Procédures sans réveil

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  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 512
Souffrances
▲ 512
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Devenir
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 512

512 souris vont être utilisées dans une procédure menée sous anesthésie, les souris étant tuées avant tout réveil. Le porteur mesure la libération de dopamine dans leur cerveau par microdialyse intracérébrale pendant environ quatre heures, après administration de THC, pour étudier le rôle d'un stéroïde dans les effets du cannabis. Il indique que les seuls effets possibles tiennent à l'anesthésie, maintenue jusqu'à la mort. Il affirme qu'aucune modélisation ne rend compte de cette complexité et juge "nécessaire" un modèle mammifère proche de l'homme.

Objectifs

Le but de notre projet de recherche est de mieux comprendre le rôle physiologique du stéroïde pregnénolone (PREG) dans la régulation CB1 impliquées dans les effets du cannabis. Notre stratégie est d'utiliser des souris génétiquement modifiées (CB1-E134G) dans lesquelles le site de liaison de la PREG a été perturbé. Le projet a pour but de mesurer la libération de dopamine dans le cerveau des souris « Knock-in » CB1-E134G en comparaison de souris exprimant un récepteur non muté (Wild-type, WT). Ces mesures de dopamine seront réalisées de base et en réponse à différents traitements pharmacologiques associé au THC (composé psychoactif du cannabis) dans différentes régions cérébrales. Plus particulièrement, la dopamine sera dosée par microdialyse intracérébrale couplée à la chromatographie à haute performance en phase liquide à détection ampérométrique, chez la souris anesthésiée.

Bénéfices attendus

Ce projet peut avoir comme bénéfices de mettre à jour les mécanismes cérébraux impliqués dans la régulation endogène mise en jeu dans les effets addictifs et toxiques du cannabis chez l’homme.

Procédures

Une seule procédure est utilisée dans ce projet. Cette procédure sans réveil se fera sous anesthésie générale. Cette intervention durera environ 4 heures.

Impact sur les animaux

La procédure entraînera peu d’effets indésirables pour l’animal. Les seuls effets indésirables possibles pourraient survenir à l’induction de l’anesthésie, voire durant le maintien de celle-ci (au maximum pendant une durée de 4h).

Devenir

A la fin de la procédure 1, la mise à mort sera faite par une personne habilitée par injection létale de pentobarbital sodique (Exagon, 300mg/kg) et de lidocaïne (Lurocaïne 30mg/kg) (volume d’injection 10ml/kg).

Remplacement

Les études in vivo sont nécessaires pour la compréhension de la physiologie et pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. Notamment, l’utilisation d’animaux est nécessaire pour étudier la physiopathologie in situ de systèmes endogènes (l’action de la pregnénolone sur CB1) comprenant l’ensemble de leurs régulateurs et de leurs effecteurs. La complexité des mécanismes étudiés (l’étude des modifications de l’activité des neurotransmetteurs) ne permet pas de travailler uniquement sur des cellules et aucune modélisation mathématique ne peut rendre compte à ce jour de cette complexité. Aussi, l’espèce sélectionnée doit avoir une physiologie et un métabolisme le plus similaire possible à celui de l’homme. Ces raisons justifient l’emploi d’un modèle mammifère.

Réduction

Sur la base d’études préalablement réalisées au sein du laboratoire, nous utiliserons 16 animaux par groupe (8 mâles et 8 femelles), ce qui permettra de pouvoir réaliser des analyses statistiques cohérentes

Raffinement

Les procédures expérimentales seront développées de façon à réduire au maximum l’inconfort des animaux. Les souris seront hébergées dans une pièce dédiée, sous environnement contrôlé, et seront sous la prise en charge de personnes formées et compétentes. Les souris seront hébergées en cage collective, et seront mises en cage individuelle seulement pour les procédures qui nécessitent ce type d’hébergement. Les cages seront transparentes, et rapprochées les unes des autres permettant de maintenir des contacts visuels et olfactifs avec les congénères et un enrichissement permettra de réduire l’ennui et le stress. Dans le cadre du suivi du bien-être des animaux, il y aura une observation accrue des animaux et si nécessaire, une modification du protocole adaptée à l’état de l’animal sera mise en place.

Choix des espèces

La souris est une espèce classiquement utilisées en neuropharmacologie expérimentale pour les études biochimiques et comportementales du mécanisme d’action des médicaments psychotropes et des substances susceptibles d’appartenir à cette catégorie. De plus, l’organisation du cerveau de cette espèce est très proche de celle du cerveau humain, et une littérature extensive et croissante permet une bonne planification des expériences. En particulier, la souris permet une modélisation par délétion génique (souris transgéniques), et une étude approfondie des facteurs impliqués dans la physiopathologie des affections neuropsychiatriques citées précédemment. Les expériences seront réalisées sur des animaux jeunes-adultes (entre 2 et 5 mois de vie).

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Rats : 2186
Souffrances
▲ 1003
▲ 1080
▲ 103
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Devenir
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 2186

2 186 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à modéré. Le porteur décrit un stress imposé aux femelles gestantes, immobilisées 45 minutes trois fois par jour, dont les effets sont suivis sur trois générations de descendants. Il indique que ceux-ci subissent des tests comportementaux, sans en préciser la nature, ainsi que des prélèvements de sang sous stress de nouveauté, avant la mise à mort pour prélever sang, cerveau et intestin. Il affirme qu'aucune méthode de substitution ne permet de recréer la transmission d'un stress périnatal sur trois générations.

Objectifs

Le projet a pour but de 1) caractériser les effets transgénérationnels du stress périnatal sur la descendance adulte mâle et femelle en 2ème et 3ème génération ,2) mettre en évidence les effets correcteurs d’un traitement en post partum avec la carbétocine (analogue de l’ocytocine) ou le probiotique Lactobacillus reuteri (puissant activateur du système ocytocinergique) sur les conséquences de l’exposition au stress et sur le comportement maternel et 3) comprendre les mécanismes mis en jeu au niveau du comportement et au niveau cérébral et moléculaire.

Bénéfices attendus

Le modèle de rat stressé périnatalement (PRS, perinatal stress) développé depuis 1995 (Maccari et al., 1995, J. NeuroSci., 15) constitue un modèle de choix pour l'étude des troubles associés au stress ainsi que pour leurs traitements. Ce modèle continue d’être caractérisé d'un point de vue comportemental mais également neuroendocrine. Les études actuelles sont complétées par des approches biochimiques et moléculaires. Les rats PRS utilisés pour les procédures expérimentales développées ci-après, proviennent de femelles qui après avoir été mises en reproduction seront soumises à un stress de contention pendant 45 minutes, 3 fois par jour à partir du 11ème jour de gestation jusqu'à la veille du jour de la parturition. Pour les rats non PRS, les mères gestantes ne subiront aucun stress et seront manipulées régulièrement. Ainsi, le stress est certes imposé au cours de la période prénatale mais il existe également un stress postnatal pour les ratons puisque les femelles stressées au cours de la gestation montrent une réduction des soins maternels (stress prénatal +postnatal = stress périnatal). Les rats PRS seront sélectionnés en fonction du comportement maternel déterminé au cours des 7 premiers jours après la parturition.

Procédures

-Injections intrapéritoneales ou traitement par l'eau de boisson chez la femelle lactante en post partum : 103 femelles pendant 7 jours ; -test comportementaux chez les descendants à l'age adulte 720 animaux durée 3 semaine avec espacement d'une semaine entre chaque test ; -prelévements sanguins sur animaux vigiles : 720 animaux , durée 1 journée (stress de nouveauté) ; -prelévements sanguins, cérébraux et intestinaux sur animauxeuthanasiés : 283 mères + 720 descendants pour un total de 1003 animaux.

Impact sur les animaux

La carbetocine, agoniste de l'ocytocine a deja montré son efficacité dans la correction de l'impact du stress dans le modèle PRS (Mairesse et al. 2015 ; Gatta et al. 2018) et le L. Reuteri est un puissant activateur du système ocytocinergique (Pouthaidis et al. 2013). Compte tenu de ces évidences experimentales, nous n'attendons pas d'effet indesirable particulier.

Devenir

-Procédure 1 reproduction F0) : seront euthanasiés les mâles reproducteurs et les femelles n'ayant pas donné de portée valable. Les femelles restantes seront reutilisées dans la procédure 4 pour les prelevements sanguins et cérébraux ; -Procédure 2 (lignées maternelles F1, F2) : seront euthanasiés les mâles reproducteurs et les femelles n'ayant pas donné de portée valable, ou presentant le mauvais comportement maternel. Dans ce dernier cas leurs descendants seront également mis à mort. Les mères restantes seront reutilisées dans la procédure 4 pour les prelevements sanguins et cérébraux. Les descendants valables séléctionnés dans la procédure 2 seront réutilisés dans la procédure 3 ; -Procedure 3 (descendants F1, F2, F3) : touts les animaux seront reutilisés dans la procédure 4 pour les prelevements sanguins et cérébraux.

Remplacement

Ce projet est conçu dans l’optique de respecter scrupuleusement la règle des 3 R : - Principe de remplacement : Aucune méthode alternative ou de substitution permet de recréer les conditions exposées ci-dessus, car il s’agit de mesurer des éléments intégrés associant stress périnatal et sa transmission à travers 3 générations à l’âge adulte. - Principe de réduction: Pour les rates reproductrices, en génération F0, F1 et F2, nous estimons que 8 à 15 rates/groupe/genération sont nécessaires, et pour les descendants en F1, F2 et F3, 12 rats/groupe/sexe/genération sont nécessaires pour limiter la variabilité interindividuelle des réponses au stress et des traitements en postpartum à la carbetocine et au probiotique. - Principe de raffinement : Les animaux seront nourris ad libitum avec accès libre à l’eau de boisson. Les rats, que ce soit lors de la période de reproduction ou lors des traitements, seront surveillés plusieurs fois par jour afin d'évaluer la présence de signes cliniques (vigilance des animaux, signes de détresse/douleur, perte de poids). Si un animal devait présenter des signes cliniques de détresse au cours d'une expérimentation, celui-ci serait rapidement euthanasié. Les animaux seront hébergés dans un endroit calme et toute expérimentation sera réalisée dans une salle différente de la salle d‘hébergement.

Réduction

Ce projet est conçu dans l’optique de respecter scrupuleusement la règle des 3 R : - Principe de remplacement : Aucune méthode alternative ou de substitution permet de recréer les conditions exposées ci-dessus, car il s’agit de mesurer des éléments intégrés associant stress périnatal et sa transmission à travers 3 générations à l’âge adulte. - Principe de réduction: Pour les rates reproductrices, en génération F0, F1 et F2, nous estimons que 8 à 15 rates/groupe/genération sont nécessaires, et pour les descendants en F1, F2 et F3, 12 rats/groupe/sexe/genération sont nécessaires pour limiter la variabilité interindividuelle des réponses au stress et des traitements en postpartum à la carbetocine et au probiotique. - Principe de raffinement : Les animaux seront nourris ad libitum avec accès libre à l’eau de boisson. Les rats, que ce soit lors de la période de reproduction ou lors des traitements, seront surveillés plusieurs fois par jour afin d'évaluer la présence de signes cliniques (vigilance des animaux, signes de détresse/douleur, perte de poids). Si un animal devait présenter des signes cliniques de détresse au cours d'une expérimentation, celui-ci serait rapidement euthanasié. Les animaux seront hébergés dans un endroit calme et toute expérimentation sera réalisée dans une salle différente de la salle d‘hébergement.

Raffinement

Principe de raffinement : Les animaux seront nourris ad libitum avec accès libre à l’eau de boisson. Les rats, que ce soit lors de la période de reproduction ou lors des traitements, seront surveillés plusieurs fois par jour afin d'évaluer la présence de signes cliniques (vigilance des animaux, signes de détresse/douleur, perte de poids). Si un animal devait présenter des signes cliniques de détresse au cours d'une expérimentation, celui-ci serait rapidement euthanasié. Les animaux seront hébergés dans un endroit calme et toute expérimentation sera réalisée dans une salle différente de la salle d‘hébergement.

Choix des espèces

L'utilisation du rat (souche Sprague-Dawley) comme modèle animal présentant des comportements de types émotionnels suite à la programmation par le stress périnatal constitue un modèle de choix pour tester les effets à long terme. Par ailleurs, les rats (souche Sprague-Dawley) sont particulièrement adaptés aux études comportementales et entre autres à l'étude des réponses au stress. Facilement manipulables, ils présentent également un métabolisme mesurable. Les analyses comportementales, biochimiques et structurales seront effectuées chez des animaux adultes (âgés de 3 à 5 mois) afin de déterminer la persistance des effets du stress à travers les générations.

  • Enseignement supérieur
Cochons : 120
Souffrances
▲ 120
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Devenir
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 120

120 porcs vont être utilisés dans des procédures chirurgicales menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Le porteur décrit des interventions d'environ deux heures, plusieurs chirurgiens en formation opérant le même animal le même jour, non pour produire des connaissances mais pour entraîner de jeunes chirurgiens et gastroentérologues. Il indique que l'ablation de tissus ou d'organes et les hémorragies rendraient les animaux invivables, justifiant la mort sans réveil. Il présente ces séances comme une "offre de formation" et affirme qu'il n'existe pas d'autre modèle vivant que l'animal avant le passage chez l'homme.

Objectifs

A l’heure où les recommandations de bonnes pratiques nous interdisent, à juste titre, l’enseignement initial de la chirurgie sur les patients, cette école de chirurgie et de pratiques interventionnelles forme des jeunes chirurgiens ou gastroentérologues en proposant un apprentissage intégré. L’objectif est de faciliter l’acquisition des techniques et des gestes opératoires à la fois par voie abdominale ouverte, laparoscopique répondant parfaitement aux besoins de simulations nécessaires à une formation pratique initiale et continue d’excellence. Ainsi cette école s’adresse à un large public de professionnels de santé à la fois pour formation initiale des internes, et la formation continue (chirurgiens ou praticiens gastroentérologues senior, IBODE, infirmières d’endoscopie). L’école regroupe plusieurs laboratoires qui permettent un apprentissage progressif. 1) Le laboratoire de simulation est une unité qui offre un entrainement sur simulateurs de chirurgie ou d’endoscopie : pelvi-trainer, simulateur robotique Da Vinci, permettant un apprentissage préalable de la gestuelle sur simulateur. 2) Le laboratoire d’anatomie complète l’offre de formation en permettant un apprentissage dans de véritables conditions opératoires humaines. 3) Enfin le laboratoire de chirurgie ouverte, laparoscopique (ou coelioscopique) sur grands animaux (porcs) permet un enseignement des techniques chirurgicales et interventionnelles dans des conditions physiologiques quasi équivalentes à la clinique humaine. Ce lieu d’enseignement est aussi le lieu de mise au point et d’évaluation des dispositifs mis sur le marché, avec perfectionnement de l’implantation de matériel et familiarisation avec de nouveaux matériaux, l’évaluation de technologies innovantes encore non développées en pratique courante chez l’homme.

Bénéfices attendus

L’objectif de ces séances est un apprentissage des compétences techniques de dissections de l’intestin, la réalisation de sutures et d’anastomoses et de ligature des pédicules vasculaires. Une grille d’évaluation des acquisitions est rendue à l’apprenant. L’évolution de l’acquisition des apprentissages sera évaluée au fur et à mesure des séances. L’objectif à plus long terme est l’apprentissage des techniques opératoires avant la réalisation de ceux-ci sur des patients.

Procédures

Les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale d'en moyenne 2 heures, sans réveil

Impact sur les animaux

Toutes les procédures chirurgicales sont réalisées sous anesthésie générale avec suivi des constantes physiologiques, traitement analgésique approprié en fonction de la procédure de façon à contrôler la douleur lors de l’intervention chirurgicale. Un risque d’hémorragie existe, contrôlé par l’enseignement. Ce projet d’enseignement ne met en œuvre que des procédures, ou des suites de procédures sans réveil. Les porcs seront sédatés en continu et des antalgiques seront donnés tout le long de la procédure.

Devenir

Les procédures sont réalisées dans le cadre d’un apprentissage professionnelle, possiblement avec ablation de tissus, de vaisseaux ou d’organes, sutures internes, hémorragies, rendant possiblement certains organes non fonctionnels ou partiellement fonctionnels et qui ne permettraient pas de maintenir les animaux en vie dans de bonnes conditions.

Remplacement

Bien que la formation se fasse de façon progressive sur des simulateurs, puis au laboratoire d’anatomie, il n’existe pas à l’heure actuelle d’autres modèles de formation aux procédures chirurgicales sur sujets vivants permettant d’éviter ou de remplacer l’utilisation d’animaux avant de passer chez l’homme.

Réduction

De façon à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, différentes phases de l’apprentissage sont développées en amont aux laboratoires de simulation et d’anatomie. De plus les différentes procédures ’apprentissage sont réalisées le même jour sur un même animal par plusieurs chirurgiens en formation. Une grille standardisée d’évaluation des acquis des apprenants servira de référence pour justifier du nombre nécessaire de séances de formation, comprenant x procédures, pour acquérir les compétences par chaque individu et définir le nombre minimum d’animaux nécessaires à chaque formation.

Raffinement

Avant procédure, les animaux peuvent être hébergés selon leur taille et leur comportement, par 1, 2 ou 3 par boxes, au sein d’une même pièce. Un enrichissement alimentaire et par jeux est fourni de façon variée aux

Choix des espèces

L’anatomie du porc au niveau thoracique, abdominal et pelvien, ainsi que sa physiologie sont très proches de celles de l’homme, et de ce fait représente un très bon modèle vivant d’apprentissage et d’entrainement des diverses procédures chirurgicales avant d’approfondir l’apprentissage en chirurgie humaine. Il s’agit de jeunes animaux de 5/8 mois d’environ de 80Kg pour la formation en chirurgie digestive, selon les besoins anatomiques de chaque formation.

  • Enseignement supérieur
Rats : 550
Souffrances
▲ 300
▲ -
▲ 250
▲ -
Devenir
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 -
 -
 550

550 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 300 opérés sous anesthésie sans jamais être réveillés. Chaque rat sert de support à un stagiaire pour des actes chirurgicaux, résection d'organe, microchirurgie de quatre heures ou essais d'intubation, non pour produire des connaissances mais pour la formation. Les animaux de chirurgie générale sont réveillés puis tués le lendemain, ceux de microchirurgie et d'intubation tués sans réveil. Le porteur décrit une formation offrant "tout le temps nécessaire au stagiaire" sans les contraintes de durée des protocoles.

Objectifs

Cette formation réglementaire est destinée à former les chercheurs aux actes chirurgicaux. Elle a pour objectif de raffiner les procédures chirurgicales afin d’éviter la souffrance des animaux, et réduire le nombre d’animaux nécessaires.

Bénéfices attendus

Cette formation enseigne la rigueur des gestes chirurgicaux et la mise en pratique des descriptions de l’anatomie chirurgicale permettant d’obtenir des résultats scientifiques plus fiables et reproductibles, la particularité de cet accompagnement consiste à offrir tout le temps nécessaire au stagiaire pour parfaire ses connaissances de manière interactive sans les contraintes habituelles liées aux exigences des protocoles en matière de durée.

Procédures

Concernant la procédure chirurgie générale: chaque animal va etre soumis à une seule procédure chirurgicale d'interet pour le stagiaire parmis les procédure suivantes (la résection partielle ou totale d’organe comme la splénectomie, la néphrectomie, l’hépatectomie partielle ou l’anastomose digestive). la durée de l'intervention chirurgicale est de 2h30. Concernant la procédure microchirurgie: ldeux animaux vont etre soumis à une intervention chirurgicale de 4h sans reveil Concernant la procédure d'intubation: chaque animal va etre anesthésié et va subir plusieurs essais d'intubation par le stagiaire. Cette procédure est aussi sans reveil.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux pour les procédures expérimentales dédiées à la microchirurgie et à l'intubation sont celles liées à l’induction de l’anesthésie soit la réalisation d’une injection Intrapéritonéale ou d’une induction par anesthésie gazeuses. Ces deux procédures étant classées sans réveil de l’animal, il n’y a donc pas de nuisances post-opératoire. Les nuisances de type douleurs per-opératoires sont prise en charge par l'administration d'une antalgie adaptée. Concernant la procédure chirurgie générale les nuisances attendues pour l’animal sont, la réalisation d’une injection intrapéritonéale, les douleurs peropératoires prise en charge par une antalgie adaptée et les douleurs post-opératoire due à la chirurgie générale effectuée par le stagiaire. Parallèlement une analgésie post-opératoire jusqu'à J1 seront mis en place pour palier à cette dernière nuisance. Tout signe de souffrance décrit dans les points limites conduira à l'arrêt de la procédure et à la mise à mort de l'animal. A J1, l'ensemble des animaux seront mis à mort selon la procédure décrite en 3.3.3.

Devenir

Concernant la procédure chirurgie générale: chaque animal va etre reveillé afin d'enseigner aux stagiaires les points clés du suivi post-opératoire de l'animal. Les animaux seront ensuite mis à mort à J1 post chirurgie, après une évaluation approfondie de l'animal. Concernant la procédure microchirurgie et la procédure d'intubation, les animaux seront mis à mort avant leur reveil post intervention. Procédure sans reveil.

Remplacement

Au préalable, les stagiaires effectueront des TP sur tissu artificiel (plaque de silicone). Ainsi les étudiants pourront s’entrainer à acquérir les gestes pratiques comme la réalisation d’un champ opératoire stérile, la manipulation des instruments en condition stérile, la suture cutanée et la suture profonde.

Réduction

Un seul animal par procédure et par stagiaire sera utilisé. Concernant la procédure de microchirurgie, seuls 2 animaux seront nécessaires avec retransmission vidéo des gestes chirurgicaux.

Raffinement

L’ensemble de la procédure réalisée sera préalablement préparé au cours d’un travaux pratique, abordant le type de chirurgie réalisée, le matériel nécessaire, les médicaments à utilisés dans le cadre de l’asepsie, l’analgésie et l’anesthésie et les mesures à mettre en place pour raffiner la procédure. Le rat sera anesthésié par inhalation d'isoflurane (induction 5%, entretien 1.5%). Une fois l’anesthésie équilibrée, l’animal est installé sur un tapis chauffant avec rétrocontrôle thermique par sonde rectale.

Choix des espèces

Le rat a été choisi pour les similitudes de son réseau artério-veineux fémoral avec les micro-vaisseaux humains. Les actes présentés sur le rat sont les gestes de base de la chirurgie, transposables à toutes les espèces. Il s’agit notamment de la laparotomie, du contrôle pédiculaire, de la dénudation veineuse et artérielle, ou de la résection partielle ou totale d’organe comme la splénectomie, la néphrectomie, l’hépatectomie partielle ou l’anastomose digestive. Les animaux utilisés sont adultes (poids à la livraison de 125 à 150g puis stabulation pendant 2 semaines avant la date de la chirurgie pour arriver à un poids moyen de 200g). Il nous paraît plus important de travailler sur des rats adultes, d’âge homogène, avec un développement organique achevé, que sur des rats jeunes ou des ratons dont la taille et l’immaturité organique seraient en contradiction avec l’objectif pédagogique

  • Formation professionnelle
Souris : 600
Rats : 200
Souffrances
▲ 400
▲ 400
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 800

800 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, une partie opérée sous anesthésie sans réveil. Ils servent à former ou réentraîner des expérimentateurs à des gestes d'administration et de prélèvement, sous anesthésie ou en une brève séance sur animal vigile. Le porteur indique des incidents possibles comme un hématome à l'injection ou une fausse route au gavage, entraînant alors la mise à mort de l'animal. Il présente ces animaux comme des animaux de réforme d'élevage qui ne peuvent être replacés et juge leur usage "indispensable".

Objectifs

Ce projet est un projet éducatif qui intègre différentes techniques d'administration et de prélèvement dont les utilisateurs peuvent avoir régulièrement besoin. Ces formations s'adressent aux concepteurs et aux personnels appliquant des procédures expérimentales et/ou souhaitant se ré entrainer pour un ou des gestes techniques. Ces techniques sont utilisées à la demande des utilisateurs et ils doivent en avoir le besoin dans le cadre de leurs saisines.

Bénéfices attendus

Ce projet permet de former ou de reformer les utilisateurs (novices ou plus anciens pour des réentrainements) sur des techniques générales qui ne nécessitent en général pas d’entrainement dans les saisines sur lesquelles travaillent ces manipulateurs (nouvelle arrivée dans une équipe par exemple où le geste est maîtrisé par d’autres expérimentateurs)

Procédures

Les animaux seront soumis à des procédures sans réveil de type administration ou prélèvement de substance une seule fois sous anesthésie générale et sous analgésie tout au long de la procédure (Durée de la séquence : 20 minutes maximum). Pour les administrations et le prélèvement en vigile, les animaux auront au maximum 1 séance d’entrainement (durée de chaque séquence 5 minutes).

Impact sur les animaux

En théorie, les animaux étant mis à mort à la fin des expériences, et ces expériences étant effectuées sous anesthésie et analgésie, aucune nuisance particulière n’est attendue pendant ces phases du projet. En ce qui concerne les administrations IV ou gavages oraux qui seront effectués sans anesthésie obligatoire, les nuisances attendues sont : Pour les administrations IV : passage en péri veineux de sérum physiologique (hématome au point d’injection). L’encadrant prendra la décision du devenir de l’animal. Gavage oral : fausse route => Le formateur devra alors s’assurer de mettre à mort l’animal qui serait concerné le plus rapidement possible.

Devenir

Ces animaux sont des animaux de réforme issus d’élevages qui ne peuvent donc être replacés, les procédures étant sans réveil ou de sévérité légère avec mise à mort à la fin.

Remplacement

Cette demande d’autorisation de projet a pour objectif de former les concepteurs et les personnels appliquant des procédures expérimentales et/ou souhaitant se ré-entrainer pour un ou des gestes techniques. L’utilisation d’animaux est donc indispensable.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, les animaux seront des animaux de réforme issus des élevages internes ou animaux commandés (si animaux de réforme pas disponible) . Ils seront utilisés une fois mais plusieurs gestes peuvent être effectués sur eux au cours de cette utilisation

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupes sociaux harmonieux dans des cages avec enrichissement. Afin de réduire au maximum la douleur, la souffrance et l'angoisse, les animaux sont anesthésiés (mélange de kétamine et xylazine) et/ ou isoflurane, analgésiés (buprénorphine en pré anesthésie) et des anesthésiques locaux (lidocaine) seront utilisés pour certains prélèvements/administration

Choix des espèces

La souris et le rat sont les modèles d'étude des utilisateurs de l'animalerie. Ces derniers souhaitent donc légitimement être formés et/ou se ré entrainer sur ces modèles. L’utilisateur ne pourra être formé que sur la technique d’intérêt de son étude et dans l’espèce concernée. Les animaux sont utilisés à partir de 4 semaines et jusqu'à une 30aine de semaines en fonction des mises à mort programmées dans l'animalerie (animaux de réforme issus des élevages).

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Macaques à longue queue : 8
Souffrances
▲ 8
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 8

8 macaques à longue queue vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chacun subit l'ablation chirurgicale des glandes parathyroïdes et jusqu'à huit prélèvements sanguins, pour mettre au point une technique créant une hypoparathyroïdie. Le porteur indique que la mise au point de la technique chirurgicale interdit le réveil des animaux. Il affirme que le primate non humain est l'espèce non-rongeur la plus pertinente et qu'aucune méthode in vitro ne mesure le calcium sur un "organisme entier".

Objectifs

L'hypoparathyroïdie est caractérisée par une diminution de la production de l’hormone parathyroïdienne. Chez l'homme, elle est souvent causée par une maladie auto-immune ou suite à une chirurgie au niveau des glandes thyroïde ou parathyroïde. L’hormone parathyroïdienne (ou PTH) participe avec la vitamine D au métabolisme et à la régulation du calcium de l'organisme. Les symptômes de l'hypoparathyroïdie sont dus à une baisse de la concentration du calcium dans le sang (ou hypocalcémie) et consistent en des fourmillements dans les mains ou autour de la bouche et des crampes musculaires. Le traitement comprend en première intention une supplémentation en calcium et en vitamine D. Ce traitement n’est pas idéal sur tous les patients car il ne permet pas une régulation très fine de la calcémie au cours de la journée (pics d'hypercalcémie suivis de phases d'hypocalcémie). De plus, ce traitement ne permet pas de diminuer le risque de complications à long terme de l'hypoparathyroïdie (complications rénales et osseuses principalement). Dans ce cas des traitements hormonaux sont nécessaires. Très peu de traitements de ce type existent à ce jour. L'objectif de ce projet est de mettre au point la technique chirurgicale permettant de développer un modèle d'hypoparathyroïdie sélective (sans insuffisance thyroïdienne associée) chez le primate anesthésié.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont la mise au point de la technique chirurgicale permettant de réaliser l’ablation sélective des glandes parathyroïdiennes tout en respectant l’intégrité de la glande thyroïdienne et ainsi augmenter le taux de succès dans la mise en place d'un modèle pertinent pour évaluer les effets bénéfiques et /ou l'absence d'effets délétères de nouveaux traitements hormonaux visant à corriger l'hypoparathyroïdie en médecine humaine et vétérinaire . sachant que chez l’homme cette pathologie touche 40 personnes sur 100000. Pour l’animal, les bénéfices attendus sont une acquisition de connaissances sur l’espèce utilisée (primate non humain) par le développement d’outils de raffinement de plus en plus adaptés et le choix de l’espèce la plus prédictive en fonction de l’objectif scientifique attendu.

Procédures

Les animaux de ce projet subiront : - Une ablation des glandes parathyroïdiennes sous anesthésie générale avec une analgésie morphinique suivant les bonnes pratiques vétérinaires. Les animaux resteront anesthésiés pendant toute la durée de l’expérience et ne seront pas réveillés en fin d’expérience - Une série de prélèvements de sang (maximum 8 prélèvements sous anesthésie) en respectant les recommandations du NC3R’s et de l’article « Good practice guide to the administration of substances and removal of blood, including routes & volumes » de l’EFPIAECVAM (2001) pour les volumes maximum prélevés.

Impact sur les animaux

L'intégralité de la procédure est réalisée sous anesthésie. Une chirurgie pour ablation des glandes parathyroïdes suivant protocole chirurgical et analgésique maitrisé sera réalisée sur les animaux, et cette chirurgie sera suivie de prélèvements de sang .

Devenir

L'objectif de ce projet étant le développement - mise au point et raffinement d'une nouvelle technique chirurgicale, les animaux ne pourront pas être réveillés en fin de procédure.

Remplacement

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le primate non-humain car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur le métabolisme et la régulation du calcium dans l'organisme sur des sujets atteint d'hypoparathyroïdie. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. En effet, l’objectif principal de ce projet est de mesurer les taux de PTH et de calcium circulant dans le sang, ce qui n’est pas possible de mesurer sur des cellules ou organes isolés mais qui nécessite un organisme entier dont la physiologie est fonctionnelle. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, le primate non humain est l’espèce non-rongeur qui est la plus adaptée à ce type de modèle d’étude.

Réduction

Un nombre minimal et suffisant d’animaux est utilisé afin de mettre au point et de raffiner la technique chirurgicale. Les prélèvements sanguins réalisés au cours de l’expérience sur un animal seront exploités immédiatement pour décider si oui ou non un animal supplémentaire sera utilisé.

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux avant l'anesthésie,• La détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • Un protocole analgésique adapté pour la chirurgie , • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse, • La familiarisation des animaux aux procédures de contention pour l'induction de l'anesthésie.

Choix des espèces

Le primate non humain a été démontré comme étant l'espèce animale non rongeur la plus pertinente pour le développement de traitement hormonal de l'hypoparathyroïdie. A savoir que par exemple chez le chien, à la différence de l’humain, la forte capacité d'excrétion calcique spécifique à cette espèce provoque une toxicité rénale et en particulier un risque de calcul urinaire. Animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.

4EnseignPharmacol

(NTS-FR-453308v1 – 08/02/2022)
  • Enseignement supérieur
Rats : 140
Souffrances
▲ 65
▲ 45
▲ 30
▲ -
Devenir
 -
 -
 75
 65

140 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant jusqu'à modéré, 75 réutilisés et les autres tués. Des étudiants leur administrent des médicaments connus, diurétique, anxiolytique, stimulant, antihypertenseur, et observent leur diurèse, leur locomotion ou leur pression artérielle, certains subissant une chirurgie fémorale et des prélèvements sanguins sous anesthésie. Le porteur indique que les doses sont choisies pour ne produire que des effets légers à modérés et transitoires. Il précise que trois des sept substances sont désormais étudiées par simulation informatique, réduisant d'autant le recours aux rats.

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont de former les étudiants de l’enseignement supérieur ayant un projet professionnel en recherche et développement dans le cadre des métiers liés au cycle de vie du médicament dans l’industrie pharmaceutique, les instances d’évaluation ou les laboratoires académiques : - au respect de la réglementation en vigueur et des consignes strictes en termes de respect du bien-être animal et des conditions sanitaires de leur utilisation, - à la gestion d’études pour l’évaluation des mécanismes d’action et des effets de substances actives (médicaments connus, sans effets nocifs sur les rats) - à la détermination du rapport entre les effets (pharmacodynamie) et la durée des effets (pharmacocinétique). Les formations concernent : - environ 15-20 étudiants / an en études de pharmacie ayant un projet professionnel vers l’expertise pharmacologique pré-clinique du médicament avec des substances à étudier d’un point de vue pharmacodynamique (en simulation sur ordinateur quand cela est possible = 3 substances, ou in vivo chez le rat pour 2 substances) et pharmacocinétique (les 5 substances, chacune administrée à deux rats en vue de dosages plasmatiques) ; - environ 20-25 étudiants / an en Master, qui se destinent à la recherche et développement en santé, avec des substances à étudier in vivo d’un point de vue pharmacodynamique (4 substances).

Bénéfices attendus

Apprentissage par la pratique encadrée par des personnels compétents, de la gestion de projet utilisant des animaux à des fins scientifiques. Prise en compte des conditions rigoureuses de travail dans ce domaine, dont le respect du bien être animal. Les étudiants seront initiés et formés aux bonnes pratiques de recherche et développement pour mieux développer leur expertises dans la suite de leur carrière (ils sauront mieux adapter leurs pratiques utilisant des animaux, ce qui permettra une optimisation des 3'R. Dans le présent projet, les substances choisies sont connues et maitrisées en termes de doses pour ne pas entrainer d'effets néfastes chez les animaux

Procédures

Recueil des urines de 24 h par écoulement spontané (rat vigile en cage spécifiquement adaptée pour cela) OU Placement dans une boite d'open-field de1 m2, sol quadrillé, pendant 10 min, rats vigiles OU Anesthésie et chirurgie périphérique, artère et veine fémorales, prélèvement sanguins < 5% du volume sanguin total du rat sur 2h30, rats anesthésiés + antalgie

Impact sur les animaux

Néant à faibles car : 1°) les substances restant à utiliser in vivo seront administrées à des doses pharmacologiques pour avoir des effets légers à modérés, et transitoires (doses uniques) sur la pression artérielle ou la diurèse ou l’exploration locomotrice du rat sain. Effets pharmacologiques attendus : - furosémide (diurétique) 30 mg/kg : multiplication maximum par 2 de la diurèse sur 24h, augmentation de l’excrétion urinaire du sodium et du potassium, sans effet sur la pression artérielle - chlorpromazine (anti-psychotique) 2 à 5 mg/kg : diminution de l’exploration, indifférence versus environnement, prostration, maintien plus facile dans une position imposée. Effets secondaires possibles : quelques effets extrapyramidaux légers (mâchonnements) - diazépam (anxiolytique) 1 à 5 mg/kg : augmentation de l’activité exploratrice, curiosité ou sédation aux doses élevées - caféine (stimulant) 10 à 30 mg/kg : augmentation de l’activité locomotrice - telmisartan (antagoniste des récepteurs AT1 de l’angiotensine ; 1 dose testée : 1 à 2 mg/kg) sur les effets cardiovasculaires induits par l’angiotensine II (0.1 à 1 µg/kg, 3 doses maximum avant l’injection de telmisartan) : diminution de la pression artérielle de base (- 20 mmHg) et blocage de l’augmentation de la pression artérielle (maximum, en absence de Telmisartan + 50 mmHg, < 1 minute) et de la fréquence cardiaque (maximum + 40 battements par minute) induites par l’angiotensine II, puis mise à mort - les 3 autres substances aténolol, nicardipine, propranolol seront évaluées d’un point de vue pharmacodynamique par simulation informatique 2°) pour les études pharmacocinétiques les substances seront administrées à des doses qui n’induiront pas plus d’effets sur la pression artérielle de base que – 20 mmHg) sur d’autres rats anesthésiés : furosémide 30 mg/kg ; aténolol, nicardipine, propranolol, telmisartan 1 (à 2 maximum) mg/kg pour ces 4 mollécules, et les prélèvements sanguins ne dépasseront pas 200 µL/prélèvement, avec 5 prélèvements maximum, soit maximum 1 mL sur 2h30 (soit < 5% du volume sanguin total du rat), puis mise à mort.

Devenir

Chaque animal pourra suivre en tout et au maximum 2 procédures espacées chacune par 48h minimum de repos : 1 procédure modérée (P1) (ou 1 légère, P2), suivie d’une légère (P2) ou d’une sans réveil (P3), entre ces 2 formations citées quand les calendriers d’enseignement le permettent, ou après une semaine de repos minimum, entre une de ces formations et d’autres projets d’enseignement (avec procédures légères) ou de recherche (comme donneurs d’organes) pour les animaux (hors procédures "sans réveil").

Remplacement

Remplacement par utilisation de méthodes alternatives par travaux pratiques réalisés sur ordinateur pour les substances qui ont été validées pour ces approches alternatives (3 substances sur les 7 prévues dans le projet) - effet du propranolol sur les effets cardiovasculaires induits par la noradrénaline = remplacés par logiciel de TPs sur ordinateur - effet de l’aténolol sur les effets cardiovasculaires induits par l’angiotensine I = remplacés par logiciel de TPs sur ordinateur - effets de la nicardipine sur les effets cardiovasculaires induits par la noradrénaline, puis par l’angiotensine II = remplacés par logiciel de TPs sur ordinateur

Réduction

Par rapport aux 3 projets précédemment autorisés pour les mêmes enseignements, réduction du nombre de rats attribués par groupe d’étudiants : Chaque groupe de 4 à 6 étudiants maximum, encadré par un enseignant-chercheur compétent en utilisation d’animaux à des fins scientifiques, travaille sur 2-5 rats maximum (6 à 9 dans les projets précédemment autorisés) – voir 3.3.2.2.

Raffinement

Afin de garantir le respect du bien-être animal (raffinement), les expériences sont planifiées et organisées à l’avance par les étudiants, sous responsabilité de l’enseignant-chercheur qui les valident avant l’utilisation des animaux : il vérifie les doses, les volumes et fréquences des prélèvements sanguins selon le poids, les méthodes d’injection, la bonne organisation des procédures. Les gestes techniques imposés aux rats (préhension, pesée, injection sous-cutanée ou intrapéritonéale, et, le cas échéant, l’implantation de cathéters vasculaires sous anesthésie) sont effectués par des enseignants-chercheurs compétents et autorisés en chirurgie. Chaque animal pourra suivre en tout et au maximum 2 procédures espacées chacune par 48h minimum de repos : 1 procédure modérée (P1) (ou 1 légère, P2), suivie d’une légère (P2) ou d’une sans réveil (P3), entre ces 2 formations citées quand les calendriers d’enseignement le permettent, ou après une semaine de repos minimum, entre une de ces formations et d’autres projets d’enseignement (avec procédures légères) ou de recherche (comme donneurs d’organes) pour les animaux non mis à mort ici.

Choix des espèces

Espèce rat, Wistar car docile à la préhension et très grande expertise des enseignants chercheurs impliqués sur ce modèle pour l’étude des substances cardiovasculaires et psychotropes Rats adultes reçus entre 2 et 3 mois d’âge, utilisés dans les 2 mois suivants, pour prise en main aisée par les utilisateurs – préalablement socialisés (habitués à la prise en main par les zootechniciens de l’animalerie) -

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 5140
Souffrances
▲ 740
▲ -
▲ 4400
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5140

5 140 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant jusqu'à modéré, une partie opérée sous anesthésie sans réveil. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales quotidiennes pendant l'adolescence, parfois une chirurgie du cerveau en stéréotaxie et des tests comportementaux, avant d'être tuées pour analyse du cortex. Le projet cherche à savoir si un inhibiteur des récepteurs 5-HT6 administré tôt préviendrait les déficits cognitifs d'un modèle génétique de schizophrénie. Le porteur présente ce résultat comme une "preuve de concept" et renvoie les retombées cliniques à d'autres pathologies et au long terme.

Objectifs

La schizophrénie est une pathologie psychiatrique d’origine neuro-développementale très invalidante, qui touche environ 1% de la population mondiale et dont le poids économique est très important. Elle est caractérisée par la présence d’un large spectre de symptômes cognitifs comme des troubles de l’attention et de la mémoire, l’incapacité à résoudre les problèmes du quotidien et la désocialisation. Les antipsychotiques actuellement disponibles traitent principalement les symptômes positifs et dans une moindre mesure les symptômes négatifs, mais ils sont inefficaces sur les symptômes cognitifs. Améliorer leur prise en charge reste donc un enjeu important et passe par la mise au point de traitements précoces capables d’enrayer la progression de la maladie. Cette étude a pour objectifs de déterminer les mécanismes cellulaires et moléculaires à l’origine des déficits cognitifs observés dans un modèle génétique de schizophrénie. Nous appliquerons au mieux la règle des 3R tout au long de ce projet pour lequel nous utiliserons 5140 souris.

Bénéfices attendus

L’objectif est de déterminer si les inhibiteurs des récepteurs 5-HT6 de la sérotonine peuvent être considérés comme des traitements curatifs capables de prévenir l’émergence des déficits cognitifs observés dans la schizophrénie lorsqu'ils sont administrés pendant l'adolescence, une phase critique du développement cérébral. Au cours des dernières années, il est devenu évident que les déficits cognitifs observés dans la schizophrénie reposent sur des anomalies neuro-développementales qui affectent progressivement les circuits neuronaux et sont difficilement réversibles à l'âge adulte. Mon projet constituera une preuve de concept sur la pertinence de cette stratégie de modification de la maladie basée sur l'administration précoce d'inhibiteurs 5-HT6 dans un modèle préclinique de schizophrénie, stratégie qui pourrait être étendue à d'autres pathologies telles que les troubles du spectre autistique, qui partagent avec la schizophrénie, de nombreuses caractéristiques neurodéveloppementales. Une telle stratégie représente un intérêt grandissant face aux progrès récents qui ont été réalisés dans la détection des patients présentant un risque élevé de transition vers la schizophrénie.

Procédures

En fonction des procédures, les animaux recevront des injections intrapéritonéales quotidiennes pendant l'adolescence (administration du traitement précoce) +/- une procédure chirurgicale en stéréotaxie pour injection des outils moléculaires (une seule intervention de 20min maximum) +/- analyse comportementale des animaux sur plusieurs jours. L'ensemble des animaux seront ensuite mis à mort pour prélèvement du cerveau.

Impact sur les animaux

Dans des travaux précédents où nous avons étudié l'impact d'une consommation chronique de cannabis pendant l’adolescence, nous avons utilisé certaines des molécules qui vont être testées dans ce projet. Ni les antagonistes 5-HT6, ni la rapamycine n’ont entrainé d’effets secondaires sur les phénotypes que nous avons étudiés. Les injections quotidiennes pendant les 15 jours de l’adolescence n’ont entrainé aucune réaction inflammatoire ou infection au niveau du site d’injection réalisé du côté droit de l'abdomen pour être sûr de cibler le péritoine et éviter d'injecter dans la vessie ou le caecum. Nous ne pouvons cependant pas exclure un effet minime dû à l’injection et à la légère gène que pourrait occasionner la piqure.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort pour des analyses immunohistochimiques, biochimiques ou électrophysiologiques.

Remplacement

Une recherche bibliographique approfondie a été réalisée afin de nous assurer qu’il n’existait aucune approche alternative in vitro qui aurait pu être utilisée pour reproduire les altérations de développement ou de maturation corticale provoquées dans notre modèle d’étude. Les méthodes in vitro essentiellement basées sur les cultures cellulaires, ne permettent pas de maintenir l’intégrité des réseaux cellulaires et ne présentent donc pas les systèmes de communication multicellulaires nécessaires pour la réalisation de ce projet.

Réduction

Mâles et femelles seront utilisés sans distinction dans ce projet. De plus, plusieurs informations seront obtenues grâce à différentes mesures possibles sur le même animal: i) analyses comportementales; ii) puis analyse immunohistochimique ou prélèvement du cortex préfrontal ou du raphe dorsal pour analyse biochimique.

Raffinement

les méthodologies utilisées lors des expérimentations seront optimisées afin de réduire la douleur et la détresse des animaux. Ainsi, lors des injections des traitements, les animaux seront observés quotidiennement. En cas de circonstances imprévues dans lesquelles un des sujets montrerait des signes de détresse ou souffrance, une grille d’évaluation de l’état général de chaque animal sera remplie avec identification de points limites où une prise en charge adaptée sera effectuée. En fonction de l’état de l’animal, la prise en charge soit un traitement analgésique, soit une sortie de protocole jusqu’à la mise à mort si nécessaire.

Choix des espèces

Notre projet nécessite l'utilisation de différentes lignées transgéniques qui ont été générées chez la souris d'où l'importance de réaliser notre étude chez la souris. Les premiers symptômes de la schizophrénie apparaissent pendant l'adolescence qui est une période critique dans le développement cérébral, c'est une période de grande plasticité neuronale. Notre hypthèse est que l'administration d'un traitemennt pendant cette période pourrait permettre de prévenir les altérations cognitives observées à l'âge adulte dans le modèle génétique de schizophrénie. Ainsi, les animaux recevront le traitement en injection intrapéritonéale de J30 à J45 (période correspondant à l’adolescence chez la souris donc à la période de maturation du cortex préfrontal, structure d’intérêt du projet) puis ils seront utilisés pour les expérimentations (électrophysiologie, inmmunohistochimie, biochimie et comportement) à partir de J60 (stade jeune adulte).

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 432
Souffrances
▲ 432
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 432

432 souris vont être utilisées dans une procédure menée sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Elles reçoivent des injections d'anticorps et une induction de l'inflammation de l'oreille par une huile irritante, une cytokine ou une lésion des vaisseaux au laser, suivie d'une imagerie puis d'une mise à mort par dislocation cervicale, pour étudier le rôle des plaquettes dans la thrombo-inflammation. Le porteur présente le modèle comme peu invasif et n'attend "pas d'effets indésirables majeurs". Il affirme que les modèles in vitro ne reproduisent pas la complexité du processus et que les plaquettes, cellules sans noyau, ne peuvent être cultivées.

Objectifs

Les plaquettes jouent un rôle principal dans l’arrêt des saignements et elles sont aussi impliquées en thrombose artérielle. De plus, les plaquettes sont impliquées dans l’inflammation puisqu’elles peuvent interagir directement (interaction physique) ou indirectement (via la sécrétion de cytokines et des chimiokines) avec les cellules immunitaires. Ces processus de thrombose artérielle et d’inflammation sont largement imbriqués, conduisant à un processus global appelé thromboinflammation. Le rôle des récepteurs plaquettaires comme la GPIb, la GPVI et les intégrines dans ce processus est encore mal connu à ce jour. Comprendre leur rôle permettrait ainsi d’identifier des approches thérapeutiques afin de limiter la thromboinflammation et la formation de thrombi qui en découle. Le projet a pour but d’une part de développer un nouveau modèle de thromboinflammation au niveau de l’oreille couplé à de l’imagerie intravitale non invasive permetant l’observation des interactions entre les plaquettes et le système immunitaire inné ; et d’autres part d’évaluer le rôle des plaquettes et de récepteurs plaquettaires (GPIb, GPVI, intégrines) dans ce processus. Cette méthode non invasive a pour avantage de limiter au strict minimum les manipulations qui pourraient engendrer une réaction inflammatoire non spécifique, comme une chirurgie par exemple, mais aussi réduire la souffrance animale.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet portent sur deux aspects différents : •Premièrement la mise en place d’un nouveau modèle utile à la communauté scientifique permettant l’étude de la throboinflammation in vivo et de manière non invasive chez la souris. •Deuxièmement, l’étude de la formation de la thromboinflamation à l’échelle cellulaire et l’identification des mécanismes mis en jeux. •Troisièmement, l’identification d’acteurs clés impliqués dans la thromboinflamation pouvant s’avérer être de futur cibles thérapeutiques.

Procédures

L’ensemble de la procédure expérimetale est réalisée sous anesthésie générale et elle est sans réveil. Tous les animaux subiront : •Une anesthésie par injection intraperitoneal d’un mélange Kétamine/Xylazine •Nettoyage de la peau de l’oreille ainsi qu’une brève dépilation à la crème dépilatoire •Une injection rétro-oribtale pour les : a.Souris WT traitées avec l’anticorps anti-GPIbα R300 à 2,5 mg/kg. b.Souris hGPVI traitées avec l’anticorps anti-hGPV1 ACT017 à 8 mg/kg. c.Souris hGPIb traitées avec l’anticorps anti-hGPIb Alma12 à 1mg/kg. Pour les souris thrombopéniques traitées au R300, un prélèvement sanguin sera réalisé avant injection de l’anticorps R300 et un second prélèvement sera réalisé 30min après injection de l’anticorps R300 pour s’assurer de la thrombopénie. Le volume de sang prélevé au niveau de la veine de la queue est de 10 µL à chaque prélèvement. •Une injection dans la veine de la queue d’une solution de bleu evans pour le marquage de vaisseaux,de DioC6 pour le marquage des plaquettes ainsi que d’anticorps pour le marquage des cellules immunitaires. •Maintien de l’anesthésie par inhalation d’isoflurane •Imagerie par microscopie multiphonique

Impact sur les animaux

Nous ne nous attendons pas à des effets indésirables majeurs sur les animaux etant donné que nous cherchons à mettre en place une technique là moins invasive possible. De plus les souris seront anesthésiées tout au long de la procédure qui est sans réveil. Nous pouvons cependant nous attendre lors de l’expérimentation à une baisse de la fréquence cardiaque, respiratoire ainsi qu’une baisse de température dû à l’anesthésie de l’animal. Ces paramètres seront surveillés, la concentration d’anesthésique gazeux sera ajustée si nécessaire et l’animal sera réchauffé tout au long de la procédure L’inflammation sera quant à elle induite par déposition sur la peau de l’oreille de souris d’huile de croton irritante ou par injection intradermique de TNFα ou par ablation laser contôlée au niveau du vaisseau d’intérêt. La thromboinflammation induite étant localisée au niveau de l’oreille de la souris, nous ne nous attendons pas à l’apparition d’effets indésirables majeurs, éventuellement une réaction inflammatoire localisée.

Devenir

A l’issue de la procédure expérimentale les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale sous anesthésie générale. En effet, le projet porte sur l’étude de l’initiation de la thromboinflammation et de l’interaction des plaquettes avec les cellules immunitaires lors de ce processus, les temps tardifs ne seront pas étudiés dans ce projet.

Remplacement

Le but de ce projet est d’évaluer le rôle des plaquettes et de la GPIb, de la GPVI ainsi que des intégrines β1 et β3 dans un processus complexe et intégré qu’est la thromboinflammation. Les modèles in vitro n’étant pas assez sophistiqués pour reproduire toute la complexité de ce processus, un modèle in vivo sera utilisé. De plus, les plaquettes sont des cellules anucléées qui ne peuvent être cultivées, empêchant tout modèle reposant sur la culture cellulaire.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés lors de cette étude sera réduit au minimum sans impacter la validité des résultats. Les effectifs sont calculés suivant la loi normale N(µ ; σ). Le critère recherché est la comparaison de moyennes. On aboutit à n=16/d² avec d=|µ1 - µ2|/σ Pour cette étude in vivo, le nombre d’animaux par lot est n=16. Nous utiliserons des tests de Mann-Whitney pour la comparaison de 2 groupes et un test Kruskal-Walis post-test Dunn pour les comparaisons multi-groupes. De plus, le modèle expérimental sera validé sur un groupe maximum de 48 souris avant l’utilisation d’autres lignées de souris d’intérêts. Suite à la mise au point du modèle expérimental, seules les 2 techniques d’induction de la thromboinflammation les plus efficaces seront conservées pour la suite du travail afin de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les conditions d’hébergement des animaux sont optimisées par l’enrichissement des cages avec des carrés de cellulose, bâtonnets de coton, frisure de papier, ce qui leur permet de compartimenter leur environnement selon leurs besoins. Les animaux, entre 2 et 5 par cage, ont un accès permanent à l’eau de boisson et à la nourriture. Les conditions de travail pour l’utilisation de modèles animaux ont été raffinées afin de limiter leur angoisse, stress et douleur lors des manipulations. Pour ce faire, des points limites spécifiques ont été établis pour chaque procédures. Ces points limites permettront de soustraire l’animal aux procédures expérimentales et ainsi limiter la souffrance et l’inconfort de l’animal. Lors des procédures, les animaux sont anesthésiés, maintenus à une température de 38°C par l’utilisation d’une plaque chauffante (tout au long de la procédure). Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel qualifié. Cette étude nécessitera l’utilisation de 432 souris.

Choix des espèces

La souris est un animal pour lequel les modèles d’étude in vivo sont largement répendus et maitrisés. Les techniques de mutagenèse ont permis de générer des souris sur un même fond génétique (C57BL/6J ) : - N’exprimant pas la GPVI : souris GPVI-/- - Exprimant la GPVI humaine : souris hGPVI, permettant de tester des anticorps anti-GPVI humaine chez la souris - N’exprimant pas L’intégrine β1 plaquettaire : souris PF4Cre+/ β1flox/flox (PF4Cre-β1-/-) - N’exprimant pas L’intégrine β3 plaquettaire : souris PF4Cre+/ β3flox/flox (PF4Cre-β3-/-) - N’exprimant pas Les intégrines β1 et β3 plaquettaires : souris PF4Cre+/ β1β3flox/flox (PF4Cre-β1β3-/-) - Exprimant la GPIb humaine : souris hGPIb, permettant de tester des anticorps anti-GPIb humaine chez la souris. Ces lignées sont parfaitement adaptées à cette étude et constituent des outils originaux et uniques. La déficience des gènes des récepteurs GPVI, β1 et/ou β3 ainsi que l’expression de la GPVI ou de la GPIb humaines n’induit pas d’effet indésirable notable chez les souris. Ces souris seront utilisées en comparaison de souris contrôles Wild-Type (WT) et PF4Cre+. Les animaux seront utilisés au stade adulte entre 8 et 24 semaines. Cet âge correspond à la période permettant l’utilisation de souris pubères et ne présentant pas encore syndrome de vieillissement. Nous réaliserons des groupes homogènes en âge.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 35
Souffrances
▲ 35
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 35

35 souris vont être utilisées dans une procédure menée sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Génétiquement modifiées pour le gène COUP-TFI, elles reçoivent une injection puis une perfusion intracardiaque terminale, pour étudier le développement du cortex cérébral et un syndrome humain rare. Le porteur signale de possibles troubles comportementaux légers, qu'il dit atténués par l'enrichissement de la cage. Il affirme que l'étude fine du développement cérébral ne peut être remplacée par des approches de modélisation ou des cultures in vitro.

Objectifs

Ce projet a pour objectif d’étudier les mécanismes majeurs à la base du développement du système nerveux en posant des questions clés sur la façon dont le cortex s'organise pendant la vie embryonnaire. La souris est utilisée comme modèle du développement du cortex cérébral pour mieux comprendre les mécanismes à la base des troubles du développement chez l’humain afin de permettre une meilleure prise en charge des patients et d’identifier des pistes thérapeutiques potentielles. Le gène COUP-TFI, appelé aussi NR2F1 chez l’Homme, et dont des mutations ont été trouvées chez plusieurs patients est à l’origine de troubles cognitifs. Ce gène est exprimé à des stades spécifiques au cours du développement et agit dans des régions et populations distinctes du cortex cérébral. Dans le cadre de ce projet, des souris génétiquement modifiées pour ce gène seront comparées avec des souris contrôles pour les types cellulaires impliqués.

Bénéfices attendus

Les lignées de souris utilisées dans le cadre de ce projet reproduisent une maladie génétique humaine rare (OMIM #615722, Syndrome d'atrophie optique Bosch-Boonstra-Schaaf) et représentent donc un excellent modèle pour comprendre les mécanismes à la base de ces défauts génétiques afin de permettre une meilleure prise en charge des jeunes patients et d’identifier des pistes thérapeutiques potentielles.

Procédures

1 injection intrapéritonéale et 1 perfusion intracardiaque sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Certains des animaux utilisés peuvent montrer de façon ponctuelle de légers troubles comportementaux comme de l'hyperactivité. Cependant, ces troubles sont facilement atténuables par la présence d’enrichissement dans la cage.

Devenir

Mise à mort.

Remplacement

L’étude fine du développement des différentes structures du cerveau ne peut être remplacée par des approches de modélisation ou par des cultures in vitro.

Réduction

Le nombre d'animaux pour chaque expérience est limité à celui nécessaire statistiquement à la validation d'un effet significatif.

Raffinement

En accord avec la règle des 3Rs, la qualité de la contention et la sureté des gestes seront assurés par des utilisateurs compétents et formés. L’état des animaux sera contrôlé quotidiennement et un enrichissement est prévu dans chaque cage. Au cours de la procédure terminale de perfusion, l’efficacité de l’anesthésie et de l’analgésie sera vérifiée (surveillance de la fréquence respiratoire, absence de réponse aux stimuli douloureux, absence d’augmentation de la tension musculaire dans la région de l’incision).

Choix des espèces

Le modèle souris a été choisi en raison de ses similarités génétiques avec l'homme, ainsi que de la facilité avec laquelle son génome peut être manipulé et analysé. Grâce aux progrès des technologies de manipulation génétique, il est aujourd’hui possible d’annuler l’expression d’un gène ou d’en induire son expression ectopique in vivo. Ces approches conduisent à une connaissance très approfondie du rôle de protéines ciblées dans un contexte physiologique, au cours du développement de l’organisme et de la différenciation cellulaire. Les manipulations génétiques permettent de simuler in vivo des altérations de l’expression de gènes ou de la physiologie cellulaire, caractéristiques de pathologies humaines. La génération et l’analyse de ces modèles pourront être utiles dans la compréhension des mécanismes à la base de la maladie génétique et au développement de nouvelles thérapies pharmacologiques et cellulaires. Ces animaux seront utilisés au stade adulte afin d’observer les effets de l’inactivation du gène sur un organe mature.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Babouins : 9
Souffrances
▲ 9
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 9

9 babouins vont être utilisés dans une procédure menée sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Le porteur indique que la colonie, naturellement infectée par le virus STLV, a été destinée à la mise à mort dans le cadre de la "gestion sanitaire" du centre, avant qu'un grand prélèvement sanguin puis une injection mortelle ne soient décidés pour récupérer du matériel biologique. Il présente cette procédure terminale comme la "meilleure façon de valoriser scientifiquement, et en conséquence éthiquement" la situation. Il qualifie le modèle primate d'"incontournable", cette colonie étant selon lui la seule d'Europe présentant ces caractéristiques.

Objectifs

Dans le cadre de la gestion sanitaire des colonies de notre centre, nous avons décidé de mettre à mort notre colonie de babouins naturellement infectés par STLV. Cette décision a été prise par la Direction et l’équipe de vétérinaires du centre avec l’accord d'un Groupe de Recherche national expert en l'utilisation du modèle primate en expérimentation animale. Plusieurs équipes de recherche nationales et internationales ont exprimé leur souhait de récupérer le maximum de matériel biologique de ces animaux pour leurs recherches. Un des prélèvements les plus importants est le sang frais. Le grand volume de sang requis (environ 500mL) rend très difficile un prélèvement post-mortem. Une fois ce prélèvement sanguin réalisé, l’animal sera euthanasié et le reste des prélèvements (environ 20 prélèvements tissulaires différents) se fera en post-mortem. Le présent projet décrira la procédure d ‘anesthésie, le prélèvement sanguin et la mise à mort des animaux. Tous ces gestes seront réalisés par l’équipe vétérinaire du établissement utilisateur. Les animaux seront capturés le jour même du prélèvement et de l’euthanasie. Les femelles seront transférées à l’aide des nids de transfert à des cages individuelles pour faciliter l’induction des animaux. Le mâle sera anesthésié à distance par fléchage

Bénéfices attendus

Lobjectif de ce projet est d'analyser les conséquences moléculaires (intégration provirale et expression du provirus, induction d'instabilités génétiques dont des mutations somatiques et des défaut de caryotypes), cellulaires (altération des voies de signalisation, modification de la fonction du centrosome, prolifération et apoptose cellulaires) et immunologiques (modification de l'immunophénotype dans le sang) de l'infection par STLV-1.

Procédures

Prelevements sanguin sur animal anesthesie. Ce prélèvement durera 30’ aprox. Les animaux seront euthanasiés an fin de prélèvement.

Impact sur les animaux

Le prelevement sanguin se fera avec l'anesthésié profonde de l'animal (administration intramusculaire d’un mélange de kétamine à la posologie de 4mg/kg et de médétomidine à la posologie de 40µg/kg), une injection mortelle de Doléthal® (pentobarbital) est réalisée par voie intraveineuse à la posologie de 180 mg/kg (soit 1mL/kg). Aucune nuisance ou effet indesirable est attendu sur les animaux.

Devenir

Aucun animal ne sera gardé en vie. Tous les animaux (i.e. 9) de la colonie seront mis à mort. La mise à mort de ces animaux se fait dans le cadre de la gestion sanitaire du centre d’élevage. La participation dans une procédure terminale de ces animaux nous paraît la meilleure façon de valoriser scientifiquement (et en conséquence, éthiquement) cette situation.

Remplacement

Pour l’étude de cette maladie, le modèle primate est incontournable. Les individus qui participeront à cette étude sont des individus naturellement infectés par le STLV et, à notre connaissance, la seule colonie Européenne de PNH à des fins scientifiques avec ces caractéristiques. Les échantillons obtenus ne peuvent donc pas être obtenus ni sur d’autres modèles animaux, ni sur des cultures cellulaires.

Réduction

Tous les animaux (i.e. 9) de la colonie seront mis à mort. La mise à mort de ces animaux se fait dans le cadre de la gestion sanitaire du centre d’élevage. La participation dans une procédure terminale de ces animaux nous paraît la meilleure façon de valoriser scientifiquement (et en conséquence, éthiquement) cette situation.

Raffinement

Les animaux de cette colonie font partie du même groupe social et ils sont hébergés dans un grand parc extérieur d’environ 500m2 aménagés avec différentes structures en bois pour faciliter l’utilisation de tout l’espace (i.e. enrichissement structurel). Ils ont libre accès à deux installations intérieures d’environ 60m2 climatisés. Les animaux font partie d’un programme d’enrichissement alimentaire approuvé par le SBEA qui consiste en plusieurs moments de nourrissage par jour avec l’utilisation de fruits, légumes et grains divers tous les jours, l’utilisation d’un substrat biologique de type paille/foin pour promouvoir le fourragement des individus (comportement typique de tout primate) ainsi que d’améliorer leur confort. Lors de tout prélèvement, les animaux seront anesthésiés profondément pour éviter toute douleur ou souffrance.

Choix des espèces

Les effets pathologiques du virus sur l’ensemble d’un organisme ne peuvent êtres étudiés à ce jour que par le prélèvement direct des tissus provenant d’animaux infectés par le rétrovirus STLV. De plus, et à notre connaissance, il n’existe pas à ce jour de biothèque proposant ce type d’échantillons. La colonie de babouins olive proposée est la seule colonie, a notre connaisance, naturelelment infecte par le virus STLV.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 4320
Souffrances
▲ 864
▲ 432
▲ 3024
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4320

4 320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, une partie sous anesthésie sans réveil, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance jusqu'à modéré. Porteuses de mutations reproduisant des mouvements anormaux humains, elles passent des tests comportementaux sur quinze jours avec injections quotidiennes d'un composé, avant une euthanasie pour analyses cérébrales. Le porteur décrit des tests comportementaux et un enregistrement du cycle veille-sommeil de 72 heures, sans détailler chaque test. Il affirme que le réseau neuronal étudié ne peut à ce jour être reproduit par des modèles in vitro ou computationnels et "nécessite" des souris transgéniques.

Objectifs

L’objectif général de ce projet est de déterminer les anomalies comportementales et motrices et biologiques chez des souris porteuses de mutations dans un des 2 gènes ADCY5 ou Gnal, mutations qui sont également retrouvées chez des patients malades de mouvements anormaux.

Bénéfices attendus

Bénéfices tant scientifiques que thérapeutiques. Mise en évidence des anomalies motrices similaires à celles observées chez les petients et essai d'un traitement potentiel de ces anomalies. Ces découvertes bénéficeront à la caractérisation et compréhension des anomalies moléculaires expliquant les symptômes observés chez les patients et permettront de découvir de nouveaux traitement et d'améliorer la prise en charge des patients qui souffrent d'une maladie rares et orpheline donc nécessitant un effort de recherche pour les soutenir.

Procédures

Les animaux vont passer des tests comportementaux sur une durée totale étalée sur 15 jours maximum pour chaque animal, car les expériences sont espacées de plusieurs jours pour permettre à chaque animal de se reposer entre les tests. Les temps passés sur les appareils d'évaluation de comportements sont de quelques minutes maximum, hormis l'enregistrement video du cycle nycthéméral qui se fait en cage individuelle et dure 72h. Certains des animaux recevront des injections intrapéritonéales chaque jour des tests comportementaux espacés sur une durée totale de 15 jours. 15 minutes avant chaque test comportemental, chaque animal reçoit 1 injection de KW6002. Chaque injection dure moins d’une minute. Des animaux seront dans une procédure sans réveil, procédure qui durera quelques minutes dans son ensemble.

Impact sur les animaux

Les protocoles utilisés ont été optimisés pour exposer les animaux au minimum de douleur et de stress possible. Les injections intrapéritonéales ainsi que le nouvel environnement dans les appareils expérimentaux pourraient potentiellement introduire un stress chez certains animaux et une fatigue liée aux tâches d’apprentissage sans jamais atteindre l'épuisement mais qui n’induirait qu’un arrêt de la participation à la tâche par l’animal sans conséquence négative pour lui (précisé dans la section descriptive des procédures).

Devenir

A la fin des procédures, il y aura une euthanasie réglementaire pour des analyses biochimiques au niveau cérébral pour l'étude des anomalies neurobiologiques en lien avec les anomalies. La procédure n°2 est une procédure sans réveil.

Remplacement

Notre projet propose de disséquer les bases moléculaires du rôle des mutations d’ADCY5 et de GNAL dans le contrôle moteur et l’apparition de mouvements anormaux, mettant en jeu différents réseaux neuronaux. Le fonctionnement de ce réseau ne peut, à ce jour, pas être reproduit ni modélisé par des modèles in vitro ou computationnels. Le projet met en jeu des approches intégrées sur animal entier, nécessitant des souris transgéniques et ne peut se faire qu’à l’aide d’études comportementales au niveau de l’animal. Une fois les acteurs moléculaires déterminés, nous étudierons les mécanismes moléculaires à l’aide de modèles de cultures lorsque cela est possible pour limiter le nombre d’animaux utilisés. D’une façon générale, nous nous efforçons continuellement d’évaluer nos approches et adapter nos expériences pour des modèles in vitro ou computationnels autant que possible.

Réduction

Le nombre total d’animaux impliqués est de maximum 4320 pour l'ensemble des procédures. La taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et il sera nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats

Raffinement

Concernant le raffinement, pour toute cette étude, les conditions d’hébergement et les protocoles expérimentaux utilisés ont été optimisés pour exposer les animaux au minimum de douleur et d’inconfort possible. Pendant les procédures, les animaux seront observés et manipulés quotidiennement et une pesée sera effectuée tous les 7-10 jours. Les animaux seront hébergés en groupe de 2 à 5 animaux, dans un environnement à température contrôlée, avec cycle diurne nocturne de 12h. L’eau, la nourriture seront fournies ad libitum, un carré de coton pour nidifier est placé dans chacune des cages de manière à offrir aux animaux un enrichissement. Ils feront l’objet d’un contrôle quotidien. L’évaluation de la douleur et de la détresse est réalisée en observant l’aspect des souris et leur comportement. Les procédures seront réalisées sans jamais que l'animal n'atteigne l'épuisement. Les points limites seront évités et évalués sur l’apparence, la posture et les comportements anormaux. Ces contrôles seront enregistrés et doivent permettre de repérer tout animal malade ou blessé et de prendre les mesures appropriées. Le cas échéant, des méthodes seront mises en place pour réduire ou supprimer la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux (injection d’antalgiques) si trouble mineur ou passage, ou bien mise à mort règlementaire par CO2.

Choix des espèces

Dans nos études, les souris sont utilisées afin de tirer profit des techniques de transgénèse (souris transgéniques). La souris est le modèle le plus utilisé pour les maladies du mouvement proche de celle de l’homme. Il existe de nombreux tests comportementaux nécessaires pour cette étude qui sont développés chez la souris. La souris est un modèle reconnu d’étude du mouvement, notamment car elles ont des mouvements coordonnés des pattes pour des comportements moteurs élaborés et sont déjà utilisées dans des modèles de mouvements anormaux, particulièrement pertinents dans l’étude de la pathologie étudiée ici. Expériences chez des animaux adultes : Les animaux utilisés seront adultes âgés au-delà de 8 semaines. Cette partie du projet s’intéresse à la cause et au traitement des mouvements anormaux exprimés dans un organisme mature, à l’âge adulte, en prenant en compte la variabilité individuelle et le sexe. Afin de ne pas interagir avec le développement, des animaux adultes uniquement seront inclus dans les procédures. Pour la partie spécifiquement pour évaluer la neurodégénérescence, des animaux plus âgés, de 12 et 18 mois, seront inclus.