
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 01/08/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-181098)
Sur 3 072 poulets, 300 sont autopsiés à différents âges et 2 772 partent dans le circuit alimentaire humain, ce que le porteur décrit comme une valorisation. Tous sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, infectés par des coccidies via l’eau de boisson à quatorze jours, pesés, soumis à des prélèvements de fientes puis à l’examen des lésions de leurs organes. Le porteur annonce comme seuls effets indésirables un retard de croissance et des fientes plus liquides, alors qu’il décrit par ailleurs une parasitose dont les effets peuvent aller jusqu’à la mort. L’essai compare des extraits de plantes à un antibiotique dans la ration, pour une filière qui cherche des alternatives aux médicaments.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Les poulets de chair peuvent être affectés par des parasites appelés « coccidies » ou, plus largement, « Eimeria spps », dont les effets délétères peuvent aller jusqu’à la mort. L’objectif de l’étude est de vérifier l’efficacité d’extraits de plantes (en comparaison à un antibiotique) apportés dans la ration de poulets sur leur bien-être et leurs performances de croissance. Le modèle d’inoculation doit permettre de tester des solutions alternatives à l’utilisation d’antibiotiques.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet de recherche permettra d’apporter des connaissances essentielles sur le mode d’action des plantes actuellement utilisées pour lutter contre la coccidiose. A court terme, ce projet nous permettra de proposer de nouvelles formulations d’aliments sans médicament. Ainsi, nos travaux offriront au long terme de nouvelles méthodes d’alimentation et de prévention pour traiter les volailles et améliorer leur bien-être.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Durée prévue de l’étude : 30 jours Interventions prévues : – Les animaux seront pesés par groupe dès leur arrivée, puis à 6 jours, 20 jours, et la veille de leur départ. – Ces pesées permettront de calculer, pour chaque groupe, le poids moyen et la croissance quotidienne. – A 14 jours, les animaux seront parasités par les coccidies via l’eau de boisson. – Des échantillons de fientes seront prélevés à 19, 24 et 30 jours. Une boîte sera installée la veille pour faciliter la collecte. Ces échantillons seront ensuite analysés pour estimer la présence de parasites. – Des observations seront faites sur certains organes pour évaluer d’éventuelles lésions liées à l’infection.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les animaux pourront montrer les effets indésirables suivants : un retard de croissance et un aspect des fèces plus liquide.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Au cours de chaque procédure, le nombre d’animaux qui seront autopsiés au total : 300 (à différents âges pour des biopsies). Nombre d’animaux gardés en vie (replacés afin d’être valorisés dans le circuit alimentaire humain, étant conforme au paquet hygiène ) : 2772.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Bien que nous menons en parallèle des études in vitro sur des cellules de parasites, la coccidiose est un syndrome global qui ne peut être étudiée de façon complète que sur des animaux entiers avec leur physiologie et les différents échanges inter-organes. Avant de tester un additif sur poulet, des simulations informatiques seront testées afin de mettre en place seulement celles intéressantes nutritivement. De plus, avant de mettre en place des études sur poulets nous travaillons avec des analyses en laboratoire permettant de vérifier l’efficacité de nouvelles plantes, additifs ou matières premières. Seuls ceux efficaces après ces premiers tests seront testés sur animaux, afin d’observer leur appétence et leur effet sur les performances et l’immunité des animaux. Compte tenu de notre expérience d’essai (plus de 20 ans de données dans nos fermes de recherche zootechniques), nous avons accès à une très grande quantité de données. Toutes ces data nous permettent de réaliser des tests statistiques avant chaque essai, pour valider que nous aurons une probabilité importante d’obtenir des résultats significatifs avec le plus faible nombre d’animaux possible.
2. Réduction
Les effectifs ont été ramenés au minimum permettant toutefois d’avoir un effet statistique significatif. Nous avons utilisé un outil informatique pour calculer le nombre d’animaux nécessaire en utilisant les données préliminaires.
3. Raffinement
Dans le cadre de ce protocole, plusieurs mesures de raffinement seront mises en place afin de limiter le stress, la douleur et l’inconfort des poulets tout au long de l’expérimentation. Les animaux seront hébergés en groupe, dans des enclos équipés d’une litière de copeaux et enrichis à deux périodes avec caisses servant à récolter les fientes et servant de perchoir. Cet enrichissement vise à réduire l’ennui, améliorer le bien-être et permettre aux animaux d’adopter des comportements exploratoires et sociaux. Les manipulations, y compris les prélèvements hebdomadaires, seront réalisées par du personnel formé, en utilisant des techniques douces et des contenants adaptés pour limiter la contention et le stress. Une surveillance quotidienne sera assurée par l’animalier, et des critères de points limites spécifiques au protocole ont été définis pour permettre une détection précoce de toute souffrance, avec des mesures d’intervention rapide prévues en cas de besoin.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Les infections à Eimeria spp provoquent spécifiquement chez le poulet (Gallus gallus) des désordres digestifs associés à une altération du bien être animal, et une baisse des performances zootechniques. Les poulets utilisés auront de 1 à 30 jours d’âge, soit la durée classique d’élevage d’un poulet de chair standard.