Rongeurs
Modèles précliniques de gliome chez le rat
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système nerveux
220 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun subit une craniectomie pour l'implantation de cellules de glioblastome dans le cerveau, puis des séances répétées d'imagerie cérébrale sous anesthésie, avant la mise à mort vingt jours après la greffe. L'objectif est d'étudier le rôle de la sécrétion des cellules tumorales dans le développement du gliome et d'identifier des cibles thérapeutiques. Le porteur affirme qu'aucune méthode in vitro ne démontre la pertinence in vivo et qu'une étude préclinique chez l'animal est requise.
Objectifs
Le gliome est un cancer du cerveau agressif au pronostic sombre et aux options thérapeutiques limitées. Le gliome est la forme maligne la plus courante de tumeur cérébrale primaire avec le taux de mortalité le plus élevé. Le glioblastome est considéré comme la forme de gliome la plus agressive, invasive et mortelle, et il représente 50% de tous les cas de gliome. Le glioblastome est considéré comme presque incurable et la survie des patients après le diagnostic est de 15 à 18 mois malgré des paradigmes de traitement agressifs tels que la résection chirurgicale combinée, la radiothérapie et la chimiothérapie. Ces tumeurs malignes très agressives sont extrêmement invasives et prolifératives. Combinés, ces facteurs contribuent à la résistance thérapeutique et à des taux de récidive de près de 100%. Pour mieux étudier la progression naturelle de cette maladie dévastatrice et pour une meilleure évaluation des nouveaux schémas thérapeutiques, des moyens de caractériser de manière non invasive et longitudinale les tumeurs dans les modèles précliniques sont très recherchés. Les modèles précliniques de gliome sont d'une valeur inestimable pour comprendre la progression du glioblastome chez les patients, pour évaluer des stratégies thérapeutiques prometteuses. Le glioblastome se caractérise notamment par une communication intense entre les cellules tumorales et leur microenvironnement, principalement par la sécrétion de protéines et d'autres facteurs par les cellules du glioblastome. Comme pour d'autres tumeurs solides, l'une des principales caractéristiques du glioblastome est l'intensité des interactions réciproques avec son microenvironnement - en particulier les neurones. Par conséquent, les mécanismes cellulaires qui contrôlent la sécrétion des cellules du glioblastome sont particulièrement importants dans le cancer et dans le fonctionnement des cellules cérébrales.
Bénéfices attendus
La greffe des cellules de glioblastomes modifiées génétiquement permettra de connaître le rôle de la sécrétion dans le développement tumoral. La co-injection de modificateurs de l'expression des gènes permettra de déterminer des potentielles nouvelles cibles thérapeutiques envisageables chez l’homme. Ces molécules pourraient le cas échéant être utilisés comme adjuvants d’une résection chirurgicale de tumeurs chez l’homme.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale visant à implanter des cellules tumorales dans le cerveau et la visualisation de la croissance tumorale par imagerie cérébrale sous anesthésie gazeuse d'une heure. Cette greffe sera réalisée en une seule fois par animal. cette procédure prend 1h maximum par rat. Pour les chacune des 4 séances d'imagerie, chaque rat subira une anesthésie gazeuses de 40 minutes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables des expérimentations sont liés aux anesthésies répétées, aux douleurs associées aux injections, au stress au réveil des anesthésies, aux douleurs liés au craniectomies et à un effet général altéré suite à la présence d'une tumeur cérébrale.
Devenir
La procédure vise à l'implantation des cellules tumorales dans le cerveau, et à réaliser un suivi longitudinal tous les 5 jours par imagerie cérébrale. Elle termine 20 jours après par la mise à mort des animaux.
Remplacement
Ce projet vise à obtenir une preuve de concept in vivo. Les expériences in vitro, y compris de co-culture glioblastome-neurones indiquent un rôle de la sécrétion dans l’état souche des cellules cancéreuses. Aucune méthode in vitro ne permet de démontrer la pertinence in vivo pour établir le rôle de la sécrétion dans le développement tumoral dans un environnement pertinent pour la pathologie humaine. De plus, l’utilisation potentielle d’oligos anti-sens pour contrôler la sécrétion dans le cadre du glioblastome chez l’homme nécessite une étude pré-clinique chez l’animal.
Réduction
Les effectifs ont été déterminés par une évaluation statistique appropriée et prend en compte les échecs dus à une mortalité en cours de procédure. Le suivi longitudinal par imagerie de type Doppler permet de restreindre le nombre d’animaux utilisés mais nous procéderons à une analyse finale par histologie ainsi que par le suivi de marqueurs moléculaires. Pour ces raisons, des groupes de 25 rats par condition (8 au total) seront nécessaire. La procédure n'ayant pas été encore utilisée par l'équipe, une phase de mise au point et formation au geste avec 20 rats injectés avec des cellules de glioblastome contrôle sera nécessaire. Le projet utilisera un total de 220 rats.
Raffinement
Les rats, non isolés, ont dans leur cage un environnement enrichi. Les soins sont toujours effectués par les mêmes expérimentateurs et animaliers afin de réduire le stress des animaux. Les signes de douleur éventuels amèneront aux traitements appropriés avec des analgésiques. Nous avons défini des points limites.
Choix des espèces
Nous utiliserons un modèle des rats Fischer 344, un modèle pertinent pour l'implantation de cellules de gliomes. L’utilisation de ces modèles va nous aider à mieux appréhender la croissance tumorale et surtout avoir un modèle animale très proche des procédures effectuées chez les patients. Les cellules utilisées nous permettent de contrôler la croissance tumorale par imagerie cérébrale. Nous utiliserons des jeunes rats adultes de 6 à 8 semaines, ~200g, pour avoir une croissance tumorale optimale. En effet, les expériences s’étaleront sur 3 semaines donc l’implantation sur des jeunes animaux permet de s’affranchir de l’affaiblissement d’individus plus âgés.
Etude de l’interaction entre les adipocytes thermogéniques et les macrophages.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
1440 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales répétées ou une injection intraveineuse de lymphocytes, cette dernière pouvant provoquer une détresse respiratoire ou neurologique, avant d'être tuées pour prélever leur tissu adipeux brun. L'objet du projet est d'étudier le rôle de sous-populations de macrophages dans la production de chaleur par ce tissu. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de recourir à l'animal et qu'"aucune autre espèce" que la souris ne peut être utilisée.
Objectifs
Chez les mammifères deux types de tissu adipeux ont été identifiés : le tissu adipeux blanc et le tissu adipeux brun. Ces deux tissus ont des fonctions très distinctes. En effet, le tissu adipeux blanc emmagasine de l’énergie sous la forme de triglycérides. Le tissu adipeux brun est impliqué dans la génération de chaleur, un processus appelé la thermogenèse adaptative. La thermogenèse adaptative est assurée par l’intermédiaire d'une protéine mitochondriale qui permet la génération de chaleur dans les adipocytes bruns. Cette protéine mitochondriale est exprimée de manière très spécifique par les adipocytes bruns. La chaleur ainsi générée est ensuite localement libérée et diffuse dans l’organisme par la circulation sanguine. Des recherches précédentes ont démontrées un rôle essentiel du système immunitaire dans la thermogenèse adaptive. La présence de plusieurs sous-populations de macrophage ont été mises en évidence dans le tissu adipeux brun. Cependant, le rôle des différentes sous-populations de macrophages reste à déterminer. Ainsi, nous souhaitons développer des modèles génétiques permettant de cibler spécifiquement et de réduire les sous-populations de macrophages dans le tissu adipeux brun. Nous analyserons la conséquence de ces réductions de populations de macrophages sur la physiologie du tissu adipeux brun et sur la thermogenèse adaptative. Un intérêt tout particulier sera porté sur l’impact des adipocytes bruns sur le développement de la réponse immune innée et adaptative.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de définir l'interaction entre les adipocytes thermogéniques et les cellules immunes. Nous espérons déterminer les fonctions des différentes populations de macrophages du tissu adipeux brun. En effet, ceci pourrait identifier des nouvelles cibles permettant de contrôler l'activité du tissu adipeux brun.
Procédures
Les interventions réalisées sur les animaux seront l’une des suivantes : des injections intrapéritonéales quotidiennes pendant 4 jours suivies ou non de 3 autres injections la semaine suivante, ou une anesthésie suivi d'une injection intraveineuse. De plus, un prélèvement de sang sera effectué juste avant la mise à mort.
Impact sur les animaux
Des animaux seront soumis à des injections intrapéritonéales répétées pendant deux semaines consecutives et une inflammation peut se développer au niveau des sites d’injection. Dautres souris seront soumises à une injection intraveineuse de lymphocytes, ce qui pourrait induire des signes de détresse circulatoire (atteinte de la fonction respiratoire ou neurologique).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de prélever le tissu adipeux brun dans le but de l'analyser.
Remplacement
Pour satisfaire au remplacement, les études in vitro seront réalisées sur des lignées cellulaires au lieu de cellules isolées à partir des animaux. Cependant, pour comprendre les fonctions des macrophages du tissu adipeux brun, il est indispensable de réaliser des études in vivo car les études in vitro ne permettent pas de reproduire les interactions complexes qui existent entre les différents organes et entre les différents types cellulaires présents dans le tissu adipeux brun.
Réduction
Pour les élevages nous utiliserons des schémas de croisement qui permettent d’éviter la génération d’animaux inutiles. De plus, nous utiliserons les souris mâles et femelles. Chaque procédure sera réalisée sur un nombre d'animaux minimum mais nécessaire pour réaliser des études statistiques pertinentes.
Raffinement
Pour satisfaire au raffinement, nous serons particulièrement attentifs à tout changement physique ou de comportement. Dans les différentes procédures, le suivi pondéral des souris sera également un bon indicateur de leur état général. Il est important de préciser que les souris utilisées dans ce projet ne présentent pas de phénotype dommageable. Dans le cas d’injections intrapéritonéales répétées, nous effectuerons une rotation des sites d’injection et surveillerons quotidiennement l’aspect des sites d’injections. Le suivi sanitaire quotidien et nos visites régulières (au moins une fois par semaine en fonction des procédures) permettront de déceler précocement tout signe de douleur, de souffrance ou d’angoisse et d'appliquer les points limites que nous avons définis.
Choix des espèces
Nous avons choisi d’utiliser la souris car notre expertise nous permet d’avoir des locaux d’hébergement et des conditions d’expérimentation appropriées à cette espèce. D’autre part, la similitude de son patrimoine génétique avec celui de l’Homme nous permet, dans la mesure du possible, d’extrapoler les résultats et en tirer des conclusions valables pour l’Homme. De plus, nous étudions les macrophages du tissu adipeux brun et nous disposons déjà des modèles génétiques murins permettant l’expansion du tissu et la déplétion spécifique des différentes populations de macrophages. Enfin, les données in vivo de la littérature sont obtenues essentiellement sur des souris et cette espèce permet d'obtenir assez de "matériel" pour faire des analyses protéiques, génomiques et histologiques. Aucune autre espèce ne peut donc être utilisée.
Développement et optimisation de vaccins thérapeutiques anti-tumoraux basés sur des vecteurs lentiviraux
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
6296 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont immunisées avec des candidats vaccins puis reçoivent une injection sous-cutanée de cellules tumorales, la croissance des tumeurs étant suivie plusieurs semaines avant la mise à mort. L'objectif est d'optimiser des vaccins thérapeutiques anticancéreux à base de vecteurs lentiviraux, en vue d'un essai clinique. Le porteur affirme qu'aucun système cellulaire isolé ne peut remplacer l'animal et que les souris ne peuvent être ni réutilisées, ni adoptées après vaccination.
Objectifs
Les cancers sont caractérisés par la prolifération incontrôlée de cellules. Le système immunitaire a un rôle majeur dans le contrôle de cette prolifération et plus particulièrement les lymphocytes T. L’utilisation d’une vaccination thérapeutique avec des vecteur lentiviraux (VL) ayant pour cible des antigènes tumoraux pourrait être particulièrement efficace pour permettre l’activation des lymphocytes T spécifiques de ces antigènes et le contrôle de la prolifération tumorale. L’objectif du projet est d’étudier les mécanismes d’actions des vecteurs lentiviraux afin d’optimiser leur potentiel. Pour cela, l’effet d’une vaccination thérapeutique avec nos vecteurs lentiviraux candidats sur la croissance tumorale et la mise en place de la réponse immune sera étudiée. Les vaccins candidats ayant une activité anti-tumorale seront développés en vue d’un essai clinique chez l’homme.
Bénéfices attendus
Les bénéfices à court terme sont la preuve du concept d'utilisation des vecteurs lentiviraux dans la vaccination contre le cancer. De fait, les VL génétiquement modifiés se sont révélés sûrs et efficaces comme vaccin contre la Covid-19 et d'autres agents pathologiques. Nous espérons prouver que les vaccins à base de lentivirus pourraient être plus efficaces que les vaccins à base de peptides ou d'ARN messager. Les avantages à long terme sont l'utilisation de ces vaccins en clinique pour guérir les cancers présentant un certain type de mutation.
Procédures
Dans une procédure de sévérité légère, environ 160 souris seront immunisées avec un candidat vaccin (quelques secondes), et euthanasiées au bout de 30 jours afin d'analyser leur réponse immunitaire. Les autres procédures de sévérité moyenne comprennent la vaccination intramusculaire (quelques secondes), l'injection sous-cutanée de cellules tumorales (quelques secondes) et la surveillance de la croissance tumorale pendant 3 à 4 semaines.
Impact sur les animaux
Les souris ressentiront une légère douleur au moment de l'injection intramusculaire du petit volume de vaccin. L'injection de cellules tumorales sera effectuée sous anesthésie. Normalement, la croissance de la tumeur est bien tolérée par les souris, mais peut dans certains cas s’associer à une perte de poids, une perte d'activité normale, en particulier si la tumeur atteint une taille de 1500mm3. La période maximale de nuisance sera de 1 à 2 jours.
Devenir
Les souris présentant des tumeurs seront euthanasiées pour des raisons éthiques (pour éviter les souffrances). Si les souris ne présentent plus de tumeur grâce au traitement, elles seront suivies pendant deux mois, puis seront à nouveau exposées à des cellules tumorales. Même les souris sans tumeur ne peuvent être réutilisées car leur système immunitaire a été modifié par la vaccination. Par conséquent, tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés.
Remplacement
L’objectif de ce projet est de tester l’efficacité de candidats vaccins destinés à l’homme. Ces études impliquent nécessairement une phase d’expérimentation animale du fait de la complexité de la réponse vaccinale et anti-tumorale au niveau d’un organisme entier. Cette étape constitue une preuve de concept requise par les agences réglementaires de santé en vue d’une application chez l’homme, en complément des études réalisées in vitro. C'est pourquoi aucun système cellulaire isolé ne peut être utilisé pour remplacer la recherche sur les animaux.
Réduction
Sur les conseils d’un biostatisticien, les groupes seront constitués de 10 animaux du fait de la variabilité de la croissance tumorale de façon à obtenir des différences statistiquement significatives entre les groupes, et pourra être réduit si la variabilité observée est moins élevée. Des études précédentes ont permis d’optimiser le protocole de vaccination avec des VL et de définir la cinétique de vaccination permettant ainsi de limiter le nombre d’animaux utilisés. Les VL seront préalablement validés par des études d’immunogénicité chez la souris afin de déterminer la dose à utiliser et de s’assurer qu’ils permettent la mise en place de réponses cellulaires T spécifiques dans les souris. Avant chaque procédure, le résultat des procédures précédentes sera pris en considération. Si un vaccin n'a aucun effet sur la croissance de la tumeur, les procédures suivantes, qui devraient permettre de comprendre le mécanisme d'action d'un vaccin, seront abandonnées.
Raffinement
Selon notre expérience antérieure, l’injection de LV n’induit aucun signe clinique chez les souris mais l’implantation de tumeurs peut induire une gêne modérée, qui sera contrôlée au cours des expériences. Les tumeurs seront implantées au niveau du flanc des animaux afin de limiter à minima la gêne occasionnée par la tumeur. Les animaux seront contrôlés pour détecter tout signe d’inconfort ou de souffrance, si un point limite (nécrose ou la taille de tumeur supérieur de 1500mm3) est atteint, la souffrance des animaux sera abrégée par leur mise à mort. Si les signes cliniques de souffrance sont légers, mais néanmoins présents (perte de poids inférieur à 20%, poils hérissés, inactivité), plusieurs mesures seront prises : ajout de Dietgel, réhydratation sous cutanée, chauffage des cages, amélioration de l’enrichissement.
Choix des espèces
Le système immunitaire de la souris est proche du système immunitaire humain. Il existe de nombreux modèles de tumeurs qui peuvent être utilisés chez la souris pour tester nos candidats vaccins. De plus, des études précédentes montrent que les VL sont immunogènes chez la souris et de nombreux outils sont disponibles pour étudier la réponse immunitaire. Les expériences envisagées requièrent des animaux avec un système immunitaire fonctionnel. Elles seront donc menées sur les souris adultes âgées de 6 semaines au minimum.
Développement d’un modèle de migraine chronique à l’aide d’injections répétées d’une préparation inflammatoire chez le rat
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
1836 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils subissent une chirurgie d'implantation d'un cathéter crânien, puis des injections répétées d'une préparation inflammatoire sur la dure-mère pour induire une migraine chronique, avec des tests de sensibilité douloureuse de la face et des pattes. Le porteur indique que les rats restent douloureux et les tue en fin d'expérience pour cette raison. Il annonce que le modèle mis au point "pourra être proposé à la commercialisation" pour tester des candidats médicaments.
Objectifs
La migraine est un trouble de la douleur neurologique. Elle a un impact sur la santé mais aussi socio-économique. Selon des rapports épidémiologiques, la migraine touche 1 personne sur 10 dans le monde et son incidence continue d'augmenter (2017). Dans le Global Burden of Diseases 2016, la migraine était la sixième maladie la plus courante parmi 328 maladies et méfaits. En plus des céphalées, les migraineux présentent d’autres symptômes comme des nausées, de la fatigue, une photo et/ou phonophobie et des allodynies mécaniques et thermiques. L’allodynie est un stimulus normalement non douloureux ressentie comme douloureux. Il est particulièrement ressenti au niveau de la face des patients. Les traitements médicamenteux actuelles sont des triptans, des corticoïdes et plus récemment des anti-CGRP (CGRP est un peptide impliqué dans la migraine). Malheureusement ces traitements ne sont pas sans effets secondaires. De plus, certains patients répondent mal à ces traitements. Il est donc important de développer de nouveaux traitements. Pour cela, nous souhaitons mettre au point un modèle de douleur migraineuse induit par injection répétée d’une préparation inflammatoire au niveau de la dure mère. Ce modèle, décrit largement dans la littérature, permet de montrer les mêmes symptômes qu’une personne migraineuse (baisse de l’activité, douleur spontanée, allodynie thermique et mécanique). De plus, la physiologie de l’animal est impactée de la même manière que chez l’homme. Ce modèle semble être le plus proche de l’homme et donc permettre des translations rapides. Dans le cadre de ce travail, nous souhaitons donc mettre au point ce modèle et tester la détection d’allodynie mécanique et thermique. Dans un second temps, nous testerons la réversion de l’allodynie par une molécule de référence (Triptan/antagoniste CGRP).
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu est la mise au point d’un modèle fiable et reproductible. Ce modèle pourra être proposer à la commercialisation. Ainsi, de nouveaux candidats médicaments pour l’homme pourront être testé. La caractérisation de ce modèle par de nombreux tests pourra donner lieu à un poster dans le cadre d’un congrès.
Procédures
Les animaux subissent une chirurgie implantatoire d’un cathéter au niveau du crâne (une chirurgie d’environ 20-40min). Selon les procédures ils peuvent être soumis à des mesures de sensibilité douloureuse tactile (face, patte), de mesure de sensibilité thermique (patte). Ces tests durent moins d’une minute chacun et sont répétés durant une cinétique de 5 points de mesures (15 min minimum de repos entre chaque). Ces animaux pourront recevoir une molécule de références selon une voie d’administration courantes afin de tester la réversion de la sensibilité à la douleur (moins d'une minute).
Impact sur les animaux
Les effets indésirables que vont subir les animaux sont les chirurgies pour réaliser l’implantation de la canule au niveau de la duremère. Ceci peut entrainer une douleur. Ce modèle est un modèle de migraine les animaux peuvent développer des mgraines spontannées. Les animaux auront des tests de douleur mécanique ou thermique. Cette opération est réalisée tous les jours de D2-D16 sauf les week-ends dans une procédure. Ensuite, les tests ne seront réalisés que à D2, et le jour où les animaux seront considérés comme migraineux. Une cinétique de test pourra être réalisée allant jusqu’à 5 points de mesures espacés de 15min minimum.
Devenir
L’ensemble des animaux sont mis à mort. Le développement du modèle agit sur les mécanismes inflammatoires. Il est donc difficile de connaitre l’impact neurophysiologique sur d’autres modèles utilisés au sein du laboratoire. De plus, les animaux ont un modèle de migraine chronique. Ils restent donc douloureux. Pour l’ensemble de ces raisons, ils sont mis à mort dès la fin de l’expérience.
Remplacement
L’objectif de ce projet est le développement de modèles permettant de tester l’efficacité de candidats médicaments analgésique. Les modèles in silico et in vitro permettent seulement d’étudier les effets de ces molécules sur la nociception, c’est-à-dire les mécanismes biologiques encodant les stimuli endommageant, ou susceptibles d’endommager les tissus. Selon sa définition par IASP (International Association for the study of pain), la douleur est une « expérience sensorielle et émotionnelle ». L’étude de potentiels traitements analgésiques doit donc être conduite dans des modèles restituant à la fois la composante sensorielle et émotionnelle et permettant l’analyse du comportement en plus de la physiologie ; faute de quoi c’est la nociception et non la douleur qui est étudiée. L’étude des candidats médicaments analgésiques chez l’animal vigile reste la seule option pour démontrer l’efficacité sur la douleur avant le passage chez l’homme.
Réduction
Pour chaque étude, le nombre d'animaux utilisé est réduit à un minimum acceptable pour l’obtention d’informations robustes et statistiquement pertinentes. Le nombre d’animaux par groupe de traitement a été fixé à n=10 en se basant sur les données bibliographiques disponibles. Cet effectif par groupe sera confirmé lors des stades initiaux de développement du modèle par la réalisation d’un calcul de puissance. En fonction du design de chaque étude (groupes appariés ou indépendants, mesures répétées ou non) et de la distribution des valeurs (conformité à la loi normale), un test paramétrique ou non paramétrique sera réalisé (test-t, analyse de variance à une ou deux voie(s)) suivi si nécessaire d’un test post-hoc approprié. A la fin de la procédure 1, le nombre d’animaux pourra être réajusté en fonction des résultats.
Raffinement
De l’enrichissement est présent dans les cages afin de limiter le stress et d’améliorer la qualité de vie des animaux (Tunnel en plastique, papier kraft et briquettes en bois à ronger). Des points limites, précoces et spécifiques pour chaque protocole d’étude sont définis et résumé en un arbre décisionnel qui conduit si nécessaire l’interruption des expérimentations si les critères d’arrêts sont atteints. Au vu du domaine d’expertise du laboratoire (spécialisation dans l’étude de la douleur), les expérimentateurs sont strictement formés au respect de l’animal et sensibilisés à la surveillance de signes de douleur ou de souffrance. La maitrise des gestes techniques est contrôlée régulièrement. Les animaux sont surveillés chaque jour. Pour les tests, des cut-off ont été fixé afin de limiter la douleur. De l’habituation aux tests/contention est faite afin de limiter le stress. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie isoflurane et un traitement antibiotique sera réalisé afin d’éviter les risques d’infections.
Choix des espèces
La question du remplacement des rongeurs par des espèces « moins évoluées » est critique et suivie avec attention au sein du laboratoire. Chez ces espèces la démonstration la capacité à ressentir la douleur telle que définie par l’IASP (International Association for the study of pain) Ass est récente et les modèles d’étude de la pharmacologie de la douleur à visée clinique ne sont pas encore développés. Le rat a été sélectionné pour ce projet en se basant sur plusieurs critères : a) sensibilité aux stimuli nociceptifs utilisés dans ce projet ; b) large caractérisation du comportement et des modèles dans la littérature ; c) efficacité dans cette espèce des médicaments utilisés chez l’homme sont efficaces pour soulager une douleur équivalente suggérant l’existence de mécanismes biologiques communs. Les animaux utilisés seront des rats pré-adolescent. Nous garderons les animaux environ un mois. Nous ne souhaitons pas avoir des animaux trop gros afin de pouvoir réaliser les tests sereinement. De plus, les crises de migraines chez l’homme sont souvent intensifiées à la période de l’adolescence avec les changements hormonaux.
Analyse de la connectivité cérébrale dans l’addiction à l’alcool à long terme
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Seules dans leur cage pendant dix semaines, des souris mâles et femelles ont un accès intermittent au choix entre une bouteille d'alcool et une bouteille d'eau. D'après des études antérieures, la consommation augmente après deux à trois semaines, et le porteur prévient que les souris peuvent se déshydrater et que l'isolement "peut induire un stress". Au bout de ces dix semaines, chacune passe sous anesthésie trois séquences d'IRM, fonctionnelle, anatomique et de diffusion, soit 56 minutes, pour mesurer selon le sexe les effets de l'alcool sur la communication entre régions du cerveau. Les 120 souris, utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sont ensuite mises à mort pour des prélèvements d'organes.
Objectifs
Le trouble de consommation de l’alcool induit des modifications cérébrales complexes, se caractérisant par plusieurs stades associés à des adaptations spécifiques. En effet, une exposition prolongée et répétée à l’alcool peut être à l’origine d'altérations dans la communication entre les différentes régions du cerveau. Par ailleurs, des différences dans la vulnérabilité à la dépendance et à la toxicité de l'alcool entre les sexes ont déjà été mises en évidence à la fois chez l'Homme et dans des modèles de rongeurs. Ainsi l'objectif de cette étude est d'identifier par IRM dans quelle mesure les altérations de la communication cérébrale dépendent du sexe lors d'une consommation excessive et à long terme d'alcool. C'est pourquoi, après une consommation chronique de 10 semaines, des souris mâles et femelles sous exposition volontaire à l'alcool seront caractérisées par IRM multimodale afin de detecter les modification de la communication cérébrale. Ce projet tend donc à répondre aux questions suivantes ; quelles modifications cérébrales sont induites par la consommation d'alcool à long terme, quelles sont les différences d'altérations entre les sexes, et comment ces modifications peuvent être liées ou même prédire un comportement addictif ?
Bénéfices attendus
Les résultats de cette étude devraient contribuer à mieux comprendre les conséquences au niveau de la connectivité cérébrale dans l'addiction à l'alcool à long terme;, et l'influence du sexe dans les modifications observées. Ce projet devrait apporter une vue globale de la réorganisation du connectome chez les souris exposées à l’alcool, tout en permettant de cibler les aires cérébrales présentant des altérations spécifiques, et pouvant servir de cibles pour de futurs études translationnelles.
Procédures
Les animaux seront soumis à : 1) un protocole volontaire d'accès intermittant au choix entre 2 bouteilles : alcool versus eau ; pendant 10 semaines 2) un examen IRM sous anesthésie incluant : un séquence d'IRM fonctionnel (16min), une séquence d'IRM anatomique (10min) et une séquence d'IRM de diffusion (30min). Par ailleurs, les souris seront hébergées individuellement pour toute la durée du protocole c'est-à-dire 10 semaines.
Impact sur les animaux
Le protocole de préférence de consommation de la solution d'alcool par rapport à l'eau par les souris est basée sur une action volontaire et non forcée. Des études précédentes chez la souris ont montré que le protocole induit une augmentation de la consommation après 2-3 semaines d’exposition. Cette consommation se stabilisent par la suite mais sa chronicité pendant 10 semaines reproduit le passage vers l’addiction à l’alcool, comme observées chez l’homme. Le protocole ne teste pas l’état de sevrage des souris car l’exposition à l’alcool n’est pas arrêté de manière prolongé, limitant ainsi les possibles nuisances. Les souris peuvent cependant présenter un état de déshydratation suite à la consommation excessive d’alcool. Ce protocole exige par ailleurs que les souris soient isolées ce qui peut induire un stress chez les animaux.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux seront mis à mort afin d’effectuer des prélèvements d’organes d’intérêts.
Remplacement
Le modèle animal est, pour le moment, le seul modèle qui permet d’étudier dans son ensemble les phénomènes complexes mis en oeuvre dans l'addiction à l'alcool au niveau cérébrales à l'échelle du connectome. En effet ces atteintes sont multifactorielles, nécessitant un grand nombre d’acteurs, et toutes les conditions ne sont pas reproductibles fidèlement dans un modèle de culture cellulaire.
Réduction
Le nombre de souris est réduit au minimum d’animaux nécessaires afin d’assurer l’efficacité des tests et obtenir des résultats fiables en fonction des expériences réalisées. Le nombre d’animaux pour l’analyse des résultats a été calculé à l’aide de tests statistiques, amenant à 30 souris par groupe nécessaires pour analyser les résultats d'expérience IRM, conduisant à un total de 120 animaux
Raffinement
Le stress potentiellement engendré par la pratique expérimentale sera limité au maximum. Dans les cages d'hébergement, l'environnement sera enrichi par des carrés de coton pour l’édification du nid, des morceaux de bois pour que les animaux usent leurs dents, et des tubes pour fournir un abri. Durant l'examen IRM, le raffinement sera respecté par l'usage d'une anesthésie afin de réduire au maximum le stress de l'animal. La température et la respiration des animaux seront en permanence surveillées par un système de monitorage. En cas de chute de la température et/ou de la respiration non gérable, l'acquisition en cours sera immédiatement interrompue et l'animal sorti de l'IRM. Il sera alors placé dans une cage mise sous une lumière chauffante jusqu'à son réveil, sous surveillance. Des points limites ont été établis afin de soustraire les animaux à la douleur.
Choix des espèces
Pour ce projet nous utiliserons des souris mâles et femelles. Cette souche de souris est la plus utilisée dans l'étude du comportement lié à l'alcool. Les souris seront âgées de 8 à 10 semaines, étant l'équivalent de l'âge adulte chez l'Homme. A cet âge, les souris ont atteint leur taille et poids adulte, ce qui permet une meilleure reproductibilité des résultats.
Utilisation d’un modèle de souris pour comprendre les bases cellulaires des troubles du spectre de l’autisme liés au gène Tshz3 et tester un traitement pharmacologique visant à réduire les stéréotypies
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
40 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses d'une mutation du gène Tshz3 présentée comme un modèle d'autisme, elles reçoivent une injection quotidienne pendant dix jours et passent trois tests comportementaux censés mesurer des stéréotypies, dont le RNT ne précise pas le protocole. L'objectif est de tester si un médicament utilisé dans la maladie d'Alzheimer réduit ces comportements répétitifs. Le porteur affirme que les troubles du spectre autistique "ne peuvent être étudiés qu'in vivo" et que des souris génétiquement modifiées sont "indispensables".
Objectifs
Les troubles du spectre de l’autisme (TSA) sont diagnostiqués sur la base de troubles du comportement, notamment des déficits de la communication et des interactions sociales, ainsi que des comportements répétitifs (stéréotypies) avec des champs d’intérêts restreints. Les causes des TSA sont encore mal connues, mais plusieurs recherches ont établi que de mutations dans certains gènes sont impliquées. Plusieurs de ces gènes participent, d’ailleurs, au développement et au fonctionnement du cerveau. Nos travaux apportent un faisceau d’arguments convergents, à partir d’études menées chez l’homme et sur des modèles de souris, en faveur de l’existence d’un lien direct entre des mutations d’un gène et les TSA. En particulier, nos souris avec des mutations de ce gène montrent des comportements répétitifs (stéréotypies) qui miment ceux typiques des TSA. Notre hypothèse, basée aussi sur nos travaux précédents, est que ces comportements répétitifs soient dus à une réduction des niveaux d’une substance chimique sécrétée par les neurones d’une zone du cerveau nommée striatum, comme dans d’autres cas de comportements stéréotypés. A l’heure actuelle il n’existe pas des traitements médicamenteux généralisés pour les TSA, cependant certains des symptômes peuvent être pris en charge spécifiquement. Dans ce contexte, nous proposons d’utiliser nos souris afin tester si leurs comportements répétitifs peuvent être améliorés par un traitement qui vise à augmenter les niveaux de cette substance dans le cerveau. Dans ce cadre, nos objectifs principaux sont : 1. Effectuer des tests comportementaux permettant de mettre en évidence des stéréotypies et des comportements de type persévérant chez les souris mutantes, par rapport à leurs contrôles. 2. Tester si un traitement pharmacologique qui augmente les niveaux de cette substance est capable d’améliorer ces déficits comportementaux. Cela pourrait fournir des indications thérapeutiques pour le traitement des comportements stéréotypés, associés ou pas aux TSA.
Bénéfices attendus
Cette demande s’inscrit dans la suite de travaux précédents du demandeur et des autres responsables du projet. Nous avons identifié un gène dont la mutation est impliquée dans les troubles du spectre de l’autisme (TSA). Dan ce contexte, ce projet a pour objectif de tester des traitements pharmacologiques permettant de corriger des comportements stéréotypés chez la souris modèle des TSA dus à la mutation de ce gène.
Procédures
Ce projet comprend 2 types d’intervention : un traitement qui consiste en une injection une fois par jour sur une période de 10 jours ; 3 tests comportementaux (qui ne comportement pas de souffrances pour les animaux) pour détecter des comportements stéréotypés typiques des TSA : chaque test dure entre 15 et 20 min et sera effectué au 3ème et au 10ème jour de traitement.
Impact sur les animaux
Nuisances attendues : injections quotidiennes sur 10 jours, qui peuvent entrainer de la douleur au point de piqure ; tests de comportement répétés qui peuvent engendrer du stress ou de la fatigue.
Devenir
A la fin de la procédure, les souris ne seront pas utilisés pour d’autres expériences dans le cadre de ce projet ou d’autres projets de recherche. Par conséquent, toutes les 40 souris seront mises à mort.
Remplacement
Les méthodes in vitro ne peuvent pas remplacer l’organisme entier en raison de l’isolement des neurones du contexte physiologique. De plus, l’utilisation de souris vivantes est nécessaire pour tester l’efficacité du traitement pharmacologique visant à améliorer les stéréotypies.
Réduction
Nous nous efforçons d’utiliser le moins d’animaux possible (optimisation des conditions d’élevage, des croisements etc.), tout en veillant à ce que le nombre d’animaux utilisé soit représentatif. Cela a été estimé sur la base d’expériences antérieures, et grâce à des outils statistiques permettant de calculer le nombre de sujets nécessaires. Cela nous a fourni un nombre total de sujets = 18 (9 par groupe). Afin d’héberger les souris par groupes homogènes de 5 et compenser à une possible augmentation des écarts types due au traitement et à l’utilisation des deux sexes, nous avons choisi d’utiliser 10 animaux par groupe : 10 mâles mutantes et 10 mâles contrôle, ainsi que 10 femelles mutantes et 10 femelles contrôle, pour un total de 40 souris.
Raffinement
Les souris sont élevées en groupes sociaux de 5 animaux, dans des environnements enrichis par la présence d’objets (igloos en carton, « Nestlets » déchiquetables en fibre, briques en bois), au sein d’une animalerie exempte de pathogènes et dont les paramètres physiques (température, humidité) et sanitaires sont strictement contrôlés. Les animaux sont examinés quotidiennement afin de vérifier l’apparition éventuelle de douleur/mal être et veiller à ne pas dépasser des points limites. Etant donné l’absence de procédures chirurgicales ou d’autres sources de douleur dans ce projet, nous n’utiliserons pas d’anesthésiques ou d’analgésiques.
Choix des espèces
Les troubles du spectre de l’autisme (TSA) ne peuvent être étudiés qu’in vivo, car ils sont définis par des comportements caractéristiques (déficits dans les interactions sociales et mouvements répétitifs ou stéréotypés) qui nécessitent d’animaux vivants pour être mis en évidence. La possibilité d’utiliser des souris génétiquement modifiées est indispensable pour reproduire les symptômes des TSA dus à la délétion d’un gène. Nous utiliserons donc ces souris pour des expériences visant à mettre en évidence des comportements stéréotypés, afin de tester l’effet d’un traitement pharmacologique, utilisé en clinique pour le traitement de la maladie d’Alzheimer. Notre hypothèse est que ce traitement peut restaurer la fonction d’une région du cerveau impliquée dans les TSA, le striatum, et ainsi améliorer les comportements stéréotypés qui caractérisent ces souris. L’âge des souris utilisées sera de 6 à 8 semaines au début de la procédure : cela a l’avantage d’avoir des animaux capables d’effectuer les tâches comportementales prévues dans la procédure expérimentale, tout en minimisant la durée de leur stabulation.
Mécanismes de communication intercellulaire par les vésicules extracellulaires cardiomyocytaires dans l’infarctus du myocarde chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système immunitaire
2880 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit une chirurgie provoquant un infarctus par ligature définitive d'une artère coronaire, un quart d'entre elles ayant en plus la rate retirée, avec des injections de vésicules extracellulaires et des échographies sous anesthésie. L'objectif est de comprendre le rôle de ces vésicules dans la réparation du cœur après infarctus, les applications thérapeutiques restant renvoyées au long terme. Le porteur affirme que ces phénomènes complexes ne peuvent être recréés in vitro et que le modèle murin est "absolument nécessaire et indispensable".
Objectifs
Les maladies cardiovasculaires et l’infarctus du myocarde en particulier sont l'une des premières causes de mortalité dans le monde. La compréhension des mécanismes impliqués dans cette maladie est nécessaire pour le développement de thérapies visant à améliorer la survie après infarctus et constitue ainsi un enjeu médical et sociétal majeur. La mort du tissu cardiaque infarci déclenche une réponse inflammatoire qui est essentielle pour la réparation cardiaque. Cette réponse inflammatoire repose sur la communication efficace entre les cellules inflammatoires et les cellules cardiaques. Lors d’un infarctus, les cellules cardiaques libèrent des fragments de leur membrane, les vésicules extracellulaires (VE). Ces VE exercent leur activité biologique par le transfert de leur contenu (protéines et acides nucléiques) vers des cellules cibles, ce qui en fait de véritables messagers intercellulaires. La composition de ces VE cardiaques ainsi que leur rôle dans la réponse inflammatoire et la réparation cardiaque est inconnu. Le but de notre projet est de définir les mécanismes moléculaires qui contrôlent cette communication intercellulaire par les VE cardiaques, leur rôle dans la réparation cardiaque après infarctus du myocarde. Divers modèles de souris génétiquement modifiées nous permettront d’analyser spécifiquement le rôle de ces VE. Les animaux subiront un infarctus du myocarde. L’analyse consistera à caracteriser la composition des VE cardiaques ainsi que leur rôle dans la réponse inflammatoire, la fonction et le remodelage du coeur après infarctus.
Bénéfices attendus
A terme, ce projet permettra de définir les mécanismes de communication cellulaire qui controllent la réparation cardiaque lors de l’infarctus du myocarde. La caractérisation de ces mécanismes clés est essentielle au développement de stratégies thérapeutiques innovantes visant à favoriser la réparation du coeur infarci et ainsi favoriser la survie.
Procédures
Chaque animal va subir une procédure chirurgicale de 20 min au cours de laquelle un infarctus du myocarde expérimental est réalisé par ligature permanente de l’artère coronaire antérieure gauche. Un tiers de ces animaux seront injectés avec des VE purifiées (injection intracardiaque ou intraveineuse) afin d'évaluer le rôle des VE dans la réparation cardiaque. Un quart des animaux de ce projet sera préalablement splénectomisé. La splénectomie est une procedure chirurgicale de 10 minutes. Pour chacune de ces procédures, trois injections sous-cutanées d’analgésiques (50 µL, durée inférieure à 5 secondes pour chaque injection) sont prévues, dont une en préopératoire. A différents jours après l’opération, une échocardiographie non-invasive indolore sera réalisée sous anesthésie générale gazeuse, d’une durée maximale de 20 minutes.
Impact sur les animaux
Per-opératoire Inconfort au point d'injection. Douleur post-opératoire adequatement soulagée par des analgésiques. Post-opératoire L'etat de santé des souris sera suivi quotidiennement pour les 5 premiers jours puis de manière hebdomadaire par la suite. Toute dégradation de l'etat de santé (ex: douleur refractaire au tratiement antalgique, infections, insuffisance cardiaque) sera minutieusement evalué en rapport à une grille de points limites. Les traitements adéquats seront mis en place tant que les limites ne sont pas atteintes. Dès qu'une de ces limites est atteinte, les animaux concernés seront mis à mort immédiatement.
Devenir
Toutes les procédures de ce projet sont terminales et par consequent, les souris sont mises à mort.
Remplacement
Pour respecter le principe des 3R, nous avons évalué nos hypothèses in vitro avec des cultures de cellules cardiaques et de macrophages autant que possible avant de l’étudier dans un modèle murin. Cependant, ces modèles murins sont une étape indispensable dans la compréhension des mécanismes survenant au cours de l’infarctus du myocarde. En effet, ces événements sont des phénomènes complexes, que des modèles in vitro ne pourraient pas permettre de recréer. Nous voulons, in vivo, comprendre les différentes interactions cellulaires, mais également tissulaires qui sont mises en jeu au cours des phénomènes de réparation tissulaire consécutifs à une atteinte cardiaque. Ces modèles murins pré-cliniques sont également un préalable absolument nécessaire et indispensable pour la validation des stratégies thérapeutiques afin de les mettre en application chez des patients présentant un infarctus du myocarde.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaires à la complétion de ce projet a été calculé au plus juste ajusté par l’utilisation de tests statistiques déterminant la taille minimale des groupes expérimentaux. Le nombre d'animaux est ainsi calculé sur la base d’un plan expérimental stéréotypé permettant d’obtenir la puissance statistique nécessaire à l’obtention de conclusions biologiquement pertinentes. Le calcul des effectifs nécessaires a été fait pour détecter un changement de 20% de la fraction d'éjection ventriculaire gauche par échocardiographie. Ces tests déterminent un nombre de 15 souris par groupe. Pour deux groupes, en supposant quelques problèmes de traitement des tissus et la mortalité inhérente à la procédure, nous estimons une taille de groupe de 15 animaux. Pour réduire le nombre d’animaux, nous analyserons plusieurs paramètres sur le même animal : analyses échocardiographiques, anatomopathologiques, immunohistochimiques ainsi que des analyses des ARN, protéines et cellules cardiaques.
Raffinement
La souffrance animale sera réduite au maximum par le raffinement des méthodes expérimentales notamment l'utilisation de protocoles d’anesthésie et d’analgésie adaptées pour les procédures et l’établissement de points limites adéquats. Les animaux seront élevés en cages enrichies avec maisonnettes, batônnets en bois et coton et avec eau et nourriture ad libitum dans l’animalerie où les conditions d'hébergement et d'élevage sont standardisées et contrôlées durant toute la vie des souris. Après la procédure chirurgicale, les animaux sont placés dans une cage de réveil chauffée et enrichie, sous surveillance jusqu’au réveil complet. Ensuite, les animaux retournent avec leurs congénères, dans une cage d’hébergement enrichie. La stratégie antalgique sera systématiquement poursuivie en post-opératoire pendant 48 heures. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par les expérimentateurs confirmés pendant les 5 premiers jours post-opératoires, puis par le personnel technique qualifié de l’animalerie pour repérer l’éventuelle apparition de signes cliniques de souffrance ou de mal-être. Pour l’infarctus du myocarde et l’échographie, les animaux sont placés sur une plaque chauffante thermorégulée dès l’induction de l’anesthésie.
Choix des espèces
Le choix des souris permet d’avoir accès à des animaux génétiquement modifiés. Les souris génétiquement modifiées permettront de comprendre le rôle des VE cardiaques dans le remodelage cardiaque après infarctus du myocarde. Nous utiliserons des souris adultes âgées de 10 à 15 semaines, chez lesquelles le système cardio-vasculaire est arrivé à maturité. En dessous de cet âge, la variabilité est accrue dans le remodelage et la survie fortement réduite à la suite d’un infarctus du myocarde.
Evaluation d’agents de contraste pour l’aide à la chirurgie par imagerie optique NIR-I – NIR-II et photo acoustique.
- Recherche appliquée
- Cancers
198 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Porteuses de tumeurs dans le péritoine, elles reçoivent des injections d'agents fluorescents et sont soumises à des séances répétées d'imagerie sous anesthésie, puis tuées pour l'analyse de leurs organes. L'objectif est d'évaluer des agents de contraste destinés à aider les chirurgiens à distinguer le tissu cancéreux du tissu sain par fluorescence. Le porteur indique avoir écarté une partie des composés par des tests in vitro mais affirme ne plus pouvoir se passer de l'animal pour analyser la biodistribution.
Objectifs
L'objectif de cette étude est de tester de nouveaux produits pour leur potentiel en tant qu'agents d'imagerie optique (utilisant la fluorescence). Nous avons d'abord vérifié en laboratoire si ces nouveaux produits étaient toxiques pour les cellules et s'ils pouvaient être absorbés par ces dernières. Ensuite, nous avons examiné les propriétés optiques de ces produits en utilisant différents systèmes. Les produits les plus prometteurs ont été testés sur des animaux porteurs de tumeurs cancéreuses dans le péritoine. Nous avons évalué les conditions optimales d'utilisation de ces produits, leur distribution dans l'organisme et leur pharmacocinétique. Maintenant, nous souhaitons tester ces produits pour l'imagerie de lésions plus petites dans le péritoine et comparer l'imagerie bioluminescente avec l'imagerie de fluorescence.
Bénéfices attendus
Nous voulons permettre et valider la détection en profondeur de lésions de faible taille dans le cadre de l'aide à la chirurgie par imagerie de fluorescence. L'aide à la chirurgie par imagerie de fluorescence est une méthode permettant au chirurgien de séparer le tissu cancéreux du tissu sain.
Procédures
Après le 7eme jour post-implantation tumorale, chaque souris sera imagée 2 fois par semaine par bioluminescence (injection de luciférine) pour une durée maximum de 15 min d’intervention. Ceci jusqu’à atteindre le 1.10e9 photons/pixel/seconde. Une fois le signal voulu atteint, pour chaque souris, il y a 3 types d’imageries différentes ante-injection et 3 imageries post-injection du composé. Les imageries durent au maximum 15mn sous anesthésie. Par exemple, la souris au temps 5h sera imagée par les 3 types d’imagerie avant l’injection du composé (imagerie contrôle) puis sera à nouveau imagée de la même manière au temps 5h. Ensuite, elle sera mise à mort afin d’effectuer des tests.
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables attendus sont : immunodéficience des souris, douleurs et conséquences des injections péritonéales et intraveineuses, stress de la contention et des anesthésies
Devenir
Dans chaque procédure, tous les animaux impliqués seront mis à mort car pour chaque temps, des mesures ex-vivo sont nécessaires. Ainsi pour le même animal, nous ferons des analyses in vivo et ex vivo (analyse des organes) afin de multiplier le nombre de tests sur le même animal et ainsi réduire le nombre d’animaux nécessaires.
Remplacement
Les alternatives non animales pour ce projet ont été utilisées dans le cadre de la caractérisation optique et photo acoustique des composés fluorescents ainsi que de la cytotoxicité potentielle. Afin de réduire le nombre de composés à évaluer, beaucoup d'essais visant à évaluer les propriétés optiques des composés ont été réalisés par imagerie de gouttes de solution En effet, nous avons réalisé des investigations in vitro afin d’observer le comportement biologique des molécules d’intérêt sur des cellules normales et cancéreuses, leur internalisation dans les cellules, leur cinétique, leur localisation sub-cellulaire ainsi que leur cytotoxicité. Ceci nous a permis de remplacer un certain nombre d’animaux A ce stade de nos recherches nous ne pouvons plus nous passer de l’utilisation de modèles animaux car aucun moyen in vitro ne nous permet d’analyser la biodistribution.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux, un criblage a été fait sur les fluorophores afin d’en sélectionner seulement 3 parmi une vingtaine. Nous avons rélisé un design d’expérimentation qui utilise juste le bon nombre de souris, tout en ayant assez d’animaux pour effectuer les tests statistiques adéquats lors de nos anlalyses. Nous plafonnons le nombre d’animaux grâce à la multiplication des tests/analyses sur un seul animal (analyses ex-vivo après expérimentation animale d’imagerie). L’approche statistique et notre expérience nous permettent de réduire le nombre d’animaux au minimum afin d’obtenir des résultats exploitables. 5 animaux par conditions en biodistribution permettent une analyse fiable prenant en compte les variabilités inter individu.
Raffinement
Le projet est mis en oeuvre dans un établissement agréé. Des tests préliminaires ont déjà été effectués sur des modèles sous-cutanés, nous permettant d’affiner de manière précise la mise en œuvre de cette expérimentation. Nous tenons compte des meilleures conditions d'hébergement pour nos modèles murins et nous veillerons au bien-être animal de nos souris. Tous les personnels impliqués dans ce projet ont des compétences validées pour les manipulations des souris. Nous utilisons des souris permettant le développement de modèles tumoraux humains sans phénomène de rejet. Les animaux sont hébergés en groupes sociaux, dans un environnement contrôlé dépourvu de pathogènes, enrichi avec des tunnels en carton et morceaux de papier pour y faire un nid. La nourriture et l’eau de boisson sont fournies ad libitum. Le niveau de sévérité de ces expérimentations est modéré. Les différentes interventions sont réalisées sous anesthésie générale. Nous utilisons des points limites spécifiques et des critères d'arrêt de souffrance. Le suivi quotidien des animaux garantira leur bien-être, et nous permettront d’intervenir immédiatement de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. Enfin, la mise à mort des individus est réalisée de manière règlementaire (dislocation cervicale).
Choix des espèces
La souris est un mammifère dont certaines caractéristiques biologiques peuvent être extrapolées à l’homme, notamment dans le cadre d’études visant à comprendre le développement de cancers, la mise au point de nouveaux agents de contraste et de nouvelles thérapies avant d’entreprendre des études cliniques. La souris Nude permet le développement de modèles tumoraux humains sans phénomène de rejet. La méthode utilisée pour induire une tumeur est rapide, reproductible, et la bonne connaissance de ce modèle murin fait que les limites éthiques de ce type d’expérimentation sont connues (taille de la tumeur par exemple). C’est également un modèle expérimental robuste et adapté à l’étude de la biodistribution de fluorophores et de radiotraceur par imagerie du petit animal. De plus, la majeure partie des études expérimentales sur le cancer utilisent les modèles murins, ce qui permettra une comparaison et confrontation des résultats obtenus avec la littérature. Nous utiliserons des souris (athymic c'est à dire "sans thymus") de 6 semaines. Ce stade de développement permet d’avoir des souris adultes avec une prise tumorale optimale avant le pic de production de globules blancs et la mise en place d'un système immunitaire innée à l’âge de 8 semaines.
Caractérisation d’une thérapie génique sur modèle murin de myopathie liée au gène Mtm1.
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
630 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère. Modèles d'une myopathie liée au gène Mtm1, elles reçoivent des injections intramusculaires ou intrapéritonéales dès le premier jour après la naissance, subissent des tests de suspension et d'actimétrie et une mesure de force musculaire sous anesthésie, avant d'être tuées pour prélever leurs organes. Le porteur signale que l'injection chez le nouveau-né peut déclencher le cannibalisme des parents et que la maladie provoque un phénotype sévère à partir de huit semaines. Il affirme que ces analyses ne peuvent être menées sur cellules en culture, seul l'"organisme entier" permettant d'étudier la maladie dans sa globalité.
Objectifs
Les myopathies centronucléaires sont une classe de maladies génétiques qui détériorent la fonction des muscles squelettiques et handicapent fortement la qualité de vie des patients qui en sont atteints et aucune thérapie n’est à ce jour disponible. Le principal objectif de ce projet est de mettre au point une preuve de concept thérapeutique pour traiter les myopathies centronucléaires. En parallèle nous souhaitons également étudier plus en détail les fonctions des différentes régions d’une protéine impliquée dans certaines myopathies ainsi que ses effets à différentes étapes du développement musculaire.
Bénéfices attendus
Dans l’hypothèse où notre stratégie thérapeutique s’avèrerait efficace sur le phénotype de notre animal modèle, cette étude serait une preuve de concept thérapeutique pour traiter les myopathies centronucléaires. Ce projet permettra également de faire avancer les connaissances scientifiques relatives aux fonctions des différentes régions de la protéine étudiée ainsi que ses effets à différentes étapes du développement musculaire.
Procédures
Les 240 souris de la cohorte « Injections intra-musculaires » seront soumises aux procédures suivantes : - Injections intra-musculaires sous anesthésie générale, non-invasive, unique à 3 semaines d’âge, 5min par animal. - Mesure de la force musculaire sous anesthésie générale, acte chirurgical, unique à 8 semaines d’âge. Les 390 souris de la cohorte « Injections Intra-péritonéale » seront soumises aux procédures suivantes : - Injection intra-péritonéale, animal vigile, unique au premier jour post-natal, 1min par animal. - Test de suspension, animal vigile, non-invasif, hebdomadaire de 3 à 8 semaines d’âge, 5min par animal. - Test d’actimétrie, animal vigile, non-invasif, unique à 8 semaines d’âge, 24h par animal. - Mesure de la force musculaire sous anesthésie générale, acte chirurgical, unique à 8 semaines d’âge.
Impact sur les animaux
La souris atteinte de myopathie myotubulaire présente un phénotype sévère. Les premiers signes du phénotype dommageable n’apparaissent qu’à l’âge de 4-5 semaines pour atteindre un maximum à environ 8 semaines. A noter qu’il existe une certaine variabilité phénotypique entre les animaux mutants et que tous ne développeront pas l’ensemble des signes de la maladie. A notre connaissance il n’y a pas de douleurs associées au phénotype myopathique. L'injection intrapéritonéale effectuée au premier jour post-natal peut causer une douleur modérée au moment de l'injection, cependant, elle n'a pas d'incidence sur la prise de poids ultérieure. Il est à noter que cette manipulation peut, dans de rares cas, déclencher le cannibalisme des parents envers leur portée. L’injection intramusculaire de la patte sous anesthésie occasionne une douleur modérée au réveil mais qui n’empêche pas la mobilité ni l’accès à la nourriture.
Devenir
Les animaux sont mis à mort sous anesthésie à la fin des deux procédures car notre projet nécessite la collection d’organes pour compléter l’analyse au niveau histologique et moléculaire.
Remplacement
Ces analyses ne peuvent pas être effectuées sur des cellules en culture car celles-ci ne reproduisent pas la fonction d’un organe et encore moins d’un organisme entier. En effet seul le modèle animal permet d’étudier d’une part la maladie dans sa globalité et d’autre part l’évolution des symptômes, ce qui est essentiel dans le cadre d’une mise au point de thérapie.
Réduction
Le nombre d’animaux a été basé sur les résultats de précédentes études sur ces mêmes animaux. Il nous permet d’assurer la robustesse statistique des différences entre animaux sains et malades et ainsi d’évaluer correctement l’effet de notre traitement. Afin de limiter le nombre d’animaux de la cohorte d’injections intra-musculaires nous injecterons les deux pattes (muscle tibial antérieur) de chaque animal, l’une avec la solution contrôle et l’autre avec un des traitements. L’utilisation d’un contrôle interne à chaque souris plutôt qu’un groupe de souris contrôles permet de renforcer la puissance statistique en s’affranchissant de la variation inter-groupes et de réduire le nombre d’animaux nécessaires. Toutes les souris passeront des tests phénotypiques et leurs tissus seront collectés pour compléter l’analyse histologique et moléculaire, nous permettant ainsi de nous affranchir de la création d’une deuxième cohorte pour la collection de tissus.
Raffinement
Si des difficultés de locomotion apparaissent lors de l’hébergement, de la nourriture en gel sera placée dans la cage afin de soulager l’animal dans ses déplacements. Des nids seront disposés dans chaque cage avec un accès illimité à la boisson et à la nourriture. Le bien-être des animaux sera contrôlé quotidiennement après l’injection intramusculaire afin de détecter au plus tôt les premiers signes de souffrance éventuels comme l’apathie, la prostration, l’abaissement des paupières et les difficultés ambulatoires. Une perte de poids de 20% en une semaine conduira à l’arrêt du protocole et la mise à mort des animaux par dislocation cervicale. En cas de douleur intense, un analgésique pourra être administré. Lors de la procédure de mesure de la force musculaire sous anesthésie générale, les souris seront anesthésiées afin d’immobiliser l’animal et de prémunir toute douleur lors de l’opération chirurgicale. Durant la procédure les souris seront placées sur une plaque chauffante pour maintenir leur homéostasie thermique et elles seront monitorées en permanence.
Choix des espèces
Pour tester l'éventuelle amélioration thérapeutique, nous avons besoin d'effectuer des expériences physiologiques in vivo sur modèle animal. Nous disposons déjà de plusieurs modèles murins de myopathies avec lesquelles nous avons publié plusieurs études sur les myopathies centronucléaires. Conserver la même espèce animale pour ce projet s’inscrit dans un effort de continuité et de reproductibilité de nos études. Nous prévoyons ainsi de réaliser cette étude sur des lignées de souris déjà disponibles dans nos laboratoires, ces modèles présentent des phénotypes comparables aux symptômes observés chez les patients humains. Enfin, le modèle murin présente l’unique avantage d’être génétiquement très proche de l’homme et facile d’élevage en raison de sa taille et de ses capacités de reproduction. Nous traiterons ces animaux à des stades très précoces (premier jour post natal) pour étudier l’effet de notre traitement avant l’apparition des symptômes mais également au stade adulte (4 semaines) pour étudier l’effet après l’apparition des symptômes.
Etude de la pharmacocinétique sanguine du céfépime et de l’enmétazobactam chez la souris immunocompétente après injection sous-cutanée.
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
84 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent deux injections sous-cutanées de deux antibiotiques, puis sont tuées par prélèvement intracardiaque sous anesthésie pour doser ces composés dans le sang. L'objet est de décrire la pharmacocinétique du céfépime et de l'enmétazobactam avant d'en tester l'efficacité, dans un projet ultérieur, sur un modèle de pneumonie à Klebsiella pneumoniae résistante. Le porteur indique que les doses ne sont pas toxiques et affirme que le recours à l'animal reste une étape "obligatoire et règlementaire".
Objectifs
L’objectif du projet est de caractériser la pharmacocinétique sanguine du céfépime (antibiotique) et de l’enmétazobactam sur une période de 8h post-injection, après deux administrations sous-cutanées. Cette caractérisation permettra d’évaluer le devenir de ces deux composés, depuis leur entrée jusqu'à leur élimination en fonction du temps et ainsi d’avoir les bonnes concentrations et fréquence d’administration pour en évaluer leur efficacité dans des modèles d’infection ultérieurement.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de reconstruire les courbes pharmacocinétiques des deux composés (céfépime et enmétazobactam) sur 24h chez la souris et ainsi d’adapter les fréquences d’administration dans un modèle de pneumonie à Klebsiella pneumoniae résistant aux carbapénèmes afin d’y évaluer leur efficacité sur la diminution de la charge bactérienne pulmonaire.
Procédures
L’injection des composés se fera par voie sous cutanée. Les doses administrées sont non toxiques pour les animaux. Les souris seront ensuite soumises à un prélèvement intracardiaque (d’une minute) sous anesthésie fixe. La profondeur de l’anesthésie est vérifiée par pression des voutes plantaires.
Impact sur les animaux
L’effet indésirable principal ici est lié à la douleur légère et de courte durée générée par deux injections (l’une pour l’administration des composés puis la seconde pour l’administration de l’anesthésie fixe)..
Devenir
Tous les animaux seront mis afin de doser les différents composés étudiés.
Remplacement
Le céfépime est un antibiotique de la famille des bêta-lactamines. Cependant, le céfépime peut être hydrolysé par des β-lactamases à spectre étendu (BLSE) telle que l’OXA-48. La principale stratégie pour restaurer l'efficacité des β-lactamines est l'utilisation d'inhibiteurs de β-lactamase. Le but est de trouver la meilleure combinaison capable d’avoir une activité antibactérienne efficace contre ces BLSE. Dernièrement, des études in vitro et in vivo ont démontré une activité intéressante chez des Entérobactéries multi résistantes. La mesure de l’efficacité de cette combinaison (céfépime + enmétazobactam) ne peut se faire sans avoir recours au modèle animal ce d’autant que certains échecs de traitement ne peuvent être anticipés autrement et que les aspects liés à la pharmacocinétique de ces nouvelles molécules ne peuvent être évalués autrement. Pour l’heure, le recours à des animaux est une étape obligatoire et règlementaire dans le développement de molécules à visée thérapeutique.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaire pour répondre aux hypothèses a été réduit à 3 par groupe grâce à l’expérience acquise lors d’études précédentes. Compte tenu de la variabilité attendue sur les dosages chez la souris, trois souris par point sont nécessaires pour mener à bien cette étude – Aucun test statistique sera appliquée sur les résultats de dosage.
Raffinement
Un gros travail bibliographique a été réalisé en amont de cette étude afin de s’assurer que la dose utilisée ne soit pas toxique pour les animaux. Il s’agira d’une étude sans infection où aucune toxicité n’est attendue. De plus un enrichissement du milieu (jouets en plastique, igloos en carton) sera utilisé et une surveillance accrue sera également réalisée pour cette étude. Des critères d’arrêts de l’étude ont été définis afin d’assurer le bien-être des animaux.
Choix des espèces
Les souris représentent classiquement un des modèles de choix pour l’évaluation de la pharmacocinétique. D’autre part, il s’agit de l’espèce utilisée pour la mise au point du modèle d’infection pulmonaire à Klebsiella pneumoniae dans d’autres projets. Souris de 8 semaines de façon à avoir un poids corporel d’environ 20-22g (même poids que pour les précédentes études).
Étude d’approches thérapeutiques pour corriger la locomotion et la force musculaire de souris modèle pour une maladie neurodégénérative, la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA)
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Modèles de sclérose latérale amyotrophique, elles reçoivent des injections intraveineuses et intracrâniennes de molécules, puis passent chaque mois pendant dix-huit mois une batterie de tests locomoteurs (rotarod, grip test, marche sur planche à trous, open field) et une mesure de force musculaire sous anesthésie. L'objectif est de tester la correction de la faiblesse musculaire, aucun traitement n'existant pour cette maladie. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de disposer d'un modèle animal car aucun système cellulaire ne reproduit les troubles de la locomotion à l'échelle de l'"organisme entier".
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’étudier la correction des altérations locomotrices et de la force musculaire chez des souris modèles d’une maladie humaine musculaire, la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA, ou maladie de Charcot), pour laquelle il n’existe pas de traitement. Cette pathologie est due à une anomalie de l’ADN qui entraine une perte des neurone moteurs, aboutissant in fine à un affaiblissement des muscles squelettiques. Ayant précédemment identifié le mécanisme de cette mort neuronale, nous souhaitons désormais développer une approche thérapeutique pour cette maladie. Plus précisément, nous souhaitons injecter en intraveineux différentes molécules thérapeutiques, que nous avons précédemment validées en modèle cellulaire, dans des souris adultes modèle de cette maladie, et ceci afin d’étudier la correction du phénotype neuromusculaire de ces animaux. Pour cela nous effectueront une batterie de test non invasif de la locomotion et une mesure de la force musculaire de ces animaux chaque mois sur une période d’environ un an. Nous espérons que cette approche nous permettra d’ouvrir une piste thérapeutique pour cette maladie.
Bénéfices attendus
Nous avons besoin de modèles animaux pour développer une approche thérapeutique pour la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA), car il n’existe pas de modèle in vitro ou de système cellulaire pour étudier la correction de la neurodégénérescence, de la faiblesse musculaire et les altérations de la locomotion caractéristiques de ces pathologies. De plus, des études précédentes ont démontré que la souris est un modèle animal de choix pour étudier cette maladie. Enfin, l’analyse de la correction de la faiblesse musculaire dans ce modèle murin a un véritable intérêt pré-clinique pour développer et tester des pistes thérapeutiques pour cette maladie neurodégénérative.
Procédures
1 – Les injections en intrapéritonéale, notamment d’agents anesthésiques, requièrent moins d'une minute. 2 - Les injections en sous cutané, notamment d’agents analgésiques, requièrent moins d'une minute. 3 – Une injection intraveineuse de virus adéno associé (AAV) requiert entre 30 secondes et 1 minute par animal. 4 - Une injection stéréotaxique intra-crâniales d’une molécule thérapeutique requiert entre 5 et 7 minutes par animal. 5 – L’analyse de la locomotion se fait par une batterie de tests non invasifs réalisés chaque mois et ceci sur une période de 18 mois. Ces tests s’étalent sur une durée de 10 à 15 jours selon un protocole classique : pour le rotarod, 3 tests de 5 min sont réalisés par souris ; le grip test et la marche en équilibre sur planche à trou sont aussi réalisés trois fois (environ 5 min) par souris et l’open field est un test de 30 minutes par animal. 6 – La mesure de la force musculaire est réalisée en 4 à 8 minutes sous anesthésie gazeuse. Cette mesure est répétée chaque mois (mais en décalage de 10 à 15 jours avec les tests locomoteurs) et ceci sur une période de 18 mois. En conclusion, chaque animal recevra à l’âge de deux mois une injection intraveineuse rétro-orbitale sous anesthésie gazeuse (entre 30 secondes et une minute), puis trois semaines plus tard une injection sous cutanée d’un analgésique et une injection intrapéritonéale d’anesthésiques suivie d’une injection stéréotaxique intra-crâniales d’une molécule thérapeutique (d’une durée de 5 à 7 minutes). Un mois après cette injection intra-crâniale, le phénotype de cet animal sera suivi par une batterie de tests locomoteurs non invasifs (rotarod, grip test, bar test puis rotarod) répartis sur 10 à 15 jours, puis deux semaines après le dernier test, nous effectuerons une mesure de leur force musculaire sous anesthésie gazeuse en 4 à 8 minutes. Ces tests locomoteurs et mesure de force seront répétées environ chaque mois sur une période de 18 mois.
Impact sur les animaux
Nous souhaitons étudier une maladie neurodégénérative et neuromusculaire touchant les adultes, et ceci en utilisant un modèle animal ; nous nous attendons donc à l’éventuelle apparition d’altérations locomotrices et/ou d’une faiblesse musculaire chez ces souris. Il est à noter que les tests locomoteurs que nous utiliserons pour évaluer l’apparition de ces altérations sont classiques, non invasifs et sans douleur. De même, il est à noter que la mesure de la force musculaire se fait sous anesthésie. Concernant le nombre d’animaux étudié, des travaux précédents et l’étude de la littérature nous ont permis d’établir que l’étude de groupes de 12 animaux permet d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. Le facteur de comparaison sera la dose et la nature de molécule thérapeutique. Ainsi, compte tenu de notre projet d’analyser 3 doses de traitements de 5 molécules (4 thérapeutiques et une molécule contrôle), sous deux conditions (contrôle ou pathologique), nous estimons que l’étude de 360 animaux sur 3 à 5 ans est nécessaire.
Devenir
Les souris seront euthanasiées à l'issue de la procédure afin d’étudier leurs tissus (muscle, cerveaux, etc.) pour des analyses histopathologiques et moléculaires.
Remplacement
Cette étude a pour but de tester des approches thérapeutiques dans un modèle d’une maladie neurodégénérative et neuromusculaire causée par une mutation génétique, la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA). Pour ce faire, il est indispensable de disposer d'un modèle animal pour identifier l’effet de ces traitements à l’échelle de l’organisme entier ; en effet des modèles cellulaires ou un in vitro ne peuvent pas reproduire des troubles de la locomotion ou de la force musculaire et apporter un même niveau d’information. De plus, nous avons établi précédemment que le modèle souris est un bon modèle animal d'étude de cette maladie.
Réduction
L’objectif est de réduire au maximum le nombre de souris pour l’étude tout en s’assurant d’une analyse statistique fiable et reproductible. Des travaux précédents et l’étude de la littérature nous ont permis d’établir les doses de molécules thérapeutiques à injecter, les temps d'analyses et que l’étude de groupes de 12 animaux permet d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. Le facteur de comparaison sera la dose et la nature de molécule thérapeutique et compte tenu de notre projet d’analyser 3 doses de traitements de 5 molécules (4 thérapeutiques et un contrôle), sous deux conditions (contrôle ou pathologique), nous estimons que l’étude de 360 animaux sur 3 à 5 ans est nécessaire.
Raffinement
Afin de diminuer le stress et la douleur liées à la mesure de la force musculaire par stimulation électrique et aux injections intraveineuses et intracérébrales ; ces procédures expérimentales se font toutes sous anesthésie. Les point limites seront alors déterminés en fonction des observations faites d'une part pendant l'anesthésie (évaluation du rythme cardiaque, variation de la température de l'animal) et d'autre part pendant et après l'injection de l'animal (changement du comportement (akinésie, prostration, paralysie), réponses à des stimuli externes). L'anesthésie et la procédure d'injection seront arrêtés si ces points limites sont atteints.
Choix des espèces
Cette étude a pour but de tester des approches thérapeutiques dans un modèle d’une maladie neurodégénérative et neuromusculaire causée par une mutation génétique, la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA). Pour ce faire, il est indispensable de disposer d'un modèle animal pour identifier l’effet de ces traitements à l’échelle de l’organisme entier ; en effet des modèles cellulaires ou un in vitro ne peuvent pas reproduire des troubles de la locomotion ou de la force musculaire et apporter un même niveau d’information. Enfin, nous allons étudier des approches thérapeutiques sur le comportement locomoteur et la force musculaire chez des souris adultes, en effet la maladie que nous étudions touche les adultes. Enfin, nous suivrons le comportement locomoteur et la force musculaire de ces animaux sur une période de 18 mois. Ce protocole a été choisi d’après nos expériences précédentes et par l’étude de la littérature et ceci afin de reproduire l’aspect progressif de la maladie étudiée.
Evaluation de l’effet de la photobiomodulation sur la viabilité et la fonctionnalité des îlots pancréatiques (NIRILO)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
115 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, une partie réutilisée pour la formation de personnels, le reste tué. Ils reçoivent une ou deux injections de streptozotocine pour les rendre diabétiques, de nombreux prélèvements sanguins, une greffe d'îlots pancréatiques par chirurgie dorsale puis un prélèvement terminal, pour tester si la photobiomodulation améliore la survie des greffons. Les rats ne devenant pas diabétiques sont réaffectés à l'enseignement de techniques expérimentales, et une quarantaine d'autres sont ouverts puis tués sans réveil pour prélever leur pancréas. Le porteur affirme qu'il est "nécessaire" d'étudier l'effet sur un "organisme entier" avant tout usage chez l'humain.
Objectifs
L’objectif du projet est de déterminer si la photobiomodulation présente un intérêt thérapeutique dans le contexte des greffes d’îlots de Langerhans, et si oui quelles en seraient les modalités (mode d’illumination, dose, profil et timing d’illumination, etc..) dans le cadre d’un éventuel essai clinique.
Bénéfices attendus
Si les résultats sont positifs et mettent en évidence un avantage thérapeutique de la photobiomodulation (lumière de basse énergie), nous prévoyons de proposer une suite au projet à travers la continuité de tests précliniques ainsi que des validations réglementaires en vue d’un essai clinique (first in man), pour évaluer la sécurité et la fiabilité de cette approche thérapeutique innovante. De plus, le mécanisme biologique d’effet de la photobiomodulation étant assez générique, on peut imaginer, si les résultats sont concluants, le transposer à d’autres organes éligibles à la greffe, permettant ainsi d’augmenter le pool de greffons disponibles, et de réduire le nombre de patients en liste d’attente.
Procédures
40 à 75 rats seront recevront 1 ou 2 injections d’une molécule (la streptozotocine) les rendant diabétiques (30 sec). Afin de suivre leur glycémie et donc leur état diabétique, une goutte de sang sera prélevée de façon bi-quotidienne la première semaine puis toutes les semaines pendant 2 semaines, soit 14 prélèvements sanguins d’une durée de 1 minute chacun. Lors de la greffe d’îlots, les animaux seront anesthésiés, recevront un analgésique par injection et auront une chirurgie dorsale (30 min). La glycémie sera de nouveau suivie quotidiennement. 10 gouttes de sang seront prélevées toutes les semaines pendant 8 semaines, soit 8 prélèvements sanguins d’une durée de 3 minutes chacun. Un test de tolérance au glucose sera réalisé durant 120 minutes. Cela consiste à injecter du glucose (30 sec) puis à mesurer la glycémie à différents temps (13 gouttes de sang prélevées durant les 120 minutes du test). Les animaux seront enfin anesthésiés pour un prélèvement terminal. 40 rats seront anesthésiés et recevront un analgésique. Leur ventre sera ouvert pour prélever le pancréas puis l’animal sera mis à mort sans réveil. Durée totale de la procédure 20 minutes.
Impact sur les animaux
Les inconforts prévisibles liés à la technique est le risque d’hypoglycémie pouvant survenir dans les 48h suivant l’injection de la streptozotocine suivie d’une hyperglycémie apparaissant dans les suites de l’injection de streptozotocine. La mesure de glycémie, l’injection de streptozotocine et la greffe d'îlots sera réalisée par une personne formée à l’expérimentation animale et à la chirurgie.
Devenir
Les rats non répondant à l'injection de streptozotocine ne seront pas considérer comme naïfs, ils permettront l'enseignement de techniques expérimentales au sein du laboratoire par et pour les personnes formées à l'expérimentation animale. Les 40 animaux ayant suivit l'étude (10 contrôles, 10 diabétiques, 10 diabétiques greffés d'îlots et 10 diabétiques greffés d'îlots pré-illuminés) seront mis à mort à la fin de celle-ci pour prélever les organes et faire des analyses moléculaires.
Remplacement
Les test ont été préalablement fait sur des lignées cellulaire et îlots isolés avant l'approche in vivo. Cette étape intermédiaire est essentielle après les tests sur lignées cellulaires et avant les tests sur ilots humains. Il est nécessaire de pouvoir étudier l'effet de la greffe d'îlots illuminé sur un organisme entier et pas uniquement sur des cellules isolées avant l'utilisation chez l'humain.
Réduction
Réduit au minimum le nombre d'animaux : nous prévoyons l'usage de 115 rats : 75 pour l'obtention de minimum 30 rats diabétique (l'injection de la molécule rendant les rats diabétique a une efficacité de 40% minimum), 10 rats contrôles et 30 rats pour obtenir des îlots à greffer. L'ensemble des ces effectifs ont été déterminé par des tests statistiques afin de pouvoir détecter un ré-équilibrage glycémique. A noter que si l'efficacité de la molécule rendant les rats diabétique est supérieur à 30%, les rats surnuméraire seront réaffectés sur d'autres projets. A noter que les rats injecté avec de la Streptozotocine et non devenu diabétique pourront être utilisé à des fins d'enseignement de techniques expérimentales au sein du laboratoire.
Raffinement
Raffinement : 1) Améliorer l’hébergement des animaux avec un milieu enrichi 2) Observation quotidienne (pesée, glycémies, comportement, aspect, détection de tout souffrance) 3) Dans les 48h suivant les injections de streptozotocine, risque d’hypoglycémie : mise à disposition d’eau avec du sucre durant 48h 4) Au long cours après l’injection de la molécule rendant les rats diabétiques, développement d’un diabète et hyperglycémie : si glycémie > 3g/L, injection d’une molécule pour diminuer le sucre dans le sang 5) Change d’animaux plus fréquent (toutes les 48h ou plus si nécessaire) 6) Chirurgie faite sous anesthésie + Analgésie préopératoire 7) Chirurgie effectuée sur un tapis thermostaté pour éviter le refroidissement des animaux au contact direct avec la surface de travail 8) Dans les suites opératoire, réveil sous lampe chaude, mise à disposition de nourriture semi-liquide, utilisation d’une litière en cellulose pour plus de propreté 9) Analgésie post-opératoire : avec injection d'un antalgique toutes les 8h durant 48h 10) Toutes les manipulations d’animaux sont faites par des personnes expérimentée et habilitée à l’expérimentation animale. Les points limites : un score est donné aux animaux selon 3 critères : Changement de poids corporel initial, Apparence physique, Comportement. Si le score est supérieur à 3, les animaux seront considérés en souffrance et seront euthanasiés par le responsable du projet après consultation de la cellule bien-être animal.
Choix des espèces
Modèle de rat classiquement utilisé pour l'isolement d'ilots pancréatiques par digestion enzymatique, et conditions fonctionnelles au laboratoire pour induction d'un diabète par la streptozotocine. Adultes d'environ 200-300g afin d'avoir un pancréas mature et pour avoir un meilleur effet de la streptozotocine.