Mammifères "de rente"

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  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 42
Souffrances
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Devenir
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 42

Aucun porc n'est réveillé, le protocole exigeant le prélèvement du cœur. 42 porcs de trois mois vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie profonde, tués par l'injection d'une solution froide et riche en potassium qui ralentit puis arrête leur cœur, après ouverture du thorax. Le cœur prélevé est ensuite conservé soit au froid statique à 4 °C, soit sous machine de perfusion oxygénée, avec ou sans prétraitement à la colchicine, pour comparer les lésions inflammatoires de la microcirculation. Le porteur écrit qu'en dehors du stress de la prémédication aucune nuisance supplémentaire n'est prévue, et annonce que la technique pourra être utilisée en médecine humaine si la démonstration aboutit.

Objectifs

La transplantation cardiaque reste la méthode de référence du traitement de l’insuffisance cardiaque avancée mais souffre de pénurie de greffons. Les méthodes de conservation des greffons au moment de l’explantation sont primordiales pour éviter le développement de lésions inflammatoires au niveau de la microcirculation. En effet, ces lésions sont en partie responsables de la défaillance primaire du greffon cardiaque transplanté, responsable d’une mortalité non négligeable en clinique humaine. Dans le cadre de notre projet sur un modèle de gros animal, nous avons deux objectifs : 1) comparer plusieurs méthodes et montrer que la conservation du greffon cardiaque sous machine de perfusion oxygénée induit moins de phénomènes inflammatoires que le coeur explanté et conservé comme classiquement au froid statique à 4°C ; 2) confirmer que la colchicine, qui possède un effet cardioprotecteur après un évènement coronarien aigu, atténue ces lésions dans les deux modèles de conservation du greffon.

Bénéfices attendus

Pour soigner l'insuffisance cadiaque, les patients nécessitent de greffons préservés le plus longtemps et dans les meilleurs conditions possibles pour éviter des complications pouvant aller jusqu'à la mort. Grâce à ce projet, si nous démontrons d'une part que la préservation du greffon par machine de perfusion ex vivo donne de meilleurs résultats que la conservation froide statique sur les paramètres inflammatoires, et d'autre part que la qualité de préservation se maintient au moins 6 heures, dépassant largement les temps limités d'ischémie froide, alors cette technique pourra être utilisée en médecine humaine. De plus, si nous montrons que la colchicine a un effet protecteur sur les lésions avec les deux méthodes de conservation, alors elle sera un outil supplémentaire pour améliorer la qualité des transplantations.

Procédures

L'animal sera anesthésié profondément avant la réalisation de la chirurgie permettant l'accès au coeur et l'injection d'une solution de cardioplégie destinée à ralentir puis arrêter les battements cardiaques. Dès que le coeur sera arrêté, il sera prélevé et conditionné selon les techniques choisies.

Impact sur les animaux

Le protocole prévoit la mise à mort de l'animal par ralentissement puis arrêt cardiaque par l'injection d'une solution froide et riche en potassium (solution de cardioplégie) nécessitant l'ouverture du thorax. En dehors des contraintes liées à la préparation de l'animal (stress au moment de la prémédication), aucune nuisance supplémentaire n'est prévue puisqu'il s'agit d'une procédure sans réveil, au cours de laquelle la gestion de la douleur et de l'anesthésie seront rigoureusement surveillées.

Devenir

Aucun animal ne sera réveillé, le protocole nécessitant le prélèvement du coeur.

Remplacement

Il n'existe pas à ce jour de modèles alternatifs au modèle animal pour étudier le métabolisme myocardique en conditions physiologiques. Ce métabolisme ne peut actuellement pas être étudié par simulation numérique, ni à partir d'un modèle mathématique. De même, la perfusion d'organes ex vivo reposent sur l'utilisation d'un organe et non d'un tissu ou d'une culture cellulaire (pas d'alternative in silico ou in vitro) ; il est donc nécessaire dans notre approche d’utiliser un coeur prélevé sur un système vivant et battant. Par ailleurs, seul un modèle sur le gros animal permet d'extrapoler facilement les résultats à l'homme dont le système cardiovasculaire est proche sur le plan physiologique et métabolique.

Réduction

Le nombre d'animaux a été calculé afin de pouvoir réaliser les tests de comparaisons statistiques entre les groupes. Nous utiliserons des modèles d'analyse de la variance pour nos analyses statistiques. Au total 42 animaux seront utilisés pour cette étude afin de mettre en évidence une diminution significative entre les groupes. L'analyse statistique sera réalisée avec un logiciel spécialisé.

Raffinement

Une seule procédure expérimentale sans réveil est prévue dans ce protocole. Au delà des conditions règlementaires et habituelles d'hébergement et de respect du bien-être des animaux, la maîtrise des conditions de préparation et d'anesthésie des animaux évitera toute nuisance supplémentaire. La douleur au cours de la procédure sera contrôlée et prévenue par un morphinique avant l'ouverture du thorax. Par la suite, l'injection d'une solution visant à arrêter le coeur (cardioplégie) entraînera la mise à mort sans souffrance de l'animal.

Choix des espèces

Le porc présente une physiologie circulatoire proche de celle de l'Homme (fréquence et débit cardiaque identiques). La modélisation chirurgicale est facilitée par l'usage du gros animal. Cette convergence permet une adaptation optimale de l'espèce aux expérimentations et limitera au minimum le nombre d'animaux testés (moins d'échec technique). Les animaux sont choisis au terme du post-sevrage à l'âge de 3 mois, pour des raisons techniques d'une part (poids entre 35-40 kg) et pour des raisons de coût d'autre part. En effet, à ce stade de développement les diamètres de vaisseaux correspondent à ceux de l’humain et permettent donc de réaliser l'étude dans de bonnes conditions, et de prélèver des quantités suffisantes d'échantillons ex-vivo.

  • Formation professionnelle
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Cochons : 3
Souffrances
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▲ 3
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Devenir
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 3

Le premier des trois porcs reste sous anesthésie générale jusqu'à quatre heures, le temps que quatre opérateurs s'exercent à poser des cathéters dans une à trois veines ou artères chacun. Ces 3 porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Le projet se présente comme un progrès de raffinement au sens de la directive 2010/63/UE, avec une anesthésie plus courte et un risque infectieux réduit, et le porteur décrit la pose échoguidée comme "très peu invasive" et les prélèvements suivants comme "totalement indolores". Le premier porc est tué à la fin de l'intervention parce que de nombreux vaisseaux y ont été cathétérisés, que l'opération a duré et que l'asepsie n'y est pas complètement maîtrisée, les deux autres au terme de trois semaines, leurs muscles, foie et reins pouvant être récoltés.

Objectifs

Dans le cadre de la directive 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, retranscrit en droit français par le décret no 2013-118 du 1er février 2013, le raffinement des techniques utilisées en expérimentation animale est souligné. Le but de ce projet est d'améliorer la technique de pose de cathéter veineux central ainsi que d'autres voies d'accès sanguines sur 3 porcs, grâce à un appareil d'échographie, pour réaliser par la suite des études de cinétique tout en minimisant au maximum la souffrance pour les animaux. De plus ce projet permettra de former des opérateurs à cette nouvelle technique (4 opérateurs) La 2e partie de ce projet permettra de vérifier le bon maintien des cathéters et de réutiliser deux animaux pour réaliser une cinétique plasmatique comprenant une association d'antibiotiques classiquement utilisée en médecine vétérinaire, notamment dans la filière porcine, pour traiter certaines infections. Cependant les posologies actuelles ne sont pas optimales pour avoir un traitement le plus efficace possible. Cette 2e procédure permettra ainsi de compléter les données déjà obtenues lors d'une précédente saisine afin d’améliorer l’analyse des résultats. Cette 2e procédure permet donc d'optimiser l'usage de 2 de ces 3 porcs, suite à la formation sur la pose des cathéters, par la mise en place d'une cinétique de prélèvement sanguin. La répétition de ces prélèvements confirmera la fonctionnalité des cathéters et le bon maintien des bandages grâce à une évaluation à moyen et long terme.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de la mise en place de cette nouvelle technique de cathéter central sont multiples : - réduction de la durée d'anesthésie des animaux (environ 30-45min contre plus de 2h avec la technique chirurgicale) - diminution du risque infectieux car il n'y a pas d'ouverture chirurgicale, le seul geste étant le passage de l'aiguille et du cathéter au niveau du cou. Celui-ci n'étant pas fixé au vaisseau comme lors de la technique précédente, il peut être retiré facilement en cas d'infection. Amélioration globale du bien-être des animaux grâce aux points précédents. Concernant les prélèvements sanguins de l'association d'antibiotique, les données récoltées permettront par la suite de proposer une posologie plus adaptée lorsque le recours à cette association d’antibiotique est nécessaire en élevage agricole.

Procédures

Pour le premier porc, une anesthésie générale sera effectuée afin d'effectuer l'ensemble des poses de cathéter sur chaque site recherché. La durée dépendra du temps d'apprentissage de chaque intervenant en fonction de leur maitrise et de leur expérience mais ne dépassera pas 4 heures. Les 2 porcs restant ayant reçu une pose de cathéter central au niveau de la veine jugulaire externe auront une anesthésie générale d'une durée moyenne de 30-45 min. Le placement du cathéter central de façon écho-guidée, permet de réduire la durée de l'anesthésie et de minimiser le risque infectieux. Cette procédure peut être source de stress et de douleur mais une contention maitrisée suivi d’une anesthésie/analgésie adaptée permettra de réduire au maximum ces désagréments. Une fois le cathéter posé, les prélèvements de sang seront totalement indolores et sans contention particulière, et auront lieu sur une période de 56h. Puis les porcs seront gardés au maximum 2 semaines afin d'évaluer quotidiennement la fonctionnalité des cathéters. Chaque manipulation de contention+gavage ne dure pas plus de quelques minutes. Les animaux seront hébergés durant les deux semaines de prélèvement dans une salle commune avec box individuel disposant de séparation ouverte favorisant les relations sensorielles (contact visuel, contact olfactif et tactile groin à groin) entre chaque animal tout en évitant d’abimer ou détériorer les cathéters.

Impact sur les animaux

La procédure de pose de cathéter sera réalisée sous anesthésie générale et avec des conditions d'asepsie stricte. Une fois le cathéter posé les prélèvements de sang et l'entretien des cathéters seront totalement indolores et donc non générateurs de stress. Il n'est pas attendu d'effet indésirable sauf un éventuel risque d'infection en cas d'erreur d'asepsie et/ou de mauvais entretien des cathéters (risque très faible). Pour éviter tout problèmes respiratoires durant l'anesthésie générale, un contrôle permanent sera effectué par un assistant expérimenté et complété par un monitoring respiratoire. Un tapis chauffant est associé durant l'ensemble des actes chirurgicaux afin de maintenir la température corporelle de l'animal. L'association d'antibiotique utilisée sera une spécialité vétérinaire disponible sur le marché et la dose sera conforme à ce qui est indiquée dans la notice de ce médicament, donc sans effet toxique attendu.

Devenir

Le premier porc sera mis à mort lors de la fin de l'intervention chirurgicale, car beaucoup de vaisseaux sanguins ont été cathétérisé, que l’intervention a été longue, sans une complète maitrise de l’asepsie. Les deux autres porcs seront mis à mort à l’issue des 3 semaines d’expérimentation dans des conditions éthiques, et des tissus d’intérêt (muscle, foie reins) pourront être récoltés.

Remplacement

Un entrainement et une formation avec un expérimentateur aguerri à la technique avec échographe a déjà été effectué pour 2 opérateurs, et d'autres entrainements sur des mannequins/fantômes sont prévus pour maintenir le geste de l'échographe lors de la pose de cathéter. Cependant, il est nécessaire de pratiquer cette technique in vivo sur un faible nombre d'animaux afin d'asseoir les gestes techniques et évaluer l'efficacité de cette méthode tout en maintenant et maitrisant les règles sur poste chirurgicale : asepsie, anesthésie et d'analgésie. De plus la maitrise des bandages ne peut se réaliser que sur animaux vivant. Ce contrôle nécessite une supervision des fixations du bandage sans en gêner l'ensemble de ses mouvements à court terme puis long terme par l'augmentation de la masse corporelle de l'animal. La durabilité de l'ensemble de ces gestes doit être contrôler et évaluer à moyen et long terme. La réalisation de ces contrôles servira à la réalisation d'une cinétique plasmatique d'une combinaison d'antibiotique, procédure qui ne peut pas être remplacée par des méthodes in vitro.

Réduction

Le nombre minimal d'animaux (3 porcs) a été défini pour permettre une manipulation de l'ensemble des opérateurs (4 opérateurs, entre une et 3 veines et ou artères par opérateur). Concernant la cinétique plasmatique, le nombre d'animaux est faible mais complète des données déjà générées. De plus après administration intraveineuse, la variabilité inter-animale est bien moindre que par voie extravasculaire et un nombre suffisant de prélèvements dans le temps seront réalisés. Il n'y aura pas de statistiques réalisées les cinétiques étant descriptives.

Raffinement

Les animaux recevront une pré-anesthésie en intramusculaire puis anesthésie gazeuse initiée avec un masque puis relayée par intubation intratrachéale. Utilisation d'un anesthésique local au niveau du point d'insertion cutané des cathéters. La pose de cathéter sous échographie est très peu invasive et l'ensemble des anesthésiants ont un effet analgésique suffisant pour ce type de procédure. Un anti-inflammatoire sera utilisé en cas de manifestation de douleur de l'animal après la pose des cathéters. Les porcs seront hébergés ensemble lors de la phase d'acclimatation (5-7 jours) puis seront seuls par case (sur caillebotis) après la pose du cathéter afin de limiter les risques d'arrachement. Cependant, les barrières entre cases permettent un contact visuel, olfactif et tactile (groin à groin) entre porc voisin. Des jouets seront mis à disposition : jouets à mâcher en caoutchouc et jouets à mâcher suspendus (de type disque en caoutchouc, chaine) sur support amovible. Les cathéters seront protégés avec un bandage adéquat qui sera vérifié régulièrement et changé s'il est trop souillé. Un suivi-post anesthésie individuel des animaux sera effectué. Les injections et prises de sang seront indolores grâce à la pose des cathéters. Des sessions d’interactions positives sont régulièrement effectuées lors des prélèvements sanguins par des caresses et grattages, ce qui permet d’améliorer le bien-être des animaux.

Choix des espèces

Il s'agit de l'espèce cible utilisée au laboratoire pour les études de cinétique plasmatique. Les porcs auront un stade de 60 jours correspondant à un poid de 20kg à leur arrivée. Les porcs de ce poids sont généralement utilisé dans nos projets de cinétiques. De plus à ce stade, les animaux sont plus facilement manipulables, permettant d’assurer la sécurité des animaux et des opérateurs.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Moutons : 100
Souffrances
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Devenir
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Faire naître des agneaux hors de la saison de reproduction, pour maintenir l'offre de lait et de viande toute l'année, conduit à utiliser 100 brebis adultes de deux races allaitantes dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque brebis reçoit une éponge vaginale imprégnée de progestatif puis sept prélèvements de sang à la veine jugulaire, avant l'introduction de béliers destinés à déclencher les chaleurs. Le projet est présenté comme une réponse au contexte sociétal et réglementaire qui pousse à réduire l'usage des hormones, alors que le traitement progestatif est maintenu et que seule l'injection d'eCG disparaît. Toutes les brebis restent en vie dans l'établissement à l'issue, sauf celles qui déclarent une maladie sans réponse au traitement ou une blessure jugée non soignable, tuées par surdosage de barbiturique.

Objectifs

Chez les ovins et caprins, il existe au cours de l’année une période d’activité sexuelle maximale (saison sexuelle), en général d’août à janvier, et une autre d’activité minimale ou de repos sexuel, en général de février à juillet. Cette saisonnalité de la reproduction conduit à des variations annuelles dans la disponibilité des produits (lait/viande), la reproduction hors saison sexuelle (désaisonnement) est alors une solution pour maintenir l’offre toute l’année. Le traitement hormonal d’induction et de synchronisation des chaleurs et des ovulations (combinant 2 médicaments vétérinaires chez les ovins) est aujourd’hui la pratique la plus efficace pour désaisonner la reproduction. Son utilisation est associée à l’Insémination Animale (IA). Or, le contexte sociétal et réglementaire incite fortement à la recherche de méthodes alternatives réduisant voire excluant l’utilisation d’hormones, pour synchroniser les chaleurs des femelles. La pratique de l’effet mâle pour l’IA hors saison sexuelle est une solution alternative, consistant à induire l’activité ovulatoire des femelles en anoestrus saisonnier (repos sexuel) par leur exposition à des mâles sexuellement actifs. Toutefois, son utilisation en élevage est freinée par la moindre synchronisation des chaleurs obtenue. Des essais ont été conduits dans des races de brebis laitières afin d’améliorer la synchronisation des ovulations en pré-traitant les brebis avec un progestatif (sous forme d’éponge vaginale, traitement vétérinaire utilisé en élevage) avant l’introduction des béliers parmi les brebis pour l’effet mâle, afin de pratiquer ensuite une IA. La plupart de ces essais ont concerné des races laitières qui ont la faculté de "désaisonner" naturellement. Or des essais sont également nécessaires pour les races de brebis allaitantes et notamment pour les races herbagères, dites saisonnées. L’objectif de ce projet est d’étudier pendant l’anœstrus saisonnier, la cinétique des venues en chaleur et des ovulations induites par l’effet mâle chez des brebis prétraitées avec un traitement progestatif, dans deux races allaitantes : une race dite saisonnée et une race qui "désaisonne" facilement au printemps.

Bénéfices attendus

Nous cherchons à faciliter la mise en œuvre par les éleveurs d’ovins allaitants d’une mise à la reproduction des brebis par insémination animale (IA) après induction et synchronisation des chaleurs et ovulations par effet mâle : d’une part en améliorant la synchronisation des chaleurs grâce à un traitement progestatif préalable (sous forme d’éponge vaginale), d’autre part en réduisant l’utilisation d’hormones pour le traitement de synchronisation (l’effet mâle remplaçant l’injection d'eCG - habituellement associée à l’éponge vaginale).

Procédures

Les brebis seront soumises à des prélèvements de sang : au total 7 prélèvements/brebis, avec une durée de prélèvement moyenne d'environ 30 secondes par brebis, et un délai minimum de 3 jours entre chaque prélèvement. Chaque brebis aura une pose d'éponge vaginale (traitement vétérinaire), la pose durant quelques secondes et étant faite avec un applicateur dédié.

Impact sur les animaux

Un stress léger peut être ressenti par les brebis lors de la contention pour la pose d’éponge vaginale et pour les prélèvements de sang. Lors des prélèvements de sang (par ponction à la veine jugulaire), les brebis peuvent ressentir une douleur légère de courte durée, mais pas de douleur chronique ou aigüe de forte intensité. Ces interventions n’entrainent pas d’altération de l’état général.

Devenir

Tous les animaux sont gardés en vie et restent dans l'établissement utilisateur à l'issue du projet.

Remplacement

Ce projet concerne l’induction et la synchronisation des chaleurs et des ovulations chez des brebis en conditions d’élevage. Il ne peut être réalisé qu’avec l’utilisation d’animaux vivants.

Réduction

Le projet utilisera 100 brebis adultes ainsi que 4 béliers pour la réalisation de l’effet mâle mais ces derniers ne subiront aucune procédure. L’effectif de 50 brebis/race (2 races de brebis seront étudiées) a été déterminé grâce à un calcul d’effectif et correspond à un effectif nécessaire et suffisant d’animaux pour obtenir une bonne puissance statistique. Le ratio de 1 mâle pour 25 femelles permet une stimulation efficace des femelles.

Raffinement

Les brebis seront dans leurs conditions d’élevage habituelles (en groupes) dans un bâtiment d’élevage conventionnel sur litière paillée et feront l’objet d’une surveillance journalière pendant toute la durée du protocole. Pour les prélèvements de sang, la contention sera faite par des expérimentateurs animaliers, dont la présence journalière répétée en interaction positive (alimentation, soins) est associée à une diminution du comportement de fuite des brebis et donc de leur stress face à la contention. En cas de signes de maladie (par exemple fièvre > 40°C, problèmes respiratoires, décubitus prolongé, anorexie, perte de poids >15 %...) ou d’impact sur l’état général des animaux (prostration, cachexie, alopécie…), une intervention vétérinaire aura lieu et un traitement adapté (antidouleurs, anti-inflammatoires, antibiotiques) sera mis en place (l’animal sortira du protocole si nécessaire). Le cas écheant (non réponse aux traitements ou blessure de l'animal non soignable), l’animal sera euthanasié par surdosage de barbiturique par voie intraveineuse, selon la posologie appropriée et le poids de l'animal.

Choix des espèces

L’espèce ovine est la cible de l’étude portant sur le traitement d’induction et de synchronisation des chaleurs et ovulations des brebis. Brebis et béliers adultes, sexuellement matures (étude de physiologie de la reproduction).

  • Enseignement supérieur
Moutons : 22
Souffrances
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▲ 22
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Devenir
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 8
 14
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Chaque mouton reçoit une injection d'atropine, qui arrête sa motricité digestive pendant quinze à trente minutes, et cinq prélèvements sanguins par séance, sous contention d'une minute par geste. 22 moutons vont être utilisés sur cinq ans dans ces travaux pratiques de physiologie digestive vétérinaire, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le RNT annonce trois séances au maximum par mouton et par an, puis six un peu plus loin, sans expliquer l'écart. Aucun mouton n'est tué à l'issue, quatorze étant réutilisés, huit rendus à l'élevage, et les animaux jugés trop vieux mis à la retraite dans le cheptel de l'établissement.

Objectifs

Ces séances de TP ont pour objectif de faire comprendre aux étudiants la motricité de la panse et son implication dans les mécanismes de digestion/absorption chez le ruminant (des notions qui sont abordées au préalable en cours théorique). Elles permettent également aux étudiants de démarrer leur formation à certains gestes techniques courants tels que l'auscultation, les prélèvements sanguins et les injections intraveineuses sous la supervision directe d'un enseignant.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont une meilleure compréhension, par les futurs vétérinaires, du rôle du réticulo-rumen dans la digestion chez les ruminants (vaches, moutons et chèvres). Par ailleurs, l'utilisation du mouton permet, en même temps que l'illustration pratique du cours, l'apprentissage de gestes techniques courants sous la supervision directe d'une enseignant (auscultation, administration intraveineuse, prélèvements sanguins).

Procédures

Contention - maximum 1 min à chaque fois pour l'injection d'une molécule qui agit sur ou arrête la motricité digestive, l'administration de glucose et/ou les 5 prélèvements sanguins / TP (3 TP maximum par mouton par année), Injection d'une molécule qui agit sur ou arrête la motricité digestive - 30 sec à 1 min, effet de la molécule pendant 15-30 min, Administration de glucose - 30 sec à 1 min, aucun effet du glucose, Prélèvements sanguins - 30 sec à 1 min x 5 prélèvements.

Impact sur les animaux

Les injections et les prélèvements de sang imposent une contention de moins d'une minute par geste. Les animaux utilisés sont habitués à être manipulés et le faible impact de la contention est noté par une absence de fuite (les animaux restent proches et recherchent le contact des manipulateurs) et une reprise de l'alimentation (foin disponible dans un ratelier pendant toute la durée des TP) pendant les phases de pause entre les différents prélèvements. La douleur au point d'injection ou de prélèvement est limitée par la faible taille de l'aiguille utilisée pour les prélèvements et par le fait que les moutons habitués à la contention ne bougent pas. Cette douleur est également limitée par la capacité des manipulateurs à faire les injections et les prélèvements rapidement, sans hésitation (étudiants entrainés sur des mannequins avant les TP, injections et ponctions guidées par un enseignant, prise de relais de l'enseignant si l'étudiant n'arrive quand même pas à faire la prise de sang ou l'injection). L'injection d'atropine n'est pas douloureuse, et la dose d'atropine utilisée induit une tachycardie et un arrêt de la motricité intestinale non douloureux pendant 15 à 30 min. L'administration de glucose par voie orale n'induit aucun effet indésirable car le glucose est immédiatement consommé par les bactéries présentes dans le réticulo-rumen. Il n'y a pas d'hyperglycémie chez le mouton suite à l'administration de glucose.

Devenir

Les animaux ne sont utilisés que pour ces TP, avec la participation à au maximum 3 sessions de TP par an, et pourront être réutilisés avec l'accord du vétérinaire référent de l'Etablissement Utilisateur. Cependant, si les animaux sont exclus des TP (animal jugé trop vieux par exemple), Si les animaux sont exclus des TP d'une année sur l'autre, ils pourront être mis à la retraite et conservés au sein du cheptel de l'Etablissement Utilisateur.

Remplacement

Il est impossible de comprendre les mécanismes de contraction du réticulo-rumen et les processus de digestion des ruminants dans un système in vitro. Cependant, avant de participer à la séance de TP, les étudiants doivent valider une formation aux prélèvements de sang et aux injections par voie intraveineuse sur mannequin.

Réduction

Quatorze moutons seront utilisés pour ce TP programmé sur 5 ans. Chaque mouton est inclus au maximum dans 6 séances de TP par an réparties sur 2 mois. Les mêmes moutons pourront être utilisés plusieurs années si le vétérinaire référent donne son accord afin de ne pas utiliser 14 moutons différents pour chaque TP. En général, au maximum 2 moutons sont exclus et remplacés d'une année sur l'autre (mise en retraite avec conservation au sein de l'Etablissement Utilisateur par exemple), soit au maximum 22 moutons utilisés sur 5 ans.

Raffinement

Avant de participer à la séance de TP, les étudiants doivent valider une formation aux prélèvements de sang et aux injections par voie intraveineuse sur mannequin. La durée de contention de l'animal pour la réalisation des gestes techniques est limitée à une minute sans que l'animal ne soit séparé du groupe. Les moutons ne sont inclus que dans ce projet. Hors des sessions de TP, ils vivent en groupe au pré et bénéficient d'un hébergement en intérieur lors de périodes de grand froid ou de canicule. Le mouton est dans son environnement naturel en groupe. Le besoin d’enrichissement est moins important dans ces conditions. Néanmoins, des pneus remplis de terre pour leur permettre de grimper et des ballons remplis de foin à faire rouler pour obtenir la nourriture leur sont proposés.

Choix des espèces

Pour étudier le réticulo-rumen, il est nécessaire d'utiliser des ruminants. Le mouton est une espèce pertinente car plus facile à manipuler et plus docile qu'une vache. Le troupeau de mouton est également bien plus facile à gérer à l'année qu'un troupeau de vache. Les moutons sont tous adultes, ce qui permet d'avoir un réticulo-rumen fonctionnel.

  • Enseignement supérieur
Bovins : 60
Souffrances
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▲ 60
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Devenir
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 12
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 48

Pour apprendre à des étudiants vétérinaires à diagnostiquer une gestation par palpation transrectale et échographie, 60 génisses sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque vache subit trois à cinq palpations par séance de travaux pratiques de deux heures, chacune durant de cinq à dix minutes, maintenue au cornadis pendant toute la séance. Le porteur indique limiter le nombre d'examens par animal pour éviter une irritation de la muqueuse rectale, et retirer de la session toute vache qui saigne. Sur les 60 génisses déclarées, le devenir n'en recense que 12 rendues à leur élevage d'origine, alors que la justification annonce le retour des animaux chez l'éleveur au motif que la procédure ne le contre-indique pas.

Objectifs

Les objectifs généraux de cet enseignement pratique sont : (1) d'utiliser l’échographie et la palpation transrectale de l’appareil génital de la vache pour appréhender les bases physiologiques de l'activité ovarienne et de la gestation de la vache, (2) de susciter précocement l’intérêt des étudiants pour les animaux de rente, et (3) de les à une démarche diagnostique et à des techniques professionnelles.

Bénéfices attendus

Les étudiants doivent acquérir des compétences dans le domaine du suivi et de la maîtrise de la reproduction des espèces d’intérêt vétérinaire, dont la vache. L’enseignement pratique de l'examen de l'appareil génital de la vache a pour objectif d’approfondir les bases physiologiques de l'activité ovarienne et de la gestation et d’apprendre aux étudiants à mobiliser ces connaissances et à les utiliser dans un contexte professionnel. Le diagnostic de gestation et la détermination du stade du cycle de la vache sont réalisés à partir de l’examen de l'appareil génital par palpation transrectale et échographie, soit un ensemble d’examens mis en oeuvre dans le cadre du suivi de reproduction de la vache et que doit maîtriser le praticien.

Procédures

A chaque TP de 2h, chaque vache sera soumise à 3 à 5 palpations. Chaque palpation durera entre 5 et 10 min.

Impact sur les animaux

Les génisses sont maintenues à l’attache uniquement pendant la durée des séances (2h) pour limiter la durée de contention. Le nombre d’examens par génisse est limité afin d’éviter une irritation de la muqueuse rectale. Les examens réalisés sont peu invasifs et non douloureux.

Devenir

Les vaches proviennent d'un éleveur et sont en pension pendant toute la durée du TP. La procédure réalisée est proche de ce qui est fait en élevage pour le suivi de gestation et ne contre-indique pas au retour des animaux chez l'éleveur.

Remplacement

Au cours des séances de TP préalables, les images échographiques de l’appareil génital sont présentées sous la forme d’un diaporama et les étudiants réalisent des échographies d'appareils génitaux de vache récupérés à l'abattoir. Ces séances, qui sont importantes pour faciliter l’initiation des étudiants à l’échographie de l’appareil génital, ne peuvent cependant pas se substituer à la mise en oeuvre sur l’animal des méthodes d’exploration fonctionnelle (palpation transrectale, échographie) que doit maîtriser le futur praticien. Les génisses sont mises à la reproduction un mois avant le début des enseignements de la même façon que dans leur élevage d’origine et elles retournent ensuite dans leur élevage, ce qui permet de ne pas utiliser des animaux uniquement et spécifiquement pour ce TP.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au nombre minimum permettant aux étudiants de réaliser des examens sur 4 à 5 vaches tout en limitant le nombre d'examens par vache à 3 à 5 par séance de TP.

Raffinement

Les examens réalisés sont peu invasifs et non douloureux. Cependant, pour limiter tout stress et/ou inconfort des animaux du fait de leur contention au cornadis pendant les manipulations, les bovins seront habitués, pendant les 3 mois précédant les TP, à entrer dans le bâtiment d'élevage et à être récompensés après être allés se placer seuls au cornadis. Les étudiants ne seront pas laissés en autonomie pour la réalisation des examens et un enseignant-chercheur sera présent pour les assister pendant toute la durée du TP. C'est ce même enseignant qui les formera à la palpation et à l'échographie sur les appareils génitaux de vache récupérés à l'abattoir en amont de ce TP, ce qui permettra de rendre la manipulation des animaux la plus rapide possible au cours du TP. Si un léger saignement apparaît pendant la manipulation, ce sera un marqueur d'une irritation de la muqueuse rectale et la vache ne sera plus utilisée au moins au cours de cette session de TP. L'utilisation pour d'autres sessions sera étudiée au cas par cas et sur avis vétérinaire.

Choix des espèces

Les travaux pratiques de physiologie de la reproduction sont réalisés chez la vache car elle représente l’espèce d’intérêt pour les applications zootechniques de cet enseignement. En effet le futur vétérinaire doit acquérir les compétences nécessaires au suivi de reproduction des vaches et doivent maitriser les méthodes d’examen de l’appareil génital de la vache, dont la palpation transrectale et l’échographie. Le projet sera réalisé avec des femelles en âge de se reproduire pour être mises à la reproduction afin de permettre aux étudiants de réaliser des examens de l'appareil génital sur des vaches gestantes et un diagnostic de gestation.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Chèvres : 36
Souffrances
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▲ 36
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 36
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 -

Réduire les hormones dans la préparation des chevrettes à l'insémination : c'est l'objet déclaré du projet, qui va utiliser 36 chevrettes de sept mois dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chacune subit quatre prises de sang à la veine jugulaire, la pose d'une éponge vaginale, jusqu'à deux injections intramusculaires et une échographie transabdominale, tous actes réalisés sur animal vigile. Le porteur reconnaît des douleurs légères de courte durée, des hématomes possibles, un risque de phlébite ou d'infection cutanée au point de ponction, et un stress lié à la contention. La finalité reste la performance de l'insémination en élevage caprin, avec une fertilité des chevrettes jugée trop hétérogène, et les 36 animaux retournent ensuite au troupeau où d'autres projets pourront les reprendre.

Objectifs

L’Insémination Animale (IA) a un rôle central dans le cadre de la sélection génétique. L’IA est pratiquée en élevages de petits ruminants quasi exclusivement après synchronisation hormonale des chaleurs et des ovulations. Chez les caprins, l’IA est rarement pratiquée sur chevrettes (385 par an au niveau national en moyenne sur 2018-2022) car les résultats de fertilité obtenus quasi exclusivement après synchronisation sont très hétérogènes et inférieurs aux adultes (50% versus 58% en moyenne sur la même période pour un total moyen de 67225 inséminations par an). Une étude préalable a montré que la préstimulation par effet bouc des chevrettes avant le programme hormonal de synchronisation (PHS) permettait d’obtenir des fertilités sur mise-bas similaires aux adultes et répétables d’un élevage à l’autre. Le contexte sociétal et réglementaire de l'élevage incite fortement à la recherche de traitements alternatifs excluant l’utilisation d’hormones. L’objectif de ce projet est d’évaluer si un programme de préparation des chevrettes à l’IA basé sur une préstimulation puis une synchronisation par éponge-effet bouc ou éponge-prostaglandine permet une fréquence de réponse ovulatoire et une expression de chaleurs d’au moins la moitié de celle obtenue suite à la synchronisation hormonale classique (réponse attendue de 100% d’ovulations), de façon à pouvoir proposer aux éleveurs une solution avec un moindre recours aux hormones.

Bénéfices attendus

Nous cherchons à faciliter la mise en œuvre par les éleveurs caprins d’une mise à la reproduction des chevrettes par insémination animale (IA) après induction et synchronisation des chaleurs par préstimulation puis synchronisation hormonale avec un moindre recours aux hormones.

Procédures

Les chevrettes seront soumises chacune à 4 prélèvements sanguins, une pose d’éponge vaginale, 0, 1 ou 2 injections intramusculaires à la base de l’encolure et une échographie transabdominale. Chacun de ces actes est réalisé sur animal vigile et ne dure que quelques secondes.

Impact sur les animaux

Lors des injections par voie intramusculaire (au total 2 injections par chèvre dans le lot T, 1 injection par chèvre dans le lot B), les chèvres pourront ressentir une douleur légère de très courte durée (quelques secondes), sans altération de leur état général (parfois, un hématome peut se former, régressant spontanément). Lors de la prise de sang par ponction à la veine jugulaire (au total 4 prélèvements par chèvre), les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée, mais pas de douleur chronique ou aigüe de forte intensité. Sur le site de prélèvement ou d’injection peut apparaître éventuellement une inflammation (phlébite), un hématome voire une infection cutanée. La pose d’une éponge vaginale peut causer à la chèvre un inconfort de courte durée mais n’entraine pas de douleur. Un stress léger pourra être ressenti par les chèvres lors de la contention pour les prises de sang, la pose d’éponge, les injections ou l'échographie.

Devenir

Tous les animaux restent dans l'élevage. Ils pourront être réutilisés dans d'autres projets sous réserve d'un avis favorable du vétérinaire sanitaire de l'établissement utilisateur.

Remplacement

Ce projet concerne la mise à la reproduction de chevrettes par insémination en conditions d’élevage. Il ne peut être réalisée qu’avec l’utilisation d’animaux vivants.

Réduction

Le projet utilisera 36 chevrettes. Dans la conduite habituelle de l’élevage caprin de l’unité expérimentale, un lot physique est un groupe de chevrettes élevées ensembles dans un même enclos et mises à la reproduction au même moment. Nous décrirons la cinétique des venues en chaleur selon la méthode de détection de référence (marques de chevauchement par les boucs, équipés de tabliers avec crayons marqueurs) lors de la préstimulation (de J0 à J10) et suite à la synchronisation (de J19 à J21). La progestéronémie à 8 jours après IA nous permettra de déterminer quelles femelles ont ovulé suite à la synchronisation et le dosage à 21 jours après IA est un diagnostic de non gestation déterminant les femelles vides. Les variables à étudier seront donc la proportion de chevrettes ayant ovulé suite au traitement et la proportion de chevrettes détectées en chaleur. Un calcul de puissance a été réalisé sur ces variables afin de déterminer le nombre de chevrettes par lot. La fréquence attendue des ovulations et des chaleurs dans le lot témoin est de 95% à 100%. Pour pouvoir envisager de proposer à des éleveurs de tester ces programmes de préparation avec préstimulation, nous voulons nous assurer qu’au moins la moitié des chevrettes répondent au traitement par une ovulation et des chaleurs.

Raffinement

Les chevrettes seront dans leurs conditions d’élevage habituelles (en groupes) dans un bâtiment d’élevage conventionnel sur litière paillée et feront l’objet d’une surveillance journalière pendant toute la durée du protocole. Pour chaque lot, le milieu d’élevage est enrichi avec des tapis (Grat'o gratte®) positionnés sur les claies pour se gratter les flancs, des disques suspendus à mordiller et des plateformes pour grimper et se cacher. Pour les prélèvements sanguins, les injections par voie intramusculaire, la pose d'éponge et l'échographie, la contention sera faite par des expérimentateurs animaliers, dont la présence journalière répétée en interaction positive (alimentation, traite, soins) est associée à une diminution du comportement de fuite des chèvres et donc de leur stress face à la contention. Un renforcement positif par caresse sera réalisé après chaque intervention nécessitant une contention. Une surveillance des sites de prélèvement et d’injection sera réalisée afin de traiter l’apparition éventuelle d’une inflammation (phlébite), d’un hématome voire d’une infection cutanée. Le cas échéant, un baume végétal décongestionnant, antiseptique et cicatrisant pourra être appliqué en massage sur les veines (Vétébiol) ou sur le site d'injection. Une surveillance journalière de l’état général des animaux sera aussi réalisée. En cas de signes de maladie, un traitement adapté (antidouleurs, anti-inflammatoires, antibiotiques) sera mis en place par les animaliers selon le protocole de soins établi par le vétérinaire sanitaire de l’installation expérimentale et avec son intervention si nécessaire.

Choix des espèces

L’espèce caprine est l’espèce cible de ce travail de recherche sur la préparation des chevrettes à l’IA par préstimulation par les boucs puis synchronisation pour une application en élevage caprin. L’étude sera réalisée avec des chevrettes de 7 mois. Il s’agit du profil habituel des chevrettes mises à la reproduction.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
Équidés : 10
Souffrances
▲ -
▲ 10
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▲ -
Devenir
 -
 -
 10
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Gardés vivants et réutilisables à la fin du projet, dix chevaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun subit dix intubations naso-gastriques sous tranquillisant, la moitié pour prélever le contenu de l'estomac, l'autre pour biopsier la muqueuse glandulaire. Avant chaque biopsie, les chevaux passent une quinzaine d'heures sans nourriture, un panier de mise à jeun fixé sur la tête, l'eau étant retirée une heure avant le prélèvement. L'objet du test est l'effet de différentes formes de luzerne déshydratée sur les ulcères gastriques, et le porteur conclut qu'aucun dommage n'est attendu, ce qui autorise selon lui une réutilisation sans effet cumulatif.

Objectifs

Les ulcères gastriques touchant la muqueuse glandulaire (partie basse de l’estomac) sont très répandus chez les chevaux pratiquant une activité physique régulière. Ainsi dans des populations de chevaux de sport ou de courses, des prévalence supérieures à 50% d’ulcères gastriques de la muqueuse glandulaire cliniquement problématiques ont été relevées. Chez les animaux touchés, ces ulcères sont associés à une baisse de performances, suggérant la présence de douleurs abdominales. Les traitements médicamenteux existants pour soigner ces ulcères sont de faible efficacité. Des travaux préliminaires suggèrent que la luzerne déshydratée peut avoir un effet bénéfique pour la santé gastrique équine. Les mécanismes par lesquels ceci pourrait opérer, et l’impact de la forme de présentation de la luzerne sur l’écosystème gastrique sont cependant méconnus. L’objectif de ce projet est donc de décrire l’impact de différentes formes de luzerne déshydratée, à la fois sur l’écosystème gastrique équin et l’intégrité de la muqueuse glandulaire en comparaison de deux régimes « contrôles » classiquement observés en alimentation équine.

Bénéfices attendus

Les ulcères gastriques de la muqueuse glandulaire touchant un très grand nombre de chevaux pratiquant une activité physique et les traitements médicamenteux existants étant de faible efficacité, ce projet pourrait permettre de proposer une solution alternative à l’apparition et à la guérison de cette pathologie.

Procédures

Au cours du projet, les chevaux seront soumis à dix intubations naso-gastriques (la moitié pour des observations et prélèvement du contenu gastrique et l'autre moitié pour des observations et biopsies de la muqueuse glandulaire de l'estomac). L'observation et prélèvement de contenu gastrique et l'observation et biopsie de la muqueuse glandulaire seront séparées de deux jours, et cinq semaines séparerons chaque groupe de deux intubations. Ces intubations sont réalisées sur animal tranquilisé. Les chevaux sont mis à jeun la nuit précédente les observations et biopsies de la muqueuse glandulaire (environ 15h) par la pose d’un panier de mise à jeun alimentaire et l’eau est retirée une heure avant les prélèvements qui ont lieu le matin.

Impact sur les animaux

Les observations et prélèvements gastriques sont réalisés grâce à une intubation naso-gastrique. Ce geste fréquemment utilisé sur le terrain peut entrainer une gêne légère au moment de l’introduction de la sonde dans le nez du cheval qui ne dure que quelques minutes puisqu’elle cesse une fois la sonde introduite dans l’œsophage. La mise à jeun des chevaux la veille des observations et biopsies de la muqueuse glandulaire se fait durant la nuit afin de moins perturber les chevaux dont l'activité alimentaire est généralement réduite pendant la nuit.

Devenir

Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet. Les chevaux pourront donc être réutilisés sans effet cumulatif.

Remplacement

L'essai doit nécessairement être conduit avec des chevaux, car c’est l’espèce cible des formes de luzerne testées dans ce projet. De plus, la relation entre l’alimentation et l’écosystème gastrique du cheval est spécifique à cette espèce.

Réduction

Les chevaux seront conduits en conditions contrôlées et uniformes afin de minimiser les variations liées à l'environnement. Une étude statistique a permis de déterminer le plus petit nombre d'animaux à inclure dans chaque groupe tout en assurant la fiabilité des résultats. Une analyse statistique sera appliquée sur les résultats obtenus.

Raffinement

Les intubations ont lieu dans un travail (semblable à une barre d'échographie/insémination) adaptée à la contention des chevaux pour éviter tout risque de blessure. Afin de réduire le stress et la gêne occasionnés par le passage de la sonde dans le nez, une anesthésie locale du naseau est systématiquement réalisée et un tranquillisant est administré par injection intra-veineuse. En outre, la sonde utilisée pour le prélèvement de contenu gastrique est adaptée au diamètre de l’œsophage du cheval et sa longueur permet d’atteindre l’estomac tout en laissant une partie assez longue à l’extérieur pour suivre les mouvements éventuels de la tête du cheval sans le contraindre. Avant intubation, son extrémité est recouverte d’huile de paraffine pour faciliter son passage. Enfin, elle est en PVC et est placée dans de l’eau chaude 10 min avant intubation pour l’assouplir et également éviter de surprendre le cheval avec un matériel trop froid. Le gastroscope utilisé pour les observations et biopsies est spécialement destiné à une utilisation en équine (diamètre et longueur adapté). Les chevaux étant des animaux grégaires, ils sont sortis tous les jours au paddock en groupe. Ceci permet de respecter leur bien-être. Ils sont hébergés dans des boxes séparés par des barreaux leur permettant de se voir et de se sentir, avec une litière de paille qui leur apporte confort et permet de diminuer l’ennuie, car les chevaux peuvent fouiller dans celle-ci. De plus, au quotidien, le personnel animalier observe le comportement de chaque cheval matin et soir au moment de la distribution des repas afin de repérer les signes de mal-être ou de souffrance. Ces signes inhabituels sont immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation. Les chevaux qui présenteraient des signes de mal-être ou de souffrance seront soignés et si jugé nécessaire par le vétérinaire traitant retirés de l’essai.

Choix des espèces

L'essai doit nécessairement être conduit avec des chevaux, car c'est l'éthiopathologie des ulcères gastrique ainsi que sa relation à l'alimentation sont spécifiques aux chevaux.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Cochons : 90
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 90
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 90

Les porcs qui manifestent des signes cliniques graves sont mis à mort avant le terme prévu. 90 porcs de six semaines vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à la fin pour rechercher des lésions et quantifier le virus dans leurs tissus. Trente d'entre eux reçoivent par voie intranasale un virus du syndrome dysgénésique et respiratoire porcin, puis subissent onze prises de sang et huit écouvillonnages nasaux sur animal vigile, les 54 sentinelles étant exposées à l'air qu'ils respirent. L'enjeu déclaré est la maîtrise d'une infection présente dans plus de 60 % des élevages porcins bretons, décrite d'abord par son impact économique pour la filière.

Objectifs

Le Syndrome Dysgénésique et Respiratoire Porcin (SDRP) est une maladie virale spécifique des suidés, à fort impact économique pour la filière porcine. L’infection par le virus du SDRP (SDRPV) induit des troubles de la reproduction chez les femelles gestantes et des problèmes respiratoires et retards de croissance chez les porcelets. En raison de son caractère immunodépresseur, ce virus favorise les co-infections virales et bactériennes au niveau respiratoire. Le SDRP est une maladie a distribution mondiale qui est particulièrement présente dans les zones à forte densité de production porcine. Ainsi, en France cette infection est présente dans plus de 60% des élevages de porcs en Bretagne. Il existe deux espèces du virus, le SDRPV-1 présent surtout en Europe et le SDRPV-2 présent en Amérique et en Asie. La transmission du virus se produit essentiellement de manière horizontale par contact direct entre un porc infecté et un porc sensible. La transmission verticale peut également se produire de la truie infectée aux fœtus au cours du dernier tiers de gestation. La transmission indirecte du virus peut se produire via du matériel ou des résidus contaminés. La transmission par les bioaérosols a également été démontrée pour les souches de SDRPV-2, avec une transmissibilité d’autant plus importante que la souche de SDRPV-2 est virulente. En ce qui concerne les souches de SDRPV-1, il n’existe quasiment aucune donnée sur la possibilité d’une transmission aéroportée. Cette question est d’autant plus intéressante à explorer que du génome du SDRPV-1 a été détecté dans des bioaérosols collectés dans ou à proximité de fermes infectées par ce virus. Dans ce contexte, l’objectif de cette étude est d’évaluer en conditions expérimentales et sur des porcs d’élevage, la transmission aéroportée de 3 souches de SDRPV-1 de niveau de virulence variable (souche de virulence modérée, souche de faible virulence et souche d’origine vaccinale). Si la transmission aéroportée est démontrée pour au moins une des souches, un système d’assainissement d’air (filtration) sera évalué vis-à-vis de sa capacité à prévenir la transmission aéroportée du SDRPV-1. Etant donné que nous n’avons pas de données sur l’infection expérimentale de porcs d’élevage par la souche de SDRPV-1 de niveau de virulence modéré que nous souhaitons utiliser dans ce projet, nous mettrons en place un pré-essai (procédure n°1) visant à caractériser la virulence de cette souche et ses capacités de transmission directe.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait permettre de démontrer la capacité de transmission aéroportée pour les souches de SDRPV-1 qui est pour le moment seulement suspectée. Si cette transmission aérienne est avérée, elle pourra être prise en compte dans les mesures de prévention et de contrôle du SDRPV mise en place sur le terrain. Par ailleurs, l’évaluation d’un système d’assainissement de l’air par fitration pourrait permettre, s’il donne des résultats satisfaisants, de proposer une solution pour prévenir la transmission aéroportée de ce virus.

Procédures

Les animaux des groupes inoculés (n total = 30) recevront à J0 par voie intranasale du virus du SDRP ; une inoculation intranasale prend moins de 30 secondes par animal. Ces animaux seront soumis à un total de 11 prises de sang et 8 écouvillonnages nasaux sur animal vigile ; ces prélèvements ne durent que quelques dizaines de secondes. Les animaux sentinelles (n total = 54) seront soumis à 11 prises de sang sur animal vigile ; ces prélèvements ne durent que quelques dizaines de secondes. Les animaux contrôle (n = 6) seront soumis à 3 prises de sang sur animal vigile ; ces prélèvements ne durent que quelques dizaines de secondes.

Impact sur les animaux

- Lors des inoculations intranasales de virus, les animaux subiront un stress dû à la contention. Ce stress sera d’environ 30 secondes et son intensité est estimée comme légère. - Suite à l’infection par le virus SDRPV de faible virulence, les animaux développeront une maladie d’intensité légère (fièvre modérée, légère diminution d’activité) qui durera 2 à 3 jours - Suite à l’infection par le virus SDRPV de virulence modérée, les animaux développeront une maladie d’intensité modérée (fièvre, apathie, baisse d’appétit, troubles respiratoires modérés) qui durera 3 à 5 jours - Lors des prélèvements (prise de sang et/ou écouvillons nasaux), les animaux subiront : + un stress dû à la contention. Ce stress sera d’environ 30 secondes et son intensité est estimée comme légère. + une douleur liée au prélèvement. Cette douleur sera d’intensité légère et de courte durée

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin d’évaluer la présence de lésions induites par l’infection des différentes souches de SDRPV et de quantifier le virus présent dans différents tissus prélevés lors de l’examen nécroscopique.

Remplacement

Il existe des modèles d’infection in vitro ou bien ex vivo pour le virus du SDRP. Cependant ces modèles ne permettent pas de recréer le processus d’infection tel qu’il se produit à l’échelle de l’animal. Par ailleurs ces modèles ne permettent pas non plus d’évaluer la transmission du virus. Ainsi le recours au modèle animal est-il indispensable. Dans la mesure où seuls les suidés sont sensibles à l’infection par le SDRPV, le modèle porc reste obligatoire.

Réduction

Tous les lots comporteront 6 animaux chacun de façon à avoir une puissance statistique suffisante. Pour l’étude de transmission directe ou indirecte, le nombre de 6 animaux sentinelles permet d’estimer les taux de transmission avec une précision satisfaisante.

Raffinement

Les animaux seront élevés en groupes stables au cours de toute la durée du projet. Ils seront alimentés à volonté et auront accès à discrétion à de l’eau. Le confort thermique des animaux sera assuré par des lampes chauffantes et des plaques de couchage dans les jours qui suivent le sevrage. Les porcs auront à leur disposition des matériaux manipulables (mordilles, boules en matière plastique, tourniquets et tubes à relever et à abaisser) qui seront renouvelés au cours de l’expérimentation). Afin de limiter les contraintes liées aux prélèvements, les écouvillons nasaux seront stoppés à partir de J21 puisqu’après cette date notre expérience montre que le génome du SDRPV n’est plus détecté dans ces prélèvements. Après chaque prélèvement, une récompense type grenadine sera distribuée aux animaux. Si les animaux manifestent des signes cliniques graves (atteinte d’un point limite), ils seront mis à mort après concertation avec les personnes responsables de la mise en œuvre du projet.

Choix des espèces

Le porc est l’espèce cible du SDRPV. Le virus étant spécifique de cette espèce, il n’est pas possible d’utiliser un autre modèle animal. En effet il n’existe pas d’autre modèle animal (ex : modèle murin) sur lequel le virus du SDRP a été adapté A 3 semaines d’âge, les animaux seront sevrés et transférés dans nos installations. Ils seront inoculés à 6 semaines d’âge. Cet âge correspond à la période de post-sevrage, à un moment transitoire où le système immunitaire devient mature, période propice aux infections SDRPV.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Moutons : 12
Souffrances
▲ -
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▲ 12
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Devenir
 -
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 12

Tuées à la fin de l'étude pour que leurs artères et la prothèse implantée soient examinées au microscope, 12 brebis adultes de cinq à huit ans vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent quatre anesthésies générales, une chirurgie des carotides, quatre scanners avec produit de contraste et une échographie hebdomadaire pendant trois mois, entre deux établissements séparés par cinq heures de route. La liste des atteintes attendues comprend la douleur postopératoire, les infections, les risques hémorragiques ou thrombotiques et le stress du transport. Le porteur indique que le dispositif a déjà été testé sur simulateurs, et affirme que la complexité du système cardiovasculaire "impose" désormais l'essai sur un animal.

Objectifs

En France, environ 13 000 pontages artériels périphériques sont réalisés chaque année, chez des patients souvent fragiles et âgés, présentant des lésions artérielles étendues, pour lesquels les résultats des techniques endovasculaires actuelles sont médiocres. Selon leur localisation, ces pontages sont grevés d’une mortalité variant de 2,3 à 4,1 %, et une morbidité de 16 à 36,8 %. Ce projet a pour objectif la validation d'un instrument chirurgical innovant dans le cadre de la réalisation d’un pontage artériel, qui est employé pour la prise en charge de ces pathologies vasculaires. Cette étude sera réalisée dans deux établissements utilisateurs différents car les deux établissements ont des spécificités, des matériels et des expertises différentes nécessaires aux différents stades de l’étude.

Bénéfices attendus

A l’issue de cette étude, le dispositif innovant sur lequel porte ce projet pourrait permettre de réaliser des pontages artériels sans arrêt circulatoire. Ces pontages seront utilisés dans le traitement de certaines pathologies vasculaires. Le dispositif d’intérêt pourrait permettre de faciliter le geste technique chirurgical et de limiter la morbidité associée à la chirurgie et, ainsi, d’améliorer la prise en charge de ces pathologies vasculaires.

Procédures

Les animaux de l'étude auront 4 anesthésies générales au total. Dans l'établissement utilisateur EU1, tous les animaux auront une procédure chirugicale (2 incisions d'environ 10cm) au niveau des carotides (évaluée à 2h30: Après 30 minutes de préparation, 1h30 de chirurgie et 30 minutes d'imagerie scanner). Les animaux auront chacun 4 sessions d'imagerie médicale (contrôles scanographiques) effectuées 7 jours, 1 mois et 4 mois après l'intervention chirurgicale (durée de 45 min maximum à chaque fois). Dans l'établissement utilisateur EU2, les animaux recevront également une échographie doppler toutes les semaines de J21 à M4, soit environ 13 sessions, chacune d'une durée évaluée à 30 minutes maximum (la contention sera réalisée dans des cages de contention spéciales pour ovins). Les animaux seront transportés deux fois pendant la durée de l’étude. Le premier transport sera effectué entre J21 et J28 (de l'EU1 vers l'EU2), après récupération de l’anesthésie réalisée pour le scanner. Les animaux seront transférés d'un établissemnt utilisateur à un autre (durée du transport évalué à 5h). Le deuxième transport (de l'EU2 vers l'EU1) sera effectué à 4 mois (M4), les animaux retourneront dans le premier établissement utilisateur (durée du transport évalué à 5h). Deux changements d'environnement lors des transferts d'établissement.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sont le stress, la douleur, les infections, et les risques hémorragiques ou thrombotiques. Mise à jeun la veille le l'intervention (stress). Isolement des animaux pour l'induction de l'anesthésie (stress). Contention des animaux (stress) lors des manipulations, soins, traitement et échographies doppler réalisées sur animal vigile. Mise en place d'une perfusion veineuse (hématome, saignement, inconfort au passage de la peau) : douleur, infection, Intubation, mise sous respiration mécanique et anesthésie générale. Incision des zones opératoires, pose des prothèses artérielles, sutures au niveau des incisions : douleur, risque hémorragique, risque d'occlusion vasculaire en post opératoire. Injection de produit de contraste iodé lors des scanner (réaction allergique). Douleur post opératoire. Transport des animaux entre les établissements utilisateurs (stress).

Devenir

Tous les animaux (n=12) du projet seront mis à mort à la fin de l'étude. Le prélèvement des artères et de la prothèse est indispensable afin de pouvoir confirmer les données d'imagerie par des analyses histologiques.

Remplacement

Le dispositif a été testé au préalable sur des simulateurs. Cet instrument doit encore être éprouvé in vivo afin de finir la validation de la mise en œuvre technique et appréhender l’efficacité et les risques associés à plus long terme. A l’état actuel des connaissances scientifiques, la complexité du système cardiovasculaire impose de tester le dispositif sur modèle animal. Les tailles des artères de la brebis sont proches de celles de l'humain, ce modèle permet donc de tester le dispositif dans sa version finale, identique à celle qui pourra être utilisée chez l’Homme.

Réduction

Le nombre d'animaux a été réduit au maximum en veillant toutefois à obtenir un nombre suffisant de dispositifs implantés pour réaliser une évaluation de l'efficacité. La procédure a été préalablement sécurisée par la réalisation d’études ex vivo sur banc d’essai et d’études préalables sans réveil ou courte sur un nombre restreint d’animaux. Cette étude sera réalisée sur 6 brebis . Cependant, en cas de mort prématurée d'un animal en cours d'intervention chirurgicale ou lors de la phase de suivi, ou dans le cas ou une amélioration du dispositif apparaitrait comme nécessaire, cette étude pourra être reconduite sur un maximum de 6 animaux. Ils ne seront commandés qu'après étude et analyse des résultats sur les six premiers animaux.

Raffinement

Toutes les procédures expérimentales ainsi que l’environnement d’hébergement ont été optimisées. Les animaux arriveront et seront hébergés par groupe sociaux (au minimum 2 par box) afin de respecter leur comportement grégaire. Ils seront hébergés dans un box sur litière (fibre de bois ou paille) avec des objets d'enrichissement (jouets, ballots de foins), une période d'acclimatation de 5 jours sera respectée avant le début de la procédure. Les gestes interventionnels (chirurgie, imagerie doppler avec injection de produit de contraste, imagerie par échographie doppler) seront toujours réalisés par du personnel formé permettant un temps interventionnel réduit au maximum, afin de prévenir la souffrance et l’angoisse des animaux. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie générale. Les contrôles effectués pour le suivi de l’efficacité du dispositif tout au long de la procédure se feront par imageries médicales (échographie doppler, scanner) qui sont des approches non invasives, et qui ne sont pas source de douleur. Au temps basal puis à 7 jours, 21 jours, et 4 mois après chirurgie par scanner sous anesthésie générale avec administration de produit de contraste; et de 1 mois à 4 mois (tous les 7 jours) par échographie doppler sur animal vigile. La douleur post opératoire sera évaluée selon une grille d'évaluation de la douleur et prise en charge par un traitement analgésique adapté. Le bien-être des animaux sera contrôlé en veillant aux conditions d'hébergement et au comportement des animaux. Des observations bi-quotidiennes seront réalisées par une personne compétente basées sur l'apparence physique externe, le comportement (sociabilité, appétit) et les réponses comportementales aux stimuli externes (bruits...). Ces contrôles permettent de repérer tout animal malade ou blessé pour prendre des mesures appropriées. Tout constat d'un mal-être est remonté au responsable du bien-être des animaux pour examen approfondi, traitements adaptés et/ou consultation du vétérinaire référent. L’utilisation de la contention physique douce, possible chez la brebis, pour la mise en place d'une perfusion, l’échographie doppler, les administrations des traitements est préférable à l’administration d’une prémédication intramusculaire source de douleur et de stress.

Choix des espèces

La brebis est un animal proche de l’Homme d’un point de vue physiologique et anatomique (taille, structure et morphométrie des organes, etc.). Les dispositifs médicaux de la clinique humaine peuvent directement être utilisés chez l’ovin. L'utilisation d'équipements d'imagerie médicale destinés à l'Homme permet d'avoir une qualité d'imagerie équivalente à celle obtenue chez l’humain. D’autre part, contrairement au Porc, la Brebis possède une stabilité dans le diamètre des vaisseaux qui n’augmente pas de manière significative à partir d’un certain âge. Cette caractéristique permet au dispositif de rester en place tout au long de la période de suivi post-chirurgical dans le cadre de l’étude d'efficacité. Cette étude pourra également servir de référence si une autre étude avec un suivi sur du long terme (1an) est nécessaire. En effet, ceci serait impossible chez le Porc qui atteindrait un poids d'environ 300kg. Les animaux seront des Brebis adultes (de 5 à 8 ans). En effet, la taille des artères doit être suffisante pour pouvoir mettre en place le dispositif et surtout leur diamètre ne doit plus varier pendant le temps de suivi.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 110
Souffrances
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Soumis à un arrêt cardiaque provoqué de cinq ou dix minutes puis réanimés, 110 cochons juvéniles de 30 kg vont être utilisés, 30 sans reprise de conscience et 80 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur annonce pour ces derniers du stress physique ou thermique d'intensité pouvant être élevée, des lésions, une douleur sévère et un isolement, chacun pendant une durée maximale de dix-huit heures. L'objectif déclaré est de vérifier si l'hyperglycémie observée après un arrêt cardiaque aggrave les séquelles neurologiques, et si des corps cétoniques protégeraient mieux le cerveau. La réanimation est interrompue après trente minutes sans reprise de circulation, les cochons qui se réveillent en convulsant sont mis à mort, les autres vingt-quatre heures plus tard pour le prélèvement du cerveau.

Objectifs

La survenue brutale d’un arrêt cardiaque est à l’origine d’environ 40 000 décès chaque année en France. De nombreuses avancées ont été réalisées dans la prise en charge des patients victimes d’arrêt cardiaque au cours de ces dernières années. Cependant, la mortalité reste encore considérable et seulement 5 % des patients réanimés survivent avec une bonne récupération neurologique. Une hyperglycémie est très souvent observée lors de la réanimation après arrêt cardiaque. Elle serait responsable des séquelles neurologiques observées chez les patients. Cependant, ses causes sont aujourd’hui mal comprises. Faire diminuer la glycémie des patients lors de la réanimation permettrait de limiter l’apparition des séquelles neurologiques. L’objectif de ce projet est donc de confirmer le rôle néfaste d’une glycémie trop élevée pendant la réanimation des patients sur l’apparition de séquelles neurologiques. Nous souhaitons également mieux comprendre à quoi est due cette hyperglycémie afin de mieux pouvoir la réguler. Enfin, nous souhaitons évaluer l’intérêt de proposer au cerveau un autre substrat énergétique que le glucose : les corps cétoniques. Les corps cétoniques sont des éléments chimiques fabriqués par l’organisme dans certaines conditions. Ils permettent un meilleur apport énergétique au cerveau que le glucose dans des conditions où l’apport en oxygène est réduit (ce qui est le cas lors d’un arrêt cardiaque). Leur consommation génère également peu de stress oxydant, ce qui permet de préserver la fonction des cellules. Nous pensons ainsi que la consommation par le cerveau de corps cétoniques, au lieu du glucose, serait bénéfique pour les patients lors de la réanimation est permettrait de les protéger de certaines lésions neurologiques. Pour cela, nous utiliserons un modèle porcin, sur lequel nous évaluerons la glycémie et différents paramètres hormonaux impliqués dans la régulation de la glycémie au cours d’arrêt cardiaque de 5 ou 10 minutes. Ces manipulations seront conduites sur des animaux profondément anesthésiés et exposés à un antalgique puissant tout au long de la procédure. Nous procèderons à une évaluation neurologique des animaux pour confirmer l’effet néfaste d’une consommation de glucose trop élevée sur la récupération neurologique et à l’inverse celui bénéfique de la consommation de corps cétoniques. Ce travail se justifie par les applications envisagées chez l’Homme et le bénéfice possible chez les patients réanimés après un arrêt cardiaque.

Bénéfices attendus

Suite à ce projet, nous attendons une meilleure compréhension de l’association entre hyperglycémie et séquelles neurologiques en contexte d’arrêt cardiaque ainsi que des mécanismes physiopathologiques sous-jacents à l’hyperglycémie. L’un des bénéfices attendus est la confirmation de l’hyperglycémie comme cible thérapeutique actionnable dans la prise en charge du syndrome post-arrêt cardiaque. Par conséquent, nous attendons également une réduction des séquelles neurologiques par l’induction d’une consommation cérébrale de corps cétoniques au détriment de celle du glucose.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale et à un arrêt cardio-respiratoire. Des prélèvements sanguins à l'état anesthésié seront réalisés tout le long de la procédure. Les animaux seront mis à mort au terme des 24 heures de suivi après l’arrêt cardiaque.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus après arrêt cardiaque, réanimation et réveil des animaux seront les suivants : - du stress physique et/ou thermique, d'intensité pouvant être élevée, pendant une durée maximale de 18 heures. - des lésions et de la douleur sévère, pendant une durée maximale de 18 heures. - un isolement de l'animal, pendant une durée maximale de 18 heures.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin de protocole. Les biopsies réalisées à l'issue du protocole (notamment cerveau) ne sont pas compatibles avec la survie de l'animal.

Remplacement

Notre projet est une étude complexe de physiopathologie intégrée ne pouvant être mimée in vitro (absence de Remplacement possible). L’utilisation des animaux dans le cadre de ce projet est donc nécessaire.

Réduction

Le critère de jugement principal utilisé pour cette étude sera le score neurologique évalué 24h après l’arrêt cardiaque. Afin de montrer une différence de 20 % du score de dysfonction neurologique entre les groupes (hyperglycémique versus « normoglycémique »), il faudra utiliser 14 animaux par groupe. Ce calcul permet d’utiliser le nombre d’animaux le plus faible possible pour conduire le projet présenté.

Raffinement

Dès leur arrivée à l’animalerie, les animaux bénéficieront d’une période de 7 jours d’acclimatation. Ils seront hébergés dans des boxes et bénéficieront d’un enrichissement adapté : copeaux de bois au sol, jouets en plastique… Les animaux seront maintenus sous anesthésie générale pendant toute la procédure d’arrêt cardiaque et de réanimation. Pour les procédures 1 et 3, les animaux seront réveillés et suivis pendant 24 heures après arrêt cardiaque. Une analgésie puissante avec des opiacées sera mise en place, que ce soit pour les procédures avec ou sans réveil. En cas de douleur pendant la procédure chirurgicale (tachycardie, élévation de la pression artérielle notamment), une nouvelle administration d'opiacées sera administrée. La réanimation cardiopulmonaire sera interrompue en cas d’absence de reprise de la circulation spontanée au bout de 30 min. Lors du réveil (le cas échéant), les animaux présentant des troubles de la vigilance avec des convulsions seront mis à mort (point limite). La mise à mort sera réalisée par une administration intraveineuse de pentobarbital après un délai de 24 h, afin d’évaluer les lésions cérébrales.

Choix des espèces

Le Porc est une espèce à haute valeur translationnelle en termes de physiopathologie cardiovasculaire, cérébrale et métabolique, permettant la transposabilité des résultats à l’Homme. Porcs juvéniles de 30 kg car ce poids facilite la manutention de l’animal pour les expérimentations du projet.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Moutons : 12
Souffrances
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Devenir
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Quatre anesthésies générales, deux incisions de dix centimètres au niveau des carotides, treize séances d'échographie doppler en contention et deux transports routiers de cinq heures entre établissements : 12 brebis vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Le prélèvement des artères et de la prothèse sert à confirmer par histologie ce que les images ont montré. L'objet du projet est la validation d'un instrument chirurgical destiné aux pontages artériels périphériques pratiqués sur des patients âgés. Le choix de la brebis tient au diamètre de ses artères, stable avec l'âge, contrairement au porc qui atteindrait 300 kg et rendrait le suivi impossible.

Objectifs

En France, environ 13 000 pontages artériels périphériques sont réalisés chaque année, chez des patients souvent fragiles et âgés, présentant des lésions artérielles étendues, pour lesquels les résultats des techniques endovasculaires actuelles sont médiocres. Selon leur localisation, ces pontages sont grevés d’une mortalité variant de 2,3 à 4,1 %, et une morbidité de 16 à 36,8 %. Ce projet a pour objectif la validation d'un instrument chirurgical innovant dans le cadre de la réalisation d’un pontage artériel, qui est employé pour la prise en charge de ces pathologies vasculaires. Cette étude sera réalisée dans deux établissements utilisateurs différents car les deux établissements ont des spécificités, des matériels et des expertises différentes nécessaires aux différents stades de l’étude.

Bénéfices attendus

A l’issue de cette étude, le dispositif innovant sur lequel porte ce projet pourrait permettre de réaliser des pontages artériels sans arrêt circulatoire. Ces pontages seront utilisés dans le traitement de certaines pathologies vasculaires. Le dispositif d’intérêt pourrait permettre de faciliter le geste technique chirurgical et de limiter la morbidité associée à la chirurgie et, ainsi, d’améliorer la prise en charge de ces pathologies vasculaires.

Procédures

Les animaux de l'étude auront 4 anesthésies générales au total. Tous les animaux auront une procédure chirugicale (2 incisions d'environ 10cm) au niveau des carotides (évaluée à 2h30: Après 30 minutes de préparation, 1h30 de chirurgie et 30 minutes d'imagerie scanner). Les animaux auront chacun 4 sessions d'imagerie médicale (contrôles scanographiques) effectuées 7 jours, 1 mois et 4 mois après l'intervention chirurgicale (durée de 45 min maximum à chaque fois). Les animaux recevront également une échographie doppler toutes les semaines de J21 à M4, soit environ 13 sessions, chacune d'une durée évaluée à 30 minutes maximum (la contention sera réalisée dans des cages de contention spéciales pour ovins). Les animaux seront transportés deux fois pendant la durée de l’étude. Le premier transport sera effectué entre J21 et J28, après récupération de l’anesthésie réalisée pour le scanner. Les animaux seront transférés d'un établissemnt utilisateur à un autre (durée du transport évalué à 5h). Le deuxième transport sera effectué à 4 mois (M4), les animaux retourneront dans le premier établissement utilisateur (durée du transport évalué à 5h). Deux changements d'environnement lors des transferts d'établissement.

Impact sur les animaux

Les animaux de l'étude auront 4 anesthésies générales au total. Dans l'établissement utilisateur EU1, tous les animaux auront une procédure chirugicale (2 incisions d'environ 10cm) au niveau des carotides (évaluée à 2h30: Après 30 minutes de préparation, 1h30 de chirurgie et 30 minutes d'imagerie scanner). Les animaux auront chacun 4 sessions d'imagerie médicale (contrôles scanographiques) effectuées 7 jours, 1 mois et 4 mois après l'intervention chirurgicale (durée de 45 min maximum à chaque fois). Dans l'établissement utilisateur EU2, les animaux recevront également une échographie doppler toutes les semaines de J21 à M4, soit environ 13 sessions, chacune d'une durée évaluée à 30 minutes maximum (la contention sera réalisée dans des cages de contention spéciales pour ovins). Les animaux seront transportés deux fois pendant la durée de l’étude. Le premier transport sera effectué entre J21 et J28 (de l'EU1 vers l'EU2), après récupération de l’anesthésie réalisée pour le scanner. Les animaux seront transférés d'un établissemnt utilisateur à un autre (durée du transport évalué à 5h). Le deuxième transport (de l'EU2 vers l'EU1) sera effectué à 4 mois (M4), les animaux retourneront dans le premier établissement utilisateur (durée du transport évalué à 5h). Deux changements d'environnement lors des transferts d'établissement.

Devenir

Tous les animaux (n=12) du projet seront mis à mort à la fin de l'étude. Le prélèvement des artères et de la prothèse est indispensable afin de pouvoir confirmer les données d'imagerie par des analyses histologiques.

Remplacement

Le dispositif a été testé au préalable surdes simulateurs. Cet instrument doit encore être éprouvé in vivo afin de finir la validation de la mise en œuvre technique et appréhender l’efficacité et les risques associés à plus long terme. A l’état actuel des connaissances scientifiques, la complexité du système cardiovasculaire impose de tester le dispositif sur modèle animal. Les tailles des artères de la brebis sont proches de celles de l'humain, ce modèle permet donc de tester le dispositif dans sa version finale, identique à celle qui pourra être utilisée chez l’Homme.

Réduction

Le nombre d'animaux a été réduit au maximum en veillant toutefois à obtenir un nombre suffisant de dispositifs implantés pour réaliser une évaluation de l'efficacité. La procédure a été préalablement sécurisée par la réalisation d’études ex vivo sur banc d’essai et d’études préalables sans réveil ou courte sur un nombre restreint d’animaux. Cette étude sera réalisée sur 6 brebis . Cependant, en cas de mort prématurée d'un animal en cours d'intervention chirurgicale ou lors de la phase de suivi, ou dans le cas ou une amélioration du dispositif apparaitrait comme nécessaire, cette étude pourra être reconduite sur un maximum de 6 animaux. Ils ne seront commandés qu'après étude et analyse des résultats sur les six premiers animaux.

Raffinement

Toutes les procédures expérimentales ainsi que l’environnement d’hébergement ont été optimisées. Les animaux arriveront et seront hébergés par groupe sociaux (au minimum 2 par box) afin de respecter leur comportement grégaire. Ils seront hébergés dans un box sur litière (fibre de bois ou paille) avec des objets d'enrichissement (jouets, ballots de foins), une période d'acclimatation de 5 jours sera respectée avant le début de la procédure. Les gestes interventionnels (chirurgie, imagerie doppler avec injection de produit de contraste, imagerie par échographie doppler) seront toujours réalisés par du personnel formé permettant un temps interventionnel réduit au maximum, afin de prévenir la souffrance et l’angoisse des animaux. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie générale. Les contrôles effectués pour le suivi de l’efficacité du dispositif tout au long de la procédure se feront par imageries médicales (échographie doppler, scanner) qui sont des approches non invasives, et qui ne sont pas source de douleur. Au temps basal puis à J7, J21, et M4 par scanner sous anesthésie générale avec administration de produit de contraste, et de M1 à M4 (tous les 7 jours) par échographie doppler sur animal vigile. La douleur post opératoire sera évaluée selon une grille d'évaluation de la douleur et prise en charge par un traitement analgésique adapté. Le bien-être des animaux sera contrôlé en veillant aux conditions d'hébergement et au comportement des animaux. Des observations bi-quotidiennes seront réalisées par une personne compétente basées sur l'apparence physique externe, le comportement (sociabilité, appétit) et les réponses comportementales aux stimuli externes (bruits...). Ces contrôles permettent de repérer tout animal malade ou blessé pour prendre des mesures appropriées. Tout constat d'un mal-être est remonté au responsable du bien-être des animaux pour examen approfondi, traitements adaptés et/ou consultation du vétérinaire référent. L’utilisation de la contention physique douce, possible chez la brebis, pour la mise en place de la voie veineuse jugulaire externe, l’échographie doppler, les administrations des traitements est préférable à l’administration d’une prémédication intramusculaire source de douleur et de stress.

Choix des espèces

La brebis est un animal proche de l’Homme d’un point de vue physiologique et anatomique (taille, structure et morphométrie des organes, etc.). Les dispositifs médicaux de la clinique humaine peuvent directement être utilisés chez l’ovin. L'utilisation d'équipements d'imagerie médicale destinés à l'Homme permet d'avoir une qualité d'imagerie équivalente à celle obtenue chez l’humain. D’autre part, contrairement au Porc, la Brebis possède une stabilité dans le diamètre des vaisseaux qui n’augmente pas de manière significative à partir d’un certain âge. Cette caractéristique permet au dispositif de rester en place tout au long de la période de suivi post-chirurgical dans le cadre de l’étude d'efficacité. Cette étude pourra également servir de référence si une autre étude avec un suivi sur du long terme (1an) est nécessaire. En effet, ceci serait impossible chez le Porc qui atteindrait un poids d'environ 300kg. Les animaux seront des Brebis adultes (de 5 à 8 ans). En effet, la taille des artères doit être suffisante pour pouvoir mettre en place le dispositif et surtout leur diamètre ne doit plus varier pendant le temps de suivi.

  • Formation professionnelle
Cochons : 20
Souffrances
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Devenir
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Sept heures d'endoscopie digestive sous anesthésie générale, sans réveil prévu : 20 cochons vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout retour à la conscience. Ils arrivent la veille, sont mis à jeun quinze heures, anesthésiés le matin, puis utilisés par des gastroentérologues qui s'exercent à des techniques d'exérèse de lésions du tube digestif. Aucune connaissance nouvelle n'est visée, seulement l'entraînement de praticiens avant leur passage sur des patients. Le choix du cochon tient à son anatomie digestive proche de celle de l'humain et à sa "facilité d'élevage", et le porteur ajoute que les animaux ne pourraient de toute façon pas retourner à leur élevage d'origine pour des raisons sanitaires.

Objectifs

Les progrès réalisés dans le domaine de l’endoscopie digestive interventionnelle thérapeutique en passant par la voie naturelle du tube digestif ont permis de lui accorder une place grandissante dans le traitement curatif des lésions pré-cancéreuses et cancéreuses superficielles du tube digestif. Contrairement à la plupart des techniques chirurgicales utilisées historiquement, les techniques qui seront enseignées dans ce projet permettent un traitement conservateur de l’organe atteint associé le plus souvent à un risque moindre de morbidité/mortalité. L’objectif de ce projet est de former des médecins gastroentérologues à des techniques d’exérèse endoscopique sur modèle vivant de porc. Afin de préparer au mieux cette phase sur animaux vivants, en début de séance, une mise au point orale théorique sera présentée aux participants sous format d’un diaporama power point, de films et d’images concernant la technique et les différents outils utilisés. La mise en place et le recours à ce type de formation est un pré-requis indispensable à la pratique et à la diffusion ce type de technique en clinique pour la prise en charge des patients atteints de lésions précancéreuses et cancéreuses superficielles du tube digestif et la formation théorique ne peut être qu’un préambule à l’acquisition et la maitrise de ces techniques. Le porc, de par ses similarités anatomiques avec l’Homme et sa facilité d’élevage, est le modèle idéal à cet apprentissage.

Bénéfices attendus

L’ensemble des formations du personnel paramédical et médical a conduit la Haute Autorité de Santé dans un rapport précisant la place de la simulation en santé à proposer comme objectif éthique prioritaire l’item : « jamais la première fois sur le patient ». Cette formation permettra aux futurs chirurgiens d'acquérir une expérience pratique solide avant la mise en pratique sur les patients

Procédures

Les animaux subiront une endoscopie digestive sous anesthésie générale, avec la pratique de différentes techniques, pour une durée de 7 heures. Ils seront ensuite euthanasiés, toujours sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Les animaux seront sous anesthésie générale tout au long de la procédure. Ils pourront subir un stress au moment de l'induction de l'anesthésie (contention). L'injection par voie intramusculaire peut engendrer un hématome au niveau de la fesse.

Devenir

Il n’y a pas de réveil des animaux, l’euthanasie se déroule sous anesthésie, en fin de procédure. Les chirurgies réalisées en nombre ne permettent pas le réveil des animaux. De plus, pour des raisons sanitaires, les porcs ne peuvent pas retourner à l'élevage d'origine.

Remplacement

La formation à une technique chirurgicale complexe ne peut se faire in fine que sur modèle vivant si nous voulons reproduire exactement les conditions opératoires. La mise en place et le recours à ce type de formation est un pré-requis indispensable à la pratique et à la diffusion ce type de technique en clinique pour la prise en charge des patients atteints de lésions précancéreuses et cancéreuses superficielles du tube digestif et la formation théorique ne peut être qu’un préambule à l’acquisition et la maitrise de ces techniques. Le porc, de par ses similarités anatomiques avec l’Homme et sa facilité d’élevage, est le modèle idéal à cet apprentissage.

Réduction

Il n'y a pas d’étude statistique ici, l’objectif étant purement pédagogique. Afin de réduire le nombre d'animaux nécessaires, les stagiaires travaillent par groupe de deux ou trois pour un même animal. Nous prévoyons 4 animaux par an, soit 20 cochons sur 5 ans.

Raffinement

Pendant toute la durée de leur présence sur la plateforme, les animaux expérimentaux seront maintenus en groupes sociaux (même portée élevée ensemble), dans des cases chauffées et sur paille pour qu'ils puissent fouir et jouer (enrichissement du milieu). Ils seront manipulés dans le calme par des agents expérimentés. Ils arriveront la veille de l’anesthésie, et seront mis à jeun avant l’intervention (15 heures), avec abreuvement adlibitum. Le matin de l'intervention, les animaux sont anesthésiés. Prémédication par voie intramusculaire, puis intubation orotrachéale puis inhalation d’un mélange gazeux d’oxygène vehiculant le gaz anesthésiant pour maintenir l'anesthésie. Un analgésique sera injecté avant le début de la procédure, et renouvelé en début d'après-midi. L'anesthésie est maintenue toute la journée, il n'y a pas de réveil des animaux.

Choix des espèces

Le modèle animal « porc vivant » est adapté à l’expérimentation et à la formation en endoscopie digestive en raison de son anatomie digestive proche de celle de l’homme et de sa taille permettant également une manipulation du matériel endoscopique standard. Ce modèle permet de reproduire des conditions similaires à celles de la pratique de l’endoscopie digestive chez l’homme en pratique clinique. De plus, ce modèle est celui recommandé par les groupes d’experts pour la formation à l’exérèse endoscopique des lésions superficielles du tube digestif telle que la dissection sous-muqueuse. Porcelet de 15 à 30 kgs pour avoir une taille des structures anatomiques similaire à celle observée chez l’Homme.