Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

2 266 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales sur animal vigile en contention, une prise de sang sous anesthésie, une irradiation, et pour certaines l’ablation de la rate, afin d’explorer le rôle d’un récepteur nommé PAR2 dans la régulation du fer lors d’une anémie. Le porteur affirme qu’aucune méthode informatique ni aucune expérience en laboratoire ne peut imiter l’équilibre du fer dans l’organisme, et conclut qu’il est « nécessaire » de recourir à l’expérimentation animale. Il énumère par ailleurs les « cinq libertés fondamentales » de l’Organisation mondiale de la santé animale, dont celle d’exprimer les comportements naturels, dans un protocole qui prévoit irradiation et ablation de la rate.

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le fer est un élément essentiel pour notre santé, présent notamment dans nos globules rouges sous forme d’hémoglobine. Lorsque nous avons besoin de produire plus de globules rouges, comme en cas d’anémie, il est crucial d’apporter rapidement du fer supplémentaire à notre corps. Un mécanisme de régulation, contrôlé par une hormone appelée hepcidine, joue un rôle important dans cette gestion du fer dans notre organisme. Toutefois, certains aspects de cette régulation ne sont pas encore bien compris, notamment lorsque l’anémie persiste au-delà des premières 24 heures ou en cas d’anémie chronique. C’est là que notre projet de recherche intervient. Nous avons remarqué, chez des souris, que l’absence d’un récepteur nommé PAR2 (Protease-Activated Receptor-2) semble empêcher la diminution de l’hepcidine en cas d’anémie. Le récepteur PAR2 est un acteur clé dans la communication entre les cellules en réponse à différents stimuli, et il joue un rôle dans la régulation de divers processus physiologiques, dont l’inflammation, la douleur et la coagulation. Notre objectif est donc d’explorer un nouveau rôle potentiel de ce récepteur dans la régulation du fer pendant une anémie. Pour atteindre notre but, nous cherchons à identifier les types de cellules spécifiques responsables de cette régulation et à comprendre les mécanismes de signalisation impliqués. En résumé, notre projet de recherche vise à mieux comprendre comment le fer est régulé pendant une anémie en étudiant le rôle potentiel du récepteur PAR2. En identifiant les cellules et les voies de signalisation impliquées, nous espérons contribuer à une meilleure compréhension des mécanismes de régulation du fer, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives thérapeutiques pour les troubles liés à son métabolisme.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet pourrait représenter une avancée majeure en démontrant, pour la première fois, un rôle de PAR2 dans la régulation de l’hepcidine et du métabolisme du fer. En clair, il aiderait à comprendre comment le corps contrôle la production d’une protéine appelée hepcidine quand la production de globules rouges est altérée par des facteurs génétiques ou environnementaux. Si le projet réussit, il ouvrirait la voie à de nouvelles stratégies de traitement pour des maladies chroniques et ceci répondrait à un besoin crucial en santé publique, car de nouvelles options thérapeutiques sont nécessaires pour ces maladies.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux seront soumis à différentes interventions selon les procédures : – injection intra-péritonéale de molécules ou véhicules sur des animaux vigiles en contention manuelle (durée du geste 30 secondes/souris). – prélèvement sanguin unique sous anesthésie gazeuse (durée du geste 1 min/souris). – irradiation (durée du geste 3 min d’irradiation + 5 minutes de préparation). – ablation de la rate sous anesthésie (durée maximale du geste 20 minutes/souris).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les souris utilisées pour ce projet sont connues comme étant viables et fertiles, et elles ne présentent généralement pas d’effets indésirables en conditions normales. Toutefois, il est important de noter que toute manipulation expérimentale, les prélèvements sanguins, l’administration de substances ainsi que l’anesthésie, peut entraîner des effets temporaires ou transitoires sur les animaux. Ces procédures peuvent causer du stress et une légère douleur, ce qui peut altérer le comportement des souris. Lors des chirurgies, une attention particulière sera accordée à la réduction de la douleur post-chirurgicale chez les souris. L’utilisation d’analgésiques dont l’efficacité et la toxicité ont été évaluées grâce à des données expérimentales sera privilégiée. Tout au long de l’étude, des précautions seront prises pour minimiser tout inconfort ou détresse pouvant être associé à ces procédures. Les protocoles utilisés seront conformes aux recommandations des comités d’éthique et viseront à assurer le bien-être des animaux, en se référant aux « cinq libertés fondamentales » établies par l’Organisation mondiale de la santé animale. Cela implique : 1. que les animaux ont accès à une alimentation et à de l’eau en quantité et en qualité suffisantes 2. que nous prenons des mesures pour minimiser la douleur, les blessures et les maladies chez les animaux. 3. que nous veillons à ce que les conditions de logement et d’environnement des animaux soient adaptées 4. que nous permettons aux animaux d’exprimer leurs comportements naturels et essentiels à leur bien-être 5. que nous prenons des mesures pour minimiser la peur et la détresse chez les animaux grâce à un entrainement pour les rendre à l’aise avec les gestes techniques, les supports de contention ou les appareils utilisés pendant l’expérience.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

À la fin de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour prélever divers organes. Ceci vise à approfondir notre compréhension sur la régulation du fer et de l’hepcidine lorsqu’il y a une altération dans la production de globules rouges due à des facteurs génétiques ou environnementaux. L’étude se concentrera particulièrement sur le rôle potentiel du récepteur PAR2.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

À l’heure actuelle, il n’existe aucune méthode informatique, aucune expérience en laboratoire, ni aucune simulation qui puisse vraiment imiter tous les détails de maintien de l’équilibre du fer dans notre corps. Ces méthodes ne peuvent pas représenter de manière correcte ce qui se passe quand les cellules rouges du sang subissent des contraintes, en tenant compte de la façon dont différents organes interagissent et des nombreuses substances chimiques impliquées. À cause de ces limites, il est nécessaire de recourir à l’expérimentation animale pour évaluer l’efficacité de nouveaux médicaments.

2. Réduction

3R / Réduction :

Nous avons optimisé nos procédures pour réduire le nombre d’animaux nécessaires dans nos expériences, tout en tenant compte de la variabilité interindividuelle des animaux. Pour garantir une validité statistique, nous employons un outil de calcul de la taille d’échantillon pour dimensionner nos groupes de manière à obtenir des résultats significatifs. De plus, dans le but de minimiser le nombre d’animaux utilisés, nous prévoyons de prélever un maximum de tissus qui seront stockés de deux manières différentes. Tout d’abord, certains échantillons seront conservés à une température de -80°C, ce qui permettra de préserver leur intégrité pour des analyses ultérieures de biologie moléculaire. D’autres échantillons seront préparés spécialement pour des analyses microscopiques. Cette approche nous permettra d’effectuer des analyses supplémentaires sans avoir besoin de répéter les expériences in vivo, contribuant ainsi à réduire le nombre d’animaux nécessaires pour la recherche. Ces stratégies sont mises en place pour optimiser l’utilisation des animaux, tout en respectant les exigences expérimentales et éthiques, afin de progresser dans la recherche tout en veillant au bien-être des animaux utilisés.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Dans le souci de respecter la directive européenne 2010/63/UE, nous avons mis en œuvre des mesures d’enrichissement destinées à améliorer le bien-être des animaux. Ces mesures comprennent la fourniture de matériaux tels que des bûchettes de bois, du coton et des igloos, favorisant ainsi leur comportement naturel de rongeur et de nidification. À la fin de chaque expérience, une étude rétrospective sera réalisée pour évaluer les possibilités de réduire le nombre d’animaux utilisés et/ou d’améliorer les procédures afin de minimiser la souffrance animale. Pendant toute la durée de l’expérimentation, l’état général des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être. Des indicateurs physiques et comportementaux prédéfinis (état général, prostration, poil hérissé, suivi pondéral de l’animal, comportements stéréotypés) seront évalués et renseignés dans une grille d’évaluation des points limites. Si un animal atteint l’un des points limites, la procédure sera arrêtée afin de prévenir toute détresse supplémentaire et l’animal sera mis à mort. Les personnes responsables du projet ont reçu une formation spécifique à l’utilisation des animaux à des fins scientifiques. Elles assurent la formation et l’encadrement des autres expérimentateurs impliqués dans les procédures expérimentales. L’apprentissage et la maîtrise des gestes techniques sont consignés dans les livrets de compétences des personnes concernées, garantissant ainsi une utilisation responsable et éthique des animaux.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est un modèle animal couramment utilisé dans la recherche, car elle permet de reproduire différentes pathologies humaines, y compris les problèmes liés au métabolisme du fer. Elle présente de nombreux avantages pratiques, tels que des coûts relativement faibles, un cycle de reproduction court et une facilité de manipulation, de transport et de logement dans des installations dédiées à la recherche. Dans notre projet, nous utilisons des souris génétiquement modifiées qui sont essentielles pour atteindre nos objectifs spécifiques. Aucune autre espèce animale ne présente les caractéristiques génétiques nécessaires pour mener à bien nos expériences. L’utilisation de la souris nous permettra de mieux comprendre les mécanismes de régulation du fer et d’évaluer de nouvelles approches thérapeutiques dans ce domaine. Dans notre projet de recherche, nous avons choisi d’utiliser des souris âgées de 8 à 16 semaines. Nous nous assurons ainsi d’avoir des animaux dans leur « âge adulte » avec un développement physique et des niveaux hormonaux équilibrés. Cela nous permet de minimiser les variations individuelles et les influences liées à l’âge, et d’obtenir des résultats plus fiables, cohérents et significatifs pour nos études.