Rongeurs

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  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 2448
Souffrances
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Une artère du cerveau est bouchée puis rouverte sous anesthésie générale pour provoquer un accident vasculaire cérébral chez des souris, génétiquement modifiées ou non, suivies ensuite de trois jours à trois mois. Pour étudier le rôle de trois gènes de cellules immunitaires des méninges, 2 448 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'échéance fixée pour prélever leurs tissus, ou plus tôt lorsque des signes cliniques "préoccupants" apparaissent. Le porteur décrit une gêne "transitoire" et des troubles moteurs d'un côté du corps "généralement résolutifs en quelques jours", tout en prévoyant qu'une partie des souris meure des suites de l'AVC. Il annonce un suivi comportemental répété, de quelques minutes par test, sans nommer aucun des tests.

Objectifs

Après un accident vasculaire cérébral (AVC), une inflammation se développe dans le cerveau et influence fortement la gravité des lésions ainsi que la qualité de la récupération. Certaines cellules immunitaires résidant à la surface du cerveau, appelées macrophages méningés, pourraient jouer un rôle clé dans ce processus, mais leur fonction précise reste mal comprise. Ce projet vise à étudier, chez la souris, le rôle de trois gènes exprimés par ces cellules, afin de déterminer s'ils influencent la sévérité et la récupération après un AVC, à différents moments après l'accident (de quelques jours à plusieurs mois), en vue d'identifier de nouvelles pistes thérapeutiques.

Bénéfices attendus

L'AVC est l'une des principales causes de décès et de handicap dans le monde. Les traitements actuels ciblant le système immunitaire n'ont, à ce jour, pas montré l'efficacité espérée chez l'homme, ce qui suggère qu'il faut repenser la stratégie en tenant compte du rôle spécifique de certaines cellules immunitaires résidant à la surface du cerveau, dont le rôle reste encore peu exploré. Ce projet permettra d'identifier, parmi trois facteurs candidats exprimés par ces cellules, ceux dont la modulation améliore (ou aggrave) le devenir après un AVC, à différents stades de la maladie. Il pourrait ouvrir la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques, complémentaires des traitements actuels de désobstruction des vaisseaux, pour améliorer la récupération à court terme (réduction des lésions) et/ou à long terme (récupération cognitive) des patients victimes d'AVC.

Procédures

Les animaux subissent une intervention chirurgicale sous anesthésie générale, consistant à interrompre brièvement puis rétablir la circulation sanguine dans une artère du cerveau, afin de reproduire un AVC ; cette intervention n'est réalisée qu'une seule fois par animal. Un antidouleur est administré de façon systématique. Un suivi comportemental non invasif (quelques minutes par test) est ensuite réalisé à plusieurs reprises, selon une durée totale de 3 jours à 3 mois selon les animaux. Un prélèvement de sang est réalisé une seule fois, en fin d'étude, sous anesthésie profonde, au moment de la mise à mort.

Impact sur les animaux

Après l'intervention chirurgicale, les animaux peuvent présenter une gêne transitoire, une perte de poids passagère et des troubles moteurs (difficulté à se déplacer normalement d'un côté du corps), généralement résolutifs en quelques jours. Ces signes sont surveillés quotidiennement et pris en charge par des antidouleurs. Une partie des animaux peut décéder des suites de l'AVC lui-même ; ce risque est anticipé et, dans la grande majorité des cas, il se traduit par une mise à mort précoce et sans souffrance dès l'apparition de signes cliniques préoccupants, plutôt que par un décès non surveillé.

Devenir

Chaque groupe d'animaux est suivi jusqu'à une échéance fixée à l'avance (3 jours, 14 jours ou 3 mois après l'AVC), à laquelle les tissus sont prélevés pour analyse. Les animaux sont donc mis à mort à ce terme, sans prolongation inutile de la procédure au-delà de ce qui est nécessaire pour répondre à la question scientifique.

Remplacement

Il n'existe pas de méthode alternative (culture cellulaire, modèle informatique) capable de reproduire la complexité des échanges entre le sang, le cerveau et le système immunitaire qui se produisent après un AVC. Seul un modèle animal permet d'étudier ces mécanismes et d'obtenir des informations exploitables pour la santé humaine.

Réduction

Le nombre d'animaux a été calculé statistiquement pour être le plus faible possible tout en permettant de détecter un effet réel. Aucun groupe chirurgical témoin supplémentaire n'a été ajouté : les animaux porteurs et non-porteurs de la modification génétique sont comparés directement, dans les mêmes conditions.

Raffinement

Les animaux sont surveillés de près, reçoivent des antidouleurs de façon systématique, et bénéficient d'un environnement enrichi (matériel de nidification, abri, alimentation adaptée). Après l'AVC, une attention particulière est portée à leur hydratation et à leur alimentation, avec un apport d'eau adapté et un accès facilité à une nourriture plus facile à consommer, le temps que l'animal retrouve un comportement normal. Des critères précoces permettent d'arrêter la procédure et de mettre fin à la souffrance d'un animal dès l'apparition de signes cliniques préoccupants, en concertation avec le vétérinaire de l'établissement.

Choix des espèces

La souris est utilisée car de nombreux mécanismes de l'AVC sont partagés avec l'homme, et car il existe des souris génétiquement modifiées permettant d'étudier spécifiquement le rôle de certains gènes dans les cellules d'intérêt. Les animaux utilisés sont de jeunes adultes (12 à 16 semaines), l'AVC étant une maladie touchant principalement l'adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 1440
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1 440 souris nouveau-nées ou juvéniles, âgées de un à vingt-et-un jours, vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées en fin d'étude ou plus tôt si elles atteignent un point limite. Pour évaluer des molécules destinées à des épilepsies rares de l'enfant, on leur injecte sous anesthésie gazeuse des candidats médicaments directement dans le cerveau, à travers le crâne encore souple chez les souriceaux de un à trois jours et après incision de la peau chez les plus âgées, avec pour effets possibles un retard de croissance et le rejet par la mère. Les mères et les souriceaux non traités, hors de ce décompte, sont utilisés pour former le personnel à des gestes techniques ou dans un autre projet autorisé. Le porteur qualifie l'incision chez les juvéniles de "nécessaire et justifiée", et l'élargissement à cet âge de "scientifiquement indispensable".

Objectifs

Les DEEs sont des maladies neurodéveloppementales rares, génétiques et syndromiques, caractérisées par une déficience intellectuelle, des troubles du langage, un développement moteur potentiellement altéré et des crises d'épilepsie d'apparition précoce, souvent accompagnées d'une régression du développement. Les traitements actuels (médicaments antiépileptiques) sont peu efficaces pour les formes rares, et les interventions chirurgicales sont lourdes et risquées chez les jeunes enfants. Il est nécessaire d’explorer de nouvelles approches thérapeutiques pour améliorer la qualité de vie et l’apprentissage des patients. L’objectif de ce projet est de définir un modèle permettant d’administrer nos candidats médicaments dans des zones spécifiques du cerveau de souris nouveau nées âgés de 1 à 3 jours par voie intracérébrale (phase développementale cérébrale similaire entre un souriceau de 3 jours et un nourrisson humain de 3 mois). [Afin de couvrir une fenêtre développementale plus large et représentative de l'évolution de ces pathologies durant la petite enfance, ce projet intègre également la réalisation d'injections chez des souris juvéniles âgées de 4 à 21 jours (stade de développement correspondant approximativement à la période allant de 6 mois à 3 ans chez l'enfant humain). Cette extension de la fourchette d'âge est scientifiquement indispensable car les cibles thérapeutiques étudiées peuvent s'exprimer de manière différentielle en fonction de l'âge et de la maturité neuronale.] En effet, les candidats médicaments ne passant pas la Barrière Hémato-Encéphalique, nous sommes obligés de les administrer par voie intra-cérébrale. Il est essentiel d’évaluer l’effet de nos candidats médicaments pendant les stades de développement du cerveau où les crises épileptiques se manifestent le plus dans le cadre des DEEs. Les traitements pharmacologiques peuvent avoir des effets différents sur un cerveau en développement (nouveau-né) par rapport à un cerveau plus mature (souris sevrée, jeune adulte ou adulte). Les composés étudiés dans ce modèle chez la souris nouveau-née, seront issus de sélection par des tests in silico et in vitro, puis in vivo chez la souris adulte afin d’évaluer leur tolérabilité et leur efficacité sur une cible d’intérêt. L’efficacité des meilleurs candidats ainsi sélectionnés sera évaluée dans le cadre du traitement des maladies épileptiques rares, et dans le but d’être administrés à de jeunes enfants (à partir de 3 mois).

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie de recherche en neurosciences. [En France, le nombre de personnes atteintes de maladies rares (moins d’une personne atteinte sur 2000) est estimé à 3.5 millions. Plus de 7000 maladies rares, dont 800 neurologiques, sont décrites, et de nouvelles sont identifiées chaque semaine. Les maladies rares sont généralement sévères, chroniques et handicapantes. L’atteinte pour certaines d’entre elles peut provoquer des signes cliniques pathologiques apparaissant dès la naissance ou durant l’enfance (entre 3 mois et 6 ans), telle que les encéphalopathies épileptiques et/ou développementales (DEEs).] Les traitements de la DEE reposent sur la prescription de médicaments antiépileptiques, qui ne sont pas toujours efficaces pour les formes rares d’épilepsie, et sur des interventions chirurgicales curatives (ablation de la zone épileptogène, radiochirurgie cérébrale ou thermocoagulation) qui peuvent être lourdes et risquées notamment chez les jeunes enfants. Les futurs candidats médicaments évalués dans ce projet sont connus pour ne pas passer la Barrière Hématoencéphalique (barrière naturelle qui sépare le cerveau du reste du corps). Ils seront donc administrés directement dans le système nerveux central (SNC) des patients afin de permettre un ciblage direct de celui-ci, augmentant ainsi l’efficacité des traitements, et diminuant les effets secondaires qui pourraient survenir après une administration orale ou intraveineuse, améliorant ainsi grandement la qualité de vie des patients. Les bénéfices attendus de ce projet sont de caractériser les potentiels candidats médicaments et de déterminer leur efficacité sur une cible donnée dans le cadre de maladies rares neurologiques infantiles. Chez la souris, afin de mimer au mieux la voie d’administration humaine, les composés seront administrés par voir intracérébrale.

Procédures

- Administration de composés étudiés sous anesthésie générale gazeuse et couverture analgésique (durée maximale de 15 minutes – 1 seule fois en début d’expérience) - Administration des médicaments vétérinaires analgésiques (contention d’une durée maximale de 30s) et administration des médicaments vétérinaires analgésiques (contention d’une durée maximale de 30s) avant l’euthanasie en fin d’étude.

Impact sur les animaux

Une potentielle source de stress ou douleur peut provenir lors : - Des administrations d’anesthésique. La contention de 30s et l’administration d’environ 10s peuvent également générer un léger stress. - De la phase d’anesthésie gazeuse (durée maximale de 20min) et du suivi post-anesthésie qui peuvent générer un stress modéré. - De l’administration de composés sous anesthésie générale, d’une durée maximale de 30s qui peut générer un stress modéré. - [De l’administration pré et post-opératoire d’un analgésique et administration pré-opératoire d’un anesthésique local selon l’âge au moment de l’injection. La contention de 30s et l’administration d’environ 10s peuvent générer un léger stress.] Une potentielle source de nuisance peut survenir lors : D’une non prise de poids des souriceaux jusqu’au sevrage pouvant être induite par l’administration du composé ainsi qu’un retard de croissance (nuisance modérée) Du rejet de la mère (nuisance modérée) Les composés administrés peuvent également induire des effets cliniques (par exemple atteinte des mouvements spontanés, retard du comportement de recherche de la tétée) et provoquer une nuisance pour l’animal (durée maximale de l’étude : [4 mois]).

Devenir

Tous les [animaux] inclus dans les procédures sont soit euthanasiés en cours d’étude si des points limites éthiques sont atteints, soit euthanasiés en fin d’étude afin de réaliser des prélèvements de tissus qui permettront d’effectuer des analyses biochimiques (effet des composés sur l’expression de la protéine d’intérêt par exemple). De plus, les mères ainsi que les souriceaux non-traités, non inclus dans les procédures de cette demande de projet seront soit utilisés pour de la formation à des gestes techniques, soit utilisés dans des études d’évaluation d’efficacité de composé faisant l’objet d’un autre projet autorisé.

Remplacement

La recherche de nouveaux médicaments dans le domaine des maladies neurologiques rares repose sur une première étape d’identification de molécules efficaces sur leur cible au moyen de tests in vitro (cultures de neurones primaires, cellules souches…) et in silico. Toutefois l’efficacité thérapeutique d’une molécule ne peut être démontrée qu’après administration chez l’animal. Il est donc nécessaire que les molécules les plus abouties dans leur développement soient administrées in vivo. Plus spécifiquement pour ce projet, seul l’animal sain possède de façon intégrée un répertoire comportemental et des caractéristiques neurophysiologiques permettant d’évaluer l’activité de candidats médicaments pour le traitement de maladies neurologiques rares.

Réduction

Un premier filtre in vivo est effectué via une autre autorisation de projet afin d’identifier les meilleurs candidats médicaments pharmacologiquement intéressants. En effet, des études préalables permettront d’évaluer la tolérabilité des composés sur des souris adultes ainsi que leur efficacité sur une cible d’intérêt, afin de pouvoir sélectionner les candidats médicament les plus puissants. A l’issue de ce premier filtre, les administrations chez la souris nouveau-née pourront être réalisées sur un nombre restreint d’animaux (6 souris maximum par groupe) et sur des animaux des deux sexes (la détermination sexuelle ne pouvant être sûre qu’à partir de 21 jours) dans le cadre de l’évaluation pharmacologique des composés. Une consultation du service de Biostatistique sera effectuée après la réalisation des premières études afin de réduire au maximum le nombre d’animaux par groupe mais en assurant l’obtention de résultats exploitable et reproductibles. Au cas par cas, en fonction du projet de recherche concerné et des questions posées, une consultation statistique sera programmée pour réajuster le nombre d’animaux nécessaire ainsi que pour travailler sur le design expérimental le plus adapté. Lors des prélèvements effectués à la fin des études après euthanasie des souris, un maximum de tissus seront collectés sur un même animal. Chaque tissu, cérébral ou périphérique, sera séparé en plusieurs échantillons permettant ainsi la multiplication des analyses biochimiques et/histologiques potentiellement réalisables. Ce processus nous permet de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisé par projet de recherche

Raffinement

Les souriceaux seront stabulés avec leur mère jusqu’au sevrage (21 jours) puis maintenus en groupes sociaux une fois retirés de leur mère, dans un environnement adapté limitant au maximum les facteurs de stress (bruits, manipulations fréquentes …) et en séparant les mâles des femelles pour les études de plus de 21 jours. Gestion de la douleur, par anesthésies et analgésies adaptées en fonction de l’âge, afin de couvrir les phases d’administration intracérébrale et de prélèvement terminal : - [Souriceaux de 1 à 3 jours] : Aucune incision ne sera nécessaire pour insérer l’aiguille d’injection dans les ventricules – l’os du crâne étant encore souple. - [Juvéniles de 4 à 21 jours : approche chirurgicale avec incision cutanée nécessaire et justifiée par l'évolution physiologique et anatomique inhérente au stade de développement le crâne se renforce, la peau mûrit, la couleur naturelle apparaît et le pelage commence à pousser. Les volumes administrés respecteront strictement les recommandations de la Structure de Bien Etre Animal en fonction de l'âge et du poids.] Après l'administration, les animaux font l'objet d'une surveillance attentive et régulière de leur état général et de leur bien-être tout au long de l'étude ([max 4 mois]). Leur rétablissement, leur comportement, leur croissance et leur développement sont évalués à l'aide d'observations adaptées et de critères standardisés. Ces suivis permettent de détecter rapidement tout signe d'inconfort, de détresse ou d'effet indésirable. Une attention particulière est portée à la bonne évolution des animaux, notamment par comparaison avec des animaux de référence. Si un animal présente des signes indiquant que son bien-être est compromis au-delà des limites prédéfinies, des mesures appropriées sont mises en œuvre conformément aux procédures établies afin d'éviter toute souffrance inutile. Afin de réduire le risque de rejet des souriceaux, plusieurs précautions sont prises : la mère est progressivement familiarisée avec les odeurs associées aux procédures, les perturbations de son environnement sont limitées au maximum après la naissance, les manipulations sont organisées de manière à maintenir un contact permanent avec une partie de la portée, et les souriceaux sont réimprégnés des odeurs du nid avant leur retour auprès de leur mère. L'environnement des animaux est enrichi à l'aide de matériaux de nidification et d'éléments favorisant l'exploration et l'expression de comportements naturels

Choix des espèces

La souris saine présente une forte homologie génétique, physiologique et comportementale avec l’homme et apporte ainsi une forte valeur translationnelle. 90% des gènes humains ont un équivalent chez la souris saine, permettant d’évaluer l’efficacité des composés sur les cibles génétiques sans avoir systématiquement recours à des souris génétiquement modifiées. Afin d’évaluer l’effet de nos composés dans le cadre des DEEs, il est important de développer des modèles vivo adaptés au stade de développement cérébral et physiologique des patients atteints. Ainsi, il s’avère nécessaire de réaliser les études sur des souris nouveau nées. [L'utilisation de souris juvéniles de 4 à 21 jours est, quant à elle, requise pour évaluer l’effet de nos composés à un stade plus avancé de la maturation cérébrale (expression des cibles thérapeutiques différentes en fonction de l’âge). Ce stade pré-sevrage est indispensable pour étudier l'impact des traitements pour évaluer une fenêtre thérapeutique plus tardive. L'utilisation de ces deux stades de développement est donc scientifiquement incontournable pour garantir la pertinence translationnelle des résultats vers la clinique pédiatrique humaine pour la pathologie ciblée.] Les procédures d’évaluations décrites dans ce projet s’appuient sur une littérature scientifique et une expertise interne robustes. Les administrations seront réalisées sur des souriceaux âgés de 1 à 3 jours [et des souris âgées de 4 à 21 jours.]

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1260
Souffrances
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Selon les groupes, les 1 260 souris de ce projet subissent une ou deux opérations du cerveau, quinze jours d'injections intrapéritonéales quotidiennes, une imagerie hebdomadaire sous anesthésie et jusqu'à huit prises de sang. Toutes sont tuées à l'issue pour prélever leur cerveau, dans des procédures que le porteur classe à un niveau de souffrance modéré. Des cellules de glioblastome leur sont implantées dans le cerveau pour vérifier si la dopamine libérée pendant un apprentissage modifie la croissance de la tumeur, qui peut entraîner perte d'appétit et de poids, désorientation et déséquilibre. Le porteur prévoit un apprentissage moteur trois fois par jour et un apprentissage de mémoire une fois par jour pendant quinze jours, sans nommer les tâches imposées aux souris.

Objectifs

Le glioblastome (GB) est la tumeur cérébrale la plus fréquente et la plus agressive chez l’adulte, représentant 45 pour cent des tumeurs primaires. Malgré le traitement, la récidive est presque inévitable, avec une survie médiane de 15 mois. Les cellules de GB sont fortement influencées par l’activité des neurones qui, grâce à la libération de plusieurs molécules, modulent la progression de la tumeur. Dans ce cadre, la dopamine est capable de stimuler ou inhiber la croissance tumorale in vitro selon le type de récepteur activé. In vivo, la dopamine est libérée dans un contexte de récompense mais surtout d’apprentissage moteur et cognitif. Notre étude émet l’hypothèse qu’une libération importante de dopamine, à la suite d’un apprentissage de tâche, influence la croissance et le développement du GB in vivo. Afin d’étudier cet aspect, les cellules de glioblastome seront implantées dans le creveau des souris, et la progression tumorale sera évaluée après apprentissage d’une tache motrice. En parallèle, les effets de l’apprentissage d’une tâche de mémoire sur la progression tumorale seront également évalués en implantant les cellules de GB dans le cerveau des souris. Enfin, l’effet de la stimulation directe des neurones dopaminergiques sur la progression des cellules de GB, injectées dans le cerveau, sera investigué.

Bénéfices attendus

L'absence de résultats cliniques significatifs pour le traitement des glioblastomes peut s'expliquer par la complexité et la grande plasticité de ces tumeurs et par le manque de transposabilité aux modèles actuels. La dopamine constitue une thérapie prometteuse, mais des études supplémentaires sont nécessaires afin de comprendre leur mécanisme d'action précis dans les tissus tumoraux. Cette étude, en mettant en évidence les principaux acteurs des effets anti-tumoraux de l’apprentissage et de la dopamine, permettra de concevoir des stratégies thérapeutiques non pharmacologiques potentiellement plus efficaces et possiblement en support des médicaments déjà existants sur le long term. Les résultats de ce projet seront accessibles sur le court terme pour les connaissances de base des mécanismes dopaminergique sur le développement de cancer du cerveau.

Procédures

Chirurgie du cerveau: 1 fois ou 2 fois selon la procedure, environ 14 minutes, animal anesthésié. -Traitements pharmacologiques : 1 injections par jour pendant 15 jours, souris vigile. Imagerie de la tumeur : 1 fois par semaine, environ 10 minutes, souris anesthésiée. - Prélèvements sanguins (8 fois au total, une fois par semaine) : 10 secondes sur animal anesthésié. Protocole d’apprentissage moteur pour évaluer l'état psychomoteur des animaux : 3 fois par jour pendant 15 jours, animal vigile. Protocole d’apprentissage cognitif pour évaluer la mémoire chez les animaux :1 fois par jour pendant 15 jours, animal vigile.

Impact sur les animaux

Le développement de tumeurs cérébrales peut générer des souffrances se manifestant par des pertes d’appétit et de poids, des signes neurologiques invalidants (désorientation, déséquilibre). Les animaux seront également soumis à des douleurs légères mais répétées liées aux injections intrapéritonéales lors de la stimulation pharmacogénétique. Les souris seront exposées à des douleurs post chirurgie à l’issue des 1 ou 2 chirurgies. Injection intracrânienne de cellules tumorales et/ou virus : 1 fois, environ 14 minutes, sur animal anesthésié, modéré, nuissance pedant 5 jours (voir pointes limites). -Traitements intrapéritonéal 1 injections par jour pendant 15 jours sur animal vigile, légère, nuissance pedant 15 minutes. Imagerie de la tumeur : 1 fois par semaine, environ 10 minutes sur animal anesthésié, légère, nuissances liées a l'anesthésie (hypothermie, depression cardio-respiratoire pedant 10 minutes). - Prélèvements sanguins (8 fois au total) : 10 secondes sur animal anesthésié, légère. Entrainement moteur et cognitive, 1 fois/jour pédant 15 jours sur animal vigile, légère.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des toutes les procédures afin de prélever les cerveaux pour analyses.

Remplacement

A ce jour, notre connaissance du comportement et de l'organisation des circuits neuronaux chez les mammifères, y compris l'homme, ainsi que leur plasticité, ne nous permet pas de concevoir et de réaliser des simulations fiables afin d’étudier les changements qui se produisent. Dans ce contexte, le recours à des expériences sur des animaux vivantes reste nécessaire. Le but du projet est d'étudier un phénomène comportemental qui ne peut pas être reproduit par des études in-vitro (dans des cultures cellulaires) car il s’agit de processus d’apprentissage.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés dans chacun des groupes expérimentaux sera de 15 animaux, c'est à dire le nombre minimum d'échantillons permettant l'application des tests statistiques classiques dans le domaine, et également décrits dans la littérature scientifique sur le sujet. Ce nombre permet de atteindre la réalisation d’une conclusion statistique solide à partir de cette population et est justifié compte tenu de la grande variabilité des protocoles comportementaux. La réalisation de l'ensemble de ce projet nécessite l'utilisation au maximum de souris sur une période de 5 ans. Toutefois, si l’expérience démontre que les échantillons peuvent être réduits, ils le seront en conséquence.

Raffinement

Nous attendrons au moins 1 semaine (7 jours) afin de permettre aux animaux de s'adapter au cycle jour/nuit de notre animalerie expérimentale. Pour le R de raffiner, tous les protocoles sont optimisés pour soulager le stress et la douleur des animaux tout au long de cette étude. La mise en place des points limites repose sur une évaluation de l'état général, comportemental et poids des animaux qui ont été définis et bien décrits dans les procédures. Une grille d’évaluation sera utilisée et la décision de soins conservatives ou de mise à mort des animaux sera pris par l’expérimentateur en accord avec le vétérinaire en suivant des critères bien décrit dans la grille. Pour les protocoles comportementaux, les souris seront habituées pendant 1 heure a la piece de comportement avant le début des tests.

Choix des espèces

A ce jour, l'étendue des connaissances concernant l'organisation des circuits neuronaux conservés chez les mammifères y compris l’homme et surtout leur plasticité ne permet pas la conception et la mise en place de simulations numériques fiables qui pourraient permettre d'étudier les changements qui se mettent en place. De plus, l’usage des invertébrés possédant un système nerveux complètement différent serait inapproprié. Dans ce contexte il demeure nécessaire d'avoir recours à l'expérimentation animale chez la souris. L'implantation de tumeurs chez la souris est donc essentielle pour rendre compte de la structure tridimensionnelle, de la composition chimique et de l'interaction tumorale avec les différents types des circuits neuronaux et aussi les effets de l’apprentissage moteur et cognitif. Le choix de la souche de souris est basé sur des étudies précédents que utilisent ce modelé en cancérologie et neurosciences. Les protocoles que nous avons établis débuteront à l'âge adulte des souris afin d’éviter les problèmes de développement et la variabilité associée. Cela nous permettra également de comparer avec d'autres études dans le domaine et d’avoir une croissance tumorale optimale. En effet, les expériences peuvent s’étaler sur plusieurs semaines, donc l’implantation dans des animaux adultes permet de s’affranchir de l’affaiblissement d’individus plus âgés. Les chirurgies seront réalisées à l’âge de 8 semaines, et après une période de convalescence décrite, les protocoles d’apprentissage décrits seront réalisés. Du fait de la nécessité de réaliser ces expériences sur des animaux adultes, les souris utilisées seront âgées de 10 à 16 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 414
Souffrances
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Devenir
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Une sonde de température est d'abord implantée sous anesthésie chez 414 souris, puis on leur provoque un sepsis par ligature et perforation de l'appendice, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère. Suivent jusqu'à trois échocardiographies, une mesure de la perméabilité des vaisseaux, une mesure de la force musculaire et jusqu'à quatre tests d'agrippement sur souris éveillée, alors que le sepsis peut entraîner perte de poids, comportement anormal et mort. Le protocole joue sur la température ambiante, 22 °C correspondant selon le porteur à la température d'hébergement standard des souris, et 30 °C à leur température "idéale d'hébergement". À la fin, toutes sont tuées pour prélever leurs organes.

Objectifs

Le sepsis est une réaction excessive et incontrôlée du système immunitaire face à une infection. Au lieu de simplement combattre les microbes, l’organisme déclenche une inflammation généralisée qui peut endommager plusieurs organes, comme le cœur, les muscles ou les vaisseaux sanguins. Cette maladie reste très grave : elle est responsable d’un grand nombre de décès en réanimation, surtout lorsqu’elle évolue vers un choc septique. Même lorsque les patients survivent, beaucoup gardent des séquelles durables. En particulier, les muscles peuvent s’affaiblir rapidement pendant l’hospitalisation, entraînant une perte de force et parfois un handicap physique persistant. Les chercheurs cherchent encore à comprendre pourquoi certains patients développent des formes plus sévères que d’autres. La température corporelle pourrait jouer un rôle important. Certaines personnes font de la fièvre, tandis que d’autres deviennent au contraire en hypothermie, et cette hypothermie est souvent associé à un moins bon pronostic. La température pourrait influencer la manière dont le corps réagit à l’infection, mais aussi les conséquences sur les muscles et le cœur. Or, des études récentes chez la souris montrent que la température de l’environnement modifie fortement la réponse de souris au sepsis. Ainsi, dans un environnement plus frais à 22°C (correspondant à la température d'hébergement standard des souris), les souris ont tendance à devenir hypothermes en réponse au sepsis, alors qu’à une température plus chaude à 30°C (correspondant à la température idéale d'hébergement des souris), elles développent davantage de la fièvre. Notre projet vise à mieux comprendre comment la température ambiante influence l’évolution du sepsis et quelles sont les conséquences à court et à long terme sur le coeur et les muscles. L’objectif final est d’identifier de nouvelles pistes pour améliorer la prise en charge des patients atteints de sepsis et limiter les complications à long terme.

Bénéfices attendus

L’objectif final de ce projet est d’identifier de nouvelles pistes pour améliorer la prise en charge des patients atteints de sepsis et limiter les complications cardiaques et musculaires à court ou long terme.

Procédures

Les procédures invasives sur animal anesthésié sont au nombre de 7 : 1. Implantation d’une sonde de température (1 fois, durée : 5 min) 2. Modèle de sepsis (1 fois, durée : 10 min) 3. Échocardiographie (3 fois max, durée : 10 min) 4. Mesure de la perméabilité vasculaire (1 fois, durée : 2 min) 5. Mesure de la force musculaire (1 fois, durée : 30min) 6. Prélèvement de sang rétro-orbitaire (1 fois max, durée : 2 min) 7. Prélèvement de sang au terme de l'étude (1 fois, durée : 2 min). La seule procédure non invasive sur animal vigile est le test d'agrippement (4 fois max, durée : 5 min).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont principalement du stress lié à la contention et aux manipulations sur animal vigile. Les effets indésirables sont ceux liés au modèle chrirugical de sepsis qui peut être associé à une perte de poids, une altération de leur apparence physique, un comportement anormal, un changement de température corporelle et une mortalité.

Devenir

A la fin de la procédure, tous les animaux seront mis à mort. Leurs organes seront prélevés afin de réaliser des analyses sanguines, histologiques et/ou moléculaires nécessaires pour atteindre les objectifs de notre étude.

Remplacement

Afin de tester l’impact direct de la température extérieure sur le devenir des cellules souche isolées de muscles périphériques, des expériences de culture cellulaire seront menées indépendamment en incubant les cellules en présence de sérum de sujets septiques (humains ou souris) pour mimer les variations températures retrouvées in vivo lors du choc septique. Néanmoins, pour répondre à notre question biologique, le remplacement total par de la culture cellulaire n’est pas possible. En effet, les modèles in vitro ne rendent pas compte de l’immense complexité du fonctionnement d’un muscle entier. L'utilisation d'un modèle animal mimant le sepsis reste essentielle pour étudier les différences d'atteinte musculaires observés après un choc sepsis en lien avec la température extérieure. Dans cette étude, nous avons choisi un modèle de sepsis par ligation et perforation de l'appendice afin de nous rapprocher au plus près d’une des causes principales de sepsis chez l’Homme, à savoir l'infection abominale. Par ailleurs, la souris est un modèle de choix en recherche médicale car son organisme fonctionne de manière proche de celui de l’être humain, notamment pour les muscles.

Réduction

Nous allons réduire le nombre d'animaux par l'utilisation des méthodes non invasives (échocardiographie, sonde de température et d’activité en sous-cutanée, test d’agrippement) permettant de répéter les analyses sur le même animal au cours de la maladie, mais aussi grâce à l'utilisation de tests statistiques appropriés.

Raffinement

Les animaux importés pour les besoins expérimentaux sont laissés en acclimatation une semaine avant toute manipulation. Pour les modèles chirurgicaux, les souris seront anesthésiées et des injections d’antidouleurs seront faites en pré- et post-opératoire afin de limiter la douleur. Les animaux seront examinés de façon biquotidienne pendant les 7 premièrs jours après la chirurgie afin de vérifier leur état général de santé. Tout au long de l’étude, nous suivrons la grille d’évaluation proposée tenant compte des changements du poids, de perturbation de l'apparence physique et du comportement et de température corporelle. Tout animal auquel aura été attribué un score élevé à cette évaluation recevra des analgésiques. Tout animal auquel aura été attribué un score trop élevé sera immédiatement mis à mort. La qualité de l'élevage est améliorée en enrichissant les cages expérimentales avec des bâtons à ronger, des éléments permettant la nidification (papiers), une balançoire et une plateforme ainsi qu’un accès continu à la nourriture et à l’eau de boisson.

Choix des espèces

La souris est largement utilisée en recherche médicale car son organisme fonctionne de manière proche de celui de l’être humain, notamment pour les muscles. Le modèle expérimental utilisé dans cette étude reproduit plusieurs complications observées chez les patients atteints de sepsis, comme les troubles cardiaques précoces et la faiblesse musculaire qui peut apparaître plus tard. Un autre avantage important est la possibilité d’utiliser des souris génétiquement modifiées. Certaines de ces souris produisent des protéines fluorescentes dans des cellules particulières du muscle comme les souches souches du muscle qui jouent un rôle essentiel dans la réparation musculaire. Grâce à cette fluorescence, les chercheurs peuvent facilement suivre ces cellules, les observer dans les tissus et analyser leur fonctionnement. Enfin, l’équipe de recherche dispose des techniques nécessaires pour étudier de manière détaillée le fonctionnement du cœur, des muscles et des cellules musculaires, aussi bien chez l’animal vivant qu’en laboratoire sur des tissus ou des cellules isolées.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 240
Souffrances
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▲ -
▲ 240
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Devenir
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 240

Rendues asthmatiques par exposition à des allergènes, 240 souris âgées de six semaines vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent sous sédation des instillations dans le nez, dont le nombre et le rythme ne sont pas précisés, avec un risque de fausse route et d'étouffement, et certaines subissent des injections dans l'abdomen. Le projet teste une stratégie repérée sur des cellules bronchiques de patients, comparée à un anti-inflammatoire. En fin de protocole, une trachéotomie sous anesthésie sert à mesurer leur respiration pendant une dizaine de minutes, et elles sont tuées sans réveil pour prélever leurs organes.

Objectifs

La mise en place du remodelage du muscle lisse bronchique dans l’asthme sont méconnus. Pourtant, l’augmentation de la taille du muscle lisse bronchique chez les patients asthmatiques est associé à la sévérité de la maladie. Nos travaux, réalisés in vitro à partir de cellules bronchiques de patients asthmatiques, nous ont permis d’identifier le rôle clé du métabolisme énergétique dans l’hyperprolifération de ces cellules et également de développer une stratégie thérapeutique potentielle. Toutefois, nos travaux chez l’homme ne permettent pas d’analyser complètement les mécanismes de la maladie. Afin d’étudier l’effet de notre stratégie thérapeutique dans le remodelage du muscle lisse bronchique dans l’asthme, nous souhaitons utiliser un modèle murin d’asthme. Ce modèle est particulièrement pertinent, car il permet le développement de l’asthme à partir de l’exposition aux allergènes et il nous permet de venir tester l’efficacité de notre stratégie thérapeutique en comparaison à un traitement anti-inflammatoire, molécule classiquement administrée dans l’asthme. L’objectif de ce nouveau projet est d’étudier l’effet synergique potentiel de cette stratégie thérapeutique en comparaison avec un anti-inflammatoire, traitement classique dans l’asthme, afin à terme de proposer une meilleure prise en charge pour les patients asthmatiques.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif d’étudier in vivo les mécanismes du blocage de la cible d’intérêt thérapeutique potentiel favorisant la mise en place du remodelage du muscle lisse bronchique (MLB) et une meilleure compréhension des mécanismes cellulaires des effets thérapeutiques et leur efficacité in vivo sur le remodelage du MLB. Le bénéfice attendu de l'étude et de la validation de la stratégie thérapeutique en comparaison avec un anti-inflammatoire, traitement classique dans l’asthme et à terme de proposer une meilleure prise en charge pour les patients asthmatiques et le traitement de leur pathologie.

Procédures

Les animaux seront soumis à des instillations nasales sous sédation (durée de moins de 2 minutes) et certains animaux à des injections intrapéritonéales (quelques secondes). Pour les mesures terminales de mesure des paramètres respiratoires, ces expérimentations seront faites par la méthode de trachéotomie sur les animaux anesthésiés. Il n’y a pas de réveil après les mesures des paramètres respiratoires qui durent environ dix minutes.

Impact sur les animaux

L’administration de molécule liquide en instillation nasale chez les souris pourraient conduire à une fausse route/étouffement. Le refroidissement des animaux pendant les manipulations d’instillation nasale et injection intrapéritonéale peut être un effet indésirable. L'injectionintrapéritonéale peut engendrer une faible inflammation au site d'injection

Devenir

Chaque animal sera utilisé pour analyser la fonction respiratoire, l’inflammation et le remodelage du muscle lisse bronchique. La procédure est sans réveil en fin de projet et les organes d’intérêt seront prélevés ex vivo pour des analyses.

Remplacement

L’asthme est une maladie complexe mettant en jeu différents types cellulaires qui ne peuvent pas être étudiés in vitro. Le modèle murin d’asthme permettra d’élucider les mécanismes complexes conduisant au remodelage du MLB et l’efficacité des nouveaux traitements thérapeutiques ciblant le remodelage du MLB.

Réduction

Nous avons calculé le nombre de souris minimal par groupe pour obtenir des résultats interprétables. Les expérimentations seront planifiées afin d’obtenir un maximum de résultats expérimentaux sur le plus faible nombre d’animaux. Chaque protocole nécessite la comparaison des paramètres de fonction respiratoire entre différents groupes de souris exposées à différents traitements. Notre but est de réduire au maximum le nombre d’animaux par expérience tout en pouvant interpréter les résultats. De plus, se souciant de réduire le nombre des animaux en expérimentation, après la mise à mort, nous réaliserons de multiples études ex vivo sur différents organes.

Raffinement

Des contrôles quotidien permettent de repérer tout animal en souffrance, d’en avertir le responsable du projet et de prendre les mesures appropriées selon l'arbre décisionnel mis en place par l'équipe en charge du projet. Afin d’éviter toute souffrance, les animaux seront anesthésiés et analgésiés en fonction de l’évaluation de l’état des animaux par rapport aux points limites. L'anesthésie et l'analgésie sont adaptées à la procédure et prennent en compte l'ensemble des critères d'alerte et d'arrêt des souffrances éventuelles.

Choix des espèces

La souris est l’espèce la plus classiquement utilisée pour l’étude de l’asthme. Il n’existe pour l’instant pas de système in vitro permettant de faire coexister les différents types cellulaires dans leur entièreté. Grâce à un modèle de souris asthmatique et l’utilisation de molécules thérapeutiques, nous pouvons envisager une meilleure compréhension des phénomènes qui permettent le remodelage du MLB. Le modèle souris apparaît donc comme un modèle indispensable pour évaluer les mécanismes du remodelage du MLB dans l’asthme et pour tester l’efficacité des nouvelles cibles thérapeutiques. Les animaux utilisés sont des souris âgées de 6 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 438
Souffrances
▲ -
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▲ 438
Devenir
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 438

Opérés pour provoquer un accident vasculaire cérébral ischémique ou soumis à une chirurgie simulée selon leur groupe, puis injectés pour certains d'un hydrogel dans la zone lésée du cerveau, 438 rats âgés de 10 à 12 mois seront tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Une partie reçoit en plus un implant d'enregistrement de l'activité cérébrale, d'autres courent sur tapis roulant pendant deux semaines, et le porteur prévoit des déficits moteurs, une perte de poids et des difficultés à boire et à manger. Le projet teste si cet hydrogel chargé d'un traitement, associé à l'exercice, améliore la récupération motrice et cognitive. Le porteur qualifie les évaluations comportementales de "peu contraignantes" sans les nommer, et ne précise pas comment l'accident vasculaire est provoqué.

Objectifs

L’objectif principal est d’évaluer, après un accident vasculaire cérébral ischémique expérimental chez le rat, l’efficacité d’un hydrogel biodégradable permettant de délivrer localement et progressivement un traitement dans la région cérébrale lésée. Le projet étudiera les effets de cette approche sur la protection du cerveau et la récupération des fonctions motrices et cognitives. Il déterminera également si son association avec un programme précoce d’exercice physique améliore davantage la récupération que chaque intervention utilisée séparément.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes de récupération du cerveau après un accident vasculaire cérébral. Il évaluera l’intérêt d’un hydrogel biodégradable comme moyen d’administrer localement et progressivement un traitement dans la région lésée. Les résultats permettront également de déterminer si l’association de ce traitement avec un programme d’exercice physique améliore la récupération motrice et cognitive. À terme, ces connaissances pourraient contribuer au développement de nouvelles stratégies combinant traitement local et rééducation physique après un accident vasculaire cérébral.

Procédures

Selon leur groupe, les animaux seront soumis à une chirurgie simulée ou à une intervention reproduisant un accident vasculaire cérébral ischémique transitoire. Certains recevront ensuite une injection locale d’un hydrogel, contenant ou non un traitement. Une partie des animaux recevra également, avant l’induction de l’accident vasculaire cérébral, un dispositif permettant d’enregistrer l’activité cérébrale. Après récupération, certains animaux réaliseront un programme adapté d’exercice sur tapis roulant pendant deux semaines. Des évaluations motrices et cognitives seront réalisées à plusieurs reprises. Tous les animaux seront mis à mort sous anesthésie générale profonde à la fin du protocole afin de permettre l’analyse des tissus.

Impact sur les animaux

L’intervention reproduisant l’accident vasculaire cérébral peut entraîner une diminution de l’activité, des déficits moteurs, une fatigue, une perte de poids et des difficultés temporaires d’accès à l’eau ou à la nourriture. Les interventions chirurgicales peuvent provoquer une douleur postopératoire transitoire, une gêne locale, une inflammation ou, plus rarement, une infection ou une complication liée à un implant. L’exercice peut entraîner une fatigue transitoire ou de légères irritations des pattes. Les évaluations comportementales sont peu contraignantes. La douleur, l’état général, le poids, l’alimentation, l’hydratation et les sites opératoires seront surveillés régulièrement. Une analgésie et des soins adaptés seront administrés et des points limites précoces seront appliqués.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de réaliser les analyses histologiques, moléculaires et biochimiques nécessaires, ainsi que de vérifier la localisation des injections et, pour les animaux concernés, le positionnement des implants et l’expression des vecteurs. La réutilisation ou le maintien en vie ne sont pas compatibles avec le caractère invasif des procédures et la nécessité des prélèvements terminaux.

Remplacement

Il n’existe pas actuellement de méthode alternative permettant de reproduire simultanément les conséquences cérébrales et fonctionnelles d’un accident vasculaire cérébral, la réponse à un traitement délivré localement, ainsi que les effets de l’exercice sur la récupération. Les études réalisées sur des cellules ou des tissus isolés ne permettent pas d’évaluer les interactions entre la circulation sanguine, le cerveau et les fonctions motrices et cognitives. Le recours au rat est donc nécessaire pour répondre aux objectifs du projet.

Réduction

Le nombre d’animaux a été déterminé par une analyse de puissance statistique réalisée avant l’étude. Celle-ci conduit à un effectif de 10 animaux exploitables par sexe et par groupe. Le suivi longitudinal et la réalisation de plusieurs évaluations chez un même animal permettent de limiter les effectifs. Des marges maximales sont prévues uniquement pour compenser d’éventuelles pertes techniques ou expérimentales. Elles ne seront mobilisées qu’en cas de besoin. Ainsi, les 438 rats demandés constituent un maximum réglementaire et non un nombre qui sera systématiquement utilisé.

Raffinement

Les animaux seront habitués progressivement aux manipulations, aux tests et au tapis roulant. Toutes les interventions chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale avec une analgésie préventive et postopératoire adaptée. La méthode MDA pourra être utilisée après habituation pour certaines administrations postopératoires de buprénorphine afin de limiter les contentions et les injections répétées. L’état général, le poids, l’alimentation, l’hydratation, la douleur et les sites opératoires seront surveillés régulièrement. De la nourriture humidifiée et de l’eau facilement accessibles seront proposées si nécessaire. Des points limites précoces entraîneront l’arrêt de la procédure et la mise à mort de l’animal lorsque son état l’exige.

Choix des espèces

Le rat (*Rattus norvegicus*) a été retenu car sa taille facilite les interventions neurochirurgicales, les injections intracérébrales, l'implantation de dispositifs chroniques (lentilles d'imagerie ou électrodes), les prélèvements sanguins répétés ainsi que les évaluations comportementales. Cette espèce est largement utilisée et validée dans les modèles d'accident vasculaire cérébral, ce qui permet de comparer les résultats obtenus à une littérature abondante. Les procédures expérimentales prévues dans ce projet ne peuvent pas être remplacées par des méthodes alternatives, car elles nécessitent d'étudier simultanément les effets du traitement, de l'exercice physique et leurs interactions sur le fonctionnement du cerveau, les capacités motrices et les fonctions cognitives au sein d'un organisme vivant. Des rats adultes âgés de 10 à 12 mois seront utilisés. Ce stade de développement correspond à un âge où les capacités de récupération cérébrale commencent à diminuer, ce qui permet de se rapprocher davantage de la population humaine concernée par les accidents vasculaires cérébraux et d'améliorer la pertinence des résultats obtenus. Des rats âgés de 10- 12 mois (500-700g) seront utilisés dans ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 758
Rats : 758
Souffrances
▲ -
▲ 416
▲ 1100
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1516

1 516 rongeurs, 758 souris et 758 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des injections répétées dans l'abdomen d'un produit, le méthotrexate d'après le titre, abîment leur paroi intestinale pendant 14 à 16 jours, avec perte de poids, baisse d'appétit et troubles digestifs, auxquels s'ajoutent jusqu'à deux traitements par jour, un jeûne de 6 à 16 heures et un gavage de marqueur. Le but est de mettre au point une méthode d'induction de lésions intestinales pour tester des traitements contre l'aggravation des maladies chroniques du foie. Le porteur écrit qu'"aucune douleur significative" n'est attendue, et subordonne pourtant le recours à une analgésie morphinique à sa "compatibilité avec les objectifs scientifiques".

Objectifs

Notre laboratoire cherche à mieux comprendre le rôle de l’intestin dans l’aggravation de certaines maladies chroniques du foie. Chez les personnes atteintes de cirrhose, une altération de la paroi intestinale peut favoriser le passage de bactéries ou de substances normalement contenues dans l’intestin vers l’organisme. Ce phénomène peut contribuer à déclencher ou à amplifier une inflammation importante et favoriser l’apparition d’une défaillance de plusieurs organes suite une atteinte chronique du foie. L’objectif de ce projet est de développer un modèle expérimental permettant de reproduire de façon contrôlée ces altérations précoces de la barrière intestinale et d’en étudier les conséquences. Ce modèle permettra de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans le passage de bactéries et de substances inflammatoires depuis l’intestin vers le reste de l’organisme. Il servira également à évaluer de nouveaux traitements destinés à protéger ou restaurer la fonction normale de la barrière intestinale, à limiter le passage de substances indésirables dans l’organisme et, à plus long terme, à prévenir l’aggravation des maladies chroniques du foie.

Bénéfices attendus

Les maladies chroniques du foie peuvent s’aggraver lorsque la paroi intestinale est endommagée. Dans cette situation, des bactéries ou des substances normalement présentes dans l’intestin peuvent plus facilement passer dans l’organisme et contribuer à entretenir une inflammation importante. Ce phénomène est suspecté de jouer un rôle dans l’aggravation de certaines maladies du foie et dans l’apparition de complications sévères. Ce projet vise à développer un modèle expérimental permettant d’étudier ces altérations de la paroi intestinale et leur réparation. Il permettra de mieux comprendre comment l’intestin participe à l’évolution des maladies du foie et d’identifier les mécanismes impliqués dans le rétablissement d’une fonction intestinale normale. Ce modèle sera également utilisé pour évaluer de nouveaux traitements destinés à protéger ou restaurer la paroi intestinale après une lésion. Les résultats obtenus seront comparés à ceux d’un second modèle expérimental étudiant d’autres aspects du fonctionnement de la barrière intestinale. Cette approche permettra de mieux comprendre le mode d’action des traitements étudiés et d’identifier les candidats les plus prometteurs. À plus long terme, les connaissances acquises pourraient contribuer au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à limiter l’aggravation des maladies chroniques du foie et à réduire le risque de complications sévères associées à ces pathologies.

Procédures

Les animaux recevront plusieurs administrations en intrapéritonéal d’un produit permettant d’induire une altération modérée et transitoire de la fonction de protection de l’intestin afin de reproduire certaines situations observées chez l’Homme. La durée maximale des procédures sera de 16 jours chez le rat et de 14 jours chez la souris. Selon les procédures, les animaux pourront recevoir un ou plusieurs traitements expérimentaux ou leurs véhicules par voie orale, sous-cutanée, intrapéritonéale ou intraveineuse. Ces administrations pourront être réalisées jusqu’à deux fois par jour pendant plusieurs jours afin d’évaluer l’efficacité de nouvelles approches thérapeutiques. Lors des injections intraveineuses, les animaux pourront être placés dans une enceinte chauffée pendant une durée maximale de 20 minutes afin de faciliter l’injection. Afin d’évaluer cette fonction de protection intestinale, les animaux seront soumis à une courte période de jeûne (16 heures chez le rat et 6 heures chez la souris), puis recevront par gavage une substance marqueur permettant de suivre son passage à travers la paroi intestinale. Chez le rat, plusieurs prélèvements sanguins seront réalisés au cours de l’étude. Ces prélèvements seront effectués sous anesthésie gazeuse de courte durée (2 à 5 minutes). Chez la souris, l’évaluation reposera sur un prélèvement sanguin final réalisé sous anesthésie gazeuse, suivi d’une mise à mort sans réveil.

Impact sur les animaux

Les effets attendus dans ce modèle concernent principalement le système digestif. Après l’administration du produit, les animaux peuvent présenter une diminution temporaire de leur activité, une baisse de leur consommation de nourriture et d’eau ainsi qu’une perte de poids modérée. Des troubles digestifs légers à modérés, pouvant se traduire par un inconfort abdominal ou des modifications des selles, peuvent également être observés. Ces effets sont généralement transitoires et font l’objet d’une surveillance attentive tout au long de l’étude afin de garantir le respect du bien-être animal. Pour certaines évaluations, les animaux seront soumis à une courte période de jeûne (16 heures chez le rat et 6 heures chez la souris) pouvant entraîner un inconfort léger et temporaire. Cette évaluation nécessite également l’administration d’un marqueur par voie orale suivie d’un prélèvement sanguin sous anesthésie.

Devenir

À l’issue des procédures, les animaux seront mis à mort afin de permettre la réalisation des examens nécessaires à l’atteinte des objectifs du projet. Les analyses des échantillons de sang ainsi que différents organes, en particulier l’intestin, permettront d’évaluer les effets du traitement et de mieux comprendre les mécanismes étudiés. Ces analyses nécessitent le prélèvement de quantités de sang et de tissus qui ne sont pas compatibles avec le maintien en vie des animaux. La collecte de plusieurs échantillons chez un même animal permet d’obtenir un maximum d’informations à partir de chaque individu et contribue ainsi à réduire le nombre total d’animaux nécessaires à la réalisation du projet. En raison de la nature des prélèvements réalisés et des analyses prévues, les animaux ne pourront pas être réutilisés dans d’autres études après la fin de la procédure.

Remplacement

Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes impliqués dans l’altération de la barrière intestinale et à évaluer de nouveaux traitements destinés à préserver ou restaurer son intégrité. Avant leur évaluation chez l’animal, les composés candidats sont sélectionnés à l’aide de méthodes alternatives telles que des cultures cellulaires et des modèles simplifiés de tissus intestinaux. Ces approches permettent de limiter le recours aux animaux conformément au principe de remplacement de la règle des 3R. Cependant, ces méthodes ne permettent pas de reproduire l’ensemble des phénomènes biologiques impliqués dans le fonctionnement normal de l’intestin ni les conséquences d’une altération de la barrière intestinale dans un organisme vivant. Elles ne permettent notamment pas d’étudier les interactions entre les cellules intestinales, le système immunitaire, les micro-organismes naturellement présents dans l’intestin et les différents tissus de l’organisme. Elles ne permettent pas non plus d’évaluer de manière fiable l’absorption, la distribution et l’élimination des traitements étudiés, ni leurs effets sur la restauration de la fonction barrière dans un organisme complet. Le recours à un modèle animal reste donc nécessaire pour étudier les mécanismes impliqués dans l’altération de la perméabilité intestinale et pour déterminer si de nouveaux traitements sont capables de prévenir ces altérations ou d’en favoriser la réparation. À ce jour, aucune méthode alternative validée ne permet de répondre à l’ensemble des objectifs scientifiques du projet avec un niveau de fiabilité comparable à celui obtenu dans un organisme vivant complet.

Réduction

Les effectifs animaux ont été déterminés de manière à utiliser le plus petit nombre d’animaux compatible avec l’obtention de résultats scientifiquement fiables. Ce nombre s’appuie sur les connaissances acquises dans la littérature scientifique ainsi que sur l’expérience de l’établissement dans l’étude des altérations de la barrière intestinale. Les études de caractérisation du modèle seront réalisées par étapes afin d’identifier les conditions expérimentales les plus pertinentes avant la mise en œuvre des études thérapeutiques. Cette approche permet de limiter la répétition inutile d’expériences et de réduire le nombre total d’animaux utilisés. Plusieurs analyses biologiques et histologiques seront réalisées à partir de chaque animal afin d’obtenir un maximum d’informations à partir des mêmes prélèvements. Les données obtenues au cours du projet seront utilisées pour orienter les phases suivantes de l’étude et ajuster les effectifs lorsque cela sera possible sans compromettre la qualité des résultats. L’ensemble de ces mesures a été conçu pour réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en garantissant la robustesse scientifique du projet, conformément au principe de réduction de la règle des 3R.

Raffinement

Tout au long de l’étude, les animaux feront l’objet d’une surveillance régulière de leur état général. Une attention particulière sera portée à leur poids, à leur consommation de nourriture et d’eau ainsi qu’à leur comportement. Afin de limiter les conséquences de l’atteinte intestinale induite au cours de l’étude, des aliments enrichis et faciles d’accès seront mis à disposition lorsque cela sera nécessaire. L’état d’hydratation sera également surveillé et des gels hydratants pourront être fournis aux animaux en cas de besoin. Le projet prévoit également l’évaluation de mesures destinées à réduire davantage l’inconfort des animaux. L'opportunité d'un recours à une analgésie, de type morphinique, sera évaluée tout au long du projet. Bien qu'aucune douleur significative ne soit attendue, cette mesure pourra être mise en œuvre si des signes cliniques suggèrent un inconfort supérieur à celui anticipé et sous réserve de sa compatibilité avec les objectifs scientifiques. Des critères de surveillance prédéfinis permettront d’identifier rapidement tout signe de dégradation de l’état de santé ou du bien-être des animaux. Si nécessaire, des mesures adaptées seront immédiatement mises en place afin de limiter leur inconfort. Dans les situations où le niveau de souffrance dépasserait les limites préalablement définies, l’animal serait retiré de l’étude et euthanasié afin de prévenir toute souffrance inutile. L’ensemble de ces dispositions a pour objectif de réduire au maximum la douleur, le stress et l’inconfort des animaux tout en garantissant la qualité scientifique des résultats obtenus, conformément au principe de raffinement de la règle des 3R.

Choix des espèces

Les rats et les souris ont été sélectionnés car leur système digestif présente de nombreuses similitudes anatomiques, physiologiques et fonctionnelles avec celui de l’Homme. Ces similitudes permettent d’étudier de façon pertinente les altérations de la barrière intestinale et d’évaluer l’efficacité potentielle de nouveaux traitements dans des conditions proches de celles observées chez l’être humain. À l’inverse, les invertébrés ne possèdent pas une organisation du tube digestif ni une fonction de barrière intestinale comparables à celles des mammifères, ce qui ne permet pas de répondre aux objectifs du projet ni de prédire de manière fiable le devenir des candidats médicaments. Les rats et les souris sont largement utilisés dans ce domaine de recherche et bénéficient d’une importante base de connaissances scientifiques permettant une interprétation robuste des résultats. Le choix du rat ou de la souris dépendra des caractéristiques des composés étudiés ainsi que des connaissances acquises lors des étapes précédentes du projet. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes. À ce stade de développement, le système digestif est mature et la fonction de barrière intestinale est pleinement établie, permettant l’étude fiable des mécanismes impliqués dans son altération et sa réparation. Les rats seront âgés de 6 à 7 semaines à leur arrivée dans l’établissement et les souris de 6 à 8 semaines. L’utilisation de jeunes adultes permet également de limiter la variabilité biologique et d’améliorer la reproductibilité des résultats obtenus.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 4200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 4200
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4200

Jusqu'à trois prises de sang, un gavage quotidien d'un "composé X" pendant un mois et, pour 360 d'entre elles, seize heures de jeûne suivies d'un gavage de calcium et de huit heures d'isolement pour recueillir l'urine attendent des souris dont certaines lignées portent un gène inactivé dans l'intestin. Au total, 4 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour analyser leurs tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et le porteur annonce des diarrhées et des effets sur la croissance chez les lignées modifiées. Étudiées de deux semaines à six mois, elles servent à comprendre le rôle de certains gènes dans le métabolisme du calcium et à tester ce composé, qui n'est jamais nommé. La modification ajoute une lignée et 600 souris, sur la base de "la lecture de publication", sans autre justification de l'effectif.

Objectifs

Notre étude longitudinale vise à caractériser l’incidence de certains facteurs majeurs impliqués dans le métabolisme calcique, en se concentrant spécifiquement sur leurs effets au niveau de l’intestin, des reins et du sang, afin d’évaluer leur impact sur ce métabolisme et sur l’homéostasie phosphocalcique durant différents stades de développement. MODIFICATION : ajout d’une lignée d’étude, suite à la lecture de publication montrant que les gènes de la famille RXR joue un rôle important au niveau de l’intestin pour la régulation du calcium.

Bénéfices attendus

Ces études permettront de mieux comprendre l’impact des gênes étudiés dans le métabolisme du calcium et l’efficacité du composé X sur ces troubles.

Procédures

Afin de réaliser les études des biomarqueurs circulants, du sang sera prélevé sur les animaux à chaque point de la cinétique, un animal pourra être sujet à 3 prélèvements sanguins maximum au courant de sa vie, ces prélèvements seront espacés d’au moins 28 jours. Le prélèvement sanguin prend 30 secondes de manipulation (contention+prélèvement, puis injection de sérum physiologique en sous-cutanée) par souris. 360 souris au total dans la 1ere procédure expérimentale, seront gavées une fois, avec une solution de calcium diluée dans de l'eau de boisson, et, dans la seconde procédure expérimentale, une administration quotidienne par gavage (30 secondes par administration) pendant 1 mois. Tous les 2 jours, un suivi du poids corporel (30 secondes par souris) est réalisé. Ces gestes seront réalisés par des manipulateurs expérimentés et compétents, si malgré tout un animal présente des complications expérimentales (extrêmement rare) des signes de souffrance, il sera sorti du groupe et mis à mort.

Impact sur les animaux

Pour les souris ayant une inactivation dans l’intestin, un impact sur les courbes de croissance et l’homéostasie phosphocalcique est anticipée. Les animaux ayant une inactivation au niveau de l’intestin, un dysfonctionnement digestif pouvant entrainer des diarrhées. Concernant les gestes subis par les animaux : Les animaux subiront trois prélèvements sanguins, chacun suivi d’une légère compression pour stopper le saignement. Ce geste est effectué par un personnel compétent et formé mais dans de rares cas peuvent conduire à une infection de la zone d'administration. Un groupe de 360 souris subiront une mise à jeun de 16h sans restriction hydrique suivie d’un gavage d’une solution riche en calcium, suivi d’un isolement de 8h afin de récolter les urines. Dans une autre procédure expérimentale, les souris recevront un gavage du composé X pendant un mois. Cela peut entraîner une légère gêne, mais des expériences similaires menées auparavant n’ont pas montré de souffrance particulière chez les animaux, grâce à la compétence des expérimentateurs.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure pour analyses des tissus (histologiques, analyses des transcrits, expression protéiques...).

Remplacement

Les gènes étudiés étant exprimés dans de nombreux tissus, les systèmes cellulaires ne sont pas appropriés pour modéliser la complexité du développement ou des fonctions intestinales et ses conséquences sur les autres tissus. Notamment l’homéostasie calcique qui implique de nombreux organes aux fonctions différentes (par exemple intestin pour l’absorption, reins pour l’excrétion, les os pour la résorption).

Réduction

Les différents protocoles expérimentaux ont été consciencieusement réfléchis et le nombre d’animaux utilisés sera réduit au strict minimum, tout en s’assurant que les cohortes utilisées permettent de conclure de manière significative. Ces expériences seront réalisées sur des souris mâles et femelles. Les analyses statistiques seront effectuées pour chaque lignée. Afin de déterminer le potentiel thérapeutique de notre molécule, des analyses histologiques, de l'expression de gènes et de protéines, ainsi que de cytométrie devront être réalisées sur les animaux. Les souris ayant 2 reins, nous pourrons diminuer le nombre de souris par lot. Les deux reins d'un animal ne seront jamais analysés deux fois par la même technique. Des analyses statistiques utilisant les différents lots de souris seront réalisées pour déterminer avec précision les effets thérapeutiques. Ce projet utilisera au maximum 3600 souris au total sur 5 ans. MODIFICATION : ajout d’une lignée d’étude, suite à la lecture de publication montrant que les gènes de la famille RXR joue un rôle important au niveau de l’intestin pour la régulation du calcium. Augmentation de l’effectif de 3600 à 4200, soit ajout de 600 souris.

Raffinement

Les souris seront gardées par groupes sociaux dans des cages agrémentées avec un enrichissement (nid...) en animalerie. Les animaux seront suivis, tout au long de leur vie, par observations de leur comportement général, par mesure de leurs poids. Nous effectuerons 3 prélèvements sanguins au cours de la vie de l’animal, le saignement sera stoppé par pression de la zone de prélèvement qui seront par la suite surveillées et désinfectées jusqu’à cicatrisation complète. De plus, afin de compenser la baisse de volémie, nous réaliserons une injection sous cutanée de sérum physiologique réchauffé. Le gavage sera réalisé par du personnel formé et expert en expérimentation animale, le risque de fausse route au moment du gavage sera également pris en compte en évitant de mettre l'animal sur le dos et en lui délivrant lentement le liquide contenu dans la seringue à l’aide d’une sonde adaptée à la taille de l’animal. Si, malgré tout, les signes d’une souffrance ou d’une douleur sont manifestés (posture inhabituelle, poil hérissé, dos vouté, retrait et absence d’interaction avec les congénères, état défensif), ), l'inconfort sera évalué en fonction du niveau de douleur observé par une grille de scoring et sera géré si besoin en prenant les mesures appropriées (analgésie), si malgré les mesures d’analgésie l’animal sera retiré de l'étude et sera mis à mort immédiatement. Par ailleurs, dans le laboratoire, les manipulateurs prévus pour ce projet possèdent une expérience importante dans la réalisation de ces procédures qui n’entraine généralement pas de souffrance pour les animaux.

Choix des espèces

L'utilisation du modèle murin dans ce protocole est justifiée car les souris ont leur génome bien caractérisé et sont des modèles biologiques utiles qui partagent de nombreuses similitudes physiologiques et génétiques avec les humains. L’étude complète utilisera les stades 2 à 6 semaines correspondant à des enfants, 8 à 12 semaines correspondant à de jeunes adultes, 20 semaines à 6 mois correspondant à des adultes. Ces stades étudiés correspondent aux stades physiopathologiques connus chez le patient.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1112
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1112
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Devenir
 -
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 -
 1112

Pour 1 112 souris utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, le protocole prévoit selon les groupes jusqu'à deux injections par jour pendant neuf jours, l'implantation sous anesthésie d'une puce à capteur de température, ou une série de cinq à sept tests de comportement. Ces tests portent sur l'interaction sociale, la mémoire, l'anxiété, la locomotion et le seuil de douleur, ce dernier sur une plaque chauffante dont le porteur reconnaît qu'elle "peut entraîner une douleur persistante au-delà de l'arrêt du test". Le THC injecté provoque une hypothermie qui peut durer au-delà de six à huit heures, dans une étude sur le rôle d'une molécule du cerveau, la pregnénolone, face à ses effets. Toutes les souris sont tuées à l'issue pour prélever sang et cerveau, et les bénéfices se résument à de "nouvelles pistes de recherche" qui "pourront être explorées ultérieurement".

Objectifs

Dans le cerveau, il existe une machinerie, appelée « système endocannabinoïde », qui joue un rôle majeur dans le bon fonctionnement du cerveau, liés notamment aux émotions, à la mémoire et à certains comportements. Le cannabis contient une substance active, appelée THC, qui agit sur ce système. En cas de consommation répétée, le THC peut dérégler ce système et ces modifications peuvent provoquer une dépendance, malgré les conséquences négatives. Ce projet cherche à comprendre le rôle d’une molécule produite par le cerveau, appelée pregnénolone (PREG). Il a été montré que lorsque le THC arrive dans le cerveau, il augmente la production de cette molécule. Celle-ci agit alors comme un mécanisme naturel de défense en limitant certains effets nocifs du THC. Plus précisément, cette étude cherche à comprendre comment fonctionne ce mécanisme chez la souris, dans des conditions mimant la dépendance au cannabis, et à vérifier si la PREG intervient également dans le fonctionnement normal du système endocannabinoïde, en dehors de la consommation de cannabis. Cette étude permettra de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau et les mécanismes impliqués dans les effets de la dépendance au cannabis. À plus long terme, elle pourrait contribuer à identifier de nouvelles pistes pour le développement de traitements contre l’addiction au cannabis.

Bénéfices attendus

Le THC, en agissant sur le système endocannabinoïde, peut dérégler le fonctionnement de certains comportements liés notamment aux émotions et à la mémoire. Notre organisme a mis en place un système de défense naturel avec la production d’une molécule protectrice, la pregnénolone. Cette production locale lui permet d'exercer une action rapide afin de maintenir des conditions optimales pour le fonctionnement cérébral. Ce projet vise à comprendre les mécanismes d’action du THC et de la pregnénolone dans le cerveau. L’identification de ces mécanismes vise à proposer de nouvelles pistes de recherche. Celles-ci pourront être explorées ultérieurement dans des contextes pathologiques ou thérapeutiques.

Procédures

Les types d’intervention seront les suivants : •584 souris seront anesthésiées sous isoflurane (4% pendant 3 min) avec la mise en place d’une puce RFID (1.25 x 7mm) (en sous-cutanée). •188 souris vigiles seront soumises à des injections répétées (30 s par injection ; deux injections par jour espacées de 8h) pendant 9 jours. •396 souris vigiles seront soumises à des injections répétées (30 s par injection ; une injection par jour) pendant 6 jours. 144 souris vigiles seront soumises à une injection (30 s par injection). •384 souris vigiles seront soumises à deux injections espacées de 10 min (30 s par injection). •116 souris vigiles seront soumises à des tests comportementaux pendant 4 jours consécutifs. Ces tests ont pour objectif d’étudier les performances d’interaction sociale, les capacités de mémoire, ou des comportements liés à l’anxiété. Sept tests seront effectués chez le même animal avec trois expositions maximum par jour, espacées d’une à deux heures (exposition entre 15 min et 1h pour chaque test). Chaque test ne sera réalisé qu’une seule fois. •252 souris vigiles seront soumises à 5 tests comportementaux réalisés sur une même journée (exposition entre 30 sec et 15 min pour chaque test, soit 40 min par jour). Chaque test sera réalisé deux fois avec un intervalle de 6 jours. Ces tests ont pour objectif d’analyser la locomotion, les mouvements volontaires, les capacités de mémoire ou le seuil de nociception. •384 souris vigiles seront soumises à 5 tests comportementaux réalisés sur une même journée (exposition entre 30 sec et 15 min pour chaque test, soit 40 min au total). Chaque test ne sera réalisé qu’une seule fois. Ces tests ont pour objectif d’analyser la locomotion, les mouvements volontaires, les capacités de mémoire ou le seuil de nociception.

Impact sur les animaux

Les tests expérimentaux et l’administration de substances, ainsi que la contention nécessaire à leur réalisation peuvent entrainer de légères douleur et un incomfort modéré de courte durée. La mise en cage individuelle (avec la présence d’enrichissement dans la cage et sans isolement visuel, sonore et olfactif), de courte durée, peut entraîner un stress modéré. L’exposition sur une plaque chauffante peut entraîner une douleur persistante au-delà de l’arrêt du test (qui a lieu dès l’apparition de signes de douleur ou avec un délai de 30 sec maximum). L’hypothermie, induite par le THC, peut être durable (au-delà du délai de 6 à 8 h, correspondant au retour vers des valeurs normales). L’implantation sous-cutanée d’une puce munie d’un capteur de température, réalisée sous anethésie générale, peut engendrer un petit saignement et une légère réaction inflammatoire au niveau du site de l’implantation, et une hypothermie de courte durée.

Devenir

A l’issue des procédures, les animaux seront mis à mort afin de récupérer des échantillons (sang, structures cérébrales et/ou biopsie de queue) nécessaires pour des analyses ultérieures.

Remplacement

Dans le cadre de la stratégie de remplacement, des approches substitutives à l’expérimentation animale ont été réalisées en amont de ce projet. Ces approches ont permis d’identifier comment notre molécule d’intérêt se liait à sa cible, et ces connaissances ont permi de créér le modèle d’étude. Ce modèle a été validé par des approches in vitro (modèles cellulaires) avant d’être étudier chez l’animal. Bien que nous menons ces études in vitro, qui permettent certes d’appréhender certains processus moléculaires; ce projet a pour objectif l’étude de systèmes intégrés (mettant en jeu des comportements), qui ne peuvent être réalisés que chez l’animal vivant.

Réduction

Nous avons utilisé une formule de calcul qui permet d’ajuster le nombre d’animaux par groupe en fonction de la variabilité des paramètres mesurés. Nous utiliserons des souris mâles et femelles afin de déterminer d’éventuelles différences liées au sexe. Le cas contraire, les données des mâles et femelles seront regroupées. Les effets analysés seront les effets du traitement, du génotype et du sexe. Le nombre d’animaux sera optimisé en combinant les stratégies suivantes. Tout d’abord, nous effectuerons plusieurs tests chez les mêmes animaux, lorsque cela est possible sans biaiser les résultats de l'experience. De plus, des études pilotes seront réalisées (chez un nombre réduit d’animaux) afin de déterminer les conditions expérimentales optimums. Selon les résultats, les groupes seront complétés avec la condition la plus appropriée. Aussi, des efforts de réduction seront réalisés pour la production des animaux transgéniques, en adéquation avec les besoins expérimentaux.

Raffinement

Pour réduire la souffrance pouvant être imposée par le protocole, les règles suivantes seront appliquées pour améliorer le bien-être des animaux : (1) Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques au projet seront appliqués et des critères d’arrêt seront mis en place si nécessaire. (2) La mise en cage individuelle temporaire sera réalisée dans des conditions pour maintenir des contacts olfactifs, sonores et visuels entre les animaux. (3) La manipulation des animaux se fera à l’aide des tunnels en carton présents dans les cages, afin de réduire le stress pouvant être lié à cette manipulation. (4) L’administration (locale ou générale) d’analgésiques est prévue pour minimiser les douleurs éventuelles liées à certaines procédures. (5) De nouvelles règles pourront être mises en place au cours du projet sur la base de données scientifiques ou réglementaires, et/ou de préconisations faites par le responsable du bien-être animal et du vétérinaire.

Choix des espèces

La souris est un modèle animal communément utilisé pour réaliser des modifications génétiques, de par la similitude du génome de la souris et celui de l’être humain. La souris permet d'étudier des mécanismes conservés du système endocannabinoïde et dispose de modèles génétiques et comportementaux adaptés. De plus, les effets comportementaux étudiés dans ce projet ont été clairement décrits et validés chez la souris. Enfin, le modèle murin utilisé dans le projet a été validé. Tous les animaux utilisés seront de jeunes-adultes car les systèmes étudiés ne subissent pas à cet âge de modifications majeures, comme celles survenant au cours du développement ou au cours du vieillissement, ce qui limite la variabilité des mécanismes étudiés dans ce projet et renforce la pertinence des résultats obtenus.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 3240
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3240
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3240

Les rats qui ne se mettent pas à boire de l'alcool en excès après environ huit semaines d'accès à une bouteille d'alcool à 20 % sont tués, de même que ceux qui n'apprennent pas à appuyer sur un levier pour en obtenir. 3 240 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour comprendre pourquoi certaines personnes perdent le contrôle de leur consommation d'alcool. Les rats retenus sont opérés du cerveau pendant 90 à 120 minutes pour recevoir un vecteur viral et une lentille d'imagerie, logés seuls, puis s'administrent de l'alcool cinq jours par semaine pendant trois à quatre mois, et les tests de compulsion ajoutent de la quinine à l'alcool ou des chocs électriques aux pattes, jusqu'à 0,35 mA, sur neuf séances au plus. Sur 30 rats par groupe au départ, le porteur prévoit que 5 à 6 au plus développeront le comportement compulsif étudié, et qu'il faudra parfois refaire l'expérience sur une seconde cohorte.

Objectifs

L’alcoolodépendance est une maladie chronique caractérisée par une perte progressive du contrôle de la consommation d’alcool. Certaines personnes continuent à rechercher ou à consommer de l’alcool malgré des conséquences négatives importantes. Les traitements actuellement disponibles ne sont pas efficaces chez tous les patients, et les raisons de cette efficacité variable restent encore mal comprises. Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes cérébraux impliqués dans les comportements liés à l’alcool, en particulier la motivation à obtenir de l’alcool, la persistance de la recherche d’alcool malgré une conséquence négative, et la reprise de ce comportement après une période d’arrêt. Pour cela, nous utiliserons un modèle chez le rat permettant de suivre plusieurs dimensions du comportement : la consommation volontaire d’alcool, l’apprentissage d’une réponse pour obtenir de l’alcool, la motivation, la perte de contrôle, l’extinction du comportement et sa reprise. Les animaux seront aussi étudiés avant et après administration de traitements pharmacologiques afin d’identifier pourquoi certains individus répondent à un traitement alors que d’autres y répondent peu ou pas. Le projet utilisera deux approches complémentaires. La première permettra d’enregistrer l’activité de neurones chez l’animal éveillé pendant les tests comportementaux. La seconde permettra de modifier temporairement l’activité de certains groupes de neurones pendant ces mêmes tests, afin de déterminer s’ils participent directement aux comportements observés. Ces approches permettront de mieux relier l’activité cérébrale aux comportements liés à l’alcool et à la réponse aux traitements.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de mieux comprendre pourquoi les individus ne sont pas tous égaux face au risque de perte de contrôle de la consommation d’alcool. Certains sujets développent des comportements persistants malgré des conséquences négatives, alors que d’autres restent plus sensibles à ces conséquences et diminuent leur recherche d’alcool. Les résultats attendus permettront d’identifier des mécanismes cérébraux associés à ces différences individuelles. Ils permettront également d’étudier comment l’activité de certains groupes de neurones change pendant la consommation, la motivation, la persistance du comportement et la reprise de la recherche d’alcool après une interruption. Un autre bénéfice important du projet est de mieux comprendre pourquoi certains traitements de l’alcoolodépendance sont efficaces chez certains individus mais pas chez d’autres. En comparant les animaux répondeurs et non répondeurs aux traitements, il sera possible d’identifier des signatures comportementales et cérébrales associées à une bonne ou à une mauvaise réponse thérapeutique. À plus long terme, ces connaissances pourraient contribuer à améliorer la compréhension des mécanismes de l’alcoolodépendance et à orienter le développement de stratégies thérapeutiques mieux adaptées aux différences individuelles entre patients.

Procédures

1- Chirurgies (Implantation de lentille, injection de vecteur viral, implantation de lentilles) : 1 seule chirurgie par rat - Durée de la chirurgie : 90 à 120 minutes. 2- Deux prélèvements de sang par rat au maximum sous anesthésie générale : durée de l'intervention : 3 minutes. 3- Auto-administration d'alcool : protocole de 15-30 minutes par jour, 5jours par semaine pendant 3-4 mois. 4- Injection intra-péritonéales : chaque animal recevra plusieurs injections sur toute la durée des mois d'auto-administration - Maximum de 12-14 injections.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont classées comme modérées. L’hébergement individuel est indispensable pour mesurer précisément la consommation d’eau et d’alcool de chaque rat, attribuer les réponses opérantes à un individu donné et éviter les biais liés à la hiérarchie sociale ou à l’accès différentiel aux bouteilles. Il peut entraîner un stress social. Cette contrainte sera compensée par un enrichissement compatible avec les objectifs expérimentaux et par une habituation régulière aux manipulations. Les étapes de consommation d’alcool ne sont pas associées à une douleur. Les procédures chirurgicales peuvent entraîner une douleur post-opératoire transitoire, un risque d’infection locale, une perte de poids transitoire ou une gêne liée à l’implant. Dans le cadre de l’imagerie in vivo, la connexion du miniscope à la base fixée sur le crâne est brève et non douloureuse, mais elle nécessite une manipulation à laquelle les animaux seront progressivement habitués. Les traitements pharmacologiques ou les ligands chemogénétiques pourront entraîner une gêne brève liée à la contention et à l’injection, ainsi que des effets transitoires dépendant du composé: baisse d’activité, sédation légère, modification de la locomotion ou irritation locale. Ces effets seront limités par l’utilisation de doses déjà décrites dans nos publications ou nos études en cours comme compatibles avec des tests comportementaux chez le rongeur, par l’adaptation des volumes au poids corporel, par l’habituation aux injections factices et par une surveillance post-administration. Toute altération persistante du comportement, de la mobilité, de l’alimentation ou du poids entraînera l’arrêt de l’administration, l’avis du responsable du bien-être animal et, si nécessaire, du vétérinaire.Les tests de compulsion pourront utiliser soit l’adultération de la solution d’alcool par la quinine, soit une punition électrique brève et de faible intensité, comprise entre 0,1 et 0,35 mA pendant 0,5 sec, au maximum pendant 9 sessions opérantes de 15 min. Cette conséquence peut induire une gêne transitoire aux pattes, évitable par l’arrêt de l’appui sur le levier actif. La perfusion transcardiaque réalisée sous anesthésie terminale sera effectuée uniquement sur des animaux profondément anesthésiés, sans réveil, et ne provoquera donc pas de perception consciente de douleur. Les nuisances associées seront limitées à la phase précédant l’anesthésie intrapéritonéale kétamine/xylazine.

Devenir

Pour induire une forte consommation d'alcool chez les rats, une première étape de consommation volontaire intermittente est réalisée pendant environ 8 semaines. Les rats ont accès à deux bouteilles pendant 24 heures : une contenant de l'alcool à 20% v/v et une contenant de l'eau. Certains rats développent une consommation excessive d'alcool après environ 10 à 12 sessions, tandis que d'autres ne le font pas. Ceux qui ne développent pas une consommation excessive d'alcool sont euthanasiés, et des échantillons de tissus tels que le foie ou le cerveau peuvent être prélevés sur ces animaux pour des tests ultérieurs. Les rats qui réussissent la tâche d'auto-administration opérante d'alcool sont sélectionnés pour les chirurgies. Ceux qui ne parviennent pas à acquérir cette compétence sont également euthanasiés eet des échantillons de tissus peuvent être prélevés sur eux. À la fin de l'étude, une perfusion transcardiaque sera réalisée pour chaque animal afin de réaliser des analyses histologiques, anatomiques ou neurobiologiques. La perfusion transcardiaqu sera effectuée sous anesthésie générale profonde, sans réveil de l’animal. L’anesthésie sera induite par une injection intrapéritonéale de kétamine/xylazine à la dose de 200/20 mg/kg. La perfusion ne sera initiée qu’après vérification de la profondeur anesthésique, comprenant l’absence de réflexe cornéen, l’absence de réflexe de retrait à un pincement de la patte et l’absence de réaction à une stimulation nociceptive. Si ces critères ne sont pas atteints, la perfusion sera différée et l’anesthésie sera prolongée ou complétée avant toute intervention. Après confirmation de l’anesthésie profonde, une thoracotomie sera réalisée, puis la perfusion transcardiaque sera effectuée avec une solution tampon, suivie si nécessaire d’une solution fixatrice adaptée aux analyses prévues, par exemple du paraformaldéhyde à 4 %. L’animal restera sous anesthésie profonde pendant toute la procédure. La mort sera confirmée par l’arrêt respiratoire et cardiaque à l’issue de la perfusion.

Remplacement

Les études de mécanismes complexes de maladies psychiatriques comme l'addiction ne sont pour le moment pas remplaçables par des méthodes in vitro ou in sillico. Les mécanismes impliqués sont trop complexes pour pouvoir être simplifiés à ce jour. Les modèles que nous avons choisis font partie des modèles les plus utilisés et les plus complets avec une validité de ressemblance, une validité de construction et une validité de prédiction très bien décrites dans la littérature. L'animal dans son entièreté est le seul modèle disponible actuellement pour remplir les objectifs de ce projet.

Réduction

Pour les tests comportementaux, nous identifions le minimum d’animaux nécessaires pour un résultat statistiquement significatif, qui est déterminé en utilisant une « power analysis » basée sur nos résultats précédents, et un n = 30/groupe est généralement suffisant. Il est donc nécessaire de commencer avec un grand nombre d'animaux dans nos groupes. Si nous avons initialement 30 rats par groupe, nous perdrons ensuite environ 15 à 20 % des rats après la première étape d'acquisition de consommation volontaire excessive d'alcool, puis encore 15 à 20 % à la seconde étape d'acquisition de tâche opérante. Cela nous amènera à avoir une vingtaine de rats par groupe avant les tests de compulsivité. Théoriquement, nous aurons au maximum 5 à 6 rats qui développeront un comportement compulsif. Cela représente le nombre minimum nécessaire pour effectuer des tests statistiques. A noter donc qu’il est des fois nécessaires de répéter chaque expérience sur deux cohortes indépendantes, si le nombre de rats compulsif est inférieur à 5. Les tests statistiques utilisés seront des analyses ANOVA suivi d’analyses post hoc. Ces études se feront de manière longitudinale, afin de tester plusieurs paramètres (la consommation du type «binge »; perte de contrôle ; motivation ; consommation compulsive ; abstinence et rechute) chez le même animal afin de réduire au maximum le nombre de rats utilisés. Par ailleurs, les animaux sont surveillés quotidiennement.

Raffinement

Les animaux seront stabulés dans des cages enrichies grâce à un tube en carton et une buchette en bois. Les animaux seront manipulés 5 jours par semaine avec une intensification du "handling" durant les jours suivant l'arrivée des animaux au sein de la plateforme, permettant ainsi une forte réduction du stress. Par la suite tous les jours de la semaine (5 jours par semaine) les animaux seront manipulés avant et après la mise en place dans les cages d'auto-administration. Nous utiliserons la Rat Grimace Scale (RGS) tout au long de ce projet pour l'évaluation du niveau de souffrance/douleur. En fonction du score différentes procédures d'analgésie (paracétamol, Pracétam 20% 100 ou 200 mg/kg) seront appliquées pour réduire voire annuler toute souffrance ressentie par les animaux. Dans les cas où un rat présenterait une faiblesse musculaire, tonique, nous lui administrerons une injection de solution glucosée (5%, 10 mL/kg) 2 fois par jour en intra-péritonéale et nous utiliserons de l'aliment en poudre supplémenté en solution glucosée (5%) pour faciliter la prise alimentaire. Pour la chirurgie, une prémédication au paracétamol (Pracétam 20%) à 200 mg/kg 24 heures avant la chirurgie sera mise en place. Les animaux seront sur un tapis chauffant avec pose de gel occulaire. La profondeur de l'anesthésie sera controlée toutes les 5 minutes. Les opérations d'injection ou d'implantation seront réalisées sous anesthésie gazeuse et analgésie générale et locale. Au cours de la période post-opératoire, les rats recevront automatiquement une dose de 200 mg/kg de paracétamol dans l'eau de boisson pour au minimum 3 jours. Ensuite en fonction du score obtenu par la RGS, nous utiliserons soit une dose de 200 mg/kg (score de 5 et 6) ou 100 mg/kg (score de 3 et 4).

Choix des espèces

Le rat est l’animal le plus couramment utilisé dans les études d’auto-administration opérante d’alcool de part ses capacités d’apprentissage de la tâche opérante mais également pour son attrait naturel pour l’alcool. Les rats adultes seront agés de 8 semaines à leur arrivée au laboratoire pour une utilisation allant de quelques semaines à plusieurs mois.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 72000
Rats : 24000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 76800
▲ 19200
Devenir
 -
 -
 -
 96000

Une puce électronique et une biopsie sur rongeur éveillé, trente secondes chacune, sont les seuls actes décrits pour 72 000 souris et 24 000 rats de lignées mutantes ou génétiquement modifiées, élevées dans deux établissements pour l'étude de maladies neurologiques. Ces 96 000 rongeurs vont être utilisés dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance modéré à sévère, avec un hébergement isolé des mâles jusqu'à sept jours pour "améliorer l'indice de productivité de la lignée". Le porteur ne mentionne qu'une "douleur légère" pour la biopsie, mais énumère pour ces lignées des crises épileptiques, une dysfonction motrice, une atrophie cérébrale, des cataractes et des troubles rénaux, et écrit que "Aucune approche statistique n'a été réalisée" pour fixer les effectifs. Le champ structuré les déclare tous morts, alors que le porteur indique qu'une partie est expédiée vers d'autres établissements, femelles gestantes comprises, ou gardée pour une "utilisation continue", les rongeurs sans génotype d'intérêt étant tués.

Objectifs

Les troubles neurologiques sont des maladies du système nerveux central ou périphérique, c’est-à-dire qu’elles touchent le cerveau, la moelle épinière, les nerfs crâniens et les nerfs périphériques. Il existe de nombreuses pathologies cérébrales comme la maladie d’Alzheimer, maladie de Huntington, maladie de Parkinson. Les autres troubles neurologiques les plus courants comprennent l’épilepsie, la sclérose latérale amyotrophique (également appelée maladie de Charcot), la schizophrénie et la sclérose en plaques. Un Français sur deux est touché directement ou indirectement par une pathologie cérébrale. De nombreuses maladies neurodégénératives sont toujours incurables et très fréquentes chez les personnes de plus de 65 ans comme la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson. L’objectif de ce projet est d’élever des rongeurs modèles pertinents pour l’étude de ces pathologies et des complications qui leurs sont associées. Ces modèles peuvent développer spontanément ou via des altérations génétiques une ou plusieurs caractéristiques des troubles neurologiques. Les animaux issus de ces développements seront utilisés afin d’étudier l’apparition, le développement et les complications associées aux pathologies neurologiques mais également de tester de nouveaux traitements. Ce projet et la procédure qu'il comporte seront mis en œuvre sur notre Etablissement utilisateur 1 et sur notre Etablissement utilisateur 2.

Bénéfices attendus

L’identification des mutations spontanées et l’amélioration des outils permettant les manipulations génétiques ont permis de créer et/ou d’identifier des modèles animaux de diverses maladies humaines provoquées par l'expression qualitativement ou quantitativement anormale d'un gène, modèles dont l'intérêt pour la compréhension de la pathologie humaine comme pour la mise au point d'éventuelles thérapeutiques est évident. Ces modèles murins, au plus proche de la maladie humaine, sont donc très pertinents pour l’étude de l’apparition, du développement et des complications associées aux pathologies neurologiques mais également le développement de traitements pharmacologiques.

Procédures

Une puce électronique sera posée sur animal vigile afin de l’identifier. Une biopsie sera réalisée sur animal vigile afin de génotyper l’ensemble des animaux obtenus. Chacune de ces interventions ne durera pas plus de 30 secondes. En règle générale, une seule puce et une seule biopsie suffisent pour identifier un animal et établir son génotype. Ces interventions pourront avoir lieu dans les deux établissements utilisateurs.

Impact sur les animaux

Une douleur légère ainsi qu’un léger stress peuvent être induits lors du prélèvement de biopsies et de la pose associée d’une puce électronique en vue de l’identification et du génotypage de l’animal. En fonction des besoins et afin d’améliorer l’indice de productivité de la lignée, il pourrait être nécessaire d’héberger individuellement des mâles pour une période ne dépassant pas 7 jours avant qu’ils soient présentés aux femelles afin de mettre en place des accouplements. Cela pourrait générer un stress léger. A ces effets indésirables s’ajoutent les phénotypes pouvant être attendus lors de troubles neurologiques (liste non-exhaustive) : des déficits de la mémoire spatiale et de la mémoire de travail, des altérations de la mémoire cognitive, une atrophie cérébrale, une perte neuronale, l’apparition de déficits cognitifs, une dysfonction motrice, des crises épileptiques, une intolérance au glucose, des cataractes, des dysfonctionnements des reins, une diminution de la densité minérale osseuse, un tressautement des vibrisses, macro-orchidie chez les mâles et insuffisance ovarienne chez les femelles.

Devenir

Les animaux sont soit expédiés dans un autre établissement utilisateur soit utilisés dans notre établissement (utilisation continue), soit mis à mort pour la gestion de l'élevage (atteinte des points limites du phénotype dommageable, prélèvement de gamètes). Les animaux ne présentant pas de génotype d’intérêt pour la poursuite du projet seront mis à mort (pas d’autre utilisation possible).

Remplacement

Les projets expérimentaux comportent classiquement une phase d'étude initiale in vitro qui permettent une sélection initiale des propriétés pharmacologiques et qui permettent de valider certaines hypothèses permettant l'obtention de données préliminaires et complémentaires. Les modèles murins proposés ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car une deuxième étape d'étude nécessite de consolider les résultats in vitro et valider ses hypothèses sur un modèle in vivo. Le projet actuel ne peut pas être envisagé sans étape in vivo donc sans modèle animal ; en effet, avant de pouvoir envisager une étude clinique sur les patients souffrant de troubles neurologiques, il est nécessaire de démontrer que les molécules sélectionnées ont les effets pharmacologiques escomptés et qu'elles ne présentent pas d'effets toxiques majeurs.

Réduction

Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins expérimentaux liés à l'utilisation de ces animaux après expédition. Le nombre d’animaux est calculé de manière à utiliser le minimum d’animaux par groupe permettant l’obtention de résultats homogènes. Par ailleurs, notre savoir-faire et nos données historiques permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles. Aucune approche statistique n’a été réalisée.

Raffinement

Les animaux aptes au transport seront livrés d’un établissement à l’autre via un transporteur agréé et en respectant le bien-être des animaux. Le transport entre les 2 EU prend moins d’une heure. Au cours de ce voyage, les animaux seront placés dans des colis munis de filtres (afin de maintenir leur statut sanitaire), de litière, d’aliment, d’enrichissement et d’hydrogel. Les animaux seront transportés via des camions ventilés et thermorégulés.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce est conditionné par les besoins scientifiques des projets. Les rongeurs sont des modèles animaux simples à élever, à reproduire et à entretenir en grand nombre ainsi qu’à manipuler et modifier génétiquement comparativement à d’autres espèces. Ils sont un modèle de choix pour les études précliniques en raison de leur petite taille, de leur courte gestation, de leur durée de vie et de la disponibilité en réactifs expérimentaux. Les génomes des souris et des rats sont bien caractérisés et très comparables au génome humain. Enfin, la proximité clinique entre les modèles de rongeurs génétiquement modifiés et les maladies humaines fait de ceux-ci des modèles de choix relativement robustes pour extrapoler les résultats et en tirer des résultats pertinents pour la pathologie humaine. L’âge des animaux est conditionné par les objectifs scientifiques du projet. Les animaux seront hébergés dans nos locaux dès leur naissance et jusqu’à leur envoi chez nos partenaires ou leur mise à mort. Pour l’élevage, les accouplements seront réalisés à maturité sexuelle. Au moment de l’expédition, l’âge varie en fonction des besoins. Les animaux pourront être envoyés à nos partenaires dès le sevrage ou avec leur mère si les animaux ne sont pas encore sevrés. Des femelles gestantes pourraient également être expédiées avant le dernier tiers de la gestation. Pour la collecte de sperme et d’ovules, des adultes matures sexuellement seront utilisés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
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Souris : 128
Souffrances
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Devenir
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Jusqu'à quatre séances d'IRM de deux à trois heures, sous anesthésie, la tête immobilisée et à jeun, attendent chacune des 128 souris transgéniques porteuses d'une protéine tau humaine mutée, utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Pendant huit semaines, de 4 à 6 mois, elles reçoivent deux fois par semaine un candidat médicament par injection ou par voie orale, et toutes sont tuées à l'issue pour prélever leurs organes. Le porteur qualifie les examens IRM de "non-invasifs" et justifie le choix de la souris en la présentant comme "le seul mammifère dont l'ADN a été modifié pour exprimer la protéine tau humaine mutée". Développé avec une entreprise de biotechnologie et déjà testé sur des cellules et des poissons zèbres, le candidat n'a d'avenir clinique qu'hypothétique, puisque "des essais cliniques pourrait être envisagés à l'avenir" selon les résultats.

Objectifs

Les tauopathies, incluant la maladie d'Alzheimer et les démences fronto-temporales, se caractérisent par une dégénérescence neuronale due à l'accumulation anormale de la protéine tau. À ce jour, aucun traitement curatif n'existe pour ces pathologies. Des études antérieures ont démontré qu'il était possible de réduire la progression de la tauopathie en utilisant des mimétiques de sucres complexes dans des modèles cellulaires et de poisson-zèbre. Ces mimétiques viendraient restaurer la matrice du cortex qui est lésée dans les tauophaties et favoriseraient la protection des cellules neuronales. Ce projet vise à évaluer par imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM) multimodale les propriétés thérapeutiques d'un médicament-candidat mimétique des héparanes sulfate, une famille de molécules possédant notamment des propriétés anti-coagulantes et présentes dans la matrice extracellulaire, développé par des collaborateurs académiques en partenariat avec une entreprise de biotech. Cette étude vise à consolider les résultats obtenus par biochimie, histologie et études comportementales, en apportant la preuve de l'efficacité in vivo du médicament-candidat dans un modèle rongeur reconnu de tauopathie.

Bénéfices attendus

Aucun traitement curatif n’existe pour le traitement des principales démences neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer. Le développement de thérapies innovantes pour ces pathologies nécessite d'explorer de nouvelles pistes thérapeutiques comme les mimétiques d’héparanes sulfates. En fonction de nos résultats, des essais cliniques pourrait être envisagés à l’avenir.

Procédures

Les souris seront imagées au plus 4 fois (à 2, 4, 6 et 8 mois). Chaque examen IRM durera de 2 à 3 heures sous anesthésie et avec une contention au niveau de la tête pour limiter les mouvements qui rendraient les images inexploitables. Des sucres marqués au deutérium seront administrés pendant cet examen IRM pour suivre leur métabolisme. L’administration a lieu pendant une durée de 2 heures, les souris étant mise à jeun (typiquement pour 6 heures avant l’examen IRM). Deux prélèvements sanguins chacun pourront être réalisés, juste avant ou juste après l’examen IRM chez l’animal anesthésié pour le contrôle de certains paramètres physiologiques. De l’âge de 4 à 6 mois (soit pendant 8 semaines), la molécule sera administrée deux fois par semaine aux souris par injection ou par orale chez l’animal vigile.

Impact sur les animaux

Les examens IRM sont en eux-mêmes non-invasifs. Des nuisances modérées (léger stress, fatigue, inconfort, assèchement oculaire, sensation de faim) peuvent exister en lien avec la contention, la mise à jeun, l’anesthésie pendant l’examen IRM, l’administration du traitement expérimental et les éventuelles injections ou prélèvements de sang. Les injections de sucres marqués au deutérium sont réalisées juste avant ou au cours de l’examen IRM et peuvent entrainer une douleur transitoire. Dans le cas de l’administration de glucose marqué, l’animal est mis à jeun (typiquement 6 heures avant l’examen IRM) pour réduire sa glycémie basale et garder la glycémie stable pendant l’examen IRM. Concernant l’étude du modèle de tauopathie, les animaux sont utilisés à des âges d’au plus 8 mois, c’est-à-dire avant l’apparition de symptômes cliniques délétères induits par la maladie.

Devenir

A la fin de chaque procédure, les animaux sont mis à mort afin de prélever les organes d’intérêt. Ainsi, des données post-mortem biochimiques et d’imagerie haute-résolution seront acquises pour valider/compléter nos observations/résultats in vivo.

Remplacement

Ce projet de recherche vise à évaluer par IRM multimodale les propriétés thérapeutiques d'un médicament-candidat mimétique des héparanes sulfates chez une souris modèle développant une tauopathie comparable à celle de la maladie d’Alzheimer. Réglementairement parlant, il est impossible d’aller en clinique uniquement avec des résultats in vitro ou in silico. Il n’existe aujourd’hui aucune méthode alternative permettant de modéliser la complexité des mécanismes moléculaires, cellulaires, physiologiques ou de biodistribution inhérents à cette étude préclinique. Avant d’envisager des études cliniques chez l’Homme, il est donc justifié d’utiliser des souris en raison de leur proximité évolutive avec l’être humain et du fait qu’il existe des modèles pathologiques versatiles et reproductibles.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés sera minimisé autant que possible grâce à l’étude de plusieurs paramètres chez le même animal avec des approches non-invasives comme l’IRM. S’agissant d’une recherche exploratoire, les effectifs par sous-groupe (condition et sexe) ont été dimensionnés pour permettre une analyse statistique pertinente des résultats.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe sociaux stables conformément aux conditions stipulées en annexe III du décret 2013-118 du 1er février 2013 portant sur les exigences relatives aux soins et hébergement des animaux. Une grande attention est apportée au bien-être des animaux, et tout est mis en œuvre pour éviter les sources potentielles de stress avec notamment du matériel favorisant la nidification. Les animaux sont suivis régulièrement afin de détecter tout indicateur de souffrance et déterminer selon des critères objectifs préalablement définis si l’arrêt de l’expérimentation est nécessaire, en accord avec la structure chargée du bien-être animal et les conseils vétérinaires. Examen IRM : Il est réalisé sous anesthésie, dans un berceau chauffé uniquement dédié à ces animaux, avec contrôle de la respiration et de la température. Un anesthésique local est appliqué au niveau des conduits auditifs. Un gel ophtalmique est passé sur les yeux pour limiter leur déshydratation. Lors d’une acquisition IRM, si la respiration sort des limites prévues, l’examen est immédiatement interrompu et l’animal est mis sous surveillance accrue jusqu’à sa récupération. Modèle de souris : Le modèle souris utilisé ne présente aucun symptôme (trouble moteur modéré) avant 8 mois, âge où débute la perte neuronale.

Choix des espèces

Le modèle utilisé st un modèle transgénique validé par la communauté scientifique reproduisant la tauopathie caractéristique de la maladie d’Alzheimer. La souris est le seul mammifère dont l’ADN a été modifié pour exprimer la protéine tau humaine mutée à l’origine de la pathologie. Celle-ci étudiées apparait à l’âge adulte. Les souris seront utilisées à partir d’un âge adulte typiquement de 6-8 semaines et jusqu’à un âge de 8 mois.