Chèvres
Effets de l’exposition aux odeurs du bouc sur l’avancée pubertaire de la chèvre
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
- Système urogénital
44 chèvres vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, trente tuées à l'issue pour prélever leurs organes reproducteurs et leur cerveau, quatorze gardées en vie. Les femelles reçoivent jusqu'à trente prises de sang et un frottement de la main sur le museau, avec ou sans odeur de bouc selon le groupe, pour observer si l'odeur du mâle avance la puberté. Le porteur résume le bénéfice attendu à une meilleure caractérisation de l'avancée pubertaire caprine. Il affirme que cette question sociosexuelle n'est pas modélisable autrement que sur l'animal.
Objectifs
Nos résultats permettront de déterminer si : 1/ Les signaux sensoriels olfactifs du bouc seuls permettent le déclenchement précoce de la transition pubertaire des femelles et donc l'ovulation 2/ Les signaux sensoriels olfactifs du bouc seuls peuvent induire une maturation précoce du tractus génital et des réseaux neuroendocriniens impliqués dans la vie reproductive des femelles
Bénéfices attendus
Meilleure caractérisation de l'avancée pubertaire caprine induite par un mâle sexuellement actif.
Procédures
Tous les mâles feront l'objet d'une prise de sang une fois par semaine de fin août à fin novembre soit au total 15 prises de sang. Toutes les femelles feront l'objet d'une prise de sang deux fois par semaine de fin août à fin novembre soit au total 30 prises de sang. La réalisation d'une prise de sang sur un animal dure environ 10 secondes. Toutes les femelles feront également l'objet d'un frottement de la main sur le museau (avec ou sans stimulus suivant le groupe). La réalisation de cette procédure ne dure que quelques secondes.
Impact sur les animaux
Potentiellement du stress lors de la stimulation manuelle sur le museau (avec ou sans odeur).
Devenir
Des femelles seront euthanasiées afin de récupérer les organes reproducteurs et le cerveau lorsque toutes les femelles du groupe exposées au mâle actif et au moins 50% des femelles exposées uniquement à l'odeur seront pubères. Ainsi, nous aurons plus de chances de mettre en évidence une différence entre les femelles isolées, celles en contact avec des mâles actifs et celles exposées uniquement aux poils. Les organes reproducteurs nous permettront de déterminer la maturation du tractus reproducteur tandis que les cerveaux nous permettront d’apprécier une maturation au niveau des neurones impliqués dans la fonction de reproduction (plus nombreux autour de la puberté). Des femelles (non pubères et pubères) isolées des mâles et des femelles pubères exposées à des mâles intacts seront également euthanasiées pour récupérer l’épithélium olfactif principal et l’organe voméronasal. Ces organes nous permettront de mettre en évidence une maturation olfactive dépendante de l’environnement social et/ou du statut endocrinien. On réalisera une injection d’anesthésique et analgésique avant l'euthanasie des animaux. Pour résumé : lot de femelles isolées des mâles, 10 animaux euthanasiés et 3 gardés en vie pour réutilisation; lot de femelles exposées à l'odeur mâle (poils), 12 animaux euthanasiés et 2 gardés en vie pour réutilisation; lot exposé aux boucs intacts, 8 animaux euthanasiés et 5 gardés en vie. Tous les mâles (n=4) seront gardés en vie à la fin de l'expérimentation pour une utilisation ultérieure.
Remplacement
Le modèle animal ne peut pas être remplacé dans ce projet étudiant l'impact des relations sociosexuelles sur la puberté car ceci n'est pas modélisable par des modèles alternatifs.
Réduction
Pour pouvoir mettre en évidence un effet après analyse statistique, le nombre d’animaux a été rationnalisé à 40 femelles et 4 mâles. La taille de nos effectifs (13 à 14 individus par traitement expérimental) nous permettra de réaliser des analyses statistiques. Le choix des tests dépendra de la distribution des données et de l’homogénéité des variances. Si les conditions de normalité de la distribution et d’homogénéité des variances sont remplies, nous utiliserons des tests paramétriques pour comparer les aires sous la courbe des résultats de progestérone. Si les conditions ne permettent pas d’utiliser des tests paramétriques, alors nous utiliserons des tests non-paramétriques. Un test de comparaison avec 3 groupes indépendants au seuil α de 0.05 donne une puissance statistique de 100% (test paramétrique) et 96% (test non-paramétriques) avec des effectifs de n=13 pour le lot isolé et le lot exposé au mâle intact devenant sexuellement actif, et un effectif de n=14 pour le lot exposé aux poils de bouc (outil anastats). Cette puissance statistique est dans le cas où toutes les femelles exposées au mâle actif sont pubères 1.5 mois avant le groupe isolé des mâles (d’après les résultats acquis) avec en parallèle 50% des femelles exposées aux poils de boucs sont devenues pubères. 4 mâles sont nécessaires afin d'effectuer une rotation lors de l'exposition auprès des femelles et ainsi éviter un potentiel effet d'habituation pouvant impacter notre expérimentation.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes sur paille et bénéficieront d'enrichissement comme des caisses en bois et ballons. Des récompenses seront données aux individus lors des prises de sang dont nous avons réduit le nombre d’après les précédents protocoles. Une habituation au frottement de la main sur le museau avec récompense gustative sera réalisée avant l'expérimentation pour éviter le stress pendant cette dernière.
Choix des espèces
Chez la chèvre, la présence d'un mâle sexuellement actif peut impacter la physiologie de la reproduction et les comportements sexuels de la femelle. L'activité sexuelle du mâle semble être la condition sine qua non pour induire une puberté précoce de la femelle. Chez cette espèce, l'exposition de femelles en période de repos sexuel (anoestrus) aux indices sensoriels olfactifs de boucs sexuellement actifs peut mener à l'ovulation. Il serait donc intéressant de comprendre si l'exposition continue à ces indices olfactifs est également suffisante dans l'induction d'une puberté précoce des femelles. De plus, les indices sensoriels olfactifs du bouc sexuellement actif sont connus pour déclencher des réponses au niveau central dans le cadre d'un "effet mâle". Il est donc intéressant d'étudier l'impact sur la maturation sexuelle centrale de cette espèce dans ce contexte. Nous utiliserons des mâles adultes sexuellement matures qui stimuleront des femelles pré-pubères pour lesquelles la fonction de reproduction n'est pas encore mature et dont nous voulons observer sa régulation.
Evaluation de la réponse des chèvres à une épreuve inflammatoire en relation avec le génotype de longévité
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système immunitaire
100 chèvres vont être utilisées, réutilisées ensuite, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit un implant sous-cutané et une injection de lipopolysaccharide dans la jugulaire pour déclencher une inflammation qui imite une mammite, avec une fièvre attendue d'environ deux degrés, suivie de onze prises de sang. Le porteur relie ces travaux à la "capacité d'adaptation" dégradée par la sélection sur la production et vise à terme des animaux "plus résilients, productifs et en bonne santé". Il affirme que la réponse inflammatoire du ruminant ne peut être étudiée qu'in vivo.
Objectifs
L’objectif principal du projet est d’évaluer les capacités d’adaptation des chèvres à une épreuve inflammatoire, en lien avec leur génotype. Dans le cadre du projet nous produisons et utilisons des chèvres laitières de race Alpine, issues d’une sélection divergente sur le caractère de longévité fonctionnelle (chèvres de génotype Longévité élevée (LGV+) et chèvres de génotype Longévité faible (LGV-). L'ensemble des chèvres est génotypé et caractérisé sur des caractères de croissance, de métabolisme énergétique, de production de lait, de santé et de réponse à des épreuves nutritionnelles afin de mieux comprendre les déterminants de la capacité d'adaptation des chèvres à une épreuve transitoire nutritionnelle. Dans cet avenant, nous proposons de réaliser une épreuve inflammatoire transitoire sur un sous ensemble de 2 groupes chèvres LGV+ et LGV- de ce dispositif afin d’élargir le concept d’adaptation à la réponse anti-infectieuse en relation avec le génotype. En effet, la santé des animaux d’élevage fait partie intégrante de leur capacité d’adaptation et de leur bien-être. Les mammites, en particulier, représentent la maladie infectieuse majeure chez les ruminants laitiers. Pour ce faire, nous proposons une épreuve inflammatoire par voie générale à base de Lipopolysaccharide (LPS), un composé non infectieux d’origine bactérienne permettant de mimer une inflammation de type mammite afin de doser les cytokines circulantes et caractériser la cinétique de réponse suite à cette stimulation.
Bénéfices attendus
La capacité d'adaptation est une caractéristique qui a été dégradée, chez les animaux de rente, par la sélection pour des niveaux de production élevés. Ce qui a eu des conséquences négatives sur la santé, la reproduction, et la longévité de ces animaux et par conséquent a impacté l'efficacité de production. Les causes du déclin de la capacité d'adaptation sont majoritairement inconnues. La capacité d'adaptation d'un animal est due à des mécanismes adaptatifs opérant à différents niveaux d'organisation physiologique. Ils sont en partie sous le contrôle des conditions d’élevage et de nutrition, du statut physiologique de l’animal, mais aussi de son patrimoine génétique. Nous savons, en particulier, que la longévité fonctionnelle, qui traduit des mécanismes d’adaptation des adultes, est partiellement contrôlé par la génétique. Ce projet doit permettre de mieux comprendre le rôle de la génétique sur les capacités d'adaptation des chèvres adultes. A court terme (durée du projet), il doit permettre de valider l’utilisation d’un ensemble de cytokines sanguines pour caractériser la résilience de la chèvre, dans le cadre d’une épreuve in vivo par du LPS (mimant une mammite). Si cette étape est concluante, cela permettra de tester une procédure équivalente, in vitro, à partir de simples prélèvements sanguins (sans épreuve LPS). A plus long terme, ce phénotypage pourra être utilisé, le cas échéant, pour sélèctionner des animaux plus résilients, productifs et en bonne santé, afin de garantir la durabilité de l’élevage caprin.
Procédures
Les animaux seront soumis à la pose d’un implant sous cutané après contention pour la mesure de la température interne de l’animal. Réalisée une seule fois sur chacune des 100 chèvres du projet. Utilisation d’une seringue à usage unique qui contient l’implant à injecter (de la grosseur d’un grain de riz). Ensuite les chèvres se verront injecter des lipopolysaccharide (LPS : Escherichia coli ultrapur) réalisée au niveau du cou dans la veine jugulaire. Réalisée une seule fois sur chacune des 100 chèvres du projet. Enfin des prélèvements de sang seront effectués à l’aide d’une aiguille montée sur un prolongateur à partir de ponctions à la veine jugulaire. Pour la collecte de 11 tubes (volumes de 4ml) maximum pour chacune des 100 chèvres du projet : 1 prélèvement de 4 ml toutes les deux heures avant l’épreuve (J-1), puis toutes les deux heures entre l’injection de LPS et jusqu’à 12h, et ensuite une fois par jour jusqu’à 72heures. Soit un volume total inférieur à 50mL correspondant à moins de 1% du volume sanguin total de l’animal.
Impact sur les animaux
Dans ce projet, nous réalisons des prises de sang et la pose d’un implant sous cutané pour le suivi de la température. Les chèvres peuvent éprouver un stress léger lors des contentions nécessaires pour les prises de sang et la pose de l’implant. Une douleur et une inflammation transitoires peuvent apparaitre lors de la pose des implants sous cutanés. Une eventuelle nuisance serait l'apparition d'hematome suite aux prises de sang. Par ailleurs, nous proposons dans ce projet une épreuve inflammatoire par voie générale à base de Lipopolysaccharide (LPS), un composé non infectieux d’origine bactérienne permettant de mimer une inflammation de type mammite, s. Dans une expérience préalable réalisée sur un petit effectif, l’injection par voie générale (0,5 µg/kg poids vif), de LPS a permis de déclencher une réaction inflammatoire des chèvres qui s'est accompagnée d’une élévation de température réctale moyenne de +1,9°C entre +3 et +6 heures après l'épreuve. Le retour à l’état normal (température et fréquence respiratoire) s’observe entre 12 et 48 heures après l’injection. Ainsi il est attendu que les chèvres impliquées dans cette procédure auront recouvré leur état antérieur de santé à la fin de l’essai. Les nuisances eventuellles en lien avec l'injection de LPS pourraient être une fièvre >40°C, un décubitus prolongé, une perte de poids et efin impliquer une prostration, une cachexie ou alopecie.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie Aucune mise à mort n’est prévue, car les chèvres auront recouvré leur état antérieur de santé à la fin de l’essai. Dans le cas, peu probable, d’atteinte des points limites, la mise à mort sera opérée par le vétérinaire sanitaire soit en urgence par un opérateur expérimenté et habilité de la structure, à l’aide d’un matador et suivi d’une saignée. Les animaux pourront être réutilisés selon l’avis du vétérinaire sanitaire.
Remplacement
La réponse anti inflammatoire du ruminant laitier implique des modifications biologiques complexes, qui incluent également leur impact sur la production de lait et le métabolisme énergétique qui nous intéressent ici et qui donc ne peuvent être étudiés qu’in vivo.
Réduction
Le nombre d’individus a été défini afin de pouvoir évaluer la réponse à l’épreuve inflammatoire en interaction avec le génotype de la chèvre. Dans l'esprit des 3R, nous avions proposé initialement d’évaluer 80 chèvres primipares, car les données d’héritabilité (h²) des réponses immunitaires etaient élevées dans la littérature . Ces heritabilités sont en moyenne plus de 3 fois supérieures à celle de la longévité (h²=0.08 en race Alpine). Les analyses préliminaires (n = 96 chèvres des cohortes 1 et 2) du projet ont montré que le Beta Hydroxy Butyrate plasmatique du sang discrimine les génotypes longévité. Toutefois, une étude récente dans l’espèce bovine, utilisant le dosage de cytokines après stimulation par LPS montre des héritabilités plus faibles (0.07 à 0.15 dans de nombreux cas, et aucune h²>0.15). Ainsi, afin d’atteindre la puissance statistique espérée, nous proposons donc d’augmenter l’effectif total de 20 chèvres, soit 100 chèvres évaluées au total.
Raffinement
Les chèvres seront hébergées en groupe, sur litière paillée. L’utilisation d’un composé non infectieux pour le déclenchement de l’inflammation réduit l’intensité de l’inflammation et permet de mimer les premières étapes d’une vraie infection. Les prises de sang réalisées ne nécessitent qu’une contention manuelle minimale, les animaux étant habitués à être manipulés par les opérateurs de la structure. Les chèvres feront l’objet d’une surveillance accrue pendant toute la durée du protocole, selon une grille permettant d’évaluer la température, le poids, le comportement alimentaire, l’anorexie, la présence d’un décubitus latéral et l’apparition de comportements anormaux. Un score sera donné par animal et si il est superieur à 2 alors il est sorti de l'experimentation. La mise en place des implants sous cutané pour le suivi de la température sera réalisée par des opérateurs expérimentés et habilités (animaliers), qui côtoient ces animaux quotidiennement. Un baume décongestionnant, antiseptique et cicatrisant sera appliqué en massage sur la zone concernée après mise en place de l’implant. Ces implants permettent donc de relever automatiquement la température et de supprimer les prises de température par voie transrectale. Un traitement en cas d'hyperthermie prolongée est administré. En cas de non recouvrement de l'etat , une euthanasie sera realisée.
Choix des espèces
L’espèce caprine est l’espèce cible. La physiologie et la réponse immunitaire des ruminants sont particulières à ces espèces. Le choix est d'étudier des chèvres primipares non gestantes en lactation.
Faisabilité d’une intervention d’exploration et d’ablation électrophysiologiques cardiaques sur modèle caprin
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
Quatre chèvres au maximum vont être utilisées, opérées du cœur sous anesthésie générale et tuées avant tout réveil. Chaque animal subit une intervention d'environ trois heures avec pose de cathéters, ponction pour accéder à l'oreillette gauche et brûlures du tissu cardiaque par radiofréquence, pour vérifier chez la chèvre une technique de cartographie et d'ablation déjà pratiquée sur l'humain. Le porteur prévoit deux animaux et n'en commandera deux autres qu'en cas de mort prématurée des premiers. Il affirme qu'aucun modèle in vitro, ex vivo ou informatique ne peut reproduire le fonctionnement du cœur lors d'une telle chirurgie.
Objectifs
La fibrillation atriale (FA) est l’arythmie la plus fréquente, avec une prévalence estimée en 2010 à 33.5 millions de personnes (3% de la population mondiale). En Europe et aux États-Unis, un adulte sur quatre développera une FA au cours de sa vie. Elle correspond à une action non coordonnée des cellules myocardiques auriculaires, entraînant une contraction rapide et irrégulière des oreillettes cardiaques. Les symptômes de ces problèmes d’arythmie sont des palpitations cardiaques, de la fatigue ou de l’essoufflement. La complication principale de la FA est l’embolie. En effet, la FA diminue l’efficacité des oreillettes, favorisant la formation de caillots. En France, on estime que la FA est responsable d’un quart des AVC diagnostiqués chaque année. L’ablation de FA est une thérapeutique importante pour le maintien des patients en rythme sinusal. Elle consiste à aller détruire ou isoler des zones de tissu à l’origine de l’arythmie sans ouverture thoracique. Lors de l’ablation de FA, une reconstruction précise des oreillettes est possible (quantifiant la géométrie et les signaux électriques locaux, en termes d’amplitude et de temporalité par rapport à une référence (carte d’activation)). Il est donc théoriquement possible de réaliser une carte de vélocités de conduction. Les objectifs de ce projet sont de valider la faisabilité d’une cartographie électro anatomique cardiaque chez la chèvre et de vérifier l’efficacité et la sécurité de lésions d’ablation par radiofréquence comparé aux paramètres utilisés chez l’homme.
Bénéfices attendus
Les objectifs de ce projet sont de valider la faisabilité d’une cartographie électro anatomique cardiaque chez la chèvre et de vérifier l’efficacité et la sécurité de de lésions d’ablation par radiofréquence comparé aux paramètres utilisés chez l’homme. Cette étude permettra une meilleur compréhension des déterminants de la taille et la profondeur des lésions d’ablation dans différentes cavités cardiaques Les résultats de cette étude permettront de mettre en place dans une étude future un modèle de FA chez la chèvre, et à terme, permettre un meilleur ciblage des mécanismes à l’origine des arythmies atriales chez les patients
Procédures
La veille du traitement, les animaux seront mis à jeun pour la nuit. Le jour du traitement, Les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale sous anesthésie générale et sous analgésie : Mise en place de cathéters veineux, et introduction des cathéters d’électrophysiologie dans l’oreillette droite Ponction transseptale pour accéder à l'oreillette gauche guidée par radioscopie Réalisation de la cartographie électro anatomique des oreillettes gauche et droite et brulures de tissu myocardique par radiofréquence dans les oreillettes et les ventricules. A la fin de l’intervention, les animaux seront mis à mort afin de récupérer les cœurs traités. L'intervention chirurgicale durera environ 3 heures au total.
Impact sur les animaux
La procédure est réalisée entièrement sous anesthésie générale et sous analgésie et l’animal ne sera pas réveillé à l’issu de la procédure. Cependant, la procédure est une intervention directe sur le cœur, et les risques sont la tamponade en cas d’hémorragie lors de la ponction transeptale ou lors des ablations ou l’accident vasculaire cérébrale (AVC)
Devenir
Les chèvres seront toutes mises à mort à la fin de la procédure afin de prélever leur coeur et faire les analyses macroscopiques et microscopiques.
Remplacement
Il n’existe pas de modèle in vitro, ex vivo ou de modèle simulé par ordinateur qui puissent - mimer l’anatomie et le fonctionnement du cœur lors d’une chirurgie - permettre de réaliser un enregistrement de l’activité électrophysiologique du cœur - avoir une idée précise de la taille des lésions créées par la sonde de radiofréquence.
Réduction
Afin de répondre aux objectifs du projet, nous prévoyons de réaliser la procédure sur 2 animaux. L'intervention chirurgicale sera réalisée par des médecins cardiologues qui maitrisent ces gestes très techniques sur l'homme, c'est pourquoi 2 animaux devraient être suffisants. Cependant, le geste chirurgical n'est pas maitrisé chez l'animal. En cas d'échec sur ces premiers animaux (mort prématurée avant la fin de l'intervention chirurgicale), nous prévoiront d'utiliser deux animaux supplémentaires. Ceux-ci ne seront commandés qu’en cas d’échec sur les deux premiers animaux.
Raffinement
Les chèvres arriveront sur place au moins 7 jours avant la procédure pour leur permettre de s’habituer aux lieux et ainsi diminuer leur stress. Elles seront logées par groupes sociaux afin de respecter leur comportement grégaire, dans un box sur litière de paille agrémenté de jouets (Elles seront cependant séparées en cas de mésentente). En cas de température inférieure à 10 degrés dans l’animalerie, un système de chauffage individuel sera activé. Le personnel animalier observera deux fois par jour le comportement des animaux . Les signes inhabituels seront immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation . Les animaux qui présenteraient des signes de mal-être ou de souffrance seront soignés et si jugé nécessaire par le vétérinaire traitant retirés de l’essai. La procédure se déroulera sous anesthésie générale (AG) et sous analgésique.
Choix des espèces
Le modèle choisi est la chèvre car la taille du cœur de la chèvre est semblable a celle de l’homme et la chèvre présente moins de risque de fibrillation ventriculaire lors de la manipulation des sondes dans le cœur par rapport aux autres espèces. De plus, c’est le modèle de référencepour les travaux de physiopathologie de la Fibrillation atriale. Les animaux seront adultes pour avoir un poids d’environ 60 kg et un cœur de taille similaire à celui de l’homme.
Test d’un supplément alimentaire riche en acides gras polyinsaturés oméga 3 pour prévenir les cycles courts induits par effet mâle, comme alternative à l’utilisation de progestatifs chez la chèvre
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
60 chèvres laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisées dans d'autres projets. Elles subissent un unique prélèvement sanguin à la jugulaire, sous deux régimes alimentaires, pour tester un supplément d'oméga-3 censé remplacer un traitement hormonal progestatif en insémination. Le porteur indique que le supplément peut réduire l'appétit ou provoquer des troubles digestifs, et que le prélèvement cause une douleur légère et brève. Le projet vise à valider une preuve de concept déjà obtenue chez la brebis.
Objectifs
L’Insémination animale (IA) a un rôle central pour l’organisation des schémas de sélection. L’IA est pratiquée en élevages de petits ruminants quasi exclusivement après le traitement des femelles avec un protocole hormonal d’induction et de synchronisation des chaleurs et des ovulations. Ce traitement a également l’avantage de rendre possible la reproduction hors saison sexuelle et de répondre ainsi à la contrainte de la saisonnalité de la reproduction des filières ovine et caprine pour pouvoir étaler la production tout au long de l’année. Or, le contexte sociétal et réglementaire de l'élevage incite fortement à la recherche de traitements alternatifs excluant l’utilisation d’hormones. Chez les ovins et caprins, des méthodes alternatives à l’induction et synchronisation hormonale des ovulations existent, notamment « l’effet mâle » qui consiste à stimuler l’activité ovulatoire des femelles en anœstrus saisonnier (au repos sexuel) par leur exposition à des mâles sexuellement actifs. La 1ère ovulation induite par cet « effet mâle » est très intéressante pour l’IA (synchronisation sur 24h) mais elle n’est pas fertile car le corps jaune formé (structure ovarienne qui sécrète de la progestérone, hormone essentielle pour le maintien d’une gestation) régresse de façon prématuré (cycle court). A ce jour, le seul moyen de prévenir ces cycles courts nécessite un prétraitement des femelles avec une hormone, la progestérone (ou des analogues de synthèse). Un protocole combinant un traitement hormonal progestatif et l’effet mâle est en cours de déploiment sur le terrain en élevages ovins et caprins pour la pratique de l’IA. Ce projet vise à developper une stratégie alimentaire pour remplacer ce traitement progestatif. Une étude prealable réalisée chez la brebis a montré qu’une supplémentation alimentaire en acides gras oméga-3 diminue significativement la fréquence des cycles courts infertiles induits lors d’un effet bélier. L’objectif de ce projet est de tester cette stratégie chez la chèvre laitière pour valider la preuve de concept dans cette espèce.
Bénéfices attendus
Validation de la preuve de concept sur l’utilisation d’une supplémentation alimentaire avec des acides gras oméga-3 pour prévenir les cycles courts induits par effet mâle chez les caprins. Ces résultats préliminaires attendus permettront ensuite de construire un nouveau projet autour de cette stratégie alimentaire dans l’objectif de developper un protocole de supplémentation efficace permettant de remplacer le traitement progestatif associé à l’effet bouc qui est nécessaire pour supprimer les cycles courts en vue de la pratique de l’insémination animale sans utilisation d’hormones.
Procédures
1 seul prélèvement sanguin sur animal vigile par individu. Le prélèvement sera réalisé par ponction à la veine jugulaire et dure moins de 30 secondes.
Impact sur les animaux
La supplémentation alimentaire, étant basée sur un apport lipidique, peut entrainer une diminution de l’apetit qui se retablira à l’arret de la supplémentation. Cet effet sera surveillé par la mesure journalière de la quantité de fourrage et du concentré non consommé par les chèvres. Le supplément lipidique de la ration pourrait aussi entrainer des troubles digestifs (i.e diarrhées), le cas écheant l’animal sortira de l’expérimentation dès l'appariton des symptômes. Si les troubles digestifs se généralisent dans le lot, l’expérimentation sera arreté. La diminution de l’apétit et l’apparition d’éventuels troubels digestifs est dépendante de la quantité de lipides ingérés. C’est pourquoi, nous supplémenterons la ration avec une quantité de microalgues n’ayant pas entrainé une perte d’apétit ni des signes digestifs indésirables lors de l’essai preliminaire réalisé chez la brebis. Lors de la prise de sang (par ponction à la veine jugulaire), les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée, mais pas de douleur chronique ou aigüe de forte intensité. Cette intervention n’entraine pas d’altération de l’état général. Le poil court des chèvres permet une visualisation aisée des veines. La contention des animaux pour la prise de sang par les expérimentateurs animaliers (en binôme) est faite dans un espace réduit (entre des claies ou au parc de tri) pour faciliter la contention et en présence de congénères pour limiter le stress dû à l’isolement. La présence répétée des expérimentateurs en interaction positive en dehors des prcédures (alimentation, traite, soins aux animaux) est associée à une diminution du comportement de fuite de l’animal et donc de son stress face à la contention. Une surveillance de l’état général des animaux et du site de prélèvement sera réalisée afin de traiter l’apparition éventuelle d’une inflammation (phlébite), d’un hématome voire d’une infection. Une surveillance journalière de l’état général des animaux sera aussi réalisée afin de detecter tous signe de dégradation.
Devenir
Les animaux expérimentaux pourront être réutilisés dans d'autres projets sous réserve d'un avis favorable du vétérinaire sanitaire de l'EU.
Remplacement
L’étude de l’effet d’une supplémentation alimentaire avec des acides gras oméga-3 sur la durée du 1er cycle ovulatoire induit par effet mâle ne peut être réalisée qu’avec l’utilisation d’animaux vivants. Aucune alternative n’existe.
Réduction
Le projet utilisera 60 chèvres au repos sexuel réparties en 2 lots de 30 individus (un lot supplémenté et un lot non-supplémenté). La variable à étudier sera la proportion de chèvres developpant un cycle court lors de la 1ère ovulation induite par l’effet bouc. Un calcul de puissance a été réalisé sur cette variable afin de déterminer le nombre de chèvres par lot. La fréquence de cycles courts attendue dans le lot témoin non supplémenté est de 85 % au minimum. Notre objectif est de diminuer cette fréquence à 50% (effet notable) dans le lot supplémenté. Avec 30 chèvres par groupe nous pourrons montrer une difference de 35% (85% vs 50%) . Pour comparer la fréquence des cycles courts des 2 lots de chèvres nous utiliserons le test exact de Fisher.
Raffinement
Les chèvres seront dans leurs conditions d’élevage habituelles (en groupe) dans un bâtiment d’élevage conventionnel sur litière paillé (surface de 2m carrés par tête) et feront l’objet d’une surveillance journalière pendant toute la durée du protocole. Le milieu est enrichi avec des disques à mordiller. Les prelevements de lait se feront manuellement sur leur poste à la salle de traite, ne nécessitant pas de contention supplémentaire. Les prélèvements de sang sont réalisés par ponction veineuse à la jugulaire par du personnel qualifié. La contention des chèvres pour les prélèvements sanguins se fera dans un espace réduit (entre des claies ou au parc de tri) en présence de congénères pour limiter le stress dû à l’isolement. La présence répétée des expérimentateurs en interaction positive en dehors des procédures (alimentation, soins aux animaux) est associée à une diminution du comportement de fuite de l’animal et donc de son stress face à la contention. Lors des prises de sang, les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée n’entrainant pas de trouble de l’état général (pas de douleur chronique ou aigüe de forte intensité). Le poil court des chèvres permet une visualisation aisée des veines. Une surveillance du site de prélèvement sera réalisée afin de traiter l’apparition éventuelle d’une inflammation (phlébite), d’un hématome voire d’une infection. Le cas échéant, un baume végétal décongestionnant, antiseptique et cicatrisant pourra être appliqué en massage sur les veines (Vetebiol). Une surveillance journalière de l’état général des animaux sera aussi réalisée. En cas de signes de maladie (fièvre >40°C, problèmes respiratoires, décubitus prolongé sur 48h, anorexie, perte de poids >à 15%...) un traitement adapté (antidouleurs, anti-inflammatoires, antibiotiques) sera mis en place par les animaliers selon le protocole de soins établi par le vétérinaire conseil de l’installation expérimentale ou avec son intervention si nécessaire.
Choix des espèces
La chèvre est l’espèce cible sur laquelle nous voulons valider la preuve de concept. L’étude sera réalisée avec des chèvres adultes primipares et multipares en lactation, étant traites 2 fois par jour (matin et soir). Il s’agit du profil de chèvres adultes mises à la reproduction chaque année dans l’élevage.
Effet de la fréquence de distribution et de la nature de la ration alimentaire sur l’ingestion, la production laitière et le comportement alimentaire des chèvres laitières
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
32 chèvres de race Alpine vont être utilisées, toutes gardées vivantes dans l'élevage à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles passent six semaines sur caillebottis, hors de leur aire paillée habituelle, avec pesée automatique et pose d'un accéléromètre à l'oreille, pour mesurer l'effet du rythme de distribution des rations sur l'ingestion et la production laitière. Le porteur présente l'objectif comme économique, l'alimentation représentant environ 60 % du coût de production du lait de chèvre. Sur le remplacement, il affirme que le recours aux animaux est "obligatoire" faute de pouvoir réaliser ces mesures individuelles en ferme commerciale.
Objectifs
La maîtrise des coûts alimentaires est un enjeu majeur pour la filière caprine. Aujourd’hui, les charges d’alimentation représentent environ 60% du coût de production (euros/litre de lait) des élevages caprins et une importante part de ce cout est liée aux aliments dits concentrés (en énergie : céréales, en protéines : tourteaux), par opposition aux aliments fourragers. Les élevages caprins utilisent en moyenne 570 g de concentrés pour produire 1 litre de lait. Cette dépendance aux aliments concentrés expose les éleveurs à la volatilité des marchés des matières premières et fragilise leurs revenus. A titre d’exemple, l’IPAMPA, qui est l’indice des prix des intrants pour la production de lait de chèvre, a augmenté de 14,4% entre 2020 et 2021. Un moyen d’action est de de réduire la part de concentrés dans les rations distribuées aux animaux et d’augmenter la part de fourrages, tout en maintenant un bon niveau de production laitière. Pour revoir le rationnement des chèvres laitières et augmenter la part de fourrages dans les quantités consommées, il est nécessaire de comprendre les bases de l’ingestion d’aliments plus fibreux et moins énergétiques que les concentrés. Les modalités de distribution de la ration (nombre de distributions dans la journée, ordre des fourrages distribués si la ration n’est pas mélangée) apparaissent comme des pistes intéressantes pour augmenter la consommation des fourrages utilisés dans la ration par les chèvres laitières. L’augmentation de la fréquence de distribution pourrait en effet stimuler l’ingestion et augmenter les quantités de fourrages ingérées. Cette hypothèse est liée au rythme circadien de la prise alimentaire chez les chèvres: elles sont plus motivées à manger la journée et ruminent pendant la nuit. Par ailleurs, le fractionnement des repas dans la journée contribue à une meilleure stabilité du pH du rumen et permet ainsi de maintenir la motivation à manger. Ainsi, les objectifs du projet sont : - de quantifier les effets du nombre de distributions journalières en fonction de la nature de la ration sur l’ingestion, la production laitière, la composition du lait et le comportement alimentaire des chèvres laitières, - de quantifier la variabilité individuelle de l’ingestion des chèvres laitières, Ce projet s’intègre dans un projet plus large, dans lequel une diversité de rations et de modalités de distribution sera testée.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de quantifier les réponses d’ingestion (quantités journalières, nombre de prises alimentaires dans la journée, temps passé à manger) des chèvres laitières pour 2 rations et 2 rythmes de distribution ainsi que les conséquences sur la production laitière. Il contribuera ainsi à améliorer les connaissances sur la valorisation de la ration par les chèvres laitières (quantité de lait produite par kg de matière sèche ingérée) en stimulant l’ingestion par la maîtrise de la distribution. Par ailleurs, le dispositif de mesures individuelles de l’ingestion produira des données originales sur la variabilité individuelle des chèvres laitières. Un des enjeux pour les élevages caprins est de faire au mieux avec cette variabilité : étant donné les effectifs, il n’est pas possible de rationner les animaux individuellement. La constitution de lots est incontournable et la ration d’un lot est conçue sur la base d’un animal « moyen » sensé être représentatif du lot. Produire des connaissances sur les facteurs de variations de l’ingestion des animaux permettra de mieux raisonner les critères utilisés en élevage pour la constitution des lots d’alimentation.
Procédures
Les animaux seront hébergés dans un dispositif sur caillebottis, pour éviter qu’ils ingèrent de la paille ce qui fausserait les mesures d’ingestion. Ils iront à la traite deux fois par jour, comme le reste du troupeau conduit comme un élevage laitier classique. Lors de chaque traite, ils seront pesés automatiquement via un système de balance au sol sur lequel ils marchent avant d’accéder au quai de traite et à leur place. Cette pesée ne nécessite donc aucune manipulation particulière. La production laitière est enregistrée par des compteurs à lait. Pendant l’essai, 16 animaux recevront une ration à base d’ensilage de maïs dont la composition a été conçue pour le limiter le risque d’acidose (forte part de fibres, faible part d’amidon). Ces animaux y seront progressivement adaptés avant l’essai pendant 18 jours, avec une incorporation de l’ensilage en augmentant la proportion tous les 5 jours. Les 16 autres animaux recoivent la ration à base de pulpe de betteraves, utilisée en routine dans l’installation.
Impact sur les animaux
Le projet implique que les animaux soient placés pendant 6 semaines dans un dispositif sur caillebottis, ce qui n’est pas l’environnement habituel de ces animaux (normalement sur aire paillée) mais qui permet d’éviter l’ingestion de paille et donc une mesure précise de l’ingestion. Pour limiter le temps passé sur le dispositif, en plus des 2 passages journaliers à la traite, chaque lot de 8 animaux aura accès, en groupe, à une aire d’exercice (entre 6 et 10 m²/lot) tous les jours pendant 30 minutes. Les pesées quotidiennes s’effectuent à l’entrée du dispositif de traite, sur un plateau de pesée au sol de l’aire d’attente. Ce dispositif est automatisé : les animaux marchent sur le plateau, sont idenfiés avec leur boucle et n’ont donc pas besoin dêtre manipulés. Cette pesée est habituelle pour eux : elle a lieu en routine, en dehors des essais. La ration à base de maïs a été conçue selon les recommandations nutritionnelles INRAE pour éviter les risques d’acidose (baisse du pH du rumen), avec une part importante de fibres (50%) et une part limitée d’amidon (16%). Les accéléromètres sont placés au niveau de la boucle à l’oreille des animaux. Des tests préliminaires ont montré que les chèvres s’habituaient bien à ce dispositif léger (15g). Le cas échéant, l’accéléromètre sera retiré. Le réallotement en début d’essai implique la mise en place d’une nouvelle hiérarchie, ce qui se passe généralement bien, les animaux étant habitués à changer de lot pendant la conduite de routine de l’élevage (par exemple au moment de la période de reproduction). L’adaptation au dispositif en portillons individuels est rapide car les animaux ont déjà tous été placés au moins une fois dedans. Les chèvres repèrent vite leur place et mangent sans problème. Néanmoins, durant les premiers jours, la surveillance reste accrue pour vérifier que tous les animaux s’alimentent sans problème.
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie dans l'établissement utilisateur à l'issue du projet.
Remplacement
Le recours à l’animal est obligatoire pour mesurer les quantités d’aliments qu’il consomme et caractériser son comportement alimentaire (nombre de repas dans la journée, vitesse d’ingestion). Il n’est pas possible de réaliser ces mesures individuelles en fermes commerciales étant donné le niveau d’équipement nécessaire.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans le projet a été choisi en prenant en compte 3 éléments : la taille du dispositif de mesure de l’ingestion individuelle (32 places) , les expériences antérieures sur la variabilité du comportement alimentaire et un nombre suffisant d’individus du point de vue statistique pour pouvoir quantifier un effet du nombre de distributions sur l’ingestion des chèvres laitières
Raffinement
Les 32 chèvres laitières passeront 6 semaines dans un dispositif de mesure individuelle de l’ingestion dont l’intérêt est d’avoir des cases collectives pour garder les animaux en lot, avec leurs congénères, tout en étant capable de mesurer précisément ce qu’ils ingèrent individuellement. Les animaux choisis pour ce projet ont déjà tous utilisés le dispositif de mesure et n’avaient pas montré de signes de stress, à savoir ils étaient capables de se coucher dans le dispositif, ne présentaient pas de baisse d’ingestion, de poids ou de production laitière. Pour améliorer l’environnement, des brosses seront installées dans chacun des 4 cases collectives. Il sera vérifié quotidiennement que les animaux se couchent bien dans la case. Si un animal ne se couche pas, un tapis en caoutchouc sera utilisé. Lors de la traite, un système de pesée automatique (sans manipulation des animaux) permettra de suivre le poids des animaux et ainsi détecter un éventuel problème lié à une baisse d’ingestion. L’état général des animaux (posture, positionnement vis-à-vis des congénères, signes sanitaires comme des boiteries, etc) sera contrôlé plusieurs fois par jour, en particulier pendant la distribution de la ration pour vérifier que tous les animaux s’alimentent correctement (présence à l’auge, comportement normal pendant l’alimentation, absence de boiteries lors du déplacement à la traite). En cas de détérioration de l’état d’un animal, un bilan sanitaire sera réalisé et si besoin, le protocole de soin établi par le vétérinaire référent sera appliqué. Avant d’intégrer le dispositif de mesure d’ingestion individuelle, les animaux seront habitués à la ration à base d’ensilage de maïs pendant 18 jours. Cette transition alimentaire sera réalisée sur une aire paillée, environnement habituel des animaux. L’ensilage de maïs sera intégré progressivement dans la ration à raison de 10%, 20% puis 30% par intervalle de 5 jours.
Choix des espèces
Le projet porte sur l’amélioration de l’élevage caprin, c’est donc l’espèce d’intérêt qui est utilisée. La race Alpine est une des 2 races majoritaires en France. Les animaux utilisés seront des chèvres en milieu de lactation pour pouvoir étudier les effets du nombre de distributions sur la production laitière et avoir des résultats représentatifs du contexte de production des élevages commerciaux
Etudes de tolérance chez l’espèce cible.
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Chiens : 32
Équidés : 32
Cochons : 128
Chèvres : 32
Moutons : 32
Bovins : 128
Poules : 128
Dindes : 64
Autres oiseaux : 32
640 animaux non-humains de dix espèces, dont des chiens, des porcs, des bovins et des équidés, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré. Le porteur décrit des essais d'innocuité de médicaments vétérinaires en situation de surdosage, avec examens cliniques, prises de sang et prélèvements d'organes. Il indique que des signes de toxicité sont attendus, pouvant parfois mettre en jeu la vie des animaux, et qu'aucun n'est maintenu en vie en fin d'étude. Sur le remplacement, il affirme que la réglementation européenne "impose" l'utilisation d'animaux de l'espèce cible.
Objectifs
Le projet vise à évaluer en laboratoire l’innocuité pour l’espèce cible de produits vétérinaires destinés à l’animal concerné (bovins, ovins, caprins, porcins, équins, lapins, chiens ou volailles) en répondant aux prescriptions de la réglementation européenne (European Medicines Agency, VICH GL43). L’objectif est d’établir la marge de sécurité du produit étudié, et dans la mesure du possible, d’identifier les effets indésirables en cas de surdosage ou d’administration prolongée par rapport aux conditions d’utilisation prévues.
Bénéfices attendus
Le projet vise à s'assurer de l'innocuité du médicament vétérinaire à la dose thérapeutique et vise également à s'assurer qu'il existe une marge de sécurité raisonnable (habituellement à trois fois la dose thérapeutique à laquelle aucun signe toxique n'est observé).
Procédures
Observations cliniques quotidiennes (sans manipulation des animaux); examens cliniques réguliers (généraux et au site d'injection), jusqu'à une fois par jour sur la période d'observation si nécessaire. Prises de sang : Typiquement une prise de sang en début et une en fin d’étude. Plusieurs prélèvements peuvent être requis en cours d’étude, jusqu’à 5 fois/étude. Prélèvements d’urine : Typiquement un prélèvement d’urine en début et un en fin d’étude. Plusieurs prélèvements peuvent être requis en cours d’étude, jusqu’à 5 fois/étude. Prélèvements de fèces ou de fientes : Plusieurs prélèvements peuvent être réalisés en cours d’étude, à une fréquence qui peut s’élever à 5 fois/étude. Prélèvement des différents tissus/organes de l'organisme pour histopathologie: selon le profil toxicologique; nécessite l'euthanasie des animaux en fin de procédure. Prélèvement du site d'injection pour histopathologie à différents temps de la procédure (évaluation de l'évolution des lésions).
Impact sur les animaux
Le projet visant à évaluer la toxicité en cas de surdosage, il est attendu, en particulier à la dose la plus élevée, des signes de toxicité sur les animaux. Ces signes peuvent parfois mettre en jeu la vie des animaux. La mise en place de points limites vise à réduire dans la mesure du possible l'impact sur les animaux.
Devenir
La règle générale est l'absence de maintien en vie en fin de projet quelle que soit la procédure.
Remplacement
Les textes réglementaires imposent l’utilisation d’animaux de l’espèce cible pour l’évaluation de l’innocuité d’un produit pharmaceutique vétérinaire (European Medicines Agency, VICH GL43).
Réduction
Le nombre de groupes et le nombre d’animaux par groupe nécessaires à l’évaluation de l’innocuité de produits pharmaceutiques vétérinaires sont définis réglementairement pour chaque type d’étude (European Medicines Agency, VICH GL43). Il s'agit de nombres minimum d'animaux à utiliser. Il est possible d'utiliser plus d'animaux et, dans ce cas, la ou les méthodes statistiques utilisés pour évaluer la tolérance du produit peuvent permettre de limiter le nombre d'animaux utilisés en plus du minimum requis par la réglementation.
Raffinement
Les conditions d'hébergement des animaux sont adaptées aux besoins physiologiques de ces derniers et leur permettent d'exprimer le plus possible leur gamme normale de comportements. Un enrichissement de l'environnement des animaux est mis en place. La contention des animaux vise à limiter au maximum le stress des animaux. Le bien-être des animaux est évalué quotidiennement par le personnel en charge des animaux: animaliers et vétérinaires.
Choix des espèces
Dans le cadre d’essais réglementaires pour la mise sur le marché de médicaments vétérinaires, l’étude doit être menée sur l’espèce cible. Pour les études d’innocuité générale, le stade de développement des animaux utilisés doit concorder avec le stade cible d’administration du produit vétérinaire selon la réglementation européenne. Si le produit est destiné à être administré à de jeunes animaux immatures, alors les animaux utilisés devront avoir un âge correspondant à l’âge minimal d’administration visé pour le produit. Sinon, les animaux utilisés sont généralement de jeunes adultes. Pour les études d’innocuité sur la fonction de reproduction et sur la glande mammaire, les animaux seront nécessairement matures sexuellement dans le premier cas, et aptes à assurer une production laitière dans le second cas.