Cochons

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Cochons : 14
Souffrances
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Devenir
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14 cochons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, huit d'entre eux étant opérés sous anesthésie sans réveil. Ils subissent une électrochimiothérapie de la colonne vertébrale d'une durée de trois heures, pour évaluer la toxicité du traitement sur la moelle épinière. Le porteur indique que six animaux sont réveillés après l'intervention et peuvent alors développer des lésions neurologiques, comme un déficit moteur des membres postérieurs. Il affirme qu'aucune méthode alternative, simulation ou modèle numérique, ne permet de modéliser cette toxicité.

Objectifs

Les patients souffrants de métastases osseuses vertébrales sont à risque de développer une compression médullaire lorsque les cellules tumorales envahissent le canal rachidien où se trouve la moelle épinière et les nerfs. On parle alors « d’épidurite métastatique ». C’est une complication grave puisqu’elle entraine d’importantes douleurs et un risque de handicap sévère et définitif : la paraplégie. La fréquence des compressions médullaires par épidurite métastatique est estimée à 5% des patients atteints de cancer. Elle est plus particulièrement fréquente chez les patients souffrants de cancer de la prostate, du sein ou du poumon.

Bénéfices attendus

La réalisation d’un traitement d’électrochimiothérapie en utilisant une chimiothérapie sans toxicité neurologique, telle que la bléomycine, permet d’espérer une destruction sélective des cellules tumorales sans séquelle neurologique. Le but du projet est donc de vérifier l’innocuité de l’électrochimiothérapie sur la moelle épinière en utilisant un modèle porcin. En l’absence de toxicité, ce traitement pourra être envisagé chez des patients souffrants d’épidurite métastatique pour évaluer l’efficacité anti-tumorale.

Procédures

L’ensemble des traitement d’électrochimiothérapie sera réalisé sous anesthésie générale. A aucun moment l’animal ne sera conscient ni susceptible de ressentir la douleur. Deux animaux seront utilisés en phase préliminaire pour valider la faisabilité de l'étude et 12 autres pour le projet à proprement parlé. Si les résultats des deux animaux préliminaires le permettent, ceux-ci seront inclus dans le groupe expérimentation (groupe 1 - N=6). Les animaux du groupe test et du groupe 1 (procédures aigus) seront sous anesthésie générale pendant la durée de la procédure (3 heures) avant d'être euthanasiés. Les animaux du groupe 2 (N=6) subiront la même procédure que ceux du groupe 1 mais seront réveillés et euthanasiés à J+3 (N=3) et J+28 (N=3).

Impact sur les animaux

L’ensemble des procédures expérimentales sera réalisé sous anesthésie générale. A aucun moment l’animal ne sera conscient ni susceptible de ressentir la douleur. Pour le groupe 3 (n=6) les animaux seront réveillés après le traitement d'électrochimiothérapie. Le risque, qui aura théoriquement été préalablement écarté lors des procédures du groupe 2 est l'apparition, après le réveil, de lésions neurologiques (déficit moteur des membres inférieurs ou sphincterien).

Devenir

L'ensemble des animaux seront euthanasiés afin de pouvoir réaliser l'étude anatomopatholgique des segments de moelles exposés à l’électrochimiothérapie.

Remplacement

Notre projet prévoit d’utiliser un modèle animal porcin car il n’existe actuellement pas de méthodes alternatives (simulation sur mannequin haute-fidélité́, simulation numérique) permettant de modéliser les éventuelles toxicités de l’électrochimiothérapie sur la moelle épinière : courant électrique et chimiothérapie.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux nécessaire, chaque animal sera son propre témoin.

Raffinement

L’ensemble des procédures expérimentales sera réalisé sous anesthésie générale balancée. A aucun moment l’animal ne sera conscient ni susceptible de ressentir la douleur. Les animaux du groupe 3 (N=6) seront évalués cliniquement, après leur reveil, à la recherche de signe de lésion neurologique (déficit moteur des membres inférieurs ou sphincterien) ou de tout autre signe de souffrance. Cette évaluation aura lieu deux fois par jours de J0 à J3 selon la grille d'évaluation (Annexe 1-2). Une attention particulière sera portée sur l'éventuelle altérration du comportement général (recherche de signe de passivité ou d'apathie) et de la locomotion (réticence à se déplacer, trouble de l'équilibre, paralysie...). L’atteinte d’un point limite est déterminée par un score basé sur des signes comportementaux, d’apparence générale permettant de quantifier la souffrance de l’animal (Annexe 1-2). En cas de doutes ou de constat d’un mal-être, l’information sera remontée au responsable du bien-être animal qui fera une contre-expertise du score. Selon le score obtenu, le responsable du bien-être animal prescrira des examens systématiques qui seront fait sous sédation et préviendra le vétérinaire désigné de la situation. La prise en charge de l’origine de la douleur devra entrainer la baisse du score. En cas de détérioration du score, le responsable du bien-être animal contactera le vétérinaire désigné pour effectuer des examens plus approfondis et définir la conduite à tenir. Pour améliorer le confort et le bien-être des animaux, les animaux seront hébergés en zone de réveil après l'intervention afin de s'assurer de leur parfaite récupération puis dès que cela sera possible, ils réintègreront la zone d'hébergement avec leurs congénères afin de réduire leur stress, à raison de deux par box. Du personnel animalier mettra quotidiennement à disposition un environnement stimulant (activité́ de fouissage, distributeur d’aliments, planche à gratter).

Choix des espèces

Le porc est l’animal le plus approprié pour notre étude à la fois du fait des caractéristiques physiologiques proches de l’homme, mais également en raison de son anatomie et la taille de ses vertèbre et de sa moelle épinière qui se prêtent aisément à la mise en place des aiguilles d’électrochimiothérapie.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Chiens : 10
Cochons : 15
Souffrances
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Devenir
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 15
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25 chiens et cochons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour évaluer par IRM fonctionnelle des dispositifs d'anesthésie dentaire. Chaque animal reçoit un cathéter veineux et des anesthésies générales répétées, avec injection d'anesthésique dentaire à l'aiguille ou par un nouveau dispositif, parfois complétée d'un courant de iontophorèse. Le porteur indique que les chiens pourront rejoindre l'effectif permanent pour être réutilisés, alors que les cochons seront "majoritairement euthanasiés" faute de réutilisation possible. Il affirme que l'évaluation de la douleur en temps réel par IRM ne peut se faire que sur animaux vivants.

Objectifs

L’anesthésie buccodentaire est actuellement effectuée de manière invasive via l’utilisation d’une aiguille. Or, cette dernière génère douleur et apréhension du patient. Le but du projet est de travailler sur des technologies en rupture permettant de sursoir à l’utilisation d’aiguilles métalliques d’une longueur supérieure au cm. L’évaluation de ces nouveaux dispositifs d’anesthésie dentaire sera effectuée grâce à la technique de l’Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle (IRMf). L’IRM est une méthode d’imagerie non-invasive et non-ionisante utilisant les propriétés magnétiques des atomes d’hydrogène qui nous composent. L’IRM fonctionnelle est une modalité qui permet d’évaluer en temps réel l’activité cérébrale du sujet en réponse à un stimulus (variations flux sanguin/oxygénation des aires cérébrales activées détectées par une séquence spécifique). L’objectif de ce projet est de réaliser une preuve de concept (POC) de nouveaux dispositifs d’anesthésie dentaire par IRMf afin de correspondre à la mise au point d’un système permettant d’atteindre de manière moins invasive une performance d’anesthésie équivalente à une procédure dentaire par injection dite « classique ».

Bénéfices attendus

L’objectif scientifique est d’évaluer l’efficacité de nouveaux dispositifs d’anesthésie dentaire, couplés ou non à la iontophorèse, pour empêcher le processus de douleur lors d’une intervention dentaire. La iontophorèse, si elle est utilisée, devrait accélérer la pénétration du produit anesthésiant dans les tissus. Son efficacité pourra être évaluée par un test de douleur ressentie lors d’une stimulation pertinente vis-à-vis d’une intervention dentaire en comparaison avec un protocole sans iontophorèse. Les résultats, communiqués à la communauté scientifique, doivent permettre de faire progresser les connaissances dans les deux domaines, à savoir les nouveaux dispositifs d’anesthésie dentaire et la iontophorèse pour la santé. Le second objectif scientifique est d’utiliser la technique d’imagerie par résonance magnétique pour évaluer la douleur ressentie. Le recours à cette technique permettrait d’ouvrir de nombreuses possibilités pour des études animales sous anesthésie avec une évaluation objective au lieu d’études sur patients volontaires, très onéreuses et longues à mettre en place, répondant à un score de douleur subjectif. Les études pourraient alors être plus précoces dans le développement de nouvelles technologies et permettre une meilleure efficacité des équipes de recherche. Enfin, le bénéfice à plus long terme du projet est de diminuer fortement le stress inhérent à la piqûre anesthésiante pour des soins dentaires et ainsi permettre à la population souffrant de phobies de mieux se soigner. Un fort bénéfice serait d’amener cette population à des soins plus précoces, diminuant leur coût car moins importants.

Procédures

Un catheter veineux sera posé à la veine céphalie (chien) ou auriculaire (porc) pour administrer le propofol ou l’alfaxalone (anesthésie sans effet analgésique) directement par voie Intra-Veineuse. Chez le Porc, l'anesthésie pourra également être réalisée grâce à une injection intramusculaire. Les animaux seront anesthésiés pour chaque point d’imagerie. Ces anesthésies seront espacées d’au minimum 2 jours. Avant les examens IRM, deux types d’anesthésies dentaires locales pourront être utilisés : - Injection via seringue et aiguille (bloc nerveux) d’un anesthésique local classiquement utilisé en dentisterie humaine tel que de la lidocaïne. - Utilisation du nouveau dispositif d’anesthésie dentaire locale. Les deux types pourront être utilisés le même jour sur le même animal, sur des zones différentes (exemple : injection gencive inférieure droite ; pose du nouveau dispositif gencive inférieure gauche). Les 5 animaux suivront le même protocole. La technique de iontophorèse pourra également être utilisée en complément afin de mieux faire diffuser l’anesthésique. Le courant a utiliser se situera dans la fourchette de 0,5 à 3 mA/cm2 pour des durées maximales de 15min. Au cours des examens IRM, des stimuli ayant pour but d’induire une douleur pulpaire brève seront répétés sur les dents de chaque animal. Ces stimuli seront induits par des méthodes utilsées en dentisterie humaine (exemple : spray réfrigérant) et ne dureront pas plus de quelques secondes chacun et seront espacés d’une période de repos. Une même zone (exemple : gencive inférieure droite) ne sera pas stimulée plus de 20 fois par animal par point d’imagerie. Par précaution les animaux recevront un antiinflammatoire avant réveil (meloxicam 0.4mg/kg IM). Si nécessaire, une injection de produit de contraste (acide gadotérique utilisé en médecine humaine et vétérinaire en IRM) par voie intraveineuse pourra être réalisée (0,2 mL/kg). Le nouveau dispositif d’anesthésie pourra également être chargé de d’acide gadotérique afin de vérifier grâce à un réhaussement de signal sur les images que le produit est correctement délivré dans les tissus.

Impact sur les animaux

Aucun effet indésirable majeur lié aux dispositifs testés n'est attendu. L’effet indésirable lié au dispositif pourrait être la douleur passagère légère liée à son application ainsi qu'ne douleur passagère liée à l’injection classique de lidocaïne comme réalisé par les dentistes en médecine humaine. Afin de prévenir des risques pouvant intervenir en rapport avec l’utilisation de la iontophorèse, nous nous baserons sur la littérature scientifique : le courant à utiliser devra se situer dans la fourchette de 0.5 à 3 mA/cm2 pour des durées maximales de 15 minutes. Trois articles scientifiques nous permettent d’établir cette fourchette pour l’utilisation de la iontophorèse dans la cavité bucale. Une première étude, menée dans la cavité buccale du lapin pour des applications de courant prolongées (4h), utilise la valeur basse de 0.5 mA/cm2 pendant 4h , valeur connue pour être acceptable pour des utilisations prolongées sur peau humaine et donc sans aucun risque (1). La valeur de 2 mA/cm2 a quant à elle été utilisée dans une publication recourant à la iontophorèse pour améliorer la diffusion d’une molécule active dans la muqueuse buccale de porcs, avec cette fois-ci l’application du courant pendant une durée courte de 10 minutes (2). Enfin, une valeur de 3 mA/cm2 pendant 4 minutes a été utilisée in vivo lors de tests sur lapin et a permis de démontrer l’intérêt du couplage entre dispositif d’anesthésie locale et iontophorèse pour l’anesthésie dentaire (3). Nous savons par ailleurs que des valeurs de courant élevées sont parfois utilisées sur patients par la technique d'électrostimulation transcutanée (TENS), pouvant aller jusqu’à 3mA/cm2 pour l’instrument NeurTrac Multi-TENS. Dans ce cas l’application des électrodes se fait sur la peau et une sensation de douleur peut être recherchée à des fins thérapeutiques, celle-ci restant bien sûr acceptable par le patient. Les porcs devront être hébergés individuellement durant toute la durée des procédures, du fait de l'implantation d'un catheter jugulaire. Cet isolement ne dépassera pas une durée de 2 mois. Des contact seront maintenus entre les animaux (visuels, olfactifs tactiles, sonores)

Devenir

La procédure envisagée n'est pas supposée générer de dommage chez les animaux: les chiens pourront rejoindre l'effectif permament de notre structure en vue d'une réutilisation ultérieure. Les porcs pourront également être réutilisés à des fin pédagogiques ou dans des procédures sans réveil. Les possibilités de réutilisation pour cette espèce sont cependant rares, les animaux seront majoritairement euthanasiés.

Remplacement

L’évaluation de la douleur en temps réel par IRMf ne peut être réalisée que sur animaux vivants. En effet, les séquences d’IRM spécifiques détectent les variations de la quantité d’oxygène apportée par le sang dans les différentes aires cérébrales activées suite à des stimuli.

Réduction

Le nombre de 5 animaux par dispositif testé nous semble être le nombre approprié pour obtenir les résultats escomptés. Si toutefois après le premier point d’imagerie* les résultats statistiques montrent qu’il faut plus de données pour avoir la puissance statistique souhaitée, des points d’imagerie supplémentaires (et non pas des animaux supplémentaires) pourront être ajoutés, en limitant les anesthésies générales à deux par semaine par animal (espacées au minimum de 3 jours). *après le premier point d’imagerie, les images seront traitées et analysées statistiquement : l'analyse statistique effectuée après le pré-traitement des images consiste à évaluer le signal BOLD (séquence IRM spécifique de l’IRM fonctionnelle) de chaque voxel le long du temps d'acquisition, et déterminer s'il suit de manière statistiquement significative (à l'aide d'un t-test) la succession de stimuli et temps de repos attendue. Des analyses moyennées sur les animaux faisant partie de la cohorte, et par zone d'intérêt du cerveau, seront menées pour évaluer moyenne et écart type des signaux d'activation de la cohorte étudiée. Les animaux n’auront pas besoin d’être euthanasiés pour histologie ou autopsie, par conséquent ils pourront être utilisés à différents points d’imagerie pour générer plus de données sans pour autant augmenter le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Afin d’assurer au maximum le bien-être des animaux, nous utilisons l’IRM, qui est une modalité d’imagerie non-invasive et non-ionisante contrairement à d’autres. Les animaux auront une période d’acclimatation à l’animalerie d'au minimum 7 jours avant le début des procédures expérimentales. Des points limites suffisamment prédictifs sont mis en place, même en l'absence de dommages attendus. Afin de limiter toute douleur éventuellement ressentie au réveil, les animaux recevront un traitement antalgique immédiatement après la fin des évaluations IRM (meloxicam 0.4mg/kg IM). Les animaux feront l'objet d'un conditionnement positif, basé sur des intéractions amicales avec les personnels en charge des soins, et l'administrations de récompenses lors de différents exercices (monter sur la balance, s'immobiliser, se coucher...), ceci afin de permettre des manipulations sans stress et avec un minimum de contraintes. Tous les animaux recevront un enrichissement du milieu adapté à leur espèce, régulièrement renouvelé (rotation des jouets par exemple). Des moments de récréation et de jeux avec les soigneurs seront mis en place. Les porcs équipés de catheters jugulaires devront être hébergés individuellement, mais conserveront un contact avec leurs congénaires grâce à des séparations de box ajourées.

Choix des espèces

Le porc est un modèle de choix pour l’ensemble des disciplines odontologiques car il présente des structures buccales similaires à l’homme comme la mandibule, la glande parotide, l’épaisseur de l’attache gingivale,… (1). De plus, il présente des propriétés de la peau/des muqueuses similaires à l’homme, que ce soit perméabilité, réseau vasculaire ou innervation (2). D’autres auteurs (3) ont utilisé ce modèle pour tester des molécules d’anesthésie buccale avec application de stimuli pour évaluer leur efficacité. Ce modèle est donc compatible avec nos objectifs scientifiques. Les chiens sont largement utilisés en recherche dentaire. Il présente des similarités avec l’homme notamment au niveau gingival. Il présente un parodonte identique à l’homme (4), et il est fréquemment utilisé en chirurgie muco-gingivale (5). La pulpe dentaire des chiens est richement innervée et est très similaire aux humains (6). C’est une espèce que l’on peut manipuler facilement et qui est compatible avec nos objectifs scientifiques. Les chiens seront adultes et les porcs seront des porcs juvéniles de moins de 70kg, afin d'avoir une anatomie buccale adaptée adaptée aux objectifs scientifiques du projet, notamment en ce qui concerne les dimensions des gencives.

  • Enseignement supérieur
Cochons : 60
Souffrances
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Devenir
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60 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie pendant au moins trois heures et tués avant tout réveil. Ils servent de support à la formation d'internes en chirurgie thoracique, abdominale, digestive et vasculaire, le coeur étant prélevé en fin d'intervention. Le porteur indique faire pratiquer "plusieurs gestes de diverses spécialités sur un même animal", ce qu'il décrit comme un moyen de "rentabiliser au maximum l'animal". Il affirme que les simulateurs ne permettent pas de gérer une hémorragie réelle et conclut que le recours à l'animal vivant est "indispensable".

Objectifs

Ce projet a pour objectif de former des internes en chirurgie aux techniques chirurgicales spécialisés par coeliscopie ou laparotomie en chirurgie thoracique, abdominale, digestive, vasculaire...

Bénéfices attendus

Le DES permet aux internes en chirurgie de se former sur des techniques spécifiques de chirurgie pour à terme obtenir le DES et transposer ces techniques chez l’humain.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale de minimum 3h, dépends des gestes effectués.

Impact sur les animaux

Le transport de l’animal au bloc opératoire et la chirurgie, sont les deux points où l’animal pourrait ressentir du stress, douleur ou souffrance. Afin de d’éviter cela, des protocoles précis de sédation, anesthésie et analgésie sont réalisés.

Devenir

En fin de chirurgie le coeur est prélevé, c'est pourquoi ils sont euthanasiés par la suite.

Remplacement

Il existe des méthodes d’entrainement en chirurgie tels que les simulateurs haute et basse fidélité ou la réalité immersive . Cependant, ces dispositifs ont leur limite. Dans le cadre de notre formation, ils ne permettent pas d’appréhender la gestion de l’hémostase (hémorragie), la faisabilité d’un prélèvement d’organe et de sa réimplantation, la gestion d’une fuite de liquide cérébro-spinal. C'est pourquoi, le recours au modèle animal vivant est indispensable pour acquérir et maîtriser les techniques de chirurgie pour pouvoir ensuite, une fois le diplôme obtenu, les appliquer sur l‘humain.

Réduction

Cette formation est annuelle et nous essayons au maximum de réduire le nombre d’animaux au fil des années. En effet, nous prévoyons moins d’animaux (60 au lieu de 80) par rapport à notre précédente demande faite en 2015. Ici, nous utiliserons au maximum 60 animaux pour 5ans. Ce nombre sera revu à la baisse et uniquement à la baisse en fonction du nombre d’internes inscrits. De plus, plusieurs chirugiens effectuent plusieurs gestes de diverses spécialités sur un même animal, toujours dans l'objectif de rentabiliser au maximum l'animal.

Raffinement

Les animaux utilisés pour cette formation proviennent d’un éleveur agrée. Ils sont identifiés et transportés dans des conditions confortables sur de la sciure dans le camion. Afin de réduire au maximum la souffrance et douleur de l’animal lors de la chirurgie, les animaux sont sous couverture anesthésique et analgésique chimique adaptée. Du personnel qualifié suit la profondeur de l’anesthésie et la qualité de l’analgésie durant toute l’intervention. A la fin du TP, l’animal n’est pas réveillé. De plus, des points limites per-opératoire ont été établis avec des actions mises en places en conséquences.

Choix des espèces

Le porcelet de 40 kg est l'animal le plus proche de l'anatomie humaine car la taille de ses organes et son métabolisme permet aux chirurgiens de se mettre en situation similaire à la chirurgie d'un patient humain. Nous pouvons utiliser la même instrumentation et les gestes techniques sont les même que chez un patient opéré. Les porcelets utilisés sont des jeunes adultes de 3 à 4 mois d'environ 40 kg. Le choix de ce stade de développement est tout simplement dû au poids de l'animal approchant du poids moyen d'un jeune humain. Un poids supérieur poserait un problème de manipulation (pas de matériel de levage adapté). De plus, ce modèle permet d’utiliser les mêmes instruments que chez l’humain.

  • Enseignement supérieur
Cochons : 25
Souffrances
▲ 25
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Devenir
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 25

25 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Chaque animal sert de support à des travaux pratiques de chirurgie (intubation, laparotomie, contrôle des saignements, sutures) menés par des stagiaires, non pour produire des connaissances mais pour la formation à la chirurgie expérimentale. Le porteur indique recourir à la vidéotransmission pour limiter à un seul cochon par session de neuf stagiaires. Il décrit des simulateurs et des pieds de porc artificiels mais affirme qu'aucun ne reproduit les procédures complexes et conclut qu'il est "nécessaire d'avoir recours à l'animal".

Objectifs

Cette formation explique et montre les différentes étapes d’une intervention chirurgicale. Il s’agit de l’anesthésie en incluant la préparation de l’animal, de la maîtrise et du contrôle des paramètres opératoires et de bien conduire l’analgésie en utilisant une surveillance systématique pendant et après l’intervention chirurgicale: savoir mener une intervention du début à la fin. Les gestes sont présentés à chaque intervention en insistant, au fils des jours sur ce qui est nouveau. Des documents types sont distribués aux étudiants afin de leur permettre d’établir pour chaque future procédure expérimentale le plan de procédure chirurgicale détaillée (matériel, traitements analgésiques et anesthésiques), les points limites per et post-opératoires et le monitorage postopératoire du bien être de l’animal. Les actes présentés sont les gestes de bases de la chirurgie, transposables à toutes les espèces. Il s’agit de l’intubation trachéale, laparotomie, du contrôle de l’hémostase (comment arréter un saignement), du contrôle pédiculaire, de la dénudation veineuse et artérielle. Sont aussi enseignés les principes des sutures vasculaires parenchymateuses et digestives, puis de la fermeture des voies d’abord (dans les « règles de l’art ») afin de permettre une survie prolongée de l’animal dans des conditions de confort optimales.

Bénéfices attendus

Cette formation explique et montre les différentes étapes d’une intervention chirurgicale. L’ensemble des procédures chirurgicales sera filmé et retransmis en direct sur grand écran dans la salle opératoire. Par groupe de 2, les étudiants effectueront deux procédures chirurgicales (un aide et un opérateur pour chaque procédure). Chaque stagiaire exécute, à tour de rôle et sous contrôle d’un chirurgien enseignant, le geste technique (en reprenant le principe « du compagnonnage » de l’enseignement de la chirurgie humaine) Ainsi chaque étudiant pourra observer l’ensemble des procédures et être évalué sur sa pratique chirurgicale sans avoir besoin d’augmenter le nombre d’animaux. Le choix des instruments est adapté aux techniques de chirurgie « classique », micro-invasive afin d’éviter les lésions et délabrements superflues des tissus, sources de douleurs. Cette démarche est calquée sur la chirurgie de l’homme par la rigueur des gestes et la mise en pratique des descriptions de l’anatomie chirurgicale afin d’obtenir des résultats scientifiques plus fiables et reproductibles. La particularité de cet accompagnement est d’offrir tout le temps nécessaire au stagiaire pour parfaire ses connaissances de manière interactive sans les contraintes habituelles liées au respect et aux exigences des protocoles en matière de durée.

Procédures

Les animaux seront tous soumis à une procédure chirurgicale sans réveil.

Impact sur les animaux

Cette procédure étant sans réveil, il n'y aura aucune nuisances ou effet indésirables sur les animaux. Les points limites per-opératoires terminaux définis correspondent à des complications de la chirurgie et conduiront tous à l'arret de la procédure et à la mise à mort de l'animal.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale. L'enseignement des gestes chirurgicaux et la durée de la procédure seraient incompatibles avec un réveil de l'animal.

Remplacement

Cet enseignement pratique, dédié à la formation à la chirurgie expérimentale exploite plusieurs moyens de simulation afin de diminuer le nombre d’animaux nécessaires (apprentissage sur tissu artificiel, sur pied de porc, vidéo-retransmission). Toutefois, il n’existe aucun moyen de simulation capable de reproduire la pratique des procédures chirurgicales complexes. Par exemple la réalisation d’une hémostase chirurgicale est un élément essentiel à acquérir pour un scientifique afin qu’il sache comment contrôler un saignement au cours d’une chirurgie expérimentale. Il est de notre mission dans cet enseignement de former les étudiants afin qu’ils acquièrent un geste chirurgical sûr qui leur permettra à leur tour de raffiner au maximum leurs procédures expérimentales. Aux vues de ces éléments, il est donc nécessaire d'avoir recours à l'animal pour cet enseignement.

Réduction

Nous avons minimisé au maximum le nombre d'animaux nécessaire pour cet enseignement. En développant la vidéotransmission le jour de l'intervention, un seul cochon sera nécessaire pour chaque session de formation (9 stagiaires maximum). Cette procédure étant sans réveil, nous avons également réalisé des vidéos pour enseigner comment réveiller un animal et effectuer le suivi post-opératoire.

Raffinement

Afin de tenir compte des besoins quotidiens de nos animaux et d’améliorer leur bien-être, les porcs auront une nourriture adaptée, de l’eau de boisson à volonté et seront stabulés en groupe pour permettre un contact régulier entre congénères et réduire le stress dans un box de 9m2 (individus de poids

Choix des espèces

Le porc a été choisi comme modèle de la chirurgie du gros animal (module 2) car il est devenu l'animal de taille humaine de référence. En effet, il est très proche de l'Homme d'un point de vue physiologique et anatomique (taille, structure et morphométrie des organes). De nombreuses constantes biologiques sont très similaires à l'Humain. De plus la recherche appliquée sur les dispositifs médicaux peut être conduite avec les prototypes à taille humaine en utilisant les mêmes procédures et instruments que chez l’humain. Le recour au Porc permet également de n'utiliser qu'un seul animal par session de formation.