Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Deux injections dans le canal rachidien espacées de quatre semaines, une pompe osmotique implantée sous la peau, un enregistrement musculaire sous anesthésie et jusqu’à trois injections dans l’abdomen. 7 046 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever leur moelle épinière et leurs muscles, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. L’objectif déclaré est de comprendre le déclin locomoteur lié à l’âge et aux maladies neurodégénératives, les retombées thérapeutiques restant annoncées au conditionnel. Le porteur écrit qu’aucun effet indésirable n’a été décrit chez les animaux utilisés, tout en indiquant que le modèle de sclérose latérale amyotrophique reproduit la perte des cellules nerveuses du mouvement et la dégradation des muscles. Les souris sont réparties entre 10 jours, 3 mois et 16 mois, pour comparer un stade jeune et un stade âgé.

NTS-FR-142408v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale · Système endocrinien · Système musculosquelettique · Système nerveux ·
Mots-clés
Motricité, Vieillissement, Sclérose latérale amyotrophique
Souris : 7046

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le projet vise à comprendre les mécanismes moléculaires à l’origine du déclin locomoteur dans le contexte du vieillissement et des maladies neurodégénératives. La découverte de nouvelles stratégies thérapeutiques, en lien avec le mécanisme chargé de la dégradation de composants intercellulaires et les neurones, pourrait permettre de prévenir/traiter le déclin de nos fonctions locomotrices lié à l’âge et des maladies associées aux problèmes moteurs. Ces travaux de recherche devraient permettre de tester l’efficacité de ces thérapies. Le projet se déroule sur 2 établissements utilisateurs.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet contribuera à améliorer notre connaissance des mécanismes impliqués dans le vieillissement et les maladies dégénératives. D’un point de vue biomédical, il pourrait conduire à l’identification de nouvelles stragégies thérapeutiques pour prévenir et/ou traiter le déclin lié à l’âge ou les maladies neurodégénératives, ce qui constitue actuellement un défi prioritaire pour les systèmes de santé du monde entier. Enfin, d’un point de vue thérapeutique, cette étude pourrait conduire à l’identification de cibles thérapeutiques dans le traitement de ces troubles.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les interventions subies par les animaux sont: – Deux injections intrathécales (10 minutes sous anesthésie par intrapéritonéal et sous analgésique en pré (30 minutes avant le début de la procédure) chirurgie puis 24 et 48 heures plus tard) espacées de 4 semaines. Pose d’une pompe osmotique sous-cutanée sous anesthésie et sous analgésie (en pré (30 minutes avant le début de la procédure) chirurgie puis 24 et 48 heures plus tard). Des tests de locomotion seront effectués, ainsi qu’un enregistrement musculaire sous anesthésie par voie intrapéritonéale. Au total, les souris recevront un maximum de 3 injections intrapéritonéal (durée totale de 15 secondes). Ces interventions seront fait dans l’établissement utilisateur 1. De plus, des biopsies de la queue seront effectuées dans l’établissement utilisateur 2 pour génotyper les souris.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Mobilité altérée liée au modèle sclérose latérale amyotrophique. Injection intrapéritonéale: peut causer une douleur légère due à la piqûre. Chirurgies (injections intrathécales ou pose de pompe osmotique): peut provoquer du stress dû à l’anesthésie et au dessèchement des yeux. Aucun effet indésirable n’a été décrit chez les animaux qui seront utilisés. La biopsie peut provoquer une douleur légère.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Chaque animal sera mis à mort afin de prélever des tissus pour l’analyse moléculaire (moelle épinière et muscle).

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

La souris est le modèle le plus pertinent pour notre étude, car elle présente des similarités physiologiques avec les pathologies humaines. Il n’existe pas de modèle in vitro.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre de souris est réduit à son minimum. De nombreux tissus seront collectés après mise à mort, afin d’approfondir les études moléculaires, cellulaires et protéomiques. Chaque souris génèrera donc de nombreuses informations. De plus nous avons déterminé le nombre de souris par groupe en fonction de données de la littérature et grâce à l’utilisation d’un outil statistique.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les souris bénéficieront de coton, de tunnels et de bâtonnets de bois à ronger afin de les occuper et afin qu’elles puissent se construire un nid. Les souris seront surveillées quotidiennement par les membres qualifiés de l’animalerie afin de détecter tout signe de douleur. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie générale et un analgésique sera administré en pré- et post-opératoire. A la suite de la chirurgie la souris sera réveillée au chaud et surveillée pendant les heures qui suivent et la bonne cicatrisation sera observée tous les jours durant la semaine qui suit l’opération par la personne en charge du protocole. Des points limites spécifiques à chaque étape ont été définis. Tout animal en souffrance sans possibilité de le soulager sera mis à mort.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris a été choisie pour notre étude sur les problèmes de locomotion dans un modèle de sclérose latérale amyotrophique (SLA). Ce modèle, créé en modifiant un gène spécifique, reproduit bien les troubles moteurs observés dans cette maladie. Il permet d’étudier à la fois les formes familiales et non familiales de la SLA, et simule la perte des cellules nerveuses responsables du mouvement, ce qui conduit à une dégradation des muscles. Ce modèle nous aide aussi à étudier comment certains processus biologiques, comme le fonctionnement des cellules, influencent la locomotion à différents stades de vieillissement. Le projet consiste à utiliser des souris âgées de 3 mois et de 16 mois, soumises à des tests pour observer leurs comportements. Ces deux âges ont été choisis pour représenter les stades jeunes et âgés des souris, ce qui permettra de comparer leurs capacités de mouvement et de mieux comprendre comment le vieillissement affecte ces fonctions. À 3 mois, les souris sont en pleine forme physique, tandis qu’à 16 mois, des signes de déclin moteur liés à l’âge commencent à apparaître. Parallèlement, des souris porteuses d’une mutation génétique associée à la SLA (sclérose latérale amyotrophique) seront utilisées à 10 jours et à 3 mois. À 10 jours, l’objectif est de vérifier leur génotype pour déterminer si elles portent ou non la mutation génétique. À 3 mois, les premières altérations motrices liées à la SLA commencent à se manifester, ce qui permet de suivre l’évolution de la maladie au fur et à mesure.