Rongeurs

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  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 6810
Souffrances
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▲ 6810
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Devenir
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 6810

Infectées par une bactérie injectée dans les deux cuisses, puis traitées jusqu'à 23 fois dans les études les plus longues, qui peuvent durer 84 jours, 6 810 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. L'infection peut provoquer inflammation, œdème, douleur locale et boiterie, et certaines souris reçoivent au préalable un immunosuppresseur. Le projet doit évaluer de nouveaux antibactériens, leur dose, leur fréquence et leur voie d'administration, en partie par un cathéter veineux "préalablement implanté" dont le résumé ne dit ni quand ni comment il est posé. Le porteur présente cette mise à mort systématique comme une garantie du "respect des exigences en matière de bien être animal".

Objectifs

Ce projet a pour objectif de mieux comprendre les infections bactériennes localisées des tissus mous. Ces infections peuvent entraîner une inflammation importante, une destruction des tissus musculaires et, dans certains cas, une propagation de l’infection vers des formes plus graves. Elles représentent un enjeu important de santé publique, en particulier en raison de l’augmentation des résistances aux antibiotiques. Pour cela, des études sont réalisées chez la souris afin d’observer comment l’infection se développe au niveau musculaire et d’évaluer l’efficacité de nouveaux traitements antibactériens. Ces modèles permettent notamment de mesurer la capacité des médicaments à réduire la charge bactérienne dans les tissus infectés, à limiter l’inflammation locale et à améliorer l’évolution de l’infection. Ils permettent également d’étudier le comportement des traitements dans l’organisme afin d’optimiser leur utilisation. Avant d’être testés chez l’animal, les composés font l’objet d’études préalables en laboratoire (en dehors de l’organisme) afin de sélectionner les candidats les plus prometteurs. Les expérimentations animales ne sont réalisées que lorsque les informations recherchées ne peuvent pas être obtenues par des méthodes alternatives. Ces travaux permettront de mieux identifier les traitements les plus efficaces et de mieux comprendre les relations entre l’exposition des médicaments et leur activité anti-infectieuse. À terme, ce projet vise à contribuer au développement de nouvelles approches thérapeutiques contre les infections bactériennes des tissus mous, notamment dans les situations où les traitements actuellement disponibles sont insuffisants ou moins efficaces.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à améliorer la compréhension et le traitement des infections bactériennes localisées des tissus intramusculaires de la cuisse. Ces infections peuvent entraîner une inflammation importante, une destruction des tissus musculaires et, dans certains cas, évoluer vers des formes plus graves difficiles à traiter. Elles représentent un enjeu important de santé publique, en particulier dans le contexte de l’augmentation des résistances aux antibiotiques. Les principaux bénéfices attendus concernent le développement de nouveaux traitements antibactériens plus efficaces. Les études permettront d’identifier des composés capables de réduire la charge bactérienne dans les tissus infectés et de déterminer les conditions optimales de leur utilisation (dose, fréquence et voie d’administration). Ces travaux contribueront également à mieux comprendre l’évolution des infections musculaires localisées, la réponse inflammatoire associée et les mécanismes d’action des traitements au sein d’un organisme entier. Ils permettront ainsi d’améliorer les connaissances scientifiques dans le domaine des infections bactériennes des tissus mous. À terme, les résultats de ce projet pourraient contribuer au développement de nouvelles approches thérapeutiques pour les patients, en particulier dans les situations où les traitements actuellement disponibles sont insuffisants ou moins efficaces en raison de phénomènes de résistance aux antibiotiques. Enfin, en optimisant les modèles expérimentaux et les approches utilisées, ce projet participe à une utilisation raisonnée et limitée des animaux en recherche, en évitant la répétition d’études inutiles et en permettant d’obtenir des résultats fiables avec le nombre minimal d’animaux nécessaire.

Procédures

Les animaux seront soumis à différents types de gestes expérimentaux, incluant des administrations de substances, des infections expérimentales, des prélèvements sanguins et un suivi clinique régulier. Aucune procédure chirurgicale lourde n’est prévue. Les principales étapes sont les suivantes : • Acclimatation : minimum 5 jours avant toute procédure, sans intervention. • Utilisation d’un cathéter veineux préalablement implanté : Manipulation du cathéter (connexion, administration en perfusion, rinçage, vérification de la perméabilité) réalisée en conditions aseptiques par du personnel formé. • Pré-conditionnement (si nécessaire) : administration d’agent immunosuppresseur (voie sous cutanée, J 4 et J 1 avant infection) ou d’antihistaminiques. • Infection expérimentale : administration intramusculaire unique dans les 2 cuisses, réalisée sous anesthésie générale et en quelques minutes. • Traitement : administration prophylactique ou thérapeutique par voie intraveineuse, intrapéritonéale, sous cutanée ou orale jusqu’à 63 jours avant le début de l’infection en 2 ou 3 fois. Les volumes et fréquences respectent les recommandations. Le nombre maximal d’injections est généralement de 2 à 6 sur modèles courts (~25 h) et peut atteindre 20 à 23 sur modèles prolongés. • Prélèvements sanguins : o soit réalisés une fois en phase terminale o soit en cours d’étude (PK), jusqu’à 7 prélèvements sur 24 h, de faible volume, sur animal vigile ou anesthésié selon la technique o utilisation possible de cathéters pour limiter les ponctions répétées • Suivi clinique : réalisé 6 à 8 fois par jour selon le modèle (évaluation du score clinique, signes d’infection), avec une mesure du poids corporel réalisée 1 à 2 fois par jour. • Mise à mort : en fin d’étude ou dès atteinte des critères d’arrêt, avec réalisation de prélèvements terminaux. La durée des études est généralement d’environ 25 heures pour les modèles d’efficacité ou PK/PD, et peut atteindre jusqu’à 21 jours post infection. Soit un total maximal de 84 jours pour les études de survies si la thérapie est utilisée en prophylactique.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus dans ce modèle d’infection intramusculaire sont principalement liés à l’établissement d’une infection localisée dans le tissu musculaire et aux manipulations expérimentales associées. Le développement de l’infection peut entraîner une altération légère à modérée de l’état général des animaux, se traduisant par une diminution de l’activité, une posture voûtée, un pelage ébouriffé, une perte de poids modérée et une baisse de la prise alimentaire. Des signes locaux spécifiques au modèle sont également attendus au niveau du site d’injection intramusculaire, incluant une inflammation, un œdème, une douleur locale et une possible boiterie ou diminution de l’appui sur le membre affecté. Ces manifestations reflètent la réponse inflammatoire et l’évolution locale de l’infection dans le muscle. Selon l’agent infectieux et la progression du modèle, une dissémination bactérienne peut survenir et conduire dans de rares cas à des signes systémiques (hypothermie, déshydratation), bien que le modèle soit principalement localisé. Ces effets sont considérés comme de sévérité légère à modérée, mais peuvent devenir modérés en raison de leur cumul au cours du protocole expérimental. Un suivi clinique régulier basé sur une grille de score est mis en place afin de détecter précocement toute dégradation de l’état des animaux. Des mesures de soutien sont instaurées dès l’apparition des premiers signes cliniques et des critères d’arrêt prédéfinis sont appliqués de manière stricte afin de limiter toute douleur ou souffrance excessive.

Devenir

À l’issue des procédures expérimentales, les animaux sont systématiquement mis à mort. Aucune réutilisation, remise en liberté ou maintien en vie après la procédure n’est envisageable. En effet, les animaux ont été exposés à des agents infectieux potentiellement pathogènes et les procédures impliquent généralement des atteintes physiologiques incompatibles avec une récupération complète dans des conditions garantissant leur bien être. Le recours à la mise à mort permet également la réalisation de prélèvements terminales indispensables à l’atteinte des objectifs scientifiques du projet. Cette approche garantit à la fois la qualité des données générées et le respect des exigences en matière de bien être animal, en évitant toute utilisation ultérieure inappropriée des animaux.

Remplacement

Avant de recourir à l’utilisation d’animaux, des méthodes alternatives sont systématiquement mises en œuvre afin de limiter leur utilisation. Les molécules testées sont d’abord étudiées en laboratoire, en dehors de l’organisme, grâce à des tests réalisés sur des micro organismes (bactéries) et des cellules. Ces approches permettent de vérifier si les candidats traitements sont susceptibles d’être efficaces et d’éliminer ceux qui ne présentent pas d’intérêt. Des modèles informatiques et des analyses de données existantes sont également utilisés pour mieux comprendre le comportement des médicaments et sélectionner les doses appropriées avant toute expérimentation animale. Ces méthodes permettent de réduire le nombre d’animaux utilisés en ne testant que les molécules les plus prometteuses. Elles sont systématiquement privilégiées dès que cela est possible. Cependant, certaines questions scientifiques ne peuvent pas être étudiées sans recourir à un organisme entier. Les infections étudiées impliquent des interactions complexes entre l’agent infectieux et l’ensemble de l’organisme, notamment la circulation du pathogène dans différents organes et la réponse globale de l’organisme. À ce jour, ces phénomènes ne peuvent pas être reproduits de manière fiable par des méthodes alternatives. Le recours à l’animal reste donc nécessaire dans certaines situations, mais il est limité au strict nécessaire, et uniquement lorsque les informations recherchées ne peuvent pas être obtenues autrement.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est limité au strict nécessaire grâce à plusieurs mesures mises en place dès la conception des études. Avant toute expérimentation, les chercheurs s’appuient sur les données déjà disponibles (littérature scientifique, résultats internes) afin d’éviter de répéter des études déjà réalisées. Des tests préalables en laboratoire permettent également d’identifier les conditions les plus adaptées avant d’utiliser des animaux. Les modèles sont d’abord optimisés avec un nombre réduit d’animaux afin de définir précisément les paramètres expérimentaux (dose d’infection, durée de l’étude). Ces informations permettent ensuite de concevoir les études de manière plus efficace et d’éviter d’avoir à les répéter. Le nombre d’animaux par groupe est déterminé à l’aide de méthodes statistiques permettant d’obtenir des résultats fiables tout en utilisant le minimum d’animaux nécessaire. Par ailleurs, les études sont organisées de manière à limiter le nombre de manipulations réalisées sur chaque animal. Lorsque les besoins expérimentaux sont importants, des groupes distincts d’animaux (appelés cohortes) sont utilisés afin d’éviter d’imposer un trop grand nombre de prélèvements ou d’injections à un même animal. Enfin, plusieurs types de données (par exemple observations cliniques et mesures biologiques) sont recueillis chez un même animal lorsque cela est possible, ce qui permet de réduire le nombre total d’animaux nécessaires. L’ensemble de ces approches permet de concilier la qualité scientifique des résultats avec une utilisation raisonnée et limitée des animaux.

Raffinement

Le projet met en œuvre différentes mesures afin de réduire au maximum la douleur, la souffrance et le stress des animaux tout au long des études. Les animaux sont hébergés dans des conditions adaptées et contrôlées, avec un enrichissement du milieu (matériel de nidification, abris, tunnels) qui favorise leur bien être et leur permet d’exprimer des comportements naturels. Ils sont acclimatés avant toute expérimentation afin de réduire le stress lié au changement d’environnement. Les manipulations sont réalisées par du personnel formé, en utilisant des techniques adaptées pour limiter l’inconfort et la durée de contention. Lorsque cela est nécessaire, une anesthésie est utilisée pour certaines procédures. Des traitements contre la douleur peuvent également être administrés si des signes de gêne apparaissent. Les animaux font l’objet d’une surveillance régulière (plusieurs fois par jour si nécessaire) afin de détecter rapidement toute dégradation de leur état de santé. Une grille de suivi permet d’évaluer leur état de manière objective. Des mesures de soutien sont mises en place en cas de besoin, comme l’apport d’eau ou de nourriture facile d’accès, ou un environnement chauffé si les animaux présentent des signes de fragilité. Des critères d’arrêt précoces sont définis : dès qu’un animal présente des signes importants de souffrance, il est pris en charge ou euthanasié afin d’éviter toute dégradation de son état. Enfin, l’organisation des études permet de limiter le nombre de manipulations par animal, notamment grâce à l’utilisation de groupes distincts lorsque nécessaire. L’ensemble de ces mesures permet de réduire autant que possible l’impact des procédures sur les animaux tout en garantissant la qualité des résultats scientifiques.

Choix des espèces

La souris est l’espèce choisie pour ce projet car il s’agit d’un modèle largement utilisé en recherche médicale. Elle permet d’étudier de manière fiable le développement des infections et d’évaluer l’efficacité de nouveaux traitements dans un organisme entier. De nombreuses connaissances scientifiques existent déjà sur ce modèle, ce qui facilite l’interprétation des résultats et permet de limiter la répétition d’expériences. L’organisme de la souris présente des similitudes importantes avec celui de l’Homme pour l’étude des infections, notamment en ce qui concerne la manière dont les agents infectieux se propagent dans le corps et la façon dont l’organisme réagit. Cela en fait un outil pertinent pour améliorer les connaissances et développer de nouveaux traitements. Les animaux utilisés sont des adultes. Ce choix permet de travailler sur un organisme dont les fonctions sont totalement développées et stables, ce qui garantit des résultats plus fiables et reproductibles. Chez les adultes, le système immunitaire et les caractéristiques physiologiques sont mieux établis, ce qui est essentiel pour étudier correctement les infections. Selon les besoins de l’étude, des animaux avec un système immunitaire normal ou temporairement affaibli peuvent être utilisés. Cela permet d’explorer différentes situations, notamment celles où les défenses de l’organisme sont diminuées, comme cela peut être le cas chez certains patients. Ce choix d’espèce et de stade de développement permet de répondre aux objectifs scientifiques du projet tout en utilisant le modèle le plus adapté et le mieux caractérisé.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 543
Rats : 115
Souffrances
▲ 253
▲ -
▲ 5
▲ 400
Devenir
 -
 -
 -
 658

Tous tués à la fin des actes pour prélever des parties de leur système nerveux central, 658 rongeurs, 543 souris et 115 rats, vont être utilisés dans des procédures dont le niveau de souffrance va de l'anesthésie sans réveil au sévère. Des nouveau-nés de cinq jours au plus sont anesthésiés quelques minutes puis tués pour isoler une partie de leur système nerveux et y mesurer la commande respiratoire. Les souris adultes passent des mesures de respiration d'une heure en enceinte fermée, portent un collier qui mesure l'oxygène du sang et subissent deux ou trois chirurgies du cerveau en stéréotaxie, une partie recevant aussi cinq jours de traitement immunosuppresseur par le nez sous anesthésie. Pour justifier l'emploi de rongeurs dans l'étude de l'hypoventilation liée à une encéphalopathie auto-immune, le porteur affirme qu'il n'est "pas possible de recréer in vitro la complexité d'un organisme entier".

Objectifs

L’hypoventilation alvéolaire centrale est une maladie neuro-respiratoire grave, secondaire à l’atteinte de la commande automatique respiratoire. Cette atteinte peut survenir à différents niveaux, le principal étant une perte de la sensibilité du cerveau à l’excès de dioxyde de carbone, qui déclenche et augmente normalement la respiration. Cette ventilation insuffisante ne garantit plus les échanges gazeux et nécessite une ventilation mécanique, nocturne et parfois diurne, pour survivre. Ses causes sont multiples : génétiques, lésionnelles, médicamenteuses et, plus récemment, inflammatoires. Des travaux récents ont ainsi montré qu'un tiers des patients atteints d'encéphalopathie autoimmune (une inflammation cérébrale médiée par des anticorps) présentaient une hypoventilation centrale pendant le sommeil. Dans une partie des cas, les anticorps responsables sont identifiés. De plus, on ignore quelles structures cérébrales sont touchées et causent cette hypoventilation, ainsi que les moyens de la contrer, si ce n'est par le biais d'une ventilation mécanique. En l’absence de diagnostic et de prise en charge rapide, les patients atteints d’une encéphalite et d’une hypoventilation alvéolaire décèdent dans les semaines ou les mois qui suivent l’apparition de cette hypoventilation. Notre projet vise à identifier les mécanismes qui conduisent à la survenue des hypoventilations centrales.

Bénéfices attendus

Les hypoventilations centrales sont des maladies graves, mortelles chez l’humain. Les centres respiratoires situés dans le tronc cérébral ne sont pas accessibles à une biopsie et les informations apportés par l’imagerie cérébrale sont très peu précises chez l’humain. Une étude chez des modèles animaux présentant une hypoventilation centrale soit par expression d’une mutation soit induite par une injection d’auto-anticorps responsables d’une encéphalopathie autoimmune apportera des informations précieuses sur le plan anatomopathologique. La prévalence des encéphalopathies autoimmunes est estimée à 13,7 cas pour 100000 personnes et celle des hypoventilations centrales congénitales est de 1 sur 200000 naissances. L’étude vise à mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques responsables de l’apparition d’une hypoventilation centrale, à identifier quelles structures de la commande respiratoire sont impactées. Et enfin a tester la réversibilité de l’atteinte ventilatoire par un traitement immunomodulateur ou pharmacologique.

Procédures

Des rongeurs nouveau-nés sont anesthésiés (quelques minutes) puis euthanasiés afin d’isoler rapidement une partie du système nerveux central afin de mesurer l’activité de la commande respiratoire. Des souris adultes vigiles seront utilisées pour la mesure des variables ventilatoires qui sera réalisée de façon non invasive pendant 60min (nécessite une habituation de 5 jours minimum) dans une enceinte hermétiquement fermée et alimentée par un flux d’air en continu (pléthysmographie) avant et après les chirurgies. Des souris adultes seront utilisées pour la mesure de la saturation en O2 (1h) et la mesure de pression artérielle (10 minutes) de manière non invasive (par un collier contenant un détecteur pour la saturation et un manchon placé au niveau de la queue pour la pression artérielle) avant et après les chirurgies. Un traitement immunosuppresseur sera appliqué à une partie des animaux en intranasal pendant 5 jours (5 minutes par jour), l'administration intranasale se déroule sous anesthésie générale. Les animaux seront soumis à une chirurgie stéréotaxique sous anesthésie générale et analgésie (2 fois par animal, acte de 30 minutes pour une partie des animaux ; 3 fois pour une partie des animaux, acte de 30 minutes). Tous les animaux sont euthanasiés après la dernière mesure des variables physiologique (respiration, saturation en dioxygène et pression artérielle) en vue des prélèvements.

Impact sur les animaux

La manipulation des animaux pourra induire un stress. Le dispositif de collier d’enregistrement de la saturation en oxygène peut engendrer un stress et un inconfort pour l’animal. L’anesthésie pourra engendrer une baisse de la thermorégulation et dans de rares cas une détresse cardio-respiratoire. Les interventions chirurgicales pourront engendrer des douleurs et des risques d’infections.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin des actes en vue des prélèvements et pour les analyses anatomopathologiques de certaines parties du système nerveux central.

Remplacement

Un organisme vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans le développement hypoventilations centrales associées ou non aux encéphalopathies auto-immunes à travers les différentes structures cérébrales nécessaire dans la mise en oeuvre de ce projet. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu; en effet l'apparition et la diffusion des anticorps associés aux encéphalopathies auto-immunes dans les différentes structures cérébrales seront corrélées avec les caactéristiques clinique (tests respiratoires), non dissociables pour comprendre le mécanisme physiopathologique de ces maladies. La fonction respiratoire nécessite l’utilisation de modèles murins ex vivo et in vivo. Le projet nécessite d’avoir accès à la commande respiratoire dans des conditions qui ne peuvent être obtenues autrement que par un travail sur des souris vivantes.

Réduction

Nous utilisons aussi bien les mâles que les femelles dans les études ex vivo chez les nouveau-nès dans nos travaux afin de limiter le nombre d’animaux. 658 rongeurs seront utilisés dans ce projet, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats

Raffinement

Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères en portoirs ventilés avec un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements (carré de lanière kraft/coton, batonnet en bois, rouleau en carton ou maisonnette). Si un animal se retrouve isolé (seul mâle d’une portée, animal arrivé seul d’un fournisseur, agression entre congénères, dernier animal dans la cage…), il bénificiera de deux enrichissements et il sera vérifié par la Structure Bien Etre Animale (SBEA) pour valider son hébergement individuel. La températures et le taux d'humidité sont contrôlées. Les animaux sont vérifiés quotidiennement. Nous nous efforçons de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Les souris adultes seront habituées pendant au moins 5 jours aux enceintes de pléthysmographie, pour diminuer le stress. Sous anesthésie, une surveillance du rythme cardiorespiratoire est assurée jusqu’au réveil complet. Si défaillance, l’anesthésie est stoppée, la souris est réanimée.

Choix des espèces

Les rongeurs sont depuis de nombreuses années les espèces animales de choix pour l’étude des mécanismes associés à la genèse et à la régulation de la commande respiratoire et les fonctions cardio-vasculaires. Nouveau-nés (0-5 jours) : étude de la commande respiratoire sur préparations ex vivo, au-delà de 5 jours, elles ne génèrent plus d’activité car problème d’oxygénation du tissu. Les nouveau-nés sont identifiés par l’expérimentateur par un code (nom expérimentateur et un chiffre incémenté au fur et à mesure des expériences) Adultes (8 semaines minimum) : l’enregistrement simultanée de la ventilation et de l’électroencéphalographie, la mesure de la pression artérielle et de la saturation en dioxygène n’est réalisable que chez les adultes du fait de contraintes liées au matériel.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Rats : 2000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 120
▲ 1880
Devenir
 -
 -
 -
 2000

Injectés d'un composé qui freine la formation des vaisseaux, puis enfermés trois semaines dans une enceinte d'hypoxie où l'humidité dépasse 80 %, 1 800 rats sur les 2 000 du projet vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. De retour en air normal, la maladie s'aggrave et devient irréversible, au point que le porteur prévoit jusqu'à 40 % de morts dans les groupes suivis plus de trois semaines. Le but est de tester des candidats médicaments contre l'hypertension artérielle pulmonaire, donnés par gavage ou injection jusqu'à deux fois par jour, avant une ouverture du thorax pour mesurer les pressions et la mise à mort de tous les rats encore en vie. Le porteur décrit dans l'enceinte une humidité élevée, un risque d'accumulation d'ammoniaque et de CO2 et un bruit plus fort qu'en salle classique, puis affirme que les absorbeurs assurent des "conditions correctes pour les animaux".

Objectifs

L’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) est une maladie cardiovasculaire et pulmonaire rare et grave : sa prévalence dans la population générale en France est estimée à 15 cas par million et la survie médiane sans traitement après diagnostic est inférieure à 3 ans. Elle se caractérise par l’augmentation des résistances artérielles pulmonaires, responsable d'une hypertension, et aboutit à une insuffisance cardiaque. Cette maladie peut survenir de cause inconnue, dans un contexte familial ou compliquer l’évolution de certaines pathologies (insuffisance cardiaque). En identifiant et en traitant les patients le plus tôt possible, il est possible de retarder la progression de l'HTAP. Malheureusement, cette maladie est souvent mal diagnostiquée et traitée, car les symptômes initiaux sont légers et peu spécifiques (essoufflements, lipothymie et asthénie). Si les options thérapeutiques ont progressé ces dix dernières années et ont permis d'améliorer les conditions de vie des malades, la prise en charge de l'HTAP demeure incomplète car ne prolonge pas significativement le durée de vie après diagnostic. Ainsi, la recherche de médicaments ciblant de nouveaux mécanismes physiopathologiques reste un enjeu majeur pour les années à venir. Les tests de nouvelles molécules doivent se réaliser sur des modèles animaux suffisamment prédictifs de la maladie, afin d’optimiser la sélection des candidats médicaments qui entreront en phase clinique. Le modèle présenté d'HTAP chez le rat, induit conjointement par l’administration d'un composé diminuant la formation de vaisseaux sanguins et par une hypoxie (diminution des apports en oxygène) chronique, est un modèle qui reproduit l'ensemble des caractéristiques physiopathologiques décrites chez l'Homme, à savoir une atteinte vasculaire qui est associée à long terme avec le développement d'une insuffisance cardiaque droite. De plus, les traitements actuellement proposés chez l'Homme montrent des résultats bénéfiques significatifs dans ce modèle. Ainsi, ce modèle d'HTAP représente un modèle préclinique de choix pour l’étude de l’HTAP. Ce modèle nous permettra d’évaluer, chez le rat, l’efficacité de nombreux candidats médicaments qui s’intéressent à des mécanismes d’actions connus (atteintes vasculaires) et des cibles thérapeutiques nouvelles (atteintes cardiaques). Ce modèle nous permettra également une meilleure compréhension des mécanismes mise en jeu dans la maladie afin d’améliorer la prise en charge des patients.

Bénéfices attendus

L’HTAP est une maladie rare et grave pour laquelle il n’existe actuellement pas de traitements curatifs efficaces. Si les traitements prescrits actuellement, essentiellement des vasodilatateurs, permettent une amélioration de la qualité de vie des patients et une prolongation de la survie en freinant l’évolution de la pathologie, la moitié des patients décèdent dans les sept ans qui suivent le diagnostic. Compte-tenu de l’évolution de l’HTAP dans ce modèle animal qui mime fidèlement la maladie humaine, la réalisation d’études précliniques utilisant des candidats médicaments novateurs apparait primordiale pour mettre en évidence de nouvelles pistes thérapeutiques. Ainsi, à terme, l’utilisation de ce modèle animal permettra de sélectionner des composés présentant des bénéfices sanitaires significatifs en vue d’essais cliniques.

Procédures

Une injection sous-cutanée (S.C.) du composé diminant la formation des vaisseaux est réalisée sous anesthésie gazeuse. Les animaux sont ensuite placés dans une enceinte d’hypoxie pendant 3 semaines avant de retourner en condition de normoxie (conditions d'hébergement classique) durant 0 à 6 semaines. Pendant la période de normoxie, les animaux pourront être traités quotidiennement, une à 2 fois par jour selon le composé testé, par gavage, injection intrapéritonéale (I.P.), sous-cutanée (S.C.), ou intranasale (I.N.). Les animaux pourront subir une chirurgie sous anesthésie générale afin de placer sous la peau une pompe contenant des substance, permettant la diffusion continue de candidats médicaments et dont la durée d'intervention est d'environ 15-25min. Des injections intraveineuses sous anesthésie gazeuse pourront également être réalisées 1 à 2 fois par semaine. Durant la normoxie, des prélèvements de sang à la veine jugulaire ou des examens échocardiographiques de suivi pourront être réalisés sous anesthésie gazeuse. A la fin du protocole, une chirurgie sous anesthésie gazeuse et analgésie est réalisée afin de mesurer les pressions artérielles en insérant un cathéter relié à un capteur de pression dans l’artère carotide. Une thoracotomie est ensuite réalisée afin d’insérer un cathéter dans le ventricule droit puis dans l’artère pulmonaire pour des mesures de pressions. Un prélèvement de sang terminal intracardiaque pourra être réalisé avant la mise à mort des animaux par surdose de produit euthanasiant. [MODIFICATION: Les animaux seront soumis à un test d'effort sur tapis roulant dont la l'intensité maximale augmente progressivement jusqu'à l'épuisement de l'animal. Ce test sera réalisé au maximum 2 fois au cours du protocole, avant le début des traitements et à la fin du protocole (durée maximale du test 35 min).]

Impact sur les animaux

Les animaux sont soumis à une anesthésie et reçoivent une injection sous-cutanée pour induire une hypertension artérielle pulmonaire. Ils sont ensuite placés dans une enceinte d’hypoxie pendant 3 semaines. L’humidité dans l’enceinte est supérieure à 80%. En hypoxie, les animaux présentent une prise de poids ralentie de 50% par rapport à une stabulation conventionnelle à cause du stress et de l’asthénie provoqués par la déplétion en oxygène. De plus, le confinement dans l'enceinte d'hypoxie génère un inconfort, indépendamment de l'hypoxie elle même, via une humidité élevée et un risque d'accumulation d'ammoniaque et de CO2. De plus, le niveau sonore est plus élevé dans les caissons hypoxiques que dans les salles d'hébergements classiques pouvant engendrer du stress et de l'inconfort pour les animaux. A la fin de ces 3 semaines d’hypoxie, ils retournent dans la pièce d’hébergement conventionnelle pendant 0 à 6 semaines, période pendant laquelle la pathologie va s’aggraver et devenir irréversible. A long terme, les animaux peuvent mourir de la pathologie. Pendant la période de normoxie, les animaux pourront être traités quotidiennement, une à 2 fois par jour selon le composé testé, par gavage, injection intrapéritonéale, sous-cutanée, ou intranasale. Ces administrations peuvent êtres associées à des risques de fausses route, d'irritation ou de lésions de l'oesophage. Une chirurgie d’implantation de pompe contenant les composés pourra être réalisée après ouverture de la peau pouvant être source de douleur et/ou d'une gêne avec la présence de la pompe et de la diffusion des subtances. Des injections intraveineuses sous anesthésie pourront également être réalisées 1 à 2 fois par semaine. Des anesthésies gazeuses seront potentiellement réalisées au cours du protocole afin de réaliser des prélèvements de sang à la veine jugulaire ou des examens échocardiographiques de suivi. A la fin du protocole, les animaux sont anesthésiés afin de réaliser un acte chirurgical qui permet de mesurer les pressions artérielles en insérant un cathéter relié à un capteur de pression dans l’artère carotide. Une thoracotomie est ensuite réalisée afin d’insérer un cathéter dans le ventricule droit puis dans l’artère pulmonaire pour des mesures de pressions. Un prélèvement de sang terminal intracardiaque pourra être réalisé avant la mise à mort des animaux par surdose de produit euthanasiant. [MODIFICATION: Les tests d'efforts induisent un stress comportementale et physique.]

Devenir

A la fin de la procédure, tous les animaux HTAP seront mis à mort afin de récupérer des organes pour des analyses de tissus (cœurs, poumons, artères pulmonaires) et/ou des analyses de morphologie des organes (pesée des deux ventricules du cœur). Les mesures de pressions dans le ventricule droit sont également trop invasives pour envisager un réveil des animaux. Un prélèvement de tissu sur les animaux Sham (non porteurs d'un HTAP) est nécessaire pour comparer aux conséquences cardiovasculaires des animaux porteurs de la maladie.

Remplacement

S'il existe un certain nombre de modèles de culture de cellules musculaires lisses, ces modèles in vitro sont utilisés en première intention (modèles de screening) et sont utilisés uniquement pour tester des activités moléculaires et identifier des voies de signalisation. Ces modèles cellulaires in-vitro ne permettent pas de tester l'efficacité d'un candidat médicament sur l'aspect de la restauration hémodynamique et morphologique mais sont utilisés en amont afin de sélectionner les meilleurs candidats à tester sur nos modèles in vivo. La validation de la formation aux techniques de mesures de pressions nécessite d’avoir recours à des animaux vivants car les phases critiques de l’approche chirurgicale reposent sur les risques hémorragiques qui peuvent entraîner des mesures de pression faussées, voir la mort de l’animal.

Réduction

Pour chaque groupe avec une HTAP, le nombre d'animaux nécessaire par groupe est fixé à 11. Ce nombre a été déterminé par un calcul de N, sur la base de données obtenues préalablement et prenant en compte les moyennes et déviations standards mesurées pour chaque paramètre. Basés sur les données historiques dans ce modèle d’HTAP, un pourcentage de perte de 15% est attendu jusqu’à 3 semaines de normoxie, correspondant aux animaux qui meurent au cours du protocole à cause du développement de la pathologie. Le nombre d’animaux inclus dans chaque groupe en début d’étude est donc de N=13. Lorsque le protocole inclus une période de normoxie supérieure à 3 semaines (jusqu’à 6 semaines), le nombre d’animaux par groupe est fixé à N=18 car le développement de la pathologie entraîne une mortalité plus importante des animaux (jusqu’à 40% de perte). Généralement, le groupe contrôle négatif (non malade) n’est composé que de 6 animaux car il y a peu de variabilité des paramètres cardiovasculaires étudiés. Ainsi, 1800 rats HTAP sont prévus dans le cadre de cette procédure et 120 rats Sham. Des échantillons de plasmas et/ou de tissus d'animaux sont prélevés à l'issue de certaines séries expérimentales et conservés pour pouvoir être utilisés dans le cadre d’autres projets de recherche (par exemple recherche d’un récepteur cible présent dans le plasma ou dans les tissus cardiaques ou vasculaires). L'utilisation de ces banques de tissus pour d'autres projets de recherches permet de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés car il permet de réduire le nombre de séries expérimentales réalisées.

Raffinement

A l’arrivée des animaux, une période d'acclimatation d’au moins 5 jours est respectée. L'administration du composé induisant la pathologie est réalisée sous anesthésie. Pendant les 3 semaines d'hypoxie, les animaux sont hébergés dans des grandes cages en plexiglass prévues à cet effet avec une sciure particulièrement absorbante (8 animaux/cages). Les caissons d’hypoxie sont ouverts et nettoyés tous les jours. De la chaux sodée est placée dans le caisson pour absorber le C02 et changée tous les jours, de l'acide borique permet d'absorber l'ammoniaque générée par les urines et est remplacé toutes les semaines ; et des absorbeurs d'humidité sont présents assurant des conditions correctes pour les animaux. La ventilation des caissons peut être adaptée à l’aide d’aérations présentes sur les caissons dont l’ouverture et la fermeture peut être ajustée pour diminuer une humidité excessive. Les animaux sont observés quotidiennement et tout signe de douleur ou de détresse entraîne l’établissement d’un score grâce à une grille d’évaluation du bien-être animal. En fonction du score obtenu, un protocole d’analgésie approprié est mis en place si besoin. Des points limites spécifiques au protocole sont établis (présence de plaies cutanées, fausse route…) Si des prélèvements de sang sont réalisés au cours du protocole, les animaux sont anesthésiés. Une anesthésie locale est également réalisée. Les rats sont placés sur un tapis chauffant avec contrôle de la température, et une réhydratation est réalisée en injectant en S.C. 3 fois le volume prélevé. Si des injections en voie I.V. sont réalisées, les animaux sont anesthésiés avec une analgésie locale et contôle de la température corporelle. Les mesures hémodynamiques réalisées en fin de protocole se font sur animaux anesthésiés ayant reçus une injection préalable d'analgésiant. Pour chaque anesthésie, les animaux sont placés sur un tapis chauffant retro-contrôlé et du gel ophtalmique est déposé sur leurs yeux. Les pompes osmotiques sont implantées en s.c. sous anesthésie générale et analgésie locale. Un massage de la zone d'implantation de la pompe est effecuté pour limiter la fibrose des tissus et optimiser son fonctionnement. [MODIFICATION: A la suite des test d'efforts, les animaux seront réhydratés. Les animaux seront habitués au tapis roulant à hauteur de 3 fois maximum par semaine à faible intensité.]

Choix des espèces

Même si de nombreuses espèces animales sont concernées, la majorité des modèles d’HTAP ont été développés chez le rat adulte parce qu’il permet d’obtenir, après induction de la pathologie, des données hautement reproductibles. De plus, les rats présentent des modifications cardiovasculaires similaires à l’homme : modifications des pressions, remodelage vasculaire et cardiaque, perte de fonction. Finalement, ce modèle d'HTAP développé chez le rat représente un modèle de référence pour l’étude de l’HTAP car la progression de la pathologie est continue au cours du temps et mime ainsi l’évolution délétère de la maladie observée chez l’homme. Des rats de 4/6 semaines au moment où ils arrivent en acclimatation dans nos locaux sont utilisés pour ce modèle. Ce modèle est sensible à l’âge et des animaux plus âgés ne présentent pas le même développement de la pathologie.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système respiratoire
Rats : 1960
Souffrances
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▲ -
▲ 160
▲ 1800
Devenir
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 1960

1 960 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Une injection de monocrotaline sous anesthésie leur provoque une hypertension artérielle pulmonaire. Ils reçoivent ensuite des composés chaque jour pendant cinq semaines, passent au moins deux imageries cardiaques et jusqu'à deux tests d'effort sur tapis roulant dont l'intensité augmente "jusqu'à l'épuisement de l'animal", avant une chirurgie terminale pour mesurer la pression dans le cœur. Les molécules retenues "pourraient ensuite" être étudiées chez l'être humain, alors que la maladie infligée peut réduire l'activité, l'appétit et le poids des rats. Sur le remplacement, le porteur affirme que les cellules ou tissus isolés ne rendent pas compte des "effets globaux" du médicament, et conclut que l'utilisation d'un "modèle animal est nécessaire".

Objectifs

L’objectif de ce projet est de tester de nouveaux médicaments destinés au traitement d’une maladie grave des poumons appelée hypertension pulmonaire artérielle. Cette maladie entraîne une augmentation de la pression dans les vaisseaux des poumons, ce qui fatigue progressivement le cœur et peut conduire à une insuffisance cardiaque. Elle peut apparaître sans cause connue, être liée à des facteurs familiaux, ou être associée à d’autres maladies ou à certains médicaments. Bien que des traitements existent déjà pour soulager les symptômes, leur efficacité reste limitée et variable selon les patients. Le but de cette étude est donc d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques dans un modèle animal, afin de mieux comprendre leur potentiel avant une éventuelle utilisation chez l’être humain.

Bénéfices attendus

Le modèle utilisé dans ce projet reproduit de manière fiable les principales caractéristiques de la maladie étudiée, en particulier les atteintes des vaisseaux des poumons et du cœur. Chez les animaux, l’augmentation progressive de la pression dans les poumons entraîne des modifications du cœur similaires à celles observées chez les patients atteints de cette maladie. L’utilisation de ce modèle permet de mieux comprendre les mécanismes de la maladie et d’évaluer l’effet de nouveaux médicaments dans des conditions proches de celles rencontrées chez l’être humain. Les résultats obtenus permettront d’identifier les futurs molécules thérapeutiques les plus prometteuses, qui pourraient ensuite être étudiés chez l’homme dans le cadre d’essais cliniques, avec pour objectif d’améliorer la prise en charge future des patients.

Procédures

Les animaux sont anesthésiés afin d’injecter la substance induisant une augmentation de la pression artérielle dans les petits vaisseaux sanguins localisés dans les poumons c'est-à-dire l'hypertension artérielle pulmonaire (durée de l’intervention : 6-8 min). Durant les 5 semaines suivantes, les animaux seront traités quotidiennement avec plusieurs composés par différentes voies d'administration selon les objectifs de l’étude (durée de 1 à 5 minutes selon la voie choisie). Le traitement pourra également être administré via des pompes diffusant les composés, implantées sous anesthésie et analgésie. [MODIFICATION: Les animaux seront soumis à un test d'effort sur tapis roulant dont la l'intensité maximale augmente progressivement jusqu'à l'épuisement de l'animal. Ce test sera réalisé au maximum 2 fois au cours du protocole, avant le début des traitements et à la fin du protocole (durée maximale du test 35 min).] Au cours du protocole, les animaux seront à nouveau anesthésiés afin de réaliser une imagerie cardiaque (environ 20 min) pour contrôler les répercussions de l'induction de la pathologie et l'effet potentiel des nouvelles molécules thérapeutiques à tester. Une autre imagerie cardiaque sera effectuée en fin de protocole (environ 20 min), puis une chirurgie sera effectuée sous anesthésie et analgésie afin de réaliser des mesures de pression dans le cœur et dans l'artère pulmonaire (environ 20 min). Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours du protocole sur animaux vigiles ou anesthésiés (environ 5 minutes par prélèvement), ou en fin de protocole après les mesures de pression et avant leur mise à mort.

Impact sur les animaux

Les animaux recevront une substance destinée à provoquer la maladie étudiée. Cette administration est réalisée sous anesthésie générale et peut entraîner une gêne passagère, notamment au niveau respiratoire ainsi qu'une gêne au niveau du site d'injection (démangeaisons, sensation de brûlure). Avec le développement de la maladie, les animaux peuvent présenter une diminution de l’activité, une baisse de l’appétit et de la prise de boisson, pouvant conduire à une perte de poids. Une intervention chirurgicale pourra être réalisée pour implanter un dispositif diffusant le traitement. Cette intervention implique une ouverture de la peau et peut entraîner une douleur ou une gêne temporaire liée à la présence du dispositif. L’administration répétée de médicaments peut générer du stress, car elle nécessite une manipulation et une contention des animaux. Certains effets indésirables liés aux médicaments testés ou aux gestes techniques peuvent survenir, en particulier avec de nouvelles molécules. Des prises de sang et des examens d’imagerie cardiaque seront réalisés sous anesthésie ou avec contention, ce qui peut entraîner un inconfort temporaire, du stress ou une douleur légère. [MODIFICATION: Les tests d'efforts induisent un stress comportemental et physique.]. En fin de protocole, des mesures complémentaires seront effectuées sous anesthésie générale.

Devenir

Afin de caractériser l'effet des traitements testés, notamment l'effet biologique, nous devons faire des mesures qui sont trop invasives pour permettre le réveil de l’animal, et il est indispensable de récupérer le cœur et les poumons en fin d'expérience pour évaluer l’efficacité des traitements

Remplacement

Ce projet vise à évaluer l’efficacité de nouveaux médicaments dans un organisme vivant. Les tests réalisés sur des cellules ou des tissus isolés ne permettent pas d’étudier les effets globaux du médicament sur le cœur et les poumons. L’utilisation d’un modèle animal est nécessaire pour mieux comprendre ces effets et le comportement du médicament dans le corps.

Réduction

Les effectifs ont été ramenés au minimum permettant toutefois d’avoir un effet statistique significatif. Nous avons utilisé un outil informatique pour calculer le nombre d'animaux nécessaire en utilisant les données précédemment acquises dans notre laboratoire. Afin de limiter le nombre d'animaux utilisés, de l'imagerie est utilisée pour permettre de suivre plusieurs paramètres dans le temps sur le même animal.

Raffinement

A l’arrivée des animaux, une période d'acclimatation d’au moins 5 jours est respectée. Une importance particulière est portée au suivi des animaux pour prévenir et remédier à l’apparition de douleur ou de mal-être. Les points limites sont fixés avant le début des expérimentations. Une grille de score est établie afin de faire un suivi clinique des animaux, avec la mise en place de mesures adaptées en fonction du score et des critères d’arrêt de souffrance. Des enrichissements multiples leur sont proposés en alternance, pour limiter l’habituation et l’ennui. Les actes pouvant générer de la douleur seront réalisés sous anesthésie et/ou analgésie. Lorsqu’une chirurgie avec réveil sera nécessaire, elle sera réalisée en conditions propres (sans microbes) et les animaux auront un suivi post-opératoire intensif pendant au moins 3 jours. Par ailleurs, les animaux seront habitués à la manipulation et à la contention ainsi qu’aux environnements nouveaux afin de réduire le stress. [MODIFICATION: A la suite des tests d'efforts, les animaux seront réhydratés. Les animaux seront habitués au tapis roulant à hauteur de 3 fois maximum par semaine à faible intensité.]

Choix des espèces

Le rat est le modèle animal le plus approprié pour cette étude car la maladie peut y être reproduite de façon fiable et ses effets sur le cœur sont comparables à ceux observés chez les patients. Sa taille permet également de réaliser des prises de sang répétées pour mieux suivre l’action du médicament dans l’organisme. Des rats entre 4 et 8 semaines au moment où ils arrivent en acclimatation dans nos locaux sont utilisés dans ce modèle. L’âge des animaux impactant la sévérité du modèle, ces paramètres seront choisis selon les objectifs de l’étude.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 3612
Souffrances
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▲ -
▲ 3612
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Devenir
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 3612

3 612 souris vont être utilisées, chacune recevant deux ou trois injections de vaccin, par voie intrapéritonéale, sous-cutanée, intradermique, intranasale, intramusculaire ou intravaginale, et jusqu'à sept prises de sang. Selon les procédures, une injection d'acétate de médroxyprogestérone, une hormone, précède la vaccination de cinq jours. Ces souris, dont des lignées génétiquement modifiées pour exprimer des protéines humaines, sont utilisées pour tester 18 vaccins, leurs adjuvants et leurs voies d'administration dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et toutes sont mises à mort à la fin de chaque procédure pour prélever moelle osseuse, rate et ganglions. Face à ces atteintes, le porteur résume les bénéfices attendus au "développement de nouveaux vaccins", contre six agents infectieux allant du SARS-CoV-2 à la tuberculose.

Objectifs

Les objectifs du projet sont de tester la capacité de vaccins à activer des réponses immunitaires dans les infections comme l’infection à SARS-CoV-2 (nouveaux variants), à Nipah virus (un virus léthal qui émerge contre lequel il n'existe pas de vaccin), HBV (le virus de l'hépatite B contre lequel il n'existe pas de vaccin), Chlamydiae trachomatis (CT, une bactérie sexuellement transmissible contre laquelle il n'existe pas de vaccin), Bordetella pertussis (responsable de la coqueluche dont les cas sont en nette augmentation du fait d'une diminution de la protection induite par le vaccin acellulaire) ou encore Tuberculosis mycobacterium (afin de traiter les formes latentes de la tuberculose) et d’identifier pour chaque vaccin la meilleure voie d’administration et le meilleur adjuvant afin d’obtenir des réponses immunitaires optimales et adaptées à chaque pathogène. Les vaccins que nous évaluons dans ce projet ont démontré leur innocuité dans une précédente étude. Ce qui change ici ce sont les antigènes (petits morceaux de microbes qui ne donnent pas la maladie) véhiculés par ces vaccins. Nous devons nous assurer que ces antigènes sont bien capables d'activer des réponses immunitaires dans un organisme vivant. Cette évaluation préclinique est primordiale avant de pouvoir tester ces vaccins chez l'homme dans des essais cliniques. Certains de nos vaccins sont des anticorps associés à des petits fragments de microbes. Ces anticorps reconnaissent des protéines humaines à la surface des cellules clefs pour activer le système immunitaire. Pour tester ces vaccins, nous devons utiliser des souris génétiquement modifiées qui expriment ces protéines humaines. Le projet vise également à déterminer la persistance de la réponse immunitaire induite par les vaccins après avoir choisi les plus efficaces et l’adjuvant le plus efficace pour chaque vaccin.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont le développement de nouveaux vaccins dans des maladies infectieuses avec un impact sur la santé humaine.

Procédures

Les interventions effectuées seront : une injection sous-cutanée d'acétate de médroxyprogestérone 5 jours avant la vaccination selon les procédures, des injections de vaccins (durée: 30 secondes) par voie intrapéritonéale, sous-cutanée, intradermique, intranasale, intramusculaire ou intravaginale selon les procédures ( à semaine 0, 3 et 5) et un prélèvement périodique de sang (durée 30 secondes) pratiqué sur les souris (Semaine (S)-1, S0+1 jour, S2, S3+1jour, S4, S5+1 jour, et le jour de la mise à mort) après la vaccination.

Impact sur les animaux

Les animaux recevront 2 à 3 injections de vaccin et seront soumis à des prélèvements sanguins réguliers. La réponse immunitaire générée est sans conséquence sur l’animal tout le long de la cinétique expérimentale. Les effets indésirables pourraient être une infection après l'utilisation d'aiguilles au moment de l'injection des vaccins ou des prélèvements de sang. Les aiguilles sont changées entre chaque animal pour limiter cet effet indésirable.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure afin d'évaluer les réponses immunitaires induites par les vaccins dans les organes lymphoïdes primaires (moelle osseuse) et secondaires (rate et ganglions lymphatiques) et dans les tissus périphériques portent d'entrée des pathogènes.

Remplacement

Les vaccins utilisés dans ce projet ont déjà été évalués dans un précédent projet. Ce qui change ici se sont les antigènes (petits fragments de microbes qui ne provoquent pas la maladie) véhiculés par nos vaccins. Nous devons nous assurer que ces antigènes sont bien capables d'activer des réponses immunitaires dans un organisme vivant. Cette évaluation préclinique est primordiale avant de pouvoir tester ces vaccins chez l'homme dans des essais cliniques. Les nouvelles versions de vaccins que nous allons tester dans ces modèles animaux ont été présélectionnés sur la base de plusieurs tests in vitro sur des cellules en culture. Ainsi seuls les vaccins candidats qui auront donné les meilleurs résultats seront ensuite utilisés chez l’animal. Nous nous proposons ici de tester l’efficacité de ces vaccins pré-sélectionnés dans des modèles de souris (induction de réponses immunitaires systémiques, muqueuses et de longue durée). Les réponses immunitaires sont des processus complexes dont la mise en place est conditionnée par des interactions dynamiques impliquant de nombreux partenaires cellulaires présents dans différents compartiments de l’organismes (site d’entrée du pathogène/antigène, ganglion drainant, site effecteur). A l’heure actuelle, aucune approche in vitro ne permet de reproduire de façon satisfaisante l’ensemble des phénomènes impliqués dans l’initiation des réponses immunitaires dans le cadre d’une infection naturelle ou après une vaccination. C’est pourquoi nous avons besoin de travailler avec ces modèles animaux.

Réduction

Dans le cadre de la « Réduction », nous avons calculé le nombre minimal de souris (n=7 par groupe) nécessaires pour que les résultats soient significatifs et selon nos précédents travaux. Il s'agit ici de tester 18 vaccins avec et sans adjuvant et injectés selon différentes voies afin de trouver les meilleures conditions d'utilisation de ces vaccins c'est-à-dire l'adjuvant et la voie d'administration qui induiront les réponses immunitaires optimales. Ce nombre est estimé à 3612 souris et est calculé sur la base d’une formule statistique couramment utilisée dans l'expérimentation animale afin de calculer au plus juste le nombre d'animaux par procédure.

Raffinement

Les souris sont élevées avec soin et respect, en présence d’éléments d’enrichissement (bandelette de coton et neslets pour faire un nid et un tunnel en carton pour se réfugier et jouer) afin de réduire au maximum la souffrance animale, qu’elle soit physique ou psychique. Nous avons ainsi établi une grille de bien-être des animaux qui comprend l'évaluation de 10 signes cliniques et prend en compte des points limites. Les animaux sont toujours manipulés par une personne expérimentée.

Choix des espèces

Nous avons choisi de travailler chez la souris car notre projet nécessite d’étudier les réponses immunitaires chez des animaux génétiquement modifiés afin de d'exprimer un gène humain dans un type cellulaire donné. En effet, certains de nos vaccins sont des anticorps associés à des petits fragments de microbes. Ces anticorps reconnaissent des protéines humaines à la surface des cellules clefs pour activer le système immunitaire. Pour tester ces vaccins, nous devons utiliser des animaux génétiquement modifiées qui expriment ces protéines humaines. Ces modifications génétiques sont possibles chez la souris. D’autre part, les modèles murins de vaccination ont déjà été mis au point et sont largement décrits dans la littérature. Les souris seront utilisées à l’âge adulte (après 8 semaines afin de minimiser l’impact des perturbations endocriniennes observées avant cette tranche d’âges).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1242
Souffrances
▲ 50
▲ -
▲ 1192
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1242

Une partie des souris appartient à des lignées transgéniques, que le porteur dit disponibles chez la souris et non chez le rat, et toutes ont 28 jours au moins, un âge qu'il qualifie d'adulte. Au total, 1 242 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie étant opérée sous anesthésie et tuée avant tout réveil. Chacune peut subir jusqu'à deux chirurgies et trois injections, parmi lesquelles une lésion de la partie superficielle de la moelle épinière, qui fait perdre la sensibilité des pattes arrière, un pincement du nerf sciatique, la pose d'un cathéter et des injections dans le nerf, le dos ou l'œil. Toutes sont mises à mort à la fin de chaque procédure pour prélever leurs tissus, afin de tester des molécules censées faire repousser la moelle.

Objectifs

Les lésions de la moelle épinière touchent près de 500 000 personnes par an. Aujourd’hui il n’y pas de traitement pour réparer la moelle épinière. De ce fait, les patients subissent de lourds handicaps pour le reste de leur vie. Ce sont souvent des personnes jeunes. Ainsi il est d’intérêt publique de trouver des moyens de réparer la moelle épinière. Nous avons identifié des molécules qui présentent une activité régénératrice.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de définir des molécules pour promouvoir la neuroprotection et la régénération la moelle épinière. De ce fait il est important de comprendre leurs actions dans un contexte de lésion de la moelle épinière. Ainsi ce projet contribuera à identifier des approches thérapeutiques pour des maladies comme les lésions de la moelle épinière permettant le retour fonctionnel.

Procédures

Les souris peuvent subir une ou plusieurs injections. Une souris subira au minimum une injection et au maximum 2 chiruriges et 3 injections. Toutes les souris ne subbissent pas l'ensemble de ces intervantions : - le nerf sciatique : les souris sont endormies environ 5 min. L’injection dure 1min - dans le dos : les souris sont endormies environ 10 min. L’injection dure 2min - dans l’œil : les souris sont endormies environ 5 min. L’injection dure 1min. Les souris subissent une lésion de la partie superficielle de la moelle : les souris sont endormies environ 45 min. La chirurgie dure 30 min. -une lésion du nerf sciatique : les souris sont endormies environ 5 min. Le pincement du nerf dure 1min - la mise en place d’un cathéter: les souris sont endormies environ 30 min. La chirurgie dure 15min.

Impact sur les animaux

- La lésion de la colonne dorsale entraine une perte de sensibilité des pattes postérieures - La mise en place du cathéter peut entrainer une gêne - Les injections dans la moelle (type peridurale lors des accouchements) répétés peuvent entrainer une inflammation - La lésion du nerf sciatique entraine une perte de sensibilité de la patte concernée.

Devenir

A la fin de chaque procédure les souris sont mises à mort car notre projet nécessite de récupérer les tissus pour les analyser.

Remplacement

Pour atteindre nos objectifs, les modèles murins sont essentiels et non remplaçables car i) les structures anatomiques sont similaires à l’humain, et ii) les mécanismes de repousse de la moelle épinière nécessitent l’intervention de différents cellules et ne peuvent être mimés efficacement dans un système unicellulaire ou modélisé. Le modèle murin est le standard international reconnu pour la recherche sur la régénération de la moelle épinière.

Réduction

Plusieurs mesures sont appliquées pour permettre la réduction du nombre d’animaux utilisés dans ce projet : -L’entrainement de toutes les personnes qui pratiquent les expériences pour ne pas perdre d’animaux suite à de mauvaises chirurgies. -L’utilisation de tests statistiques optimaux pour avoir le nombre d’animaux le plus restreint possible tout en gardant une valeur biologique et statistique suffisante. -Les molécules ont été déjà testés sur des cellules en culture. Nous n’utilisons que les molécules qui ont déjà montré un effet significatif sur les cellules en culture.

Raffinement

L’état de santé des animaux sera suivi tout au long de l’expérience, notamment suite à la chirurgie. Les interventions sur la moelle épinière ou le nerf sciatique sont des chirurgies et seront réalisées sous anesthésie générale. Les souris recevront une injection d’un médicament anti-douleur et anti-inflammatoire adapté avant l’opération. Après chaque anesthésie, les souris seront placées sous une lampe chauffante jusqu’à leur réveil. Les critères de poids, d’apparence physique, et de comportement (basés sur la grille proposée par le comité d’éthique n°004) seront pris en compte dans le suivi des animaux qui subissent une intervention chirurgicale. Nous serons également vigilants quant à leur motricité et fonctions physiologiques comme la miction.

Choix des espèces

La régénération de la moelle épinière est un phénomène multifactoriel. La modélisation de ces processus dans un système unicellulaire (telle que la culture cellulaire) ne permet ni d’identifier correctement traitements ni de tester efficacement les capacités de régénération. La souris représente le modèle standard dans la communauté scientifique grâce à une grande similitude anatomique avec l’homme. Ceci n’est pas possible avec d’autres modèles telles que le poisson zèbre dont le système nerveux central régénère spontanément ou la drosophile dont le système nerveux est trop éloigné de celui des mammifères. La souris permet l’utilisation de toutes les chirurgies nécessaires pour répondre à nos questions. Enfin, les modèles transgéniques nécessaires à notre projet sont disponibles chez la souris ce qui n’est pas le cas pour d’autres modèles tels que le rat. Pour l’ensemble des expériences proposées nous utiliserons des souris adultes (animaux de 28 jours minimum). Nous voulons étudier les mécanismes de régénération de la moelle épinière adulte pour être le plus proche possible des lésions chez l’homme.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Rats : 204
Lapins : 204
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 60
▲ 348
Devenir
 -
 -
 -
 408

Sous anesthésie générale, le nerf sciatique de 204 rats et 204 lapins, intact ou lésé au préalable par chirurgie, reçoit un fil de microsuture ou une gaine lors d'une opération de 20 à 40 minutes, suivie d'environ deux semaines d'examens quotidiens. Ces 408 rats et lapins sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, puis tous mis à mort pour l'analyse au microscope du nerf et des tissus voisins. Il s'agit d'essais de sécurité et de performance de dispositifs médicaux, commandés par un "donneur d'ordre" en vue d'une autorisation de mise sur le marché. Le résumé déclare des procédures sévères mais ne cite comme effet néfaste que la douleur liée à l'implantation, et il annonce des tests de motricité et de sensibilité sans dire lesquels.

Objectifs

Ce projet vise à développer un modèle animal adéquat pour étudier la tolérance locale (évaluation de la réaction d’un organisme en contact avec un produit étranger) et/ ou la performance de dispositif médicaux destiné à une utilisation en microchirurgie notamment et plus spécifiquement en neurochirurgie pour anastomose des nerfs périphériques après coupure/cassure (fil de microsuture ou nerve wrap (gaine/feuillet qui se met autour de chaque extrémité du nerf) par exemple. L’utilisation clinique de ces types de produit étant le même à savoir l’anastomose en microchirurgie, leur dénomination est regroupée sous le terme « microsuture »).). La neurochirurgie comprend toute chirurgie qui interviendrait au niveau du système nerveux central ou périphérique. L’anastomose des nerfs périphériques est une des neurochirurgies les plus courantes et peut survenir à la suite de nombreux traumatismes (coupures, accident de la route, …). La sécurité biologique sera évaluée par analyses des tissus qui ont été en contact avec les dispositifs médicaux sutures. La performance technique (cohésion du fil tout au long de l’implantation par exemple) ou la performance biologique (le fait que le nerf retrouve sa fonction après une cassure, par exemple) pourront aussi être évaluées. L’ensemble de ces données permettra de réduire les risques de complications lors des phases de tests des produits chez l’humain. Dans le cadre de ce projet, des formations adaptées pourront être menées afin d'assurer et de maintenir les compétences du personnel de l'EU sur les études couvertes par ce projet.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’obtenir un modèle animal fiable et reproductible pour l’obtention de données de sécurité des microsutures/pansements ou autre dispositif médical utilisés en neurochirurgie. Ainsi avec ce projet, il est possible d’analyser ces produits en vue de répondre aux exigences des autorités réglementaires dans l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché. Ce modèle animal pourra être utilisé en vue de sélectionner un produit parmi un panel de produits en développement (essais de screening), en comparant leurs données de sécurité. Ces essais de screening sont essentiels dans la stratégie de réduction du nombre total d’animaux utilisés, en poussant seulement le développement des produits les plus intéressants et en écartant rapidement des recherches les produits ne présentant pas les qualités de sécurité satisfaisantes. Par la suite des essais de screening, ce modèle animal permet aussi de mener des essais de confirmation de sécurité / performance d’un produit en développement, en le comparant à un autre produit déjà commercialisé, afin de s’assurer qu’il présente un bénéfice au moins égal ou supérieur.

Procédures

L’ensemble des animaux sera opéré sous anesthésie générale et traitement analgésique pour placer le dispositif médical autour du nerf sciatique (intact ou lésé chirurgicalement). Cette intervention chirurgicale aura une durée d’environ 20 à 40 minutes. Les animaux seront ensuite examinés quotidiennement pendant la phase post-opératoire (environ 14 jours) pour pouvoir apprécier la bonne guérison du site chirurgical et évaluer les signes de douleur, les effets sensoriels et sur la motricité. Enfin, pour évaluer l’efficacité et l’absence d’effet indésirable, des prises de sang pourront être réalisées sur les animaux en cours d’étude. Celles-ci pourront se faire sous anesthésie ou non, selon le contexte de réalisation de cet acte (en cours de chirurgie, pendant le temps de l’étude ou juste avant l’euthanasie des animaux en fin d’étude). Ils seront finalement mis à mort pour permettre l’observation et l’analyse microscopique des tissus de la zone d’implantation (nerf et tissus environnants).

Impact sur les animaux

A l’instar des effets secondaires possibles chez l’humain lors de microsutures, les effets indésirables connus pouvant survenir chez l’animal sont : - douleur et stress liés à l’implantation du fil de microsuture auour du nerf sciatique, controlée par la prise d’analgésique (morphonique) et par la réalisation d’une anesthésie générale.

Devenir

Afin de s’assurer de la sécurité des dispositifs médicaux une observation des tissus environnant la zone d’implantation est nécessaire. Ceci permet d’évaluer la tolérance locale de ces produits, ce qui est l’objectif des études réalisées dans ce projet. Des prélèvements de tout ou partie de certains organes peuvent éventuellement être nécessaires, en particulier en cas d’anomalie constatée, pour évaluer les effets tissulaires à l’échelle microscopique. L’ensemble de ces éléments explique l’impossibilité en fin d’étude de maintenir en vie les animaux utilisés.

Remplacement

Les essais in vivo de sutures/nerve wrap de microchirurgie sont nécessaires car les interactions complexes s’établissant entre le dispositif médical et le système nerveux périphérique ne peuvent être recréées ex vivo. Il n’existe donc pas de méthodes alternatives pour prouver l’efficacité des sutures/ nerve wrap de microchirurgie. Des mesures ex vivo (tests de sutures/ nerve wrap sur/autour d’un nerf du système nerveux périphérique d’un animal euthanasié) peuvent être réalisées en amont des études in vivo, et permettent d’estimer les meilleures conditions pour disposer le fil de microsuture / nerve wrap. Cependant, ces méthodes ne permettent pas de fournir l’ensemble des réponses nécessaires à l’évaluation de la sécurité des produits de sutures de microchirurgie en vue de leur utilisation chez l’humain. Les études in vivo sont donc nécessaires pour répondre aux exigences réglementaires et de qualité dans le but de mettre sur le marché les produits de sutures/ nerve wrap de microchirurgie.

Réduction

Le donneur d’ordre demandant la réalisation de ces tests s’engage à ne pas faire renouveler à l’identique un essai déjà mené précédemment. De plus, l’interprétation des résultats nécessite toujours de comparer ceux obtenus chez des animaux qui reçoivent le produit évalué avec ceux obtenus d’animaux qui reçoivent un produit « contrôle », dont l’effet attendu est déjà connu. Pour réduire encore le nombre d’animaux inclus en étude, il est possible d’utiliser un même groupe « contrôle » pour plusieurs groupes « test » recevant des produits à tester différents. Enfin, nous avons déjà mentionné la possibilité de réaliser des études pour sélectionner parmi un panel de produits celui qui présente le plus d’intérêt à être développé, réduisant ainsi le nombre de tests réalisés sur des produits ayant un intérêt moindre. Par ailleurs, si l’effet attendu d’un produit est trop incertain, il est possible de réaliser une étude dite « pilote » sur quelques animaux seulement. Les études dites "pilotes" sur quelques animaux seulement, peuvent aussi servir à orienter les choix de poursuite de développement d'un produit, avant d'entamer les études réglementaires à plus grande échelle et devant répondre aux normes en vigueur pour l'élaboration du dossier pour la mise sur le marché (nombre d'animaux minimum, durée de mise en contact minimum, etc). Le nombre d'animaux étant réglementé par les normes, aucune approche statistique ne sera réalisée.

Raffinement

-La douleur des animaux : la chirurgie est réalisée sous anesthésie et analgésie (à base de morphiniques). En phase postopératoire immédiate, les suivis quotidiens sont renforcés pour détecter précocement tout signe clinique ou de douleur. En cas de signes de douleur, un traitement analgésique supplémentaire est administré. Des soins post-opératoires spécifiques peuvent être mis en place (surveillance ou réfection des pansements (si applicable), désinfection des sites chirurgicaux …). - Point limites stricts et spécifiques du projet : Les animaux seront suivis quotidiennement à l'aide d’une grille de suivi du bien-être animal portant spécifiquement sur l'apparition de lésion auto-induite et un suivi de la locomotion et des signes de douleurs.

Choix des espèces

Le lapin est un modèle de plus en plus utilisé pour réaliser des expériences sur les nerfs périphériques alors que le rat reste le premier modèle qui avait été développé faisant de ces deux modèles, des modèles de choix en termes de disponibilité de la littérature. Le choix entre les deux espèces, sera surtout en fonction de la taille du nerf ciblé ou en fonction de la taille du dispositif. En effet la taille du nerf sciatique chez le lapin (le plus cité dans la littérature) est équivalente aux nerfs que l’on peut retrouver au niveau du poignet ou des mains chez l’Homme (diamètre compris entre 2 et 4 mm, longueur inférieure à 30mm). Le rat par ailleurs est une espèce chez laquelle différents tests et scoring de motricité et de sensorialité ont été établis dans la littérature, permettant un suivi précis des animaux opérée. L’utilisation d’animaux adultes d’un poids minimum de 2,5 kg pour les lapins ou d’environ 300g pour les rats lors de la chirurgie est recommandée, afin de limiter les risques liés à l’anesthésie et de permettre la mise en oeuvre des techniques chirurgicales et post-opératoires adéquates.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 16
Souffrances
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▲ 16
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Devenir
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 16

Accouplées une seule nuit, soumises sans anesthésie à un frottis vaginal pour dater la gestation, puis nourries d'un régime pauvre en protéines jusqu'au terme, 16 rates Sprague Dawley vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ce régime doit provoquer un retard de croissance chez leurs fœtus, et le porteur indique qu'il peut entraîner chez les mères inactivité et perte de poids, les rates étant hébergées seules à partir du quinzième jour. Au dix-neuvième jour de gestation, chaque rate est anesthésiée puis opérée sans réveil pour exposer ses fœtus un par un et leur injecter un traceur qui mesure la perméabilité des barrières entre le sang et le cerveau. Toutes sont mises à mort ce jour-là, et les fœtus, jusqu'à six analysés par femelle, ne sont pas comptés dans l'effectif de 16.

Objectifs

Le retard de croissance intra-utérin est un facteur de risque d’apparition de troubles du neurodéveloppement chez l’enfant, et des travaux antérieurs montrent que les interfaces sang-cerveau qui protègent le tissu cérébral sont fragilisées à la naissance, avec pour conséquence une exposition augmentées aux stress environnementaux ou inflammatoires. L’objectif de notre projet est de comprendre si le retard de croissance intra-utérin impacte l’intégrité des barrières sang-cerveau avant la naissance, chez le fœtus

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra d’apporter des informations importantes concernant l’impact du RCIU sur la mise en place des barrières sang-cerveau au cours du développement prénatal, et donc la protection du cerveau en développement. Nos résultats précédents montrent une altération de l'intégrité de ces barrières chez le nouveau-né mais la précocité de cet effet délétère du RCIU n’est pas connue, alors même que la période fœtale tardive est particulièrement impliquée dans l’étiologie des troubles neurodéveloppementaux. Ce projet permettra donc de définir si une vigilance accrue à l’exposition à des stress environnementaux et inflammatoires est nécessaire avant la naissance, voire d’envisager un traitement protecteur des interfaces en fin de grossesse.

Procédures

Le projet débute avec une mise en reproduction de deux animaux (un mâle et une femelle par cage) pendant une nuit seulement. Un prélèvement vaginal sur animaux vigiles est ensuite effectué pour confirmer la présence de spermatozoïdes et donc valider le premier jour de gestation. Quelques secondes seulement sont nécessaires pour procéder au frottis et aucune contrainte physique n’est appliquée à l’animal. Une anesthésie n’est pas envisagée pour éviter d’appliquer un stress supplémentaire à l’animal. Ces femelles gestantes sont ensuite soumises à un régime alimentaire hypo-protéiné durant toute la période de gestation (8 femelles). Enfin au 19ième jour de gestation les animaux sont anesthésiés, une chirurgie expose les fetus un par un et permet d’injecter un traceur pour mesurer la perméabilité des interfaces sang-cerveau (chirurgie sans réveil). Les animaux non injectés sont également utilisés pour collecter des tissus à des fins d’analyses biochimique et moléculaire.

Impact sur les animaux

Les femelles sont soumises à un régime hypo-protéiné qui peut affecter leur comportement durant toute la période de gestation. Une inactivité ainsi qu’une perte de poids associées à ce régime pourront être observées durant la période de gestation. La seconde procédure est sans réveil.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort au 19ième jour de gestation, en raison de l'utilisation des fœtus pour les mesures de perméabilité

Remplacement

Bien que des modèles in vitro de barrières sang-cerveau (e.g. cellules endothéliales cérébrales) existent, ils ne reflètent pas le fonctionnement spécifique des interfaces fœtales, ne permettent pas d’étudier l'influence globale des différentes cellules cérébrales sur la perméabilité de ces interfaces, et ne permettent pas de mimer des pathologies périnatales aussi complexes que le RCIU. L’analyse in vivo reste donc incontournable pour ce projet de recherche.

Réduction

Nous prévoyons, qu’un nombre de 8 rates par lot expérimental (RCIU, Control) est suffisant, afin de remplir les Conditions statistiques de test de significativité. Six foetus peuvent être analysés pour chaque femelle gestante. La valeur de perméabilité fœtale est consolidée par l’analyse de 6 fœtus, mais la variabilité du degré de retard de croissance induit d’une femelle à l’autre, nécessite se nombre d’animaux.

Raffinement

Les rates gestantes soumises au régime pauvre en protéine seront hébergées individuellement à partir du quinzième jour de gestation et leur poids sera suivi régulièrement tous les trois jours à partir de la mise en reproduction. Les conditions d’hébergement sont règlementaires : enrichissement systématique des cages (bâtonnets à ronger), limitation du bruit, manipulations réalisées par un personnel formé et, autant que possible, par les mêmes expérimentateurs afin de limiter le stress. Pendant l’hébergement individuel, les animaux sont logés dans des cages transparentes et grilles espacées, et la présence systématique d’autres animaux dans l’environnement immédiat de la cage est contrôlé afin de maintenir au maximum un contact visuel, olfactif, auditif et dans une moindre mesure tactile, en plus d'un milieu de vie sur-enrichi par l’ajout d’un objet supplémentaire dans la cage et de matériel de nidification. La méthode de RCIU que nous appliquons est reconnue comme moins invasive que les autres méthodes d’induction d’un retard de croissance (ligature des artères utérines). La mesure de perméabilité se fait entièrement sous anesthésie sans réveil.

Choix des espèces

Les expériences décrites dans ce projet seront effectuées sur des rats Sprague Dawley (SD), espèce utilisée dans nos travaux précédents. C’est une espèce de prédilection pour des expérimentations qui requièrent une optimisation des gestations. Les femelles de cette lignée ont en effet des portées importantes et régulières. Elles s’occupent très bien de leurs petits. Les données déjà acquises sur ce projet l'ont été avec ce modèle. Les animaux seront mis à mort lorsque les fetus auront atteint 19 jours de vie embryonnaire . Le but du projet est d'étudier la permeabilité des interfaces sang-cerveau au cours de la periode fetale tardive.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 22
Souffrances
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▲ 22
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Devenir
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 22

Pour étudier comment l'absence d'une protéine de surface, l'intégrine alpha v, modifie la contraction des artères, 22 souris âgées de 13 à 15 mois vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent trois injections dans le ventre sur trois jours consécutifs pour supprimer cette protéine dans les cellules musculaires de leurs vaisseaux, avec pour effets possibles une baisse d'activité et d'appétit, une perte de poids et un pelage hérissé. Quatre semaines plus tard, toutes sont tuées pour prélever leurs artères fémorales. À court terme, le porteur présente ce projet, mené avec un laboratoire européen, comme une "étape essentielle pour finaliser un article scientifique commun".

Objectifs

Les vaisseaux sanguins doivent rester souples pour permettre au sang de circuler correctement et pour s'adapter aux variations de la pression artérielle. Avec l'âge, ils deviennent progressivement plus rigides, ce qui augmente le risque de maladies cardiovasculaires. Dans nos travaux précédents, nous avons montré qu'un élément présent à la surface des cellules musculaires qui composent la paroi des vaisseaux sanguins, joue un rôle important dans le maintien de leur souplesse. Lorsque cet élément est absente, ces cellules deviennent plus rigides en raison de modifications de leur structure interne ce qui pourrait également modifier la capacité des vaisseaux sanguins à se contracter et à se relâcher normalement. Si cette hypothèse est confirmée, elle permettra de mieux comprendre les mécanismes responsables de la perte de souplesse des artères avec le vieillissement et trouver de nouvelles cible pour développer des médicaments. Pour le vérifier, nous étudierons en laboratoire des segments d'artère prélevés chez des souris âgées de 13 à 15 mois, soit normales, soit dépourvues de l'élement à la surface des cellules musculaires des vaisseaux (souris déficientes). Pour générer la déficiences, nous devrons injecter une molécule dans le ventre 3 jours consécutifs et attendre 4 semaines. Les souris seront euthanasiées pour prélever les artères et étudier leur capacité à se contracter et à se dilater

Bénéfices attendus

Il s’agit ici d’un profit humain : la rigidité artérielle augmente avec l'âge, touchant plus de 60 % des personnes de plus de 60 ans, et s'accompagne d'une altération du bon fonctionnement des vaisseaux sanguins. Ce projet permettra de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques pour limiter ces altérations. Ce projet est mené en collaboration avec un laboratoire européen. A court terme, ce projet constitue également une étape essentielle pour finaliser un article scientifique commun, qui contribuera à diffuser ces résultats au sein de la communauté scientifique et à faire progresser les connaissances sur les maladies cardiovasculaires.

Procédures

Pour déclencher la modification génétique nécessaire à l'étude, les souris recevront trois injections d'un médicament une fois par jour pendant trois jours consécutifs. Elles seront ensuite laissées au repos pendant 4 semaines afin que cette modification soit pleinement effective. À la fin de cette période, les animaux seront euthanasiés de manière conforme à la réglementation en vigueur. Les principales artères seront ensuite prélevées afin d'étudier, en laboratoire, sa capacité à se contracter et à se relâcher. Ces analyses permettront de mieux comprendre le rôle de la protéine d’intérêt dans le fonctionnement des vaisseaux sanguins et son implication dans le vieillissement des artères.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir un stress léger et temporaire lors de leur manipulation et de leur maintien pendant les injections. Les injections elles-mêmes peuvent provoquer une douleur passagère au point d'administration. Le médicament utilisé dans cette étude, peut entraîner des effets secondaires transitoires, tels qu'une diminution de l'activité, une baisse de l'appétit, une légère perte de poids ou un pelage hérissé. Enfin, la répétition des injections sur trois jours consécutifs peut augmenter légèrement le niveau de stress des animaux.

Devenir

A la fin de la procédure, tous les animaux sont mis à mort afin de prélever les artères fémorales et réaliser leur étude morphologique.

Remplacement

Nos travaux réalisés en laboratoire sur des cellules musculaires issues de la paroi des artères ont montré que l'absence d'une molécule de surface cellulaire modifie leur organisation interne. Ces changements pourraient influencer la capacité des vaisseaux sanguins à se contracter et à se relâcher, un mécanisme essentiel pour réguler la circulation du sang et la pression artérielle. Cependant, ces expériences réalisées sur des cellules isolées ne permettent pas d'étudier les interactions entre les différents types de cellules qui composent la paroi des artères. Or, le bon fonctionnement des vaisseaux sanguins dépend de la communication entre ces cellules. Il est donc nécessaire d'étudier des artères intactes prélevées chez des souris, afin d'évaluer leur capacité à se contracter et à se dilater dans des conditions proches de celles observées dans l'organisme. À ce jour, il n'existe pas de méthode alternative permettant de reproduire fidèlement le fonctionnement complet d'une artère en laboratoire.

Réduction

Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés dans cette étude, nous avons réalisé un calcul statistique permettant de déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaires pour obtenir des résultats fiables. Ce calcul est basé sur des données préliminaires obtenues par nos collaborateurs et sur le principal paramètre étudié dans le projet. De plus, chaque animal permettra d’obtenir plusieurs fragments d’artères qui pourront être étudiés séparément en laboratoire. Cela permettra de réaliser plusieurs tests sur un même animal, notamment en évaluant la réponse des vaisseaux à différentes molécules capables de stimuler ou de bloquer la protéine ciblée. Cette organisation permet d’obtenir un maximum d’informations scientifiques tout en respectant le principe de réduction du nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les souris seront surveillées régulièrement après les injections du médicament, en particulier pendant la semaine qui suit le traitement, afin de vérifier leur état de santé et leur bien-être. Le personnel est expérimenté. Des critères précis de surveillance seront définis pour chaque étape de l’étude. Ces critères permettront d’identifier rapidement tout signe d’inconfort ou de souffrance et de prendre les mesures appropriées si nécessaire, conformément aux règles de protection et de bien-être des animaux utilisés en recherche. La mise en place de points limites adaptés à chaque procédure et d'une grille de score ont été établis.

Choix des espèces

La souris est le modèle animal le plus adapté pour cette étude, car elle permet de reproduire de nombreux mécanismes impliqués dans le fonctionnement des vaisseaux sanguins chez l'être humain. De plus, il est possible de modifier précisément certains gènes chez la souris afin d'étudier le rôle d'une protéine spécifique. Dans ce projet, cette approche permettra de supprimer la protéine ciblée uniquement dans les cellules musculaires des vaisseaux sanguins et uniquement chez des animaux adultes, afin d'étudier son rôle sans perturber le développement normal des artères. Avec l'âge, les vaisseaux sanguins perdent progressivement leur capacité à se dilater et deviennent plus rigides. Cette évolution est liée à des modifications des cellules qui composent la paroi des artères et constitue un facteur important de risque cardiovasculaire. Nous utiliserons donc des souris âgées de 13 à 15 mois, un âge auquel ces changements sont déjà présents et comparables à ceux observés chez les personnes âgées. Ce modèle nous permettra d'étudier le rôle de notre protéine d'intérêt dans un contexte proche du vieillissement naturel et de mieux comprendre son implication dans la perte de souplesse des artères.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1800
Souffrances
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▲ 120
▲ 1680
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Devenir
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 1800

1 800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Selon les groupes, des souris, dont des lignées aux gènes inactivés, reçoivent des cellules tumorales sous anesthésie, des injections répétées tous les cinq à sept jours ou un virus de la grippe par le nez, et les tumeurs qui se développent dans les poumons peuvent entraîner des difficultés respiratoires et une mortalité accrue. Le bénéfice reste lointain, le porteur écrivant qu'à long terme ces découvertes "pourraient ouvrir de nouvelles pistes de recherche". Il affirme qu'aucune alternative n'existe et que le projet "n'envisage pas l'usage d'alternatives animales en remplacement partiel et/ou complet".

Objectifs

Certaines protéines cellulaires s’intègrent dans les membranes et régulent une multitude de fonctions cellulaires. Parmi celles-ci, certaines modifient les propriétés membranaires et inhibent la fusion entre les membranes cellulaires et les enveloppes virales. Bien que cette activité protège les cellules contre les infections virales, elle peut également entraîner des dysfonctionnements, car elle altère le comportement des membranes. En utilisant des animaux dans lequel les gènes codant pour ces protéines membranaires sont inactivés, sans induire de phénotype délétère chez l’animal, ce projet vise à déterminer si ces protéines peuvent influencer à la fois le développement du système immunitaire et le développement tumoral chez la souris.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle des protéines étudiées ici dans les défenses immunitaires, la croissance tumorale et les interactions entre les cellules cancéreuses et le système immunitaire. À court terme, il contribuera à identifier les mécanismes moléculaires par lesquels ces protéines influencent le développement des tumeurs et la capacité du système immunitaire à les reconnaître et à les éliminer. À plus long terme, ces découvertes pourraient ouvrir de nouvelles pistes de recherche pour identifier des marqueurs permettant de mieux caractériser les tumeurs, ou de nouvelles cibles thérapeutiques visant à modifier l’activité des protéines étudiées ici. Elles pourraient également contribuer au développement de stratégies thérapeutiques complémentaires, notamment en association avec les traitements d’immunothérapie, afin de renforcer les défenses immunitaires contre les cellules cancéreuses.

Procédures

1. Les animaux seront soumis à une injection sous anesthésie générale de cellules tumorales (1 fois, 1 minute, 660 animaux maximum). 2. Les animaux seront soumis à une premiere injection sur animal vigile (1 fois, 20 secondes) et à une deuxieme injection de cellules tumorales sous anesthésie générale (1 fois, 1 minute). A la suite, les animaux seront soumis à une injection supplmémentaire sur animal vigile tous les 5-7 jours (1 fois, 20 secondes, 480 animaux maximum). Les animais 3. Les animaux seront soumis à une inoculation intranasale sur animal vigile (1 fois, 20 secondes) et à une injection de cellules tumorales sous anesthésie générale (1 fois, 1 minute, 480 animaux maximum). 4. Les animaux seront soumis à une seule injection sur animal vigile (1 fois, 20 secondes, 120 animaux maximum).

Impact sur les animaux

La croissance des cellules tumorales dans les poumons peut provoquer difficultés respiratoires et mortalité accrue, tandis que l’infection par le virus de la grippe peut provoquer éventuellement une perte de poids et de la fièvre. L’acte d’injection peut provoquer une gêne potentielle au site d’injection, mais pas d’autres effets indésirables prévus.

Devenir

Mise à mort pour prélèvement d’organes afin d’analyser de manière exhaustive le développement du système immunitaire et de la tumeur chez l’animal

Remplacement

A ce jour, le seul modèle alternatif à l’utilisation d’animaux pour l’étude des beaucoup de protéines est représenté par des lignés cellulaires immortalisées dans un approche ex vivo. Si ce modèle a permis d’affiner un certain nombre de questions sur les fonctions des certains protéines membranaires dans la cellule (et de ce fait de restreindre le nombre d’animaux pour répondre à une série bien plus ciblée de questions biologiques), l’approche ex vivo ne permet pas de comprendre leur rôle dans la physiologie du système immunitaire, ainsi que dans la réponse de l’organisme au cancer. Pour répondre à ce type de question biologique le nombre d'acteurs cellulaires et moléculaires mis en jeu est trop important et leurs interactions trop complexes pour pouvoir êtres modélisés par des approches ex vivo. Aucune alternative existe donc à l’utilisation d’animaux pour atteindre les objectifs spécifiques de ce projet et de ce fait le projet n’envisage pas l’usage d’alternatives animales en remplacement partiel et/ou complet. Bien que leur position et nombre puisse varier dans le génome de différents organismes, les protéines membranaires d’intérêt pour ce projet se trouvent dans la même position dans le chromosome chez la souris comme chez l'homme, ce qui fait des souris KO, le modèle animal le plus approprié pour explorer les rôles physiologiques de ces protéines dans des systèmes complexes.

Réduction

Une étude bibliographique approfondi a permit d’identifier les doses optimales de produits et de cellules, ainsi que les points d’analyses plus pertinents pour répondre aux questions scientifiques de chaque partie du projet. Cela a permis de réduire le nombre d’animaux à utiliser au maximum. De plus, nous utiliserons des phases de tests afin d’individuer les différences les plus informatives en matière de croissance tumorale et/ou de réponse immunitaire. Seulement les différences plus informatives d’un point de vue biologique seront par la suite examinées en profondeur, ce qui aura le potentiel de réduireencore plus le nombre d’animaux.

Raffinement

Les animaux resteront en groupes sociaux afin de limiter le stress lié à l'isolement et des points limites prédictifs et précoces seront mis en place pour préserver le bien-être animal. Afin de réduire le stress et la douleur de l’animal, les gestes d’injection plus invasifs seront faits après anesthésie général. Après chaque intervention sur l’animal, son état général, son poids, sa température et son comportement seront surveillé le lendemain de l’intervention et puis de façon régulière

Choix des espèces

Malgré l'existence de différences entre les souris et les hommes, d'innombrables découvertes chez la souris sont transposables chez l'homme. De plus, la richesse des outils et des réactifs disponibles chez la souris permet une compréhension très approfondie des phénomènes mis en jeu du niveau moléculaire au niveau de l'organisme, un atout déterminant pour le projet. Des souris âgées de 8-12 semaines seront utilisées pour les expérimentations. A cet âge, les souris ont un système immunitaire mature.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
Souris : 216
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 216
Devenir
 -
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 -
 216

Chacune des 216 souris de ce projet reçoit sous anesthésie une pompe miniature sous la peau et une sonde de température dans l'abdomen, puis sept injections à travers la peau pour remplir la pompe en vingt-et-un jours, et passe deux semaines isolée en cage de mesure. La pompe diffuse un messager immunitaire qui entretient une inflammation chronique, avec une perte de poids de 10 à 15 %, une mobilité réduite et des "symptômes de maladie" selon le porteur, dans des procédures classées à un niveau de souffrance sévère. Toutes sont tuées à l'issue pour analyser leurs neurones et leurs tissus intestinaux, et celles qui perdent plus de 20 % de leur poids le sont plus tôt. Le porteur, qui classe pourtant la procédure en sévère, écrit plus loin qu'elle "ne provoque normalement aucun effet indésirable sur les animaux".

Objectifs

Ce projet vise à comprendre l'influence d'une inflammation chronique sur la dépense énergétique. À cette fin, une inflammation chronique systémique sera induite par infusion d’un messager immunitaire et les conséquences métaboliques et la dépense énergétique globale seront déterminés. Nous voulons, i) observer l'adaptation du métabolisme au challenge inflammatoire et ii) savoir quels organes entrent en jeu pour ces adaptations. Cette étude nous aidera à comprendre comment le métabolisme réagit aux signaux immunitaires et à identifier potentiellement les organes, les cellules et les cibles moléculaires utiles pour de futures interventions thérapeutiques visant à réduire l’impact d’une inflammation chronique. Dans cette étude, le métabolisme énergétique des souris sera analysé par un outil non-invasif et complètement automatisé de calorimétrie indirecte. Basée sur la mesure de la consommation d’ O2 et production de CO2, et couplée à la mesure de la prise alimentaire et de l’activité, cette méthode permet d’approximer au plus juste l’ensemble des paramètres qui régissent les entrées et sorties d’énergie chez l’animal. Cela en fait l’outil de choix pour évaluer les conséquences d’une inflammation sur les paramètres métaboliques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'approfondir les connaissances sur l'influence réciproque entre l’inflammation chronique et le métabolisme énergétique. Dans un contexte médical, ce projet ouvre des pistes pour la compréhension des symptômes associés à l’inflammation chronique de bas grade observée dans de nombreuses maladies inflammatoires. On sait peu de choses sur la manière dont une inflammation chronique modifie durablement les mécanismes métaboliques fondamentaux. Ce projet transdisciplinaire combine des expertises en immunologie, en métabolisme et en neurobiologie en immune recherche en immunologique avec l'aspect métabolique et des domaines neurologiques tels que les changements de comportement et les effets sur l'activité de réseaux neuronaux spécifiques.

Procédures

- Implantation sous cutanée d’une pompe miniature et implantation intra-péritonéale d’une sonde de température sous anesthésie et analgésie générale. Une fois, durée : 30 minutes. - 2 Prélèvements sanguin espacés de 2 semaines (durée : 10sec) - 1 prélèvement terminal d’organes sous anesthésie (durée : 5-10min) - Remplissage dans la pompe par injection transcutanée une fois tous les 3 jours, par animal, pendant 21 jours. Durée : 10 sec, 7 fois.

Impact sur les animaux

L’introduction d’une aiguille selon les bonnes pratiques vétérinaires pour les administrations et les prélèvements induisent une douleur et un inconfort de courte durée. L’inflammation chronique contrôlée va résulter en une perte de poids qui peut varier de 10 à 15%, inactivé et mobilité réduite, du stress thermique donc en général des symptômes de maladie. Cette lecture métabolique est non-invasive et nécessite un isolement des animaux pendant 2 semaines au total avant qu’ils soient regroupés. Nous n'attendons aucun effet indésirable sur les animaux, ceux-ci ont de la nourriture et de l'eau à disposition comme dans une cage d'hébergement classique, la seule contrainte étant l'isolement de l'animal obligatoire pour les prises de mesure.

Devenir

Les expériences nécessitent l'analyse des neurones dans le cerveau et des cellules dans les tissus intestinaux et d'autres organes. La seule façon d'évaluer cela est de mettre les animaux à mort à la fin de chaque expérience.

Remplacement

Il n'existe aucune alternative à l'expérimentation animale pour mener à bien ce projet. L'interaction entre le système immunitaire, le système nerveux central et le métabolisme énergétique sur une longue période ne peut être reproduite in vitro. Les nouveaux modèles organoïdes tridimensionnels ne peuvent pas imiter les différents signaux émis par notre système nerveux central, qui joue un rôle important dans le développement du système immunitaire, ni l'influence des différents messagers immunitaires sur le système nerveux central. Pour répondre aux questions de ce projet, il est donc toujours indispensable et nécessaire d'utiliser des modèles animaux.

Réduction

D'après la littérature et nos résultats antérieurs, les effectifs par groupe prévus permettent d'atteindre des tailles d'effet compatibles avec la question biologique. Le calcul de ce nombre tient compte d'un minimum de sang, de cellules et d'organes à prélever pour analyse et inclut pour chaque série d'expériences le nombre nécessaire de contrôles. Il prend également en compte la nécessité de reproduire les résultats, afin de pouvoir identifier et exclure les artefacts expérimentaux et donc les erreurs d'interprétation. De plus, les expériences ont été conçues afin d’utiliser un maximum d’organes de la même souris afin de réduire le nombre d’animaux utilisés. Nous avons utilisé une aide statistique pour déterminer le nombre minimum de souris à utiliser par groupe pour obtenir des résultats significatifs, en tenant compte de la variabilité inhérente à l'expérience. Ces tests ont été développés à partir d'outils référencés. Les données seront analysées grâce à des modèles ajustés sur plusieurs facteurs (sexe de l’animal, traitement). Plusieurs facteurs de variabilité indésirable seront à prendre en compte tels que l’effet portée, cage et répétition de l'expérience.

Raffinement

Le degré de sévérité de procédure expérimentale dans laquelle les animaux sont inclus est sévère. Le degré de souffrance modéré concerne l’inflammation chronique, dont la sévérité peut être précisément suivie par une perte de poids, le dégrée d’inactivité, une mobilité réduite et un changement de la température corporelle. De cette façon, l’expérimentateur peut estimer la douleur. L’état des souris sera monitoré visuellement trois fois par semaine par une pesée et un contrôle de l’aspect général. Une réhydratation sous-cutanée sera pratiquée en cas de besoin. Si la perte de poids excède 20%, si la souris présente des signes de détresse clinique grave (léthargie, posture voûtée permanente, pilo-érection marquée, absence de toilettage) l’expérience sera interrompue et les souris présentant un ou plusieurs de ces symptômes seront euthanasiées. Cette procédure ne provoque normalement aucun effet indésirable sur les animaux. Les animaux seront surveillés trois fois par semaine le temps de l'expérience.

Choix des espèces

Ce projet vise à explorer et comprendre les interactions complexes, dans le temps, entre le système immunitaire, le cerveau et le métabolisme. Il est donc impossible de modéliser de telles interactions in vitro ou in silico, d’autant plus que relativement peu de choses sont connues dans ces interactions. Le modèle de choix est la souris, qui se prête idéalement aux expériences sur le système immunitaire, le cerveau et le métabolisme, bien connus dans cette espèce. Nous utiliserons exclusivement des souris adultes (>8 semaines ; jusqu’à 12 mois), âge auquel le système nerveux et système immunitaire sont considérés comme matures chez la souris. De plus, les souris adultes sont physiquement tolérantes vis-à-vis du poids relatif des implants chroniques (~2g)

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles nerveux
Rats : 2010
Souffrances
▲ -
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▲ 2010
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Devenir
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 2010

Les rats de ce projet ont une maladie chronique du foie provoquée par chirurgie, et certains arrivent déjà opérés de chez un fournisseur spécialisé. 2 010 rats vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, nourris pour certains d'un régime enrichi en protéines ou en ammoniac, et reçoivent une substance impliquée dans les troubles neurologiques de la maladie. S'y ajoutent des prises de sang, des traitements expérimentaux par voie orale, sous-cutanée, intrapéritonéale ou intraveineuse, jusqu'à vingt minutes en enceinte thermostatique avant certaines injections, et des tests de mémoire, d'apprentissage et de motricité que le porteur ne nomme pas. Tous sont tués à l'issue, car les dosages prévus exigent un grand volume de sang prélevé en fin de vie et plusieurs tissus.

Objectifs

Les maladies chroniques du foie peuvent entraîner des troubles du fonctionnement du cerveau. Les personnes atteintes peuvent présenter des difficultés de concentration, de mémoire, de coordination des mouvements ou des changements de comportement. Dans les formes les plus sévères, l’état de conscience peut être altéré. L’objectif de ce projet est de développer et caractériser des modèles reproduisant certaines de ces complications chez le rat et d’utiliser ces modèles pour évaluer de futurs traitements. Pour cela, une maladie chronique du foie sera induite par une intervention chirurgicale. Cette intervention sera associée à une alimentation enrichie en protéines ou en ammoniac ainsi qu’à l’administration ponctuelle d’une substance impliquée dans l’apparition des troubles neurologiques observés chez les patients. Ces travaux permettront d’améliorer la compréhension des mécanismes responsables de la maladie et d’identifier de nouvelles approches thérapeutiques destinées à prévenir ou à réduire les troubles neurologiques associés aux maladies chroniques du foie. Les conditions expérimentales seront définies afin de reproduire des formes modérées de la maladie compatibles avec le bien-être des animaux.

Bénéfices attendus

Les maladies chroniques du foie peuvent provoquer des troubles du fonctionnement du cerveau. Les personnes atteintes peuvent présenter des difficultés de concentration, de mémoire, d’apprentissage ou de coordination des mouvements. Dans certains cas, ces troubles peuvent réduire l’autonomie des patients et avoir un impact important sur leur vie quotidienne et celle de leurs proches. Ce projet vise à développer des modèles permettant de mieux reproduire ces complications et de mieux comprendre les mécanismes responsables de leur apparition. Ces modèles seront également utilisés pour évaluer de nouveaux traitements destinés à prévenir, limiter ou corriger les troubles observés. À terme, ces travaux pourraient contribuer à améliorer la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques du foie, à réduire les conséquences neurologiques associées à ces maladies, à préserver leur autonomie et à améliorer leur qualité de vie.

Procédures

Les animaux subiront une intervention chirurgicale sous anesthésie générale accompagnée d'un traitement adapté contre la douleur. Cette intervention vise à provoquer une maladie chronique du foie similaire à celle observée chez certains patients. Selon la procédure concernée, les animaux pourront recevoir une injection sous-cutanée d'une substance impliquée dans l'apparition des troubles neurologiques observés chez les patients atteints de maladie du foie. Cette administration dure moins d'une minute. Un prélèvement sanguin pourra être réalisé au cours de l'étude ainsi qu'un prélèvement final. Ces actes sont effectués sous anesthésie gazeuse de courte durée, généralement comprise entre 2 et 5 minutes, et le prélèvement lui-même dure environ une minute. Les animaux pourront également recevoir un traitement expérimental administré par voie orale, sous-cutanée, intrapéritonéale ou intraveineuse. Chaque administration dure habituellement moins d'une minute. Certaines administrations intraveineuses pourront nécessiter un maintien temporaire dans une enceinte thermostatique pendant une durée maximale de 20 minutes afin de faciliter l'administration. Dans certaines études, un traitement unique pourra être administré selon un principe de dialyse péritonéale sous anesthésie gazeuse de courte durée. L'administration dure environ une à deux minutes et l'anesthésie quelques minutes. Enfin, les animaux participeront à des tests comportementaux non invasifs destinés à évaluer l'activité, la mémoire, l'apprentissage ou les capacités motrices. Ces évaluations reposent principalement sur l'observation des animaux et ne nécessitent pas d'acte invasif.

Impact sur les animaux

Les animaux subiront une intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie générale et bénéficieront d'un traitement adapté contre la douleur. Après l'opération, ils pourront présenter une gêne temporaire, une diminution transitoire de l'activité ou une baisse de l'alimentation. Au cours de l'étude, le développement de la maladie pourra entraîner une diminution modérée de la prise de poids, une baisse de l'activité spontanée ainsi que des modifications du comportement, de la mémoire, de l'apprentissage ou de la coordination des mouvements. Certains régimes alimentaires utilisés dans le projet pourront renforcer temporairement ces effets. Une substance impliquée dans les mécanismes de la maladie pourra également être administrée afin de reproduire certains épisodes observés chez les patients. Cette administration pourra entraîner, pendant une courte durée, une diminution de l'activité ou des capacités motrices. Les animaux feront l'objet d'une surveillance régulière tout au long du projet. Des critères d'arrêt prédéfinis permettront d'intervenir rapidement en cas d'aggravation inattendue afin de préserver leur bien-être.

Devenir

À l’issue des procédures, l’ensemble des animaux sera mis à mort afin de permettre la réalisation des prélèvements biologiques nécessaires à l’atteinte des objectifs scientifiques du projet. Les analyses prévues nécessitent le recueil d’un volume sanguin terminal important ainsi que la collecte de plusieurs tissus d’intérêt, notamment au niveau cervical. Ces prélèvements permettent la réalisation concomitante de nombreux dosages qui ne sont pas compatibles avec le maintien en vie des animaux. L’utilisation de prélèvements terminaux permet également de maximiser la quantité de données obtenues à partir d’un même animal et contribue ainsi à l’application du principe de réduction en limitant le nombre total d’animaux nécessaires au projet. En raison de la nature des prélèvements réalisés et de leur caractère invasif, aucun animal ne pourra être réutilisé à l’issue de l’étude.

Remplacement

Avant de réaliser les études chez l'animal, des tests in vitro et des approches de modélisation informatique sont utilisés pour sélectionner les candidats médicaments les plus prometteurs. Ces méthodes permettent notamment d'étudier l'action de composés sur des cellules, des tissus ou certaines bactéries présentes dans l'intestin, ainsi que de prédire certains de leurs effets dans l'organisme. Cependant, les troubles étudiés dans ce projet résultent d'interactions complexes entre plusieurs organes, notamment l'intestin, le foie, les reins et le cerveau. Aucune méthode alternative disponible aujourd'hui ne permet de reproduire simultanément l'ensemble de ces mécanismes dans un organisme vivant. Les méthodes sans animaux ne permettent pas non plus d'évaluer les effets de la maladie sur la mémoire, l'apprentissage, le comportement ou les capacités motrices, ni de mesurer l'efficacité globale d'un traitement dans l'organisme. Elles ne permettent pas davantage de suivre la façon dont un médicament est absorbé, transformé et agit sur différents organes. À ce jour, aucune méthode alternative validée ne permet donc d'atteindre les objectifs de ce projet sans recourir à l'animal.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés a été limité au strict minimum nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques du projet. Avant les études thérapeutiques, plusieurs phases de caractérisation permettront d'identifier les conditions expérimentales les plus adaptées et de vérifier la reproductibilité des modèles. Les connaissances acquises lors de ces premières étapes seront utilisées pour concevoir les études suivantes et éviter l'utilisation d'animaux supplémentaires. Les mêmes animaux seront suivis à plusieurs reprises au cours des études afin de recueillir différentes informations (état général, prélèvements biologiques et évaluations comportementales) sans avoir à utiliser de nouveaux animaux. Les groupes expérimentaux ont également été conçus de façon à permettre la comparaison de plusieurs traitements au sein d'une même étude lorsque cela est possible. Cette stratégie permet d'obtenir un maximum d'informations à partir de chaque animal tout en utilisant le plus petit nombre d'animaux compatible avec la qualité et la fiabilité des résultats scientifiques.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des conditions favorisant leur bien-être, avec un enrichissement du milieu comprenant notamment des abris, des matériaux permettant la construction de nids et des objets à ronger. Lorsque leur état le permet, ils seront maintenus en groupe. Certains animaux pourront être reçus déjà opérés auprès d'un fournisseur spécialisé. Dans tous les cas, une période d'acclimatation et une surveillance renforcée seront mises en place après leur arrivée ou après l'intervention chirurgicale. Les interventions chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale avec traitement contre la douleur. Les animaux bénéficieront d'une surveillance adaptée jusqu'à leur rétablissement complet et d'un complément alimentaire favorisant la reprise de l'alimentation. Avant le début des évaluations, les animaux seront progressivement habitués aux manipulations et aux différents tests afin de limiter le stress. Les conditions expérimentales seront définies de manière à reproduire des formes modérées de la maladie sans rechercher l'apparition de troubles sévères. Une surveillance régulière sera réalisée tout au long du projet afin de détecter rapidement toute dégradation de l'état des animaux. Des mesures adaptées seront mises en place si nécessaire et des critères d'arrêt prédéfinis permettront d'éviter toute souffrance excessive.

Choix des espèces

Aucun modèle alternatif ne permet aujourd'hui de reproduire l'ensemble des mécanismes impliqués dans les complications neurologiques associées aux maladies chroniques du foie. Le rat a été choisi car son organisme présente de nombreuses similitudes avec celui de l'Homme concernant le fonctionnement du foie, de l'intestin et du cerveau. Il permet également d'étudier la mémoire, l'apprentissage, l'activité et le comportement à l'aide de méthodes reconnues et largement utilisées en recherche pharmaceutique. Cette espèce est particulièrement adaptée au modèle utilisé dans ce projet, notamment pour la réalisation de l'intervention chirurgicale nécessaire à l'induction de la maladie. De plus, de nombreuses études scientifiques ont déjà été réalisées chez le rat, ce qui facilite la comparaison des résultats et contribue à limiter le nombre d'animaux nécessaires. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes. Ce stade de développement a été retenu car il correspond à celui le plus fréquemment utilisé pour l'étude de ces maladies et permet de réaliser les interventions et les évaluations prévues dans des conditions optimales.