Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Souris normales ou myopathes, elles subissent une blessure musculaire aiguë et des injections sous-cutanées, intrapéritonéales puis intramusculaires, avant le prélèvement du tissu musculaire. Le porteur reconnaît que le cumul des actes induit un stress et une douleur transitoire. Il indique tester in vivo une molécule anti-inflammatoire déjà jugée bénéfique in vitro, censée à terme accélérer la régénération du muscle.

NTS-FR-359417v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système musculosquelettique ·
Mots-clés
Muscle squelettique, Régénération, Inflammation
Souris : 100

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le muscle squelettique peut se réparer complètement après une blessure grâce au processus de régénération musculaire. Ce processus, habituellement efficace, peut être compromis dans certaines conditions (maladies métaboliques, vieillissement, myopathies). Les mécanismes cellulaires qui contrôlent la régénération musculaire sont bien connus, mais les effecteurs moléculaires sont encore peu nombreux à avoir été identifiés. Des travaux précédents ont montré qu’une molécule joue un rôle important au cours de la régénération musculaire en contrôlant les cellules de l’immunité (en stimulant les cellules souches musculaires qui permettent la régénération des fibres musculaires). Ces résultats ont été montrés grâce à une stratégie d’inhibition. L’objectif de l’étude est de réaliser une approche gain de fonction, en ajoutant la molécule dans le muscle au cours de la régénération musculaire. Le projet se base sur des travaux in vitro montrant un rôle bénéfique de la molécule. Le projet prévoit l’utilisation de souris normales qui subissent une blessure musculaire aigue, et des souris myopathes, qui présentent une régénération musculaire permanente. A terme, l’utilisation de cette molécule pourrait être envisagée pour un traitement permettant d’accélérer le processus de régénération musculaire.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Le processus de régénération musculaire, bien qu’habituellement très efficace, peut être ralenti ou empêché dans différentes conditions (maladies métaboliques, vieillissement, myopathies, etc). La connaissance des déterminants moléculaires du processus de régénération pourrait ouvrir des voies thérapeutiques afin d’aider ce processus en cas de défaillance. L’ajout de la molécule pourrait être bénéfique pour le muscle. Le projet vise à valider cette hypothèse in vivo, après que des expériences in vitro ont montré son bénéfice.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les souris subiront des injections de faible volume en sous cutanée (1 maximum) ; en intraperitoneal (5 au maximum), puis 3 semaines plus tard, des injections intramusculaires (4 au maximum). La durée de ces injections est d’environ 10 secondes (contention totale 30 secondes).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Des nuisances et effets indésirables « modérés » sont attendus du fait d’un cumul d’actes (injections ip, injections im, anesthésies, blessure musculaire), qui induisent du stress et une douleur transitoire. Les données de la littérature ne rapportent pas d’effets indésirables des différentes substances injectées.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux sont mis à mort en vue de de récupérer le tissu musculaire pour des analyses histologiques et cellulaires.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Cette étude arrive à la fin d’une série d’analyses qui a montré in vitro les effets bénéfiques de la molécule anti-inflammatoire sur les cellules de l’inflammation et des vaisseaux. L’analyse finale nécessite de valider le rôle bénéfique de cette molécule au sein de l’organe, et de l’organisme entier, donc in vivo, de façon intégrée.

2. Réduction

3R / Réduction :

L’expérience du laboratoire permet de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés pour les analyses. Le nombre de souris est diminué par deux car les deux pattes des animaux sont utilisées. Les analyses sont réalisées de manière séquentielle, sur des petits groupes d’animaux, ce qui permet d’ajuster les points d’étude et de réduire potentiellement le nombre d’animaux utilisés.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Après chaque injection intramusculaire, les animaux font l’objet d’une surveillance accrue le jour même et le lendemain, afin de vérifier l’absence d’évènement indésirable au site d’injection, et plus généralement sur le comportement de l’animal. Un traitement antalgique est administré après induction de la lésion musculaire. Des points limites définis permettent d’éviter toute souffrance chez les animaux

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Des travaux précédents ont montré que les processus mis en œuvre au cours de la régénération musculaire chez la souris sont proches de ceux observés chez l’homme . Les animaux sont utilisés entre 10 et 12 semaines, à l’âge adulte.