Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

100 000 souris vont être utilisées sur cinq ans, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, la plupart tuées et environ 5 000 réutilisées. Chaque animal subit le prélèvement d’un fragment d’oreille ou de queue pour établir son génotype dans le cadre de la gestion d’un élevage de lignées génétiquement modifiées. Le porteur décrit une douleur « légère et très passagère » et affirme qu’une anesthésie serait plus stressante que le geste lui-même. Il indique qu’au moins la moitié des souris n’ont pas le génotype recherché et sont mises à mort, l’objet de l’élevage étant de produire les animaux destinés à l’expérimentation.

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’objectif est la caractérisation génétique des individus dans le cadre de la gestion d’élevage d’animaux génétiquement altérés

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Nécessité d’une caractérisation génétique des individus dans le cadre de la gestion d’élevage d’animaux génétiquement altérés

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

prélèvement d’une biopsie (auriculaire ou caudale) par animal (contention et biopsie < 1 minute, prélèvement en lui-même < 1s, taille du prélèvement < 5mm)

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Aucune nuisance supplémentaire n’est attendue par rapport à des techniques de marquage et génotypage non-invasives, c’est à dire une douleur légère et très passagère (quelques secondes) lors du prélèvement de la biopsie

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux génotypés sont utilisés soit pour l’élevage, soit pour l’expérimentation. Dans le cas de l’expérimentation, les animaux sont euthanasiés à l’issue d’un projet scientifique autorisé par le ministère. L’élevage a pour but de produire les animaux nécessaire à l’expérimentation. Les animaux qui n’ont pas le génotype nécessaire pour les expérimentations ou le maintien de la lignée seront euthanasiés lorsqu’ils ne peuvent pas être réutilisés dans des projets indépendants de leur génotype.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les animaux produits dans l’animalerie sont nécessaires pour des projets scientifiques validés par différents organismes scientifiques, projets pour lesquels il n’existe aucune méthode alternative in vitro ou in silico. Avant de déposer cette demande, une alternative non-invasive (arrachage de bulbe pileux) a été testée mais n’a pas donné de résultats exploitables. De plus, cette méthode, ainsi que d’autres méthodes non-invasives (analyse de fécès, prélèvement buccal) entraînant toutes un niveau de stress équivalent à la biopsie invasive caudale ou auriculaire, n’ont pas été retenues.

2. Réduction

3R / Réduction :

L’animalerie élève de nombreuses lignées transgéniques au phénotype non dommageable pour prélèvement de tissus ou pour des protocoles d’expérimentation animale. L’élevage a pour but de produire les animaux nécessaire à l’expérimentation. Le maintien des lignées par croisement nécessitant un génotypage est nécessaire pour éviter une dérive génétique par croisement consanguin, et pour la production de contrôles dans la même portée. Cela contribue à diminuer la variabilité du fond génétique des animaux et donc des résultats, permettant la réduction du nombre d’animaux nécessaires aux expériences. Selon les lignées et les projets, au moins la moitié des animaux n’ont pas le génotype nécessaire à l’expérimentation, environ un quart est utilisé pour prélèvement de tissu, et un autre quart dans des projets scientifiques validés par le ministère. Lorsque c’est possible, les animaux qui n’ont pas le génotype adéquat sont réutilisés dans des projets indépendants de leur génotype (estimé à 5000 animaux sur 5 ans).

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les méthodes de prélèvement (biopsie auriculaire ou caudale) et de marquage (boucle d’oreille lors du sevrage, ou tatouage digital avant sevrage) ont été choisies pour minimiser l’inconfort en fonction de l’âge des animaux (et donc du développement de la queue et de l’oreille). La biopsie auriculaire prélevée lors du marquage au sevrage des animaux n’induit pas de stress supplémentaire par rapport au marquage. Cette méthode n’induit pas de signes majeurs d’incomfort, et du fait que l’oreille est très peu vascularisée, n’engendre pas de saignement. Dans le cas de biopsies précoces, quand l’oreille n’est pas assez développée, la biopsie est prise sur l’extrémité de la queue, qui n’est pas ossifiée dans les 15 jours après la naissance. Le saignement est minime (moins d’une goutte) et s’arrête immédiatement. Le marquage comme le prélèvement sont réalisés avec du matériel adapté, le geste est rapide et sûr, réalisé en routine par du personnel formé. La mise en place d’un anesthésique et/ou analgésique serait plus stressante que le geste lui-même. Les animaux sont surveillés quotidiennement par les animaliers. Ainsi, de même que pour tous les animaux de l’élevage, biopsiés ou non, si une infection ou signe d’inconfort est observé, un incident est rapporté concernant l’animal. Un traitement adapté est alors décidé, en accord avec l’utilisateur et sur la base de point-limites pré-établis. Si l’utilisateur n’est pas joignable, la décision est prise par le soigneur, avec le vétérinaire si nécessaire.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est un modèle idéal pour l’utilisation de lignées transgéniques permettant l’étude ciblée de systèmes biologiques complexes. La majorité des animaux est utilisée au sevrage (entre 20 et 30 jours après la naissance), pour minimiser le stress de contention : ainsi sevrage, sexage, marquage et biopsie sont réalisés en même temps. 5 à 10% des animaux sont utilisés avant sevrage lorsqu’un génotypage précoce est nécessaire.