d’un candidat vaccin contre la Grippe, Etude de la co-admnistration avec un vaccin saisonnier grippe et le dernier etude d’activité biologique et stabilité de un candidat vaccin contre la Grippe) du projet aucune souffrance des animaux n'est attendue. Le geste de l'immunisation intramusculaire est très peu invasif pour l'animal. Également, les volumes injectés ne dépassent pas 50μl évitant au maximum tout type de douleur musculaire et aucune souffrance n'est attendue en réponse aux formulations vaccinales injectées. La procédure Etude de protection contre une infection virale pour évaluer l’efficacité des candidat-vaccins, l'infection virale peut entraîner une perte de poids chez les animaux.
Devenir
L'ensemble des animaux du projet sont mise à mort lors de chaque procédure.
Remplacement
L'efficacité d'un vaccin dépend de sa capacité à induire une réponse immunitaire, avec un mécanisme d’action spécifique, un phénomène biologique complexe faisant intervenir différents types de cellules immunitaires et une organisation particulière qui rend impossible son étude dans des tests in vitro. De plus, les tests de protection contre une infection virale ne peuvent être menés que par des études in vivo. Pour la procédure: Etude de protection contre une infection virale pour évaluer l’efficacité des candidat-vaccins, nous étudions et essayons de mettre en place un test in vitro qui puisse répondre aux exigences de la réglementation pour remplacer les études sur les animaux, mais cette étude est toujours en recherche.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé est réduit à minima sans compromettre les objectifs du projet. Pour obtenir des résultats statistiquement interprétables, des groupes de 6 souris sont nécessaires dans les procédures (Comparaison de l’efficacité d’un candidat vaccin contre la Grippe, Etude de la co-admnistration avec un vaccin saisonnier grippe ). Des groupes de 10 souris sont nécessaires dans les procédures ( Etude de protection contre une infection virale pour évaluer l’efficacité des candidat-vaccins ou pour l'etude d’activité biologique et stabilité de un candidat vaccin contre la Grippe) pour l’utilisation d’un test plus performant et une analyse statistique plus stricte pour la libération de lots vaccins. L’analyse et l’estimation du nombre d'animaux à utiliser se font en amont de l’expérimentation.
Raffinement
Les souris seront acclimatées durant une semaine au PBES. L’immunisation est réalisée par voie intra musculaire. C’est une voie permettant l’obtention d’une bonne réponse immunitaire et qui est peu invasive pour l’animal. Les animaux en expérimentation sont observés au moins une fois tous les 2 jours et ce pendant 7 jours après les immunisations. Enfin, avant chaque prélèvement de sang, un collyre anesthésique local sera appliqué. Pour la procédure Etude de protection contre une infection virale pour évaluer l’efficacité des candidat-vaccins, les infections virales intra-nasales sont réalisées sous anesthésie profonde. De jour 43 à jour 56 après infection les souris feront l’objet d’une surveillance régulière et seront pesées quotidiennement pendant 2 semaines, un point limite est fixé à une perte de 20% de poids du poids initial.
Choix des espèces
Une partie des réponses immunes médiées par les lymphocytes T sont initiées dans les ganglions lymphatiques, qui drainent le site de l’immunisation, et qui vont pouvoir circuler dans les divers organes lymphoïdes et certains tissus comme le parenchyme pulmonaire. Cependant, aucun modèle in vitro n’est actuellement capable de reproduire une telle dynamique de circulation. Egalement, de nombreuses études déjà réalisées sur le modèle souris avec ce pathogène permettent d'optimiser les essais en limitant au maximum le nombre d'animaux, ainsi que la souffrance de l'animal. Le choix du modèle souris est donc adapté, et également imposé par son utilisation dans les tests précliniques des compagnies pharmaceutiques. Nous allons utiliser des animaux sevrés de 6 semaines à 12 semaines. Le système immunitaire est décrit comme mature à partir de cet âge là et non vieillissant.