Mammifères "de rente"

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    • Troubles urogénitaux
Cochons : 20
Souffrances
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Tous tués sous anesthésie à la fin du projet pour une autopsie des reins, 20 cochons d'environ 3 mois vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent, une ou deux fois selon les groupes et sous anesthésie générale de 1 h 30 à 2 heures, un vecteur viral de thérapie génique injecté dans un ou deux reins par un urétéroscope souple passé par les voies urinaires. S'y ajoutent quatre à cinq prises de sang sous sédation, une injection intramusculaire par semaine et des comprimés quotidiens d'un traitement immunorégulateur, pendant trois à quatre semaines. Le porteur juge cette validation "indispensable" à un futur dossier d'essai clinique, présente le porc comme "la seule espèce" adaptée et décrit l'étude comme "qualitative", sans analyse statistique. Il choisit l'urétéroscopie parce que "cette voie n'est pas invasive", pour un acte mené sous anesthésie générale jusqu'à deux heures.

Objectifs

--- La cystinurie est une maladie rénale qui aboutit à l’insuffisance rénale suivies de dialyse/transplantation. Bien que l'incidence de la cystinurie soit faible (≈1/7000), les calculs de cystine sont très récurrents et entraînent une morbidité importante : interventions chirurgicales fréquentes et lésions rénales dans près de 80% des cas. La précipitation de cystine est la seule manifestation de cette maladie rare, qui se traite par des mesures diététiques visant à obtenir des urines non sursaturées en cystine. Une information du patient et un suivi diététique pour réduire les aliments riches en méthionine, à boire >3L/j. Malheureusement, malgré un régime diététique efficace, plus de 85% des patients récidivent. Il existe des traitements médicamenteux qui visent à modifier la cystine urinaire pour la rendre incapable de former des cristaux mais, ces médicaments sont associés à des effets secondaires. --- Dans le contexte du développement thérapeutique de maladies rares, et notamment rénales, nous avons identifié un vecteur viral de thérapie génique qui permet le transfert de gène dans les parties malades du rein grâce à une injection dans les voies urinaires, en direction des reins. Dans le cadre d’une preuve de concept, le mode opératoire pour une telle administration a été réalisé chirurgicalement. Nous souhaitons dès lors, nous pencher sur des indications thérapeutiques et commencer par explorer l’usage atraumatique de la voie endourologique, c’est-à-dire en passant par les voies naturelles. Ceci est rendu possible par l’utilisation d’un urétéroscope flexible (endoscope souple, fin, équipé d’une microcaméra et d’instruments à son extrêmité) ammené jusqu’au centre des reins pour délivrer le vecteur de thérapie génique. Cette méthode est cliniquement pertinente et peut-être réalisée en ambulatoire – couramment utilisée en clinique pour détruire des calculs ou retirer des tumeurs rénales. Cette validation préclinique est indispensable pour la constitution à terme d’un dossier d’essai clinique de thérapie génique et nécessitera donc l’utilisation du modèle porc étant donné la similitude anatomique des voies urinaires avec l’Homme. En conclusion, notre projet repose sur l’usage du porc pour la validation du protocole d’administration en vue de la constitution d’un dossier d’essai clinique de thérapie génique dans une indication en néphrologie.

Bénéfices attendus

****Opportunités thérapeutiques : La confirmation que l’emploi d’un urétéroscope flexible permet d’atteindre ces résultats ouvrirait de multiples opportunités pour traiter un ensemble important de maladies rénales originaires du néphron, tels que la cystinurie ou encore la polykystose rénale. ****Sécurité thérapeutique : éviter les effets secondaires : La validation de la méthode d’administration par urétéroscope permet de concentrer le vecteur de thérapie génique dans l’organe cible (ici les reins) limitant ainsi la circulation sanguine et les effets secondaires comme ont pu en être observés dans le cas de thérapies géniques contre la myoptahie de Duchenne par exemple. ****Mode d’administration raffiné : une fois validée l’administration par les voies naturelles offrira aux patients un traitement rapide, non invasif, précis et ne nécessitant pas d’hospitalisation.

Procédures

Sur la durée du projet, les animaux subiront les interventions suivantes : -4 à 5 prises de sang (selon les groupes d’animaux) sous sédation ce qui représente une injection intramusculaire du sédatif d’une durée de moins d’une minute. La prise de sang dure environ 2 minutes. La sédation complète dure environ une demi-heure. -Un traitement immunorégulateur (pour éviter le rejet de la thérapie génique) qui se présentera sous la forme d’une injection intramusculaire par semaine (durée moins d’une minute) et de la prise de comprimés quotidienne qui seront mélangés à un aliment ou une boisson appétente. -1 à 2 procédures d’administration de vecteur de thérapie génique (selon les groupes d’animaux) qui se déroulent sous anesthésie générale. L’anesthésie inclut une injection intramusculaire pour la sédation (durée de moins d’une minute). L’animal est ensuite inconscient pour le reste de la procédure. La procédure totale sous anesthésie dure entre 1h30 et 2h, selon qu’un seul rein ou deux sont traités. -A la fin du projet (au bout de 3 à semaines selon les groupes) : les animaux feront l’objet d’une dernière anesthésie générale (injection intramusculaire de moins d’une minute), la suite de la procédure se déroule sous anesthésie générale. Au cours de celle-ci une chirurgie sera réalisée afin de réaliser des prélèvements d’organes. L’animal sera ensuite mis à mort, toujours lors de cette anesthésie générale.

Impact sur les animaux

La plupart des actes se dérouleront sous sédation ou sous anesthésie générale. Ainsi, les cochons vont recevoir une injection de sédatif en intramusculaire. Nous prenons nos dispositions pour que l’injection soit la moins stressante, la moins douloureuse et la plus courte possible. Lorsqu’une anesthésie est prévue, sous sédation, un cathéter intraveineux sera posé sur une veine de l’oreille, l’animal étant profondément sédaté, il n’y a que peu de réaction à cet acte qui dure environ une minute. La suite de la procédure se déroule sous anesthésie générale maintenue par un respirateur fiable permettant de nous assurer de l’absence de toute souffrance. Pour les injections intramusculaires du traitement immunomodulateur, là aussi, nous prenons nos dispositions pour que l’injection soit la moins stressante, la moins douloureuse et la plus courte possible. La prise de comprimés ne présente pas de contrainte pour les animaux grâce au mélange dans un aliment ou une boisson appétente.

Devenir

L’ensemble des animaux est mis à mort en fin de projet car une autopsie doit être réalisée afin d’étudier l’effet de la thérapie génique sur les reins post mortem.

Remplacement

Compte tenu que le but du projet est de démontrer l’emploi d’un urétéroscope flexible pour délivrer un vecteur viral de thérapie génique par les voies naturelles, il ne peut y avoir d’alternative à l’usage d’un modèle animal. Après administration intra-rénale du vecteur de thérapie génique, il sera nécessaire de maintenir l’animal en vie afin de pouvoir évaluer le niveau et la distribution de l’expression du gène transféré. Ainsi, nous ne pourrions substituer l’utilisation d’un animal vivant.

Réduction

****Stratégie de réduction: Ce projet se découpe en une Phase pilote incluant 6 porcs suivie d’une Phase de Consolidation incluant 14 porcs. La Phase Pilote aura la particularité d’injecter les 2 reins d’un même animal permettant ainsi de diviser le nombre d’animaux par 2. En fonction des résulats obtenus à l’issue de la Phase Pilote, la Phase de Consolidation n’injectera qu’un seul rein sur les deux afin de disposer d’un rein contrôle non exposé au vecteur de thérapie génique. Cependant, compte tenu qu’au cours de la Phase Pilote, les injections seront restreintes soit à la partie supérieure soit inférieure du rein, il est possible que le pôle rénal non directement exposé puisse servir de tissu contrôl interne. Auquel cas, là également, nous pourrons exploiter les 2 reins chez un même animal et ainsi diviser le nombre total d’animaux par 2. Il faudra donc attendre l’issue de la Phase Pilote avant de pouvoir décider la meilleure option pour promouvoir la Réduction du nombre d’animaux. ****Statistiques: cette étude ne prévoit pas d'analyse statistique des résultats. Il s'agit d'une étude qualitative qui est destinée à tester quelques paramètres d’injection car nous sommes en mode exploratoire. Une fois nous aurons identifiés les paramètres et conditions clés, une seconde session incluera des ‘n’ plus conséquent pour confirmer et valider les conditions optimales d’injection.

Raffinement

Conditions d’hébergement : Les porcs sont réceptionnés au sein de l’animalerie où ils sont acclimatés et hébergés en groupe sociaux dans de larges box enrichis de jeux à mâcher et de balles, avec des conditions d’ambiances contrôlées. Ils sont douchés quotidiennement à l’eau tiède et un programme de familiarisation basé sur la distribution de récompenses facilite les interactions avec les soigneurs et réduit leur stress lors des manipulations. Un programme musical apaisant est diffusé pour couvrir les bruits d’ambiance aversifs. Conditions expérimentales : L’urétéroscopie par les voies naturelles est justement choisie comme méthode d’administration des vecteurs de thérapie génique car cette voie n’est pas invasive. En effet, en clinique humaine, l’urétéroscopie ne nécessite pas de prise en charge particulière après l’examen. De plus, cet examen mobilisera l’intervention d’un urologue spécialisé dans cette pratique chez des patients humains mais également lors d’enseignements sur des porcs pour former des chirurgiens à cette abord chirugical non-invasive. Les animaux sont anesthésiés et recevront des analgésiques pour toutes les procédures et ils font l’objet d’un suivi au réveil afin de s’assurer qu’ils ont bien récupéré de leur anesthésie. Nous travaillerons de manière aseptique (matériel stérile, à usage unique ou stérilisable, champs stériles, tenue stérile de l'opérateur et du chirurgien, désinfection cutanée et des muqueuses) afin de pouvoir éviter les risques infectieux et garder en vie pendant 3 à 4 semaines l’animal injecté sans que sa fonction rénale et son état général n’en soit affectés. L'usage d'une antibiothérapie de couverture en peropératoire et posopératoire immédiat permettra également d'éviter les risques infectieux. Des points limites sont définis pour arrêter la procédure en cas de souffrance.

Choix des espèces

Afin que l’étude que nous proposons ait une pertinence forte pour ensuite déposer un dossier de demande d’essai clinique aux agences réglementaires ad hoc, l’espèce animale doit permettre d’évaluer précisément la procédure d’administration du traitement avec un équipement identique et un protocol adapté à celui déjà utilisé chez les patients humains. Il faut également que l’anatomie de l’espèce animale et de l’organe ciblé soient similaires à l’homme. Le porc est donc la seule espèce qui nous permettra une validation préclinique de la procédure d’injection. Des porcs de 3 mois environ (soit 40-50 kg) seront utilisés. A ce stade de développement, le système urinaire du porc est très proche de celui de l’humain tant du point de vue anatomique que du point de vue de sa taille, permettant ainsi de se positionner dans les mêmes conditions que celles de la thérapie chez l’Homme.

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    • Alimentation animale
Cochons : 234
Souffrances
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Devenir
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Enfermés trois fois cinq jours dans une loge individuelle où ils ne peuvent ni se tourner ni marcher, 234 porcs de 20 à 100 kg sont rationnés à 90 % de leur appétit pendant tout l'essai. Ils subissent jusqu'à trois séries de prises de sang à la jugulaire de 15 mL et des piqûres à l'oreille, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'enjeu est zootechnique, mesurer la digestibilité de matières premières et d'enzymes ajoutées afin de formuler des aliments au plus près des "besoins" des animaux non-humains et de limiter les rejets. 96 porcs au maximum seront tués pour prélèvements ou parce qu'ils auront reçu des additifs interdits à la consommation humaine, les 138 autres repartant dans le cycle de production.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer la digestibilité des nutriments des aliments chez le porc en croissance, c’est-à-dire de 20 à 100 kg. Cela permet d’améliorer les connaissances scientifiques de la digestibilité des matières premières et de l’amélioration de la digestibilité permise par des enzymes exogènes. En effet, ces valeurs de digestibilité des matières premières sont des données importantes puisqu’elles permettent de formuler des aliments au plus près des besoins des animaux afin d’optimiser leur croissance et limiter les rejets dans l’environnement.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont une meilleure connaissance de la digestibilité des nutriments des matières premières et de l’amélioration de la digestibilité permise par des enzymes exogènes chez le porc en croissance.

Procédures

Les porcs seront hébergés trois fois 5 jours dans une loge à digestibilité individuelle au cours de la procédure. Ils seront rationnés à environ 90% du niveau ad libitum pendant toute la durée de l’essai. De plus, au maximum, deux séries de 1 à 3 prises de sang maximum par ponction à la jugulaire (15 mL maximum par ponction) pourront être réalisées sur les porcs impliqués dans cette procédure. Les prises de sang seront espacées d'au moins 30 minutes et les séries de 3 prises de sang seront espacées d'au moins 5 jours. Par ailleurs, une ou plusieurs mesures de glycémie, d'hémoglobinémie ou autres paramètres sanguins (maximum 5 en 4 heures environ) à l'aide d'un appareil de biologie déporté sur les porcs impliqués dans cette procédure. Au total, les porcs pourront donc subir trois fois au cours de la procédure ces séries de 1 à 5 prélèvements à l'oreille. Pour réaliser ces mesures, quelques gouttes de sang seront prélevées grâce à une piqûre réalisée à l'oreille à l'aide d'une aiguille. Les porcs de cette procédure pourront être concernés par les séries de prise de sang ou par les prélèvements de quelques gouttes de sang à l'oreille. Une prise de sang par ponction à une veine jugulaire ou via une piqûre à l'oreille nécessite une contention des animaux, sur une durée pouvant varier de 20 secondes à 2 minutes.

Impact sur les animaux

L’hébergement individuel dans la loge à digestibilité empêche l’animal de se tourner et de marcher. Cette réduction de liberté de mouvement peut entrainer de la frustration ou du stress chez l’animal. Les animaux seront rationnés pendant toute la durée de l’essai. Cela pourra engendrer de l’agitation et de légères griffures entre les deux porcs au sein d’une même aire d’adaptation pendant cette phase. Les prélèvements sanguins peuvent induire un stress lors de la manipulation et la contention des animaux, ainsi qu’une douleur transitoire au moment de l’introduction de l’aiguille.

Devenir

Au total, 96 porcs maximum seront euthanasiés dans la globalité du projet dans le cas où des prélèvements biologiques (organe, phalange, contenu intestinal...) post-mortem sont nécessaires ou lorsque les animaux recevront des additifs non enregistrés dans l’Union européenne puisqu’ils ne pourront pas rentrer dans la filière de consommation humaine. Les autres animaux seront maintenus en vie et continueront leur cycle de production dans l’élevage.

Remplacement

La digestion d’un aliment résulte principalement de régulations hormonales et enzymatiques aboutissant in fine à l’absorption des nutriments. Il n’existe pas aujourd’hui de modèle in vitro suffisamment fiable permettant d’évaluer la digestibilité des nutriments chez le porc en croissance. Ainsi, le recours à l’animal est indispensable.

Réduction

Chaque animal testera trois régimes et sera logé individuellement au moment des mesures de digestibilité, ce qui permet de réduire le nombre d'individus nécessaire à la mise en évidence de différences significatives entre plusieurs traitements (variabilité inter-individuelle réduite, précision des mesures...). Ainsi, 36 mesures de digestibilité seront obtenues par applications de la procédure (=essai) avec 12 porcs. En effet, un calcul de « la puissance statistique du test » a permis de définir un nombre de 8 répétitions par régime. Cependant, dans le cas de régimes plus fibreux, le nombre minimum de mesures de digestibilité est de 11 car le coefficient de variation est plus élevé. Toutefois, afin de tenir compte d’éventuelles exclusions ou mortalité pendant l’essai, il faut ajouter un animal supplémentaire par lot. Ainsi, le nombre minimum de mesures de digestibilité par lot est porté à 9 avec quatre lots expérimentaux ou 12 pour les régimes plus fibreux avec trois lots expérimentaux. Les données seront ensuite analysées par des tests statistiques.

Raffinement

L’état de santé des animaux sera vérifié quotidiennement par les techniciens animaliers de l’établissement utilisateur. Des points limites stricts et définis à l’avance sont appliqués tout au long du projet. De plus, le nombre de tentatives lors des prises de sang sera limité à 2 par veine jugulaire ou par oreille (donc 4 au total) et la manipulation des animaux sera restreinte afin de réduire la souffrance ou le stress appliqué à ces animaux. Les aires d’adaptation seront chacune équipées d’un disque en fibres de bois et les loges individuelles auront chacune un tube en plastique suspendu afin d'atténuer le stress pouvant être induit par le logement individuel des animaux lors des phases de collecte. Les loges individuelles seront disposées afin que les animaux puissent se voir.

Choix des espèces

L'espèce choisie pour la réalisation du projet est le porc car les phénomènes physiologiques (digestifs, métaboliques, endocrinologiques) sont hautement spécifiques de l'espèce porcine. De plus, la spécificité des conditions d'élevage de cette espèce de rente ne permet pas de la remplacer par une autre espèce modèle. Enfin, il n’existe pas de méthodes in vitro permettant d’évaluer de manière fiable la digestibilité des nutriments chez le porc. Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet pèseront entre 20 kg et 100 kg. En effet, le tube digestif des porcs s'allonge tout au long de la vie de l'animal donc la digestibilité varie en fonction du poids de l'animal. Ainsi, nous souhaitons effectuer des mesures de digestibilité avec des animaux de différents poids.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Cochons : 20
Souffrances
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Devenir
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20 porcs miniatures adultes, âgés de plus de 3 ans et obèses, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués à l'issue. Ils reçoivent par cœlioscopie un implant posé au niveau de la veine porte, censé libérer pendant des mois une molécule contre le diabète de type 2, puis sont anesthésiés à plusieurs reprises pour des scanners ou des prises de sang, jusqu'à une dernière anesthésie de 2 heures, dont ils ne se réveillent pas, pour une tomographie par émission de positons. L'implant peut provoquer une brèche vasculaire ou une compression de la veine porte, et le porteur signale chez ces porcs obèses des plaies de contact et des fractures possibles lors des pesées hebdomadaires. Il situe le bénéfice à court terme dans la possibilité de "lancer la phase humaine du programme", et l'expérience doit aussi calibrer des tests in vitro de libération de la molécule. Il écrit enfin qu'un calcul de puissance statistique classique "n'est pas pertinent" pour cette expérience et fonde l'effectif sur ses projets antérieurs.

Objectifs

Le diabète de type 2 est une maladie endémique qui touche plus de 25 millions de personnes dans le monde. De nouveaux traitements existent mais leur efficacité est entachée par de nombreux effets indésirables. Une solution vise à rétablir la sensibilité des récepteurs au Glucagon-like-peptide 1 (GLP-1 r) situés dans un très court segment de la veine porte. Cela peut être produit par la libération locale et prolongée d’un composé capable de restaurer la densité des récepteurs GLP-1. Ce dernier est libéré par un implant idéalement biodégradable sur plusieurs mois. Le projet vise à évaluer la conversion d’un dispositif antérieur reposant sur un implant non biodégradable cylindrique en dispositif utilisable chez le patient humain et répondant aux bonnes pratiques de fabrication en accord avec les autorités de régulation des dispositifs biomédicaux implantables (GMP - good manufacturing practices). Le but de l’expérience est d’évaluer plusieurs dispositifs implantables biodégradables susceptibles de libérer in situ, sur plusieurs mois, une dose idoine de la molécule capable de réguler la densité des récepteurs GLP1. Cette évaluation comprend également une mesure directe et indirecte de la libération de la molécule active afin de calibrer différents tests in vitro de validation des implants dans le cadre de l’utilisation clinique chez l’homme de l’implant une fois celui-ci sélectionné.

Bénéfices attendus

Les bénéfices à court terme sont ceux associé à la possibilité de lancer la phase humaine du programme. Les bénéfices à long terme sont directement associés à la mise en place d'une thérapeutique alternative au traitement du diabète de type 2. Dans tous les cas, nous visons la production d’un dispositif médical susceptible d’être produit en condition GMP et dont la mise en place soit faiblement risqué pour le patient tout en allongeant de façon significative la durée de libération de la molécule active. L’idéal étant de disposer d’un dispositif médical qui puisse fonctionner plusieurs années i.e. qui libère la molécule active durant cette période. Cela nécessite de façon connexe de disposer d’un modèle de libération in vitro. L’expérience proposée vise entre autres à caliber in vivo ce modèle in vitro

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure comprenant diverses étapes durant la durée du projet. Au cours de la première expérience, trois types de dispositifs libérant une molécule active seront placés par voie chirurgicale coelioscopique (durée max de la chirurgie proprement dite - 15 minutes)chez trois groupes d’animaux. Chacun de ces groupes sera suivi durant 1 mois avec une anesthésie au cours de la semaine 2 et 4 post implantation. Au cours de cette anesthésie, un scanner et une prise de sang (2,5 mL) seront réalisés (durée max 30 minutes). La dernière anesthésie est terminale et permettra avant l’administration de l’agent déclenchant l’euthanasie une tomographie d’émission positronique destinée à la mesure de la densité des récepteurs GLP-1 (durée anesthésie 2 heures). Au cours de la seconde expérience, un implant choisi à la suite des résultats de la première expérience sera également implanté par voie chirurgicale coelioscopique sur un groupe unique d’animaux. les animaux seront suivi durant 6 mois avec 4 prises de sang sous anesthésie légère toutes les deux semaines puis tous les mois. Come pour les animaux de l’expérience précédente, une dernière anesthésie terminale permettra avant l’administration de l’agent déclenchant l’euthanasie une tomographie d’émission positronique destinée à la mesure de la densité des récepteurs GLP-1.

Impact sur les animaux

Le projet sera réalisé en s’assurant qu’aucune angoisse, douleur ou souffrance inutile ne soit ressentie lors de toute intervention sur les animaux. Les effets liés au risque septique bien que parfaitement maitrisés sont pris en compte dans la surveillance durant semaine post-chirurgicale (recherche d’un arrêt de l’ingestion, prostration, toux, vocalisation au couché, diminution de la diurèse, température rectale accrue). En dehors de ces effets, et dans le cas de la première expérience, les effets indésirables potentiels sont ceux directement liés à la présence physique de l’implant et correspondent soit une brèche vasculaire soit une compression portale. Ils peuvent survenir durant la totalité de la période expérimentale mais ne peuvent être objectivés que par l’imagerie abdominale (US 2D et Doppler respectivement). Ils seront suspectés par les signes cliniques classiques d’une péritonite (arrêt brutal de l’ingestion, prostration, douleur à la palpation abdominale). Outre ces signes, des effets plus complexes à mettre en évidence sont possibles mais ont un tableau clinique protéiforme. Ces effets peuvent également survenir durant la totalité du protocole expérimental. C’est pourquoi, en cas de baisse significative de l’ingestion qui reste le seul élément quantitatif précoce dont nous disposons, nous compléterons l’examen clinique par une mesure de l’ECG et de la pression artérielle. En fonction de l’impact sur le bien être de l’animal, une euthanasie préventive sera réalisée. Dans le cas de la seconde expérience, les effets néfastes directs liés à l’implant sont identifiés et résolus. Les nuisances relèvent de l’élevage en condition expérimentale (plaies de contact, fractures au moment des pesées hebdomadaires en dépit d’une conception idoine des structures d’animalerie) sur des animaux obèses. Celles=ci peuvent survenir tout au long de la durée expérimentale. Aucun autre effet indésirable n'est attendu en consequence de leur obésité.

Devenir

Un réveil à la suite d'une longue anesthésie est potentiellement douloureux et/ou induit un mal-être sans qu'il ne soit réellement possible de contrer ces effets par un susbtitut pharmacologique. Face à ce risque, nous estimons qu'il est préférable de réaliser une euthanasie à l'issu de l'expérimentation

Remplacement

Ce projet réalisera de nouvelles recherches pour lesquelles l'information n'est pas déjà disponible dans la littérature. Bien que le remplacement par des alternatives non animales soit un atout inestimable pour la recherche, celles-ci ne peuvent pas reproduire la physiologie intégrative complexe présente chez un animal modèle, qui s’apparente étroitement à l'homme. En raison du haut niveau de complexité des systèmes étudiés, de leur intégration complexe et des conséquences multiples de leurs dérèglements, il existe trop d'inconnues pour créer des modèles fiables générés par ordinateur. Cette expérience vise d’une part à valider un modèle in vitro de libération de la substance active. Ce modèle n’existe actuellement pas du fait des particularités vasculaires de la zone d’implantation. Les questions suivantes nécessitent encore un modèle animal. Comment se comporte la libération de la molécule candidate au cours du temps et plus particulièrement une fois que l’implant est inséré dans une structure jouxtant une des plus grosses veines de l’organisme ? Encore une fois, nous avons réalisé un modèle pharmacocinétique sur la base de nos expériences antérieures et nos partenaires développent un modèle in vitro de libération à l’horizon d’un an post implantation. Néanmoins, il est impératif d’avoir des données in vivo de façon à calibrer ce modèle in vitro. Par ailleurs, l’utilisation d’un modèle animal pour le volet chirurgical reste indispensable notamment pour répondre aux questions suivantes: Quelle est la meilleure matrice biodégradable et la forme optimale de l’implant pour permettre une implantation aisée en cœlioscopie. La matrice biodégradable de l’implant peut-elle supporter la procédure d’implantation et l’outil d’implantation est-il suffisant pour réduire les contraintes physiques sur l’implant de façon à ce que ce dernier reste intact ? Ces deux questions font l’objet de modélisations physiques à l’aide de l’outil Comsol. Il reste à valider les données de stress mécanique tant sur l’implant que sur les tissus biologiques qui vont accueillir l’implant - une phase qui ne peut être réalisée que sur un modèle chirurgical.

Réduction

Ce projet a été conçu pour utiliser un nombre minimum d'animaux, tout en garantissant l'obtention de résultats scientifiquement pertinents et l'atteinte des objectifs de l'étude. Néanmoins les questions posées, le caractère exploratoire des différents modèles d’implants et le risque de survenue d’événements néfastes sont tous difficilement modélisables et par voie de conséquence un calcul de puissance statistique classique n’est pas pertinent pour le type d’expérience projeté. L'objectif de réduction se basera donc sur l'expérience acquise au cours des projets antérieurs de même nature (implantation coelioscopique d'implants non biodégradable). Par ailleurs, il est tout à fait possible que rapidement les premiers essais conduisent à identifier une incompatibilité immédiate entre la nature de l'implant et la zone à traiter. Dans ce cas, le nombre d'animaux prévu pour ce sous groupe sera immédiatement réduit.

Raffinement

Des points limites sont fixés au préalable, et un suivi des animaux est effectué de facon très régulière. Les procédures chirurgicales et d’imagerie ont été conçues et validées par un vétérinaire en incluant une valence analgésique forte. Les méthodes d’imagerie sont les plus sophistiquées possible à ce jour indépendamment de l’espèce utilisée. La méthode chirurgicale est reconnue comme celle produisant les suites post-opératoires néfastes les plus limités possibles. Les possibilités d'affiner la procédure seront continuellement explorées et mises en oeuvre dans la mesure du possible pendant la durée de vie du projet. Des revues de littérature régulières seront effectuées pendant toute la durée du projet pour s'assurer que les procédures utilisées sont aussi raffinées que possible et restent conformes aux recommandations de bonnes pratiques.

Choix des espèces

Le porc s’impose comme un modèle privilégié pour les études en nutrition et neurosciences. En contexte nutritionnel délétère, le miniporc adulte développe une obésité similaire à la pathologie humaine. De plus, le capteur GLP-1r au niveau portal est altéré par l'obèsité. Le choix du modèle porcin se justifie également par rapport à l’utilisation d’une procédure d’implantation cœlioscopique qui sera celle utilisée chez l’homme et qui ne peut être effectuée techniquement sur un animal de plus petite taille. Pour les mêmes raisons de taille, la résolution spatiale obtenue par l’utilisation du modèle porcin, du fait des limitations techniques fait qu’un modèle de grande taille est recherché. Les animaux seront des adultes bien après que leur croissance ait atteint un plateau i.e. > 3 ans. Ceci se justifie par le fait que la condition visée par notre solution thérapeutique est celle du diabète de type 2 chez l'adulte et que ce dernier se développe préférentiellemetn après 45 ans

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
    • Troubles urogénitaux
Cochons : 2
Souffrances
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Devenir
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Deux truies d'une trentaine de kilos reçoivent un endoscope introduit par les voies urinaires ou par les voies respiratoires, sous anesthésie générale, pour une intervention pouvant durer jusqu'à six heures. Elles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisées dans un autre projet. L'enjeu porte sur la validation de deux dispositifs commerciaux avant leur essai chez l'humain, chaque animal permettant l'évaluation par quatre chirurgiens au maximum. Le porteur écrit que la procédure "n'a pas de conséquence sur le bien-être de l'animal", après avoir listé parmi les effets possibles un rétrécissement de l'urètre, des déchirures de ses parois et des sécrétions de mucus avec traces de sang.

Objectifs

Une endoscopie est un examen peu invasif qui relève de l’imagerie médicale et qui permet d’obtenir des images de l’intérieur d’un organe ou d’une cavité et de les exploiter. L’endoscopie est habituellement recommandée dans un but diagnostique ou pour des interventions chirurgicales mineures. Elle est réalisée à l’aide d’un instrument appelé endoscope, se présentant sous la forme d’une tige rigide ou souple, dont la taille et le diamètre dépendent de la zone à examiner, une source de lumière et une caméra. Les objectifs de ce projet sont d’évaluer les performances cliniques et techniques de 2 endoscopes à usage unique de conception technique très proche. Le premier est utilisé pour l’exploration du système urinaire et plus particulièrement la vessie, le deuxième pour l’exploration de l’arbre bronchique. Cette technologie à usage unique innovante supprime le besoin de décontaminer l’endoscope après son utilisation. Cette procédure longue et coûteuse comporte toujours un risque pour le personnel manipulant les solutions détergentes ainsi que pour les patients. En effet, des agents pathogènes peuvent persister après décontamination incomplète. Les endoscopes évalués sont stériles et suppriment par conséquent le risque de contamination croisée améliorant ainsi la sécurité des personnels et des patients (ce dernier point n’est cependant pas évalué dans ce projet). Dans ce projet, une exploration des voies urinaires et de l’arbre bronchique seront effectuées, en utilisant le porc comme modèle, par les chirurgiens en activité et compétents dans ces domaines respectifs afin d’évaluer les performances mécaniques de chaque endoscope, sa qualité d’image et sa maniabilité. Les endoscopes ayant des conceptions très proches, ils sont opérants sur le même système vidéo permettant le suivi de l'examen.

Bénéfices attendus

Les essais permettront d’évaluer les performances de deux endoscopes à usage unique, notamment les améliorations apportées sur le traitement d’image sur un système de visualisation opérant aussi bien pour des endoscopes d’urologie que bronchiques. Cela permettra de valider la conception de ces deux intruments qui pourront ensuite faire l’objet d’une étude clinique chez l’homme avant leur commercialisation. Ces types d’endoscope suppriment les risques de contamination croisées liés à l’utilisation de dispositifs conventionnels réutilisables.

Procédures

Introduction d’un dispositif médical endoscopique par les voies naturelles sous anesthésie générale, soit par les voies urinaires (1 animal, 1 fois, durée de la procédure maximale de 6h), soit par les voies respiratoires (1 animal, 1 fois, durée de la procédure maximale de 6h)

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont : - le stress lié à la contention et à la manipulation avant l'induction de l'anesthésie générale - les effets indésirables liés à l’anesthésie générale et à la ventilation mécanique : rares risques d'inflammation trachéale liée à la sonde trachéale, d'infection respiratoire. - les effets indésirables liés à une cystoscopie qui sont limités : rare infection urinaire nécessitant un traitement antibiotique, rétrécissement de l’urètre en raison de la formation de tissu cicatriciel, dommages ou déchirements des parois de l’urètre - les effets indésirables liés à une bronchoscopie qui sont limités : rares sécrétions de mucus avec traces de sang, quintes de toux, faible taux d’oxygène dans le sang, infections. Ces effets ne durent pas plus de quelques jours.

Devenir

La procédure est une procédure peu invasive qui est réalisée par les voies naturelles. Elle ne provoque que peu d’irritation et n’a pas de conséquence sur le bien-être de l’animal. Par ailleurs, aucun prélèvement de tissu ni d’organe n’est prévu.

Remplacement

Des évaluations ont été menées en phase précoce de développement sur mannequins afin de valider l’interface utilisateur et le design des dispositifs. Des essais sur cadavres et organes disséqués d’animaux ont ensuite été réalisés pour permettre d’évaluer la compatibilité du dispositif avec d’autres accessoires et équipements (laser, forceps…) dans un environnement proche du bloc opératoire. Cependant, ces essais sont nécessaires sur animaux vivants pour l’évaluation de la qualité d’image (limitée sur cadavre), ainsi que de l’exploration du système urinaire et bronchique en présence du tonus musculaire ou de la ventilation respiratoire, conditions très proches d’une utilisation sur patient.

Réduction

Aucun test statistique n’a été réalisé pour déterminer le nombre d’animaux à inclure dans l’étude. Il s'agit d'une étude pilote ayant pour vocation de déterminer la faisabilité de conduire un examen d’endoscopie dans des conditions proches de leur utilisation réelle sur patient, en utilisant le minimum d’animaux possible. Un animal sera utilisé par dispositif et permettra l’évaluation par 4 évaluateurs maximum chacun. Aucune analyse statistique des résultats ne sera effectuée.

Raffinement

Les porcs sont préalablement hébergés en groupe sociaux, ils disposent d’enrichissements leur permettant d’exprimer leurs comportements naturels comme le fouissage (hébergement sur litière de copeaux de bois), l’exploration d’objets à mâchouiller (ballons, balles au mur, balles au sol permettant la distribution de friandises, chainette métallique). Une surveillance et des soins quotidiens sont apportés par une équipe qualifiée de techniciens et vétérinaires. L'animalerie est en cycle jour/nuit de 12h/12h avec des paramètres d'ambiance contrôlés. Les animaux bénéficient d'un minimum de 7 jours d'acclimatation mis à profit pour les habituer à la présence et à la manipulation par l'Homme, lors du change des boxes et la distribution de nourriture, par la distribution de caresses et de friandises (morceaux de fruits). Le protocole prévoit des procédures non-invasives (passage par les voies naturelles), réalisées sous anesthésie générale, par des chirurgiens formés à la manipulation de ces dispositifs endoscopiques. Les animaux reçoivent une analgésie pendant et après la procédure, ainsi qu'une couverture antibiotique préventive.

Choix des espèces

Le modèle animal porcin est celui qui se rapproche le plus de l’anatomie de l’homme, aussi bien pour le système urinaire que pour les voies respiratoires. L’expérimentation ne peut être réalisée que sur les femelles d’environ 30 kg pour des contraintes de compatibilité avec les longueurs utiles des dispositifs médicaux utilisés. Porcs juvéniles de 30 kg ; anatomie la plus proche de l’humain à ce stade.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Cochons : 70
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 70
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 70

Tués en fin de protocole pour que la prothèse valvulaire soit prélevée et examinée, 70 mini-porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun subit un remplacement de valve aortique sous circulation extracorporelle, six heures d'anesthésie puis une dizaine d'heures sous sédation et ventilation, quarante-huit à soixante-douze heures de soins intensifs, et des échographies à un, trois et six mois. Le porteur cite parmi les effets attendus l'infection du site chirurgical et un mauvais fonctionnement cardiaque pouvant aller jusqu'à l'insuffisance cardiaque. Il calcule ses effectifs en intégrant une perte "classiquement attendue" de 50 % faute de redémarrage du cœur, chiffre qui dit ce que ce modèle chirurgical inflige.

Objectifs

Aucun traitement médical n’est à l’heure actuelle disponible pour traiter les pathologies valvulaires cardiaques. La seule option offerte aux patients est le remplacement valvulaire par une nouvelle prothèse lors d’une chirurgie à cœur ouvert. Ces dernières années, l’utilisation de prothèses biologiques a pris le pas sur les prothèses mécaniques, principalement à cause de leur meilleure performence hémodynamique et du développment de techniques moins invasives (remplacement par transcatherter des valves). Par contre, ces prothèses ont une durabilité réduite : en effet, la dégénerescence de ces bioprothèses est observée 10 à 15 ans post implantation. Cette dégénrescence a une implication importante d’un point de vue clinique, pouvant entraîner des symptomes chez les patients, un besoin d’une ré-intervention valvulaire et peut aussi entrainer le décès. Cependant, à ce jour, les mécanismes physiopathologiques impliqués dans ce processus dégénératif sont inconnus. L’objectif de notre projet de recherche est d’étudier les mécanismes physiopathologiques impliqués dans la survenue de cette dégénérescence des bioprothèses. Ce projet s’appuie sur un modèle de chirurgie de remplacement valvulaire cardique chez le cochon. L’étude portera sur le rôle de l’hypercholestérolémie et de la thrombose dans le processus de dégénérescence des bioprothèses. Des cochons contrôles (Yucatan WT) et modifiés génétiquement (Yucatan avec gain de fonction de PCSK9), recevant ou non un traitement anticoagulant seront étudiés dans cette étude, qui permettra donc d’étudier les mécanismes physiopathologiques impliqués dans la dégénrescence des bioprothèse et l’effet synergique de l’hypercholestérolémie et/ou de la thrombose prosthétique.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques impliqués dans le processus de dégénérescence des bioprothèses, et ainsi aboutir à des modifications de prise en charge des patients subissant un remplacement valvulaire avec une bioprothèse, mais aussi modifier la préparation des bioprothèses (préparation et confection des matrices utilisées par exemple). L’un des avantages majeurs de l’étude est que nous pourrons identifier les processus précoces impliqués dans le dévelopement de la pathologie, dès l’implantation de la prothèse et donc proposer des interventions chez l’homme tôt, en per ou post chirurgie.

Procédures

Chirurgie de prothèse valvulaire avec circulation extracorporelle sous anesthésie générale (anesthésie durant 6 heures puis maintien sous sédation et ventilation pendant une dizaine d'heures), Soins intensifs post-opératoires sur 48 à 72 heures, Prélèvements sanguins intra et post-opératoires pendant la semaine de soins intensifs par aspiration de sang au niveau du cathéter veineux central (aucune contention de l'animal et aucune douleur), Prélèvement sanguin et échographie transthoracique à un mois, 3 mois et 6 mois jusu'à la fin du protocole sur animal vigile ou sous sédation selon la tolérance de l'animal (utilisation d'une contention physique minimale et si échec, utilisation d'une contention chimique anxiolytique à base de benzodiazépines), Anesthésie générale finale avant euthanasie

Impact sur les animaux

Douleur modérée pendant l'acte chirurgical sous anesthésie générale et suite au trauma chirurgical en phase postopératoire : traitement analgésique multimodal pendant l'anesthésie et le post-opératoire immédiat et plan d'analgésie de secours si traitement multimodal de première intention insuffisant. Infection du site chirurgical (douleur légère à modérée, hyperthermie, manque d'appétit) : technique chirurgicale aspetique et antibiothérapie adaptée selon les analyses hématologiques, Protection des plaies avec des bandages souples. Malfonctionnement cardiaque suite à l'intervention pouvant entrainer une insuffisance cardiaque (douleur légère à modérée, fatigue, anorexie). Manipulation de l'animal pour l'administration des traitements et des prises de sang (stress, douleur légère) : instrumentation avec un cathéter long-terme jugulaire permettant le prélèvement sanguin sans contention et l'administration de médicaments par voie intraveineuse sans inconfort. Stabulation isolée le temps de la phase post-opératoire immédiate (enrichissement avec jouet et nourriture) et remise en contact d'un congénère dès que la convalescence est suffisante (alimentation normale, arrêt des soins et traitements post-opératoires)

Devenir

Euthanasie en fin de protocole pour prélèvement et étude histologique de la prothèse valvulaire

Remplacement

II n’existe pas de méthode in vitro ou in silico permettant de reproduire les phénomènes physiologiques et pathophysiologiques liés au fonctionnement et à la dégénérescence de la prothèse valvulaire. Les prothèses sont testées pour leur tolérance tissulaire sur des animaux de laboratoire plus petits (rats) avec une mise en place du tissue en sous-cutané. Cette méthode n’est pas adaptée à l’étude de la dégénérecence du tissu valvulaire, qui est implanté chez l’homme dans la circulation et fait face a des contrainte liées au flux sanguin et au pressions/tensions observées au niveau du système circulatoire central.

Réduction

Compte-tenu des connaissances sur les modèles de chirurgie intracardiaque avec circulation extracorporelle chez le porc et de la nécessité d’avoir un nombre d’animaux minimum pour avoir une significativité statistique, le nombre d’animaux comprend des animaux pour la mise au point et la standardisation du modèle chirugical de remplacement valvulaire aortique ainsi que 8 à 15 animaux par groupe pour chaque condition d’évaluation de la dégénérescence prosthétique (perte maximale classiquement attendue pour des protocoles de chirurgie cardiaque chez le porc de 50% par défaut de redémarrage du coeur). Au vu des résultats préliminaires obtenus, le nombre d’animaux pourra être réduit pour chaque groupe d’expérimentation et conditions.

Raffinement

En plus du raffinement des conditions d’hébergement et de manipulation des animaux, les procédures de préparation, d’induction de l’anesthésie, de mise en place de l’analgésie répondent aux exigences de l’analgésie multimodale pré-emptive et sont confiées à des anesthésistes/réanimateurs spécialistes. Une attention identique est portée au suivi des animaux pendant les interventions chirurgicales et le suivi postopératoire grâce à l’ensemble des moyens de monitorage du plateau technique. Les données de monitorage sont enregistrées fréquemment afin de relever à posteriori d’éventuelles réponses physiologiques chez les différents animaux. Des échantillons sanguins sont prélevés avant la chirurgie (après anesthésie), pendant la chirurgie et après la chirurgie (pendant le suivi post-opératoire) afin de collecter le maximum de données. Les besoins en données sont anticipés et ouverts aux analyses exploratoires afin de pouvoir effectuer des analyses sur des paramètres qui n’auraient pas été anticipés. Les chirurgies cardiaques avec CEC sont réalisées par des chirurgiens cardiaques humains, avec le support d’un perfusionniste, permettant de rafiner le protocole chirurgical selon les standards cliniques.

Choix des espèces

Le choix du mini-porc est fondé sur plusieurs critères : - Modèle animal bien décrit et largement utilisé pour la chirurgie intracardiaque avec CEC avec des aspects anatomiques et un fonctionnement physiologique proche de l’homme ; des paramètres hémato-biochimiques comparables et dont les variations sont accessibles par des techniques de dosages similaires à celle utilisées en médecine humaine, afin d’assurer la prédictivité des résultats. - Existence d’une lignée modifiée génétique (gain de fonction de PCSK9) présentant une hypercholestérolémie. - Réponse du mini-pig à l'induction d'une diète HC en 4 semaines (doublement du taux de cholestérol) permettant de générer un modèle hypercholestérolémique, représentatif de l'Homme. - Taille des animaux permet une gestion aisée de l’anesthésie et de l’analgésie, ainsi que l’utilisation d’instruments et de matériels identiques à ceux utilisés chez l’Homme. - Le mini-porc à l’âge adulte atteint un poids minimum de 40 kg et reste maitrisé par le rationnement (environ 50-60 kg) ce qui représente un avantage comparativement au porc charcutier. Animaux adultes afin d’avoir une taille de thorax et d’aorte compatible avec l’intervention chirurgicale

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles immunitaires
Cochons d'Inde : 1000
Lapins : 1500
Chèvres : 30
Moutons : 30
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2560
▲ -
Devenir
 -
 -
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 2560

Immunisés cinq à plus de seize fois par an, puis saignés jusqu'à vingt et une fois par an pour produire du sérum, 1 500 lapins, 1 000 cobayes, 30 chèvres et 30 moutons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Tous sont tués une fois le titre d'anticorps et le volume de sérum jugés suffisants, après un dernier prélèvement plus important. Les anticorps polyclonaux obtenus alimentent des tests de diagnostic vendus dans le monde entier, le porteur mentionnant jusqu'à un test utilisé par seconde et un nombre d'animaux fixé par le "Donneur d'ordre". Il indique que la réaction inflammatoire au point d'injection disparaît en quelques jours et qu'aucune conséquence néfaste n'est observée ensuite, description difficile à tenir pour des animaux immunisés et ponctionnés pendant deux ans avant d'être tués.

Objectifs

L’objectif de ce projet est l'immunisation des animaux afin d’obtenir des anticorps polyclonaux. Après immunisation et prélèvement du sang, le sérum obtenu contient les anticorps polyclonaux spécifiques de l’antigène utilisé. Après purification, les anticorps servent à produire différents tests par exemple : hémostase, thrombose, infections inflammatoires, détermination des groupes sanguins (utilisés pour les transfusions et les transplantations…). Ces tests de laboratoire permettent de doser les facteurs concernés dont le déficit est responsable des troubles cliniques dans le suivi des patients en thérapie ou en postopératoire. Les tests peuvent aussi permettre de confirmer des résultats sérologiques faibles ou peu clairs avant une transfusion ou une transplantation… Les tests immunologiques produits à l’aide des anticorps polyclonaux purifiés à partir des sérums des animaux hyperimmunisés sont marqués CE, ou enregistrés IVDR pour l’Europe, ou FDA (510(k)) pour les USA, ainsi que dans les systèmes règlementaires de la majorité des pays, afin de pouvoir les utiliser dans les hôpitaux pour le diagnostic et le suivi des pathologies. Le projet est principalement à visée humaine.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de la production d’anticorps polyclonaux, sont la mise à disposition des laboratoires hospitaliers et cliniques de tests diagnostiques performants et précis, utilisant directement ou indirectement la technologie immunologique. L’utilisation du processus d’immunisation sur animaux permet d’obtenir des anticorps polyclonaux, d’isotype IgG, reconnaissant l’ensemble de la structure de la protéine (utilisée comme antigène), avec une grande affinité, c’est-à-dire une réaction spécifique et très forte avec cette protéine. Cela permet de l’identifier, de la quantifier ou de l’extraire dans un milieu très complexe, comme le sang, tout liquide biologique (ascites, liquide céphalo-rachidien, urines, etc…), ou un lysat cellulaire. Deux applications importantes sont mises en œuvre dans le projet : a) test l’utilisation des anticorps pour la production de tests de diagnostic médical, permettant de quantifier précisément une protéine ou un anticorps dans un liquide provenant du corps humain, à des fins de diagnostic, de pronostic, ou de suivi de traitement thérapeutique. b) Extraction spécifique d’une protéine d’un milieu complexe, comme le plasma humain, afin de produire un plasma déficient en cette protéine. Ce plasma est ensuite utilisé dans des trousses de diagnostic, pour doser l’activité de la protéine concernée, apportée par le plasma à tester. Le bénéfice est très important car une faible quantité de sérum permet de fournir une très grande quantité de tests, ils sont utilisés au niveau mondial à très grande échelle (jusqu’à un test utilisé par seconde dans le monde).

Procédures

Les interventions suivantes seront réalisées sur une durée de 2 ans maximum : Prélèvements sur animaux vigiles : 1 prélèvement de sang sain. Immunisations sur animaux vigiles : 5 à plus 16 par an. Prélèvements sur animaux vigiles : 1 à plus 21 prélèvements sanguins par an pour la production sérum. Lorsque le titre des anticorps et le volume de sérum seront jugés suffisants, le protocole d’immunisation sera arrêté et les animaux euthanasiés après prélèvement d’un volume sanguin plus important.

Impact sur les animaux

L’expérience acquise avec ces protocoles permet de dire que la principale nuisance sur les animaux concerne la réponse au processus d’immunisation, qui peut induire une réaction inflammatoire au point d’injection. Cette réaction inflammatoire disparait généralement en quelques jours, et aucune conséquence néfaste n’est observée ensuite. Les autres nuisances possibles concernent la contention et l’introduction de l’aiguille sous la peau des animaux pendant le prélèvement, pouvant provoquer de l’inconfort, une sensibilité légère limitée à la durée du prélèvement. L'anesthesie a répétition chez le cobaye. Cette étape n’a pas d’autre conséquence particulière sur les animaux.

Devenir

Tout animal ayant étaient immunisés sera mis à mort car l'immunisation ne permet pas de les utiliser dans d'autre procédures.

Remplacement

A chaque fois que cela est possible, des anticorps monoclonaux produits par culture cellulaire, ou des anticorps recombinants, sont utilisés, ce qui limite le nombre d’animaux utilisés pour la production d’anticorps polyclonaux. Toutefois, les anticorps polyclonaux présentent des caractéristiques uniques par leur grande affinité vis-à-vis de la protéine utilisée pour leur immunisation, et par la reconnaissance globale des structures de cette protéine. A l’inverse, les anticorps monoclonaux ou recombinants, ne reconnaissent qu’une seule structure de la protéine, et si cette structure est affectée par une mutation génétique, la reconnaissance et perdue, et le variant n’est pas détecté. Les anticorps obtenus par immunisation des animaux permettent ainsi d’obtenir des caractéristiques uniques pour les besoins du laboratoire et la mise à disposition d’outils de diagnostic performants. Le client s'engage à faire la production in vitro lorsque cela est possible et respecte les normes réglementaires de diagnostic.

Réduction

Le nombre d’animaux prévu résulte de 2 contraintes : a) Utiliser un nombre suffisant d’animaux pour réduire la variabilité inter-animaux de la réponse immunitaire. b) Utiliser le nombre requis pour obtenir la quantité de sérum suffisante pour la quantité d’immunoglobulines IgG purifiées nécessaires pour répondre aux besoins. Le nombre d'animaux utilisés correspond au minimum en fonction des volumes souhaités, définis par le Donneur d'ordre. La ré-immunisation des animaux au long terme permet de limiter le nombre d’animaux utilisés. En moyenne, nous pouvons produire 26 litres de sérum par an avec 6 moutons ou 6 caprins, 130 litres de sérum par an avec 300 lapins et 13 litres de sérum par an avec 200 cobayes.

Raffinement

Les animaux sont tous contrôlés de façon journalière, ils ont à disposition des enrichissements adaptés et variés avec des roulements périodiques si possible (Lapin: bloc de cellulose à ronger, bout de bois.../Ovins, caprins:balai, un gros ballon, sapin perchoir(tronc d'arbre).../Cobayes: petite balle, bloc de cellulose...).- Pour les lapins, les cages disposent de mezzanines et de petits trous sur les parois leurs permettant de voir et de sentir les lapins dans les cages voisines . Les prélèvements se font dans une pièce séparée des hébergements. Après chaque prélèvement les lapins sont placés dans une piscine remplie de copeaux et de balles en plastique le temps du prélèvement d’un autre lapin.- Les ovins et caprins,sont dans une bergerie qui leurs est dédiée avec accès sur 2 hectares de prairie. Ils sont hébergés dans un box recouvert de paille. L'alimentation est composée de foin, pierre à sel, graines d'orge et d'avoine. Les prélèvements se font dans une partie dédiée, séparée de l'enclos. -Les cobayes sont hébergés dans une unité indépendante dans des cages par groupes sociaux harmonieux (2ou 3) avec mise à disposition d'une maison . Après chaque prélèvement ou immunisation ils reçoivent une récompense .Tout sera mis en œuvre pour limiter le stress qui pourrait être provoqué lors des procédures avec une surveillance accrue des animaux pendant cette période. Des isolements de quelques minutes seront appliqués le temps des immunisations. Les volumes prélevés et les doses administrées respecteront les recommandations du Gircor. Un tableau d’évaluation des points limites est mis à disposition pour suivre l’évolution d’un animal qui présente des signes cliniques. (voir arbre décisionnel et critères d'arrêt des souffrances en pièces jointes). Les administrations ou les prélèvements s’arrêteront si un animal atteint un score de 3 sur la grille d’évaluation. Le dernier prélèvement est réalisé sous anesthésie générale , (excepté s' il y a contre-indication scientifique). Dans ce cas, l’animal ne se réveille pas, il est mis à mort dans la foulée du prélèvement .

Choix des espèces

Les lapins, les ovins, caprins et cobayes font partis des espèces les mieux documentées et les plus appropriées pour la production d’anticorps polyclonaux selon les recherches des donneurs d’ordres L'un des facteurs qui influence la production d'anticorps est la nature de l'immunogène utilisé (spécifique à chaque espèce). Le lapin est facile à manipuler et à prélever, il produit des volumes suffisants d'antisérum à titre élevé et à forte affinité. Les ovins et caprins ont une longue durée de vie, sont facile à manipuler et le prélèvement sanguin est facile à réaliser (veine jugulaire). La grande taille des animaux apporte un volume important d'immunsérum et réduit par la même occasion le nombre d'animaux. Les lapins ont au minimum deux mois et demi à la première immunisation et 5 mois aux premiers prélèvements. Les ovins et caprins ont au minimum trois mois à la première immunisation et 5 mois et demi aux premiers prélèvements. Les cobayes ont au minimum trois mois à la première immunisation et de 4 mois et demi aux premiers prélèvements. Cet âge à l’avantage de permettre une bonne acceptation des administrations par les animaux avec le développement d’une réaction immunitaire correcte et de permettre prélever une quantité intéressante de sang.

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Équidés : 46
Souffrances
▲ -
▲ 46
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 46
 -

Pour valider la centrifugation de la semence comme alternative aux antibiotiques dans les doses d'insémination, 46 ponettes sont inséminées puis suivies, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit une injection déclenchant l'ovulation, puis six échographies par voie rectale. Treize d'entre elles, une fois leur gestation diagnostiquée à quatorze jours, reçoivent une prostaglandine qui l'interrompt pour rejoindre le lot témoin, geste absent de la liste des effets indésirables. Toutes sont gardées en vie et réutilisées dans d'autres protocoles après examen vétérinaire, l'enjeu déclaré étant de réduire les doses sub-thérapeutiques d'antibiotiques rejetées dans l'environnement.

Objectifs

L’antibiorésistance, en partie due à l’usage intensif des antibiotiques tant en médecine vétérinaire qu’en médecine humaine est devenue un véritable challenge de santé publique et une utilisation raisonnée des antibiotiques après identification de l’agent et de sa sensibilité aux substances envisagées est désormais recommandée. L’insémination artificielle, qui est largement répandue chez le cheval est un domaine où les antibiotiques sont largement utilisés en dehors de ces recommandations avec l’adjonction (quasi) systématique d’antibiotiques dans les dilueurs de semence. Après l’insémination, la plus grande partie du volume de semence déposé dans la lumière de l’utérus reflue vers l’extérieur. En conséquence, non seulement le tractus génital de la jument mais également l’environnement extérieur sont exposés aux antibiotiques à des doses sub-thérapeutiques favorables au développement d’antibiorésistances. La centrifugation du sperme dans une substance colloïde en simple couche permet de sélectionner les spermatozoïdes de qualité supérieure mais s’est également montrée efficace en laboratoire pour diminuer fortement la charge bactérienne dans les doses d’insémination. L'objectif du projet est de réaliser l’étape finale de validation de la technique qui passe par un test de fertilité des juments après insémination par de la semence équine traitée et qui permettra de démontrer l’absence d’impact négatif in vivo et donc de promouvoir cette technique comme alternative aux antibiotiques dans les milieux de dilution du sperme équin.

Bénéfices attendus

Les résultats de l’étude pilote menée sur des porcs montrent qu’il n’y avait pas de différence dans les taux de mise-bas entre le groupe controle et le groupe dont la semence a été centrifugée, ce qui indique l’absence d’effet délétère du traitement sur la semence porcine . En conséquence, les résultats attendus de notre test de fertilité sont les suivants : • Pas de différence de taux de gestation entre le groupe controle et le groupe dont la semence a été centrifugée • Pas de différence du nombre d’infections utérines post-insémination • Pas d’impact sur le taux de gestation lors du cycle suivant Ils devraient permettre de démontrer in vivo que la centrifugation peut être recommandée comme alternative à l’addition d’antibiotiques dans les dileurs de sperme équin. Alors que l’utilisation des antibiotiques dans les dilueurs est exigée dans certains pays, les résultats de cette étude fourniront les arguments scientifiques qui pourront servir de base aux actions visant à faire changer ces réglementations.

Procédures

Chaque ponette aura une injection (10 secondes) pour induire l'ovulation. Puis une insemination artificelle (30 secondes). L'echographie est un acte qui ce deroule en 2 à 3mn. Ce geste d'imagerie sera repeté 6 fois par animal.

Impact sur les animaux

La manipulation peut engendrer du stress. Les échographies sont réalisées par introduction de la sonde dans le rectum : une gêne temporaire est donc occasionnée. L’injection pour induire l’ovulation génère une douleur transitoire au site d’injection. Lors du cathétérisme du col, l’introduction du catheter d’insémination au niveau du col peut induire une gêne temporaire..

Devenir

Tout les animaux sont gardés en vie et réutilisé pour d'autres protocoles après examens vétérinaires.

Remplacement

L’objectif de ce projet étant d’évaluer la fertilité des femelles après insémination, nous ne pouvons pas REMPLACER l’utilisation des ponettes par un autre modèle.

Réduction

L’étude sera réalisée en 2023 sur 46 ponettes réparties de la manière suivante: 23 ponettes avec milieu sans antibiotique et 23 avec milieu contenant des antibiotiques. Puis 13 du lots avec milieu sans antibiotique, qui, après le diagnostic de gestation à 14 jours, rentreront dans le lot témoin après injection de prostaglandines F2 alpha, cloprostenol. Un test de puissance a permis de déterminer que 23 juments par groupe permettraient de comparer les fertilités des jument.

Raffinement

Les étalons et les juments sont logées en bâtiment conventionnel sur aire paillée avec accès au pâturage, en visibilité et contact des congénères pour rendre le plus agréable possible leur séjour durant les expérimentations. Les ponettes voient plusieurs fois par jours les animaliers et les expérimentateurs qui surveillent de près leur comportement et en particulier les signes de stress ou d’inconfort (oreilles en arrière, naseaux dilatés, etc). L’enrichissement du milieu est assuré par des brosses, des jeux, des bouts de bois à ronger. Les animaliers ont suivi une formation à la manipulation éthologique des animaux (méthode Pat Parelli) : les animaux sont habitués aux différentes procédures et les vivent sans stress. Une étude pilote chez le porc a démontré l’absence d’effets néfastes (colloïde) de cette méthode de préparation des doses sur la fertilité.

Choix des espèces

Le but de l’expérience est de s’affranchir de l’antibioterapie sur les inséminations artificielles réalisées chez les équins, donc impossible de choisir un autre modèle pour répondre à la question Les animaux utilisés seront tous pubères, puisqu'il faut qu'ils soient capables de se reproduire.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Cochons : 71
Souffrances
▲ 16
▲ -
▲ 5
▲ 50
Devenir
 -
 -
 -
 71

Une transplantation du foie, ou une interruption puis une reprise de la circulation artérielle hépatique, est pratiquée sur 71 cochons de 30 à 35 kilos. Cinquante d'entre eux relèvent de procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, seize sont opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, cinq relèvent d'un niveau modéré. Chacun subit des biopsies du foie au poinçon de quatre millimètres avant, pendant et après l'ischémie, puis des prélèvements de sang une heure avant l'opération et à trente minutes, une heure, trois heures et chaque jour après la greffe, en cage individuelle. L'ensemble teste une molécule candidate contre les lésions d'ischémie-reperfusion, les cochons donneurs de foie étant tués immédiatement après la chirurgie et les receveurs sept ou quatorze jours après leur réveil.

Objectifs

L’ischémie correspond à la diminution ou à l’arrêt de la circulation artérielle dans un tissu ou organe, tandis que la reperfusion correspond à la reprise de cette circulation. Les lésions d'ischémie/reperfusion (IRI) hépatiques sont une complication majeure de la chirurgie du foie, notamment la résection (enlèvement) hépatique, la transplantation hépatique et la chirurgie traumatique. Ces événements physiopathologiques influencent considérablement le pronostic de la fonction hépatique et une méthode de prévention ou de traitement efficace fait toujours défaut. La mort cellulaire est un indicateur pathologique constant de l'IRI. Par conséquent, il semble probable que l’inhibition de la cascade de mort cellulaire associée à l'IRI pourrait constituer une nouvelle stratégie thérapeutique actuellement non satisfaite. L’objectif de ce projet est de tester les effets d’une nouvelle molécule (SBL01) appartenant à la famille des inhibiteurs de mort cellulaire. Au cours de ce projet, SBL01 sera évaluée comme candidat médicament pour le traitement des lésions hépatiques d’ischémie-reperfusion, sur des modèles d’ischémie hépatique et transplantation chez le modèle porcin.

Bénéfices attendus

Il n’existe pas actuellement de petites molécules proposées pour la protection du foie ou des greffons contre les lésions d’ischémie-reperfusion. La molécule d’intérêt, candidat médicament que nous souhaitons tester, trouverait de nombreuses applications dans le domaine de la chirurgie hépatique et de la transplantation. La plupart des solutions en développement se focalisent davantage sur les modalités de conservation des greffons dans l’objectif d’améliorer l’oxygénation des organes. La solution proposée dans ce projet, c’est-à-dire l’inhibition de la mort cellulaire par administration (supplémentation des solutions ou par voie systémique) d’une molécule thérapeutique serait pionnière.

Procédures

Des échantillons de sang de 0,5-1 mL seront prélevés 1h avant la chirurgie du foie, puis 30 min, 1h, 3h, et chaque jour après la transplantation. Des biopsies hépatiques seront prélevées à l'aide d'un poinçon stérile de 4 mm avant l'ischémie (arrêt de la circulation artérielle), à la fin de l'ischémie et après la reperfusion (reprise de la circulation artérielle), sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Douleur/lésion physique après intervention chirurgicale. Toxicité éventuelle du produit injecté pouvant induire un stress physique. Stress psychosocial léger du fait de l’hébergement en cages individuelles, même si les animaux ont toujours des contacts visuels et auditifs avec des congénères.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort soit immédiatement après chirurgie sous anesthésie générale (animaux donneurs de foie), soit 7 ou 14 jours maximum après le réveil post-chirurgie (animaux receveurs et selon la phase du protocole) afin de pratiquer des prélèvements post-mortem à des fins d'analyses biologiques.

Remplacement

Les objectifs de ce projet sont d’une part d’évaluer la pharmacocinétique d’une nouvelle molécule pour atteindre une concentration plasmatique efficace qui permettra de réduire les lésions d’ischémie/reperfusion hépatiques (i.e. arrêt et reprise de la circulation artérielle) en inhibant la cascade de mort cellulaire associée, et d’autre part de tester les effets in vivo de cette molécule chez le modèle porcin au travers de deux modèles d’ischémie hépatique et transplantation. Cette nouvelle molécule doit impérativement être testée sur un modèle in vivo pertinent avant de l’appliquer à une étude clinique chez l’humain. Le porc est l’animal de référence pour l’expérimentation médicale sur les greffes d’organes. Son système digestif, son anatomie et sa physiologie générales sont proches de ceux de l’humain.

Réduction

Comme précédemment validé et publié, un effectif de 5 animaux par traitement représente le strict minimum nécessaire pour observer des différences significatives entre groupes expérimentaux dans le domaine des modèles d’ischémie (arrêt de la circulation artérielle) et de transplantation hépatique, mais nous avons décidé d’inclure 8 animaux par groupe/traitement afin de garantir une puissance statistique satisfaisante tout en palliant d’éventuels imprévus.

Raffinement

Les techniques d’anesthésie et de chirurgie employées utilisent des appareillages de pointe et seront réalisées par des chirurgiens spécialistes de la transplantation hépatique chez l’humain, avec l’aide de personnels compétents en anesthésie et analgésie porcine. Le suivi et l’analgésie post-opératoires des animaux seront effectués par des personnels compétents de manière à réduire la douleur et la souffrance des animaux. Toutes les interventions chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale et respecteront la charte nationale d’éthique sur l’expérimentation animale. Une prise en charge de la douleur per- et post-opératoire sera effectuée avec un traitement analgésique adapté à l'espèce et aux procédures. Des points limites précis ont été établis et une grille optimisée pour l'évaluation de la douleur et du bien-être animal sera utilisée.

Choix des espèces

Le porc est l’animal de référence pour l’expérimentation médicale sur les greffes d’organes. Son système digestif, son anatomie et sa physiologie générales sont particulièrement proches de ceux de l’humain. Porcs en croissance (30-35 kg)

Recherche de biomarqueurs du poulinage

(NTS-FR-198761v1 – 06/06/2024)
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Équidés : 10
Souffrances
▲ -
▲ 10
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 10
 -
 -

Les juments retenues sont en fin de gestation, puisque l'objet du projet est le moment précis du poulinage. Dix d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, avec deux prélèvements de salive et deux prises de sang à la jugulaire, l'une avant la mise bas, l'autre juste après. Elles retournent au troupeau après examen vétérinaire, ce qui distingue ce projet de la plupart des autres. Un protocole identique sur dix juments avait déjà donné des résultats en désaccord avec la littérature, et le bénéfice annoncé est d'épargner à l'éleveur des nuits de surveillance, présenté comme un "gain éthique".

Objectifs

L'objectif de notre projet est de vérifier s'il est possible pour l'éleveur de prédire le moment du poulinage (naissance du poulain) en réalisant des prélèvements de salive une fois par jour et en dosant un biomarqueur salivaire du poulinage. L'éleveur pourra ainsi savoir que le poulinage aura lieu dans les 24 heures et éviter de nombreuses nuits de surveillance comme c'est actuellement le cas dans de nombreux élevages. Afin d'identifier un biomarqueur salivaire du poulinage pertinent, dans notre projet précédent nous avons réalisé des prélèvements de sang et de salive une fois par jour sur des juments dans les 7 jours qui précèdent le poulinage. Nous avons ensuite analysé les concentrations salivaires et sanguines de 3 molécules qui nous paraissaient pertinentes car, d'après la bibliographie, leurs concentrations sanguines augmentaient juste avant le poulinage. Nous espérions voir une augmentation des concentrations salivaires juste avant le poulinage, ce qui aurait permis de prédire le moment du poulinage. Lors du dosage de ces molécules nous avons obtenu des résultats en désaccord avec la littérature scientifique : soit les concentrations sanguines n’étaient pas détectables, soit elles n’augmentaient pas avant le poulinage. Notre hypothèse est que l’augmentation des concentrations de ces molécules a lieu juste au moment du poulinage, et que nos prélèvements précédents étaient réalisés trop en amont. Nous souhaitons donc réaliser un prélèvement de sang avant le poulinage et un prélèvement de sang juste après le poulinage sur 10 juments afin de vérifier s'il y a bien une augmentation des concentrations sanguines au moment du poulinage dans nos conditions. Le nombre d’animaux (10 juments) et la procédure sont identiques au projet précédent.

Bénéfices attendus

Les prélèvements de sang et de salive permettront de suivre l’évolution des hormones au moment du poulinage afin de vérifier s'il y a bien une augmentation des concentrations au moment du poulinage et d’identifier un biomarqueur prédictif du poulinage. L’éleveur pourra ainsi prévoir le moment du poulinage et assurer une surveillance et des soins qui permettront un gain éthique dans le suivi des animaux.

Procédures

Pour chaque jument, nous réaliserons 2 prélèvements de salive à l’aide d’un tampon de type salivette® et 2 prélèvements de sang par ponction veineuse à la jugulaire. Nous réaliserons un prélèvement de sang avant le poulinage et un prélèvement de sang juste après le poulinage, lorsque les animaliers réalisent les premiers soins au poulain.

Impact sur les animaux

Lors des prises de sang par ponction veineuse à la jugulaire, les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée n’entrainant pas de trouble de l’état général. Afin de limiter la douleur, les prélèvements sanguins seront réalisés par des opérateurs expérimentés selon un mode opératoire réfléchi et clairement décrit.

Devenir

Après chaque expérimentation, les animaux ont un examen vétérinaire afin de vérifier qu’ils ont pleinement recouvré leur état de santé et de bien-être, puis ils retournent dans le troupeau.

Remplacement

Ce projet implique des prélèvements de salive et de sang au moment du poulinage, l’utilisation d’animaux ne peut donc pas être remplacée.

Réduction

Au cours du projet précédent nous avons réalisé des prélèvements de sang et de salive sur 10 juments à différents stades physiologiques et nous avons analysé les concentrations de plusieurs hormones et métabolites. Nous avons ainsi une connaissance préliminaire des concentrations et de la variabilité individuelle. Dans ces conditions, l’effectif de 10 juments par groupe est nécessaire et suffisant pour observer des différences significatives entre stades physiologiques avec notre analyse statistique avec une puissance attendue de 95%. l'objectif est ici de voir une différence de concentration entre le prélèvement avant le poulinage et le prélèvement après le poulinage.

Raffinement

Les juments que nous utiliserons ont bénéficié d’un entrainement pour la réalisation de prises de sang par ponction veineuse à la jugulaire sans stress, elles restent calmes et détendues lors des prélèvements sanguins. Après chaque prélèvement, les animaux sont récompensés par une caresse et un encouragement oral. De plus, le personnel de l’unité expérimentale a suivi une formation pour comprendre la perception du cheval et apprendre les méthodes pour l’approcher et le manipuler sans induire de stress ou de peur. Les prélèvements sanguins seront réalisés par des opérateurs expérimentés selon un mode opératoire réfléchi et clairement décrit. Deux prélèvements seront réalisés par animal et le volume prélevé ne dépassera pas 5ml par animal. Après les prélèvements sanguins, une surveillance de la zone de prélèvement sera réalisée quotidiennement, en cas de phlébite sur une veine, le prélèvement suivant sera réalisé de l’autre coté et un baume apaisant et anti-inflammatoire sera appliqué. En cas de signes de maladie ou d’impact sur l’état général des animaux (fièvre, problèmes respiratoires, perte de poids, prostration, …) une intervention vétérinaire aura lieu et un traitement adapté sera mis en place. L’animal sortira du protocole si nécessaire.

Choix des espèces

Ce projet concerne des dosages au moment du poulinage, il est donc nécessaire de choisir l’espèce équine. Nous utiliserons des animaux adultes en fin de gestation puisque nous étudions le moment du poulinage.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 194
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 194
Devenir
 -
 -
 -
 194

194 cochons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, et chacun passe sous anesthésie générale pour deux IRM d'environ 2 heures, deux cartographies électriques du cœur d'environ 1 h 30, la création d'un infarctus, puis le prélèvement de son cœur, au cours duquel il est tué. Les secondes séances d'IRM et de cartographie ont lieu à son retour, après un délai suivant l'infarctus que le porteur ne précise pas, et 140 d'entre eux reçoivent aussi un boîtier de télémétrie implanté. L'infarctus peut provoquer une insuffisance cardiaque ou une fibrillation ventriculaire, et les réveils une désorientation et une apathie. Le porteur annonce que le projet "devrait permettre" de prévenir la mort subite par des défibrillateurs implantables ou des traitements anti-arythmiques. La création de l'infarctus concerne les 194 cochons, mais la répartition fournie, 54 par ischémie-reperfusion et 48 par occlusion progressive, n'en couvre que 102.

Objectifs

Les principaux objectifs du projet sont de comprendre les mécanismes cellulaires et tissulaires impliqués dans les troubles électriques à l’origine de la mort subite cardiaque (SCD), et d’identifier les sujets à risque en caractérisant les signaux électriques cardiaques directement liés à ces anomalies en les détectant de manière non invasive à la surface du corps. Notre objectif est donc d’identifier des marqueurs électriques directement à la surface du corps de manière non-invasive afin d’améliorer la qualité de vie.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre la prévention de la mort subite cardiaque par des défibrillateurs implantables ou des traitements anti-arythmiques.

Procédures

Imagerie non invasive IRM : sous anesthésie générale concerne 194 animaux ; 2 fois pour chaque animal : avant la création de l’infarctus et au moment du retour de l’animal avant le prélèvement durée environ 2h par examen. Cartographie de contact : sous anesthésie générale concerne 194 animaux ; 2 fois pour chaque animal : avant la création de l’infarctus et au moment du retour de l’animal avant le prélèvement durée environ 1h30 par examen. Implantation du boitier de télémétrie : sous anesthésie générale concerne 140 animaux ; juste une fois avant la création de l’infarctus durée environ 1h par implantation. Création d’un infarctus : sous anesthésie générale concerne 194 animaux ; juste une fois, environ 2h pour chaque création. concerne 54 cochons qui auront un infarctus créé par ischémie reperfusion et 48 cochons par occlusion progressive. Prélèvement simple du cœur : sous anesthésie générale, concerne 194 animaux ; 1 fois pour chaque animal car le prélèvement entrainera la mise à mort de l’animal, durée environ 30 min par prélèvement.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables éventuels peuvent être liés aux anesthésies (hypothermie) réalisées aux différentes phases du projet notamment lors du réveil de l'animal (désorientation, apathie). La création de l’infarctus pourra également entraîner des effets indésirables au niveau cardiovasculaire tels que l’insuffisance cardiaque ou la fibrillation ventriculaire. De plus, des saignements pourraient apparaitre aux sites d’introduction des cathéters au niveau de la patte avant (pour la perfusion de médicaments et d’agents de contraste) et au niveau de la veine fémorale (guide pour la cartographie de contact).

Devenir

Afin de prélever le cœur et d’effectuer des études fonctionnelles (cartographie optique) et structurales ex vivo (histologie, micro-scanner, etc.), qui nous permettront de mieux comprendre les caractéristiques électrophysiologies de l’infarctus, l'ensemble des animaux seront euthanasiés.

Remplacement

Le REMPLACEMENT des animaux n’est actuellement pas possible. En effet, l'étude des mécanismes physiologiques complexes dans leur globalité nécessite d’avoir recours à un modèle animal et il n'existe pas à ce jour de modèle de modélisation pour répondre aux objectifs.

Réduction

Une attention sera portée à la REDUCTION du nombre de ces animaux utilisés dans les projets de réaffectation (mutualisation avec d’autres projets). Dans cet objectif de réduction, nous ferons également en sorte que chaque animal soit son propre contrôle dès que cela sera possible.

Raffinement

Le RAFFINEMENT du projet et le respect du bien-être animal reposent sur plusieurs mesures : - les animaux sont hébergés dans des locaux agréés et bénéficient de surveillance et soins quotidiens dispensés par du personnel compétent et soucieux du bien-être animal - les animaux sont habitués au personnel animalier afin de limiter tout stress - les animaux sont hébergés en groupes sociaux ce qui leur permet d’exprimer des comportements naturels. Ils disposent d’enrichissements adaptés (Kong, balles, jouets en caoutchouc durs mastiquables...) - toutes les procédures sont réalisées sous anesthésie générale (mise en œuvre et surveillée par du personnel dédié) et une analgésie adaptée est systématiquement mise en place - des critères d’alerte précis sont surveillés; si l’animal présente un signe d’appel, des mesures adaptées sont mises en place immédiatement (ajout d’analgésique par exemple). À chaque cas clinique inquiétant, un examen vétérinaire approfondi est mis en place à la suite duquel peut être envisagé un traitement médical, des examens complémentaires ou le cas échéant, la demande de l’euthanasie de l’animal.

Choix des espèces

Parmi les modèles animaux ayant des caractéristiques anatomiques et fonctionnelles proche de l’homme (mouton, porc, chèvre, chien), le porc a été retenu car (i) les équipes qui possèdent une très grande expérience sur la création du modèle d’infarctus avec cette espèce (ii) ce modèle animal est bien décrit et caractérisé et constitue donc une référence dans la communauté scientifique ; (iii) le personnel impliqué dans ce projet possède une expertise établie de la gestion de ce modèle animal. Les porcs seront utilisés à partir de 25kg car à ce stade ils possèdent des caractéristiques fonctionnelles et structurelles très proches de celle de l’Homme.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Bovins : 10
Souffrances
▲ -
▲ 10
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 10

Dix vaches en tarissement reçoivent des immunisations intramusculaires, sous-cutanées et directement dans la mamelle, puis une infection par Staphylococcus aureus par la même voie, avec jusqu'à quatre lavages intramammaires et une à deux prises de sang par semaine. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance légère, le porteur listant des hématomes, des phlébites et des mammites non infectieuses de moins de vingt-quatre heures. Il écrit par ailleurs que ses essais antérieurs de vaccins à base de levure de boulanger "ne causent aucune réaction adverse chez le bovin". Les dix vaches sont tuées, une espèce destinée à l'alimentation humaine ayant reçu des formulations sans autorisation de mise sur le marché ne pouvant, indique-t-il, être ni relâchée ni adoptée.

Objectifs

Limiter l’usage des antibiotiques représente un enjeu sociétal prioritaire. Dans ce contexte, la vaccination joue un rôle important dans la réduction de l’incidence et la sévérité des infections. Des alternatives aux vaccins privilegiant la réponse humorale demeurent un besoin dans la lutte contre certaines maladies animales, notamment les mammites à Staphylococcus aureus chez les ruminants. Les mammites sont responsables de pertes économiques qui fragilisent les exploitations agricoles et impactent le bien-être des animaux. Les vaccins actuels contre ces infections sont peu efficaces et des nouvelles approches vaccinales doivent être proposées. Des analyses in vivo récemment mises en place par notre équipe montrent que l’administration par les voies systemique (intramusculaire) et locale (intramammaire) de vaccins à base de la levure du boulanger (Saccharomyces cerevisiae - SCe) inactivée par la chaleur ne cause aucune réaction adverse chez le bovin. De plus, cette plateforme vaccinale a permis l’induction d’une réponse lymphocytaire antigène-spécifique dans le sang et la glande mammaire de vaches laitières. Basé sur ces observations, le présent protocole a pour but d’évaluer l’efficacité in vivo d’un vaccin contre les mammites à S. aureus.

Bénéfices attendus

Les vaccins actuels contre les mammites, basés sur des approches traditionnelles (bactéries inactivées), sont peu efficaces et ce constat est attribué à leur incapacité à déclencher une réponse immunitaire à médiation cellulaire (modulée par les lymphocytes). Les connaissances apportées par ce projet contribueront au développement de nouveaux vaccins contre les mammites dans le cadre du programme jeune chercheur de l’ANR. Ces vaccins exploiteront la levure du boulanger comme vecteur d’antigènes et cela permettra la production de vaccins plus sûrs, moins coûteux et stockables sans chaine de refroidissement. A long terme, cette stratégie pourra être utilisée pour la mise en place de vaccins contre d’autres maladies des animaux de rente, contribuant à la réduction de l’usage d’antibiotiques au sein des élevages.

Procédures

Prélèvement sanguin : une, éventuellement deux prises par semaine. Une période de repos d’au moins 5 jours sera instituée avant un nouveau prélèvement. Immunisation par la voie intramusculaire : 1 fois. L’intervention dure de 1 à 2 minutes par animal avec un opérateur entrainé. Immunisation ou Infection par S. aureus par la voie intramammaire : 1 fois pour infection ou 2 fois maximum pour immunisation espacées d’au moins 4 mois, le cas échéant. L’intervention dure moins 5 minutes par animal avec un opérateur entrainé. Immunisation par la voie sous-cutannée : 2 fois. L’intervention dure de 1 à 2 minutes par animal avec un opérateur entrainé. Stimulation et lavage intramammaire. 4 fois (maximum) espacées d’au moins 15 jours. L’intervention dure moins 10 minutes par animal

Impact sur les animaux

Hématomes et inflammation locale suite aux immunisations ou à l’infection. Phlébites suite aux prélèvements sanguins. Mammites non infectieuses de courte durée (< 24h) suite aux stimulations locales et aux lavages. La contention peut engendrer du stress et les différentes injections ou lavage intramammaire peuvent engendrer une douleur pour l’animal si réalisées par une personne peu expérimentée.

Devenir

S’agissant d’individus d’une espèce destinée à l’alimentation humaine ayant subi des traitements avec des formulations dépourvues d’une autorisation de mise sur le marché, l’ensemble des animaux sera mis à mort. Etant donné que les animaux seront maintenus au sein d’une plateforme de recherche en infectiologie, le replacement ou adoption de ces animaux n’est pas envisageable.

Remplacement

Les cellules bovines ne peuvent pas être remplacées par celles d’une autre espèce ou par une lignée cellulaire commerciale. De plus, bien souvent les résultats de protection contre l'infection obtenus avec l’immunisation des rongeurs ne sont pas transposables aux ruminants.

Réduction

Notre équipe a précédemment observé qu’un animal sur quatre ne présente pas une réponse immunitaire mesurable suite à des immunisations avec l’ovalbumine et d’autres antigènes. Ainsi, un collectif de six animaux par groupe, répartis en deux protocoles, représente le minimum pour obtenir des résultats se prêtant à des tests statistiques adaptés aux petits échantillons. Concrètement, les analyses sur les échantillons sanguins et de sécrétion mammaire stimulés ex vivo/in vitro seront réalisées avant et après les immunisations ou stimulations in vivo la glande mammaire. De plus, 2 quartiers non-stimulés seront utilisés comme témoins pour les analyses.

Raffinement

Les prises de sang et les immunisations ne nécessiteront qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à être pris au cornadis pour la distribution des aliments. Pour les immunisations, l’infection et lavages intramammaires, les animaux seront retenus en groupe de 3 ou 4 dans la salle de traite, pour une période courte (inférieure à 30 min). Suite aux immunisations et lavages, les animaux seront surveillés pour la présence de signes systémiques et locaux de réaction adverse. Pour cela, l’état général et la température corporelle des animaux, ainsi que la présence d’hématomes et d’inflammation sera évalué au moins 1 fois par jour pendant la période d’une semaine après chaque administration. Le cas échéant, ces signes seront traités avec un anti-inflammatoire non stéroïdien approuvé pour l’usage chez le bovin. En cas de mammite infectieuse suite aux administrations intramammaires, les quartiers affectés seront soumis à un traitement antibiotique à spectre large. Enrichissement du mileu: pierre de sel, brosse de grattage, tapis de couchage, paille Enrichissement social : confinement en groupe et visite régulière des animaliers Une récompense positive (céreales) sera fournise aux animaux après les prélèvements et lavages intramammaires.

Choix des espèces

Les infections mammaires des bovins sont fréquentes en élevage. Elles sont responsables de pertes économiques qui fragilisent les exploitations agricoles et impactent le bien-être des animaux. Des vaccins plus efficaces contre ces infections doivent être mis au point. Le choix de l’espèce cible pour la mise en place de ce protocole est justifiée par l’observation que les résultats de protection contre l'infection obtenus avec des modèles murins sont peu transposables aux bovins. Les expérimentations seront réalisées sur des vaches en tarissement car ces animaux correspondent à la catégorie ciblée par notre approche vaccinale en cours de développement.

  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Chats : 80
Chiens : 80
Cochons : 100
Moutons : 10
Bovins : 50
Poules : 2750
Souffrances
▲ 2750
▲ 320
▲ -
▲ -
Devenir
 80
 -
 190
 2800

Prélèvements sanguins en vigile, biopsies cutanées au punch répétées jusqu'à quatre fois, aspirations à l'aiguille fine, écouvillonnages des muqueuses oculaires, buccales, nasales, anales et vaginales : 3 070 animaux non-humains subissent ces actes, dont 2 750 poules étourdies puis saignées à mort pour un prélèvement total, 80 chats, 80 chiens, 100 cochons, 50 bovins et 10 moutons. Au bout du compte 2 800 sont tués, 190 réutilisés dans d'autres procédures et 80 chats et chiens proposés à l'adoption, les actes infligés aux animaux réveillés étant déclarés d'un niveau de souffrance légère. L'objet du projet est de fournir du sang et des tissus aux laboratoires pour leurs tests in vitro et la libération de lots pharmaceutiques. Le porteur écrit que le nombre d'animaux est fixé par les laboratoires selon leurs "besoins" et qu'il n'est "actuellement pas possible" de le réduire, sans indiquer ce qui commande ces volumes.

Objectifs

Ce projet a pour objectif d’effectuer la fourniture de sang et de tissus nécessaires aux laboratoires pour effectuer et valider les tests in vitro, la production de sous-produits sanguins comme par exemple la production de plasma pour son utilisation comme véhicule pour un médicament, mai aussi le prélèvement de tissus et de sang pour la caractérisation et le développement de méthodes analytiques et de modèles expérimentaux sains (obtention de valeurs de référence). Mais aussi d’être en adéquation aux exigences réglementaires du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM) et ainsi limiter le nombre d’animaux utilisés dans les procédures de contrôles qualité ayant pour but la libération de lot. Les procédures seront effectuées sur des animaux en attente d’étude, ne participant pas une procédure expérimentale.

Bénéfices attendus

Ces prélèvements garantissent la qualité du produit pour les animaux et leur environnement. Ces tests permettent la libération de lots pharmaceutiques et immunologiques qui protègent efficacement les animaux contre les maladies, améliorent directement la qualité sanitaire des élevages et assurent un meilleur bien-être animal.

Procédures

Tous les animaux sauf les poulets sont soumis à des prélèvements sanguins en vigile. L’acte technique est inférieur à 1 minute. Les poulets sont étourdis pour le prélèvement total. L’acte est inférieur à 3 minutes. Les chiens chats peuvent être soumis à des biopsies cutanées punch sous anesthésie. L’acte technique est inférieur à 5 minutes et ne peut être répété plus de 4 fois. Les chiens, chats peuvent être soumis à une aspiration à l’aiguille fine en vigile pour des prélèvements de cellule de la peau. L’acte technique est inférieur à 5 minutes et ne peut être répété plus de 4 fois. Enfin tous les animaux sauf les poulets peuvent être soumis à des écouvillons au niveau des muqueuses (conjunctives, auriculaires, buccales, nasales, anales, vaginales). Cet acte technique s’effectue en vigile et est inférieur à 3 minutes. Plusieurs écouvillons peuvent être effectués

Impact sur les animaux

Un stress est attendu chez les animaux lié aux manipulations ainsi qu’une douleur légère de courte durée liée aux prélèvements

Devenir

Tous les animaux peuvent être réutilisés sauf les poulets qui subissent un prélèvement total et terminal après étourdissement. Les chiens, chats peuvent être adoptés si la SBEA identifie un adoptant sérieux

Remplacement

La réalisation des techniques d’analyses de laboratoire in vitro nécessite la production de sang et de tissus. Actuellement, cette production n’est possible qu’à partir d’un animal. Aucun modèle in vitro alternatif n’a pu être mis au point pour ce type de production.

Réduction

Les animaux concernés sont issus ou en attente de tests libératoires de techniques de contrôles ou de protocole R&D. Dans quelques cas rares, les ovins, bovins peuvent être commandés spécifiquement pour la production de sang afin de répondre aux demandes du laboratoire. Les chats et chiens sont systématiquement des animaux réutilisés. Les porcs peuvent être commandés spécifiquement, dans ce cas se sont des surnuméraires de notre colonie. Les poulets proviennent de lots témoins de libération de tests de contrôle qualité, ils sont pratiquement toujours réutilisés. Le nombre d’animaux est fixé par les laboratoires en fonction de leurs besoins et du type de techniques d’analyses nécessaire. Il n’est actuellement pas possible de le réduire.

Raffinement

Dans ce projet, un stress lié aux manipulations ainsi qu’une douleur légère de courte durée liée aux prélèvements sont attendus chez les animaux. Une anesthésie (locale ou générale) sera pratiquée avant la biopsie cutanée. Pour éviter un inconfort de l'animal pendant et après le prélèvement par biopsie, une analgésie adaptée pourrait être pratiquée avant/pendant/après l'opération. Des points limites généraux liés à l'espèce sont appliqués (Respiration agonique, perte de poids et absence de réaction aux stimulis pour les carnivores et animaux de production et respiration bec ouvert et cou tendu, cachexie ou absence de réaction aux stimulis pour les poulets). Les différents prélèvements ne seront pas cumulés sur les animaux. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Tous les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

La production de globules est actuellement irréalisable sur un modèle In vitro. Il faut passer par le modèle in vivo. Les globules rouges et blancs produits entrent ensuite dans les contrôles in vitro réalisés permettant la libération d’un lot. L'obtention d'un spécimen de sang permet aussi d'évaluer les valeurs usuelles chez l'animal sain, de développer des modèles analytiques. Pour avoir les valeurs d'une espèce, nécessité de travailler in vivo sur l'espèce cible. Dans le cas d'une biopsie ou d'un prélèvement par écouvillon, un modèle produit in vitro n'offre pas la complexité d'un spécimen prélevé in vivo (microbiome, interaction des différentes cellules). Le ou les spécimens ainsi récoltés pourront servir dans le cadre de caractérisations (de la flore commensale par exemple) ou de créations de nouveaux modèles. Les prélèvements de sang et de tissus récoltés sont spécifiques et liés à l’espèce. Le stade de développement n'a pas d'incidence sur la fourniture de specimens. Les prélèvements s'effectuent sur des animaux adultes et présents dans l'établissement utilisateur. Les porcs seront âgés d’au moins 8 semaines et les bovins seront âgés d’au moins 1 mois. Les ovins sont âgés entre 2 et 9 mois. Les chiens et les chats doivent être âgés d’au moins 8 semaines. Les poulets sont âgés de 1 jour d’âge à 70 jours. Les porcs seront âgés d’au moins 8 semaines et les bovins seront âgés d’au moins 1 mois. Les ovins sont âgés entre 2 et 9 mois. Les chiens et les chats doivent être âgés d’au moins 8 semaines. Les poulets sont âgés de 1 jour d’âge à 70 jours.