Chats
Production d’immunserum felin et évaluation de différentes souches virales félines afin de mettre au point des vaccins innovants
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Des écouvillons oculaires, buccaux, nasaux, rectaux ou vaginaux, parfois quotidiens, des administrations intranasales, orales, intra-oculaires ou intrapéritonéales sous anesthésie générale, des injections sous-cutanées sur animaux éveillés et des prises de sang régulières : 260 chats de moins d'un an vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont infectés par le calicivirus, le virus de la panleucopénie, l'herpèsvirus félin, Chlamydia felis ou le virus leucémogène, et peuvent développer ulcères buccaux, conjonctivite, kératite, dyspnée, diarrhées, vomissements, déshydratation et douleurs abdominales. Le projet sert à mettre au point des vaccins vétérinaires, 192 chats étant tués pour des prélèvements terminaux, 40 réutilisés et 28 adoptés sous réserve d'un feu vert sanitaire. Le porteur chiffre les effectifs par souche pour trois virus, s'en tient à une fourchette de deux à huit chats par groupe pour les autres pathogènes, et ne précise ni le nombre d'interventions par animal ni la fréquence exacte des écouvillonnages.
Objectifs
Le projet vise à développer de nouveaux vaccins pour les chats, notamment dirigé contre le calicivirus félin (FCV), le virus de la panleucopénie (FPV), le virus de l'herpes félin (FHV), la Chlamydia felis, et le virus leucémogène félin (FeLV). Les objectifs principaux sont la sélection de souches récentes à inclure dans un nouveau vaccin plus efficace, la mise au point de modèles félins d'infection par les différents pathogènes à partir de souches récentes collectées sur le terrain, la vérification de sûreté/innocuité des vaccins mis au point, ainsi que la vérification de leur efficacité.
Bénéfices attendus
Le projet vise à mettre au point de nouveaux vaccins à destination des chats, afin d'offrir une meilleure protection contre des maladies courantes et potentiellement graves, telles que le coryza, le typhus, l'herpèse virose et la chlamydiose, la leucose féline.
Procédures
Les animaux recevront des administrations intranasales, orales, intra-oculaires ou intrapéritonéales (sous anesthésie générale) ainsi que les injections sous-cutanée (sur les animaux vigiles) et dans le respect des ligne directrices sur les volumes reçus. Cela représente environ 15 minutes/animal Des prises de sang seront effectuées régulièrement, en respectant les volumes maximaux, non préjudiciables aux animaux (quelques millilitres/semaine). Afin de ne pas stresser les animaux, elles pourront être effectuées sous sédation. (env. 2 minute par prise de sang) Des écouvillons seront également effectués, parfois quotidiennement, au niveau oculaire, buccal, nasal, rectal ou vaginal, pour mesurer la présence des virus ou bactéries. Le matériel utilisé est des très petite taille, de façon à être compatible avec la taille des animaux, et à ne pas générer de douleur (env. 2 minutes par jour)
Impact sur les animaux
Dans le cadre de la mise en place d’un modèle infectieux, le projet nécessite l’administration de virus ou de bactéries aux chats. Ils pourraient ainsi développer des symptômes spécifiques aux maladies ciblées : - Pour le calicivirus félin : symptômes du coryza, incluant abattement, perte de poids, hyperthermie, jetage nasal et/ou oculaire, éternuements, toux, ulcères buccaux et/ou nasaux, conjonctivite, dyspnée. - Pour le virus de la panleucopénie féline : symptômes du typhus félin, tels que abattement, perte de poids, hyperthermie, perte d'appétit, diarrhées, vomissements, déshydratation, douleurs abdominales. Les symptômes, s’ils apparaissent, devraient être modérés et transitoires, avec une expression maximale sur quelques jours (3 à 5 jours), bien que des manifestations légères puissent persister jusqu’à 1 à 2 semaines. - Pour le virus de l’herpès félin (rhinotrachéite infectieuse) : encombrement des voies respiratoires, écoulement nasal, conjonctivite, kératite, et écoulements oculaires. Dans le cas d’une vaccination avec un virus atténué, le projet implique l’administration de virus atténués aux chats, pouvant entraîner des symptômes légers et transitoires : -Pour le virus de la leucose féline (FeLV, vaccin à virus atténué) : les effets attendus devraient être limités et temporaires, comprenant une légère fièvre, un discret abattement et une diminution passagère de l’appétit. Les animaux seront également soumis à des contentions brèves (quelques minutes au plus) et à des anesthésies légères pour la réalisation des différents actes techniques. Un conditionnement positif sera mis en place afin de réduire la contrainte et le stress, garantissant ainsi leur bien-être tout au long de l’étude.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des prélèvements terminaux de sang et/ou d'organes ou pourront être réutilisés si ces prélèvements ne sont pas nécessaires. Quelques animaux pourront être réutilisés, sous réserve de leur état de santé, ou adoptés, à condition d'avoir retrouvé un état de santé compatible, de ne présenter aucun risque de contagion pour l'humain ou d'autres animaux et sous réserve de la validation de l'adoption par les autorités sanitaires.
Remplacement
La production d'immunserum felin contre différentes souches virales de FCV necessite un organisme complet avec un système immunitaire fonctionnel et un système sanguin, qui ne peuvent être reproduits artificiellement. Il s'agit d'anticorps polyclonaux ne pouvant être produits à partir de banques de phages / culture cellulaire. La mise au point de modèles d'infection par différents virus félins, l'évaluation ultérieure de vaccins innovants, ainsi que l'évaluation de sureté et d'immunogénicité de souches bactériennes ou virales necessitent également un organisme complet avec un système immunitaire fonctionnel, un système sanguin et la présence des organes cibles des pathogènes, qui ne peuvent être reproduits artificiellement du fait de la complexité des mécanismes / intéractions.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé est réduit au strict minimum nécessaire, et ajusté selon les exigences de la pharmacopée européenne: deux chats / souche de FCV justifié par la quantité d'antisérums nécessaires pour réaliser l'essai de neutralisation croisée contre un panel de 25-50 isolats de terrain du FCV (tests in vitro) et quatre chats / souche de FCV, pour les essais d'epreuve virulente pour lesquelles la pharmacopée correspondante indique 10 chats par groupe, cependant considérant que cela est suffisant pour une étude d’efficacité visant à évaluer la protection contre la calicivirose féline causée par une souche du FCV pré-selectionnée. Quatre chats / souche de FPV: la pharmacopée correspondante indique 5 chats par groupe témoin infecté non vacciné pour les essai d'épreuve virulente, cependant considérant qu'il s'agit d'études de mise au point il a été décidé d'utiliser un nombre inférieur jugé suffisant pour l'obtention de données cliniques. Cinq chats / groupe de FHV: la pharmacopée correspondante indique 10 chats par groupe pour les essai d'épreuve virulente, cependant considérant que cela est suffisant pour une étude d’efficacité visant à évaluer la protection contre la rhinotrachéite féline causée par une souche du FHV pré-selectionnée. Pour les autres pathogènes, le nombre sera également réduit au minimum nécessaire à l'obtention de données pertinentes, tout en respectant les exigences réglementaires, soit 2 à 8 chats par groupe expérimental.
Raffinement
Les animaux seront retirés de l'étude s'ils doivent suivre un traitement concomitant qui compromet leur aptitude à participer à l'étude, ou si leur état de santé se détériore au point de compromettre leur bien-être. Afin d'éviter de compromettre le bien-être des animaux pendant l'essai, les chats seront évalués quotidiennement par du personnel qualifié et, si le bien-être des animaux est compromis, des mesures correctives seront appliquées. Des tableaux de signes cliniques seront utilisés afin de déterminer un score journalier d'état clinique. Dans le cas où l'animal présenterait de la douleur, de la souffrance ou de la détresse, selon la ponctuation obtenue dans l'évaluation des signes cliniques, un vétérinaire examinera l'animal afin de déterminer l'origine de la douleur, de la souffrance ou de la détresse et des actions correctives seront appliquées (traitement si possible, ou sortie d'étude) Les animaux seront hébergés en groupe d'individus compatibles, dans de grandes salles d'hébergement, avec un enrichissement adapté à l'espèce et à leur âge, et avec des intéractions positives quotidiennes avec le personnel en charge des soins. Un programme d'entrainement basé sur le renforcement positif sera mis en place afin de limiter le stress engendré par les manipulations nécessaires à l'étude, et de diminuer autant que possible le recours aux sédations.
Choix des espèces
Le chat est l'espèce cible des vaccins mis au points et des virus utilisés. Les animaux seront de jeunes chats âgés de moins d'un an, correspondant à la population la plus sévèrement touchée par les virus étudiés.
Formations aux procédures peu ou faiblement invasives en recherche animale.
- Formation professionnelle
Rats : 200
Cochons d'Inde : 30
Hamsters dorés : 30
Lapins : 75
Chats : 10
Chiens : 30
Cochons : 5
Moutons : 10
Jusqu'à huit tentatives de ponction veineuse sur un chien ou un chat, deux ponctions par site, la bouche ouverte pour le geste d'examen. 590 animaux non-humains de neuf espèces vont être utilisés, dont 200 souris, 200 rats, 75 lapins, 30 chiens, 10 chats, 5 porcs et 10 brebis, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, sans finalité de connaissance et pour la seule formation du personnel de la plateforme. Le titre du projet qualifie ces procédures de peu ou faiblement invasives, et le porteur reconnaît que les nuisances augmentent quand la personne en formation est moins habile ou moins rapide. Tous ces animaux viennent déjà d'autres projets et seront gardés en vie pour être réutilisés, avec sept jours de repos entre deux séances sans anesthésie et quinze avec.
Objectifs
Notre établissement utilisateur est une plateforme expérimentale qui dispose d’un agrément pour un grand nombre d’espèces animales qui sont incluses dans des protocoles expérimentaux en fonction des autorisations de projets obtenues pour des équipes de recherche de notre institution ou d’institutions partenaires. Il arrive qu’une espèce animale pour laquelle nous disposons de l’agrément ne soit pas utilisée pendant une période d’un ou deux ans. Afin de réaliser au mieux les procédures expérimentales demandées, et l’application des procédures en limitant le stress et la douleur des animaux, tout en obtenant des résultats scientifiques fiables, il peut être nécessaire de faire appel à des séances de formation interne pour notre personnel. D’autre part, lors de l’embaûche d’un nouveau membre de notre équipe, une période de tutorat est mise en place pour l’acquisition ou la validation des compétences techniques. Dans ce cas, s'il n’est pas possible que ceci soit fait lors d’études en cours, nous organisons des séances de travaux pratiques avec ces personnes et les membres de l’équipe qui ont aussi besoin d’être formées, qualifiées ou re-qualifiées. La décision est prise par la personne en charge de l’organisation et la plannification interne, en accord avec la personne responsable du suivi des compétences, mais elle est soumise à l’avis de la Struture Chargée du Bien-Etre Animal de l’établissement.
Bénéfices attendus
Nous attendons des séances de formations pratiques en interne qu’elles donnent suffisamment de dextérité et d’assurance aux personnels pour que les procéures expérimentales exigées par les projets autorisés soient menées avec succès et en limitant le stress, l’angoisse et la douleur des animaux inclus.
Procédures
Rongeurs (souris, rat…) : 3 essais des actes différentes tel qu’une administration sous-cutanée ou une administration intra-musculaire ou intra-péritonéale, pendant l’anesthésie. Lapins : une injection sous-cutanée/ intra-musculaire et une prise de sang/pose de cathéter sous anesthésie général ou sur animal vigile avec anesthésie local, avec un maximum 2 ponctions par site. Chiens/chats : geste de l’ouverture de la bouche ainsi qu’un prélèvement sanguin, à raison d’un maximum de 8 essais de ponctions veineuses, mais au maximum 2 ponctions par site. Ceci est un maximum qui est rarement atteint, en général 2 à 3 essais sont suffisants. Porc : le prélèvement sanguin à la veine sous-clavière et la pose de cathéter à l’oreille sous anesthésie et pas plus de deux ponctions par veine et par séance (auriculaire et sous clavière). La durée de ces actes est estimée de quelques secondes à 2 minutes. De plus, les techniques propédeutiques seront également pratiquées, avec une durée maximale de 15 minutes. Brebis : le prélèvement sanguin et la pose de cathéter à la veine jugulaire sur un animal vigile ou anesthésié et pas plus de deux ponctions par veine et par séance. La durée de ces actes est estimée de quelques secondes à 2 minutes. De plus, les techniques propédeutiques seront également pratiquées, avec une durée maximale de 15 minutes.
Impact sur les animaux
Dans ce projet, il s’agit principalement de permettre aux nouveaux arrivants d'apprendre les gestes techniques comme : le prélèvement sanguin / la pose de cathéter ou l'injection sous-cutanée / intramusculaire / intra-péritonéale, ou le geste d'ouverture de la bouche. Les nuisances sont celles qui sont inhérentes à chaque acte technique auquel les animaux sont soumis, mais avec, potentiellement, un peu plus de stress, de douleur ou d’angoisse si la personne en formation est moins habile ou moins rapide. À titre d’exemple, pour une séance de travaux pratiques, un rat peut subir deux ou trois injections par voie sous cutanée ou intraveineuse qui normalement dure moins d’une minute. Ici la durée sera un peu plus long.
Devenir
Dans ce projet, la grande majorité des actes techniques à mettre en place sont peu invasives. Ainsi, la plupart des animaux seront gardés en vie à l'issue de leur procédure, afin de pouvoir être réutilisés, après avis du vétérinaire sanitaire et de la structure chargée du bien-être animal, prenant en compte un temps de repos suffisant en fonction de la procédure qui a été effectuée sur l'animal, ainsi que leur état de santé et des possibilités de réutilisation.
Remplacement
La progression pédagogique pour l’acquisition des actes techniques passe par la formation théorique. Elle inclut un cours ou l’étude des documents qualité, le visionnage de photos et de vidéos, l’utilisation de cadavres ainsi que de modèles inertes de simulation présents dans notre institution. Tout au long du déroulement du projet, nous enrichirons notre banque d’images et de vidéos pour améliorer la qualité des cours. Ces éléments sont toujours à disposition de l’équipe de l’établissement pour un visionnage à volonté. Il est également possible de former les nouveaux arrivants au cours des études, ce qui est déjà le cas. Cependant, dans certains cas, il est nécessaire de pratiquer les gestes techniques sur des animaux vivants pour garantir la qualité des résultats d’étude. Il n’est pas toujours possible de remplacer l’animal dans le cadre des formations.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé dans une séance est limité au minimum et nous utilisons principalement des animaux qui ont déjà participé à un autre projet et qui n’ont pas de problème clinique suite à cette inclusion. L’acquisition d’un geste technique sur un rongeur ne nécessite pas plus de 3 répétitions bien réalisées par la personne formée. Pour les prélèvements et/ou administrations chez le rongeur : deux à trois animaux par personne et par séance sont donc suffisants. En revanche, chez les porcs, les brebis, les chiens et les chats, un animal peut être utilisé par plusieurs personnes successivement et anesthésié si besoin, ce qui peut mener à utiliser par exemple un porc pour former 2 à 3 personnes aux prises de sang. De plus, nous privilégions la formation des nouveaux arrivants pendant les études.
Raffinement
Les techniques utilisées sont les mêmes que celles que nous mettons en œuvre pour nos projets. Deux principales mesures de raffinement sont utilisées. La première est la limitation du nombre d’actes par animal et par séances. Deux à huit répétitions de geste par animal et par séance. Si ce nombre devait être dépassé, la séance se passe sous anesthésie générale. Les volumes administrés ou prélevés sont minimes (< 1 ml). Largement inférieurs aux recommandations d’usage en recherche, puisque ce qui compte est que le geste soit bien réalisé. L’autre est un enregistrement précis des utilisations et réutilisations de chaque animal en respectant un temps de repos de 7 jours entre deux séances sans anesthésie et 15 jours entre deux séances avec anesthésie. Toute blessure au cours de la séance est prise en charge et prolonge le temps de repos de l’animal. De plus, les conditions hébergement des animaux seront adaptées à chaque espèce, ainsi que leurs soins quotidiens. Seuls les animaux en bonne santé participent à ces séances de formation. Les séances sont interrompues si les animaux montrent un signe de mal-être ou de stress trop important.
Choix des espèces
Globalement, nous pouvons être amenés à organiser des TP sur toutes les espèces animales qui sont utilisées dans nos procédures de recherche. Les séances de formation sont organisées pour les nouveaux arrivants ou pour des rappels aux personnes déjà en place. Elles concernent les gestes techniques sur rongeurs, lapins, porcs, chiens ou volailles. Exceptionnellement et beaucoup plus raprement pour d’autres espèces, les formations se font par tutorat pendant les procédures. Les animaux sont des animaux réutilisés d’autres projets qui généralement font appel à de jeunes adultes
Etude de pharmacocinétique, pharmacodynamie chez le chat
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
150 chats vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modérée, chacun pouvant subir jusqu'à seize prélèvements sanguins en sept jours, dont douze sur une seule journée. Les administrations et les prises de sang se font sur animal vigile, tenu à la main, et l'urine est recueillie soit après 24 heures d'isolement en cage, soit par ponction directe de la vessie, le chat couché sur le dos. L'objet est commercial, produire pour un donneur d'ordre les données pharmacocinétiques de futurs médicaments vétérinaires. Aucun chat n'est tué à l'issue du projet, tous restent disponibles pour être réutilisés dans d'autres protocoles.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de pouvoir tester différents principes actifs et véhicules chez le chat et d'obtenir des données pharmacocinétiques et pharmacodynamiques. La pharmacocinétique et la pharmacodynamie sont des disciplines qui étudient le devenir de la molécule dans l’organisme. Le devenir du médicament selon les doses utilisées, sa voie d'administration et sa concentration sont étudiés chez l'animal: son absorption, sa distribution dans l'organisme, son métabolisme, son élimination. Les chats sont régulièrement utilisés pour la recherche biomédicale dans les domaines de santé animale (espèce pour laquelle le médicament est prévu). L'objectif est de pouvoir générer de nouveaux médicaments pour la médecine vétérinaire.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont de pouvoir déterminer les paramètres pharmacocinétiques des l'éléments tests et de montrer que cela n'a pas eu d'impact au niveau clinique, en suivant certains paramètres hématologiques, biochimiques, sur la pharmacodynamie. Ce projet est nécessaire pour trouver de nouveaux principes actifs pour de futurs médicaments vétérinaires destinés à la médecine féline.
Procédures
Les animaux seront soumis à des administrations uniques ou répétées de molécules tests selon les études (1 administration à 5 administrations espacées d'au moins 1 semaine). Pour cela les animaux seront vigiles et auront une contention manuelle. Cette contention est facilitée par les entrainements réguliers des animaux à tenir ces positions (par exemple: assis sur la table, ouverture de la cavité buccale, tête légèrement orientée vers le haut, allongés sur le dos pour des prélèvements de cystocentèse). La durée d'une administration est inférieure à la minute. Des prélèvements sanguins seront réalisés sur les animaux vigiles. Pour une période de 7 jours, le nombre de prélèvements sanguins sera limité à 16 maximum (volume environ égale à 1 mL par temps) et engendrera une période de récupération de 7 jours minimum, la durée du prélèvement est inférieure à la minute. Sur cette période de 7 jours, un total de 12 prélèvements sanguins maximum peuvent être réalisés sur 24h. Certains animaux peuvent être soumis à un recueil d'urine. Dans ce cas, cela se fera soit par miction spontanée ne nécessitant pas de manipulation de l'animal. Les animaux sont pour cela mis en hébergement individuel comprenant des bacs à litière spécifique pour le recueil d'urine. La durée de la mise en individuel peut être de 24h, soit le prélèvement urinaire peut se faire par cystocentèse sur un animal vigile avec une contention manuelle. La durée du prélèvement est de l'ordre de la minute pour la cystocentèse, l'animal est alors allongé sur le dos. Un maximum de deux cystocentèses sur 24h est accepté, espacées d'au moins 6h.
Impact sur les animaux
Toutes administrations des différents éléments tests vont engendrer une contention de l'animal. Malgré un entraînement régulier, toute contention peut engendrer un stress ou un inconfort. Les prélèvements de sang ou prélèvements d'urine peuvent également entraîner un stress, un inconfort mais également de la douleur.
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie à la fin du projet et de chaque protocole en accord avec le vétérinaire responsable. Les animaux pourront être réutilisés dans le cadre d'autres projets.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang des animaux au niveau de l'organisme entier, il est indispensable de recourir à l’animal. Les essais in vitro sont des tests de cinétique de dissolution et de désagrégation d'un produit. Les essais ex vivo sont des tests qui s'effectuent directement sur des organes ou tissus isolés. La possibilité de mettre en place ces techniques de remplacement seront évaluées avant la mise en place de chaque projet.
Réduction
150 animaux pourront être inclus dans ce projet qui a une durée de 2 ans. Cela représente en moyenne 75 animaux par an soit en moyenne 7 études par an comprenant une moyenne de 10 à 12 individus par protocole. Afin d'obtenir des résultats fiables, interprétables et reproductibles, pour chaque molécule testée, un minimum de 3 chats sera nécessaire. Ce nombre peut être augmenté pour obtenir une meilleure fiabilité des résultats, palier à une grande variabilité inter-individuelle ou être homogène dans le sex-ratio des animaux. Dans le cas d'un principe actif qui n'a jamais été administré chez le chat, les administrations se feront de manière échelonnée ou différées, un animal à la fois en respectant un délai d'observation d'au moins 24h.
Raffinement
Les chats seront hébergés par groupe de 2 à 4 animaux par groupe, par sexe et par affinité dans le respect du plan d'hébergement et de la règlementation en vigueur. De l'enrichissement du milieu (exemple: griffoir, coussin, plateformes à différentes hauteurs, balles ou cordelettes) est présent dans chaque box. Un suivi quotidien est mis en place pour l'observation générale des animaux et la détection précoce de signe clinique pour une prise en charge rapide d'éventuels effets secondaires (observation de l'état de santé général, observation des sites de prélèvement, observation du comportement de l'animal...). En cas de détection d'une souffrance ou de douleur sur l'un des animaux du protocole, le vétérinaire sera immédiatement prévenu et procèdera à un examen clinique de l'animal concerné afin d'établir un diagnostic et mettre en place un traitement adapté en accord avec le Donneur d'Ordre et le protocole. En cas d'urgence vitale, nécessitant une prise en charge immédiate, l'animal sera exclu du protocole sur l'avis seul du vétérinaire et pris en charge dans les plus brefs délais. Toute intervention sur l'animal sera effectuée par une personne habilitée et expérimentée afin de réduire au minimum le stress. Une visite hebdomadaire par le vétérinaire désigné ou son suppléant est réalisée pour évaluer la stabilité et l'équilibre social de tous les groupes de chats.
Choix des espèces
Espèce cible pour les médicaments vétérinaires. Jeunes adultes stérilisés ayant atteint leur taille adulte et un système immunitaire et métabolique mature.
Etude sur l’efficacité d’un analogue structurel des phéromones apaisantes sur l’amélioration des interactions intra et inter spécifiques chez le chat
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
Tester une gamme commerciale d'analogues de phéromones apaisantes, déjà vendue dans plusieurs pays, passe par 24 chats hébergés en groupes de cinq à sept dans une animalerie, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Les expérimentateurs les mettent en présence de congénères peu connus pendant vingt-cinq minutes, puis d'une personne familière et d'une personne inconnue pendant dix minutes, en filmant leurs réactions. Le protocole prévoit des bagarres et des blessures, avec séparation dès trois secondes de combat ou trois agressions, ce que le porteur ramène à des conflits que ces chats sauraient gérer. Aucun n'est tué à l'issue, tous étant conservés en vie pour être réutilisés dans de futurs projets de recherche.
Objectifs
Le chat peut avoir du mal à s’adapter aux changements du foyer, ainsi que montrer des interactions négatives entre ces différents congénères (relations intraspécifiques) ou avec leur propriétaire ou autres personnes (visite chez le vétérinaire, par exemple). L’utilisation de phéromones a déjà été montré comme une option efficace pour aider les chats à faire face à toutes ces situations, avec les produits commercialisés autour du monde. Des nouvelles phéromones sont étudiées en ce moment, ainsi que des nouvelles galéniques plus adaptés à chaque situation. Ce projet a pour but d’évaluer l’efficacité des analogues structurels des phéromones apaisantes ainsi que nouvelles galéniques afin d’améliorer le bien-être des chats et sa cohabitation avec l’être humain.
Bénéfices attendus
Nous attendons de ce projet de pouvoir proposer une solution naturelle et sans danger pour les chats leur permettant d’affronter plus sereinement les situations potentiellement stressantes que peuvent rencontrer au cours de leur vie. Les interactions sociales entre les chats d’un même foyer ou entre chats inconnus sont une potentielle situation stressante pour eux. Les interactions avec le propriétaire ou autres personnes peuvent également être une source du stress et de difficulté de cohabitation. Si nos résultats sont positifs, cela nous permettra de préconiser l’usage de ce traitement afin d’apaiser ces interactions et améliorer le bien-être des chats. Cela pourrait aussi éviter des abandons des chats ou des euthanasies pour l’impossibilité de les faire adopter.
Procédures
Les rencontres avec ces congénères pendant la phase de conflit d'intérêt, pourraient stresser les chats, ou même les blesser si un combat arrivait. Néanmoins, ces chats sont habitués à gérer ces conflits car ils sont logés en groupes de 5 à 7 chats, et des points limites sont établis pour éviter une souffrance animale. Les rencontres dureront un totale de 25 minutes s’il n’y a pas des agressions. S’il y a une agression de plus de 3 secondes, les animaux seront séparés et la rencontre stoppée. Les animaux seront alors observés et soignés si nécessaire. Les rencontres avec les personnes connue et inconnue seront réalisées dans une salle d’expérimentation dont les animaux sont habitués, comprenant des ressources pour assurer leur bien-être. Les rencontres dureront un totale de 10 minutes. L’arrivée d’une personne inconnue pourrait éventuellement inquiéter ou stresser le chat, qui pourrait choisir de ne pas s’approcher de la personne ou de se cacher, en attendant son départ.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendues sur les animaux sont de possibles blessures associées à des comportements agressifs lors des rencontres entre chats, ainsi qu’un stress aigue. Néanmoins, ceux effets indésirables seront réduits au maximum avec la surveillance des opérateurs pendant l’essai et l’intervention rapide et séparation des animaux si besoin. Un suivi vétérinaire sera assuré si un anima est blessé.
Devenir
A la fin de ce projet, l'ensemble des individus est conservé en vie afin d'être réutilisés pour de futurs projets de recherche.
Remplacement
Le but de ce projet est d’étudier les effets des phéromones apaisantes et ses dérivées sur les animaux à niveau comportemental ; c’est pour cela qu’il est nécessaire de le réaliser sur des animaux vivants.
Réduction
24 chats ont été inclus dans ce projet. Ce nombre de chats est présent dans notre animalerie et la possibilité de travailler avec uniquement ces animaux nous permet d’éviter l’utilisation de nouveaux animaux (réduction). Afin de vérifier qu'un tel effectif serait suffisant pour obtenir des résultats statistiques robustes, pour la première partie de l'étude, nous nous sommes basés sur des résultats obtenus dans notre institut sur l'effet de la phéromone apaisante dans les rencontres d’animaux peu connus, et nous avons pu calculer que selon le paramètre mesuré, un effectif variant entre 16 et 46 rencontres (nous avons prévu 40 rencontres pour 20 chats) serait suffisant pour obtenir une puissance statistique de 80%. Pour la deuxième partie de l'étude, nous avons pu calculer qu'un effectif variant entre 9 et 20 chats serait suffisant pour obtenir une puissance statistique de 80%. Nous avons décidé de rester sur cet effectif qui était cohérent avec les évaluations statistiques réalisées. Cela nous permet donc de réutiliser ces animaux et d'éviter l'implication de nouveaux individus dans ces procédures expérimentales. L'analyse statistique comparera les réponses comportementales des animaux à l'aide de modèles mixtes linéaires généraux (GLMM) pour les variables continues et de modèles mixtes linéaires généralisés (GzLMM) pour les variables discrètes. Une analyse de survie sera réalisée pour les latences. Pour limiter les biais expérimentaux, l'ensemble de la procédure sera réalisé en aveugle.
Raffinement
Tout au long du projet, les chats seront hébergés dans ces chatteries, en groupe de 5 à 7 chats. Les chatteries mesurent 25 m², avec une partie interne et une autre externe où les chats peuvent y aller librement. Toutes les ressources nécessaires pour le bien-être des animaux sont présentes. Dans la première partie de l'étude, la présence dans la salle d’expérimentation sera d’un totale de 25 minutes, et chaque chat y passera 4 fois pendant la durée de 4 semaines (avec une pause au milieu de 1 ou 2 semaines). Dans la deuxième partie de l'étude, la durée totale de temps dans la salle d'expérimentation sera similaire, mais chaque chat y passera une ou deux fois maximum. La salle d'expérimentation mesure 12 m², et comprend des étagères, une litière, une gamelle d’eau, un jouet, un griffoir et un panier de repos. La pièce contiendra également une caméra avec capteurs de détection de mouvement. Au cours des rencontres entre chats, 2 opérateurs resteront à proximité immédiate de la porte afin de pouvoir intervenir au plus vite dès le point limite atteint (combat de 3 secondes ou 3 agressions). Lors des expérimentations mais aussi entre ces dernières, des recommandations seront faites au personnel étant en contact avec les animaux dans l’objectif de limiter les réactions de peurs, ainsi il est demandé à chaque personne entrant dans les salles d’hébergement de toquer 3 fois afin d’annoncer sa présence. Tout le personnel en contact avec les animaux a de l'expérience sur l’espèce et a suivi des formations concernant le bien-être animal.
Choix des espèces
L’objectif étant de tester les analogues structurels des phéromones apaisantes du chat sur le comportement du chat dans différentes situations, il est nécessaire de tester le produit sur l’espèce cible. L’ensemble des individus impliqués dans cette étude seront adultes car c’est ce qui est le plus représentatif de la population du chat domestique et ces problématiques d’adaptation dans des différentes situations.
Recherche et développement de produits vétérinaires stimulant le système immunitaire (« vaccins thérapeutiques ») chez le chien et le chat
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chiens : 600
Sur 1 500 chiens et chats, 850 seront réutilisés dans d'autres études et 450 placés en adoption, les 200 restants étant tués quand des prélèvements d'organes sont prévus. 900 chats subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 600 chiens un niveau léger. Chaque animal reçoit deux à dix vaccinations sur animal vigile, jusqu'à dix prélèvements sanguins, des examens cliniques et parfois quatre biopsies au punch du site d'injection, les chats étant anesthésiés quand la contention ne suffit pas. Le porteur écrit qu'il n'existe pas de méthodes alternatives et que le recours à l'espèce cible est "nécessaire", pour des vaccins thérapeutiques destinés au marché vétérinaire.
Objectifs
Ce projet a pour but de développer des vaccins thérapeutiques ayant recours à des technologies innovantes pour nos carnivores domestiques. Différentes pathologies pourront être ciblées, parmi lesquelles les maladies dermatologiques, ostéoarticulaires et respiratoires. L’usage d’anti-inflammatoires stéroidiens et non stéroidiens est efficace mais entraine au long cours de nombreux effets indésirables. Il représente la seule option thérapeutique à ce jour. Il apparait ainsi nécessaire de rechercher de nouveaux traitements contre ces pathologies et des candidats vaccins potentiels ont été identifiés. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’innocuité et l’efficacité de candidats vaccins sur des chiens et des chats.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer l’innocuité et l’efficacité de nouveaux vaccins thérapeutiques contre des pathologies félines et canines du quotidien. Nous envisageons de tester 5 à 10 candidats vaccins pour les chiens et 5 à 10 candidats vaccins pour les chats
Procédures
Les animaux seront vaccinés 2 à 10 fois en fonction de la durée d’étude. Les vaccinations durent moins d'une minute et s'effectue sur animaux vigiles. Au minimum 2 examens cliniques vétérinaires seront réalisés avec pesée, prise de température et observation des principaux appareils (cardio-vasculaire, respiratoire, digestif…). Des examens neurologiques complets pourront être réalisés en complément. Ces examens peuvent durer entre 5 et 10 minutes en fonction des individus. 1 à 10 prélèvements sanguins peuvent être réalisés en fonction de l'objectif et de la durée de l'étude. Ces prélèvements durent moins d'une minute et s'effectuent sur animaux vigiles. Des prélèvements d’urine peuvent être effectués, une fois et selon l'objectif de l'étude. Cet acte dure quelques minutes et s'effectue sur animal vigile. Dans tous les cas, pour les prélèvements et les administrations, des anesthésies ou des tranquillisations pourront être effectuées en fonction de l'individu, notamment chez les chats. Des biopsies (1 à 4 au « bopsy punch ») des sites d’injection sous anesthésie/analgésie pourront être réalisées une fois par étude. Cet acte dure moins d'une minute.
Impact sur les animaux
L’innocuité sera évaluée par suivis clinique, de température corporelle et de réactions locales au point d’injection ainsi que par un suivi hémato-biochimique et urinaire. L’efficacité sera évaluée par suivi sanguin sérologique. Les prises de sang et d’urine peuvent générer un stress et de l’inconfort au moment du geste. Les contentions liées à ces gestes peuvent générer du stress chez les animaux. Les administrations de vaccins peuvent générer stress et inconfort ainsi que l’apparition de réactions locales (œdème ou nodule inflammatoire) et d’hyperthermie transitoire. Chez le chat, un recours à l’anesthésie pourra être nécessaire et générer un stress lors de la mise à jeun puis au moment de l’induction, de l’inconfort, de la nausée et du stress au moment du réveil (qui peut durer jusqu’à plusieurs heures). Des biopsies au niveau des sites d’injection pourront être réalisés sous anesthésie/analgésie.
Devenir
Dans la majorité des cas, les animaux ne sont pas euthanasiés en fin d’étude mais réutilisés ou adoptés. Si dans le cas particulier où des nécropsies avec prélèvements d’organes pour histologie sont nécessaires, les animaux seront euthanasiés en fin d’étude.
Remplacement
Il n’existe pas de méthodes alternatives. Le recours à des études in vivo sur espèce concernée/cible est nécessaire.
Réduction
En phase de recherche le nombre d’animaux inclus est évalué avec recherche bibliographique et analyse statistique (test de student) afin de minimiser le nombre d’animaux utilisés et le risque d’études non conclusives. Pour ce projet, des animaux provenant d’autres projets (avec degré de sévérité léger ou modéré) pourront être réutilisés. La réutilisation permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Seuls les animaux ayant retrouvé un état de santé et bien-être complet, attesté par un vétérinaire, seront réutilisés.
Raffinement
Une période d’acclimatation systématique est prévue dans le but de limiter le stress et de stabiliser leur état physiologique. Les chiens seront hébergés en groupe sur litière. Ils bénéficieront de zones de jeu avec interaction avec l’Homme. Les chats sont hébergés en groupe avec de nombreux aménagements pour se percher et faire leurs griffes. Les jouets dans les zones de jeu sont régulièrement changés pour favoriser la curiosité. Dans certains bâtiments, les chiens ont accès à une aire d’exercice en extérieur. Afin de limiter le stress lié aux actes techniques, les animaux seront travaillés en renforcement positif avec friandises et caresses. Une méthode low stress de contention des chats avec le dispositif CatWrap pourra aussi être utilisée. Des anesthésies ou tranquillisations avec analgésie si nécessaire, seront mises en place selon le comportement du chat, si l'objectif scientifique requiert des prélèvements répétés chez le chat, des biospsie pour les chiens et les chats. Les animaux anesthésiés seront individuellement placés sous surveillance, au calme et au chaud si besoin et ce jusqu’à leur réveil complet. Le personnel intervenant dans l’étude sera formé aux gestes techniques afin de travailler avec le plus d’expertise possible. Les animaux sont observés quotidiennement, ou plus si jugé nécessaire, ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal (spontané ou provoqué) et/ou toute anomalie physique non attendue. En cas de déviation de l'état normal d'un animal, le responsable de l’étude, le vétérinaire désigné ou le vétérinaire d'astreinte, décidera d'augmenter les fréquences d'observations, d'isoler l'animal et/ou d'envisager un traitement pour soulager l'animal. Des points limites seront définis pour apporter des soins adaptés ou une exclusion de l’étude avec d’autres soins ou une euthanasie si nécessaire. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
Espèce cible de la pathologie investiguée. Les animaux utilisés sont majoritairement de jeunes adultes.
Evaluation de la réaction inflammatoire du site d’injection suite à la vaccination chez le chat
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Constituer le dossier d'autorisation de mise sur le marché de produits vétérinaires impose des données recueillies sur l'espèce visée, en l'occurrence le chat. 60 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 48 réutilisés ensuite pour d'autres études et 12 orientés vers l'adoption. Ils sont pucés sous anesthésie, reçoivent une ou deux injections sous-cutanées du produit testé, passent au scanner jusqu'à une fois par semaine sous anesthésie, subissent une biopsie du site d'injection en fin d'étude et des prises de sang jusqu'à un jour sur deux, avec une mise à jeun de six à seize heures avant chaque anesthésie. Le porteur présente l'imagerie comme un moyen de limiter le nombre d'animaux, alors qu'elle ajoute à chaque individu une anesthésie hebdomadaire et une exposition répétée aux rayons X.
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’évaluer l’inflammation sous cutanée de nouveaux produits vétérinaires chez le chat, destinés aux traitements préventifs ou curatifs de diverses pathologies de l’espèce. Ces études sur l’espèce cible ont pour but d’étudier les signes cliniques d’intolérance suite à une administration unique d’un produit donné. Ce modèle d’innocuité in vivo est représentatif des modalités d’administration du futur produit chez l’animal traité. L’évaluation de la réaction inflammatoire au site d’injection sera suivie par imagerie médicale (scanner rayon X), ce qui permettra de collecter des données morphologiques précises comme la volumétrie de l’inflammation des tissus du site d’administration. Un suivi clinique général sera mis en place quotidiennement, et un suivi clinique plus spécifique avec pesée sera mis en place régulièrement. De plus, un suivi spécifique au site d’injection sera mis en place quotidiennement après injection, avec une grille de scoring et une palpation, ainsi qu’avec une prise de température. De plus, des prélèvements sanguins pourront être réalisés en cours de phase ou des prélèvements histologiques en fin de phase expérimentale. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux, dans des salles avec à disposition des perchoirs et divers jouets. Un programme d’habituation des animaux sera mis en place à leur arrivée afin d’acclimater les animaux à leur nouvel environnement, aux conditions d’hébergement et aux procédures expérimentales. Des points limites seront mis en place de telle sorte qu’en cas d’apparition de signes cliniques ayant des répercussions significatives sur l’animal, des mesures soient rapidement prises pour limiter leur souffrance.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer l’inflammation de futurs produits vétérinaires chez le chat, destinés aux traitements vaccinaux préventifs ou curatifs de diverses pathologies de l’espèce. Cela permettra d’évaluer la tolérance locale et le suivi de l’inflammation post-vaccination par imagerie scanner, limitant ainsi le nombre d’animaux utilisé (plusieurs sessions d’imagerie par animal, suivi dans le temps pour un même animal) tout en ayant une approche plus pertinente du suivi (l’imagerie permet d’analyser l’inflammation de manière plus fine qu’une simple palpation).
Procédures
Puçage des animaux (sous-cutanée) sous anesthésie fixe ou volatile – 1 à 2 minutes. Tonte du site d’administration si nécessaire. Administration unique sous-cutanée du produit à tester et/ou du produit contrôle (1 à 2 injections par animal) – 1 à 2 minutes. Prise de température quotidienne par télémétrie, suivi quotidien de l’état de santé général (morbidité, mortalité), suivi pondéral hebdomadaire au minimum, quotidien si l’état de santé le nécessite, suivi quotidien du site d’injection avec palpation et grille de scoring. Acquisitions scanner CT hebdomadaire au maximum, sous anesthésie (volatile ou fixe) – Quelques minutes. Biopsie du site d’injection, à la fin de l’étude, sur animaux anesthésiés (volatile ou fixe) – Quelques minutes. Un traitement analgésique et antibiotique se fera avant biopsie afin d’éviter tout risque d’infection/douleur. Le site sera aseptisé et du matériel stérile sera utilisé afin de limiter le risque d’infection. Prélèvements de sang si nécessaire, au maximum 1 fois tous les 2 jours, en respectant les volumes de prélèvements éthiques recommandés – quelques minutes. Pour limiter le risque de vomissements, les animaux seront mis à jeun entre 6 et 16h avant chaque anesthésie.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables sont liés aux anesthésies (hypothermie, bradycardie, arythmie, arrêt cardio-respiratoire, vomissements), à l’exposition répété aux rayons X (au moins une fois par semaine), à la mise à jeun (entre 6h et 16h), aux prélèvements sanguins (hémorragie, hématome) et aux injections sous-cutanées (hématome, inflammation locale). Des mesures préventives seront mises en place afin de limiter ces effets indésirables (mise en place de tapis chauffant / lampe chauffantes, surveillance du rythme cardiaque et respiratoire pendant l’anesthésie ; utilisation d’aiguilles stériles et adaptées pour les prélèvements et administrations). Un stress inhérent à toute manipulation des animaux est également attendu mais sera limité grâce à une phase d’habituation/acclimatation, un hébergement collectif et l’ajout d’enrichissement adapté à l’espèce (paniers, plateformes, paniers, jouets, …).
Devenir
Une partie des animaux sera réutilisée pour de futures études dont l’objectif est différent des études de ce projet afin de ne pas créer d’interférence. L’autre partie des animaux rentrera dans un processus d’adoption. Le futur de chaque animal sera évalué au cas par cas et approuvée par la structure chargée du bien-être animal ou par le vétérinaire en fonction de leur état clinique.
Remplacement
A ce jour, aucune alternative in-vitro à l’expérimentation animale ne permet de mimer les mécanismes physiologiques à l’échelle d’un organisme entier. Ce projet a pour objectif d’évaluer l’inflammation sous-cutanée de nouveaux produits vétérinaires chez le chat. Les mécanismes physiologiques inflammatoires sont complexes et nécessites d’être évaluer sur l’espèce cible avant la mise sur le marché des produits testés.
Réduction
Le nombre d’animaux inclus dans chaque étude et par groupe a été évalué en fonction de l’objectif du projet. De façon à réduire au maximum le nombre d’animaux et éviter l’utilisation de groupe contrôle non injecté, chaque animal sera son propre témoin, à partir de données récoltées avant administration des produits (acquisition scanner CT, prises de sang, poids, température). La première étude prévoit un seul groupe de 12 animaux afin de tester un seul produit et le comparer à une étude précédemment réalisée dans les mêmes conditions. Cela permet de ne pas avoir à utiliser des animaux dont les données ont déjà été récoltés précédemment (utilisation d’un seul produit de référence pour toutes les études réalisées de la même manière). Les 2 études suivantes pourront avoir 1 ou 2 groupes : au minimum un groupe injecté avec le produit à tester comparé avec un groupe référence d'une précédente étude ou un groupe injecté avec le produit à tester comparé avec un groupe injecté avec un contrôle différent des précédents (produit déjà sur le marché, adjuvant, …). Ainsi, soit 12 animaux par étude seront prévus (1 groupe) soit 24 animaux (2 groupes de 12 animaux).
Raffinement
Les chats seront hébergés en groupe, répartis selon leur sexe (une salle dédiée aux mâles et une salle dédiée aux femelles). Une période d’acclimatation minimale de 14 jours sera respectée. Pendant cette période, une période d’habituation sera mise en place : les animaux bénéficieront quotidiennement de moments de jeu et de contacts sociaux avec le personnel afin de limiter le stress des animaux en manipulation. Cette phase d’habituation consiste également à caresser, porter, déplacer les animaux (vers la salle de manipulation pour les habituer à la caisse de transport, à la salle, aux actes techniques) et réaliser la contention. Cependant, pendant les premiers jours, les animaux ne seront pas trop stimulés afin de s’habituer aux locaux et au personnel. Un enrichissement adapté à l’espèce sera également mis en place (paniers, plateformes, paniers, jouets, …). Lors des anesthésies, du gel oculaire sera appliqué et les animaux seront maintenus dès que possible sur un tapis chauffant / sous lampe chauffante jusqu’au réveil complet. Un suivi clinique général sera mis en place quotidiennement afin de détecter tout signe clinique anormal. Des pesées hebdomadaires seront réalisées afin de suivre l’évolution pondérale des animaux. Si besoin, un suivi clinique renforcé sera mis en place (tous les 2/3 jours voire quotidiennement en fonction de l’état de santé des animaux). Enfin, un suivi quotidien des sites d’injections sera mis en place jusqu’à 21 jours post administration avec palpation et grille de scoring, ainsi qu’une prise de température (via une puce thermique). Tous les actes réalisés seront faits par du personnel habilité et formé.
Choix des espèces
Le chat a été choisi dans ce projet car il s’agit de l’espèce cible des produits testés. Il est nécessaire de réaliser des études chez l’espèce cible pour les produits vétérinaires avant leur mise sur le marché afin d’observer les interactions entre les organes impliqués et les effets physiologiques du futur produit vétérinaire chez l’animal. Des données concernant l’espèce cible doivent être fournies au dossier d’autorisation de mise sur le marché. L’âge dépend des besoins pour les études qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude et du produit final et répondent aux exigences expérimentales d’utilisation du produit mis sur le marché. Les animaux ont minimum 6 mois. Cet âge est représentatif d’un état physiologique stable et qui s’apparente à celui de l’adulte chez l’espèce cible.
Production d’immunserum felin et évaluation de différentes souches virales félines afin de mettre au point des vaccins innovants
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Infectés par des souches récentes des virus du coryza, du typhus ou de l'herpès félins, des chats de moins d'un an peuvent développer ulcères de la bouche, conjonctivite, kératite et difficultés respiratoires. 236 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la plupart tués pour des prélèvements de sang ou d'organes, quelques-uns pouvant être réutilisés ou adoptés s'ils ont retrouvé la santé et ne présentent aucun risque de contagion. Ils subissent aussi des prises de sang régulières et des écouvillons parfois quotidiens aux yeux, à la bouche, au nez, au rectum ou au vagin, pour sélectionner des souches à inclure dans de nouveaux vaccins et produire du sérum de chat. Après avoir listé pour le typhus abattement, vomissements, diarrhées, déshydratation et douleurs abdominales, le porteur écrit que ces symptômes "devraient être modérés et transitoires".
Objectifs
Le projet vise à développer de nouveaux vaccins pour les chats, notamment dirigé contre le calicivirus félin (FCV), le virus de la panleucopénie (FPV), le virus de l'herpes félin (FHV), la Chlamydia felis, et le virus leucémogène félin (FeLV). Les objectifs principaux sont la sélection de souches récentes à inclure dans un nouveau vaccin plus efficace, la mise au point de modèles félins d'infection par les différents pathogènes à partir de souches récentes collectées sur le terrain, la vérification de sûreté/innocuité des vaccins mis au point, ainsi que la vérification de leur efficacité.
Bénéfices attendus
Le projet vise à mettre au point de nouveaux vaccins à destination des chats, afin d'offrir une meilleure protection contre des maladies courantes et potentiellement graves, telles que le coryza, le typhus, l'herpèse virose et la chlamydiose, la leucose féline.
Procédures
Les animaux recevront des administrations intranasales, orales, intra-oculaires ou intrapéritonéales (sous anesthésie générale) ainsi que les injections sous-cutanée (sur les animaux vigiles) et dans le respect des ligne directrices sur les volumes reçus. Cela représente environ 15 minutes/animal Des prises de sang seront effectuées régulièrement, en respectant les volumes maximaux, non préjudiciables aux animaux (quelques millilitres/semaine). Afin de ne pas stresser les animaux, elles pourront être effectuées sous sédation. (env. 2 minute par prise de sang) Des écouvillons seront également effectués, parfois quotidiennement, au niveau oculaire, buccal, nasal, rectal ou vaginal, pour mesurer la présence des virus ou bactéries. Le matériel utilisé est des très petite taille, de façon à être compatible avec la taille des animaux, et à ne pas générer de douleur (env. 2 minutes par jour)
Impact sur les animaux
Dans le cadre de la mise en place d’un modèle infectieux, le projet nécessite l’administration de virus ou de bactéries aux chats. Ils pourraient ainsi développer des symptômes spécifiques aux maladies ciblées : - Pour le calicivirus félin : symptômes du coryza, incluant abattement, perte de poids, hyperthermie, jetage nasal et/ou oculaire, éternuements, toux, ulcères buccaux et/ou nasaux, conjonctivite, dyspnée. - Pour le virus de la panleucopénie féline : symptômes du typhus félin, tels que abattement, perte de poids, hyperthermie, perte d'appétit, diarrhées, vomissements, déshydratation, douleurs abdominales. Les symptômes, s’ils apparaissent, devraient être modérés et transitoires, avec une expression maximale sur quelques jours (3 à 5 jours), bien que des manifestations légères puissent persister jusqu’à 1 à 2 semaines. - Pour le virus de l’herpès félin (rhinotrachéite infectieuse) : encombrement des voies respiratoires, écoulement nasal, conjonctivite, kératite, et écoulements oculaires. Dans le cas d’une vaccination avec un virus atténué, le projet implique l’administration de virus atténués aux chats, pouvant entraîner des symptômes légers et transitoires : -Pour le virus de la leucose féline (FeLV, vaccin à virus atténué) : les effets attendus devraient être limités et temporaires, comprenant une légère fièvre, un discret abattement et une diminution passagère de l’appétit. Les animaux seront également soumis à des contentions brèves (quelques minutes au plus) et à des anesthésies légères pour la réalisation des différents actes techniques. Un conditionnement positif sera mis en place afin de réduire la contrainte et le stress, garantissant ainsi leur bien-être tout au long de l’étude.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des prélèvements terminaux de sang et/ou d'organes ou pourront être réutilisés si ces prélèvements ne sont pas nécessaires. Quelques animaux pourront être réutilisés, sous réserve de leur état de santé, ou adoptés, à condition d'avoir retrouvé un état de santé compatible, de ne présenter aucun risque de contagion pour l'humain ou d'autres animaux et sous réserve de la validation de l'adoption par les autorités sanitaires.
Remplacement
La production d'immunserum felin contre différentes souches virales de FCV necessite un organisme complet avec un système immunitaire fonctionnel et un système sanguin, qui ne peuvent être reproduits artificiellement. Il s'agit d'anticorps polyclonaux ne pouvant être produits à partir de banques de phages / culture cellulaire. La mise au point de modèles d'infection par différents virus félins, l'évaluation ultérieure de vaccins innovants, ainsi que l'évaluation de sureté et d'immunogénicité de souches bactériennes ou virales necessitent également un organisme complet avec un système immunitaire fonctionnel, un système sanguin et la présence des organes cibles des pathogènes, qui ne peuvent être reproduits artificiellement du fait de la complexité des mécanismes / intéractions.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé est réduit au strict minimum nécessaire, et ajusté selon les exigences de la pharmacopée européenne: deux chats / souche de FCV justifié par la quantité d'antisérums nécessaires pour réaliser l'essai de neutralisation croisée contre un panel de 25-50 isolats de terrain du FCV (tests in vitro) et quatre chats / souche de FCV, pour les essais d'epreuve virulente pour lesquelles la pharmacopée correspondante indique 10 chats par groupe, cependant considérant que cela est suffisant pour une étude d’efficacité visant à évaluer la protection contre la calicivirose féline causée par une souche du FCV pré-selectionnée. Quatre chats / souche de FPV: la pharmacopée correspondante indique 5 chats par groupe témoin infecté non vacciné pour les essai d'épreuve virulente, cependant considérant qu'il s'agit d'études de mise au point il a été décidé d'utiliser un nombre inférieur jugé suffisant pour l'obtention de données cliniques. Cinq chats / groupe de FHV: la pharmacopée correspondante indique 10 chats par groupe pour les essai d'épreuve virulente, cependant considérant que cela est suffisant pour une étude d’efficacité visant à évaluer la protection contre la rhinotrachéite féline causée par une souche du FHV pré-selectionnée. Pour les autres pathogènes, le nombre sera également réduit au minimum nécessaire à l'obtention de données pertinentes, tout en respectant les exigences réglementaires, soit 2 à 8 chats par groupe expérimental.
Raffinement
Les animaux seront retirés de l'étude s'ils doivent suivre un traitement concomitant qui compromet leur aptitude à participer à l'étude, ou si leur état de santé se détériore au point de compromettre leur bien-être. Afin d'éviter de compromettre le bien-être des animaux pendant l'essai, les chats seront évalués quotidiennement par du personnel qualifié et, si le bien-être des animaux est compromis, des mesures correctives seront appliquées. Des tableaux de signes cliniques seront utilisés afin de déterminer un score journalier d'état clinique. Dans le cas où l'animal présenterait de la douleur, de la souffrance ou de la détresse, selon la ponctuation obtenue dans l'évaluation des signes cliniques, un vétérinaire examinera l'animal afin de déterminer l'origine de la douleur, de la souffrance ou de la détresse et des actions correctives seront appliquées (traitement si possible, ou sortie d'étude) Les animaux seront hébergés en groupe d'individus compatibles, dans de grandes salles d'hébergement, avec un enrichissement adapté à l'espèce et à leur âge, et avec des intéractions positives quotidiennes avec le personnel en charge des soins. Un programme d'entrainement basé sur le renforcement positif sera mis en place afin de limiter le stress engendré par les manipulations nécessaires à l'étude, et de diminuer autant que possible le recours aux sédations.
Choix des espèces
Le chat est l'espèce cible des vaccins mis au points et des virus utilisés. Les animaux seront de jeunes chats âgés de moins d'un an, correspondant à la population la plus sévèrement touchée par les virus étudiés.
Avenant: Augmentation du nombre d’animaux – Mise en place d’un modèle de nausées et vomissements chez le chat, validation du modèle et évaluation de l’efficacité d’un antiémétique vétérinaire longue durée en voie de développement.
- Recherche appliquée
- Maladies animales
63 chats vont être utilisés, et un même chat peut recevoir jusqu'à cinq injections de xylazine ou de dexmédétomidine destinées à le faire vomir, puis subir jusqu'à dix prises de sang à la jugulaire en 24 heures, sans anesthésie. Dans ces procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, les vomissements peuvent durer jusqu'à quatre heures, avec une sédation, une dépression respiratoire ou une bradycardie possibles. Le but est de développer un antiémétique vétérinaire longue durée, et cet avenant augmente l'effectif de la troisième phase. Tous les chats restent en vie, disponibles pour une autre expérience après "un repos suffisant", et le porteur écrit "Pas d'approche statistique" pour fixer ses groupes de 9.
Objectifs
Avenant: Augmentation du nombre d'animaux (uniquement en phase 3) Les objectifs de ce projet sont : - Mise en place d’un modèle de nausées/vomissements en sélectionnant entre deux molécules chez le chat. - Validation du modèle chez le chat afin de provoquer des signes cliniques mesurables, répétables et homogènes entre les animaux et pouvant être inhibés par l’utilisation d’antiémétiques. - D’évaluer l’efficacité chez le chat d’un antiémétique vétérinaire longue durée en cours de développement sur ce modèle induit et de réaliser une pharmacocinétique et une évaluation de la tolérance du site d'injection.
Bénéfices attendus
Le bénéfice de ce projet est de contribuer au développement de nouveaux médicaments vétérinaires antiémétiques suite au modèle de nausées et vomissements mis en place chez le chat. Le développement de ces nouveaux médicaments permettra de prévenir les nausées et vomissements à moyen terme et de pallier aux effets secondaires de certains médicaments. Le vomissement est l’effet secondaire le plus fréquent de différents médicaments en pratique vétérinaire. Ce signe clinique peut limiter l’efficacité des doses administrées et causer une gêne considérable qui diminue le confort et la qualité de vie chez le chat.
Procédures
Toutes les administrations et les prélèvements se feront avec une contention manuelle légère. Phase 1 : Injections intra-musculaires des éléments testés d'une durée inférieur à 10 secondes maximum avec une fréquence d'au moins 7 jours et répétées au maximum 5 fois sur animaux vigiles. Possibles injections de produit réversant les effets des éléments tests en intra-musculaire si besoin. Phase 2 : Injection sous-cutanée de l'anti-vomitif d'une durée de 10 secondes maximum une fois, suivie d'une injection intra-musculaire 22h d'une durée de moins de 10 secondes après de l'élément test sélectionné (en Phase 1) sur animaux vigiles. S'en suivra une période de wash-out d'au moins 15 jours. Phase 3 : Injection sous-cutanée de l'anti-vomitif à tester d'une durée de 10 secondes maximum une fois, suivie d'une injection intra-musculaire d'une durée de moins de 10 secondes de l'élément test sélectionné (en Phase 1) sur animaux vigiles et répétées au maximum 5 fois en respectant une période de wash-out d'au moins 7 jours. Des prélèvements sanguins seront réalisés au niveau des veines jugulaires sur animal vigile, par un personnel expérimenté. Un nombre maximal de 10 prélèvements sur les 24 premières heures puis 1 maximum/jour sur 5 jours. Les sites de prélèvements seront alternés autant que possible. Durée d'un prélèvement inférieur à la minute et de maximum 0.8 mL par prélèvement.
Impact sur les animaux
Un des objectifs de ce projet est l’induction de nausées et vomissements chez le chat. Il est démontré que ces effets sont à durée doses-dépendantes et pouvant aller jusqu’à 4h post-administration. Les effets indésirables pouvant également être observés en fonction de différents éléments tests sont les suivants : - Les deux éléments tests utilisés pour induire ces signes cliniques (Xylazine et la Dexmedetomidine) sont deux agonistes des récepteurs alpha-2 adrénergiques utilisés en première intention pour induire la sédation à doses plus importantes. Ces molécules peuvent inhiber la motilité intestinale normale, une hypersalivation, irritation au site d’injection et provoquer une sédation dose-dépendante pouvant amener à une dépression respiratoire, une bradycardie et une diminution de la température corporelle. - L’anti-émétique, le Maropitant, est une substance active présente dans un produit vétérinaire ayant une AMM. Il a été démontré que les animaux traités peuvent fréquemment présenter une douleur au site d’injection si le produit est stocké à température ambiante qui n’est pas observé s’il est stocké au frigo.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure. A l’issue du projet tous les animaux seront disponibles pour une autre procédure expérimentale, suite à un repos suffisant.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permet actuellement de vérifier l’efficacité d’un traitement antivomitif. Ici, le chat représente l’espèce cible pour le développement de cette nouvelle molécule.
Réduction
Pour la phase 1: 18 animaux sont prévus pour choisir la molécule et son bon dosage afin d’induire un modèle nausées/vomissements fiable et répétable. C'est le nombre maximal d'animaux pour choisir la molécule. Pour la phase 2: 18 autres animaux seront prévus. Les 18 animaux seront répartis en 2 groupes de 9. C'est le nombre d'animaux maximum pour avoir des résultats interprétables. Pas d'approche statistique réalisé pour ce projet. Pour la phase 3 : 27 animaux seront inclus. Les 27 chats seront répartis en 3 groupes de 9. C'est le nombre d'animaux minimal pour avoir des résultats interprétables. Pas d'approche statistique réalisé pour ce projet.
Raffinement
Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’âge des animaux avec divers enrichissements (jouets suspendus, griffoirs, plateformes et coussins). Pour limiter les quantités de vomissement en volume et l’acidité gastrique, les animaux auront été nourris 30min à dose réduite (1/3 de la ration journalière) avant l’administration des molécules vomitives. Des isolements relatifs (les animaux restent en contact visuel, olfactif et sonore avec leurs congénères) pourront être appliqués au minimum 2h et au maximum quatre heures après l’administration du traitement. Tout sera mis en œuvre pour limiter le stress qui pourrait être induit sur les animaux avec une surveillance accrue des animaux pendant cette période. Un suivi soutenu (plusieurs fois les premières heures) sera mis en place permettant l'observation générale des animaux et la détection précoce d'éventuels effets du produit sur l'animal. Des mesures adaptées seront mises en place pour assurer son bien-être et/ou limiter sa souffrance. Les tests s’arrêteront lorsque les points limites standards seront atteints : - signes de douleur ou de détresse sévères, incompatibles avec la poursuite du test (ex : vomissements très intenses à répétition, douleur abdominale, difficultés respiratoires…) - signe de déshydratation qui nécessite une fluidothérapie. - perte de poids supérieure à 20% du poids total du chat sur une période de 2-4 jours avec dégradation importante de l’état général sans amélioration rapide malgré une supplémentation en aliment humide plus riche. - toute situation qui rend l'animal incapable de se déplacer, de s'alimenter ou de s'abreuver de manière autonome. - choc anaphylactique à une molécule utilisée et associé à des symptômes tels que : dépression, hypothermie (< 37°C) et/ou dyspnée, gonflements. Dans tous les cas, le vétérinaire sera informé dans les plus brefs délais et prendra en charge l’animal concerné avec des soins appropriés et l’animal sera exclu de la procédure expérimentale.
Choix des espèces
Le chat est l’espèce cible pour la mise en place du modèle de nausées et vomissements et pour le développement d’un traitement antivomitif longue durée. Il n’existe pas de méthode de remplacement pour ce type d’évaluation. Chats adultes (>1 an et
Etude de l’adéquation nutritionnelle d’aliments à haute teneur en humidité pour chat adulte
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Valider un aliment pour chats à haute teneur en humidité mobilise 45 chats adultes, dans des procédures classées en souffrance légère, réutilisés ensuite ou proposés à l'adoption. Les 45 passent dix jours en hébergement individuel, puis les trente retenus y retournent cinq jours, puis deux fois trois jours au cours d'une étude de vingt-six semaines. Chacun subit jusqu'à trois prises de sang sur animal éveillé, après application d'une pommade anesthésique, et le porteur reconnaît que l'isolement peut provoquer de l'angoisse et l'aliment une dégradation des selles. Le projet doit vérifier si cet aliment couvre les besoins nutritionnels du chat adulte, et le porteur écrit dans le même mouvement qu'il permettra de s'assurer que les indicateurs évalués "ne démontrent aucune anomalie".
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’évaluer si un aliment pour chats ayant une haute teneur d’humidité répond aux besoins nutritionnels établis pour un chat adulte. Pour cela nous sélectionnerons 30 chats sur un effectif total de 45 chats, que nous répartirons en 2 groupes : un groupe de 15 chats sera nourris avec un aliment contenant un niveau d’humidité courant, l’autre groupe de 15 chats sera nourri avec un aliment à plus forte teneur en humidité. Nous évaluerons l’impact d’une exposition de 6 mois à cette alimentation sur le bien-être physique et physiologique des chats inclus dans l'étude.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de s'assurer qu'un aliment à haute teneur en humidité répond aux besoins nutritionnels spécifiques du chat adulte en bonne santé et que les indicateurs évalués ne démontrent aucune anomalie.
Procédures
Les animaux seront exposés aux interventions suivantes: 1) Hébergement individuel: 10 jours pour un maximum de 45 chats, puis pour les 30 chats sélectionnés une première fois pendant une période de 5 jours puis 2 fois sur une période de 3 jours lors de l'étude de maintenance d'une durée totale de 26 semaines. 2) Prises de sang: Les chats sélectionnés pour l'étude seront soumis à 3 prises de sang maximum sur la durée du projet. Les prises de sang se feront sur chats éveillés 15 à 20 minutes après application d'une pommade anesthésique locale.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables qui pourraient être observés sont: 1) il n'est pas exclu que certains animaux voient leur poids varier pendant l'étude; 2) Il sera possible que la consistance des selles pour certains chat se dégrade; 3) Certains animaux pourraient se lasser de l'aliment proposé pendant l'étude; 4) Certains animaux pourraient exprimer des angoisses pendant l'hébergement individuel; 5) Une douleur et/ou un stress liés pourraient être ressentis à la prise de sang. Toutes ces nuisances et effets indésirables seront mis sous contrôle et des actions seront mises en place s'ils persistent au delà des points limites définis les procédures expérimentales concernées.
Devenir
Les procédures étant légères, les chats seront réutilisés ou le cas échéant proposés dans un programme d'adoption.
Remplacement
Il n'existe pas de méthode alternative permettant de prouver l'adéquation nutritionnelle d'aliments humides pour chats adultes. Par conséquent, il n'est pas possible de remplacer le recours à l'espèce animale étudiée dans ce projet, soit le chat.
Réduction
Les analyses statistiques menées par l’équipe indiquent que 15 chats par groupe seront nécessaires afin de conclure fermement quant à l’adéquation de l’aliment à haute teneur en humidité avec les besoins nutritionnels des chats adultes. Ces 30 chats seront sélectionnés parmi un panel de 45 chats sur des critères d’âge, d’état corporel et de santé digestive, rénale et urinaire.
Raffinement
Le raffinement a porté sur les points suivants: 1) Conditions d'hébergements: La surface des lieux d'hébergements sont supérieurs aux minimums requis par la loi. Les chats sont hébergés en groupe. Ils bénéfiecient d'un enrichissement sonore, de paniers, de coussins, d'hamac et de plateformes à différentes hauteurs. 2) Entretien et socialisation: Les chats bénéficient de périodes d'interactions et de socialisation quotidiennes, assurées par le personnel affecté aux soins (jeux divers et variés); 3) Prise de sang: Un anesthésique local sous forme de gel sera appliqué sur la peau 15 minutes avant la prise de sang. Pour ce protocole, il y aura un suivi quotidien des consommations alimentaires, des consistances fécales et des variations de poids hebdomadaires.
Choix des espèces
Les aliments testés sont formulés et exclusivement destinés aux chats. Les chats utilisés seront des chats adultes entre 1 ans et 8 ans.
Evaluation de la pharmacocinétique et de la pharmacodynamie de produits vétérinaires chez le chat et le chien et le porc
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chiens : 200
Cochons : 100
200 chats, 200 chiens et 100 cochons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. 270 seront réutilisés dans d'autres procédures, 150 chats et chiens adoptés, les 80 restants tués. Chaque animal reçoit une à trois administrations du produit testé et subit jusqu'à trente prélèvements sanguins pour les études longues, auxquels s'ajoutent des prélèvements d'urine, de salive, de fèces ou de poils. La finalité est commerciale, produire les données de pharmacocinétique exigées au dossier d'autorisation de mise sur le marché de produits vétérinaires. Le porteur indique que la réutilisation est rarement envisageable chez le cochon, les porcs charcutiers visés par les vaccins étant abattus dès qu'ils atteignent un certain poids.
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’évaluer la pharmacocinétique et la pharmacodynamie de nouveaux produits vétérinaires destinés aux chats et aux chiens et aux porcs. Ce sont des informations nécessaires au choix de la posologie et de la voie d’administration du produit, préalable à la réalisation des études réglementaires d’efficacité et d’innocuité. Il pourra concerner toute sorte de produits vétérinaires présentant un bénéfice pour la santé des chiens ou des chats ou leur apportant un meilleur bien-être. Il pourra s’agir par exemple d’antiparasitaires, d’antibiotiques, d’antidiabétiques, d’antihypertenseurs, ou de produits destinés aux maladies dermatologiques, respiratoires, cardiaques, métaboliques, nerveuses ou oculaires. En ce qui concerne les porcs, l’objectif est d’étudier les propriétés pharmacocinétiques et pharmacodynamiques de molécules/principes actifs de type immunomodulateurs qui pourraient être bénéfiques en permettant une amélioration d’adjuvants de vaccins vétérinaires porcins.
Bénéfices attendus
La pharmacocinétique a pour but d'étudier le devenir d'une substance active contenue dans un médicament après son administration. La pharmacodynamie a pour but d’étudier l’action exercée par un ou plusieurs principes actifs sur l’organisme, en particulier les effets biochimiques et physiologiques des médicaments sur l'organisme. La pharmacocinétique et la pharmacodynamie contribuent à expliquer la relation entre la dose et la réponse, c'est-à-dire, l'effet du produit. Ce sont des informations nécessaires au choix de la posologie et de la voie d’administration du produit, préalable à la réalisation des études réglementaires d’efficacité et d’innocuité. Ces informations sont nécessaires à l’autorisation de mise sur le marché de nouveaux produits.
Procédures
Les administrations s'effectuent sur animal vigile ou anesthésié, 1 à 3 administrations maximum selon l'objectif de l'étude et les produits à tester. L'acte dure moins d'une minute. Les prélèvements sanguins s'effectuent sur animal vigile 1 à 9 prélèvements maximum pour les études courtes et jusqu'à 30 prélèvements pour les études longues (plusieurs mois). Les prélèvements s'effectuent en moins d'une minute. Les prélèvements d'urine s'effectuent sur animal vigile ou anesthésié 1 à 5 fois maximum selon la durée de l'étude et le produit à tester. Cet acte s'effectue en 5 minutes. Les autres prélèvements tels que la salive, fecès ou poils s'effectuent sur animal vigile 1 à 3 fois maximum selon la durée de l'étude et le produit à tester. L'acte dure environ 2 minutes. Enfin, un examen physique complet de tous les animaux en vigile est prévu 1 fois ou plus si jugé nécessaire et dure environ 5 minutes. Les prélèvements de sang chez le Porc s'effectue soient en vigile, soit sous tranquillisation ou sous anésthésie selon le comportement de l'animal. Sans cathéterisation 3+ minutes, avec 1-2 minutes
Impact sur les animaux
On ne s’attend pas à des effets secondaires notables. En effet, la plupart des produits à l’étude ont déjà fait preuve de leur innocuité chez d’autres espèces. Les nuisances attendues sur les animaux sont : - Stress dû à la contention - Douleur / inconfort suite aux injections ou aux prélèvements - Stress dû à l’hébergement individuel et/ou à la mise à jeun - Régurgitation / vomissements suite à l’administration
Devenir
Si le protocole ne demande pas l’euthanasie et l’autopsie des animaux pour des raisons d’étude de la potentielle toxicité, donc si les besoins de la procédure ne demandent pas de prélèvements terminaux, les animaux peuvent être réutilisés à l’issue de chaque procédure,. Les animaux réutilisés qui ne seront ensuite pas adoptables seront euthanasiés. Les porcs utilisés dans ces études (immunomodulation) sont a priori réutilisables après période de wash out, mais les considérations réglementaires des études vaccins obligent à utiliser des animaux d’âge proche de l’âge minimal de vaccination.
Remplacement
Il n’existe pas à ce jour de méthode alternative au recours à l’animal permettant d’évaluer la pharmacocinétique ou la pharmacodynamie des produits pharmaceutiques vétérinaires. Les modèles in silico et/ou in vitro/ex vivo permettent de sélectionner des molécules potentiellement efficaces. Après cette première étape, les études de pharmacocinétique ou pharmacodynamie nécessitent de travailler sur un organisme entier, mettant en jeu des interactions entre différents tissus/organes impliqués dans le métabolisme et le/les effets physiologiques et thérapeutiques d’un futur candidat médicament.
Réduction
Lors des phases de recherche en amont des études réglementaires, les effectifs sont évalués au plus juste (bibliographie guidelines analyse statistique, historique, définition des objectifs…) de façon à limiter le nombre d’animaux utilisés et les études non conclusives. Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au maximum lors des premières études exploratoires (3-5 animaux par groupe). Il sera ensuite calculé pour les études suivantes selon la variabilité entre individus observée antérieurement et pourra atteindre jusqu’à 10 animaux. Lorsque le statut des animaux le permet les animaux utilisés peuvent être issus de procédures (légère ou modérée) antérieures et peuvent ensuite être réutilisés dans une future procédure. La réutilisation permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Seuls les animaux ayant retrouvé un état de santé et bien-être complet, attesté par le vétérinaire désigné, sont réutilisables. Chez le porc, la réutilisation n’est pas souvent envisageable car les porcs charcutiers, cibles principales des vaccins, sont abattus lorqu’ils atteignent un certain poids. Les données recueillies sur des animaux de plus de 6 mois ne seraient pas forcémement transposables à des animaux plus jeunes et seraient peu utilisables dans des dossiers réglementaires.
Raffinement
Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique des animaux est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique dont la durée optimale est de 7 jours. Les animaux font l’objet d’un soin de qualité avec respect de leur bien-être. Les chats et les chiens et les porcs ont à disposition des méthodes d’enrichissements afin de stimuler l’exercice physique et leurs activités cognitives. Un training est réalisé en renforcement positif (friandises, caresses, habituation aux opérateurs), afin de limiter le stress lié aux actes techniques (contention, administrations, prélèvements) et aux conditions d’études (hébergement individuel, alimentation…). La durée de ce travail est indéterminée, il sera réalisé jusqu’à ce que les animaux ne montrent plus de signes de stress contre-indiquant leur entrée dans la procédure (le cas échéant). Pour réduire l’inconfort provoqué par l’administration et/ou les prélèvements, les opérateurs qualifiés réalisent une contention adaptée de l’animal et une anesthésie et/ou analgésie et/ou un changement du site peut être mis en place. Chez le porc, espèce particulièrement sensible au stress, il pourra être nécessaire de cathéteriser un vaisseau sanguin afin de permettre et faciliter des prises de sang répétées. Les animaux sont observés quotidiennement, ou plus si jugé nécessaire, ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal (spontané ou provoqué) et/ou toute anomalie physique non attendue. En cas de déviation de l'état normal d'un animal, le responsable de l’étude, le vétérinaire désigné ou le vétérinaire d'astreinte, décidera d'augmenter les fréquences d'observations, d'isoler l'animal et/ou d'envisager un traitement pour soulager l'animal. Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge pour maximiser leur confort et leur bien-être. La structure en charge du bien être animal garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
Il s’agit des espèces cibles pour les produits. Des données concernant l’espèce doivent être fournies au dossier d'Autorisation de Mise sur le Marché. Les chats et chiens utilisés ont plus de 2 mois. L’âge dépend de l’objectif de l’étude et du scope d’utilisation du produit testé (AMM). Pour les porcs, en particulier pour des produits type immunomodulateurs, il peut être nécessaire d’étudier l’impact du produit à l’âge de la vaccination, tout en disposant d’animaux assez gros pour permettre des prélèvements sanguins répétés, donc de 6 à 12 semaines d’âge.
Évaluation de l’immunité des candidats vaccins FeLV lentiviraux 134.21 contre FeLV chez des chats âgés de 9/10 semaines
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Sevrés à huit semaines, vaccinés deux fois à quatre semaines d'intervalle, puis infectés au cinquantième jour par le virus de la leucose féline sous anesthésie, 24 chatons européens subissent ensuite au moins dix-huit prélèvements sanguins à la jugulaire sur vingt-deux semaines, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le test compare deux formulations de vaccin vétérinaire pour le compte d'un fabricant. Aucune réaction sévère n'est attendue, la leucose mettant six mois à plusieurs années à se déclarer. Comme les vaccins candidats ne garantissent pas la protection et que la maladie peut apparaître bien plus tard, tous les chats sont tués à la fin de l'étude, ce que le porteur qualifie d'"éthiquement nécessaire".
Objectifs
L'objectif de ce projet est d'évaluer l'efficacité, via la couverture immunitaire, de deux différentes formulations de vaccins vétérinaires (134.21 candidat 1 ou candidat 2) contre le FeLV (leucose féline) chez le chat européen.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra la mise à disposition de nouveaux vaccins félins permettant de protéger les chats face à la leucose féline (FeLV) tout en diminuant les effets secondaires pouvant être liés à des adjuvants.
Procédures
Les interventions suivantes seront réalisées : - Administrations de vaccin sur animaux vigiles selon la posologie, la fréquence et la voie d’administration recommandée par le fabricant et conforme à la réglementation. Chaque animal recevra 2 vaccinations espacées de 4 semaines par voie sous-cutanée, durée inférieure à la minute. - Une seule administration du virus sous anesthésie générale par administration intranasale et orale, durée de l'administration de l'ordre de la minute - Prélèvements de sang sur animaux vigiles : Chaque animal fera l’objet de plusieurs prélèvements sanguins espacés de façon régulière durant toute la durée de l’étude. Ces prélèvements seront réalisés sur les veines jugulaires des animaux en alternant les côtés le plus possible. Ces prélèvements seront réalisés avant chaque administration vaccinale et le jour de l'administration du virus (soit 3 prélèvements sanguins sur les 50 premiers jours de l’étude, espacés de minimum 20 jours les uns des autres) puis seront réalisés chaque semaine, une fois, à partir de l'administration du virus (D50) et jusqu’à la fin de la phase animale. Il y aura donc à minima 18 prélèvements sanguins sur 22 semaines (maximum 1 prélèvement/semaine) d'un durée:
Impact sur les animaux
Aucune réaction sévère liée à l’inoculation du vaccin ou du virus n’est attendue durant cette étude, le développement de symptômes liés au virus de la leucose féline prend généralement plus de 6 mois à plusieurs années (exemple : immunodépression, anémie sévère, développement de cancers tels que le lymphome). Les nuisances attendues liées aux administrations sous cutanées et intramusculaire et aux prélèvements sanguins des animaux sont celles liées au stress de la contention et de l’introduction de l’aiguille sous la peau ou dans le muscle entraînant une sensibilité légère et transitoire au point d’introduction. Cependant, un suivi de tolérance locale sera réalisée après chaque vaccination et ce pendant plusieurs jours afin de monitorer la zone (le flanc de l'animal) et les potentielles réactions cutanées ou douleurs suite à l'administration du candidat vaccin. Pour l'inoculation du virus, les animaux seront sous anesthésie générale, cela peut engendrer du stress lié à l'endormissement et au réveil.
Devenir
Après l'administration du virus, les vaccins tests dans cette étude sont au stade recherche et ne garantissent pas la protection des animaux contre la leucose féline. Cette maladie peut se déclarer longtemps après c'est pour cela qu'il est éthiquement nécessaire d'euthanasier les animaux à la fin du projet.
Remplacement
Le recours aux chats sur ce projet est justifié car ils représentent l’espèce cible du candidat vaccin et qu'il n’existe pas de méthode alternative à ce jour pour ce type de test. L’étude sur l’espèce cible est une étape obligatoire pour le développement et la mise sur le marché d’un nouveau vaccin.
Réduction
Aucune approche statistique ne sera réalisée pour ce projet. Le nombre d’animaux utilisés correspond au minimum pour que chaque test inclut le nombre d’animaux requis afin d’obtenir des résultats interprétables, selon les guidelines européennes le cas échéant.
Raffinement
Les conditions d’hébergement seront adaptées à l’âge des animaux avec divers enrichissements (jouets suspendus, tunnel/plateforme). Les animaux pourront être hébergés dans un milieu conventionnel incluant des précautions supplémentaires prises par le personnel pour éviter toute contamination des animaux non vaccinés du reste de la colonie présente sur le site. Tout au long de la procédure, les animaux auront accès à volonté à l'eau ainsi qu’à une nourriture adaptée à leur âge et répondant à leur besoin énergétique. La procédure expérimentale commence sur de jeunes chatons qui seront préalablement sevrés à l’âge standard qui est de 8 semaines et auront une période d’acclimatation aux conditions environnementales du site d’au minimum 1 semaine . Les volumes et les fréquences de sang prélevés et les doses administrées respecteront le bien-être animal et les recommandations du Gircor . En cas d’apparition d’un signe de souffrance ou d’un signe clinique sévère chez l’animal (exemple : vomissements très intenses à répétition, prostration de l’animal, difficultés respiratoires, choc anaphylactique …), il sera pris en charge par le vétérinaire désigné et pourra recevoir un traitement adapté pour le soulager et si nécessaire être exclus de la procédure expérimentale.
Choix des espèces
Le recours aux chats sur ce projet est justifié car ils représentent l’espèce cible du candidat vaccin et qu'il n’existe pas de méthode alternative à ce jour pour ce type de test. L’étude sur l’espèce cible est une étape obligatoire pour le développement et la mise sur le marché d’un nouveau vaccin. Jeunes chats sevrés âgés d’environ 9 à 10 semaines.
Projet matrice témoin chez le chien et le chat (Avenant au projet)
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Chiens : 100
105 chats et 100 chiens sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, aucun n'étant tué : tous sont gardés vivants et réutilisés. Chacun subit un prélèvement sanguin sous contention manuelle, un séjour pouvant aller jusqu'à 24 heures seul en cage à métabolisme pour recueillir urine et fèces, ou un prélèvement de peau et de muscle sous anesthésie. Ces prélèvements ne répondent à aucune question scientifique propre : ils fournissent de la matrice témoin, une référence sans molécule active, pour valider les méthodes de dosage d'études réglementaires menées par ailleurs. L'avenant fait passer le nombre de chats de 35 à 105 sans approche statistique déclarée, le porteur écrivant six fois qu'il est "indispensable" de recourir à "l'animal dans son ensemble".
Objectifs
Avenant: suite au renouvellement et à l'accroissement de notre colonie, le nombre de chat est augmenté de 70. L'objectif de ce projet est de fournir des échantillons témoins c'est à dire ne contenant pas le produit test qui sera analysé ( par exemple du sang, du serum, du plasma, des excretas, des biopsies cutanées et musculaires et des liquides céphalo-rachidien) afin de permettre le dosage des échantillons. Il est indispensable d'avoir à disposition de la matrice témoin ou exempte de molécule active pour pouvoir valider la méthode de dosage et valider les dosages.
Bénéfices attendus
Il est indispensable d'avoir de la matrice témoin. Il s'agit d'échantillons témoins c'est à dire ne contenant pas le produit test qui sera analysé pour pouvoir valider la méthode de dosage et valider les dosages. Cela est indispensable pour valider les résultats d'une étude.
Procédures
Les animaux seront soumis à un seul prélèvement de sang. La durée du prélèvement sera de l'ordre de la minute. Ce prélèvement sanguin servira à fournir de la matrice témoin en plasma ou en sang. Pour générer de la matrice d'urine ou de féces, les animaux seront placés en cage à métabolisme de façon individuelle pour une durée maximale de 24h. Les animaux auront un contact visuel et auditif entre eux. Les échantillons d'urine ou de féces seront juste collectés sans aucune manipulation particulière de l'animal. Pour générer des matrices tissulaires , les animaux seront préalablement anesthésiés. Ces gestes seront réalisés par un personnel formé selon les bonnes pratiques vétérinaires et la règlementation en vigueur. La durée de l'anesthésie est de l'ordre de la minute et la durée de l'euthanasie est de l'ordre de quelques minutes (estimation entre 1 à 2 minutes)
Impact sur les animaux
Pour pouvoir générer de la matrice témoin il est indispensable de recourir à l'animal dans son ensemble. L'animal subira une contention manuelle pour pouvoir réaliser un prélèvement sanguin. Le temps d'immobilisation même de courte durée pourra induire un stress chez l'animal. Dans le cas de recueil d'excrétas, l'animal devra la plupart du temps être hébergé en cage à métabolisme (pour une durée maximale de 24h) pour pouvoir collecter des échantillons d'urine ou de fèces témoins. Ce type d'hébergement entraînant un isolement de l'animal qui peut également engendrer un stress.
Devenir
Les animaux seront gardés en vie: dans le cas de prélèvement sanguin classique (volume inférieur à 20 % du volume circulant de l'animal) et dans le cas de collecte d'excrétas (urine, féces) ou dans le cas de prélèvement tissulaire sous anesthésie générale.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de générer de la matrice témoin, il est indispensable de recourir à l’animal dans son ensemble . En effet la non utilisation de matrice témoin entraine un bias dans la méthode. Si l'échantillon qui permet la quantification est différent de celui à quantifier, la méthode n'est pas exacte.
Réduction
100 chiens et 105 chats sont prévus dans ce projet. C'est le nombre d'animaux minimal pour générer de la matrice témoin sur une durée de 5 ans. Aucune approche statistique faite pour ce projet. Les mesures prises pour réduire le nombre d'animaux sont l'utilisation d'une méthode avec un seuil de quantification faible , l'appareillage utilisé devra avoir un seuil de détection faible afin de réduire au maximum la quantité d'échantillon utilisé pour la quantification. Le nombre d'échantillon nécessaire pour la quantification sera réduit afin d'assurer l'exactitude de la méthode. Avenant: suite au renouvellement et à l'accroissement de notre colonie, le nombre de chat est augmenté de 70.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe, à même le sol. De l'enrichissement sera présent autant que possible. Pour l'espèce chien , des balles, des cordes, des tablettes seront présentes. Pour l'espèce chat, des griffoirs, coussins, cordage seront présents autant que possible dans les hébergements. Les animaux seront manipulés par un personnel formé et tout geste sera fait selon les bonnes pratiques vétérinaires et conformément à la réglementation en vigueur. En ce qui concerne les prélèvements de sang pour les matrices témoins sang / plasma, 7.5% du volume de sang circulant prélevé en 24h donne lieu à une récupération d'une durée d'une semaine pour l'animal. 10 % du volume de sang circulant prélevé en 24h donne lieu à une récupération d'une durée deux semaines pour l'animal. 15 % du volume de sang circulant prélevé en 24h donne lieu à une récupération d'une durée de quatre semaines pour l'animal.. Pour la collecte d'excretas ( matrice d'urine ou de fèces), l'animal sera placé en cage à métabolisme pour une durée maximale de 24h et sera réduite autant que possible. Les animaux auront un contact visuel et auditif entre eux. Dans ce projet les points limites sont : - Problèmes hématologique ou biochimique, dans ce cas l'animal ne sera pas inclus dans ce projet - Douleur observée au niveau du site de prélèvement avant la réalisation du prélèvement lui même, l'animal pourra être prélevé au niveau d'un autre site ou il n'y aura pas de prélèvement du tout. - Animal ayant un comportement inhabituel (prostré, poils ébouriffé, signes d'agressivités). Dans ce cas, l'animal sera observé plusieurs fois par jour pour suivre les signes comportementaux et sera exclu du projet. Cette décision sera prise en accord avec le vétérinaire désigné. - Animal présentant une perte de poids supérieur à 20 % par rapport à son poids basal. L'animal sera exclu de ce projet - Animal présentant des fèces liquides, diarrhéiques. En fonction de la fréquence et de la durée cela pourra éventuellement conduire à une exclusion du projet en accord avec la décision du vétérinaire responsable
Choix des espèces
Dans les études précliniques, il est très souvent nécessaire d'avoir de la matrice témoin (sang, serum, plasma, tissus, excretas). Ceci est indispensable pour pouvoir valider la méthode de dosage et valider les dosages. Les espèces chiens et chats sont largement utilisés dans ce type d'étude en tant qu'espèces non rongeurs Cela dépendra des matrices témoins. S'il s'agit de prélèvement sanguin un animal de stade jeune adulte conviendra le mieux. S'il s'agit d'un prélèvement de tissus, un animal adulte vieillissant pourra plutôt être sélectionné. Cela dépendra des objectifs de l'étude pour laquelle la ou les matrices témoins seront collectées.