Procédures sévères

La réglementation appelle procédure toute utilisation d’un animal à des fins scientifiques ou éducatives qui peut lui causer au moins la douleur d’une piqûre d’aiguille. La directive 2010/63/UE classe en « sévères » celles qui causent une douleur, une souffrance ou une angoisse sévère, ou modérée et durable. Exemples : maladies ou blessures graves provoquées par voie chimique ou chirurgicale, tests de toxicité qui vont jusqu’à la mort, traumatismes psychologiques.

Cette liste réunit les projets autorisés en France dont le résumé non technique déclare au moins un animal dans cette classe, selon les prévisions de l’établissement. Chacun doit faire l’objet d’une appréciation rétrospective : après le projet, l’administration examine si ses objectifs ont été atteints et quels dommages les animaux ont subis (article 39). Cette appréciation n’est pas rendue publique en France.

3142 contenus, page 1 sur 262
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système nerveux
Souris : 1860
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1600
▲ 260
Devenir
 -
 -
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 1860

1 860 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées pour des prélèvements de tissus. Certaines porteront un cathéter dans l'estomac, pour des perfusions de trente minutes au plus qui peuvent cumuler 17 h 30 par souris. Après une ou deux chirurgies, avec des fibres optiques portées sur la tête, elles passent des tests de comportement que le porteur ne nomme pas, des mesures du métabolisme du glucose et de calorimétrie, et pour une partie d'entre elles des prises de sang toutes les deux semaines. Un régime gras peut durer dix mois, et une souris qui dépasse 70 g sort du protocole pour être tuée, comme celle dont le cathéter se déloge de l'estomac. Le porteur renvoie au "long terme" l'idée que ces méthodes virales "pourraient être plus facilement adaptées" à l'humain que la sleeve ou le bypass gastrique.

Objectifs

Le corps a besoin de maintenir un équilibre entre l'énergie qu'il consomme (la nourriture) et l'énergie qu'il dépense. C'est le cerveau qui pilote cet équilibre : il reçoit en permanence des informations sur l'état énergétique de l'organisme et adapte le comportement alimentaire en conséquence. Quand ce système se dérègle, cela peut conduire au surpoids ou à l'obésité. On pensait autrefois que l'hypothalamus, une région du cerveau, était le seul véritable chef d'orchestre de cet équilibre. Mais on sait aujourd'hui que d'autres zones du cerveau y participent aussi. Parmi elles, une structure appelée le noyau paraventriculaire du thalamus (PVT) semble jouer un rôle important : elle sert de relais, transmettant des informations entre le tronc cérébral et plusieurs autres régions impliquées dans la motivation, les émotions et la prise de décision. De plus en plus d'études montrent que le PVT influence les comportements liés à la nourriture. Mais ces travaux se sont surtout intéressés à "ce qu'on mange" sans regarder "comment le corps gère son énergie" et sans tenir compte du fait que le PVT n'est pas une structure homogène : il contient différents types de neurones selon qu'on se trouve à l'avant ou à l'arrière de cette région. Cette différence anatomique laisse penser que l'avant et l'arrière du PVT pourraient avoir des rôles distincts dans la régulation de l'énergie. Un indice intéressant : une partie des neurones de l'arrière possède un récepteur particulier à la dopamine, ce qui permet de les distinguer précisément des autres. À l'avant, les neurones sont en majorité d'un autre type. On ne sait pas encore si, ni comment, ces deux populations de neurones influencent la façon dont le corps s'adapte sur le plan énergétique et régule la prise alimentaire. Objectifs du projet : 1. Déterminer le rôle respectif des neurones de l'avant et de l'arrière du PVT dans la prise alimentaire et le métabolisme. 2. Étudier le fonctionnement électrique de ces neurones. 3. Identifier vers quelles régions du cerveau ces neurones envoient leurs signaux, et quel rôle jouent ces connexions. 4. Observer comment l'activité de ces neurones évolue dans le temps.

Bénéfices attendus

Les dernières estimations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) révèlent qu'en Europe, plus de la moitié des hommes et des femmes sont en surpoids, et environ un tiers sont obèses. Cela représente également un fardeau social, économique et sanitaire. Bien que certains traits génétiques (causes monogéniques) aient été identifiés et largement étudiés, il est largement reconnu que le syndrome métabolique est par essence un trouble multifactoriel et multidimensionnel qui englobe des réseaux complexes des maladaptations physiopathologiques. Malgré les progrès et les efforts, nous sommes toujours confrontés à un besoin de stratégies innovantes et plus efficaces contre les troubles métaboliques. La prise alimentaire et la régulation de l’homéostasie énergétique ont souvent été étudiées sous l’angle d’une implication et dysfonctionnement de l’hypothalamus. Cependant, d’autres structures extra-hypothalamiques jouent aussi un rôle clé dans ces processus. Nos résultats préliminaires indiquent que le noyau paraventriculaire du thalamus PVT aurait un rôle central dans la régulation de la prise alimentaire et du métabolisme énergétique. Le projet vise à établir un nouveau cadre conceptuel qui voient dans les neurones aPVT et PVTD2R deux structures pour la régulation des processus physiologiques et physiopathologiques sous-jacents au développement du syndrome métabolique. Nous sommes convaincus que la mise en lumière des aspects intégratifs de la physiopathologie du PVT dans la surconsommation alimentaire sera essentielle pour élaborer et accélérer les stratégies préventives et thérapeutiques. En outre, à long terme, les stratégies virales utilisées pour ce projet pourraient être plus facilement adaptées et transposées aux troubles humains que les procédures chirurgicales invasives actuellement utilisées en thérapie (sleeve gastrectomie, bypass gastrique).

Procédures

Les animaux seront soumis : -pour 7 lots à une chirurgie (7j), puis après une période de repos, à des tests de comportements (7j-15j), de métabolisme du glucose(1j-3j) et/ou de mesure de calorimétrie indirecte(15j). Des prélèvements sanguins sur animaux vigiles seront fait sur deux de ces lots toutes les deux semaines. -pour 2 lots à deux chirurgies qui se feront en une ou deux fois en fonction du bien-être de la souris et de sa capacité à supporter une anesthésie longue. Si cela doit se faire en deux fois les souris auront une phase de repos de 10-15j minimum avant la deuxième anesthésie. Après une période de repos de deux semaines minimum, les lots seront soumis à des tests de comportements (7j-15j), de métabolisme du glucose (7j) et/ou de mesure de calorimétrie indirecte(15j). Des prélèvements sanguins sur animaux vigiles seront fait sur un de ces deux lots toutes les deux semaines.

Impact sur les animaux

Le fait de porter des fibres optiques sur la tête de l'animal pendant les enregistrements peut initialement induire un stress ; de même pour le cathéter gastrique. Cela peut entraîner une immobilité ou une mobilité réduite, ce qui constitue un comportement initialement indésirable cependant les fibres/cathéters étant légers, les animaux s'habituent très rapidement. De plus avant d'imager l'activité neuronale, l'animal sera soumis à plusieurs séances d'habituation d'une durée de 30 min pendant 2 à 3 jours, ce qui lui permettra de s'habituer aux procédures d'enregistrements et de perfusions. Dans le cas d'apparition de croute au niveau du ciment, nous traiterons les animaux selon les recommandations du vétérinaires référents. Les animaux seront suivis les deux-trois premiers jours après chaque chirurgie puis 1 fois par semaine les semaines suivantes. Le cathéter peut également se déloger de l'estomac, ce qui provoque une fuite gastrique en intrapéritonéale. L'animal sera mis à mort immédiatement. Le régime gras provoque une augmentation de la masse corporelle, cette augmentation n'est pas mortelle mais, si une souris atteint un poids supérieur à 70 g, elle sortira du protocole expérimental pour être sacrifiée afin de diminuer sa souffrance. Afin de limiter la prise de masse corporelle, les souris resteront sous régime gras pendant 10 mois maximum. Les souris avec cathéter ne seront infusées qu'au cours des expérimentations. La durée de chaque infusion ne dépassera pas 30 minutes, pour une durée totale maximale de 17 h 30 par souris, soit 9 expériences au total.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour effectuer des prélèvements de tissus.

Remplacement

Dans le cadre de notre projet, nous devons utiliser des souris in vivo. Tout d'abord, nous ne pouvons pas réaliser ces expériences in vitro ou sur cultures de cellules puisque pour notre étude nous avons besoin d'observer les paramètres comportementaux et de physiologie intégrée. De plus, les invertébrés ne possèdent pas les structures cérébrales et endocrines équivalentes aux mammifères pour le contrôle de l'homéostasie énergétique et la régulation de la récompense alimentaire.

Réduction

Les groupes expérimentaux ont été créés en considérant la variabilité biologique entre individus et la complexité des procédures envisagées. Le nombre d'animaux utilisé est fortement lié à la puissance statistique afin de s'assurer avec certitude de la validité des résultats obtenus. Afin d'optimiser nos cohortes et réduire le nombre d'animaux transgéniques générés par croisements nous utiliserons l'ensemble des portées (mâles et femelles). Selon les dessins expérimentaux et les nombres de variables (groupes ; temps ; régimes ; comportements) nos effectifs seront déterminés et nos résultats analysés avec des tests statistiques adaptés. Par rapport aux nombres d'échantillons nous utiliserons principalement des tests paramétriques et si nécessaire des tests non-paramétriques.

Raffinement

Le soin apporté aux animaux par le personnel zootechnique et les expérimentateurs a pour but d'améliorer le bien- être des souris en général, et, de réduire, supprimer ou soulager les douleurs dans les procédures invasives en particulier. Pour chaque source potentielle de stress, des mesures bioéthiques sont prises afin de minimiser toute gêne pour l’animal. Les sources de souffrance et l’angoisse des animaux pourraient provenir des conditions d’hébergement et du régime alimentaire. L’accueil est effectué dans une structure d’animalerie agréée en matériel et en personnel. Le milieu de vie en cages d’hébergement est enrichi par des objets adéquats, comme un nid en coton, bâtons de bois ou tunnels en carton. Une visite quotidienne de l’animalerie est organisée pour vérifier l’absence d’anomalie pour les cages, les biberons, les rations alimentaires et le comportement des animaux. Nos protocoles ont été mis au point de façon à veiller au bien-être animal en améliorant leur environnement et en surveillant leur état de santé : notamment nous chercherons à éviter et limiter la douleur et la souffrance, à assurer des soins pré-, per- et postopératoires adéquats, à recourir à l'anesthésie et à l'analgésie, à appliquer les points limites établis préalablement et, enfin, à utiliser les procédures réglementaires et appropriées de mise à mort.

Choix des espèces

Notre étude repose entièrement sur la physiopathologie intégrée et nécessite du modèle rongeur, notamment la souris car celle-ci permet l’utilisation de stratégies transgéniques et virale qui sont peu développées ou absentes dans d’autres modèles. Toutes les souris seront utilisées à l’âge adulte (au moins 2 mois) afin que les réseaux neuronaux soient stables.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 1600
Souffrances
▲ 300
▲ -
▲ 1174
▲ 126
Devenir
 -
 -
 -
 1600

Une partie des souris est génétiquement modifiée et reçoit pendant trois jours, sans anesthésie, une molécule par voie orale qui déclenche la modification de ses gènes, avant qu'on lui provoque une cholangite sclérosante primitive, une maladie qui obstrue les voies biliaires. En tout, 1 600 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, une partie étant tuée sous anesthésie, avant tout réveil. La maladie est induite soit par un régime spécial de deux à quatre semaines, qui peut entraîner perte de poids, inconfort digestif et jaunisse dans les cas les plus graves, soit par une chirurgie du foie qui peut entraîner douleurs et altération de l'état général. Toutes sont tuées à la fin des procédures, ou plus tôt si elles atteignent un point limite, pour prélever leurs tissus.

Objectifs

Les maladies du foie et des voies biliaires représentent un véritable défi de santé d'un point de vue socio-économique, mais surtout du point de vue des patients car il n’existe pas à ce jour de traitement curatif. Les maladies du foie et des voies biliaires évoluent généralement vers une fibrose, c’est-à-dire une accumulation de tissu cicatriciel qui altère progressivement le foie jusqu'à empêcher son activité normale en cas de cirrhose. Le tissu cicatriciel déposé dans le foie est fabriqué par des cellules appelées myofibroblastes. Les myofibroblastes proviennent en partie des cellules étoilées du foie, des cellules qui ont été impliquées dans la fibrose d'origine métabolique ou virale. En revanche, il n'existe que peu d'information concernant les fibroblastes portaux, qui représentent un type de cellule pouvant être impliqué dans la fibrose survenant au cours des maladies biliaires. Le projet de recherche s’intéresse précisément aux fibroblastes portaux, et plus particulièrement à un sous-groupe que nous avons identifié précédemment. Le sous-groupe de fibroblastes portaux qui nous intéresse pourraient avoir un rôle clé dans une maladie grave et rare qui provoque une fibrose oblitérante des voies biliaires : la cholangite sclérosante primitive. Le projet vise à répondre à trois grands points : 1.Définir les caractéristiques spécifiques des fibroblastes d'intérêt pour qu'ils puissent ensuite servir de marqueur pour détecter ou suivre la maladie. 2.Identifier les interactions des fibroblastes d'intérêt avec les autres types cellulaires du foie afin de comprendre les mécanismes aboutissant à la fibrose biliaire. 3.Explorer l'impact du ciblage thérapeutique des fibroblastes d'intérêt dans le traitement de la fibrose.

Bénéfices attendus

Les résultats attendus permettront à la communauté scientifique de mieux comprendre l'implication des fibroblastes portaux (PFs) dans la physiopathologie de la cholangite sclérosante primitive (CSP). Nos données préliminaires et les résultats d'autres groupes indiquent que les PFs activés pourraient être spécifiquement impliqués dans les processus fibrotiques observés lors de la CSP. Sur la base des résultats obtenus avec les modèles murins, le projet a pour objectif d'analyser d'un point de vue moléculaire des échantillons humains. Au travers de cette transposition, il sera possible d'identifier les signatures moléculaires spécifiques aux cellules directement impliquées dans le dépôt de tissu cicatriciel dans la CSP. L'identification de biomarqueurs spécifiques aux cellules impliquées dans la pathogenèse de la CSP pourrait permettre le développement d'outils capables de prédire la gravité et/ou la progression de la maladie. A long terme, l'objectif est d'être en capacité de développer de nouvelles thérapies, notamment des thérapies par anticorps, ou de repositionner des médicaments.

Procédures

Les souris génétiquement modifiées seront soumises à un traitement par voie orale sur animal vigile afin d’induire la modification génétique (une administration quotidienne durant 3 jours, 15 secondes par animal). Une partie des animaux recevra également une injection au niveau de l’abdomen sur animal vigile (deux injections réalisées à 2 jours d’intervalle, 15 secondes par animal). Par la suite les animaux seront soumis à l’induction d’une cholangite sclérosante primitive (CSP). Le premier modèle de CSP peut être mis en place par administration d’un régime spécial (aliment a volonté) durant une période comprise entre 2 et 4 semaines environ (prise spontanée). Le second implique une unique chirurgie hépatique effectuée sous anesthésie et analgésie d’une durée d’environ 15-20 minutes par animal. Afin de tester des molécules, les animaux pourront être soumis à un régime contenant des molécules thérapeutique durant une période comprise entre 1 et 4 semaines (prise spontanée, délivré à volonté). Enfin, une partie des animaux seront ensuite anesthésié et analgésié afin de réaliser un prélèvement sanguin préalable à l’euthanasiés par une méthode réglementaire. Dans tous les cas les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire afin de réaliser les différents prélèvements nécessaires pour les analyses.

Impact sur les animaux

Afin d’induire le modèle expérimental chez certains animaux génétiquement modifiés, il sera nécessaire d’administrer une molécule par voie orale. Cet acte entrainera un stress léger lié à la contention et à l’administration oral elle-même ainsi que des effets transitoires de la molécule (légère perte de poids, stress de la manipulation) Une autre molécule sera également administrée aux animaux par injection au niveau de l’abdomen pouvant induire un léger stress lié à la contention et une douleur de courte durée au point d’introduction de l’aiguille. Les principales nuisances attendues dans le cadre de ce projet sont liées aux modèles expérimentaux utilisés pour induire la cholangite sclérosante primitive (CSP). Ces atteintes sont provoquées soit par un régime alimentaire spécifique, soit par une unique chirurgie. Le régime alimentaire spécifique peut induire une perte de poids, une altération de la fourrure, des signes d’inconfort digestif voire une jaunisse dans les cas les plus graves. La chirurgie hépatique mise en œuvre peut entrainer des douleurs post-opératoire, une perte de poids, une altération de l’état général en post-opératoire et à distance de l'acte chirurgical. Il existe également des risques liés à l’anesthésie générale (hypothermie, dépression cardio-respiratoire, etc.). Les animaux pourront recevoir un traitement permettant de moduler la fibrose selon les résultats obtenus au cours du projet. Le traitement sera induit par ajout de la/les molécules identifiées dans le régime alimentaire standard. Les changements de régime pourront induire un léger stress chez les souris qui sont néophobes (peur de la nouveauté). Les animaux seront anesthésiés et analgésiés pour réaliser un prélèvement sanguin ou une chirurgie immédiatement suivie de l’euthanasie sans réveil des animaux en vue des prélèvements.

Devenir

Les souris seront euthanasiées à la fin des procédures prévues (ou avant en cas d’atteinte des point limites), les tissus seront récupérés afin de permettre de réaliser les différentes analyses afin de répondre à la question scientifique.

Remplacement

Le recours à un animal est indispensable à l'étude des fibroblastes portaux (PFs) dans le contexte des maladies biliaires. En effet, l'activation, la modulation de l'activité et les interactions des PFs avec les autres cellules du foie ne peuvent être appréhendées qu’au sein d’un environnement tissulaire et systémique intact. Une partie des expériences du présent projet sont effectués in vitro à partir de cellules isolées à partir d’animaux (remplacement partiel). Cependant, les modèles in vitro (cultures primaires, co-cultures ou organoïdes hépatiques) ne permettent pas de reproduire in extenso la complexité du microenvironnement du foie ni les signaux physiopathologiques qui régulent l’activation des PFs dans un contexte pathologique. En particulier, les processus fibrotiques observés dans les maladies biliaires font appel à des interactions avec des cellules du foie ou provenant de la circulation générale, qui ne peuvent être modélisées de façon fiable in vitro. Par conséquent, aucun modèle alternatif ne permet à ce jour de remplacer totalement l’usage d'un modèle animal expérimental pour répondre aux objectifs scientifiques du projet.

Réduction

Le projet impliquera un total de 1600 animaux au maximum. L'ensemble des procédures a été conçu afin de minimiser le nombre d’animaux utilisés tout en assurant la robustesse scientifique des données. Le nombre de groupes expérimentaux a été réduit au minimum, et la taille des échantillons a été optimisée à partir de données préliminaires et d’analyses de puissance statistique. En cohérence avec les données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour garantir une analyse statistique fiable et cohérente. Les données sont analysées à l’aide de tests statistiques adaptés à leur distribution. Par ailleurs, chaque animal est valorisé au maximum, avec la collecte de différents types de données : corporelle, histologique, biochimique, cellulaire sur les mêmes échantillons biologiques. Enfin, les données déjà générées dans le cadre de projets antérieurs ou en cours sont intégrées à l’analyse afin d’éviter les redondances expérimentales.

Raffinement

L’ensemble des procédures a été adapté pour minimiser les douleurs et le stress chez les animaux. Les modèles de maladies biliaires utilisés (chirurgicaux ou via un régime alimentaire) sont bien caractérisés, et des points limites précis ont été définis pour détecter précocement tout signe de souffrance. Chaque étape du protocole (chirurgie, injections, prélèvements) a été évaluée pour limiter les manipulations, éviter la répétition des gestes et choisir les méthodes les moins invasives compatibles avec les objectifs scientifiques. Les interventions chirurgicales sont réalisées sous anesthésie appropriée, avec administration systématique d’antalgiques en pré- et post-opératoire et associé à une grille d'évaluation précise. Pour le régime, un suivi pondéral très rigoureux est appliqué avec éventuellement une remise sous régime standard en cas de perte de poids trop importante. Les animaux sont suivis quotidiennement, et leur hébergement respecte les recommandations en matière d’enrichissement et de confort. Toutes les manipulations sont effectuées par un personnel formé, expérimenté dans le maniement des souris et sensibilisé aux principes du bien-être animal.

Choix des espèces

Justification de l’espèce : La souris est un modèle adapté pour l’étude de des maladies biliaires. Il s’agit d’un mammifère dans lequel les différents modèles de fibroses utilisés dans ce projet sont validés, maîtrisés et documentés. Les résultats obtenus permettront ainsi de consolider les nombreuses informations déjà disponibles sur le sujet et le modèle utilisé au bénéfice de la communauté scientifique et plus généralement au bénéfice du public. Enfin, l'animalerie sur site permet l’hébergement optimal des modèles utilisés garantissant un hébergement conforme aux exigences réglementaires, assurant le bien-être, la surveillance et la traçabilité des animaux. Justification des stades de développement : Les animaux seront ainsi testés biologiquement à la phase adulte jeune qui est caractérisée par une stabilité physiologique et immunitaire. L'intervalle d'âge ainsi choisi permet d'une part de s'intégrer dans les données produites par la littérature internationale et d'autre part de limiter la variabilité liée à la croissance ou au vieillissement. L’utilisation d’animaux adultes jeunes assure ainsi à la fois la validité scientifique et le respect du bien-être animal.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 3038
Souffrances
▲ -
▲ 96
▲ -
▲ 2942
Devenir
 -
 -
 -
 3038

Implantées de cellules de glioblastome dans le cerveau ou sous la peau, parfois réopérées pour une résection de la tumeur, puis traitées cinq jours sur sept pendant quatre semaines et irradiées deux fois, 3 038 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère. Une partie est immunodéficiente, pour que les cellules tumorales humaines ne soient pas rejetées. Elles passent aussi un test de course sur tapis roulant, étalé sur trois jours, où des "minis chocs électriques" peuvent provoquer stress et fatigue, et dans les études de survie, les traitements se poursuivent jusqu'à ce qu'un point limite soit atteint. Toutes sont mises à mort à la fin de la procédure, "pour éviter des souffrances" selon le porteur.

Objectifs

Le glioblastome (GB) est la tumeur cérébrale la plus commune et agressive chez l’adulte. Malheureusement, il n’existe aucun traitement efficace pour cette maladie et la survie moyenne des patients est d’environ 15 mois après le diagnostic. Les patients atteints de GB subissent généralement une résection chirurgicale pour éliminer autant que possible la tumeur cérébrale. Après la chirurgie, dans le but d’éliminer les cellules cancéreuses restantes, un traitement aux rayonnements ionisants (IR) et au Témozolomide (TMZ) est administré aux patients. Malheureusement, ce traitement standard actuel n’empêche pas la tumeur de récidiver. Les cellules à l'origine des récidives tumorales sont appelées « cellules de type-souches de glioblastome » (GSCs). Comprendre le fonctionnement de ces cellules est essentiel pour développer de nouvelles stratégies pour les cibler, les tuer et éviter la récidive de la tumeur. Nous avons récemment identifié un inhibiteur de la respiration mitochondrial (qui fournit de l'énergie aux cellules), capable d'éliminer ces GSCs. Nous étudierons si l’administration de cet inhibiteur ralentit la progression tumorale et prolonge la survie des animaux en combinaison ou non avec les traitements actuels standards. De plus essayerons d’identifier les protéines qui existent spécifiquement chez les cellules de glioblastome et qui sont impliquées dans le développement de la maladie et la résistance aux thérapies. ENFIN, NOUS EVALUERONS L'EFFICACITE DE NOUVEAUX TRAITEMENTS CIBLANT LES CELLULES DE GLIOBLASTOME, ADMINISTRES SEULS OU EN COMBINAISON AVEC D'AUTRES TRAITEMENTS, AFIN D'AMELIORER LEUR EFFICACITE ANTI-TUMORALE.

Bénéfices attendus

Ces expériences nous permettront d’identifier les protéines spécifiquement surexprimées par les glioblastomes. Ces protéines anormalement surexprimées par les glioblastomes, représentent de nouvelles cibles thérapeutiques. Nous pourrons également identifier des protéines impliquées dans la résistance aux traitements actuels, en identifiant les protéines surexprimées dans les cellules de glioblastomes n’ayant pas été éliminées par la thérapie et donc résistantes. Enfin, nous étudierons si l’inhibition de la respiration mitochondriale (qui permet de fournir de l'énergie aux cellules) diminue la progression tumorale et augmente la durée de vie des animaux de façon plus efficace que les traitements actuels. Ainsi, en utilisant des modèles souris de glioblastomes ressemblant aux tumeurs observées chez les patients atteints de glioblastome, de nouvelles cibles thérapeutiques pourront être identifiées.

Procédures

- Les animaux seront soumis à des chirurgies. Les chirurgies sont des procédures qui durent environ 25 minutes et seront réalisées au maximum deux fois. - Les souris seront soumises à des traitements chaque jour pendant 5 jours, après 2 jours de repos un nouveau cycle de 5 jours de traitement sera réalisé. Les cycles de traitement seront répétés sur une durée de 28 jours. L'injection des traitements dure moins de 1 minute par souris.- Les souris seront soumises à une radiothérapie 2 fois à 4 jours d'intervalle. Cela dure 5 minutes par souris. - Les souris seront soumises à des prises de sang chaque 15 jours. Cela dure 5 minutes par souris. - Les souris seront soumises à des tests physique une fois sur une période de 3 jours avec un jour de repos avant le dernier jour de test. L'exercice dure entre 10 min le premier jour, 15 minutes le second jour et entre 15 et 40 minutes le dernier jour. MODIFICATION LES SOURIS SERONT SOUMISES A DES TRAITEMENTS PAR VOIE INTRAPERITONEALE OU PAR GAVAGE ORAL, 3 A 5 FOIS PAR SEMAINE JUSQU'A L'ATTEINTE D'UN POINT LIMITE EXPERIMENTAL POUR LES ETUDES DE SURVIE. CHAQUE ADMINISTRATION DURE MOINS D'UNE MINUTE PAR SOURIS. LES SOURIS SERONT SOUMISES A UNE SEULE PRISE DE SANG APRES LES TRAITEMENTS. CELA DURE 5 MINUTES PAR SOURIS.

Impact sur les animaux

Les animaux recevront une chirurgie stéréotaxique (implantation de cellules de glioblastome et résection tumorale) et une implantation en sous-cutanée de cellules de glioblastome, qui peut induire des souffrances et une perte d’appétit. Le développement de tumeurs cérébrales ou sous-cutanées peut générer des souffrances et une perte d’appétit. Les animaux recevront des injections en IP de Témozolomide, de Mubritinib, de Biotine et de Luciférine. Les injections peuvent induire une anxiété et une irritation au point d’injection. LES ANIMAUX POURRONT ÉGALEMENT RECEVOIR CERTAINS TRAITEMENTS PAR GAVAGE ORAL. CETTE PROCÉDURE PEUT ENTRAÎNER UN STRESS TRANSITOIRE LIÉ À LA CONTENTION AINSI QU’UNE LÉGÈRE IRRITATION DE L’ŒSOPHAGE. Les animaux recevront une radiothérapie qui peut induire des souffrances, une perte d’appétit, une irritation de la cornée. Les minis chocs électriques lors du test du Treadmill peut induire un stress aux animaux et de la fatigue. EN RAISON DE LEUR IMMUNODEFICIENCE, LES SOURIS RAG2ΓC-/- PRESENTENT UNE SENSIBILITE ACCRUE AUX INFECTIONS OPPORTUNISTES. ELLES SONT MAINTENUES DANS DES CONDITIONS D'HEBERGEMENT ADAPTEES AFIN DE LIMITER CE RISQUE.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issu de la procédure. Les animaux sont implantés avec des cellules de cerveau cancéreuses et développeront des tumeurs. Ils seront sacrifiés à la fin de la procédure pour éviter des souffrances.

Remplacement

Nous avons isolé et mis en culture des cellules de glioblastome à partir de tumeurs de plusieurs patients. Nous avons obtenu des données robustes en utilisant ces modèles de culture cellulaire pour supporter l’hypothèse qu'un inhibiteur de la respiration mitochondriale (qui fournit de l'énergie aux cellules) peut représenter une stratégie thérapeutique efficace pour traiter le glioblastome. En effet, nous avons montré que cet inhibiteur diminue fortement la multiplication et le caractère agressif de ces cellules. Nous souhaitons maintenant savoir si ce composé est efficace lorsque les cellules de glioblastome sont dans leur environnement tumoral et si ce composé peut augmenter l'espérance de vie des animaux de façon plus efficace que les traitements actuels standards utilisés pour traiter le glioblastome. Le micro-environnement et les échanges entre les cellules non-tumorales ont un rôle majeur dans la progression de la maladie. Des modèles d’organoïdes composés de plusieurs types cellulaires ont été développés. Cependant, ces modèles ne sont pas parfaits et ne nous permettent pas l’étude du rôle du micro-environnement dans le glioblastome. En effet, les composants immunitaires dans les cultures d’organoïdes ne peuvent pas être maintenus sur de longues périodes et le manque de cellules endothéliales et de système vasculaire tumoral est un problème majeur qui limite l'utilité des organoïdes des tumeurs cérébrales. L’utilisation de modèles animaux est donc indispensable. Nous avons utilisé des lignées cellulaires dérivées de patients comme preuve de principe pour minimiser l'utilisation de souris.

Réduction

Une manip pilote avec un petit groupe d'animaux est tout d'abord réalisée pour définir les meilleures conditions. Nous avons mis en place des stratégies pour réduire le nombre de souris en utilisant le même groupe de souris pour obtenir plusieurs résultats. Par exemple, l'imagerie bioluminescente est une méthode non invasive qui nous permet d’évaluer le volume de la tumeur dans le temps tandis que les mêmes souris peuvent être maintenues pour générer les courbes de survie et pour les prélèvements sanguins.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en cages collectives, garnies de litières leur permettant de reproduire un comportement naturel de fouissage et d’un enrichissement constitué d’un nid végétal et de tubes de cartons, pour leur permettre d’explorer, de jouer et de ronger. Ces cages offrent aux animaux un espace important pour se redresser. Les chirurgies (implantation des cellules et résection) se déroulent sur animaux anesthésiés. Les animaux sont placés sur un tapis chauffant. Des analgésiques sont donnés en amont de la chirurgie. L'incision avec un ciseau au niveau de la peau de la tête se fait suite à une anesthésie locale. Les animaux ont gel ophtalmique tout au long de l'opération afin de réduire la sécheresse oculaire. Une injection de saline est réalisée pour éviter une déshydratation de l’animal. Suite aux chirurgies, un analgésique est administré 2 fois par jour pendant les 72h suivant l’opération. Pour le suivi de la croissance tumorale, une méthode non invasive est utilisée, les souris sont anesthésiées et maintenues sous anesthésie dans une boîte d’imagerie. Du gel ophtalmique est déposé sur leurs yeux pour éviter un dessèchement de la cornée. Les souris sont réchauffées grâce à une plaque chauffante à 37°C placée dans l’imageur. Les injections intrapéritonéales et les radiations sont des procédures rapides. Les animaux sont ensuite replacés dans leurs cages avec leurs congénères et surveillés quotidiennement pour détecter l’apparition d’éventuels effets secondaires. Suite à la prise de sang, une injection de saline est réalisée. Des points limites sont définis pour éviter une souffrance à l’animal. Pour les tests physiques, les animaux seront tout d’abord acclimatés au tapis roulant avant toute expérimentation et des périodes de repos seront incluses. Si des signes de souffrances ou de stress sont observés, le test sera tout de suite stoppé. Les animaux seront ensuite replacés dans leurs cages avec leurs congénères et surveillés quotidiennement. Du geldiet sera déposé dans la cage. Si une souffrance est détectée, un analgésique pourra être administré.

Choix des espèces

2 modèles expérimentaux seront utilisés : •Des souris immuno compétentes qui recevront des cellules de types souches de glioblastome d’origine souris. Ce modèle nous permet d’étudier le rôle du microenvironnement dans le développement tumoral. •Des souris immunodéprimées qui recevront des cellules de types souches de glioblastome d’origine humaine. Ces souris permettent d'implanter des cellules humaines sans que le système immunitaire ne rejette la greffe. Ce modèle nous permet d’obtenir des tumeurs ressemblant aux tumeurs observées chez les patients atteints de glioblastome. Nous utiliserons des souris de 7 à 9 semaines pour avoir une croissance tumorale optimale. En effet, les expériences peuvent s’étaler sur plusieurs mois, donc l’implantation dans de jeunes animaux permet de s’affranchir de l’affaiblissement d’individus plus âgés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 192
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 192
Devenir
 -
 -
 -
 192

Nourries pendant des semaines d'un régime riche en graisses pour une partie d'entre elles, soumises à des jeûnes, à des prises de sang et à une série de tests comportementaux, 192 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue pour prélever graisse, foie, cerveau et sang. Entre les semaines 16 et 19, elles passent des tests de mémoire, d'anxiété, d'activité et de comportements répétitifs, puis un test de motivation précédé de 72 heures d'habituation. Le projet emploie des souris génétiquement modifiées, dépourvues des cellules immunitaires étudiées, pour savoir si ces cellules contribuent aux symptômes de type dépressif associés à l'obésité. Le dernier test, sur la "motivation/résignation", est décrit comme "susceptible d'induire un stress aigu important", sans que le porteur dise en quoi il consiste.

Objectifs

L’obésité est une maladie fréquente pouvant entraîner des complications métaboliques, comme le diabète, ainsi que des modifications du comportement et de l’humeur, incluant des symptômes de type dépressif. Ces altérations sont associées à un état d’inflammation persistant de faible intensité. Notre projet s'intéresse à un type particulier de cellules du système immunitaire, habituellement connues pour leur rôle de défense contre les virus, via la production de molécules qui déclenchent ou entretiennent l'inflammation. Toutefois, plusieurs observations récentes suggèrent que dans certains contextes infectieux, leur contribution pourrait être dispensable voire délétère. Leur rôle physiologique global reste donc encore mal compris. Dans ce contexte, l'objectif de ce projet est de déterminer si ces cellules, par les molécules inflammatoires qu'elles produisent, contribuent à l'apparition de symptômes dépressifs liés à l'inflammation associée à l'obésité. Pour cela, nous utiliserons des souris afin d'étudier ce qui se passe lorsque ces cellules sont absentes : effet sur la prise de poids, sur le métabolisme, et sur des comportements liés à l'activité, à l'anxiété et à la motivation. Les animaux recevront soit une alimentation normale, soit une alimentation riche en graisses. Nous mesurerons la composition du corps (masse grasse, masse maigre), la capacité de l'organisme à réguler le taux de sucre dans le sang, et réaliserons des tests comportementaux pour évaluer l'activité, l'anxiété et la motivation des animaux. Des prélèvements de sang, de graisse et de différentes régions cérébrales seront réalisés en fin de protocole afin d’analyser les voies inflammatoires, métaboliques et neurobiologiques potentiellement impliquées dans les effets observés.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre les liens entre le système immunitaire, le métabolisme et le cerveau dans le contexte de l'obésité. Il bénéficiera à la communauté scientifique, puis, à plus long terme, aux personnes atteintes d'obésité. À court terme, il apportera de nouvelles connaissances sur le rôle de ces cellules immunitaires, jusqu'ici surtout étudiées pour leur fonction dans les infections virales. Le projet permettra d'évaluer si leur activation prolongée, et la production excessive de molécules inflammatoires qui en résulte, peut favoriser l'apparition de symptômes dépressifs en cas d'inflammation durable. Ce projet s'inscrit dans une démarche de recherche en lien avec des données recueillies chez des patients obèses. À plus long terme, les résultats pourraient aider à identifier de nouvelles pistes de traitement pour les complications à la fois métaboliques (diabète, prise de poids) et psychologiques (dépression) associées à l'obésité. Les résultats, y compris négatifs, seront valorisés afin d’orienter les recherches futures.

Procédures

Une mesure non invasive de la composition du corps par imagerie (2 minutes) sera réalisée en début (3 semaines) et en fin (19 semaines) de protocole. De 3 à 19 semaines, les animaux seront pesés chaque semaine (2 minutes). Deux tests métaboliques seront réalisés au cours du protocole (à 9 et 15 semaines), chez des animaux éveillés, après une période sans nourriture de 2 à 4 heures. Ils consistent à mesurer le taux de sucre dans le sang à partir d'un prélèvement sanguin au bout de la queue, après administration de sucre ou d'insuline, afin d'évaluer le fonctionnement du métabolisme du sucre chez l'animal (durée totale de chaque test : 2 heures). À 9 et 15 semaines, des prélèvements sanguins seront également réalisés sous anesthésie gazeuse, afin d'analyser certains paramètres immunitaires et lipidiques (5 minutes). Entre les semaines 16 et 19, plusieurs tests comportementaux seront réalisés afin d'évaluer la mémoire, le niveau d'anxiété, l'activité générale et la motivation des animaux. Les animaux seront ensuite euthanasiés et différents tissus seront prélevés pour analyse. Semaine 16 : test de mémoire (15 min) ; observation du comportement de toilettage (5 min) ; test évaluant les comportements répétitifs (30 min). Semaine 17 : test d'activité générale et d'exploration (10 min) ; test d'anxiété (10 min). Semaine 18 : test d'anxiété (5 min) ; phase d'habituation à un test de motivation (72 h). Semaine 19 : test de motivation (24 h) ; test évaluant l'état de motivation/résignation (6 min) ; mesure finale de la composition du corps (2 minutes).

Impact sur les animaux

Les animaux pourront présenter des effets liés à l'induction de l'obésité par un régime riche en graisses, incluant une prise de poids importante pouvant être associée à des altérations métaboliques telles qu'une modification de la régulation du taux de sucre dans le sang. Des modifications comportementales légères à modérées peuvent également être observées au cours du protocole, notamment une diminution de l'activité spontanée et des altérations des comportements liés à l'anxiété ou à la motivation. Les différentes procédures expérimentales peuvent induire des effets transitoires et limités, tels qu'un stress bref lié aux manipulations, aux tests comportementaux, aux périodes de jeûne contrôlé ou à l'hébergement individuel. Les prélèvements de sang peuvent entraîner une gêne ponctuelle et une douleur de courte durée, de même que les injections d’insuline et l'administration orale de sucre. Le dernier test, évaluant l'état de motivation/résignation (semaine 19) est susceptible d'induire un stress aigu important.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure, afin de prélever les différents tissus d’intérêt (tissu gras, foie, cerveau, sang) pour analyses ultérieures.

Remplacement

Les questions posées dans ce projet nécessitent d’analyser en même temps le système immunitaire, le métabolisme et le comportement au niveau de l’organisme entier. À ce jour, les modèles cellulaires ou les systèmes in vitro ne permettent pas de reproduire cette complexité, ni d’étudier les interactions multi-organes, ni d’étudier les comportements de type anxieux ou dépressif. Pour cette raison, l’utilisation d’animaux est nécessaire.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires a été déterminé afin d’éviter l’utilisation excessive d’animaux tout en garantissant une puissance statistique suffisante. Chaque animal est utilisé pour plusieurs analyses (métaboliques, comportementales et immunologiques) et un maximum de prélèvements sera réalisé en fin d’expérience afin de maximiser les données obtenues par individu.

Raffinement

Un suivi régulier de l’état général et du bien-être des animaux permettra de détecter précocement toute altération et de mettre en œuvre, selon un arbre décisionnel prédéfini, les soins conservatoires et mesures correctives appropriés. Des points limites stricts et spécifiques au projet seront définis et appliqués, conduisant, si nécessaire, à l’euthanasie de l’animal. Les procédures les plus contraignantes seront réalisées sous anesthésie lorsque cela est possible. Les tests comportementaux seront organisés de manière progressive, du moins stressant au plus stressant, et espacés afin de limiter l’impact global. Lors des prélèvements sanguins, les volumes seront limités et les animaux surveillés après chaque procédure.

Choix des espèces

La souris est utilisée dans ce projet en raison de sa proximité biologique avec l'Homme, notamment pour les fonctions du système immunitaire impliquées dans cette étude. La souris présente également des avantages pratiques importants : sa petite taille facilite l'hébergement en animalerie, avec notamment la possibilité de contrôler précisément l'environnement (alimentation, conditions d'hébergement). Les modèles expérimentaux d'obésité et les tests comportementaux sont bien établis chez cette espèce et maîtrisés au laboratoire, qui dispose de l'ensemble des équipements nécessaires. La lignée de souris utilisée a été choisie car elle est la seule sur laquelle les animaux génétiquement modifiés nécessaires à ce projet sont disponibles (déficientes pour les cellules étudiées). Elle est également particulièrement adaptée aux études d'induction de l'obésité, car elle est sensible aux régimes riches en graisses et développe des altérations métaboliques et comportementales comparables à celles observées chez l'Homme. Les animaux seront répartis entre un régime standard et un régime riche en graisses, qu'ils recevront jusqu'à la fin de l'étude. Les analyses métaboliques et comportementales seront réalisées à l'âge adulte, après plusieurs semaines d'exposition au régime, afin de permettre l'installation des effets recherchés.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 543
Rats : 115
Souffrances
▲ 253
▲ -
▲ 5
▲ 400
Devenir
 -
 -
 -
 658

Tous tués à la fin des actes pour prélever des parties de leur système nerveux central, 658 rongeurs, 543 souris et 115 rats, vont être utilisés dans des procédures dont le niveau de souffrance va de l'anesthésie sans réveil au sévère. Des nouveau-nés de cinq jours au plus sont anesthésiés quelques minutes puis tués pour isoler une partie de leur système nerveux et y mesurer la commande respiratoire. Les souris adultes passent des mesures de respiration d'une heure en enceinte fermée, portent un collier qui mesure l'oxygène du sang et subissent deux ou trois chirurgies du cerveau en stéréotaxie, une partie recevant aussi cinq jours de traitement immunosuppresseur par le nez sous anesthésie. Pour justifier l'emploi de rongeurs dans l'étude de l'hypoventilation liée à une encéphalopathie auto-immune, le porteur affirme qu'il n'est "pas possible de recréer in vitro la complexité d'un organisme entier".

Objectifs

L’hypoventilation alvéolaire centrale est une maladie neuro-respiratoire grave, secondaire à l’atteinte de la commande automatique respiratoire. Cette atteinte peut survenir à différents niveaux, le principal étant une perte de la sensibilité du cerveau à l’excès de dioxyde de carbone, qui déclenche et augmente normalement la respiration. Cette ventilation insuffisante ne garantit plus les échanges gazeux et nécessite une ventilation mécanique, nocturne et parfois diurne, pour survivre. Ses causes sont multiples : génétiques, lésionnelles, médicamenteuses et, plus récemment, inflammatoires. Des travaux récents ont ainsi montré qu'un tiers des patients atteints d'encéphalopathie autoimmune (une inflammation cérébrale médiée par des anticorps) présentaient une hypoventilation centrale pendant le sommeil. Dans une partie des cas, les anticorps responsables sont identifiés. De plus, on ignore quelles structures cérébrales sont touchées et causent cette hypoventilation, ainsi que les moyens de la contrer, si ce n'est par le biais d'une ventilation mécanique. En l’absence de diagnostic et de prise en charge rapide, les patients atteints d’une encéphalite et d’une hypoventilation alvéolaire décèdent dans les semaines ou les mois qui suivent l’apparition de cette hypoventilation. Notre projet vise à identifier les mécanismes qui conduisent à la survenue des hypoventilations centrales.

Bénéfices attendus

Les hypoventilations centrales sont des maladies graves, mortelles chez l’humain. Les centres respiratoires situés dans le tronc cérébral ne sont pas accessibles à une biopsie et les informations apportés par l’imagerie cérébrale sont très peu précises chez l’humain. Une étude chez des modèles animaux présentant une hypoventilation centrale soit par expression d’une mutation soit induite par une injection d’auto-anticorps responsables d’une encéphalopathie autoimmune apportera des informations précieuses sur le plan anatomopathologique. La prévalence des encéphalopathies autoimmunes est estimée à 13,7 cas pour 100000 personnes et celle des hypoventilations centrales congénitales est de 1 sur 200000 naissances. L’étude vise à mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques responsables de l’apparition d’une hypoventilation centrale, à identifier quelles structures de la commande respiratoire sont impactées. Et enfin a tester la réversibilité de l’atteinte ventilatoire par un traitement immunomodulateur ou pharmacologique.

Procédures

Des rongeurs nouveau-nés sont anesthésiés (quelques minutes) puis euthanasiés afin d’isoler rapidement une partie du système nerveux central afin de mesurer l’activité de la commande respiratoire. Des souris adultes vigiles seront utilisées pour la mesure des variables ventilatoires qui sera réalisée de façon non invasive pendant 60min (nécessite une habituation de 5 jours minimum) dans une enceinte hermétiquement fermée et alimentée par un flux d’air en continu (pléthysmographie) avant et après les chirurgies. Des souris adultes seront utilisées pour la mesure de la saturation en O2 (1h) et la mesure de pression artérielle (10 minutes) de manière non invasive (par un collier contenant un détecteur pour la saturation et un manchon placé au niveau de la queue pour la pression artérielle) avant et après les chirurgies. Un traitement immunosuppresseur sera appliqué à une partie des animaux en intranasal pendant 5 jours (5 minutes par jour), l'administration intranasale se déroule sous anesthésie générale. Les animaux seront soumis à une chirurgie stéréotaxique sous anesthésie générale et analgésie (2 fois par animal, acte de 30 minutes pour une partie des animaux ; 3 fois pour une partie des animaux, acte de 30 minutes). Tous les animaux sont euthanasiés après la dernière mesure des variables physiologique (respiration, saturation en dioxygène et pression artérielle) en vue des prélèvements.

Impact sur les animaux

La manipulation des animaux pourra induire un stress. Le dispositif de collier d’enregistrement de la saturation en oxygène peut engendrer un stress et un inconfort pour l’animal. L’anesthésie pourra engendrer une baisse de la thermorégulation et dans de rares cas une détresse cardio-respiratoire. Les interventions chirurgicales pourront engendrer des douleurs et des risques d’infections.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin des actes en vue des prélèvements et pour les analyses anatomopathologiques de certaines parties du système nerveux central.

Remplacement

Un organisme vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans le développement hypoventilations centrales associées ou non aux encéphalopathies auto-immunes à travers les différentes structures cérébrales nécessaire dans la mise en oeuvre de ce projet. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu; en effet l'apparition et la diffusion des anticorps associés aux encéphalopathies auto-immunes dans les différentes structures cérébrales seront corrélées avec les caactéristiques clinique (tests respiratoires), non dissociables pour comprendre le mécanisme physiopathologique de ces maladies. La fonction respiratoire nécessite l’utilisation de modèles murins ex vivo et in vivo. Le projet nécessite d’avoir accès à la commande respiratoire dans des conditions qui ne peuvent être obtenues autrement que par un travail sur des souris vivantes.

Réduction

Nous utilisons aussi bien les mâles que les femelles dans les études ex vivo chez les nouveau-nès dans nos travaux afin de limiter le nombre d’animaux. 658 rongeurs seront utilisés dans ce projet, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats

Raffinement

Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères en portoirs ventilés avec un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements (carré de lanière kraft/coton, batonnet en bois, rouleau en carton ou maisonnette). Si un animal se retrouve isolé (seul mâle d’une portée, animal arrivé seul d’un fournisseur, agression entre congénères, dernier animal dans la cage…), il bénificiera de deux enrichissements et il sera vérifié par la Structure Bien Etre Animale (SBEA) pour valider son hébergement individuel. La températures et le taux d'humidité sont contrôlées. Les animaux sont vérifiés quotidiennement. Nous nous efforçons de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Les souris adultes seront habituées pendant au moins 5 jours aux enceintes de pléthysmographie, pour diminuer le stress. Sous anesthésie, une surveillance du rythme cardiorespiratoire est assurée jusqu’au réveil complet. Si défaillance, l’anesthésie est stoppée, la souris est réanimée.

Choix des espèces

Les rongeurs sont depuis de nombreuses années les espèces animales de choix pour l’étude des mécanismes associés à la genèse et à la régulation de la commande respiratoire et les fonctions cardio-vasculaires. Nouveau-nés (0-5 jours) : étude de la commande respiratoire sur préparations ex vivo, au-delà de 5 jours, elles ne génèrent plus d’activité car problème d’oxygénation du tissu. Les nouveau-nés sont identifiés par l’expérimentateur par un code (nom expérimentateur et un chiffre incémenté au fur et à mesure des expériences) Adultes (8 semaines minimum) : l’enregistrement simultanée de la ventilation et de l’électroencéphalographie, la mesure de la pression artérielle et de la saturation en dioxygène n’est réalisable que chez les adultes du fait de contraintes liées au matériel.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Rats : 2000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 120
▲ 1880
Devenir
 -
 -
 -
 2000

Injectés d'un composé qui freine la formation des vaisseaux, puis enfermés trois semaines dans une enceinte d'hypoxie où l'humidité dépasse 80 %, 1 800 rats sur les 2 000 du projet vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. De retour en air normal, la maladie s'aggrave et devient irréversible, au point que le porteur prévoit jusqu'à 40 % de morts dans les groupes suivis plus de trois semaines. Le but est de tester des candidats médicaments contre l'hypertension artérielle pulmonaire, donnés par gavage ou injection jusqu'à deux fois par jour, avant une ouverture du thorax pour mesurer les pressions et la mise à mort de tous les rats encore en vie. Le porteur décrit dans l'enceinte une humidité élevée, un risque d'accumulation d'ammoniaque et de CO2 et un bruit plus fort qu'en salle classique, puis affirme que les absorbeurs assurent des "conditions correctes pour les animaux".

Objectifs

L’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) est une maladie cardiovasculaire et pulmonaire rare et grave : sa prévalence dans la population générale en France est estimée à 15 cas par million et la survie médiane sans traitement après diagnostic est inférieure à 3 ans. Elle se caractérise par l’augmentation des résistances artérielles pulmonaires, responsable d'une hypertension, et aboutit à une insuffisance cardiaque. Cette maladie peut survenir de cause inconnue, dans un contexte familial ou compliquer l’évolution de certaines pathologies (insuffisance cardiaque). En identifiant et en traitant les patients le plus tôt possible, il est possible de retarder la progression de l'HTAP. Malheureusement, cette maladie est souvent mal diagnostiquée et traitée, car les symptômes initiaux sont légers et peu spécifiques (essoufflements, lipothymie et asthénie). Si les options thérapeutiques ont progressé ces dix dernières années et ont permis d'améliorer les conditions de vie des malades, la prise en charge de l'HTAP demeure incomplète car ne prolonge pas significativement le durée de vie après diagnostic. Ainsi, la recherche de médicaments ciblant de nouveaux mécanismes physiopathologiques reste un enjeu majeur pour les années à venir. Les tests de nouvelles molécules doivent se réaliser sur des modèles animaux suffisamment prédictifs de la maladie, afin d’optimiser la sélection des candidats médicaments qui entreront en phase clinique. Le modèle présenté d'HTAP chez le rat, induit conjointement par l’administration d'un composé diminuant la formation de vaisseaux sanguins et par une hypoxie (diminution des apports en oxygène) chronique, est un modèle qui reproduit l'ensemble des caractéristiques physiopathologiques décrites chez l'Homme, à savoir une atteinte vasculaire qui est associée à long terme avec le développement d'une insuffisance cardiaque droite. De plus, les traitements actuellement proposés chez l'Homme montrent des résultats bénéfiques significatifs dans ce modèle. Ainsi, ce modèle d'HTAP représente un modèle préclinique de choix pour l’étude de l’HTAP. Ce modèle nous permettra d’évaluer, chez le rat, l’efficacité de nombreux candidats médicaments qui s’intéressent à des mécanismes d’actions connus (atteintes vasculaires) et des cibles thérapeutiques nouvelles (atteintes cardiaques). Ce modèle nous permettra également une meilleure compréhension des mécanismes mise en jeu dans la maladie afin d’améliorer la prise en charge des patients.

Bénéfices attendus

L’HTAP est une maladie rare et grave pour laquelle il n’existe actuellement pas de traitements curatifs efficaces. Si les traitements prescrits actuellement, essentiellement des vasodilatateurs, permettent une amélioration de la qualité de vie des patients et une prolongation de la survie en freinant l’évolution de la pathologie, la moitié des patients décèdent dans les sept ans qui suivent le diagnostic. Compte-tenu de l’évolution de l’HTAP dans ce modèle animal qui mime fidèlement la maladie humaine, la réalisation d’études précliniques utilisant des candidats médicaments novateurs apparait primordiale pour mettre en évidence de nouvelles pistes thérapeutiques. Ainsi, à terme, l’utilisation de ce modèle animal permettra de sélectionner des composés présentant des bénéfices sanitaires significatifs en vue d’essais cliniques.

Procédures

Une injection sous-cutanée (S.C.) du composé diminant la formation des vaisseaux est réalisée sous anesthésie gazeuse. Les animaux sont ensuite placés dans une enceinte d’hypoxie pendant 3 semaines avant de retourner en condition de normoxie (conditions d'hébergement classique) durant 0 à 6 semaines. Pendant la période de normoxie, les animaux pourront être traités quotidiennement, une à 2 fois par jour selon le composé testé, par gavage, injection intrapéritonéale (I.P.), sous-cutanée (S.C.), ou intranasale (I.N.). Les animaux pourront subir une chirurgie sous anesthésie générale afin de placer sous la peau une pompe contenant des substance, permettant la diffusion continue de candidats médicaments et dont la durée d'intervention est d'environ 15-25min. Des injections intraveineuses sous anesthésie gazeuse pourront également être réalisées 1 à 2 fois par semaine. Durant la normoxie, des prélèvements de sang à la veine jugulaire ou des examens échocardiographiques de suivi pourront être réalisés sous anesthésie gazeuse. A la fin du protocole, une chirurgie sous anesthésie gazeuse et analgésie est réalisée afin de mesurer les pressions artérielles en insérant un cathéter relié à un capteur de pression dans l’artère carotide. Une thoracotomie est ensuite réalisée afin d’insérer un cathéter dans le ventricule droit puis dans l’artère pulmonaire pour des mesures de pressions. Un prélèvement de sang terminal intracardiaque pourra être réalisé avant la mise à mort des animaux par surdose de produit euthanasiant. [MODIFICATION: Les animaux seront soumis à un test d'effort sur tapis roulant dont la l'intensité maximale augmente progressivement jusqu'à l'épuisement de l'animal. Ce test sera réalisé au maximum 2 fois au cours du protocole, avant le début des traitements et à la fin du protocole (durée maximale du test 35 min).]

Impact sur les animaux

Les animaux sont soumis à une anesthésie et reçoivent une injection sous-cutanée pour induire une hypertension artérielle pulmonaire. Ils sont ensuite placés dans une enceinte d’hypoxie pendant 3 semaines. L’humidité dans l’enceinte est supérieure à 80%. En hypoxie, les animaux présentent une prise de poids ralentie de 50% par rapport à une stabulation conventionnelle à cause du stress et de l’asthénie provoqués par la déplétion en oxygène. De plus, le confinement dans l'enceinte d'hypoxie génère un inconfort, indépendamment de l'hypoxie elle même, via une humidité élevée et un risque d'accumulation d'ammoniaque et de CO2. De plus, le niveau sonore est plus élevé dans les caissons hypoxiques que dans les salles d'hébergements classiques pouvant engendrer du stress et de l'inconfort pour les animaux. A la fin de ces 3 semaines d’hypoxie, ils retournent dans la pièce d’hébergement conventionnelle pendant 0 à 6 semaines, période pendant laquelle la pathologie va s’aggraver et devenir irréversible. A long terme, les animaux peuvent mourir de la pathologie. Pendant la période de normoxie, les animaux pourront être traités quotidiennement, une à 2 fois par jour selon le composé testé, par gavage, injection intrapéritonéale, sous-cutanée, ou intranasale. Ces administrations peuvent êtres associées à des risques de fausses route, d'irritation ou de lésions de l'oesophage. Une chirurgie d’implantation de pompe contenant les composés pourra être réalisée après ouverture de la peau pouvant être source de douleur et/ou d'une gêne avec la présence de la pompe et de la diffusion des subtances. Des injections intraveineuses sous anesthésie pourront également être réalisées 1 à 2 fois par semaine. Des anesthésies gazeuses seront potentiellement réalisées au cours du protocole afin de réaliser des prélèvements de sang à la veine jugulaire ou des examens échocardiographiques de suivi. A la fin du protocole, les animaux sont anesthésiés afin de réaliser un acte chirurgical qui permet de mesurer les pressions artérielles en insérant un cathéter relié à un capteur de pression dans l’artère carotide. Une thoracotomie est ensuite réalisée afin d’insérer un cathéter dans le ventricule droit puis dans l’artère pulmonaire pour des mesures de pressions. Un prélèvement de sang terminal intracardiaque pourra être réalisé avant la mise à mort des animaux par surdose de produit euthanasiant. [MODIFICATION: Les tests d'efforts induisent un stress comportementale et physique.]

Devenir

A la fin de la procédure, tous les animaux HTAP seront mis à mort afin de récupérer des organes pour des analyses de tissus (cœurs, poumons, artères pulmonaires) et/ou des analyses de morphologie des organes (pesée des deux ventricules du cœur). Les mesures de pressions dans le ventricule droit sont également trop invasives pour envisager un réveil des animaux. Un prélèvement de tissu sur les animaux Sham (non porteurs d'un HTAP) est nécessaire pour comparer aux conséquences cardiovasculaires des animaux porteurs de la maladie.

Remplacement

S'il existe un certain nombre de modèles de culture de cellules musculaires lisses, ces modèles in vitro sont utilisés en première intention (modèles de screening) et sont utilisés uniquement pour tester des activités moléculaires et identifier des voies de signalisation. Ces modèles cellulaires in-vitro ne permettent pas de tester l'efficacité d'un candidat médicament sur l'aspect de la restauration hémodynamique et morphologique mais sont utilisés en amont afin de sélectionner les meilleurs candidats à tester sur nos modèles in vivo. La validation de la formation aux techniques de mesures de pressions nécessite d’avoir recours à des animaux vivants car les phases critiques de l’approche chirurgicale reposent sur les risques hémorragiques qui peuvent entraîner des mesures de pression faussées, voir la mort de l’animal.

Réduction

Pour chaque groupe avec une HTAP, le nombre d'animaux nécessaire par groupe est fixé à 11. Ce nombre a été déterminé par un calcul de N, sur la base de données obtenues préalablement et prenant en compte les moyennes et déviations standards mesurées pour chaque paramètre. Basés sur les données historiques dans ce modèle d’HTAP, un pourcentage de perte de 15% est attendu jusqu’à 3 semaines de normoxie, correspondant aux animaux qui meurent au cours du protocole à cause du développement de la pathologie. Le nombre d’animaux inclus dans chaque groupe en début d’étude est donc de N=13. Lorsque le protocole inclus une période de normoxie supérieure à 3 semaines (jusqu’à 6 semaines), le nombre d’animaux par groupe est fixé à N=18 car le développement de la pathologie entraîne une mortalité plus importante des animaux (jusqu’à 40% de perte). Généralement, le groupe contrôle négatif (non malade) n’est composé que de 6 animaux car il y a peu de variabilité des paramètres cardiovasculaires étudiés. Ainsi, 1800 rats HTAP sont prévus dans le cadre de cette procédure et 120 rats Sham. Des échantillons de plasmas et/ou de tissus d'animaux sont prélevés à l'issue de certaines séries expérimentales et conservés pour pouvoir être utilisés dans le cadre d’autres projets de recherche (par exemple recherche d’un récepteur cible présent dans le plasma ou dans les tissus cardiaques ou vasculaires). L'utilisation de ces banques de tissus pour d'autres projets de recherches permet de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés car il permet de réduire le nombre de séries expérimentales réalisées.

Raffinement

A l’arrivée des animaux, une période d'acclimatation d’au moins 5 jours est respectée. L'administration du composé induisant la pathologie est réalisée sous anesthésie. Pendant les 3 semaines d'hypoxie, les animaux sont hébergés dans des grandes cages en plexiglass prévues à cet effet avec une sciure particulièrement absorbante (8 animaux/cages). Les caissons d’hypoxie sont ouverts et nettoyés tous les jours. De la chaux sodée est placée dans le caisson pour absorber le C02 et changée tous les jours, de l'acide borique permet d'absorber l'ammoniaque générée par les urines et est remplacé toutes les semaines ; et des absorbeurs d'humidité sont présents assurant des conditions correctes pour les animaux. La ventilation des caissons peut être adaptée à l’aide d’aérations présentes sur les caissons dont l’ouverture et la fermeture peut être ajustée pour diminuer une humidité excessive. Les animaux sont observés quotidiennement et tout signe de douleur ou de détresse entraîne l’établissement d’un score grâce à une grille d’évaluation du bien-être animal. En fonction du score obtenu, un protocole d’analgésie approprié est mis en place si besoin. Des points limites spécifiques au protocole sont établis (présence de plaies cutanées, fausse route…) Si des prélèvements de sang sont réalisés au cours du protocole, les animaux sont anesthésiés. Une anesthésie locale est également réalisée. Les rats sont placés sur un tapis chauffant avec contrôle de la température, et une réhydratation est réalisée en injectant en S.C. 3 fois le volume prélevé. Si des injections en voie I.V. sont réalisées, les animaux sont anesthésiés avec une analgésie locale et contôle de la température corporelle. Les mesures hémodynamiques réalisées en fin de protocole se font sur animaux anesthésiés ayant reçus une injection préalable d'analgésiant. Pour chaque anesthésie, les animaux sont placés sur un tapis chauffant retro-contrôlé et du gel ophtalmique est déposé sur leurs yeux. Les pompes osmotiques sont implantées en s.c. sous anesthésie générale et analgésie locale. Un massage de la zone d'implantation de la pompe est effecuté pour limiter la fibrose des tissus et optimiser son fonctionnement. [MODIFICATION: A la suite des test d'efforts, les animaux seront réhydratés. Les animaux seront habitués au tapis roulant à hauteur de 3 fois maximum par semaine à faible intensité.]

Choix des espèces

Même si de nombreuses espèces animales sont concernées, la majorité des modèles d’HTAP ont été développés chez le rat adulte parce qu’il permet d’obtenir, après induction de la pathologie, des données hautement reproductibles. De plus, les rats présentent des modifications cardiovasculaires similaires à l’homme : modifications des pressions, remodelage vasculaire et cardiaque, perte de fonction. Finalement, ce modèle d'HTAP développé chez le rat représente un modèle de référence pour l’étude de l’HTAP car la progression de la pathologie est continue au cours du temps et mime ainsi l’évolution délétère de la maladie observée chez l’homme. Des rats de 4/6 semaines au moment où ils arrivent en acclimatation dans nos locaux sont utilisés pour ce modèle. Ce modèle est sensible à l’âge et des animaux plus âgés ne présentent pas le même développement de la pathologie.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système respiratoire
Rats : 1960
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 160
▲ 1800
Devenir
 -
 -
 -
 1960

1 960 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Une injection de monocrotaline sous anesthésie leur provoque une hypertension artérielle pulmonaire. Ils reçoivent ensuite des composés chaque jour pendant cinq semaines, passent au moins deux imageries cardiaques et jusqu'à deux tests d'effort sur tapis roulant dont l'intensité augmente "jusqu'à l'épuisement de l'animal", avant une chirurgie terminale pour mesurer la pression dans le cœur. Les molécules retenues "pourraient ensuite" être étudiées chez l'être humain, alors que la maladie infligée peut réduire l'activité, l'appétit et le poids des rats. Sur le remplacement, le porteur affirme que les cellules ou tissus isolés ne rendent pas compte des "effets globaux" du médicament, et conclut que l'utilisation d'un "modèle animal est nécessaire".

Objectifs

L’objectif de ce projet est de tester de nouveaux médicaments destinés au traitement d’une maladie grave des poumons appelée hypertension pulmonaire artérielle. Cette maladie entraîne une augmentation de la pression dans les vaisseaux des poumons, ce qui fatigue progressivement le cœur et peut conduire à une insuffisance cardiaque. Elle peut apparaître sans cause connue, être liée à des facteurs familiaux, ou être associée à d’autres maladies ou à certains médicaments. Bien que des traitements existent déjà pour soulager les symptômes, leur efficacité reste limitée et variable selon les patients. Le but de cette étude est donc d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques dans un modèle animal, afin de mieux comprendre leur potentiel avant une éventuelle utilisation chez l’être humain.

Bénéfices attendus

Le modèle utilisé dans ce projet reproduit de manière fiable les principales caractéristiques de la maladie étudiée, en particulier les atteintes des vaisseaux des poumons et du cœur. Chez les animaux, l’augmentation progressive de la pression dans les poumons entraîne des modifications du cœur similaires à celles observées chez les patients atteints de cette maladie. L’utilisation de ce modèle permet de mieux comprendre les mécanismes de la maladie et d’évaluer l’effet de nouveaux médicaments dans des conditions proches de celles rencontrées chez l’être humain. Les résultats obtenus permettront d’identifier les futurs molécules thérapeutiques les plus prometteuses, qui pourraient ensuite être étudiés chez l’homme dans le cadre d’essais cliniques, avec pour objectif d’améliorer la prise en charge future des patients.

Procédures

Les animaux sont anesthésiés afin d’injecter la substance induisant une augmentation de la pression artérielle dans les petits vaisseaux sanguins localisés dans les poumons c'est-à-dire l'hypertension artérielle pulmonaire (durée de l’intervention : 6-8 min). Durant les 5 semaines suivantes, les animaux seront traités quotidiennement avec plusieurs composés par différentes voies d'administration selon les objectifs de l’étude (durée de 1 à 5 minutes selon la voie choisie). Le traitement pourra également être administré via des pompes diffusant les composés, implantées sous anesthésie et analgésie. [MODIFICATION: Les animaux seront soumis à un test d'effort sur tapis roulant dont la l'intensité maximale augmente progressivement jusqu'à l'épuisement de l'animal. Ce test sera réalisé au maximum 2 fois au cours du protocole, avant le début des traitements et à la fin du protocole (durée maximale du test 35 min).] Au cours du protocole, les animaux seront à nouveau anesthésiés afin de réaliser une imagerie cardiaque (environ 20 min) pour contrôler les répercussions de l'induction de la pathologie et l'effet potentiel des nouvelles molécules thérapeutiques à tester. Une autre imagerie cardiaque sera effectuée en fin de protocole (environ 20 min), puis une chirurgie sera effectuée sous anesthésie et analgésie afin de réaliser des mesures de pression dans le cœur et dans l'artère pulmonaire (environ 20 min). Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours du protocole sur animaux vigiles ou anesthésiés (environ 5 minutes par prélèvement), ou en fin de protocole après les mesures de pression et avant leur mise à mort.

Impact sur les animaux

Les animaux recevront une substance destinée à provoquer la maladie étudiée. Cette administration est réalisée sous anesthésie générale et peut entraîner une gêne passagère, notamment au niveau respiratoire ainsi qu'une gêne au niveau du site d'injection (démangeaisons, sensation de brûlure). Avec le développement de la maladie, les animaux peuvent présenter une diminution de l’activité, une baisse de l’appétit et de la prise de boisson, pouvant conduire à une perte de poids. Une intervention chirurgicale pourra être réalisée pour implanter un dispositif diffusant le traitement. Cette intervention implique une ouverture de la peau et peut entraîner une douleur ou une gêne temporaire liée à la présence du dispositif. L’administration répétée de médicaments peut générer du stress, car elle nécessite une manipulation et une contention des animaux. Certains effets indésirables liés aux médicaments testés ou aux gestes techniques peuvent survenir, en particulier avec de nouvelles molécules. Des prises de sang et des examens d’imagerie cardiaque seront réalisés sous anesthésie ou avec contention, ce qui peut entraîner un inconfort temporaire, du stress ou une douleur légère. [MODIFICATION: Les tests d'efforts induisent un stress comportemental et physique.]. En fin de protocole, des mesures complémentaires seront effectuées sous anesthésie générale.

Devenir

Afin de caractériser l'effet des traitements testés, notamment l'effet biologique, nous devons faire des mesures qui sont trop invasives pour permettre le réveil de l’animal, et il est indispensable de récupérer le cœur et les poumons en fin d'expérience pour évaluer l’efficacité des traitements

Remplacement

Ce projet vise à évaluer l’efficacité de nouveaux médicaments dans un organisme vivant. Les tests réalisés sur des cellules ou des tissus isolés ne permettent pas d’étudier les effets globaux du médicament sur le cœur et les poumons. L’utilisation d’un modèle animal est nécessaire pour mieux comprendre ces effets et le comportement du médicament dans le corps.

Réduction

Les effectifs ont été ramenés au minimum permettant toutefois d’avoir un effet statistique significatif. Nous avons utilisé un outil informatique pour calculer le nombre d'animaux nécessaire en utilisant les données précédemment acquises dans notre laboratoire. Afin de limiter le nombre d'animaux utilisés, de l'imagerie est utilisée pour permettre de suivre plusieurs paramètres dans le temps sur le même animal.

Raffinement

A l’arrivée des animaux, une période d'acclimatation d’au moins 5 jours est respectée. Une importance particulière est portée au suivi des animaux pour prévenir et remédier à l’apparition de douleur ou de mal-être. Les points limites sont fixés avant le début des expérimentations. Une grille de score est établie afin de faire un suivi clinique des animaux, avec la mise en place de mesures adaptées en fonction du score et des critères d’arrêt de souffrance. Des enrichissements multiples leur sont proposés en alternance, pour limiter l’habituation et l’ennui. Les actes pouvant générer de la douleur seront réalisés sous anesthésie et/ou analgésie. Lorsqu’une chirurgie avec réveil sera nécessaire, elle sera réalisée en conditions propres (sans microbes) et les animaux auront un suivi post-opératoire intensif pendant au moins 3 jours. Par ailleurs, les animaux seront habitués à la manipulation et à la contention ainsi qu’aux environnements nouveaux afin de réduire le stress. [MODIFICATION: A la suite des tests d'efforts, les animaux seront réhydratés. Les animaux seront habitués au tapis roulant à hauteur de 3 fois maximum par semaine à faible intensité.]

Choix des espèces

Le rat est le modèle animal le plus approprié pour cette étude car la maladie peut y être reproduite de façon fiable et ses effets sur le cœur sont comparables à ceux observés chez les patients. Sa taille permet également de réaliser des prises de sang répétées pour mieux suivre l’action du médicament dans l’organisme. Des rats entre 4 et 8 semaines au moment où ils arrivent en acclimatation dans nos locaux sont utilisés dans ce modèle. L’âge des animaux impactant la sévérité du modèle, ces paramètres seront choisis selon les objectifs de l’étude.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Rats : 204
Lapins : 204
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 60
▲ 348
Devenir
 -
 -
 -
 408

Sous anesthésie générale, le nerf sciatique de 204 rats et 204 lapins, intact ou lésé au préalable par chirurgie, reçoit un fil de microsuture ou une gaine lors d'une opération de 20 à 40 minutes, suivie d'environ deux semaines d'examens quotidiens. Ces 408 rats et lapins sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, puis tous mis à mort pour l'analyse au microscope du nerf et des tissus voisins. Il s'agit d'essais de sécurité et de performance de dispositifs médicaux, commandés par un "donneur d'ordre" en vue d'une autorisation de mise sur le marché. Le résumé déclare des procédures sévères mais ne cite comme effet néfaste que la douleur liée à l'implantation, et il annonce des tests de motricité et de sensibilité sans dire lesquels.

Objectifs

Ce projet vise à développer un modèle animal adéquat pour étudier la tolérance locale (évaluation de la réaction d’un organisme en contact avec un produit étranger) et/ ou la performance de dispositif médicaux destiné à une utilisation en microchirurgie notamment et plus spécifiquement en neurochirurgie pour anastomose des nerfs périphériques après coupure/cassure (fil de microsuture ou nerve wrap (gaine/feuillet qui se met autour de chaque extrémité du nerf) par exemple. L’utilisation clinique de ces types de produit étant le même à savoir l’anastomose en microchirurgie, leur dénomination est regroupée sous le terme « microsuture »).). La neurochirurgie comprend toute chirurgie qui interviendrait au niveau du système nerveux central ou périphérique. L’anastomose des nerfs périphériques est une des neurochirurgies les plus courantes et peut survenir à la suite de nombreux traumatismes (coupures, accident de la route, …). La sécurité biologique sera évaluée par analyses des tissus qui ont été en contact avec les dispositifs médicaux sutures. La performance technique (cohésion du fil tout au long de l’implantation par exemple) ou la performance biologique (le fait que le nerf retrouve sa fonction après une cassure, par exemple) pourront aussi être évaluées. L’ensemble de ces données permettra de réduire les risques de complications lors des phases de tests des produits chez l’humain. Dans le cadre de ce projet, des formations adaptées pourront être menées afin d'assurer et de maintenir les compétences du personnel de l'EU sur les études couvertes par ce projet.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’obtenir un modèle animal fiable et reproductible pour l’obtention de données de sécurité des microsutures/pansements ou autre dispositif médical utilisés en neurochirurgie. Ainsi avec ce projet, il est possible d’analyser ces produits en vue de répondre aux exigences des autorités réglementaires dans l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché. Ce modèle animal pourra être utilisé en vue de sélectionner un produit parmi un panel de produits en développement (essais de screening), en comparant leurs données de sécurité. Ces essais de screening sont essentiels dans la stratégie de réduction du nombre total d’animaux utilisés, en poussant seulement le développement des produits les plus intéressants et en écartant rapidement des recherches les produits ne présentant pas les qualités de sécurité satisfaisantes. Par la suite des essais de screening, ce modèle animal permet aussi de mener des essais de confirmation de sécurité / performance d’un produit en développement, en le comparant à un autre produit déjà commercialisé, afin de s’assurer qu’il présente un bénéfice au moins égal ou supérieur.

Procédures

L’ensemble des animaux sera opéré sous anesthésie générale et traitement analgésique pour placer le dispositif médical autour du nerf sciatique (intact ou lésé chirurgicalement). Cette intervention chirurgicale aura une durée d’environ 20 à 40 minutes. Les animaux seront ensuite examinés quotidiennement pendant la phase post-opératoire (environ 14 jours) pour pouvoir apprécier la bonne guérison du site chirurgical et évaluer les signes de douleur, les effets sensoriels et sur la motricité. Enfin, pour évaluer l’efficacité et l’absence d’effet indésirable, des prises de sang pourront être réalisées sur les animaux en cours d’étude. Celles-ci pourront se faire sous anesthésie ou non, selon le contexte de réalisation de cet acte (en cours de chirurgie, pendant le temps de l’étude ou juste avant l’euthanasie des animaux en fin d’étude). Ils seront finalement mis à mort pour permettre l’observation et l’analyse microscopique des tissus de la zone d’implantation (nerf et tissus environnants).

Impact sur les animaux

A l’instar des effets secondaires possibles chez l’humain lors de microsutures, les effets indésirables connus pouvant survenir chez l’animal sont : - douleur et stress liés à l’implantation du fil de microsuture auour du nerf sciatique, controlée par la prise d’analgésique (morphonique) et par la réalisation d’une anesthésie générale.

Devenir

Afin de s’assurer de la sécurité des dispositifs médicaux une observation des tissus environnant la zone d’implantation est nécessaire. Ceci permet d’évaluer la tolérance locale de ces produits, ce qui est l’objectif des études réalisées dans ce projet. Des prélèvements de tout ou partie de certains organes peuvent éventuellement être nécessaires, en particulier en cas d’anomalie constatée, pour évaluer les effets tissulaires à l’échelle microscopique. L’ensemble de ces éléments explique l’impossibilité en fin d’étude de maintenir en vie les animaux utilisés.

Remplacement

Les essais in vivo de sutures/nerve wrap de microchirurgie sont nécessaires car les interactions complexes s’établissant entre le dispositif médical et le système nerveux périphérique ne peuvent être recréées ex vivo. Il n’existe donc pas de méthodes alternatives pour prouver l’efficacité des sutures/ nerve wrap de microchirurgie. Des mesures ex vivo (tests de sutures/ nerve wrap sur/autour d’un nerf du système nerveux périphérique d’un animal euthanasié) peuvent être réalisées en amont des études in vivo, et permettent d’estimer les meilleures conditions pour disposer le fil de microsuture / nerve wrap. Cependant, ces méthodes ne permettent pas de fournir l’ensemble des réponses nécessaires à l’évaluation de la sécurité des produits de sutures de microchirurgie en vue de leur utilisation chez l’humain. Les études in vivo sont donc nécessaires pour répondre aux exigences réglementaires et de qualité dans le but de mettre sur le marché les produits de sutures/ nerve wrap de microchirurgie.

Réduction

Le donneur d’ordre demandant la réalisation de ces tests s’engage à ne pas faire renouveler à l’identique un essai déjà mené précédemment. De plus, l’interprétation des résultats nécessite toujours de comparer ceux obtenus chez des animaux qui reçoivent le produit évalué avec ceux obtenus d’animaux qui reçoivent un produit « contrôle », dont l’effet attendu est déjà connu. Pour réduire encore le nombre d’animaux inclus en étude, il est possible d’utiliser un même groupe « contrôle » pour plusieurs groupes « test » recevant des produits à tester différents. Enfin, nous avons déjà mentionné la possibilité de réaliser des études pour sélectionner parmi un panel de produits celui qui présente le plus d’intérêt à être développé, réduisant ainsi le nombre de tests réalisés sur des produits ayant un intérêt moindre. Par ailleurs, si l’effet attendu d’un produit est trop incertain, il est possible de réaliser une étude dite « pilote » sur quelques animaux seulement. Les études dites "pilotes" sur quelques animaux seulement, peuvent aussi servir à orienter les choix de poursuite de développement d'un produit, avant d'entamer les études réglementaires à plus grande échelle et devant répondre aux normes en vigueur pour l'élaboration du dossier pour la mise sur le marché (nombre d'animaux minimum, durée de mise en contact minimum, etc). Le nombre d'animaux étant réglementé par les normes, aucune approche statistique ne sera réalisée.

Raffinement

-La douleur des animaux : la chirurgie est réalisée sous anesthésie et analgésie (à base de morphiniques). En phase postopératoire immédiate, les suivis quotidiens sont renforcés pour détecter précocement tout signe clinique ou de douleur. En cas de signes de douleur, un traitement analgésique supplémentaire est administré. Des soins post-opératoires spécifiques peuvent être mis en place (surveillance ou réfection des pansements (si applicable), désinfection des sites chirurgicaux …). - Point limites stricts et spécifiques du projet : Les animaux seront suivis quotidiennement à l'aide d’une grille de suivi du bien-être animal portant spécifiquement sur l'apparition de lésion auto-induite et un suivi de la locomotion et des signes de douleurs.

Choix des espèces

Le lapin est un modèle de plus en plus utilisé pour réaliser des expériences sur les nerfs périphériques alors que le rat reste le premier modèle qui avait été développé faisant de ces deux modèles, des modèles de choix en termes de disponibilité de la littérature. Le choix entre les deux espèces, sera surtout en fonction de la taille du nerf ciblé ou en fonction de la taille du dispositif. En effet la taille du nerf sciatique chez le lapin (le plus cité dans la littérature) est équivalente aux nerfs que l’on peut retrouver au niveau du poignet ou des mains chez l’Homme (diamètre compris entre 2 et 4 mm, longueur inférieure à 30mm). Le rat par ailleurs est une espèce chez laquelle différents tests et scoring de motricité et de sensorialité ont été établis dans la littérature, permettant un suivi précis des animaux opérée. L’utilisation d’animaux adultes d’un poids minimum de 2,5 kg pour les lapins ou d’environ 300g pour les rats lors de la chirurgie est recommandée, afin de limiter les risques liés à l’anesthésie et de permettre la mise en oeuvre des techniques chirurgicales et post-opératoires adéquates.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
Souris : 216
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 216
Devenir
 -
 -
 -
 216

Chacune des 216 souris de ce projet reçoit sous anesthésie une pompe miniature sous la peau et une sonde de température dans l'abdomen, puis sept injections à travers la peau pour remplir la pompe en vingt-et-un jours, et passe deux semaines isolée en cage de mesure. La pompe diffuse un messager immunitaire qui entretient une inflammation chronique, avec une perte de poids de 10 à 15 %, une mobilité réduite et des "symptômes de maladie" selon le porteur, dans des procédures classées à un niveau de souffrance sévère. Toutes sont tuées à l'issue pour analyser leurs neurones et leurs tissus intestinaux, et celles qui perdent plus de 20 % de leur poids le sont plus tôt. Le porteur, qui classe pourtant la procédure en sévère, écrit plus loin qu'elle "ne provoque normalement aucun effet indésirable sur les animaux".

Objectifs

Ce projet vise à comprendre l'influence d'une inflammation chronique sur la dépense énergétique. À cette fin, une inflammation chronique systémique sera induite par infusion d’un messager immunitaire et les conséquences métaboliques et la dépense énergétique globale seront déterminés. Nous voulons, i) observer l'adaptation du métabolisme au challenge inflammatoire et ii) savoir quels organes entrent en jeu pour ces adaptations. Cette étude nous aidera à comprendre comment le métabolisme réagit aux signaux immunitaires et à identifier potentiellement les organes, les cellules et les cibles moléculaires utiles pour de futures interventions thérapeutiques visant à réduire l’impact d’une inflammation chronique. Dans cette étude, le métabolisme énergétique des souris sera analysé par un outil non-invasif et complètement automatisé de calorimétrie indirecte. Basée sur la mesure de la consommation d’ O2 et production de CO2, et couplée à la mesure de la prise alimentaire et de l’activité, cette méthode permet d’approximer au plus juste l’ensemble des paramètres qui régissent les entrées et sorties d’énergie chez l’animal. Cela en fait l’outil de choix pour évaluer les conséquences d’une inflammation sur les paramètres métaboliques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'approfondir les connaissances sur l'influence réciproque entre l’inflammation chronique et le métabolisme énergétique. Dans un contexte médical, ce projet ouvre des pistes pour la compréhension des symptômes associés à l’inflammation chronique de bas grade observée dans de nombreuses maladies inflammatoires. On sait peu de choses sur la manière dont une inflammation chronique modifie durablement les mécanismes métaboliques fondamentaux. Ce projet transdisciplinaire combine des expertises en immunologie, en métabolisme et en neurobiologie en immune recherche en immunologique avec l'aspect métabolique et des domaines neurologiques tels que les changements de comportement et les effets sur l'activité de réseaux neuronaux spécifiques.

Procédures

- Implantation sous cutanée d’une pompe miniature et implantation intra-péritonéale d’une sonde de température sous anesthésie et analgésie générale. Une fois, durée : 30 minutes. - 2 Prélèvements sanguin espacés de 2 semaines (durée : 10sec) - 1 prélèvement terminal d’organes sous anesthésie (durée : 5-10min) - Remplissage dans la pompe par injection transcutanée une fois tous les 3 jours, par animal, pendant 21 jours. Durée : 10 sec, 7 fois.

Impact sur les animaux

L’introduction d’une aiguille selon les bonnes pratiques vétérinaires pour les administrations et les prélèvements induisent une douleur et un inconfort de courte durée. L’inflammation chronique contrôlée va résulter en une perte de poids qui peut varier de 10 à 15%, inactivé et mobilité réduite, du stress thermique donc en général des symptômes de maladie. Cette lecture métabolique est non-invasive et nécessite un isolement des animaux pendant 2 semaines au total avant qu’ils soient regroupés. Nous n'attendons aucun effet indésirable sur les animaux, ceux-ci ont de la nourriture et de l'eau à disposition comme dans une cage d'hébergement classique, la seule contrainte étant l'isolement de l'animal obligatoire pour les prises de mesure.

Devenir

Les expériences nécessitent l'analyse des neurones dans le cerveau et des cellules dans les tissus intestinaux et d'autres organes. La seule façon d'évaluer cela est de mettre les animaux à mort à la fin de chaque expérience.

Remplacement

Il n'existe aucune alternative à l'expérimentation animale pour mener à bien ce projet. L'interaction entre le système immunitaire, le système nerveux central et le métabolisme énergétique sur une longue période ne peut être reproduite in vitro. Les nouveaux modèles organoïdes tridimensionnels ne peuvent pas imiter les différents signaux émis par notre système nerveux central, qui joue un rôle important dans le développement du système immunitaire, ni l'influence des différents messagers immunitaires sur le système nerveux central. Pour répondre aux questions de ce projet, il est donc toujours indispensable et nécessaire d'utiliser des modèles animaux.

Réduction

D'après la littérature et nos résultats antérieurs, les effectifs par groupe prévus permettent d'atteindre des tailles d'effet compatibles avec la question biologique. Le calcul de ce nombre tient compte d'un minimum de sang, de cellules et d'organes à prélever pour analyse et inclut pour chaque série d'expériences le nombre nécessaire de contrôles. Il prend également en compte la nécessité de reproduire les résultats, afin de pouvoir identifier et exclure les artefacts expérimentaux et donc les erreurs d'interprétation. De plus, les expériences ont été conçues afin d’utiliser un maximum d’organes de la même souris afin de réduire le nombre d’animaux utilisés. Nous avons utilisé une aide statistique pour déterminer le nombre minimum de souris à utiliser par groupe pour obtenir des résultats significatifs, en tenant compte de la variabilité inhérente à l'expérience. Ces tests ont été développés à partir d'outils référencés. Les données seront analysées grâce à des modèles ajustés sur plusieurs facteurs (sexe de l’animal, traitement). Plusieurs facteurs de variabilité indésirable seront à prendre en compte tels que l’effet portée, cage et répétition de l'expérience.

Raffinement

Le degré de sévérité de procédure expérimentale dans laquelle les animaux sont inclus est sévère. Le degré de souffrance modéré concerne l’inflammation chronique, dont la sévérité peut être précisément suivie par une perte de poids, le dégrée d’inactivité, une mobilité réduite et un changement de la température corporelle. De cette façon, l’expérimentateur peut estimer la douleur. L’état des souris sera monitoré visuellement trois fois par semaine par une pesée et un contrôle de l’aspect général. Une réhydratation sous-cutanée sera pratiquée en cas de besoin. Si la perte de poids excède 20%, si la souris présente des signes de détresse clinique grave (léthargie, posture voûtée permanente, pilo-érection marquée, absence de toilettage) l’expérience sera interrompue et les souris présentant un ou plusieurs de ces symptômes seront euthanasiées. Cette procédure ne provoque normalement aucun effet indésirable sur les animaux. Les animaux seront surveillés trois fois par semaine le temps de l'expérience.

Choix des espèces

Ce projet vise à explorer et comprendre les interactions complexes, dans le temps, entre le système immunitaire, le cerveau et le métabolisme. Il est donc impossible de modéliser de telles interactions in vitro ou in silico, d’autant plus que relativement peu de choses sont connues dans ces interactions. Le modèle de choix est la souris, qui se prête idéalement aux expériences sur le système immunitaire, le cerveau et le métabolisme, bien connus dans cette espèce. Nous utiliserons exclusivement des souris adultes (>8 semaines ; jusqu’à 12 mois), âge auquel le système nerveux et système immunitaire sont considérés comme matures chez la souris. De plus, les souris adultes sont physiquement tolérantes vis-à-vis du poids relatif des implants chroniques (~2g)

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 2448
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 2448
Devenir
 -
 -
 -
 2448

Une artère du cerveau est bouchée puis rouverte sous anesthésie générale pour provoquer un accident vasculaire cérébral chez des souris, génétiquement modifiées ou non, suivies ensuite de trois jours à trois mois. Pour étudier le rôle de trois gènes de cellules immunitaires des méninges, 2 448 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'échéance fixée pour prélever leurs tissus, ou plus tôt lorsque des signes cliniques "préoccupants" apparaissent. Le porteur décrit une gêne "transitoire" et des troubles moteurs d'un côté du corps "généralement résolutifs en quelques jours", tout en prévoyant qu'une partie des souris meure des suites de l'AVC. Il annonce un suivi comportemental répété, de quelques minutes par test, sans nommer aucun des tests.

Objectifs

Après un accident vasculaire cérébral (AVC), une inflammation se développe dans le cerveau et influence fortement la gravité des lésions ainsi que la qualité de la récupération. Certaines cellules immunitaires résidant à la surface du cerveau, appelées macrophages méningés, pourraient jouer un rôle clé dans ce processus, mais leur fonction précise reste mal comprise. Ce projet vise à étudier, chez la souris, le rôle de trois gènes exprimés par ces cellules, afin de déterminer s'ils influencent la sévérité et la récupération après un AVC, à différents moments après l'accident (de quelques jours à plusieurs mois), en vue d'identifier de nouvelles pistes thérapeutiques.

Bénéfices attendus

L'AVC est l'une des principales causes de décès et de handicap dans le monde. Les traitements actuels ciblant le système immunitaire n'ont, à ce jour, pas montré l'efficacité espérée chez l'homme, ce qui suggère qu'il faut repenser la stratégie en tenant compte du rôle spécifique de certaines cellules immunitaires résidant à la surface du cerveau, dont le rôle reste encore peu exploré. Ce projet permettra d'identifier, parmi trois facteurs candidats exprimés par ces cellules, ceux dont la modulation améliore (ou aggrave) le devenir après un AVC, à différents stades de la maladie. Il pourrait ouvrir la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques, complémentaires des traitements actuels de désobstruction des vaisseaux, pour améliorer la récupération à court terme (réduction des lésions) et/ou à long terme (récupération cognitive) des patients victimes d'AVC.

Procédures

Les animaux subissent une intervention chirurgicale sous anesthésie générale, consistant à interrompre brièvement puis rétablir la circulation sanguine dans une artère du cerveau, afin de reproduire un AVC ; cette intervention n'est réalisée qu'une seule fois par animal. Un antidouleur est administré de façon systématique. Un suivi comportemental non invasif (quelques minutes par test) est ensuite réalisé à plusieurs reprises, selon une durée totale de 3 jours à 3 mois selon les animaux. Un prélèvement de sang est réalisé une seule fois, en fin d'étude, sous anesthésie profonde, au moment de la mise à mort.

Impact sur les animaux

Après l'intervention chirurgicale, les animaux peuvent présenter une gêne transitoire, une perte de poids passagère et des troubles moteurs (difficulté à se déplacer normalement d'un côté du corps), généralement résolutifs en quelques jours. Ces signes sont surveillés quotidiennement et pris en charge par des antidouleurs. Une partie des animaux peut décéder des suites de l'AVC lui-même ; ce risque est anticipé et, dans la grande majorité des cas, il se traduit par une mise à mort précoce et sans souffrance dès l'apparition de signes cliniques préoccupants, plutôt que par un décès non surveillé.

Devenir

Chaque groupe d'animaux est suivi jusqu'à une échéance fixée à l'avance (3 jours, 14 jours ou 3 mois après l'AVC), à laquelle les tissus sont prélevés pour analyse. Les animaux sont donc mis à mort à ce terme, sans prolongation inutile de la procédure au-delà de ce qui est nécessaire pour répondre à la question scientifique.

Remplacement

Il n'existe pas de méthode alternative (culture cellulaire, modèle informatique) capable de reproduire la complexité des échanges entre le sang, le cerveau et le système immunitaire qui se produisent après un AVC. Seul un modèle animal permet d'étudier ces mécanismes et d'obtenir des informations exploitables pour la santé humaine.

Réduction

Le nombre d'animaux a été calculé statistiquement pour être le plus faible possible tout en permettant de détecter un effet réel. Aucun groupe chirurgical témoin supplémentaire n'a été ajouté : les animaux porteurs et non-porteurs de la modification génétique sont comparés directement, dans les mêmes conditions.

Raffinement

Les animaux sont surveillés de près, reçoivent des antidouleurs de façon systématique, et bénéficient d'un environnement enrichi (matériel de nidification, abri, alimentation adaptée). Après l'AVC, une attention particulière est portée à leur hydratation et à leur alimentation, avec un apport d'eau adapté et un accès facilité à une nourriture plus facile à consommer, le temps que l'animal retrouve un comportement normal. Des critères précoces permettent d'arrêter la procédure et de mettre fin à la souffrance d'un animal dès l'apparition de signes cliniques préoccupants, en concertation avec le vétérinaire de l'établissement.

Choix des espèces

La souris est utilisée car de nombreux mécanismes de l'AVC sont partagés avec l'homme, et car il existe des souris génétiquement modifiées permettant d'étudier spécifiquement le rôle de certains gènes dans les cellules d'intérêt. Les animaux utilisés sont de jeunes adultes (12 à 16 semaines), l'AVC étant une maladie touchant principalement l'adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 414
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 144
▲ 270
Devenir
 -
 -
 -
 414

Une sonde de température est d'abord implantée sous anesthésie chez 414 souris, puis on leur provoque un sepsis par ligature et perforation de l'appendice, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère. Suivent jusqu'à trois échocardiographies, une mesure de la perméabilité des vaisseaux, une mesure de la force musculaire et jusqu'à quatre tests d'agrippement sur souris éveillée, alors que le sepsis peut entraîner perte de poids, comportement anormal et mort. Le protocole joue sur la température ambiante, 22 °C correspondant selon le porteur à la température d'hébergement standard des souris, et 30 °C à leur température "idéale d'hébergement". À la fin, toutes sont tuées pour prélever leurs organes.

Objectifs

Le sepsis est une réaction excessive et incontrôlée du système immunitaire face à une infection. Au lieu de simplement combattre les microbes, l’organisme déclenche une inflammation généralisée qui peut endommager plusieurs organes, comme le cœur, les muscles ou les vaisseaux sanguins. Cette maladie reste très grave : elle est responsable d’un grand nombre de décès en réanimation, surtout lorsqu’elle évolue vers un choc septique. Même lorsque les patients survivent, beaucoup gardent des séquelles durables. En particulier, les muscles peuvent s’affaiblir rapidement pendant l’hospitalisation, entraînant une perte de force et parfois un handicap physique persistant. Les chercheurs cherchent encore à comprendre pourquoi certains patients développent des formes plus sévères que d’autres. La température corporelle pourrait jouer un rôle important. Certaines personnes font de la fièvre, tandis que d’autres deviennent au contraire en hypothermie, et cette hypothermie est souvent associé à un moins bon pronostic. La température pourrait influencer la manière dont le corps réagit à l’infection, mais aussi les conséquences sur les muscles et le cœur. Or, des études récentes chez la souris montrent que la température de l’environnement modifie fortement la réponse de souris au sepsis. Ainsi, dans un environnement plus frais à 22°C (correspondant à la température d'hébergement standard des souris), les souris ont tendance à devenir hypothermes en réponse au sepsis, alors qu’à une température plus chaude à 30°C (correspondant à la température idéale d'hébergement des souris), elles développent davantage de la fièvre. Notre projet vise à mieux comprendre comment la température ambiante influence l’évolution du sepsis et quelles sont les conséquences à court et à long terme sur le coeur et les muscles. L’objectif final est d’identifier de nouvelles pistes pour améliorer la prise en charge des patients atteints de sepsis et limiter les complications à long terme.

Bénéfices attendus

L’objectif final de ce projet est d’identifier de nouvelles pistes pour améliorer la prise en charge des patients atteints de sepsis et limiter les complications cardiaques et musculaires à court ou long terme.

Procédures

Les procédures invasives sur animal anesthésié sont au nombre de 7 : 1. Implantation d’une sonde de température (1 fois, durée : 5 min) 2. Modèle de sepsis (1 fois, durée : 10 min) 3. Échocardiographie (3 fois max, durée : 10 min) 4. Mesure de la perméabilité vasculaire (1 fois, durée : 2 min) 5. Mesure de la force musculaire (1 fois, durée : 30min) 6. Prélèvement de sang rétro-orbitaire (1 fois max, durée : 2 min) 7. Prélèvement de sang au terme de l'étude (1 fois, durée : 2 min). La seule procédure non invasive sur animal vigile est le test d'agrippement (4 fois max, durée : 5 min).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont principalement du stress lié à la contention et aux manipulations sur animal vigile. Les effets indésirables sont ceux liés au modèle chrirugical de sepsis qui peut être associé à une perte de poids, une altération de leur apparence physique, un comportement anormal, un changement de température corporelle et une mortalité.

Devenir

A la fin de la procédure, tous les animaux seront mis à mort. Leurs organes seront prélevés afin de réaliser des analyses sanguines, histologiques et/ou moléculaires nécessaires pour atteindre les objectifs de notre étude.

Remplacement

Afin de tester l’impact direct de la température extérieure sur le devenir des cellules souche isolées de muscles périphériques, des expériences de culture cellulaire seront menées indépendamment en incubant les cellules en présence de sérum de sujets septiques (humains ou souris) pour mimer les variations températures retrouvées in vivo lors du choc septique. Néanmoins, pour répondre à notre question biologique, le remplacement total par de la culture cellulaire n’est pas possible. En effet, les modèles in vitro ne rendent pas compte de l’immense complexité du fonctionnement d’un muscle entier. L'utilisation d'un modèle animal mimant le sepsis reste essentielle pour étudier les différences d'atteinte musculaires observés après un choc sepsis en lien avec la température extérieure. Dans cette étude, nous avons choisi un modèle de sepsis par ligation et perforation de l'appendice afin de nous rapprocher au plus près d’une des causes principales de sepsis chez l’Homme, à savoir l'infection abominale. Par ailleurs, la souris est un modèle de choix en recherche médicale car son organisme fonctionne de manière proche de celui de l’être humain, notamment pour les muscles.

Réduction

Nous allons réduire le nombre d'animaux par l'utilisation des méthodes non invasives (échocardiographie, sonde de température et d’activité en sous-cutanée, test d’agrippement) permettant de répéter les analyses sur le même animal au cours de la maladie, mais aussi grâce à l'utilisation de tests statistiques appropriés.

Raffinement

Les animaux importés pour les besoins expérimentaux sont laissés en acclimatation une semaine avant toute manipulation. Pour les modèles chirurgicaux, les souris seront anesthésiées et des injections d’antidouleurs seront faites en pré- et post-opératoire afin de limiter la douleur. Les animaux seront examinés de façon biquotidienne pendant les 7 premièrs jours après la chirurgie afin de vérifier leur état général de santé. Tout au long de l’étude, nous suivrons la grille d’évaluation proposée tenant compte des changements du poids, de perturbation de l'apparence physique et du comportement et de température corporelle. Tout animal auquel aura été attribué un score élevé à cette évaluation recevra des analgésiques. Tout animal auquel aura été attribué un score trop élevé sera immédiatement mis à mort. La qualité de l'élevage est améliorée en enrichissant les cages expérimentales avec des bâtons à ronger, des éléments permettant la nidification (papiers), une balançoire et une plateforme ainsi qu’un accès continu à la nourriture et à l’eau de boisson.

Choix des espèces

La souris est largement utilisée en recherche médicale car son organisme fonctionne de manière proche de celui de l’être humain, notamment pour les muscles. Le modèle expérimental utilisé dans cette étude reproduit plusieurs complications observées chez les patients atteints de sepsis, comme les troubles cardiaques précoces et la faiblesse musculaire qui peut apparaître plus tard. Un autre avantage important est la possibilité d’utiliser des souris génétiquement modifiées. Certaines de ces souris produisent des protéines fluorescentes dans des cellules particulières du muscle comme les souches souches du muscle qui jouent un rôle essentiel dans la réparation musculaire. Grâce à cette fluorescence, les chercheurs peuvent facilement suivre ces cellules, les observer dans les tissus et analyser leur fonctionnement. Enfin, l’équipe de recherche dispose des techniques nécessaires pour étudier de manière détaillée le fonctionnement du cœur, des muscles et des cellules musculaires, aussi bien chez l’animal vivant qu’en laboratoire sur des tissus ou des cellules isolées.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 438
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 438
Devenir
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 -
 -
 438

Opérés pour provoquer un accident vasculaire cérébral ischémique ou soumis à une chirurgie simulée selon leur groupe, puis injectés pour certains d'un hydrogel dans la zone lésée du cerveau, 438 rats âgés de 10 à 12 mois seront tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Une partie reçoit en plus un implant d'enregistrement de l'activité cérébrale, d'autres courent sur tapis roulant pendant deux semaines, et le porteur prévoit des déficits moteurs, une perte de poids et des difficultés à boire et à manger. Le projet teste si cet hydrogel chargé d'un traitement, associé à l'exercice, améliore la récupération motrice et cognitive. Le porteur qualifie les évaluations comportementales de "peu contraignantes" sans les nommer, et ne précise pas comment l'accident vasculaire est provoqué.

Objectifs

L’objectif principal est d’évaluer, après un accident vasculaire cérébral ischémique expérimental chez le rat, l’efficacité d’un hydrogel biodégradable permettant de délivrer localement et progressivement un traitement dans la région cérébrale lésée. Le projet étudiera les effets de cette approche sur la protection du cerveau et la récupération des fonctions motrices et cognitives. Il déterminera également si son association avec un programme précoce d’exercice physique améliore davantage la récupération que chaque intervention utilisée séparément.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes de récupération du cerveau après un accident vasculaire cérébral. Il évaluera l’intérêt d’un hydrogel biodégradable comme moyen d’administrer localement et progressivement un traitement dans la région lésée. Les résultats permettront également de déterminer si l’association de ce traitement avec un programme d’exercice physique améliore la récupération motrice et cognitive. À terme, ces connaissances pourraient contribuer au développement de nouvelles stratégies combinant traitement local et rééducation physique après un accident vasculaire cérébral.

Procédures

Selon leur groupe, les animaux seront soumis à une chirurgie simulée ou à une intervention reproduisant un accident vasculaire cérébral ischémique transitoire. Certains recevront ensuite une injection locale d’un hydrogel, contenant ou non un traitement. Une partie des animaux recevra également, avant l’induction de l’accident vasculaire cérébral, un dispositif permettant d’enregistrer l’activité cérébrale. Après récupération, certains animaux réaliseront un programme adapté d’exercice sur tapis roulant pendant deux semaines. Des évaluations motrices et cognitives seront réalisées à plusieurs reprises. Tous les animaux seront mis à mort sous anesthésie générale profonde à la fin du protocole afin de permettre l’analyse des tissus.

Impact sur les animaux

L’intervention reproduisant l’accident vasculaire cérébral peut entraîner une diminution de l’activité, des déficits moteurs, une fatigue, une perte de poids et des difficultés temporaires d’accès à l’eau ou à la nourriture. Les interventions chirurgicales peuvent provoquer une douleur postopératoire transitoire, une gêne locale, une inflammation ou, plus rarement, une infection ou une complication liée à un implant. L’exercice peut entraîner une fatigue transitoire ou de légères irritations des pattes. Les évaluations comportementales sont peu contraignantes. La douleur, l’état général, le poids, l’alimentation, l’hydratation et les sites opératoires seront surveillés régulièrement. Une analgésie et des soins adaptés seront administrés et des points limites précoces seront appliqués.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de réaliser les analyses histologiques, moléculaires et biochimiques nécessaires, ainsi que de vérifier la localisation des injections et, pour les animaux concernés, le positionnement des implants et l’expression des vecteurs. La réutilisation ou le maintien en vie ne sont pas compatibles avec le caractère invasif des procédures et la nécessité des prélèvements terminaux.

Remplacement

Il n’existe pas actuellement de méthode alternative permettant de reproduire simultanément les conséquences cérébrales et fonctionnelles d’un accident vasculaire cérébral, la réponse à un traitement délivré localement, ainsi que les effets de l’exercice sur la récupération. Les études réalisées sur des cellules ou des tissus isolés ne permettent pas d’évaluer les interactions entre la circulation sanguine, le cerveau et les fonctions motrices et cognitives. Le recours au rat est donc nécessaire pour répondre aux objectifs du projet.

Réduction

Le nombre d’animaux a été déterminé par une analyse de puissance statistique réalisée avant l’étude. Celle-ci conduit à un effectif de 10 animaux exploitables par sexe et par groupe. Le suivi longitudinal et la réalisation de plusieurs évaluations chez un même animal permettent de limiter les effectifs. Des marges maximales sont prévues uniquement pour compenser d’éventuelles pertes techniques ou expérimentales. Elles ne seront mobilisées qu’en cas de besoin. Ainsi, les 438 rats demandés constituent un maximum réglementaire et non un nombre qui sera systématiquement utilisé.

Raffinement

Les animaux seront habitués progressivement aux manipulations, aux tests et au tapis roulant. Toutes les interventions chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale avec une analgésie préventive et postopératoire adaptée. La méthode MDA pourra être utilisée après habituation pour certaines administrations postopératoires de buprénorphine afin de limiter les contentions et les injections répétées. L’état général, le poids, l’alimentation, l’hydratation, la douleur et les sites opératoires seront surveillés régulièrement. De la nourriture humidifiée et de l’eau facilement accessibles seront proposées si nécessaire. Des points limites précoces entraîneront l’arrêt de la procédure et la mise à mort de l’animal lorsque son état l’exige.

Choix des espèces

Le rat (*Rattus norvegicus*) a été retenu car sa taille facilite les interventions neurochirurgicales, les injections intracérébrales, l'implantation de dispositifs chroniques (lentilles d'imagerie ou électrodes), les prélèvements sanguins répétés ainsi que les évaluations comportementales. Cette espèce est largement utilisée et validée dans les modèles d'accident vasculaire cérébral, ce qui permet de comparer les résultats obtenus à une littérature abondante. Les procédures expérimentales prévues dans ce projet ne peuvent pas être remplacées par des méthodes alternatives, car elles nécessitent d'étudier simultanément les effets du traitement, de l'exercice physique et leurs interactions sur le fonctionnement du cerveau, les capacités motrices et les fonctions cognitives au sein d'un organisme vivant. Des rats adultes âgés de 10 à 12 mois seront utilisés. Ce stade de développement correspond à un âge où les capacités de récupération cérébrale commencent à diminuer, ce qui permet de se rapprocher davantage de la population humaine concernée par les accidents vasculaires cérébraux et d'améliorer la pertinence des résultats obtenus. Des rats âgés de 10- 12 mois (500-700g) seront utilisés dans ce projet.