
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 2022-06-17 00:00:00
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-454618)
61 lapins vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie générale, les animaux étant maintenus endormis puis tués sans reprise de conscience. Chaque lapin reçoit un cathéter veineux, est intubé et ventilé mécaniquement pendant 48 heures, reçoit une injection de LPS puis une inoculation d’Enterobacter dans les poumons, pour tester des cellules souches contre une pneumonie acquise sous ventilation. Curarisés, les animaux sont tués par injection létale à la fin de l’expérience et leurs organes prélevés. Le porteur affirme que ce projet chez le lapin est un « prérequis indispensable » avant des essais chez les patients en réanimation.
Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
Décrire les objectifs du projet.
Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).
Dans quel but fait-on ça ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Objectifs du projet : Objectif principal : Ce travail vise à évaluer l’effet d’une injection intraveineuse de cellules souches mésenchymateuses stromales (CSMs) sur la capacité du lapin à éliminer les bactéries au cours d’une infection du poumon à Enterobacter, acquise au cours de la ventilation mécanique (PAVM pour pneumonie acquise sous ventilation mécanique). Objectifs secondaires : – Evaluer l’effet d’une injection par les veines de CSMs au cours de la PAVM à Enterobacter aerogenes chez le lapin sur : o la capacité à éliminer la bactérie Enterobacter dans le sang, la rate ou le foie. o L’amélioration du fonctionnement immunitaire et des cellules o la correction des dysfonctions des différents organes – Evaluer l’effet d’une injection intraveineuse de CSMs, lorsque l’on associe ce traitement à un antibiotique, au cours de la PAVM à Enterobacter aerogenes chez le lapin sur : o la capacité à éliminer la bactérie Enterobacter dans le sang, la rate ou le foie. o L’amélioration du fonctionnement immunitaire et des cellules o la correction des dysfonctions des différents organes
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).
Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Ce projet chez le lapin visant à évaluer l’effet de ce traitement à bases de cellules souches (CSMs), est un prérequis indispensable pour justifier l’évaluation des CSMs dans des essais chez les patients souffrant de pneumonie acquise sous ventilation mécanique en réanimation. De plus, nous pensons que ce travail permettra une meilleure compréhension des mécanismes d’action des CSMs.
Nuisances prévues, selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Un examen publié en 2018 a établi que les résumés allemands et britanniques décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).
Le droit d'accès aux documents · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Les lapins seront soumis, par ordre chronologique durant l’expérimentation : – Pose d’un cathéter veineux central sous anesthésie générale (Kétamine et Xylazine administrées par voie intraveineuse) 72 heures avant le début de l’expérimentation (durée 60’). – Intubation orotrachéale par les voies naturelles sous anesthésie générale (Kétamine et Xylazine administrées par voie intraveineuse) pour mise en place d’une sonde d’intubation (20’). – Ventilation mécanique selon un schéma protecteur utilisant des paramètres ventilatoires similaires à ceux utilisés en pratique clinique (48h). – Injection de LPS (toxine Lipopolysaccharide) par voie intraveineuse via le cathéter central (2’) – Prélèvements sanguins veineux en utilisant le cathéter veineux (vigiles pour les animaux ventilés, sous anesthésie générale chez les animaux ventilés) (2’) – Inoculation intratrachéale bactérienne (inoculum calibré d’Enterobacter aerogenes), par la sonde d’intubation, chez l’animal en cours de ventilation mécanique sous anesthésie générale (2’) – Administration des CSMs et/ ou de l’antibiothérapie par le cathéter (2’) – Autopsie à 48 heures du début de l’expérimentation, après anesthésie par Kétamine et Xylazine puis injection létale d’Euthasol (30’)
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Un nouvel examen, publié en 2024, a mesuré que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces mesures portent sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'examen de 2018 classait la France parmi les pays les moins bons pour l'identification, l'accessibilité et la qualité de ses résumés, sans les noter rubrique par rubrique (Taylor et al., 2018). Les résumés français suivent aujourd'hui le modèle européen commun.
Les animaux souffrent-ils ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Des études antérieures de notre équipe montrent qu’une ventilation mécanique (VM) prolongée (jusqu’à 48 heures) avec des paramètres de ventilation plus agressifs que ceux utilisés dans cette étude, n’entraine pas de risque vital pour le lapin. De plus, notre modèle de pneumopathie acquise sous ventilation (PAVM) à Enterobacter aerogenes chez l’animal ventilé et subissant une inoculation bactérienne, n’entrainait pas de risque vital pour le lapin dans un précédent travail de l’équipe. En revanche, l’injection de LPS au début de l’expérimentation n’a pas encore été évaluée dans notre modèle de PAVM à Enterobacter. La partie 1 du projet permettra d’évaluer l’effet de cette double agression (VM + LPS) et ainsi de valider notre modèle avant la réalisation des 2 essais thérapeutiques. Néanmoins : – L’ensemble des animaux ventilés sera sous anesthésie générale pendant l’ensemble de l’expérimentation (absence de réveil). – D’autre part, une injection de LPS à la même concentration que celle utilisée dans notre modèle n’entrainait pas de risque vital chez le lapin. Enfin, ce type d’expérimentation a été régulièrement réalisé chez des volontaires sains pour étudier le rôle de l’endotoxémie (effet du LPS), sans complication, en dehors de la fièvre produite par l’injection. Le cathéter veineux central préalablement posé sous anesthésie générale permet un contrôle précis de l’administration des thérapeutiques (afin d’assurer le bon déroulement de la VM) et la réalisation des prélèvements sanguins sans causer de douleur à l’animal. Les animaux seront présents à l’animalerie la veille du début de l’expérimentation. Les animaux resteront sous anesthésie générale pendant toute la durée de la manipulation sous Midazolam et Kétamine, en continu, afin d’éviter toute douleur et tout réveil intempestif. Les animaux sont aussi curarisés par Besilate de cisatracurium permettant une ventilation sans difficulté et sans aucun ressenti pour l’animal.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.
Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Les animaux seront tous mises à mort à la fin de la procédure sous anesthésie générale par une injection d’un mélange Kétamine + Xylazine suivi d’une injection létale d’Euthasol (0,5mg). Différents prélèvements seront effectués afin de réaliser les différentes mesures immunitaires, métaboliques, et afin d’évaluer les dysfonctions des organes. → Lavage broncho-alvéolaire : mesure de paramètres immunitaires et métaboliques (mitochondriaux) → Prélèvement de tissu pulmonaire : histologie pour apprécier les dommages tissulaires, bactériologie pour apprécier la clairance microbienne, extraction protéique pour mesures immunitaires, extraction d’ADN pour mesure du pool mitochondrial, extraction ARN pour mesures de paramètres mitochondriaux. → Prélèvement de foie et rate : bactériologie, extraction protéique Ainsi, ces différentes mesures permettront d’évaluer l’effet des agressions mécaniques et infectieuses, et l’effet des thérapies investiguées.
Application de la règle des "3R", selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
1. Remplacement
Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.
Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Le Remplacement du modèle animal est limité pour ce type d’expérimentation. L’utilisation de modèles d’étirements de cellules pulmonaires ne permet pas de reproduire l’infection, la réponse immunitaire et les conséquences sur le reste de l’organisme qui conduisent au décès. Le lapin est un modèle privilégié pour une VM prolongée par les voies naturelles. La VM de plus petits animaux nécessite en effet des procédures invasives telles que la trachéotomie, ne peut être conduite plus de 6 heures, et se complique fréquemment. Ceci est particulièrement vrai pour obtenir un modèle préclinique de PAVM, où le poumon doit être préalablement soumis à une agression mécanique (ventilation) +/- une première agression infectieuse pendant une durée suffisante (24h dans notre modèle). A cela s’ajoute la 2ème agression infectieuse (pneumopathie acquise sous VM), qui nécessite un temps d’évaluation suffisant (au moins 24 heures). L’ensemble de ces contraintes et la complexité du schéma chronologique ne peuvent être résumées avec l’utilisation de petits rongeurs, encore moins par des expérimentations in vitro. Enfin, lorsqu’injectées par voie intraveineuses, de précédents travaux montrent que les CSMs migrent dans l’organe atteint (poumon) et exercent leurs effets différemment selon l’environnement dans lequel elles se trouvent. Ce mode d’action des CSMs exige leur évaluation dans un modèle in vivo, reproduisant au mieux les conditions cliniques observées chez les patients (administration intraveineuse, au cours d’une pneumopathie sous VM).
2. Réduction
Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Pour la partie 1 du projet, l’objectif est de décrire l’effet des agressions (VM +/- LPS) en comparaison au groupe contrôle. Le nombre d’animaux choisi (5/groupe) est le nombre minimal permettant de réaliser des analyses statistiques, et basés sur nos précédents travaux. En revanche, les parties 2 et 3 correspondent à des essais thérapeutiques dont l’objectif principal est de démontrer un effet des CSMs sur la clairance bactérienne pulmonaire. Le nombre d’animaux choisi (10/groupe) a été calculé à partir des résultats obtenus dans un précédent essai thérapeutique chez le lapin évaluant l’effet des CSMs au cours de la pneumopathie à pneumocoque ventilée. Au total, le nombre maximal de lapins sera de 61 sur 24 mois – Partie 1 : n=5/groupe ; 3 groupes +/- 10% de perte attendue (17 lapins) – Partie 2 : n=10/groupe ; 2 groupes +/- 10% de perte attendue (22 lapins) – Partie 3 : n=10/groupe ; 2 groupes +/- 10% de perte attendue (22 lapins)
3. Raffinement
Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.
La réglementation est-elle « très stricte » ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Chaque procédure (pose de cathéter, intubation, ventilation, inoculation, autopsie) est réalisée sous anesthésie générale. Un cathéter veineux central maintenu par un gilet permet de s’affranchir de ponctions veineuses itératives et assure une anesthésie constante. Les animaux sont hébergés à température réglée. L’intubation et l’inoculation se font sur un animal préalablement anesthésié par voie intra-veineuse par un mélange de Kétamine (27mg/kg) et Xylazine (2mg/kg). Un délai de 5 min est observé avant toute intervention. L’animal est pré-oxygéné. Un laryngoscope pédiatrique permet d’exposer les cordes vocales à la vue et d’insérer sous contrôle de la vue un guide semi rigide à bout mousse atraumatique entre les cordes vocales et par la suite la sonde d’intubation. En cas de mouvements moteur lors de la stimulation endobuccale au début de l’exposition de la filière respiratoire (mâchonnement), l’animal est reposé et une nouvelle dose de mélange anesthésique est administrée. Ainsi, l’intubation ne doit souffrir d’aucune résistance de la part de l‘animal. L’anesthésie est entretenue par administration intraveineuse d’un mélange de Kétamine (1mg/kg/h) et Midazolam (0.2mg/kg/h) ainsi qu’une curarisation Besilate de cisatracurium 0.8mg/Kg/h) à l’aide d’un pousse seringue électrique pendant toute l’expérimentation et jusqu’au décès. Le curare permet de maintenir l’animal immobile pendant toute la durée de l’expérimentation, évitant tout risque d’extubation. Les animaux sont positionnés sur un tapis chauffant (39°C), hydratés par perfusion continue de sérum physiologique (5ml/h) et les yeux hydratés puis occlus. Un scope permettra de dépister les variations de fréquence cardiaque et ainsi une possible dysfonction du système d’anesthésie pour y remédier rapidement. La mise à mort sera effectuée au terme de la durée d’expérimentation (24 ou 48h) par une injection létale d’Euthasol (0,5mg) administrée par le cathéter veineux central. Nous n’attendons pas de mortalité avec ce modèle d’après nos précédents travaux, et ceux d’autres équipes, mais si un décès survient, celui-ci surviendra sous anesthésie générale, sans réveil, jusqu’au décès spontané, ou lors de l’autopsie programmée à 48 heures. Une évaluation rétrospective sera effectuée à la fin du projet.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.
Spécisme et expérimentation animale · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
La ventilation prolongée est maitrisée sur de grands animaux (porc, singes). Les modèles sur petits rongeurs (souris, rat), ont de nombreuses limites qui rendent l’interprétation des résultats difficile : – Ventilation invasive par trachéotomie, source de complications (stress de l’animal, hémorragie, décès possible). – Contrôle difficile des volumes du fait de la taille de l’animal (une variation de volume peut entrainer des différences importantes en termes de lésions pulmonaires). – Durée de ventilation limitée (maximum 6h), l’information sera alors incomplète, car ne renseignant que sur les premières heures du processus. Le modèle du lapin permet une ventilation prolongée par les voies naturelles, sans entrainer de répercussion vitale et sur les paramètres d’échange gazeux. La procédure expérimentale est envisagée sur des lapins de 2.8 à 3.3 kg, soit environ 10-12 semaines. Le poids et l’âge de l’animal sont primordiaux. En effet, l’état immunitaire de l’animal est dépendant de son âge et de son poids. Des animaux avec une immunité mature sont nécessaires. La filière respiratoire haute doit être suffisamment large pour permettre une intubation atraumatique (intubation plus difficile lorsque l’animal fait moins de 2,5kg). Enfin, tous les animaux doivent avoir un profil identique afin de ne pas induire de biais dans la comparaison des groupes.