Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

702 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une tumeur est greffée sur leur flanc, puis elles reçoivent sous anesthésie quatre à neuf injections d’un vaccin, d’anticorps ou d’adjuvant, y compris directement dans la tumeur, pour étudier une immunothérapie anticancéreuse à base de complexes protéines-ARN. Le porteur décrit une inflammation transitoire et une gêne modérée liée à la tumeur, et affirme n’attendre aucune toxicité du vaccin. Il conclut qu’un « organisme entier » est nécessaire et qu’aucun milieu artificiel ne recrée la complexité de la réponse immunitaire.

NTS-FR-041425v1
Types de recherche
· Cancers · Recherche appliquée ·
Mots-clés
traitement antitumoraux, vaccin, ARN, adjuvant, immuothérapie
Souris : 702

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Ce projet a pour but d’étudier une nouvelle classe d’immunothérapie anticancéreuse basée sur des complexes protein-ARNs. Le but est d’optimiser le potentiel thérapeutique d’une autoimmunité ciblée contre la tumeur et de mieux comprendre les conditions requises pour l’efficacité de cette thérapie. Les études mettront en lumière le mode d’action, et aideront à optimiser la formulation de cette nouvelle classe en vue de réaliser des essais ensuite chez l’homme.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Connaissances fondamentales. Ce projet contribuera à une meilleure compréhension du potentiel thérapeutique des complexes proteines-ARNs et des mécanismes impliqués dans la rupture de la tolérance. Ces résultats bénéficieront à la communauté scientifiques et potentiellement aux immunologistes travaillant sur le cancer et les maladies immunitaires déclenchées par les auto-antigènes. Connaissances appliquées : Le but ultime du projet est le traitement de patients humain.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Nuisances modérées: Vaccinations/injections sous anesthésie générale et presence d’une tumeur sur le flan. Toutes les injections se font sur animaux anesthésiés. Injection du vaccin ( A injection durant 1 min par jour. 4 à 9 injections dans la peau au total). Injections d’anticorps dans la cavité abdominale (1 injection durant 1 min par jour. 4 à 9 injections au total ). Injections d’adjuvant et/ou d’anticorps pour mobiliser une réaction inflammatoire dans une tumeur (1 injection durant 1 minute par jour. 1 à 9 injections directement dans la tumeur). Mesure de la taille de la tumeur 2-3 fois par semaine (durée 2 minutes). Prelèvements après euthanasie.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Le vaccin n’est pas toxique. Une inflammation transitoire peut être observée. La tumeur sur le flan peut povoquer une gêne modérée. Les injections d’anticorps sous anethésie ne crééent pas de nuisance perceptibles sur le plaln clinique, mais seulement des effets mesurable sur le plan cellulaire et moléculaire (comme chez l’homme).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux sont euthanasiés en fin de procédure pour prélever les organes (rate, sang, tumeur si présente).

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Un organisme vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans le développement du vaccin. Il n’est pas possible de recréer, en milieu artificiel, la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu dans la réponse immunitaire.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre minimum nécessaire et suffisant a été scrupuleusement déterminé par calcul statistique. A cause des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive et des soins adaptés. Des points limite précoces ont été définis et seront strictement appliqués. Les animaux seront observés et pesés quotidiennement.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Justification de l’espèce : Un mammifère est nécessaire car le système immunitaire des non-mammifères (invertébrés…) est trop différent de l’homme. La souris est l’animal classiquement utilisé pour étudier l’efficacité d’un vaccin thérapeutique antitumoral au niveau préclinique. La souris est aussi le seul modèle où nous disposons de tous les outils appropriés et validés (anticorps et tumeur). Livraison des animaux âgés de 5 semaines et début de l’expérimentation à 6-7 semaines. Ce stade est couramment utilisé dans la littérature ce qui nous permettra de comparer nos résultats avec les données publiées. Des séries d’immunisation sur des animaux âgés de 1 an sont également prévues afin de comparer la sureté et l’efficacité sur des animaux plus âgés et suivre les effets sur l’espérance de vie.