Hamsters dorés

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  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Souris : 12500
Rats : 12500
Hamsters dorés : 500
Gerbilles de Mongolie : 200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 25700
Devenir
 20
 -
 1200
 24480

25 700 rongeurs, souris, rats, hamsters dorés et gerbilles, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, une partie réutilisée, 20 gerbilles placées et la grande majorité tuée. Ils reçoivent des composés chimiques ou biologiques par toutes les voies possibles, jusqu'à des administrations intracérébrales et par minipompe implantée, sur une période pouvant aller jusqu'à un an, pour déterminer la dose maximale tolérée. Le porteur décrit perte de poids, posture voûtée, cyanose et détérioration de l'état général, avec mise à mort dès 20 % de perte de poids ou lorsque 20 % des animaux d'un groupe ont dû être euthanasiés. Il affirme que les données in vitro sont "souvent insuffisantes" pour prédire la toxicité réelle et que la vérification chez le rongeur reste nécessaire.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer la tolérance des animaux pour un composé biologique ou chimique après une ou plusieurs administrations chez le rongeur. Ce projet permettra d’identifier la dose maximale aprés une ou plusieurs administrations qui n’engendre pas d’effet toxique chez les animaux (tolérance, Maximum Tolerated Dose, MTD).

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’évaluer toxicité et la tolérabilité in vivo de composés biologiques ou chimiques après une ou plusieurs administrations chez le rongeur, sur une période allant de 1 jour à 1 an . Cette évaluation est critique afin de pouvoir ensuite réaliser des études d’efficacité.

Procédures

Afin d’évaluer la tolérabilité de potentiels traitements, des composés chimiques ou biologiques seront administrés aux animaux par toutes les voies possibles : intranasale et intratrachéale, sous anesthésie générale d’environ une heure; intramusculaire et intradermique sous anesthésie générale d’environ une heure avec analgésie; orale sur animaux vigiles (acte bref d’une minute environ); sous cutanée et intrapéritonéale sur animal anesthésié ou vigile (acte bref d’une minute sur animal vigile, anesthésie d’environ une heure sinon); ou par minipompe (intraveineuse, sous cutanée ou intrapéritonéale) posée lors d’une chirurgie sous anesthésie générale avec analgésie au préalable (chirurgie d’environ 15 minutes, anesthésie d’environ une heure). Des administrations intravésicales (par cystocentèse ou cathéter) pourront être réalisées (anesthésie générale de moins d’une heure) après privation d’eau sur maximum 4h et vidange de la vessie par pression légère sur le ventre. Il sera aussi possible de réaliser des administrations intracérébrales. Ce geste sera réalisé lors d’une anesthésie de moins d’une heure avec analgésie. Les volumes administrés et fréquences d’administration respecteront les recommandations. La phase in vivo pourra durer jusqu’à 1 an. Des effets secondaires des traitements (toxicité) pourront être observés et une grille de scoring et des points limites adaptés à l’objectif de l’étude ont été mis en place. Des prélèvements de sang ou d’urine pourront être réalisés.. Les prélèvements de sang sur animal vigile prendront environ deux minutes. En cas d’anesthésie, celle-ci durera au maximum une heure. Pour les prélèvements individuels d’urine et/ou de fèces, il pourra être nécessaire d’héberger individuellement les animaux en cages, sans enrichissement (max une heure). En fin de projet, la plupart des animaux seront euthanasiés pour récupération des tissus, organes, et du sang. Avant euthanasie, sous anesthésie générale profonde avec analgésie, une perfusion pourra être réalisée pour rincer les organes. Cela durera moins d’une heure avant euthanasie. Les animaux ayant subi une administration unique de produit n’ayant pas présenté d’effets secondaires ou de signes cliniques et ayant été gardés en procédure au maximum une semaine pourront être gardés en vies sur avis du vétérinaire.

Impact sur les animaux

Lors de l’injection pour la première fois d’un composé les effets sur l’animal peuvent être : une perte de poids, un aspect corporel détérioré, une distension abdominale, une posture courbée, la texture de la fourrure altérée, une couleur des oreilles et des pattes plus pâles ou cyanosées, des expressions faciales de douleur, une respiration et des habitudes naturelles détériorées ; critères d’observation avancés : comportement provoqué anormal, déshydratation, diarrhée, hypothermie… Pour certaines administrations intravésicales, il pourra être nécessaire de priver les animaux d’eau au maximum 4h, cela pourra engendrer une sensation de soif. Dans le cas d’administrations par injections ou dans le cas de prélèvements sanguins, ceux-ci génèreront une douleur limitée à celle d’une piqûre d’aiguille. Dans le cas d’intervention chirurgicale (pose de minipompe, implant, stéréotaxie etc), une douleur modérée transitoire pourrait être générée mais sera gérée par un traitement antalgique adéquat.

Devenir

Après chacune des deux procédures, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir procéder à la récupération des organes et de grands volumes de sang, nécessaires pour évaluer l’effet des composés testés.

Remplacement

Les molécules chimiques ou biologiques dont la toxicité et la tolérabilité seront évaluées dans ce projet auront été si possible au préalable sélectionnées dans des tests in vitro (toxicité et efficacité cellulaire) afin d’éviter l’administration des composés présentant un mauvais index thérapeutique. Ces données sont souvent insuffisantes pour prédire les effets in vivo des molécules. La toxicité et la tolérabilité réelle des meilleures molécules devra donc être vérifiée chez le rongeur en choisissant le modèle animal.

Réduction

Dans la mesure du possible, afin de limiter le nombre d’animaux inclus dans une étude, le même animal recevra des doses croissantes du même composé (au minimum 72h d’élimination entre deux doses) plutôt que d’avoir recours à des animaux différents pour chaque dose. Dans le cas de recherche de toxicité aigüe avec différents groupes pour les différentes doses, dans la mesure du possible, le premier traitement des différents groupes sera décalé d’au minimum 24h, avec un lancement initialement du groupe recevant la plus faible dose. Ainsi l’administration n’aura pas lieu pour les groupes qui auraient dû recevoir une dose supérieure à celle du premier groupe dans lequel des effets secondaires seront observés. En pratique, si 20% c ou plus des animaux recevant une dose ont été euthanasiés sur point limite, le traitement à cette dose et à toute dose supérieure sera stoppé et il ne sera pas envisagé d’administrer de dose supérieure. Sur la base des expériences passées dans notre centre, le nombre minimum permettant d’obtenir une puissance statistique suffisante pour conclure a été déterminé : 3 à 5 animaux par groupe seront utilisés. Ce nombre pourra augmenter jusqu’à 10 si nécessaire pour obtenir une puissance statistique différente, compte tenu des analyses ex-vivo prévues et de leur variabilité. Dans le cas où la bioanalyse suite aux prélèvements nécessiterait un volume trop important de fluides, le nombre d’animaux devra être augmenté, jusqu’à au maximum 15 animaux par groupe. Dans le cas de prélèvements terminaux à différents points de temps (collecte d’organes/tissus, ex collecte de peau à plusieurs points de temps), un groupe d’animaux devra être inclus pour chaque point de temps. Les analyses statistiques à réaliser sur les autres paramètres mesurés en cours d’étude seront effectuées au moyen du test ANOVA.

Raffinement

Une grille de scoring clinique a été mise en place (voir procédure). Les animaux seront pesés tous les jours dès l’administration de composés. Une perte de poids de plus de 20% constituera un point limite. Dans le contexte de première administration de composé non testé in vivo, les animaux sont scorés toutes les deux heures pendant les 6 premières heures post-administration. Un scoring clinique sera réalisé quotidiennement dès l’administration des composés. Si 20% iou plus des animaux recevant une dose ont été euthanasiés sur point limite, le traitement à cette dose et à toute dose supérieure sera stoppé et il ne sera pas envisagé d’administrer de dose supérieure. Pour évaluer d’une façon sensible l’état de souffrance et établir les points limites, la spécificité des modèles et des procédures est prise en compte. Les expérimentateurs sont formés pour reconnaître ces signes. Les principaux points limites concernaent l’état général de l’animal sont listés en détail dans les procédures. Dans le cas où l’administration de composé nécessite une chirurgie, une analgésie, un suivi adapté et des mesures post-chirurgicales sont mises en place pour prévenir la souffrance des animaux.

Choix des espèces

Si le profil pharmacocinétique in vitro est adéquat dans cette espèce, la souris sera privilégiée pour évaluer la toxicité/tolérabilité des composés in vivo, car c’est l’espèce mammifère la plus décrite dans les modèles d’évaluation de molécules chimiques ou biologiques. Pour certaines études pré-réglementaires le rat sera l’espèce préférée. Des hamsters et des gerbilles pourront être occasionnellement utilisés si besoin, en cas d’études préalables à la mise en place d’un modèle particulier bien décrit dans ces espèces (exemple : hamster pour une étude préalable à une étude d’infection au SARS-CoV2). Seuls des animaux sevrés seront utilisés (jeunes adultes et adultes, 6 semaines minimum), tel que référencé dans la littérature.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Souris : 7000
Rats : 7000
Hamsters dorés : 800
Gerbilles de Mongolie : 200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 15000
▲ -
Devenir
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 15000

15 000 rongeurs, soit 7 000 souris, 7 000 rats, 800 hamsters dorés et 200 gerbilles, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des composés chimiques ou radiomarqués par de multiples voies, dont des chirurgies de pose de mini-pompe sous anesthésie, certains étant rendus diabétiques, obèses ou hypertendus, avant mise à mort pour prélever organes et sang. Le porteur décrit une plateforme d'évaluation pharmacologique en série plutôt qu'un projet ciblé, avec un bénéfice réduit à la mesure d'effets sur des biomarqueurs. Il indique que les tests in vitro sont "souvent insuffisants" et retient la souris comme l'espèce la plus décrite.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer les effets pharmacologiques et la distribution in vivo de composés biologiques ou chimiques après une ou plusieurs administrations chez le rongeur, sur une période allant de 1 à 12 jours maximum. Le mécanisme d’action de la molécule évaluée, déterminé préalablement in vitro, conditionnera le choix de l’espèce rongeur (souris, rat, hamster, gerbille) et de la souche à utiliser pour suivre les marqueurs d’efficacité appropriés qu’ils soient circulants, urinaires, fécaux, ou tissulaires. Dans toute étude utilisant des animaux, il est possible de mesurer différents paramètres en utilisant diverses méthodes d’analyse (dosage de protéines ou lipides ou acides animés, expression génique, analyse histologique…). Toutefois, ces techniques d’analyse dites « froides », c’est-à-dire sans utilisation de radioélément, ne sont pas toujours suffisamment sensibles pour quantifier les effets pharmacologiques des composés testés, notamment lorsqu’il s’agit d’études courtes. Les deux premières procédures de ce projet permettent de révéler l’efficacité des composés testés in vivo, soit par administration d’une molécule froide qui activera une voie biologique précise dans l’organisme, soit par administration d’un traceur radioactif qui sera incorporé dans une voie de synthèse particulière. Ces deux méthodes permettront de sensibiliser l’organisme au mécanisme d’action ciblé par le composé testé, et de mieux appréhender la réponse pharmacologique de ce composé in vivo. La troisième procédure de ce projet couvre l’utilisation d’un composé chimique ou biologique test qui a été préalablement radiomarqué afin de suivre son devenir lors d’une administration in vivo et de vérifier qu’il va bien atteindre les organes cibles pour délivrer son efficacité pharmacologique. Ces études pourront nécessiter l’utilisation d’animaux présentant une pathologie dommageable telle que le diabète, l’obésité, l’hypertension, la néphropathie. Un programme de soins spécifiques sera mis en place avec une surveillance rapprochée de ces animaux afin de leur éviter toute souffrance.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’évaluer les effets pharmacologiques sur certains biomarqueurs d’intérêt de composés biologiques ou chimiques après une ou plusieurs administrations chez le rongeur, sur une période allant de 1 à 12 jours maximum.

Procédures

Afin d’évaluer la pharmacocinétique et l’effet sur des paramètres biologiques de potentiels traitements, des composés chimiques ou biologiques froids ou radiomarqués seront administrés aux animaux par voie : intranasale ou intratrachéale, sous anesthésie générale de maximum une heure, ou intramusculaire ou intradermique sous anesthésie générale d’environ une heure avec analgésie, ou orale sur animaux vigiles (acte bref d’une minute environ), ou sous cutanée ou intrapéritonéale sur animal anesthésié ou vigile (acte bref d’une minute sur animal vigile, anesthésie d’environ une heure sinon), ou par minipompe osmotique (intraveineuse, sous cutanée ou intrapéritonéale) posée lors d’une chirurgie sous anesthésie générale avec analgésie (chirurgie d’environ 15 minutes, anesthésie d’environ une heure). Pour évaluer l’efficacité des composés sur certains paramètres biologiques, il pourra être nécessaire d’administrer de petites molécules radiomarquées (glucose etc) par voie : intranasale ou intratrachéale, sous anesthésie générale de maximum une heure, ou intramusculaire ou intradermique sous anesthésie générale d’environ une heure avec analgésie, ou orale sur animaux vigiles (acte bref d’une minute environ), ou sous cutanée ou intrapéritonéale sur animal anesthésié ou vigile (acte bref d’une minute sur animal vigile, anesthésie d’environ une heure sinon), ou par minipompe osmotique (intraveineuse, sous cutanée ou intrapéritonéale) posée lors d’une chirurgie sous anesthésie générale avec analgésie (chirurgie d’environ 15 minutes, anesthésie d’environ une heure). Si l’alimentation peut biaiser la pharmacocinétique, les animaux pourront être mis à jeun au maximum 16h. Les volumes administrés et fréquences d’administration respecteront les recommandations. La phase in vivo pourra durer jusqu’à 12 jours. Des prélèvements de sang ou d’urine pourront être réalisés afin de suivre la biodistribution et l’élimination des produits administrés. Les prélèvements de sang sur animal vigile prendront environ deux minutes. En cas d’anesthésie, celle-ci durera au maximum une heure. Pour les prélèvements individuels d’urine ou de fèces, il pourra être nécessaire d’héberger individuellement maximum une heure. En fin de projet, les animaux seront euthanasiés pour récupération de tissus, organes, et sang. Avant euthanasie, sous anesthésie générale profonde avec analgésie forte, une perfusion pourra être réalisée pour rincer les organes. Cela durera moins d’une heure avant euthanasie.

Impact sur les animaux

Afin de réaliser certains tests (par exemple les tests métaboliques), il pourra être nécessaire de mettre les animaux à jeun, au maximum 16 heures. Des pertes de poids liées aux composés administrés pourraient être observées.

Devenir

Après les deux procédures, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir procéder à la récupération des organes et de grands volumes de sang, nécessaires pour évaluer l’effet des composés testés.

Remplacement

Les molécules chimiques ou biologiques dont l’efficacité sera évaluée dans ce projet auront été si possible au préalable sélectionnées dans des tests in vitro afin de s’assurer de leur efficacité, de leur spécificité et de leur absence de toxicité. Elles auront aussi si possible été sélectionnées in vivo chez le petit animal sur leurs propriétés pharmacocinétiques (vérification de la compatibilité avec une efficacité dans la maladie visée). L’ensemble de ces données est souvent insuffisant pour prédire l’efficacité in vivo des molécules, car recréer in vitro une pathologie complexe est difficile, notamment lorsque différents types cellules et/ou tissus sont impliqués. L’efficacité réelle des meilleures molécules devra donc être vérifiée chez le rongeur en choisissant le modèle animal se rapprochant le plus de la pathologie telle que décrite chez l’homme. Dans le cas de molécules dont la biodistribution serait évaluée, dans la mesure du possible, l’absence de toxicité et les paramètres mesurables in vivo d’ADME auront au préalable été évalués.

Réduction

Le nombre d’animaux par lot pour les études sera défini en fonction de la bibliographie existante sur le modèle animal et les paramètres d’intérêt à mesurer dans l’étude. Une revue bio-statistique a déjà été réalisée sur des données historiques de mesure de quelques paramètres lors d’études internes. Cette analyse nous permet de déterminer le nombre minimal d’animaux requis afin d’obtenir des résultats significatifs malgré les variations interindividuelles. Par exemple, lors d’une étude sur la tolérance orale au glucose (OGTT), il est nécessaire d’avoir 10 animaux par groupe pour obtenir une différence significative de 30% entre 2 groupes sur les AUC de glucose sanguin. Pour les dosages d’acides gras plasmatiques, un nombre minimal de 8 animaux par groupe est requis. Les analyses statistiques à réaliser sur les autres paramètres mesurés en cours d’étude seront effectuées au moyen du test ANOVA.

Raffinement

Les animaux seront pesés au minimum 2x/semaine / quotidiennement à partir de 10% de perte de poids. La cause de la perte de poids sera évaluée: déshydratation, accès à la nourriture, diarrhée, nausées... Si possible, un traitement pharmacologique symptomatique sera mis en place. Un gel nutritif et de l’eau gélifiée et de la nourriture seront placés au fond de la cage en cas de perte de poids constatée. En cas de suspicion de toxicité du composé chimique ou biologique administré, un arbre décisionnel validé par le vétérinaire et la SBEA sera utilisé. Les personnes en charge du bien-être et du soin des animaux veillent au respect des points limites. Les principaux points limites concernent l’état général de l’animal et sont listés en détail dans les procédures. Les animaux présentant des signes de douleur ou de souffrance seront mis en suivi clinique. Ces animaux seront examinés tous les jours et recevront si nécessaire un traitement pharmacologique compatible ou non avec l’objectif de l’étude. Un vétérinaire est joignable tous les jours si besoin. Toute opération chirurgicale sera réalisée sous anesthésie générale en matinée afin d’assurer un meilleur suivi post-chirurgical (observation toutes les 2 heures durant les 6 heures post opératoires puis au moins 1 fois par jour), avec analgésie. En cours d’étude, plusieurs anesthésies seront pratiquées notamment en cas de prélèvements de sang ou d’injections de produits : Les administrations IV, IM, IP, SC, ID ou topiques cutanées ou oculaires de composés tests se feront si nécessaire sous anesthésie générale. Une administration de buprénorphine sera réalisée avant les administrations IM/ID. Afin de minimiser les risques d’infection lors d’injections intradermiques, une tonte de la peau avec désinfection sera réalisée avant injection. Les injections intradermiques se feront sous un volume de 50 µL par site d’injection afin de limiter la douleur. Les administrations IN ou IT de composés tests se feront sous anesthésie générale. L’implantation d’une mini pompe (IP, IV ou SC) ou la pose d’implants diffusant le produit en sous-cutané pourra être nécessaire lors d’une délivrance continue du composé test. La chirurgie d’implantation sera réalisée sous anesthésie générale et dans des conditions d’asepsie, avec une prise en charge analgésique. Le suivi de la cicatrisation sera enregistré, et les sutures désinfectées si nécessaire.

Choix des espèces

Si le profil pharmacocinétique est adéquat dans cette espèce, la souris sera privilégiée pour évaluer des nouveaux composés in vivo, car c’est l’espèce mammifère la plus décrite dans les modèles d’évaluation de molécules chimiques ou biologiques. La souris sera aussi préférée dans le cas d’une administration d’un composé ou d’un traceur radioactif, si le mécanisme d’action de la molécule le permet, pour des raisons pratiques de gestion de la radioactivité et de ses déchets. Pour certaines études pré-réglementaires comme l’étude de l’élimination d’un composé radiomarqué in vivo, le rat sera l’espèce préférée. Des hamsters et des gerbilles pourront être occasionnellement utilisés si besoin, en cas d’études préalables à la mise en place d’un modèle particulier bien décrit dans ces espèces (exemple : hamster pour une étude préalable à une étude d’infection au SARS-CoV2). Seuls des animaux sevrés seront utilisés (jeunes adultes et adultes, 6 semaines minimum), tel que référencé dans la littérature.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 7200
Rats : 1200
Hamsters dorés : 1600
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 10000
▲ -
Devenir
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 -
 10000

7 200 souris, 1 200 rats et 1 600 hamsters vont être utilisés, tous tués à l'issue pour prélever le sang et les organes lymphoïdes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Cette société de prestation les expose à des composés vaccinaux ou pharmacologiques par une à cinq injections sous anesthésie, afin de mesurer la réponse immunitaire induite. Le porteur indique attendre des pertes de poids et des douleurs transitoires au point d'injection. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la complexité observée in vivo, l'évaluation chez l'animal étant présentée comme "nécessaire" pour sélectionner les candidats médicaments.

Objectifs

Notre société développe et propose des modèles de recherche, adaptés aux études visant à mesurer l’efficacité et l’innocuité de candidats thérapeutiques et vaccinaux. La réponse du système immunitaire est une composante importante de notre organisme à considérer dans le développement de nouveaux vaccins ou de nouveaux composés pharmacologiques, en particulier d’origine biotechnologique. En pratique, ces études consistent à injecter, dans la plupart des cas à plusieurs reprises à une ou plusieurs semaines d’intervalle, un produit à potentiel immunogène, dans le but d’évaluer la réponse immunitaire induite (dans le sang et les tissus lymphoïdes). Ce programme de recherche s’intéresse à mieux caractériser cette composante chez le rongeur, et plus particulièrement l’immunogénicité de nouvelles formulations ou composés (adjuvants, vaccins, protéines thérapeutiques, etc.). Pour cela, un composé induisant potentiellement une réponse immune sera injecté aux animaux. Afin d’évaluer et de caractériser cette réponse immune, des prélèvements, sanguins notamment, seront ensuite réalisés tout au long de l’étude afin de suivre, par exemple, l’émergence d’anticorps dirigés contre l’antigène injecté dans le sérum, ou l’activation cellulaire associée spécifiquement au composé d’intérêt. Dans cette procédure, aucun challenge infectieux ne sera réalisé sur les animaux.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de tester de nouvelles molécules candidates pour une utilisation en préventif de pathologies existantes ou dont l’immunogénicité doit être testée. A terme, cela permettra l’introduction en clinique de nouvelles stratégies thérapeutiques pour cette maladie pour laquelle les options sont pour le moment limitées.

Procédures

Les animaux (rats, souris ou hamsters) immunocompétents ou partiellement immunodéficients (à un niveau de déficit n’induisant pas de risque infectieux significativement supérieur pour l’animal) transgéniques ou non, humanisés ou non, seront exposés à des composés de différente nature (entité chimique de type vecteur ou adjjuvant vaccinal, biologique, et/oubiotechnologique (nucléique et protéique), etc.) Les animaux recevront en général 1 à 5 injections administrations du produit potentiellement immunogène avec au minimum une semaine d’intervalle entre les injections mais potentiellement plusieurs mois. Cette procédure aura lieu sous anesthésie générale qui durera environ une heure. Afin d’évaluer de potentiels traitements, des composés chimiques ou biologiques seront administrés aux animaux par toutes les voies possibles : intranasale et intratrachéale,soit sous anesthésie générale d’environ une heure, intramusculaire et intradermique sous anesthésie générale d’environ une heure avec analgésie, oralesoit sur animaux vigiles (acte bref d’une minute environ), sous cutanée et intrapéritonéale sur animal anesthésié ou vigile (acte bref d’une minute sur animal vigile, anesthésie d’environ une heure sinon). Les volumes administrés respecteront les recommandations. Les animaux seront observés tous les jours, et pesés au minimum 2 fois par semaine. Le site d’injection sera observé sur les quelques jours suivant l’administration pour surveiller l’absence de réactions dans la zone, et l’état général des animaux sera vérifié. Des prélèvements de sang ou d’urine pourront être réalisés au cours de la vie de l’animal pour le suivi des réponses immunitaires ou d’autres paramètres biologiques. Les prélèvements de sang sur animal vigile prendront environ deux minutes. En cas d’anesthésie, celle-ci durera environ une heure. La fréquence et le volume de ces prélèvements sera conforme aux recommandations vétérinaires pour la voie utilisée. Ces recommandations incluent une potentielle réhydratation sous cutanée des animaux en cas de prélèvements répétés / à volume important. En fin de projet, les animaux seront euthanasiés. Un prélèvement de sang terminal en intracardiaque pourra être réalisé sous anesthésie générale profonde puis des prélèvements d’organes pourront etre effectués après euthanasie.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, nous pouvons nous attendre à des pertes de poids et des douleurs transitoires au site d’injection et dans la zone (ganglion drainant).

Devenir

En fin de procédure, les animaux seront mis à mort pour récupération de grandes quantités de sang et d’organes lymphoïdes afin de vérifier la réponse immunitaire induit par les vaccinations.

Remplacement

Des modèles in vitro permettent d’étudier certains processus de l’immunité et sont utilisés pour présélectionner les composés les plus intéressants mais aucun ne reproduit la complexité observée in vivo. C’est pourquoi l’évaluation chez l’animal des propriétés immunogènes des candidats médicaments chimiques ou biologiques est nécessaire, pour sélectionner le meilleur composé pouvant être amené dans les études cliniques chez l’homme.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est le plus faible possible en fonction des objectifs de l’étude et de la puissance statistique nécessaire. Entre 3 et 50 animaux seront inclus par groupe. Seuls des rats, souris et hamsters seront utilisés dans le cadre de ce projet. Ces espèces sont utilisées pour tester les effets de composés sur le système immunitaire.

Raffinement

Les prélèvements sanguins sont de faibles volumes et seront réalisés à l’aide de la méthode la moins invasive possible. Les volumes et fréquences d’administration et de prélèvement sont conformes aux bonnes pratiques et toutes les techniques sont réalisées par du personnel formé et compétent. Enfin, les prélèvements d’organes/tissus sont réalisés après euthanasie. Dans tous les cas, les animaux sont observés régulièrement et des mesures sont mises en œuvre pour arrêter, minimiser ou diminuer la souffrance et/ ou détresse de l’animal en cas d’apparition de signe clinique indésirable.

Choix des espèces

Les études à l’aide des petits rongeurs, notamment les souris, sont depuis longtemps la première étape de l’exploration du rôle physiopathologique du système immunitaire ou de l’efficacité de tout nouvel immunomodulateur, qu’il soit d’origine chimique ou biotechnologie. Selon le type de profil immunologique ou le type de prélèvement nécessaire, le rat et le hamster pourront également être utilisés. L’excellente connaissance du système immunitaire des rongeurs, conduisant souvent à une meilleure connaissance du même système chez l’Homme, permet d’explorer de nouvelles pistes immuno-pharmacologiques. Les animaux pourront être partiellement immunodéficients (à un niveau de déficit n’induisant pas de risque infectieux significativement supérieur pour l’animal), puisque cela s’avère d’un fort intérêt pour certaines approches expérimentales pathologiques e.g. maladies infectieuses. Par ailleurs, les rats, les souris et les hamsters autorisent une variété de techniques d’administration et de prélèvement. Seuls les animaux sevrés seront utilisés. Les animaux seront utilisés à partir de 5 semaines pour la mise en œuvre de modèles expérimentaux stables et reproductibles, c’est-à-dire un système immunitaire établi, d’après la littérature sur le sujet.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles respiratoires
Hamsters dorés : 30
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 30
Devenir
 -
 -
 -
 30

30 hamsters dorés vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal reçoit des anticorps puis une infection par le virus Nipah en intra-nasal sous anesthésie, avant d'être tué pour prélèvement du sang et des organes. Le porteur indique que l'infection provoque des atteintes neurologiques et respiratoires comparables à celles observées chez l'humain, suivies par une matrice de score. Il affirme que l'évaluation de l'activité d'un anticorps sur un virus passe encore obligatoirement par un modèle animal.

Objectifs

Le virus Nipah (NiV) est un virus ayant émergé dans les années 90 en Asie du Sud-Est, contre lequel il n’existe pas à l’heure actuelle de vaccin ou traitement. Le virus Nipah est un virus pouvant se propager via les animaux mais également par des contaminations interhumaines. Il est responsable d’encéphalites sévères et/ou de syndromes respiratoires chez l’humain, avec un taux de mortalité relativement élevé (jusqu’à 75% selon les souches). Ce pathogène constitue un problème de santé publique majeur. La maladie induite par ce virus figure sur la liste de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) des maladies prioritaires en matière de recherche et développement. Ce projet collaboratif propose l’évaluation d’anticorps à visée thérapeutique, préalablement criblés in vitro, dans un modèle maîtrisé pour le virus Nipah.

Bénéfices attendus

Dans le contexte d’absence de traitement ou vaccin contre le virus Nipah, le développement et l’évaluation de ces anticorps permettraient d’identifier un ou plusieurs candidats. Ce/ces anticorps pourront ensuite être potentiellement utilisés chez l’Homme en contexte de traitement après une exposition potentielle au virus chez les personnels de santé ou manipulateur du virus, ou en traitement curatif chez les patients.

Procédures

La procédure expérimentale soumettra chacun des animaux, de la réception jusqu’à la fin du protocole à : des anesthésies gazeuses (au nombre de 3 prévues au protocole, hors cas de gestion de la douleur), une administration des anticorps par voie intra-péritonéale (sur animal anesthésié), une administration du virus par voie intra-nasale (sur animal anesthésié), et enfin à une anesthésie puis mise à mort pour réaliser les prélèvements de sang et des organes d’interêt.

Impact sur les animaux

L’infection par le virus Nipah engendre, dans les modèles d’études caractérisés, des atteintes neurologiques et troubles respiratoires, relativement comparables à ceux observées chez les humains. Les animaux inclus dans cette étude seront surveillés quotidiennement afin de détecter précocement tous symptômes comme décrits dans la matrice de score (modifications de l’aspect, perte de poids, diminution de la réactivité, troubles de la démarche, troubles respiratoires, signes neurologiques).

Devenir

L'étude implique que les organes puissent être prélevés sur l'ensemble des animaux (n=30), ceux-ci étant répartis en 5 groupes expérimentaux. Par conséquent, seule la mise à mort des 30 individus de l'étude permettra d'obtenir des données virologiques suffisantes permettant de comparer l'efficacité des anticorps comme mesure thérapeutique antivirale.

Remplacement

Il existe désormais plusieurs méthodes alternatives in vitro, dérivées de la culture cellulaire (classiquement utilisée depuis des décennies). Ces nouvelles technologies tendent à recréer artificiellement les interactions inter cellulaires que nous pouvons retrouver dans un organisme. Bien que très prometteuses, ces techniques restent très localisées et répondent à des problématiques assez ciblées. Suite au développement et à la caractérisation in vitro d’anticorps monoclonaux dirigés contre des protéines du virus Nipah, l’activité antivirale de ces anticorps a pu être évaluée par criblage contre le virus Nipah (souche Malaisie). Ces différentes étapes ont abouti à l’identification de 3 candidats. Afin d’évaluer le potentiel thérapeutique de ceux-ci, ils doivent désormais être confrontés dans un modèle plus complexe mimant l’infection par le virus Nipah. Ces tests in vitro ne permettent pas actuellement de répondre à des questions globales telles que la mise en place de la pathologie, le développement symptomatologique ou la mise en place des réactions immunitaires suite à une réponse à un traitement et à une épreuve virale. L’étude de l’activité d’un anticorps sur un virus passe donc encore obligatoirement par l’utilisation d’un modèle animal.

Réduction

Les animaux inclus dans cette étude seront infectés par une dose étudiée précédemment et permettant une observation de symptômes chez la totalité des individus. Des prélèvements seront réalisés sur chaque animal afin de collecter du sang pour des analyses complémentaires mais également pour permettre une formation à des gestes techniques adaptés aux conditions de sécurité biologique.

Raffinement

Les animaux seront hébergés par 3 dans des cages adaptées au système d’hébergement. Malgré le confinement plus strict lié aux activités du laboratoire, les conditions d’hébergement classiques sont maintenues. Les observations journalières seront réalisées afin d’évaluer l’état de chacun des animaux selon une matrice de score établie pour ce modèle et selon le virus utilisé et les signes cliniques attendus. En période de week-end avant challenge viral, un système de vidéosurveillance permettra de visualiser si les animaux ont toujours de la nourriture et de la boisson. À tout moment, en cas de doute sur l’état d’un ou plusieurs animaux, une entrée en zone sera programmée pour procéder à une observation des animaux et à une possible décision d’arrêter le protocole.

Choix des espèces

Le hamster doré est le modèle de référence pour l’étude du virus Nipah. Il a été développé il y a quasiment 20 ans puis a été utilisé dans le cadre de divers projets collaboratifs. Les animaux seront âgés de 6 à 8 semaines selon la disponibilité. Ces âges correspondent aux stades de développement des hamsters utilisés par la communauté scientifique pour les études pré-cliniques portant sur le virus Nipah.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Hamsters dorés : 151
Souffrances
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▲ -
▲ 151
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Devenir
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 -
 151

Isolés seize semaines sous des jours courts comme en hiver, parce qu'ils deviennent alors agressifs, des hamsters syriens mâles subissent une opération de moins d'une heure pour l'implantation d'un capteur de température, puis, deux semaines plus tard, une seconde pouvant durer deux heures trente pour la pose d'une mini-pompe qui leur infuse des hormones thyroïdiennes. Ils sont ensuite placés au froid, à 8 °C, pour entrer en hibernation. Avec la pompe rechargeable, des injections à travers la peau vident et remplissent le réservoir pendant une torpeur ou sous anesthésie légère, injections qui selon le porteur "peuvent induire une douleur aigüe légère pendant que l'animal dort". 151 hamsters dorés sont utilisés dans ces procédures d'un niveau de souffrance modéré, pour une recherche fondamentale sur l'hibernation, et tous sont mis à mort en fin d'expérience pour des prélèvements.

Objectifs

L’hibernation est une adaptation physiologique et comportementale qui permet la survie de l’espèce pendant les périodes saisonnières défavorables (en hiver : température extérieure basse et pénurie des ressources alimentaires). Tout au long de l’hibernation, afin d’économiser de l’énergie, l’animal va réaliser des cycles d’éveil/sommeil, alternant entre des phases actives avec une température corporelle à 37°C et des épisodes de torpeur, caractérisés par un endormissement profond associé à une hypothermie corporelle sévère. La température corporelle s’ajustant sur les températures extérieures froides de l’hiver peut descendre à 5°C. Des travaux antérieurs suggèrent que les hormones thyroïdiennes du cerveau seraient impliquées dans ces processus d’hibernation. Nous allons vérifier cela chez une espèce hibernante : le hamster syrien.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet concernent les connaissances obtenues en recherches fondamentales sur le système nerveux central, le métabolisme ainsi que sur la biologie d'un animal hibernant.

Procédures

Les hamsters syriens seront isolés 16 semaines car ils deviennent agressifs quand ils sont hébergés dans des conditions où les jours sont courts comme en hiver. Les animaux subiront deux actes chirurgicaux à 2 semaines d'intervalle. Le premier acte durera moins d'une heure 1 h pour l'insertion d'un capteur de température corporelle. Le deuxième acte, d'une durée de 2h30 maximum pour la mise en place d'une mini-pompe diffusant des hormones. Il serait exposé au froid (8°C) pour entrer en hiberation. Avenant: Dans le cas d'utilisation de la pompe rechargeable, lors d'un épisode de torpeur ou suite à une anesthésie légère (rapide, 5-10 minutes), des injections transcutanées sont réalisées pour faire la vidange et le remplissage du réservoir et changer de solution à infuser.

Impact sur les animaux

Lors des chirurgies, l’anesthésie générale peut induire une hypothermie, de la sécheresse occulaire et une légère déshydratation. Au niveau du site d’incision, il y a des risques de douleur, d’inflammation et d’infection de la plaie. Une perte de poids légère (inférieure à 5%) sur 24h est attendue, mais devrait être transitoire. Elle pourrait se maintenir en cas de complications post-chirurgicales (inflammation, infection, douleur). L’insertion de la pompe sous la peau du dos pourrait éventuellement gêner la motricité de l’animal (encombrement, frottements) si celle-ci est trop proche du cou ou des membres antérieurs. Avenant: Dans le cas d'utilisation de la pompe rechargeable, lors d'un épisode de torpeur ou suite à une anesthésie légère (rapide, 5-10 minutes), des injections transcutanées sont réalisées et peuvent induire une douleur aigüe légère pendant que l'animal dort.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort pour prélèvements en fin d'expérience.

Remplacement

L’expérience doit être réalisée sur l’animal entier. Les processus impliqués dans l’hibernation font intervenir l’ensemble de l’organisme, aussi est-il impossible, en l’état actuel de nos connaissances, de réaliser une telle étude sur des organes isolés. Aucun moyen de substitution ne permet de modéliser les différentes étapes de l’hibernation et les processus liés à chaque étape ni les relations entre les organes périphériques et le cerveau.

Réduction

Le nombre d'animaux (8 par groupe) a été calculé pour obtenir des résultats statistiquement robustes et de faible variance pour comparaisons inter-groupe.

Raffinement

Pour éviter les agressions dans les jours courts comme en hiver, les animaux seront hébergés en cages individuelles enrichies avec de la frisure de nidation et un bâton à ronger. Lors des chirurgies, les animaux bénéficieront d'une anesthésie générale et d'analgésiques locaux. La température corporelle sera maintenue à l’aide d’un tapis chauffant. Un anti-inflammatoire non stéroïdien sera administré en post-chirurgie. La longueur du cathéter entre la canule et la pompe est tout particulièrement ajustée afin de pas gêner le hamster syrien dans ses mouvements. Des points limites ont été établis afin de soustraire l'animal à la souffrance.

Choix des espèces

Le modèle animal choisi est le hamster syrien (Mesocricetus auratus) car c’est un animal hibernant. Les animaux sont des adultes mâles (entre 3 et 9 mois ; poids corporel moyen 120 g) car notre expérience requiert qu’ils soient sexuellement matures et ce sexe nous permet de voir facilement si le système reproducteur de l'animal est activé ou inhibé grâce à la taille des testicules.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 520
Hamsters dorés : 150
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 670
▲ -
Devenir
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 670

670 animaux non-humains, 520 souris et 150 hamsters dorés, vont être utilisé·es, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les hamsters reçoivent de la testostérone pour élargir leur organe de flanc, les souris subissent des mesures de peau, et tous reçoivent quotidiennement des molécules contre l'acné avec imagerie sous anesthésie et prélèvements sanguins. Le porteur précise qu'aucune analgésie ne sera employée, car elle risquerait d'interférer avec l'analyse. Il affirme qu'il n'existe pas de modèle capable de remplacer la peau comme tissu vivant et revendique un projet "nécessaire".

Objectifs

Ce projet est nécessaire pour l’évaluation de l’efficacité de molécules thérapeutiques ayant une activité sur l'acné. Ces tests sont requis pour permettre le choix des meilleures molécules ou traitements thérapeutiques avant essai chez l’homme (tests cliniques).

Bénéfices attendus

L'acné est une maladie de la peau qui a des répercussions psychologiques très importantes chez les patients car elle modifie l'image corporelle des individus à des moments clés de la vie (l'adolescence, la femme jeune) et parce qu'elle atteint le visage, elle interfère alors dans la relation avec les autres. Les personnes touchées sont en proie au mal-être et ont tendance à se replier sur elles-mêmes. Les bénéfices de ce projet, si une molécule se révélait efficace, serait de mettre sur le marché cette molécule permettant aux patients atteints d'acné de guérir de l'acné et de son inflammation, réduisant ainsi les conséquences physiques et les répercussions psychologiques impactées par cette maladie de peau.

Procédures

Les Hamsters seront tondus pour identification au niveau des organes de flanc (durée d'intervention < 5 minutes), ils recevront le traitement sur les organes de flanc (durée d'intervention

Impact sur les animaux

L'injection de testosterone chez les Hamsters peut avoir une répercussion sur le comportement (augmentation de l'agressivité, excitation, dominance...). Des effets indésirables peuvent être observés lors de l'administration des molécules thérapeutiques : mauvaise tolérance pouvant entraîner une perte de poids, irritation en cas d'application topique.

Devenir

A l'issu des procédures tous les animaux seront mis à mort après une anesthésie générale (isoflurane afin de prélever les tissus et réaliser des analyses ex vivo pour l'évaluation de l'efficacité des traitements testés.

Remplacement

Nous n'utiliserons le modèle animal d'inflammation provoquée par l'acné qu'en dernier recours après des tests préalables de criblage et d'efficacité in vitro. Il est indispensable de tester ces molécules dans ce modèle pour plusieurs raisons : - Il n’existe pas vraiment de modèle pouvant remplacer complètement la peau en tant que tissu biologique vivant. Il existe cependant des modèles alternatifs qui permettent d’effectuer un premier test d’efficacité de molécules, mais cette efficacité doit ensuite être confirmée chez l’animal. - Ces modèles alternatifs ne permettent pas de tester des produits thérapeutiques ou des dispositifs médicaux destinés à être appliqués sur la peau - L’efficacité ne pouvant être complètement testée dans les modèles alternatifs, des premières preuves d’efficacité chez l'animal doivent être apportées avant de passer au stade clinique de développement de ces molécules (tests cliniques chez l’Homme).

Réduction

Le nombre d'animaux sera de 8 par groupe (groupe d'animaux traités avec excipient de la molécule à tester, la molécule à tester ou le traitement thérapeutique de référence commercialisé type bétaméthasone). Ce nombre est le minimum pour avoir une significativité acceptable. Des analyses post mortem sur les tissus seront réalisées (histologie/immunohistologie/ PCR/ cytométrie et approches "omiques") afin d'obtenir le plus d'informations possibles relatives à l'efficacité des molécules administrées sur les animaux.

Raffinement

Evaluation des points finaux quotidiennement (poids, état d'hydratation, comportement de l'animal, état des lésions induites...), enrichissement du milieu dans les cages (igloo, bûchettes, cotons pour nidification). Afin de minimiser le potentiel de souffrance et/ou de détresse chez les animaux, les points limites établis en concertation avec le Comité de Suivi du Bien-Être Animal (SBEA) de notre établissement, sont les suivants : - Défaut d'alimentation et/ou de boisson sur une période de 24 à 48h se traduisant par un amaigrissement et une déshydratation ; - Perte de poids supérieure à 20 % du poids normal maintenue sur 72h ; - Hypothermie persistante, décelée par un animal froid au toucher et réticent à bouger ; - Difficulté respiratoire, avec augmentation du rythme respiratoire ; - Plaie nécrosée, purulente ou exsudative - Complication sur le site d’application de la molécule topique. Si l'un de ces points limites est atteint, les animaux seront euthanasiés immédiatement. L'utilisation de l'imagerie permettra aussi d'augmenter le raffinement (finesse de l'analyse, suivi longitudinal,...) et entraîne une réduction du nombre d'animaux utilisés grace au suivi longitudinal du même animal. Les animaux seront anesthésies lors des prélèvements sanguins et les étapes d'imagerie OCT. Aucune analgésie ne sera employée car cette dernière risquerait d'interférer lors de la phase analytique.

Choix des espèces

Les espèces animales utilisées dans ce projet (souris Rhino et hamster) sont d’excellents modèles d'acné. Il existe de nombreuses références bibliographiques scientifiques relatives à l’évaluation de l'acné dans ces espèces. De plus, ces animaux présentent des lésions d'acné très semblables à celles observés chez l’humain. De plus, ils présentent certains intérêts pratiques décisifs : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation, et une très bonne adaptation aux conditions expérimentales. Les animaux seront utilisés au stade de jeunes adultes (~4-10 semaines) car il s'agit du stade auquel ils sont les plus susceptibles de fournir des résultats satisfaisants. Tous les animaux auront le même âge. Il s'agit également du stade auquel les animaux sont les moins susceptibles de ressentir de la douleur, de la souffrance, de l'angoisse ou de subir des dommages durables dans les conditions de la procédure expérimentale.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 3000
Rats : 500
Hamsters dorés : 1550
Souffrances
▲ -
▲ 50
▲ 5000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5050

Des rongeurs nourris jusqu'à 34 semaines d'un aliment riche en graisses et d'une eau sucrée deviennent obèses et diabétiques, avec une stéatose du foie qui peut aller à long terme jusqu'à la fibrose, la cirrhose ou le cancer, un protocole que l'établissement réalise à la demande de laboratoires de recherche. 3 000 souris, 500 rats et 1 550 hamsters dorés, soit 5 050 rongeurs, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, avec des piqûres à la queue ou à la veine saphène, sans anesthésie, pour mesurer leur glycémie jusqu'à deux fois par jour. Le porteur annonce aussi, "Pour l'animal", des bénéfices qui seraient "une amélioration des connaissances scientifiques pour l'espèce utilisée". Seuls les hamsters d'entraînement aux prises de sang sont mis à mort : la majorité des rongeurs sont expédiés vivants au laboratoire demandeur, pour y être utilisés dans son propre projet.

Objectifs

A l’échelle mondiale, les maladies liés au surpoids représentent une part non négligeable des décès estimé à plus de 1,2 million par an. En 2016, 650 millions d’adultes étaient obèses, soit 3 fois plus qu’en 1975. En 2021, le diabète affecte plus de 537 millions de personnes. La dyslipidémie et la NASH (stéatose hépatique non-alcoolique) sont provoqués par le diabète et l’obésité. La dyslipidémie touche quelques milliers de patients chaque année en France et la société nationale française de gastro-entérologie considère qu’un quart de la population française est touché par la NASH. Par l'alimentation de rongeurs avec un régime riche en lipides et glucides, il est possible d'induire ces phénotypes spécifiques : obésité, dyslipidémie, diabète et NASH. Ces rongeurs avec syndromes métaboliques seront utilisés pour évaluer les effets de médicaments.

Bénéfices attendus

Ce projet aura des bénéfices pour l’homme. Ce projet pourra amener à long terme des solutions thérapeutiques pour traiter les syndromes métaboliques du surpoids et du diabète. Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules. Pour l’animal, les bénéfices attendus sont principalement une amélioration des connaissances scientifiques pour l’espèce utilisée grâce au développement de méthodes de raffinement de plus en plus adaptées et à la sélection de l’espèce la plus adéquate pour répondre aux objectifs scientifiques attendus.

Procédures

Les animaux auront à disposition un aliment standard et/ou un aliment riche en gras et une eau standard et/ou une eau additionnée de sucre, mis en ad libitum pendant 34 semaines maximum. Une mesure glycémique pourra être faite sur les animaux en aigue (2 mesures par jour et par animal avec 3 jours de récupération entre 2 séries de mesures) ou en chronique (une mesure par animal par semaine). Une goutte de sang (environ 50 µl) est recueillie après piqure, à l’aide d’une aiguille de taille adaptée sans anesthésie, de la queue au niveau de la veine caudale pour la souris et le rat, et à la veine saphène pour le hamster.

Impact sur les animaux

Au fil de la prise alimentaire riche en gras et de l’abreuvement riche en sucre, les animaux pourront exprimés des signes cliniques plus ou moins modérés. Les animaux vont développer une obésité et des syndromes métaboliques tels diabète, dyslipidémie, insulino-résistance, NASH pouvant aller jusqu’à une fibrose, une cirrhose ou un cancer du foie à long terme (après la phase préparatoire). Une attention particulière sera apportée à chacun des animaux qui seront surveillés quotidiennement afin d’évaluer leur aspect physique, leur comportement et leur poids selon une grille d’observation spécifique à ce projet.

Devenir

La majorité des animaux sont expédiés à un laboratoire de recherche pour une utilisation dans son projet de recherche. Les hamsters d’entrainement pour le prélèvement sanguin seront mis à mort et pourront servir à de la formation post-mortem du personnel.

Remplacement

L’induction de modification métabolique chez l’animal fait intervenir plusieurs types cellulaires produisant des facteurs tendant à moduler ou amplifier la réponse. Toute cette cascade d’événement faisant intervenir des facteurs autocrines, paracrines ou exocrines aussi variés que complexes ne permet pas une étude significative et déterminante in vitro. Par ailleurs, l'objet de cette étude est d'évaluer l'impact sur une fonction vitale de l'organisme, ce qui ne peut être fait que sur un organisme vivant.

Réduction

Nous réalisons ce protocole alimentaire à la demande de laboratoire de recherche avec qui nous échangeons sur le nombre minimal et suffisant d’animaux pour atteindre leur objectif scientifique.

Raffinement

Une surveillance des animaux est faite quotidiennement pour déceler tout signe clinique anormal et atteinte des points limites tout au long de cette phase préparatoire. L’observation est basée sur l’utilisation d’une grille d’évaluation spécifique au modèle. Enfin, les contentions et prélèvements seront réalisés par un personnel formé et expérimenté.

Choix des espèces

Les souris, rats et hamsters sont des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets bénéfiques d'un produit sur les maladies métaboliques liés au surpoids car elles développent naturellement ce type de pathologie ayant une affinité à la nourriture grasse et sucrée similaire à l’Homme. Pour les hamsters syriens dorés, ils ont un métabolisme des lipoprotéines imitant la dyslipidémie humaine car il exprime la protéine de transfert des esters de cholestérol (CETP). Les animaux pourront commencer le régime alimentaire à partir de l’âge de 4 semaines (âge minimum) et seront expédiés au laboratoire de recherche à l’âge demandé.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Hamsters dorés : 1560
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 1560
Devenir
 -
 -
 -
 1560

1 560 hamsters dorés vont être utilisés sur cinq ans, tous tués à l'issue, dans des procédures de niveau sévère. Ils sont infestés par le parasite Schistosoma mansoni puis tués par perfusion totale à 40 jours pour récupérer les vers adultes et les œufs, non pour une expérience mais pour entretenir en continu le cycle du parasite au laboratoire. Le porteur indique que l'infestation provoque douleurs et souffrances liées à la ponte des œufs et qu'aucun analgésique n'est administré, au motif qu'il perturberait le parasite. Il affirme que le recours au hamster est "incontournable" et qu'aucune alternative ne permet la transformation des larves en vers adultes.

Objectifs

L'objectif principal de ce projet est d’assurer la pérennité du cycle du schistosome afin de fournir à l’équipe les différents stades parasitaires nécessaires à la recherche. L’un de nos objectifs de recherche est la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques afin de contrôler la schistosomiase. Actuellement le traitement et le contrôle de la schistosomiase dépendent du seul médicament disponible, le Praziquantel. L’utilisation intensive de la chimiothérapie afin de contrôler les effets pathologiques de la maladie en Afrique sub-Saharienne rend inévitable la sélection de parasites résistants à ce médicament. Il est donc urgent d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et de développer de nouveaux médicaments contre les schistosomes. Pour sa recherche, l'équipe a donc besoin de parasites issus du cycle maintenu au laboratoire et utilisant des hamsters comme hôte définitif. La pérennité du cycle sera par conséquent réalisée grâce à une infestation régulière (toutes les deux semaines) d‘un minimum de hamsters (hôte définitif) et de mollusques (hôte intermédiaire). Les hamsters seront infestés par voie transcutanée avec les larves infestantes issues des mollusques infectés et les vers adultes, de même que les œufs du parasite contenus dans le foie, seront récupérés 40 jours après l’infestation. Enfin, les miracidiums contenus dans les œufs du parasite seront utilisés pour infester les mollusques, étape indispensable au cycle du parasite.

Bénéfices attendus

Notre objectif est d’assurer la pérennité du cycle du schistosome afin de fournir à l’équipe CBF, les différents stades parasitaires nécessaires à la recherche. En France, seuls deux laboratoires le maîtrisent. Il faut savoir que chaque stade parasitaire est essentiel pour la recherche, par conséquent le maintien du cycle du schistosome est fondamental au sein de notre laboratoire. Pour atteindre les objectifs du projet, il est nécessaire d'avoir recours à des animaux. En effet, à l’heure actuelle il n’existe aucune alternative permettant la transformation des schistosomules en vers adulte, ainsi l’utilisation d’un modèle animal au cours de ce projet s’avère incontournable pour perpétrer le cycle du parasite.

Procédures

Les animaux seront soumis à une perfusion totale afin de récupérer les vers adultes et les foies. Aucune autre intervention n’est prévue en dehors de cette phase terminale, après infestation des hamsters (durée totale de 40 jours) par les larves infestantes du parasite.

Impact sur les animaux

L’infestation par Schistosoma mansoni et les pathologies associées induisent des douleurs et des souffrances chez l’animal qui sont dues notamment à la ponte des œufs ainsi qu’à leur rétention dans les tissus hépatiques et intestinaux. Ainsi, au cours de l’infestation, les animaux seront suivis quotidiennement et ceux manifestant des signes de souffrance importante seront mis à mort immédiatement. Le pourcentage de mise à mort prématurée est inférieur à 1%. En effet, certains animaux peuvent être beaucoup plus sensibles à la dose d’infestation. Pour pallier à l’atteinte des points limites définis ci-dessous, la mise à mort anticipée par une injection d’Euthasol (160mg/kg) en voie intra-péritonéale sous 10ml/kg, est appliquée. La souffrance, la détresse, l’inconfort des animaux de laboratoire seront évalués en se basant sur les cinq paramètres suivants : 1. variation du poids de l’animal (amaigrissement) 2. apparence physique externe 3. signes cliniques mesurables (hypothermie) 4. changement du comportement 5. réponses comportementales aux stimuli externes Tout signe éventuel de détresse (prostration, poils hérissés, tremblement, …) fera l’objet d’une attention particulière. Si une perte de poids supérieure à 20 % survenait, ou un signe évident de souffrance, il serait immédiatement procédé à la mise à mort des animaux concernés. Les mises à morts seront réalisées dans une pièce différente, sans la présence des autres animaux. Dans le but de réduire la souffrance des animaux due à l’infestation par le schistosome, la durée limite de l’expérience a été fixée à 40 jours. De plus, dans le cadre de cette procédure, il n’est pas envisageable d’administrer des analgésiques pour réduire la douleur des animaux car ces derniers peuvent diminuer la parasitémie.

Devenir

La récupération des vers adultes engendre la mort des animaux. Celle-ci a lieu 40 jours après l’infestation. Pour cela, nous injectons par voie intra-péritonéale (10/kgml par animal) d’une solution d’Euthasol (160 mg/Kg) et d’héparine Choay (10000UI/Kg) et réalisons une perfusion totale. Les vers adultes (perfusion de la veine porte) et les œufs du parasite (contenus dans le foie) sont récupérés sur les animaux mis à mort.

Remplacement

L’utilisation d’un modèle animal au cours de ce projet s’avère incontournable pour perpétrer le cycle du parasite et atteindre nos objectifs de recherche. En effet, il est nécessaire d'avoir recours à des animaux puisqu’à l’heure actuelle aucune alternative (technique de culture ou autre) ne permet le développement in vitro des schistosomules en vers adultes. Les vers adultes sont récupérés par perfusion totale et utilisés pour la recherche. Les foies contenant les œufs pondus par les vers adultes, sont également prélevés afin de recueillir, après l’éclosion des œufs in vitro, les larves infestantes pour l’hote intermédiaire, le mollusque. Ces derniers sont infectés et les furcocercaires expulsés sont utilisés pour l’infection de l’hôte définitif, le mammifère (hamster). La pérennité du cycle sera par conséquent réalisée grâce à une infestation régulière (toutes les deux semaines) des hamsters (hôte définitif) et des mollusques (hôte intermédiaire). Ainsi, la transformation du parasite dans ses différentes formes n’est possible qu’au travers l’utilisation de ses hôtes intermédiaire et définitif.

Réduction

Une infestation de 12 hamsters toutes les deux semaines est prévue afin de maintenir le cycle et de fournir suffisamment de matériel parasitaire pour la recherche. Sur 26 semaines, il nous faudra donc 12 x 26 = 312 hamsters, ce qui porte à 312 x 5 = 1560 hamsters sur une période de 5 ans. Cependant, afin de diminuer le nombre d’animaux utilisés au cours de ce projet, nous envisageons bien évidemment de réduire le nombre d’infestations en fonction de nos besoins en matériel parasitaire. Pour cela, nous dimuerons le nombre d’animaux lors des infestations (passage de 12 à 6) et/ou nous réaliserons moins d’infestations mensuellement, le nombre de 6 hamsters étant le strict minimum pour péréniser uniquement le cycle. Cette diminution a d’ailleurs été réalisée dans le projet précédent, puisque nos besoins en matériel parasitaire ont permis de réduire à 738 animaux au lieu des 2080 prévus initialement. En effet, les besoins en matériel parasitaire sont dépendants des projets de l’équipe, financés selon les années.

Raffinement

Au cours de ces expériences, une attention particulière sera portée afin de réduire la douleur et le stress des animaux. Les hamsters ne seront soumis qu’à un seul prélèvement. Dans un souci de raffinement, le point limite est fixé à 40 jours (délai minimal et incontournable pour l’obtention de parasites matures) puisque qu’au-delà de celui-ci l’infestation et les pathologies associées induisent des douleurs et des souffrances chez l’animal qui sont dues à la ponte des œufs ainsi qu’à leur rétention dans les tissus. Après l’infestation, les animaux seront suivis quotidiennement et ceux manifestant des signes de souffrance et de mort très proche seront mis à mort immédiatement. La décision de mise à mort est prise si au moins 3 des critères ci-dessous sont observés : - Poil ternes et hérissés - Dos arrondi - Baisse de l'activité motrice - Détresse respiratoire - Fermeture palpébrale accentuée - Isolement par rapport aux autres animaux de la même cage Par ailleurs, en cas de doute, nous ferons appel au comité de bien - être animal. Il nous est impossible de prévoir une couverture analgésique lors de l’infestation des animaux car il a été montré dans la littérature que la réponse aux analgésiques des hamsters parasités par S. mansoni est différente de celle des animaux sains. Par ailleurs, l’administration d’analgésique peut affecter la viabilité des parasites et compromettre nos expériences futures (tests de drogues sur vers adultes),c'est pourquoi un suivi rigoureux de la douleur est mis en place tout au long de l’expérience. Ainsi, les animaux manifestant des signes de douleur avant le point limite seront mis à mort si nécessaire.

Choix des espèces

L’utilisation du hamster est justifiée par le fait que ce modèle animal fournit des quantités importantes de parasites (stade adulte et stade œuf), ces deux stades étant nécessaires à la recherche ainsi qu’à la pérennité du cycle parasitaire. De ce fait, nous pouvons minimiser le nombre d’animaux en fonction des besoins (maintien du cycle et recherche) alors que l’utilisation d’autres espèces telle que la souris nécessiterait un nombre très important d’animaux. Tous les animaux sont utilisés à l’âge de 6 à 8 semaines, afin qu’ils aient atteint une maturité suffisante pour permettre une infestation et un rendement maximal.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Hamsters dorés : 34
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 34
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 34

34 hamsters dorés vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Ils sont vaccinés puis infectés par le SARS-CoV-2 par voie intranasale, avant des écouvillonnages et lavages nasaux répétés sous anesthésie, pour évaluer des composés antiviraux d'une société qui a validé et financé le projet. Le porteur indique que l'infection provoque fièvre, perte de poids et tremblements sans être létale dans ce modèle, puis que tous les animaux sont tués pour prélever leurs organes. Il décrit tantôt un objectif de traitements antiviraux, tantôt de "vaccins", et affirme qu'aucune méthode sans animaux ne permet d'étudier la transmission du virus.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité de composés antiviraux dans un modèle de transmission du virus du SARS-CoV-2 entre individus. Les traitements antiviraux utilisés ont montré des résultats intéressants lors d’études in-vitro ou lors d’études précliniques sur d’autres types de virus, encourageant la réalisation d’études d’efficacité en préclinique sur le virus SARS-CoV-2. Ce projet a ainsi fait l'objet d'une évaluation par le comité scientifique de la société fabriquant les traitements et a été approuvé par celui-ci. Ce projet permettra de mettre sur le marché un/des traitement(s) antiviral(aux) contre la COVID 19.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mettre sur le marché des vaccins contre la COVID 19.

Procédures

Pour limiter au maximum le stress des animaux, l’intégralité des actes décrits ci-dessous seront réalisés sur animaux anesthésiés. Les animaux des groupes tests seront, avant d’être mis en contact avec les animaux infectés au SARS-CoV-2, vaccinés par instillation intranasale à raison d’une administration par animal. Le virus du SARS-CoV-2 étant un virus aéroporté, l’infection des animaux du groupe infecté se fera également par instillation intranasale en dose unique. Enfin, des prélèvements réguliers, d’écouvillonnages oropharyngés et des lavages nasaux, à raison au maximum d’une fois par jour tous les deux jours seront réalisés et ce pendant les 7 jours suivants le contact entre les animaux infectés et non-infectés. Une même anesthésie permettra d'effectuer les 2 prélèvements à la suite évitant ainsi les anesthésies multiples pour un même jour (chaque intervention (infection et prélèvement) ne nécessitant qu'une minute par animal).

Impact sur les animaux

Les animaux vont être infectés au virus du SARS-CoV-2 entrainant l’apparition de signes cliniques des animaux reflétant la réalité clinique (principalement fièvre, perte de poids, pilo-érection et tremblements). Toutefois, il est connu dans la littérature scientifique mais aussi d’après les observations des précédentes études réalisées dans notre établissement utilisant le modèle hamster que, contrairement au modèle murin, l’infection au SARS-CoV-2 dans ce modèle n’est pas léthale. A titre indicatif, nous avons observé qu'une infection induit dans le modèle hamster des pertes de poids de l’ordre 5% avec un retour à la normale (poids avant infection) dans les 5 à 7 jours post-infection. Les animaux vont être manipulés régulièrement pour différents actes (administration des vaccins, pesées, scoring clinique, prélèvements, etc). Ces actes pouvant stresser les animaux et leur infliger des douleurs aussi pour palier à ce cela des mesures de raffinements ont été prévues : les animaux seront manipulés quotidiennement afin de les habituer à la contention et des anesthésies seront systématiquement réalisées pour tous actes invasifs.

Devenir

L’ensemble des animaux utilisés pour ce projet seront euthanasiés à la fin de chaque étude pour pouvoir réaliser des prélèvements d’organes en vue d’analyses anatomopathologiques ou de charges virales.

Remplacement

La transmission d’un virus aéroporté comme le SARS-CoV-2 résulte de plusieurs facteurs tels que la durée et l’intensité d’exposition aux particules infectieuses, la stabilité du virus dans les gouttelettes d’aérosols et de l’infection suivante dans le nouvel hôte. Aussi, il n’existe actuellement aucune méthode alternative permettant d’étudier la transmission d’un virus d’un organisme à l’autre et d’évaluer l’efficacité d’un traitement sur un organisme vivant sans l’utilisation de modèles animaux.

Réduction

Cette étude a fait l’objet d’une réflexion étayée par des connaissances statistiques et des données de la littérature scientifique afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Toutefois, pour obtenir des résultats statistiquement exploitables permettant de conclure sur une réelle efficacité des traitements testés, des groupes de 6 animaux seront utilisés. Des études internes menées par la société fabriquant les traitements ont déjà utilisé le ratio de 1 pour 3 dans un modèle de furet pour la grippe avant de déterminer la réplication du virus pour chaque animal sentinelle après le co-hébergement. L’utilisation de ce ratio permettra de mieux simuler une situation naturelle pour laquelle un individu infecté est capable d’infecter un plus grand nombre d’individus non-infectés lors de contacts directs. De plus, en préférant ce ratio de 1 pour 3 à un ratio de 1 pour 1, nous diminuons considérablement le nombre total d’animal à inclure dans l’étude limitant ainsi le nombre et la souffrance des animaux donneurs indexés.

Raffinement

Les animaux sont hébergés avec un enrichissement approprié à leur besoin et suivant leur âge (exemple : les hamsters de plus petite taille disposeront de plus de litière en fond de cage pour pouvoir accéder plus facilement à l’abreuvement et à la nourriture). Les animaux seront suivis quotidiennement pendant toute la durée de l'étude grâce à une grille d'évaluation appropriée. En cas d'atteinte de points limites préalablement définis sans possible amélioration de l'état de santé des animaux, ils seront euthanasiés pour arrêter toute souffrance excessive. Pour éviter tout stress aux animaux, ils seront systématiquement anesthésiés lors de la réalisation d'actes techniques invasifs. Durant la phase de co-hébergement en surnombre, les animaux seront suivis 2 fois par jour. Les animaux ne seront pas manipulés lors de cette seconde visite mais simplement observés pour éviter de stresser les animaux. Chaque groupe social sera placé avec le minimum d’éléments lui permettant de reproduire son nid, ses briquettes de bois à ronger et un peu de litière provenant de sa cage d’origine afin que les animaux puissent garder leurs repères. En cas de détection de signes d’agressivité des animaux entre eux, des enrichissements supplémentaires seront ajoutés dans les cages. Si les signes d’agressivité persistent, l’animal dominant sera alors isolé du reste du groupe.

Choix des espèces

L’efficacité des composés antiviraux sera évaluée sur la souche de hamster Golden Syrian, qui a été décrit comme un excellent modèle pour une infection au SARS-CoV-2. Contrairement aux modèles murins transgéniques, les hamsters Golden Syrian expriment naturellement un récepteur d’entrée du virus du SARS-CoV-2. Cette expression leur permet d’être infectés à la COVID-19 conduisant au développement de signes cliniques plus proches de ceux observés chez l’Homme. D'après les données de la littérature scientifique, les hamsters utilisés dans le cadre des études SARS-CoV-2 sont généralement âgés de 4 à 10 semaines. Des animaux jeunes adultes (âgés de 7 semaines au moment de l'infection) seront utilisés pour l'étude. Cet âge représente un état physiologique stable pour le hamster, ce qui est adapté aux besoins de l'étude.

  • Formation professionnelle
  • Production de routine
  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Contrôles de qualité
Souris : 4000
Cochons d'Inde : 600
Hamsters dorés : 7000
Chats : 150
Chiens : 1200
Furets : 50
Souffrances
▲ -
▲ 9000
▲ 1370
▲ 2630
Devenir
 -
 -
 -
 13000

13 000 animaux non-humains vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Chiens (1 200), chats, furets, souris, cobayes et 7 000 hamsters dorés reçoivent un agent pathogène, virus ou bactérie, puis sont suivis pour la maladie qu'il déclenche, afin d'évaluer l'efficacité de produits immunologiques vétérinaires destinés au marché. Le porteur indique que certains animaux développeront des signes cliniques sévères et douloureux pouvant conduire à la mort et seront mis à mort aux points limites. Il affirme qu'aucune méthode in vitro n'est reconnue par la pharmacopée et que l'évaluation sur l'espèce de destination est "requise par la loi".

Objectifs

Dans le cadre du développement de produits immunologiques à destination vétérinaire tels que les vaccins, la démonstration des propriétés protectrices du produit contre la maladie cible est requise par la loi, et réalisée selon des réglementations précises. L’évaluation de l’efficacité du produit vis-à-vis d’une épreuve virulente est également nécessaire pour définir et caractériser le produit candidat (choix de la dose, de la voie d’administration, des adjuvants/excipients…). Toutes ces informations participent au développement et à la constitution finale du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Ce projet vise ainsi à présenter 2 procédures expérimentales répétitives ayant pour but d’évaluer l’efficacité de produits immunologiques chez les carnivores domestiques. Ces deux procédures concernent : 1/ la mise au point d’épreuve nécessaire pour cette évaluation, 2/ l’évaluation de l’efficacité en elle-même. A noter que par la suite, pour des raisons de simplification, on parlera par défaut d’animaux vaccinés à la place d’animaux ayant reçu le produit immunologique d’intérêt. Ces deux procédures seront réalisées sur l’animal de destination (chiens, chats, furets) ou lors d’essais préalables sur un modèle rongeur (souris, hamsters essentiellement). Les essais consisteront à administrer le pathogène (type virus ou bactéries), selon une ou plusieurs voie(s) d’administration, à une ou plusieurs dose(s), à des animaux sains préalablement vaccinés ou non et sensibles à ce pathogène. L’efficacité des produits immunologiques sera évaluée par comparaison des données obtenues chez les animaux vaccinés par rapport aux animaux non vaccinés. Il s’agira du suivi des signes cliniques spécifiques de la maladie, associé ou non à un suivi de paramètres biologiques (taux d’anticorps, excrétion virale ou bactérienne…).

Bénéfices attendus

Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits immunologiques sûrs et efficaces auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. Ce projet s’inscrit dans la prévention de maladies pouvant être graves et causer de la souffrance animale et des zoonoses. Les produits immunologiques ainsi développés permettent de protéger les espèces domestiques par la réduction des signes cliniques de maladie voire la mortalité ainsi que par la réduction de sa propagation auprès de ses congénères et de l’Homme (dans le cas de zoonoses). Dans le cadre du développement de nouveaux produits ou amélioration de produits existants sur le marché, les bénéfices envisagés de cette procédure seront la meilleure connaissance et compréhension du fonctionnement de ces produits (dose, voie d’administration, adjuvants/excipients, innocuité, efficacité, mécanisme d’action) et la réalisation des études nécessaires à la constitution du dossier d'autorisation de mise sur le marché (AMM).

Procédures

En fonction du produit immunologique testé et donc du type d’agent pathogène inoculé, les animaux seront soumis à différentes interventions nécessaires à la bonne évaluation de son efficacité, selon les réglementations en vigueur. L’ensemble des interventions possibles, et variables selon le produit évalué, sont les suivantes : -Injection(s) de l’agent pathogène (ex, virus ou bactéries) à une ou plusieurs reprises (administrations répétées jusqu’à 4 fois) -Suivi clinique régulier des signes typiques de la maladie inoculée, associé ou non à une prise de température rectale (carnivores) et une pesée, permettant de surveiller et d’évaluer l’état de santé des animaux et nécessaires à l’appréciation de l’efficacité clinique du produit étudié -Prélèvements d’échantillons variés permettant des mesures répétées de marqueurs biologiques et nécessaires à l’appréciation de l’efficacité biologique du produit étudié. Ces prélèvements sont réalisés à des volumes et intervalles réguliers dans la limite des recommandations par espèce. -Euthanasie en fin d’épreuve par une méthode adaptée. La durée de l’épreuve pourra varier de 1 semaine à 2 ans (cas d’une infection lente).

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir une légère douleur transitoire aux sites d’injection lors de l’administration du pathogène, d’anesthésique ou de médication liée à l’introduction d’une aiguille. En revanche pour d’autres voies telles que intraoculaire ou intranasale, une anesthésie sera mise en place afin de prévenir tout stress ou douleur. Le suivi de la température par voie rectale pourra causer de l’inconfort temporaire et/ou de la douleur transitoire. Des signes cliniques plus ou moins sévères, spécifiques de la maladie et connus (retour terrain ou bibliographie relative aux modèles expérimentaux) pourront être observés, tels que des atteintes de l’état général (hypo/hyperthermies, pertes de poids, déshydratation, dépression…), et/ou plus spécifiques à certains organes type atteintes digestives (diarrhées, vomissements…), respiratoires (toux, éternuements, dyspnée, …), oculaires (conjonctivites…), rénales, neurologiques, dermiques et autres. Dans de rares cas, en fonction de la maladie, les animaux présentant des atteintes cliniques sévères et douloureuses, pouvant conduire à leur mort, seront euthanasiés dès l’atteinte des points limites définis et ceci afin d’éviter ou limiter dans le temps ces altérations graves. Tous ces signes peuvent induire des gênes ou inconforts, voire des souffrances, allant de quelques heures à quelques jours. A chaque fois que cela sera possible, des mesures visant à minimiser les effets indésirables sur le bien-être des animaux, en termes de sévérité et de durée, seront mises en place.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode adaptée en conformité avec la loi et ceci pour chacune des deux procédures.

Remplacement

L’efficacité du produit immunologique doit être évaluée sur chacune des espèces de destination conformément aux monographies de la Pharmacopée Européenne. A ce jour, aucune méthode alternative in vitro n’est reconnue par la pharmacopée permettant de répondre à la demande. La réalisation d’essais préliminaires sur modèle rongeur sera privilégiée lorsque cela est possible.

Réduction

Ces procédures s’appuient sur le nombre d’animaux stipulé dans les monographies ou autres textes réglementaires relatifs au produit testé et/ou sur une analyse statistique et/ou des données préliminaires obtenues sur des essais passés ou de la littérature. A chaque fois, le nombre minimum d’animaux est utilisé afin de répondre à l’objectif de l’étude. Chaque fois que cela est possible, deux ou plusieurs produits, pourront être testés simultanément afin d’utiliser des témoins communs (surtout dans le cadre de sélection de produits dans les modèles rongeurs).

Raffinement

Des mesures seront prises afin de limiter le stress et la douleur lors de l’expérimentation : -Observation d’une période d’acclimatation et mise en place de séances d’habituation et socialisation des animaux (standard à renforcée), -Hébergement en groupe, et enrichissement adapté, afin de respecter le comportement inné des animaux et les interactions entre individus nécessaires au maintien du bien-être -Observation quotidienne et suivi clinique régulier, effectué aussi souvent que cela sera jugé nécessaire, pour surveiller l’apparition de tous signes cliniques d’atteintes de l’état de santé des animaux -Réalisation de certains actes (administrations ou prélèvements) avec anesthésie/analgésie si nécessaire afin de garantir le bien-être animal. Une surveillance sera mise en place jusqu'au réveil complet de l’animal. -Médication pour le traitement de tous symptômes, tant que le traitement reste compatible avec l’objectif de l’étude -Mise en place de mesures compensatoires telles qu’un régime spécial (pâté en cas de perte d’appétence), enrichissement supplémentaire, nettoyages supplémentaires, surveillance accrue et renforcée,… De plus, pour chaque étude, l’état général de l’animal est suivi et l'utilisation de critères d’arrêt de souffrance sera systématiquement mise en œuvre pour réduire douleur, souffrance et angoisse.

Choix des espèces

De par la réglementation, l’efficacité d’un produit doit être établie sur l’espèce de destination (chien, chat ou furet) afin de garantir la fiabilité des résultats. Des essais préalables peuvent être réalisés sur des modèles rongeurs afin de limiter le nombre de carnivores à utiliser. Les études seront réalisées sur des animaux sevrés juvéniles ou adultes conformément à la réglementation.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 350
Hamsters dorés : 425
Cochons : 50
Souffrances
▲ -
▲ 349
▲ 126
▲ 350
Devenir
 -
 -
 -
 825

825 animaux non-humains, souris, hamsters dorés et porcs, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à sévère. Ils reçoivent des agents pathogènes, dont Bordetella, la leptospirose, la leishmaniose ou le tétanos, y compris des essais de dose létale 50 où la mort d'une partie des animaux est le critère mesuré. Le porteur décrit des tableaux cliniques incluant état moribond, perte de poids de plus de 20 %, respiration agonique et crampes généralisées, qui déclenchent la mise à mort. Il justifie ces épreuves par une exigence réglementaire et qualifie le recours à l'animal d'"indispensable".

Objectifs

Pour démontrer l’efficacité d’un produit contre un agent pathogène, la mise au point d’un modèle d’épreuve est indispensable. L’épreuve correspond à l’administration de l’agent pathogène pour reproduire, de manière expérimentale, la pathologie le plus fidèlement possible à la réalité. Une étape intermédiaire dans les études d’efficacité est de développer des tests analytiques ainsi que de produire et caractériser l’agent pathogène. Pour certains pathogènes il est nécessaire d’utiliser un système in vivo. L’objectif final d’une étude est de déterminer le ou les effet(s) bénéfique(s) du produit lors de l’épreuve. Justification règlementaire : Les études d’efficacité par administration de l’agent pathogène sont des obligations règlementaires (Pharmacopée Européenne et autres règlementations applicables) pour déposer un dossier d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) d’un médicament. L’utilisation d’espèces alternatives est une demande exigée par la Directive Européenne 2010/63/UE, afin de choisir des méthodes susceptibles de produire les résultats les plus satisfaisants et de causer le moins de douleur, de souffrance ou d’angoisse. Cette justification est valable lors du développement et de la réalisation de tests analytiques utilisant des animaux, de la production de souche d’épreuve ou du produit, détermination de la dose létale 50. Justification scientifique : En fonction de l’évolution des connaissances, il n’existe pas de méthode alternative plus adaptée pour la production de souche, le développement de modèle d’épreuve et la réalisation des tests analytiques.

Bénéfices attendus

L’intérêt final des études (réalisées selon les procédures expérimentales décrites ci-après) est de permettre de développer ou de contrôler des produits efficaces contre des maladies infectieuses.

Procédures

L’administration de différents produits est réalisée, ce qui est un acte technique de courte durée dont la voie et les modalités dépendent du produit administré et de l’espèce (cf. procédure spécifique). Lors des procédures, des prélèvements peuvent aussi être réalisés (écouvillons nasaux, prise de sang, prélèvements organes post mortem…). La fréquence, le volume et le nombre de ces derniers dépendent également de l’espèce, de la pathologie étudiée et de l’objectif expérimentale. Chaque acte est justifié d’un point de vue scientifique et/ou règlementaire. Lorsque l’anesthésie n’est pas plus traumatisante que l'acte en lui-même pour l’animal, une sédation peut être réalisée pour les différents actes décrits ci-dessus. Le choix de la sédation sera dépendant de l’espèce et de la durée de la procédure à réaliser. Cette décision sera prise par des vétérinaires compétents, disposant des connaissances nécessaires pour réaliser le choix le plus approprié. Lors de l’administration de souche d’épreuve, le suivi réalisé engendre une contention (pesée, observation des signes cliniques) à une fréquence adaptée aux pathologies. Les durées approximatives des phases d’épreuve sont comprises entre 2 et 15 jours environ. Durant cette période, une surveillance accrue des animaux entraine une manipulation fréquente des animaux pour veiller à la détection des points limites. Les actes sont réalisés par des opérateurs hautement qualifiés qui assurent une contention adaptée pour que le geste sur l’animal soit le moins douloureux et le moins stressant pour ce dernier.

Impact sur les animaux

Le développement de la maladie chez l’animal peut donner lieu à des signes cliniques provoquant une contrainte ou une douleur à l’animal. L’administration de produits ainsi que les prélèvements peuvent aussi engendrer un stress. Pour limiter la douleur potentielle ou le stress induit par ces actes, les procédures sont réalisées par des opérateurs hautement qualifiés qui assurent une approche et une contention adaptées à chaque animal. Une tranquillisation\anesthésie\analgésie de l’animal peut être réalisée si nécessaire. Des signes cliniques, liés au développement des pathologies peuvent également apparaitre. Un suivi clinique adapté (fréquence augmentée dès l’apparition de signes cliniques) est réalisé de manière à détecter des signes comportementaux anormaux (spontanés ou provoqués) et/ou des anomalies physiques et assurer une prise en charge rapide des animaux. Des points limites spécifiques sont définis en fonction des pathologies étudiées (comme visible dans le tableau ci-dessous – liste non exhaustive) entrainant une euthanasie de l’animal par un opérateur qualifié. Procédure étudiée Etat Moribond (animal prostré, dos voussé, reins creusés, pas de réponses aux stimulis) Gain ou perte de poids anormal Dégradation importante de l’état général (animal isolé, sale, apathie, immobile) Difficultés motrices, paralysies, (corps cambrés, pattes écartées) Autres Epreuve Bb chez le porc x (perte de poids >20% ; anorexie > 3 jours) x (absence de réponse aux stimuli) Respiration agonique ; comportement anormal (automutilation, décubitus permanent, stéréotypie…) Epreuve Leptospirose chez le hamster X Epreuve Leishmania chez le hamster X x L’état clinique est frustre mais en cas de détection de signe → Pesée Epreuve Rhinopneumonie équine chez le hamster X x Epreuve Bb chez la souris X x x Déshydratation DL 50 Bb chez la souris X x x Déshydratation Titrage Ac anti-tétanique sur la souris X x x Crampes généralisées De manière générale, tout tableau clinique évocateur d’une souffrance de l’animal entraine, en fonction de l’anomalie, l’euthanasie, l’exclusion de l’étude et/ou un traitement. Les critères sont en constante évolution pour les améliorer afin qu’ils reflètent au mieux l’expérience du terrain et l’état actuel des connaissances vétérinaires (bibliographie et pratiques en vigueur).

Devenir

Les animaux atteignants des points limites après administration d’un agent pathogène sont euthanasiés pour raison éthique. De même, des animaux pour lesquels des prélèvements terminaux sont requis sont euthanasiés. Et lors de l’administration d’agents pathogènes nécessitant des zones de confinement spécifiques, les animaux entrés dans ces zones ne peuvent pas ressortir par mesure de sécurité pour l’environnement et les différents opérateurs. Ainsi, toutes les procédures de ce projet amènent à une euthanasie à la fin des procédures pour 100% des animaux.

Remplacement

Lorsque cela est possible, une première étape dans le projet de développement d’un produit consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection de ces derniers, réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Le recours à l’espèce animale est, à l’heure actuelle, une exigence règlementaire. Ce recours est indispensable pour observer le plus fidèlement possible les effets sur les espèces cibles qui pourront bénéficier de ces traitements.

Réduction

Le nombre minimum d’animaux à inclure est très souvent une exigence réglementaire. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste (historique, définition des objectifs…) de façon à minimiser le nombre d’animaux utilisés en limitant le risque d’études non conclusives. De plus, dans certaines études d’efficacité, plusieurs produits sont testés en parallèle de manière à mutualiser le groupe témoin ce qui permet de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Des points limites spécifiques à chaque pathologie ont été définis afin de limiter le plus précocement possible la douleur des animaux. Ces critères sont en constante évolution de manière à ce qu’ils reflètent au mieux l’expérience du terrain et l’état actuel des connaissances vétérinaires. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Une anesthésie et une analgésie peuvent être réalisées lors de certains actes si nécessaire. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique des animaux est prévue dans le but de limiter leur stress et stabiliser leur état physiologique. La durée optimale est de 7 jours (au minimum 4 jours pour les porcs et 2 pour les rongeurs). Tous les animaux sont hébergés en groupe et des enrichissements adaptés au milieu sont mis en place. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie des animaux. La mise en place des revues rétrospectives est un outil permettant la remontée d’informations (positives comme négatives) menant à l’amélioration continue du bien-être animal et des techniques utilisées à ces fins.

Choix des espèces

L’utilisation d’espèces alternatives s’inscrit dans l’exigence de la Directive Européenne à utiliser les espèces les moins susceptibles de ressentir de la douleur, souffrance, de l’angoisse et de subir des dommages durables tout en ayant une extrapolation optimale des résultats sur l’espèce ciblée. Dans le cas du porc, Bordetella bronchiseptica est un pathogène naturellement présent chez cette espèce et la symptomatologie est comparable à celle du chien. Par ailleurs, de la bibliographie est disponible sur ce modèle expérimental, ce qui est en faveur de sa robustesse. Pour les rongeurs, les souris et hamsters sont des modèles sensibles aux agents virulents administrés, qui sont démontrés par la bibliographie. Les animaux sont inclus dans une procédure à la fin de leur sevrage : - 4 semaines au minimum pour les porcs - 21 jours au minimum pour les rongeurs (souris et hamsters) Pour les procédures utilisant des rongeurs, le sevrage est effectué à 21 jours. Le modèle est bien décrit chez les animaux de cet âge et qu’il s’agit d’un standard reconnu (bibliographie, avis d’expert…).

  • Formation professionnelle
Souris : 700
Rats : 860
Cochons d'Inde : 160
Hamsters dorés : 160
Souffrances
▲ 260
▲ -
▲ 1145
▲ 475
Devenir
 -
 -
 -
 1880

1880 rongeurs, souris, rats, cobayes et hamsters dorés, vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant du sans réveil au sévère, 475 d’entre eux en gravité sévère. Chaque animal peut subir deux interventions parmi la pose de cathéter, la craniotomie, l’induction d’une pathologie, l’ablation d’un organe ou la greffe de peau, non pour produire des connaissances mais pour former le personnel d’un prestataire de services à la chirurgie. Le porteur indique que ces gestes sont déclenchés par la demande d’un client et présente le cobaye et le hamster comme des espèces ajoutées pour rester réactif à cette demande. Il affirme que les mannequins ne suffisent pas et que l’apprentissage des gestes rend l’utilisation d’animaux vivants nécessaire.

Objectifs

Tous les personnels impliqués dans des études menées sur des animaux ont pour obligation d'acquérir et de maintenir leurs compétences tout au long de leur carrière. L’objectif de ce projet est de former et d'actualiser les compétences du personnel sur différents actes techniques impliquant de la chirurgie dans le but de développer et de réaliser des études précliniques pour le compte de clients. Les actes chirurgicaux nécessitant une expertise élevée, l'acquisition de ces compétences est requise afin que ceux-ci soient réalisés de façon maîtrisée et reproductible. Certaines espèces et techniques de ce projet seront utilisées à la marge mais peuvent tout de même être demandée par un client. Afin d'être suffisament réactif par rapport à notre activité de prestatire de services, notre personnel se doit de pouvoir être formé pour ces espèces et ces techniques. Ainsi l'acquisition de nouvelles compétences sera toujours initiée par une demande Client.

Bénéfices attendus

L'acquisition et le maintien de compétences de gestes techniques en chirurgie permet d’acquérir et de maintenir la dextérité et la technicité permettant de limiter les dommages infligés à l’animal et les niveaux de douleurs non conformes au type de chirurgie réalisée. La maitrise des techniques chirurgicales obtenues par le maintien des compétences contribue par la suite à une réduction du nombre d’animaux dans les procédures. D’où l’importance de ce projet, quant à l'acquisition et au maintien des compétences du personnel intervenant sur les animaux. De par notre activité de prestataire de services nous nous devons d'avoir l'ensemble de notre personnel opérationnel sur l'ensemble des techniques utilisées au sein de notre société. Ainsi nous devons envisager tous les cas de figure c'est pour cette raison que notre projet comporte plusieurs procédures sur de nombreuses espèces de rongeurs. Néanmoins, le nombre d'animaux calculé reste un maximum et sera sans aucun doute inférieur.

Procédures

Au cours de sa vie, un animal ne pourra être impliqué que dans deux procédures maximum de cette demande de projet. Pour tous les animaux l’identification (quelque soit l’identification) dure 30 secondes. Pour les procédures comportant l’anesthésie chimique, le temps d’injection de l’anesthésique est estimé à 30 secondes. Les temps d’intervention sur l’animal estimés pour chaque procédure chirurgicale sont les suivants : - Procédure 1 (Implantation de cathéter) : moins d’une heure - Procédure 2 (Injection nécessitant une chirurgie) : moins de 20 min - Procédure 3 (Craniotomie) :moins d’une heure - Procédure 4 (Induction d'une pathologie avec réveil) : environ 2h00 - Procédure 5 (Induction d'une pathologie sans réveil) : jusqu’au retrait des clamps temps estimé à 1h30 - Procédure 6 (Exérèse d'organe) : moins de 30 minutes - Procédure 7 (Implantation de dispositifs médicaux) : environ 30 minutes - Procédure 8 (Greffe cutanée) : moins d’une heure.

Impact sur les animaux

Toutes les procédures de ce projet incluant des gestes chirurgicaux, un certain niveau de douleur et de stress sont attendus nécessitant une anesthésie et analgésie pré et post-opératoires appropriées. Pour chaque procédure, la possibilité d’administrer une dose supplémentaire d’analgésique durant la période post-opératoire en cas de signe visible de douleur est prévue. Une perte de poids et une réduction de l’activité peuvent être observées dans les 48h suivant les interventions, ces paramètres font l’objet d’un suivi durant la période de rétablissement des animaux. Dans le cadre des procédures d’induction d’une pathologie, les signes cliniques de la pathologie (ex : insuffisance rénale ou hépatique) sont attendus et font l’objet d’un suivi spécifique.

Devenir

Les procédures terminant par une exsanguination impliquent forcément une mise à mort de l’animal. Dans un but de réduction du nombre d'animaux utilisés, les animaux impliqués dans un procédure (excepté P4, P5, P6 ) pourront être réutilisés dans une autre procédure de ce projet. Au terme, des deux procédures maximum subies par l'animal, il n’est pas envisagé de les replacer, ces animaux seront alors mis à mort au terme de la période post-opératoire déterminée pour chaque procédure. La mise à mort des animaux pourra également avoir lieu dans le cas de prélèvements d’organes / tissus en vue d’une analyse histologique ou biochimique visant à valider le geste technique de la personne formée.

Remplacement

Des modèles animaux artificiels (exemple : rats ou souris mannequins, peau synthétique) existent afin de permettre à l’expérimentateur en formation d’acquérir certains gestes de base tels que la pose de points de suture ou des injections et prélèvements simples. Cependant, l’apprentissage des bons gestes en chirurgie ainsi que de la surveillance de la profondeur d’anesthésie/analgésie et du suivi post-opératoire ne peuvent être réalisés que sur des animaux vivants. Néanmoins, certains gestes de base (exemples : sutures, incision, etc...) inclus dans les différentes procédures décrites dans ce projet pourront être réalisés sur ce type de support dans un but de remplacer l'utilisation de l'animal.

Réduction

Une meilleure maîtrise des gestes techniques permettra une réduction du nombre d’animaux impliqué dans les études. De plus, nous utiliserons dans la mesure du possible des animaux surnuméraires ou issus d’un précédent projet, naïfs de toute expérimentation (après avis favorable de la SBEA et du vétérinaire référent) ce qui rentre dans le cadre d’une réduction du nombre d’animaux utilisés. Le nombre d'animaux impliqués dans cette demande pourra également être revu à la baisse dans les cas suivants : - lorsque les gestes techniques auront été pratiqués par un collaborateur lors d'une étude - lorsqu'un collaborateur maitrise le geste technique qu'il aurait pratiqué dans une autre société /laboratoire de recherche - lorsque la personne maitrise le geste technique sur un des 4 types de rongeurs cités dans cette demande. Les animaux utilisés dans ce projet pourront être utilisés dans plusieurs procédures. Par exemple, un animal ayant subi une craniotomie (P3) pourra être réutilisés dans une procédure sans réveil (P5), au terme de sa période de récupération, dans le but de diminuer le nombre d'animaux utilisés dans ce projet. Pour finir, les modules d'acquisition des compétences ne seront initiés sans qu'ils ne soient motivés par la demande d'un client. L'ensemble de ces conditions s'inscrivent dans le cadre de la réduction du nombre d'animaux.

Raffinement

Le tuteur sera vigilant sur l’exécution des manipulations/gestes réalisés sur l’animal tout au long de la formation/maintien des compétences. Le tuteur s’assurera que toute manipulation sera conforme à la réglementation en vigueur et entrainera un minimum de stress ou une douleur chez l’animal. Préalablement à toute formation, des points limites seront définis en accord avec la littérature scientifique et la réglementation en vigueur. Ces points limites permettront un meilleur suivi des animaux lors de la réalisation des gestes techniques mais également de maintenir leur bien-être tout au long de l’expérimentation ainsi que la mise en place d’une intervention précoce et adaptée si cela est nécessaire. Dans le cas où la santé de l’animal serait dégradée après 48h, une mise à mort sera réalisée immédiatement sur décision du tuteur de la formation et /ou du vétérinaire désigné. Avant tout acte de chirurgie, l’anesthésie (type, dose, fréquence) ainsi que l’analgésie (type, dose, fréquence) nécessaires au suivi pré et post opératoire de l’animal devront être validées par le vétérinaire référent. Le réveil des animaux s’effectuera dans un environnement permettant le maintien de la température corporelle (ex : lampe chauffante, enceinte thermostatée etc…). Les animaux seront hébergés individuellement après chaque chirurgie jusqu’à la fin du suivi post opératoire (7 à 21 jours). Afin de limiter le stress dû à l’isolement et de maximiser le bien-être de l’animal, de l’enrichissement spécifique à chaque espèce sera utilisé (exemple : igloo, bûchette, coton, etc…).

Choix des espèces

D'un point de vue scientifique, nous disposons d'un grand nombre d'articles et de données validées sur le rat et la souris. De plus, les espèces les plus demandées par nos clients sont le rat et la souris. C'est pour cette raison que nous souhaitons accentuer nos efforts d'acquisition de compétences sur ces deux espèces principalement. Néanmoins, notre activité de prestataire de services peut nous amener à développer des modèles de pathologie sur d'autres espèces telles que le hamster et/ou le cobaye, à la demande d'un client. Dans le cadre de notre activité, nous devons être réactifs face à toute demande client ainsi nous avons ajouté comme espèce le hamster et le cobaye à notre projet. Ces derniers ne seront utilisés dans le cadre d'une acquisition de compétence qu'en cas de demande spécifique d'un client, d'où le faible nombre d'hamsters et cobayes impliqués dans ce projet. Seuls des animaux adultes seront utilisés dans les procédures faisant l’objet de ce projet, les protocoles d’anesthésie et de chirurgie décrits ayant été mis au point sur des animaux à ce stade.