Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

300 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale puis tués avant tout réveil. Chaque animal subit deux à trois procédures chirurgicales au cours d’une anesthésie de six à huit heures, pour entraîner des chirurgiens à manipuler un robot opératoire. Le porteur prévoit de former 500 à 600 chirurgiens sur cinq ans. Il présente l’entraînement sur simulateur et modèles en plastique comme préalable, puis qualifie la formation sur tissus vivants d' »indispensable voire incontournable ».

NTS-FR-787598v1
Types de recherche
· Enseignement supérieur · Formation professionnelle ·
Mots-clés
Enseignement, Chirurgie mini-invasive, Robotique
Cochons : 300

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le traitement de nombreuses pathologies cancéreuses ou bénignes nécessite, en complément d’un traitement médicamenteux, de la chirurgie. La chirurgie conventionnelle passant par une ouverture cutanée, et communément appelée chirurgie ouverte, présente des risques pour le patient. En effet un temps de récupération long, des douleurs post opératoires intenses et une augmentation du risque infectieux sont les inconvénients majeurs d’une telle intervention. Depuis de nombreuses années des techniques dites mini invasives, comme la cœlioscopie, se développent. Cette technique, permettant d’opérer à travers de petites incisions, devenue depuis un standard en chirurgie, présente un avantage majeur, celui de diminuer les contraintes rencontrées en chirurgie ouverte, mais présente certaines limites. Lors d’une intervention chirurgicale coelioscopique, les instruments utilisés sont totalement rigides dépourvus d’articulation, l’endoscope (caméra) qui permet la vision sera contrôlé, non pas par le chirurgien opérateur, mais par un tiers. Durant toute la totalité de l’intervention chirurgicale, le chirurgien sera debout au-dessus du patient dans une position inconfortable ce qui pourrait avoir un impact sur la concentration et l’état général de ce dernier. Voilà pourquoi une nouvelle forme de chirurgie mini invasive a vu le jour, la chirurgie mini invasive robotique assistée. Cette dernière approche va combiner les avantages des deux autres et en apporter de nouveaux. Le chirurgien va travailler assis à une console, avec une vue en trois dimensions, contrôlant des instruments complètement articulés et cela en toute autonomie. Aujourd’hui, les chirurgiens qui souhaitent accéder à la robotique doivent se former.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les bénéfices attendus du projet sont la maitrise de la manipulation des robots-chirurgicaux afin de réaliser les interventions en toute sécurité chez l’Homme.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux seront soumis à 2 ou 3 procédures chirurgicales au cours d’une même anesthésie générale durant 6 à 8h.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les nuisances et les effets indésirables attendus seront réduits au minimum grâce à l’optimisation du protocole anesthésique et la prise en charge de la douleur en période per-opératoire (permettant, comme chez l’homme, de réaliser un acte chirurgical dans des conditions adaptées et non délétères pour l’animal) et du fait de la mise à mort des animaux en fin de chirurgie (protocole sans réveil). Des incidents chirurgicaux (hémorragies, lacérations digestives par exemple) sont toutefois toujours envisageable et peuvent conduire à une mise à mort anticipée des animaux.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux sont mis à mort en fin de formation.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Après des phases de formation en simulation virtuelle, sur modèles en plastique, l’enseignement comprend aussi des sessions sur sujet anatomique afin de compléter les objectifs de formation. Il reste cependant une étape indispensable pour que ces chirurgiens soient prêts à opérer des patients : afin de leur permettre de réaliser une intervention en toute sécurité sur l’Homme, une formation technique sur tissus vivants est nécessaire voire incontournable. En effet des applications comme l’utilisation d’énergie visant à coaguler un vaisseau (électrocoagulation), disséquer ou exposer un tissu n’a de sens que sur un modèle vivant.

2. Réduction

3R / Réduction :

Les sessions de formation débutent par des séances de la simulation virtuelle dans les consoles, puis ces séances sont suivis par la manipulation des robots à partir de ces mêmes consoles sur des modèles en plastique, permettant aux apprenants de se familiariser avec le contrôle des robots et de maitriser les gestes avant de les effectuer sur animaux vivants. La formation s’adresse uniquement au chirurgien et à son aide (IBOD ou chirurgien). Le nombre de porcs sera réduit au minimum, à raison d’un animal par binôme avec une valorisation de chaque animal sur lequel plusieurs gestes chirurgicaux par temps opératoire pourront être effectués. Le nombre de formations dépend du nombre de robots mis sur le marché à l’échelle européenne voire internationale. Nous estimons cependant le nombre de chirurgiens à former entre 500 et 600 sur les 5 prochaines années (soit 300 porcs).

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les porcs sont préalablement hébergés en groupe sociaux selon la réglementation en vigueur (acclimatation), ils disposent d’enrichissements leur permettant d’exprimer leurs comportements naturels comme le fouissage, l’exploration d’objets à mâchouiller, le repos sur une aire dédiée. Une surveillance et des soins quotidiens sont apportés par une équipe qualifiée de techniciens et vétérinaires. Le protocole prévoit des procédures mini-invasives réalisées sous anesthésie générale par un chirurgien sous la supervision d’un formateur qualifié. Les animaux sont prémédiqués avant d’être transférés au bloc opératoire. Une voie veineuse est posée pour l’induction de l’anesthésie générale (propofol/rocuronium). Ils sont intubés et placés sous anesthésie gazeuse (isoflurane/oxygène) avec assistance respiratoire. L’analgésie est assurée par l’utilisation d’anti-inflammatoires voire d’opioïdes puissants. Le vétérinaire désigné et la structure chargée du bien-être animal accompagnent le responsable de la mise en œuvre du projet et proposeront la mise en place de mesures correctives en cas d’atteinte au bien-être animal.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Porc Large White La taille du cochon est adaptée à l’utilisation de notre système de robotique, des instruments de chirurgie, endoscope, conçus pour l’homme. Anatomie homologue (espèce monogastrique) pour modéliser les voies d’abords et les pratiques en chirurgie viscérale. Nous projetons l’emploi de porcs juvéniles, de 30 à 60 kilogrammes, en fonction des formations. Ces tailles de cochon sont adaptées à l’utilisation de notre système de robotique, des instruments de chirurgie, endoscope, conçus pour l’homme. La taille des organes des porcs à ce stade de croissance correspond déjà à ce qui peut être observé en clinique chez l’homme, il offre les repères anatomiques recherchés par le praticien et permet d’utiliser les mêmes équipements et matériels chirurgicaux que chez le patient.