Tests réglementaires

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  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chiens : 120
Souffrances
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▲ 90
▲ 30
Devenir
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 120

Inoculation de leptospires dans l'abdomen, instillation du pathogène dans les yeux, le nez et la gueule, prélèvements urinaires par ponction de la vessie tous les deux jours après injection de diurétiques, le tout sur animaux vigiles : 120 chiens sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 90 d'entre eux et sévère pour 30. Certains sont des chiots de quatre à sept semaines, hébergés avec leur mère ou une nourrice, vaccinés puis éprouvés. L'objectif est réglementaire, démontrer sur l'espèce cible l'efficacité d'un vaccin contre la leptospirose canine, et tous les chiens sont tués en fin d'étude pour prélever reins et foie. Le porteur indique que le nombre d'animaux "est fixé par les textes" pour les études réglementaires, sans préciser lesquels, ni combien de chiots et d'adultes composent l'effectif.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer l’efficacité d’un vaccin destiné au chien contre la Leptospirose. Pour qu’un vaccin soit autorisé, il faut notamment démontrer que celui-ci apporte un effet bénéfique sur l’animal pour la pathologie considérée. Les études sont réalisées sur l’espèce cible (chien) pour s’approcher au mieux des conditions réelles d’utilisation. Pour démontrer l’efficacité d’un vaccin contre cette pathologie canine, une phase d’épreuve suit la phase d’administration du vaccin. L’épreuve correspond à l’administration d’un agent pathogène pour reproduire expérimentalement la pathologie.

Bénéfices attendus

La finalité de ces études est de permettre le développement de vaccins efficaces contre la Leptospirose et donc de réduire l’impact des maladies infectieuses chez les chiens.

Procédures

Les nuisances prévues sur les animaux sont les suivants : - Administration du vaccin : 1 à 5 fois avec 2 à 5 semaines d’intervalle, sur tous les animaux en vigile, acte inférieur à 1 minute. - Administration de l’agent pathogène en intra-péritonéale, 1 fois sur tous les animaux en vigile, acte inférieur à 1 minute. - Administration de l’agent pathogène par voie instillation oculaire/nasale/orale 1 fois sur tous les animaux en vigile pour les chiots, acte inférieur à 2 minute. - Administration de l’agent pathogène par voie Instillation oculaire/nasale/orale 1 fois sur tous les animaux Sous anesthesie légère pour les adultes acte inférieur à 2 minute. - Prélèvements urinaires après injection de diurétiques (selon les recommandations du fabricant), par sondage ou cystocenthèse pour les mâles et cystocenthèse pour les femelles, au maximum tous les 2 jours sur animaux vigiles, acte inférieur à 5 minutes. - Prélèvements sanguins : plusieurs fois pendant l’étude sur tous les animaux en vigile, acte inférieur à 1 minute. - Observation clinique quotidienne sur tous les animaux en vigile, 5 minutes/animal.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : - La contention et la répétition d’actes techniques (administrations et prélèvements) peuvent occasionner un stress et éventuellement de la douleur. - Les prélèvements urinaires peuvent provoquer une gêne pour l’animal. - Le développement de la pathologie peut donner lieu à des signes cliniques sévères (état général, signes digestifs et signes cutanéo-muqueux) notamment chez les animaux non-vaccinés = animaux témoins dans les études d’efficacité.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés en fin d'étude. Pour prélèvement histologiques reins et foie afin de confirmer le statut infecté ou non des animaux.

Remplacement

Lorsque cela est possible, une première étape dans le projet de développement d’un vaccin consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection de ces derniers, réduisant ainsi le nombre de candidats à tester in vivo donc le nombre d’animaux utilisés. Une série de tests analytiques permet de garantir un certain niveau de sécurité pour les animaux recevant le produit. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie lorsque cela est possible. Lorsque les modèles existent, un premier test sur des espèces alternatives (notamment des rongeurs) est réalisé afin de réduire le nombre de chiens utilisés. Le recours à l’espèce cible est à l’heure actuelle indispensable d’un point de vue réglementaire et scientifique, les résultats obtenus in vitro et sur espèces alternatives n’étant pas complètement extrapolables.

Réduction

Pour les études réglementaires, le nombre d’animaux est fixé par les textes. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste de façon à minimiser le nombre de chiens tout en permettant d’interpréter les résultats des études.

Raffinement

Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique est prévue dans le but de limiter le stress des animaux et de stabiliser leur état physiologique. Dans le cas d’études sur jeunes animaux (moins de 7 semaines d’âge), les animaux seront hébergés avec leur mère ou une nourrice. Les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements adaptés au milieu sont mis en place. La contention et les actes techniques sont réalisés par un personnel hautement qualifié. Ils peuvent avoir recours à une anesthésie et/ou une analgésie si l’acte ou l’animal le nécessite. Des points limites spécifiques de la pathologie sont définis. Ces critères sont en constante évolution de manière qu’ils reflètent au mieux l’expérience du terrain et l’état actuel des connaissances vétérinaires. Le personnel est formé et compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans son état physiologique optimal. Une observation quotidienne des animaux est réalisée. Elle porte sur les points suivants : apparence physique externe, comportement spontané, comportement provoqué/réponse aux stimuli externes. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie des animaux.

Choix des espèces

L’évaluation sur espèce cible (chien) est une exigence règlementaire et le modèle optimal pour réaliser les études à ce stade de connaissance. En générale la vaccination s’effectue à 7 semaines d’âge, mais des animaux de 4 semaines pourront être inclus. Dans ce cas les chiots seront hébergés avec leur mère ou une nourrice. Dans les études de durée d’immunité, les chiots sont vaccinés jeunes puis observés jusqu’à l’âge adulte pour tester la durée de protection conférée par le médicament. Pour la mise au point de modèle d’épreuve, des animaux adultes (> 12 mois) peuvent également être utilisés.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 1900
Rats : 7600
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 8400
▲ 1100
Devenir
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 -
 9500

Ce sont des tests de toxicité commandés pour constituer des dossiers d'autorisation de mise sur le marché. 1 900 souris et 7 600 rats vont y être utilisés, tous tués à l'issue pour analyse anatomopathologique, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés à sévères. Ils reçoivent des molécules dont les effets toxiques sont par définition inconnus, subissent des prélèvements de sang répétés, des biopsies de peau sous anesthésie, jusqu'à seize heures d'isolement pour le recueil d'urine, et une partie est réutilisée d'une étude à l'autre après une période de repos. Sur le remplacement, l'établissement se borne à renvoyer aux lignes directrices des instances internationales, qui rendraient le recours in vivo "nécessaire".

Objectifs

Ce projet vise à d’évaluer la sécurité et la toxicité de molécules avant leur utilisation, selon les recommandations internationales des instances médicales et pharmaceutiques, chez deux espèces de rongeurs : la souris et le rat. Leur évaluation est effectuée conformément aux exigences des autorités réglementaires et nécessaire pour leur mise sur le marché et avant tout utilisation chez l’humain. Pour chaque molécule, afin de caractériser ses potentiels effets toxiques, d’identifier ses organes cibles et de définir ses marges de sécurité, plusieurs études complémentaires et séquentielles sont nécessaires : - Des études préliminaires qui permettent d’identifier la dose appropriée pour les études réglementaires ultérieures. Elles aident également à déterminer les effets du xénobiotique afin de confirmer les études règlementaires et de garantir le succès du dépôt d'une demande d'autorisation de mise sur le marché. - Des études de toxicologie, qui ont pour objectif de déterminer le niveau sans effets toxiques ou le niveau sans effet indésirable observé, en fonction de la durée du traitement et de l’espèce animale. Elles permettent aussi de collecter des données de toxicité et de pharmacocinétique du xénobiotique avant que son utilisation soit autorisée. Le projet s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue du bien-être animal en appliquant les principes des 3R. Les procédures sont optimisées pour limiter le nombre d’animaux requis, agir en étapes progressive pour raffiner le choix des doses et réduire la douleur et la contrainte, notamment par l’utilisation de techniques moins invasives et la validation d’approches alternatives.

Bénéfices attendus

Les études de toxicologie ont pour objectif de déterminer le niveau sans effets toxiques ou le niveau sans effet indésirable observé en fonction de la durée du traitement et de l’espèce animale, et de collecter des données de toxicité et de pharmacocinétique nécessaire à leur autorisation d’utilisation. Ces données sont des prérequis avant le passage aux essais cliniques chez l’humain ainsi que pour la constitution du dossier d’autorisation de mise sur le marché. Par ailleurs, le projet favorisera l’application des principes des 3R (Remplacer, Réduire, Raffiner), en optimisant les protocoles d’étude et en limitant l’impact sur le bien-être animal, ce qui renforcera la qualité scientifique des résultats et la conformité aux normes éthiques et réglementaires.

Procédures

Les animaux sont soumis dans ce projet : - des prélèvements de sang réguliers réalisés dans le cadre de recommandations vétérinaires, vigiles (sauf en cas d'anesthésie prévus pour d'autres prélèvements, cf ci-dessous). Chaque prélèvement dure quelques minutes, le nombre total est établi en fonction des caractéristiques du produit testé et limité en suivant les recommandations vétérinaires internationales. -des prélèvements d'urine, de manière passif (isolement jusqu’à recueil d'urine ou bien de 16h maximum), ou échoguidé sous sédations (quelques minutes). Généralement, un prélèvement au début et un prélèvement en fin d’étude sont suffisants. - prélèvement d’autres fluides biologiques (autres que le sang) : jusqu’à une fois par semaine, sous anesthésie d’une quinzaine de minutes environs - des biopsies de peau par ponction échoguidée (mini invasive), sous anesthésie (10 minutes environ) - des contention manuelle, notamment dans le cadre d'examen clinique pour détecter des effets toxiques, d’environ 10 minutes. Afin d’éviter la répétition d’actes anesthésiques, les prélèvements peuvent être réalisés au cours d’une même anesthésie, permettant, en 10 à 15 minutes, de recueillir plusieurs échantillons de tissus et liquides biologiques. A chaque étude, tous ces prélèvements ne sont pas effectués, à l’exception des prélèvements de sang qui sont systématiques. Ils sont choisis selon la nature du produit testé et les données préliminaires déjà connues (in vivo ou in vitro).

Impact sur les animaux

Trois catégories de nuisances peuvent être provoqués chez les animaux utilisés dans ce projet. Elles sont toutes prises de manière préventives pour réduire leur impact. - Liées aux manipulations vigiles : en cours d’étude, les observations cliniques, ainsi que certaines voies d’administration, peuvent nécessiter d’une manipulation et une contention manuelle des animaux. Elles sont faites selon les bonnes pratiques vétérinaires mais cela peut néanmoins engendrer un stress. - Liées aux prélèvements/administration : la réalisation de prélèvements de tissus biologiques (principalement de sang) et l’administration répétée de la molécule testée peut provoquer des lésions et un stress des animaux en cas de réalisation incorrectes, d’individus plus fragiles ou bien de l’immobilisation nécessaire pour certaines voies d’administration. De plus,, les animaux sont placés en cage individuelle pendant la phase d’évaluation de prélèvement d’urine. - Liées à une toxicité de la molécule testée : les études de toxicologie visent à évaluer la toxicité d’une molécule. Ce type de nuisances est difficilement estimable : selon le mécanisme d’action (anticorps, anticancéreux, neurologique, etc), la voie d’administration, ou encore la biodistribution, divers effets toxiques sont possibles (neurologique, immunologiques, inflammation, métabolique, etc).

Devenir

Les études de toxicologie nécessitent généralement une analyse pathologie et donc la mise à mort des animaux d'après les recommandations des instances pharmaceutiques et médicales internationales.

Remplacement

Actuellement, il n'existe pas de méthodes alternatives permettant d'obtenir toutes les informations collectées grâce à ces études. Suivant les lignes directrices des instances médicales et pharmaceutiques internationales, il est nécessaire de recourir à des modèles in vivo.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe est fixé au minimum permettant de garantir la fiabilité des données obtenues d’après les lignes directrices des instances médicales et pharmaceutiques internationales. Ce nombre est considéré comme le minimum acceptable permettant une interprétation pertinente des données et la caractérisation correcte des effets toxiques potentiels. Afin de le réduire, des animaux peuvent faire plusieurs études préliminaires (ou de pharmacocinétique) après une période de repos (wash-out, dépendant de la demi-vie du xénobiotique testé), dans le cadre d’une utilisation continue. Des études pilotes sont menées, lorsque cela est pertinent, afin d’optimiser les conditions expérimentales et d’affiner les protocoles, ce qui permet de réduire le besoin en animaux pour les études principales. De plus, les tissus et échantillons biologiques collectés au cours des études sont réutilisés pour des analyses complémentaires (histopathologie, biomarqueurs, etc.), ce qui évite de recourir à des animaux supplémentaires pour des tests additionnels. L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans une démarche proactive de réduction du nombre d’animaux, en accord avec les principes des 3R et les exigences des bonnes pratiques de laboratoire. La réutilisation d’animaux issus d’autres procédures expérimentales de gravité réelle ‘’légère’’ ou ‘’modérée’’ est possible tant que ces animaux n’ont pas reçu de xénobiotique en cours de test et après une période de repos d'au moins 2 semaines. Cela permet de réduire le nombre global d’animaux utilisé au sein de l’établissement et d’utilisés des animaux bien habitués aux manipulations liées aux études. Cette réutilisation est validée par un vétérinaire et la structure en charge du bien-être animale.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 5 jours minimum pour les rongeurs est respectée à réception des animaux. Pendant cette période d’acclimatation, les animaux peuvent bénéficier d’un programme d’habituation adapté aux procédures qu’ils vont subir, afin de réduire leur stress et de favoriser leur coopération. Ce programme inclut des manipulations progressives et régulières, permettant aux animaux de s’habituer au contact humain et aux équipements utilisés. Un programme d’enrichissements validé par la structure en charge du bien-être animale. est appliqué quotidiennement pour garantir des conditions de vie optimales/minimiser les impacts des expérimentations.. Les animaux sont hébergés collectivement, sauf exceptions (bagarre, blessure), avec des enrichissements adaptés à leurs besoins. L’isolement est validé par un vétérinaire et fait l’objet d’un suivi structure en charge du bien-être animale.. Les animaux sont observés quotidiennement pour détecter tout signe clinique anormal et prendre rapidement les mesures nécessaires (réhydratation, isolement pour soin). Toute anomalie est rapportée au vétérinaire, qui prescrit un traitement si nécessaire. Un suivi clinique est en place, un fois par semaine pendant la phase d’administration du principe actif. L’examen clinique complet est effectué par un personnel formé pour évaluer les fonctions motrices, nerveuses, cardiaques, respiratoires, la température et l’état général des animaux. Un vétérinaire est présent aux heures ouvrées, et une astreinte vétérinaire est disponible 24h/24 et 7j/7. Une traçabilité des animaux/des actes est assurée pour permettre leur suivi et analyse. L’établissement développe des techniques les moins invasives possibles comme des gilets de télémétrie permettant d’analyser les fonctions cardiaques, respiratoires et l’activité sans contrainte physique ou pose d’implants par chirurgie. Les volumes prélevés/administrés respectent lesrecommandations vétérinaires.

Choix des espèces

D’un point de vue réglementaire, ces animaux sont des espèces reconnues pour leur aptitude à prédire les effets pharmacologiques, indésirables et/ou toxiques de xénobiotiques. Les lignes directrices instances médicales et pharmaceutiques internationales requièrent généralement deux espèces (rongeurs et non rongeurs) selon la nature du produit à tester (molécule chimique de synthèse, peptide, protéine, anticorps monoclonal ou produit de thérapie génique ou cellulaire). Des demandes d’autorisations de projet pour des espèces non rongeurs ont déjà été déposées par l’établissement. Selon ces lignes directrices, il convient d’utiliser de jeunes animaux sains après sevrage. Les rongeurs sont inclus en étude en général à partir de 6 semaines.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 1782
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1692
▲ 90
Devenir
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 -
 1782

1 782 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés à sévères. Des cellules de cancer du pancréas leur sont injectées sous la peau ou directement dans le pancréas au cours d'une opération de quarante-cinq minutes, puis elles passent des séances d'IRM d'une heure et de TEP sous anesthésie avant d'être irradiées. Le porteur décrit une tumeur pancréatique qui peut gêner la prise alimentaire, une tumeur sous-cutanée qui peut se nécroser et entraver la marche, et annonce une preuve de concept transférable en clinique. Les souris qui perdent 20 % de leur poids sont mises à mort immédiatement, et les tumeurs sous-cutanées sont mesurées au pied à coulisse deux fois par semaine pour surveiller le volume à partir duquel l'animal sera tué.

Objectifs

L’un des objectifs majeurs de la recherche en cancérologie est l’amélioration de l’efficacité des traitements anticancéreux. Cette amélioration combine un meilleur ciblage de la tumeur avec une meilleure efficacité tout en limitant les dommages qu’ils peuvent causer au tissu sain (effets secondaires). Un des axes de recherche développé dans cet objectif est la fabrication de composés théranostiques (qui provient de la contraction des mots thérapie et diagnostic). Ces composés moléculaires permettent la cartographie des cellules cancéreuses dans le corps et leur traitement de façon ciblée. Dans le cadre de ce projet, nous utiliserons des composés chimiques en cours de validation in vitro (toxicité, activation par les radiations ionisantes). Les composés les plus prometteurs, une fois injectés, sont détectés par des techniques d’imagerie (cartographie de la tumeur) puis activés par radiothérapie de façon à induire les effets thérapeutiques souhaités, tels que la destruction des cellules cancéreuses, l’activation du système immunitaire, etc ... L’action thérapeutique est donc contrôlée de façon à limiter l’impact sur les tissus sains et les effets secondaires associés à une chimiothérapie classique. Dans ce projet nous nous intéresserons particulièrement à des tumeurs solides du pancréas dont les traitements actuels sont peu efficaces. L’objectif de ce projet est donc d’étudier la biodistribution de nos composés théranostiques les plus prometteurs, de déterminer l’efficacité de leur effet thérapeutique sous radiothérapie dans des modèles de cancers du pancréas chez la souris avec pour finalité une utilisation dans le domaine clinique.

Bénéfices attendus

La grande majorité des composés activables par stimulations externes actuellement décrits dans la littérature ne permettent pas une application dans le domaine clinique. Notre projet vise à combler ce manque en caractérisant des composés théranostiques développés pour une application clinique. Ces composés représentent un outil innovant dans la recherche en cancérologie, car ils permettent à la fois une visualisation de la tumeur et une amélioration de l’efficacité de la radiothérapie. Si la preuve de concept se fera sur des tumeurs du pancréas, la non-spécificité de nos molécules pour un type de cancer donné ouvre la perspective d’une application à d’autres types de tumeurs solides. A court terme, ce projet permettra de valider ce concept innovant de traitement qui pourra par la suite être transféré en clinique.

Procédures

Dans un premier lot d’animaux, des cellules tumorales pancréatiques seront injectées en sous-cutané (durée du geste inf à 10 sec) ou dans le pancréas de souris placés sous anesthésie générale, analgésiques et antalgiques (durée du geste 45 min). La croissance des tumeurs est observée via des imageries de bioluminescence réalisées au maximum toutes les semaines (durée de l’acquisition d’image : 1 min, avec les animaux sous anesthésie générale gazeuse). Dans un second lot d’animaux sains, la toxicité des composés sera étudiée. Plusieurs formulations de composés à différentes concentrations seront injectées aux souris saines par plusieurs voies d’administrations (durée des injections inférieur à 1 min par animal, réalisé une seule fois). Dans un troisième lot d’animaux implantés avec les tumeurs, des imageries seront réalisés (IRM : réalisé une seule fois, durée d’une heure par animal sous anesthésie générale gazeuse ; TEP : réalisé plusieurs fois si nécessaire avec un délai minimal de 15 jours entre chaque imagerie, durée de 10min par animal sous anesthésie générale gazeuse) afin de visualiser l’anatomie de la tumeur et caractériser son activité métabolique. Ensuite, nous ferons de prélèvements d’organes afin de doser la quantité de composé accumulée dans les organes vitaux. Dans un quatrième lot d’animaux implantés avec les tumeurs, plusieurs doses d’irradiation seront testées sur différents animaux afin de vérifier la dose la plus appropriée pour nos futurs traitements (durée d’irradiation de 15 min maximum par animal, sous anesthésie générale gazeuse). Dans un cinquième lot d’animaux implantés avec les tumeurs, les composés seront injectés (la formulation, la concentration et la voie d’administration seront choisies en fonction des résultats obtenus sur le 2ème lot d’animaux, la durée des injections reste inférieur à 1 min par animal) puis un traitement par radiothérapie sera réalisé (la dose d’irradiation sera choisie en fonction des résultats obtenus sur le 3ème lot d’animaux, avec une durée d’irradiation de 15 min maximum par animal). Nous étudierons ainsi l’efficacité de nos composés sur les tumeurs pancréatiques.

Impact sur les animaux

Les procédures expérimentales comprenant des implantations tumorales peuvent occasionner des douleurs. Le développement tumoral dans le pancréas peut engendrer des difficultés dans la prise alimentaire ou encore une perte de poids. Le développement tumoral sous-cutané peut engendrer de la nécrose ou une gêne lors de certains mouvements, notamment pour la locomotion. Lors des tests de toxicité, une perte de poids peut être observée.

Devenir

Les animaux sont mis à mort pour les analyses post-mortem

Remplacement

Avant toute étude chez l’animal, les composés théranostiques (famille appelée radioswitch) ont subi de nombreux tests préliminaires in vitro., notamment pour valider leur capacité à se fixer sur leurs cibles présentes à la surface des cellules tumorales. Ces travaux ont montré des résultats très concluants in vitro, qui nécessitent à présent d’être confirmés in vivo. En effet, il s’agit d’étudier la capacité de ces composés à se fixer sur leurs cibles lorsque les cellules tumorales sont présentes dans un organisme et également à délivrer après activation un signal conduisant à la mort de la cellule (directement ou bien grâce à l’intervention du système immunitaire)

Réduction

Pour réduire le nombre d’animaux utilisés tout en s’assurant de résultats fiables et statistiquement significatifs, nous avons déterminé le nombre d’animaux à inclure dans chaque groupe expérimental à l’aide d’un test logrank sur logiciel G*power.

Raffinement

Pour limiter le stress des animaux, l’attention est portée sur leurs conditions d’hébergement. Un délai minimum d’une semaine est respecté entre la réception des animaux et la mise en place des procédures expérimentales pour leur permettre de s’adapter à leur nouvel environnement. Pour limiter la souffrance des animaux, la procédure chirurgicale sera réalisée sous anesthésie générale avec recours aux anesthésiques locaux et aux analgésiques. Les animaux sont également observés après les greffes afin de détecter tout signe de souffrance ou de mal être. Les animaux sont observés quotidiennement et pesés 5 fois par semaine durant la 1ère semaine suivant les chirurgies. Puis, les animaux sont observés et pesés 3 fois par semaine afin de détecter tout signe de mal être ou de détérioration de leur état durant le développement des tumeurs. Si une souris présente une perte de poids de 20% par rapport à son poids initial, elle sera immédiatement mise à mort. Les tumeurs en sous-cutanée, sont mesurées au pied à coulisse au minimum 2 fois par semaine afin de suivre leur vitesse de pousse. Nous serons particulièrement attentifs à l’atteinte du point limite éthique lié au volume de la tumeur selon le site d’implantation. Pour les tests de toxicité, les animaux sont observés et pesés 7 fois par semaine durant la 1ère semaine suivant l’injection des composés, puis ils sont pesés 3 fois par semaine. Si les animaux présentent des effets secondaires suite à l’injection des composés, les symptômes seront identifiés et traités de façon adéquat. Les irradiations ne sont pas douloureuses et sont réalisées sous anesthésie gazeuse afin d’éviter les mouvements de l’animal. Une grille de score est mise en place pour évaluer de façon objective l’état des animaux. Nous serons attentifs à tout signe de mal-être tel que décrit dans la grille de score et prendrons les mesures adéquates pour arrêter la souffrance de l’animal notamment la mise en place de soins de support. En cas d’atteinte d’un point-limite, l’animal sera mis à mort

Choix des espèces

La souris est le modèle communément utilisé pour les expériences menées en biologie : les souches sont parfaitement décrites et la parenté biologique des souris avec l’Homme va nous permettre d’obtenir des informations extrapolables à la pratique clinique humaine. La souris est le modèle classiquement utilisé dans les études de biodistribution / biopharmacocinétique et de toxicité radio-induite car il présente plusieurs avantages : i) il s’agit d’un modèle préclinique largement utilisé pour les études impliquant des molécules et/ou de la radiothérapie ii) la souris est un mammifère génétiquement proche de l’Homme iii) son usage en préclinique a permis de mettre au point un grand nombre de nouveaux traitements Nous utiliserons des souris adultes car les tumeurs du pancréas chez l’homme touchent quasi exclusivement l’adulte.. Les souris arriveront à l'animalerie, âgées de 6 semaines. Après une période d'adaptation de 7 jours à l'animalerie, les animaux seront alors utilisés à l'âge de 7/8 semaines de manière à favoriser la reproductibilité des résultats Des animaux adultes et ayant fini leur développement sont nécessaires auquel cas, lors des implantations, les tumeurs pourraient migrer et nos études seraient alors inexploitable.

  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Souris : 1250
Souffrances
▲ -
▲ 1250
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Devenir
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 -
 -
 1250

Produire des anticorps thérapeutiques pour les chiens et les chats, et des réactifs de laboratoire au passage : 1 250 souris vont être utilisées pour cela, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Chaque souris reçoit quatre injections sous la peau en quatre points, éveillée, puis une injection dans l'abdomen ou la veine de la queue, et jusqu'à neuf injections si elle ne répond pas au bout de quatre, avec un risque de nodules qui peuvent éclater et se nécroser. Le sang est prélevé en cours de route à la mâchoire ou à la queue, puis en terminal dans le cœur sous anesthésie, avant une mise à mort par dislocation des cervicales. Selon le porteur, les alternatives comme le phage display ou les bibliothèques synthétiques restent d'une diversité "artificielle", et l'immunisation d'animaux vivants demeure une étape "nécessaire".

Objectifs

L’objectif principal du projet est de générer de nouveaux anticorps thérapeutiques en médecine vétérinaires pour les animaux de compagnie. En effet, les anticorps thérapeutiques représentent une avancée majeure en santé humaine depuis plusieurs dizaines d’années et commencent à être de plus en plus utilisés en médecine vétérinaire. Ils permettent une approche ciblée pour des maladies complexes, ils vont agir sur des cibles moléculaires très précises, limitant ainsi les effets secondaires. Le projet vise à développer de nouveaux traitements répondant à des besoins médicaux non satisfaits, à l’aide d’anticorps thérapeutiques qui cibleront des voies de signalisation bien définies afin de limiter les effets secondaires. Un objectif secondaire sera de générer des anticorps et serums polyclonaux pour des réactifs de laboratoire afin de réaliser des analyses pour une meilleure compréhension des indications ciblées.

Bénéfices attendus

La finalité de ce projet est de développer des traitements vétérinaires innovants, qui présenteront une meilleure efficacité thérapeutique associé à un risque minimal d’effets secondaires. Ces nouveaux traitements permettront d’améliorer significativement la qualité de vie et longévité des animaux de compagnie en leur offrant des solutions mieux adaptées à leur besoins cliniques. Par ailleurs, les analyses réalisées avec des réactifs générés lors de ce projet contribueront à une meilleure compréhension des mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans les pathologies ciblées.

Procédures

Les animaux auront tous les actes suivants : Si animaux immunisés après les 4 premiéres injections : - Injection sous cutanée en 4 points : 4 injections animaux vigiles. Pour chaque injection temps inférieur à 1 minute - Prise de sang intermédiaire soit en submendibulaire soit à la veine de la queue : 1 animaux vigiles. Pour chaque prélévement temps inférieur à 1 minute - Injection intraperitonéale ou veine de la queue : 1 injection animaux vigiles. Pour chaque injection temps inférieur à 1 minute - Prise de sang terminale sur animaux anesthésiés en intracardiaque. Pour chaque prélévement temps inférieur à 1 minute - - Euthanasie sur animaux anesthésiés par dislocation des cervicales Si animaux immunisés ne présentant pas de réponse après 4 injections : - Injection sous cutanée en 4 points : 9 injections animaux vigiles. Pour chaque injection temps inférieur à 1 minute - Prise de sang intermédiaire soit en submendibulaire soit à la veine de la queue : 2 prélèvements sur animaux vigiles. Pour chaque prélévement temps inférieur à 1 minute - Injection intraperitonéale ou veine de la queue : 1 injection possible animaux vigiles. Pour chaque injection temps inférieur à 1 minute - Prise de sang terminale possible sur animaux anesthésiés en intracardiaque. Pour chaque prélèvement temps inférieur à 1 minute - Euthanasie sur animaux anesthésiés par dislocation des cervicales

Impact sur les animaux

L’administration d’un produit et les prélèvements sanguins peuvent occasionner un stress et une douleur chez l’animal. En fonction de l’adjuvant utilisé une possible apparition de nodules caséeux aux points d’injections sans perte de mobilité de l’animal peuvent apparaitre. Si ces nodules devaient entrainer une perte de mobilité et/ou un éclatement avec nécrose une euthanasie sera réalisée. En cas d’éclatement des nodules sans nécrose des soins locaux seront mis en place selon les recommandations du vétérinaire désigné. Une perte de poids pourrait être observée en cas de boost répétés. Une apathie de moins de 24 heures pourrait être observé en fonction de l’antigène.

Devenir

Les animaux font l’objet d’un prélévement sanguin terminal et sont euthanasiés en fin d’étude. De plus des prélèvements post-mortem sont nécessaires. Dans des cas exceptionnels en cours d’étude si des animaux atteignent des points limites ils seront euthanasiés

Remplacement

L’immunisation d’animaux vivants et notamment de souris est une étape nécessaire car elle permet de générer une réponse anticorps hautement spécifiques et fonctionnels. L’immunisation permet de déclencher une réponse immunitaire complète dans un contexte physiologique. Le schéma d’immunisation s’appuie sur la répétition d’injection de l’antigène ce qui favorise la sélection naturelle des lymphocytes B produisant des anticorps de plus en plus spécifiques. Cette sélection est orchestrée par la système immunitaire dans les centres germinatifs des organes lymphoïdes tels les ganglions ou la rate grâce à des hypermutations somatiques et la maturation d’affinité. Actuellement, ces mécanismes ne peuvent pas être totalement reproduits in vitro. La spécificité et l’affinité sont des critères cruciaux, notamment pour les applications thérapeutiques car elles conditionneront l’efficacité du traitement tout en minimisant les effets secondaires. Bien que des alternatives comme le phage display ou les bibliothèques synthétiques soient disponibles et utiles dans certains contextes, elles présentent des limitations importantes. La diversité des bibliothèques synthétiques, bien que vaste, reste artificielle et ne reflète pas la complexité et diversité du système immunitaire naturel. De plus, les anticorps issus d’animaux immunisés présentent une stabilité et une capacité de reconnaissance des conformations natives des antigènes, souvent supérieures à celles obtenues par des méthodes in vitro. L’utilisation de ces méthodes alternatives sera envisagée lorsque les anticorps recherchés ne nécessitent pas une haute affinité ou une reconnaissance dans un environnement physiologique complexe.

Réduction

Il a été défini que 5 souris par groupe étaient nécessaires afin de pouvoir être sûr d’avoir au moins 4 souris qui répondent à l’immunisation. Une diminution du nombre de souris par groupe entrainerait un risque d’invalidation d’une étude. Différentes souches de souris étant testées à chaque étude en cas d’absence de réponses sur 3 études avec le même antigène une souche pourra être abandonnée (réduisant ainsi le nombre d’animaux par études). Dans le cadre d’évaluation de nouvelles souches de souris il sera possible très occasionnellement de faire une étude avec plus de 5 animaux par groupe. En fonction de leur réponse le nombre d’animaux par groupe pourra être réduit à 3 animaux

Raffinement

Pour chaque protocole une période d’acclimatation systématique des animaux est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Des points limites spécifiques sont mis en place et appliqués. Les conditions d’hébergement mis en place sont là pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe. Une pesée hebdomadaire sera réalisée afin de surveiller la perte de poids possible. Après chaque vaccination et après la prise de sang intermédiaire il est envisagé de mettre un complément alimentaire/hydrique pour le bien-être des animaux et en cas de difficultés à récupérer après un acte technique. Ensuite dans chaque cage sera mis en place un enrichissement spécifique des souris qui pourront être des nids, des igloos, etc… Les animaux seront sous la responsabilité du vétérinaire désigné qui pourra intervenir à tout moment en cas de soin à réaliser.

Choix des espèces

Le modèle murin permet d’avoir une réponse spécifique à un antigène d’une autre espèce. Il permet donc de ne pas avoir recours à l’espèce cible et de produire une grande diversité d’anticorps. Ce modèle animal permet aussi une facilité de manipulations. La production d’anticorps monoclonaux chez la souris est un modèle de référence largement reconnu dans la bibliographie. La procédure est réalisée sur des animaux sevrés (dès 21 jours). Les caractéristiques de ces animaux sont bien connues car communément utilisés à partir de cet âge (bibliographie, données fornisseurs agréés)

  • Production de routine
  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Tests réglementaires
Souris : 1550
Souffrances
▲ -
▲ 1550
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1550

Fournir aux fabricants de trousses de diagnostic un matériel de référence contre la trichinellose passe ici par l'infestation de 1 550 souris avec les larves du parasite. Chacune est maintenue à la main pendant qu'on glisse un cône de pipette au coin de sa bouche, qu'elle mâche par réflexe, ce qui libère les larves. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance léger et toutes les souris seront tuées pour prélever leurs muscles, là où les larves s'installent. Le porteur affirme que l'infection reste asymptomatique chez la souris, contrairement à l'humain, et justifie l'effectif d'une formule, en disant l'avoir "limité au maximum" selon les besoins des laboratoires européens, sans détailler de calcul.

Objectifs

Trichinella est un petit ver parasite présent dans de nombreux animaux à travers le monde. Il se trouve principalement chez les animaux sauvages, mais aussi chez certains porcs élevés en plein air. En Europe, on le retrouve surtout chez les renards, loups, sangliers, porcs et petits rongeurs. Ses larves s’installent dans les muscles des animaux infectés et peuvent y rester plusieurs années. La contamination se fait en mangeant de la viande infectée, notamment des carcasses d’animaux. L’humain peut également être contaminé en consommant de la viande crue ou peu cuite, ainsi que certains produits de charcuterie, car les méthodes comme le fumage ou le salage ne permettent pas d’éliminer le parasite. À ce jour, il n’existe ni traitement ni vaccin contre Trichinella. Pour limiter les risques, il faut effectuer un contrôle systématique des carcasses d’animaux sensibles dans les abattoirs. En France, cela concerne tous les chevaux, les porcs élevés en plein air, les porcs reproducteurs et, selon les circuits de distribution, les sangliers. Le projet proposé vise à préparer du matériel de référence pour développer des tests de diagnostic des infections par ce parasite, aussi bien chez l’animal que chez l’humain.

Bénéfices attendus

Le projet permettra des bénéfices immédiats pour le suivi des status sérologiques des animaux (porcs, sangliers) et la détection de la maladie chez l’humain par la production de réactifs de référence fiables et reproductibles destinés aux producteurs de trousses commerciales de diagnostic.

Procédures

La seule intervention qui sera faite sur les animaux consistera en une infestation par voie orale du parasite Trichinella. Les larves sont préparées dans un volume de 20 uL qui est inoculé à l'aide d'une pipette dont le cône est placé au coin de la bouche de la souris en contention manuelle. La souris par reflexe mâche le cône et le liquide est alors éjecté à ce moment-là. La souris est maintenue quelques secondes (5 sec) par le dos, afin qu’elle déglutisse le liquide puis elle est replacée dans sa cage. La durée de l'administration est de l’ordre de 10 sec/souris.

Impact sur les animaux

Les souris sont infestées per os avec des larves du parasite. Elles subiront donc uniquement le stress lié à la contention. L’infection par Trichinella est asymptomatique chez l’animal (contrairement à l’humain) et n’induit pas d’inconfort ou de stress chez l’animal. Les souris infectées ne sont pas contagieuses entre-elles et peuvent de fait rester en groupe dans leur cage.

Devenir

Les souris seront toutes mises à mort afin de collecter les tissus musculaires en post mortem

Remplacement

Il est impossible à l’heure actuelle de réaliser un cycle parasitaire de Trichinella sans recours à l’animal. Nous ne nous pouvons donc pas nous affranchir des modèles souris qui restent à l’heure actuelle les plus communément utilisés à la fois pour l’entretien des souches parasitaires et pour la préparation des antigènes.

Réduction

Nous avons limité au maximum le nombre de souris necessaire pour le maintien du cycle et pour effectuer des lots de production d'antigène en fonction des besoins des différents laboratoires Européens.

Raffinement

Les souris sont hébergées par groupe de 10 dans une même cage. L'hébergement se fera en présence d'enrichissement classique (carré de coton, abri en plastique...). L’infection par Trichinella ne provoque pas de symptômes chez l’animal, ni douleur, ni stress ; nous n'attendons donc pas de symptômes chez les animaux. Néanmoins, si il était observé une douleur ou souffrance chez une souris, selon les points limites, l’animal serait mis à mort. Les animaux seront surveillés quotidiennement afin de contrôler leur état général.

Choix des espèces

L’espèce souris est particulièrement sensible à l’ensemble des souches parasitaires de Trichinella. Les animaux seront utilisées à un poids permettant une infection avec une charge parasitaire optimale pour obtenir le meilleur rendement par animal tout en restant asymptomatique et limiter ainsi le nombre d’animaux. Les souris sont utilisées à un poids de 25 à 30g

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 9921
Rats : 23823
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 33744
▲ -
Devenir
 300
 -
 1000
 32444

Sur 33 744 rongeurs, 1 000 seront réutilisés et 300 souris adoptées, tous les autres étant tués pour l'examen de leurs organes. 9 921 souris et 23 823 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, réparties sur 234 études de toxicologie réglementaire. Ils reçoivent le produit testé une fois ou de façon répétée, parfois jusqu'à la fin de leur vie pour les études de cancérogénicité, avec jusqu'à huit prélèvements sanguins par séance, des mises à jeun de seize heures, des séjours en cage à diurèse et un hébergement individuel pouvant durer vingt-quatre mois pour les souris mâles. L'effectif ne repose sur aucun calcul propre au projet, le porteur renvoyant aux lignes directrices internationales qui fixent le nombre d'animaux par étude.

Objectifs

L’objectif de ce projet est la réalisation des études réglementaires et pré-reglementaires de toxicologie générale, tolérance locale et des études préliminaires (recherche de dose, dose maximale tolérée, étude de pharmacocinétique, pharmacologie et pharmacodynamique) chez le rongeur (rat et souris) mutant et non mutant (234 études envisagés au cours de ce projet). Ces études consistent en l’administration unique ou répétée du produit à tester (futur médicament, produit chimique, dispositif médical) suivie d’observations régulières des animaux, pesées corporelle, évaluation des effets sur les paramètres sanguins ou urinaires, évaluation des fonctions respiratoires et cardiovasculaires et analyse macroscopique ou histopathologique, évaluation de la pharmacocinétique et pharmacodynamique du produit.

Bénéfices attendus

Les études de toxicologie sont réglementairement requises par les lignes directrices Européennes et Internationales et représentent une étape essentielle avant de conduire des essais cliniques sur un médicament humain (sur des volontaires sains en court terme et sur les patients dans le moyen et long terme), ou pour l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché (dispositifs médicaux, médicament vétérinaire, produit chimique). Ils visent à définir le profil de toxicité ou de tolérabilité des produits à tester et donc rendre les essais cliniques plus sures pour les patients ou volontaires participant à l'essai. Ils permettent aussi de définir la dose qui sera testée (avec une marge de sécurité) pour la première administration à l’homme ou l’animal. In fine, ce projet contribuera au développement de nouvelles solutions thérapeutiques, prophylactiques ou diagnostiques sûres pour les patients humains. En ce qui concerne les produits chimiques ce projet permettra d’évaluer la sécurité des molécules chimiques dans l’intérêt de la santé de l’homme (notamment travailleur potentiellement exposé) ou de l’animal comme demandé par la loi et par les lignes directrices européennes.

Procédures

Ces études consistent en administration unique ou répétée du produit à tester. La fréquence de ces administrations varie en fonction du produit (par exemple 1 fois par jour, 1 fois par semaine) et/ou de la typologie et durée de l’étude (1 seule administration pour les études de dose unique à la durée de vie de l’animale pour les études de cancerogénicité). La durée des administrations est généralement rapide quelques secondes à quelques minutes, pour les administrations orales, souscutanée ou intraveneuse en bolus. Elles peuvent parfois être plus longue pour les perfusions (de plusieurs minutes à continue). Les administrations sont suivies d’évaluation des effets sur les paramètres sanguins ou urinaires (généralement 1 à 4 fois par étude ; avec mise à jeun pour rat [16h max] ; collecte d’urine dans une cage à diurèse), évaluation des fonctions respiratoires et cardiovasculaires, de prélèvements de sang pour bioanalyse (1 à 4 occasions par étude avec 3 à 8 prélèvements par occasion). Les anesthésie de quelques minutes et réveil d’anesthésie (incoordination) lors des prélèvements de sang réalisés sous anesthésie. Les anesthésie et douleur légère en post-opératoire (quelques jours) lors des chirurgies d’implantation de cathéter ou d’administration intrathécale. Restriction d’espace et absence d’accès à l’aliment lors du placement en cloches de pléthysmographie (mais accès à l’eau). Des test neuro comportementaux (incluant mais non limités aux tests d’apprentissage et mémoire, sensoriales [ex : auditif], activité locomotrice et batterie d’observations fonctionnelles [FOB]) peuvent être réalisé (durée du test de quelques minutes à 1 heure). La fréquence des tests neuro comportementaux est fonction de la typologie et de la durée de l’étude ainsi que de la classe du candidat médicament testé et de son indication thérapeutique (par exemple, ciblant le système nerveux centrale ; généralement entre 1 et 30 fois).

Impact sur les animaux

Les nuisances pour les animaux peuvent être les suivantes: - Stress, inconfort ou douleur brève, n’excédant pas quelques minutes, lors des procédures d’administration, de prélèvement de sang (pouvant être réalisée sous anesthésie) - Douleur légère en post-opératoire (quelques jours) pour la pose des cathéters ou d’administration intrathécale - Port de harnais ou d’un vascular access button et la connection à un téther pour les animaux équipés de cathéter lors des phases de perfusion - Restriction d’espace et absence d’accès à l’aliment lors du placement en cloches de pléthysmographie (mais accès à l’eau)- Mise à jeun, restriction d’espace, placement sur cage à grille, avec accès à l’eau, lors des collectes d’urines - Effets toxicologiques ou pharmacologiques légers à modérés dus à l’administration des médicaments ou produits chimiques à tester (perte de poids, baisse d’activité, excitation, baisse en consommation de nourriture, tremblements, irritation ou inflammation locale au site d’administration…) – Stress pouvant être engendrer par l’hébergement individuel pour les souris males (durée maximale de 24 mois), les animaux implantés avec un cathéter de perfusion et pour les études avec application dermale (durée maximale de 12 mois).

Devenir

En accord avec le plan d’étude utilisé les animaux pourrons être 1) euthanasiés en fin d’expérimentation en vue d’examens et de prélèvements d’organes ou tissus (examens macroscopiques et microscopiques) tels que requis par la réglementation pour la détermination des organes cibles ; 2) gardé en vie et retourner en zone d’hébergement hors étude suite à l’avis du vétérinaire avec l’évaluation de la gravité réelle des procédures subies ; 3) adoptés en accord avec la structure en charge du bien-être animal et les vétérinaires.

Remplacement

Il n’existe pas actuellement d’alternatives à l’utilisation d’animaux qui permettent de déterminer la toxicité de substances suite à une exposition systémique. Dans ces études, un relevé des signes cliniques et des paramètres sanguins des animaux est requis, ainsi qu’une évaluation macroscopique et microscopique des organes il est donc nécessaire d’avoir accès à l’animal dans son entièreté, pour évaluer l’ensemble des paramètres demandés par les guidelines.

Réduction

Le nombre d’animaux pour les études réglementaires est défini dans les guidelines internationaux applicables et adapté en fonction du nombre de doses testées, du nombre de produit testés et de la présence ou non d’une période de réversibilité. Pour les études préliminaires, le nombre d’animaux par lot est établi au plus juste afin d’obtenir des résultats exploitables et en tenant compte des objectifs de l’étude, du nombre de doses testées et du nombre de produits et est précisé dans le plan d’étude. Lorsque la méthode de bioanalyse le permet, une technique de prélèvement utilisant le plus petit volume de sang possible sera privilégié afin notamment de faire les prélèvements sanguins sur les animaux principaux et réduire ainsi le nombre d’animaux utilisés. Quand cela est possible, les paramètres de pharmacologie de sécurité sont intégrés dans les études de toxicologie (ex : évaluation neurocomportementale, évaluation de la fonction respiratoire, …) ce qui permet d’éviter la réalisation d’études de pharmacologie de sécurité et donc de réduire le nombre d’animaux.

Raffinement

Pour améliorer leur bien-être, les rats (mâles et femelles) et souris femelles seront hébergés en groupes sociaux sauf incompatibilité avec la procédure expérimentale ou incompatibilité comportementale. Les rongeurs seront hébergés dans des cages sur de la litière avec un enrichissement adapté (par exemple : papier kraft, tunnel, …). Les techniques engendrant le moins de stress ou d’inconfort sur une durée la plus courte possible pour l’animal seront privilégiées. Les actes pouvant engendrer du stress ou de l’inconfort seront réduits au minimum nécessaire (nombre et durée) et seront réalisés sous anesthésie avec un protocole analgésique adapté le cas échéant. Les animaux sont observés au moins 1 fois par jour (incluant le week end) afin de permettre la détection rapide de signes cliniques et d’agir au plus vite pour limiter toute souffrance ou douleur inutile. En cas de signes cliniques ayant des répercussions sur le bien-être animal, des mesures rapides et appropriées seront prises par le vétérinaire (mise en place d’un traitement médical, interruption des administrations, réduction de la dose testée par exemple). Pour les études de recherche de la dose maximale tolérée, le choix de la dose ultérieure est raffiné et adapté en fonction des effets cliniques observés à la dose précédente, sous supervision du comité d’éthique. Dans le cas des études incluant de la pléthysmographie et de certaines voies d’administrations, une habituation des animaux à la procédure sera réalisée avant le premier traitement. Dans le cas de certaines voies de prélèvement de sang, pour des animaux âgés ou ayant été peu manipuler, une habituation des animaux à la manipulation est mise en place avant le premier prélèvement. Les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie un protocole d’analgésie adapté.

Choix des espèces

Le rongeur est une espèce acceptée par les agences réglementaires. Le choix de cette espèce répond aux exigences réglementaires pour la réalisation d'études précliniques ou d’évaluation de la sécurité des molécules chimiques. Il est fait en fonction de critères scientifiques précis, des données de pharmacocinétiques et pharmacodynamiques disponibles, de l’existence de données historiques et en fonction des analogies entre l’homme et l’animal. La sélection de souches de rongeurs transgéniques se fait en fonction des objectifs spécifiques de l’étude et s’appuie pour les études de carcinogénicité notamment sur les données bibliographiques et sur les guidelines en vigueur. Pour les produits à usage vétérinaire, l’espèce cible est utilisée. En fonction du type d’étude et de la population ou des animaux cibles du produit nous choisirons l’âge le plus adéquat qui peut varier du jeune adulte à l’adulte mature qui a terminé sa croissance. Cela répond à l’ensemble des études réglementaires précliniques qui pourraient être nécessaires pour les essais cliniques chez l’homme et l’autorisation de mise sur le marché d’un nouveau médicament ou pour l’évaluation de la sécurité de produits chimiques.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chiens : 80
Souffrances
▲ -
▲ 72
▲ -
▲ 8
Devenir
 -
 -
 59
 21

Vaccinés sous la peau, puis soumis à des prises de sang une à deux fois par semaine pendant jusqu'à vingt-quatre semaines, 80 chiots relèvent du volet sérologique d'un essai de vaccins contre la parvovirose canine. 72 subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 8 un niveau sévère, 59 étant gardés vivants pour réutilisation ou adoption, les autres tués. L'essai vise à démontrer qu'un vaccin déclenche une réponse immunitaire chez des chiots dont les anticorps maternels bloquent l'immunisation, ce qui suppose de les vacciner dès quatre semaines. La phase d'épreuve, où le virus est administré par voie oro-nasale sous anesthésie, n'est déclenchée que "si besoin", et le RNT ne dit ni combien de chiots y passeront ni ce qui fera basculer l'essai vers cette étape.

Objectifs

Le projet sera réalisé sur 2 sites. Un site d'élevage où se déroulera partie efficacité sérologique (EU1) et un autre site (EU2) pour la partie efficacité par épreuve. Le projet a pour but d’évaluer l’efficacité immédiate vis-à-vis des anticorps maternels de candidats vaccins contre la parvovirose canine chez le jeune chien. Chez le jeune animal, la réaction immunitaire après une vaccination peut être freinée par la présence des anticorps maternels transmis par la mère (elle-même vaccinée), ce qui entraine une mauvaise immunisation des chiots contre la maladie. Ce projet vise à évaluer la capacité de candidats vaccin à entrainer une production d’anticorps efficace et suffisante contre la maladie chez des jeunes chiens conventionnels (dont les mères ont été vaccinées contre la maladie). Cette efficacité sera évaluée par suivi de la réponse immunitaire et si besoin, par une phase d’épreuve après administration du vaccin. L’épreuve consiste en l’administration de l’agent pathogène contre lequel sont dirigés les candidats vaccins. Les études sont réalisées sur l’espèce cible (chien) pour s’approcher au mieux des conditions réelles d’utilisation.

Bénéfices attendus

La finalité de cette étude est de permettre le développement d’un vaccin efficace précocement contre la parvovirose canine, qui reste une pathologie majeure/sévère sur des chiots de jeunes âges.

Procédures

Les nuisances prévues sur les animaux sont les suivants : - Administration du vaccin : 1 fois sur tous les animaux vigiles des groupes vaccinés en vigile par voie sous cutanée, acte inférieur à 1 minute. (EU1) - Administration de l’agent pathogène : en oro-nasale sous anesthésie, 1 sur tous les animaux de la procédure 2, acte inférieur à 5 minutes (EU2) - Prélèvements sanguins : acte inférieur à 1 minute, sur animaux vigiles (EU1 et EU2) o Pendant la procédure 1 : 1 à 2 (cas exceptionnel) par semaine pendant maximum 10 semaines (jusqu’à obtention des intervalles d’anticorps maternels souhaités) (EU1) o Pendant la procédure 2 : 1 à 2 fois par semaine, pendant maximum 24 semaines (jusqu’à ce que le groupe contrôle soit sensible à l’épreuve) (EU1) o Pendant la procédure 3 : 1 à 4 fois par semaine pendant 3 semaines (1 semaine baseline + 14 jours épreuve) (EU2) - Ecouvillons rectaux : 1 par jour pendant 14 jours sur tous les animaux de la procédure 3, sur animauxen vigiles, acte inférieur à 1 minute. (EU2)

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : - La contention et la répétition d’actes techniques (administrations et prélèvements) peuvent occasionner un stress et éventuellement une douleur légère et transitoire au point d’introduction de l’aiguille. - Stress lié au transport. - L’administration oro-nasale peut provoquer des éternuments et/ou une gêne respiratoire momentanée. - Les écouvillons rectaux peuvent provoquer une gêne pour l’animal. - Le développement de la pathologie peut donner lieu à des signes cliniques sévères (diarrhées, vomissements) notamment chez les animaux non-vaccinés = animaux témoins dans les études d’efficacité.

Devenir

Les animaux non sélectionnés, du fait d'un taux antiparvovirose trop bas, seront gardés en vie et pourront être réutilisés et/ou adoptés. Dans le cas où certains animaux doivent être utilisés pour la phase d'efficacité par épreuve, ceux-ci devront être euthanasiés pour des raisons de biosécurité après administration d’un agent pathogène ARG2.

Remplacement

La première étape dans le projet de développement d’un vaccin consiste à tester in vitro différents candidats, ce qui permet une première sélection, réduisant ainsi le nombre de candidats à tester in vivo donc le nombre d’animaux utilisés. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie. Le produit testé est un candidat vaccin vivant atténué qui a déjà démontré une certaine efficacité sur des animaux SPF. Il s’agit maintenant de démontrer son efficacité - seul ou couplé - sur des animaux conventionnels c’est à dire en présence d’anticorps maternels. L’étude visant à évaluer l’efficacité du vaccin face aux anticorps maternels présents, le recours à l’espèce cible est à l’heure actuelle indispensable, car il n’existe pas de modèle pouvant reproduire les interactions existantes entre les anticorps maternels, le vaccin administré et la réponse immunitaire en découlant.

Réduction

Le nombre d’animaux inclus dans la procédure 1 de screening est calculé de manière à obtenir un nombre suffisant de chiots avec un taux d’anticorps maternels anti-CPV permettant l’inclusion dans la procédure 2, en se basant sur des données obtenues historiquement (cf détail §3.4.10). En cas de vaccination avant sevrage des animaux (l’âge de vaccination dépendant d’un taux de MAB cible), les animaux seront inclus dans les procédures 2 et 3 par portées; le nombre de chiots dans ces procédures sera donc fonction du nombre de chiots par portée. Dans tous les cas, le nombre minimum de chiots/groupe sera de 8 dans les lots vaccinés et de 5 dans le lot contrôle, nombre minimal pour garantir la validité des résultats obtenus et limiter l’impact de la variabilité des anticorps maternels au niveau du groupe. Ce nombre a été calculé en se basant sur les exigences de la Pharmacopée Européenne et sur l’historique des études précédentes.

Raffinement

Une période d’acclimatation d’au moins 4 jours est prévue. Si les chiots sont déjà hébergés avec leur mère avant le début des procédures, la période d’acclimatation ne sera pas nécessaire. Les conditions d’hébergement seront adaptées à l’espèce et à l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Les animaux seront hébergés en groupe ou par portée. Des enrichissements adaptés au milieu seront mis en place : litière, jouet, panier ou tunnel/plateforme. La contention et les actes techniques seront réalisés par un personnel hautement qualifié. Ils pourront avoir recours à une anesthésie et/ou une analgésie si l’acte ou l’animal le nécessite. Pour la phase vaccinale, les animaux seront hébergés dans un milieu protégé pour éviter toutes contamination des animaux non vaccinés par un virus sauvage ou une souche vaccinale provenant d’animaux vaccinés sur le même site. Dans tous les cas, les animaux sont suivis quotidiennement voire biquotidiennement en période de phase critique. Des points limites spécifiques de la parvovirose sont appliqués.

Choix des espèces

Le chien est l’espèce cible d’un vaccin contre la parvovirose canine, et le jeune chien est le modèle optimal pour évaluer l’efficacité d’un vaccin vis-à-vis des anticorps maternels. Des chiots à partir de 2 semaines seront prélevés afin d’évaluer et de suivre les taux d’anticorps maternels anti-CPV. Des chiots à partir de 4 semaines d’âge et possédant un taux d’anticorps maternels contre CPV élevés seront inclus dans la procédure 2 (vaccination pouvant être réalisée jusqu’à 8-9 semaines d’âge). Pour pouvoir évaluer l’efficacité de candidat vaccin vis-à-vis des anticorps maternels, il est nécessaire d’utiliser des chiots ayant encore un taux élevé d’anticorps maternels. La cible est fixée pour une vaccination des animaux à des titres forts rencontrés lors des schémas de vaccination classique contre la parvovirose. Ces titres peuvent être obtenus à partir de 4 semaines d’âge, il est donc nécessaire de commencer à suivre les titres d’anticorps de manière précoce (2 semaines d’âge).

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chiens : 80
Souffrances
▲ -
▲ 72
▲ -
▲ 8
Devenir
 -
 -
 59
 21

Un écouvillon rectal par jour pendant quatorze jours, et des prises de sang jusqu'à deux fois par semaine pendant vingt-quatre semaines : 80 chiens vont être utilisés dans un essai de candidats vaccins contre la parvovirose canine. 72 relèvent de procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 8 un niveau sévère, 59 étant gardés vivants pour être réutilisés ou adoptés quand les autres sont tués pour raisons de biosécurité. L'épreuve consiste à inoculer le parvovirus par voie oro-nasale après vaccination, et les chiots du groupe témoin, non vaccinés, peuvent développer diarrhées et vomissements sévères. Le porteur indique que le recours à l'espèce cible est "indispensable" et que des chiots doivent être prélevés dès l'âge de deux semaines pour suivre leur taux d'anticorps maternels.

Objectifs

Le projet sera réalisé sur 2 sites. Un site d'élevage où se déroulera partie efficacité sérologique (EU1) et un autre site (EU2) pour la partie efficacité par épreuve. Le projet a pour but d’évaluer l’efficacité immédiate vis-à-vis des anticorps maternels de candidats vaccins contre la parvovirose canine chez le jeune chien. Chez le jeune animal, la réaction immunitaire après une vaccination peut être freinée par la présence des anticorps maternels transmis par la mère (elle-même vaccinée), ce qui entraine une mauvaise immunisation des chiots contre la maladie. Ce projet vise à évaluer la capacité de candidats vaccin à entrainer une production d’anticorps efficace et suffisante contre la maladie chez des jeunes chiens conventionnels (dont les mères ont été vaccinées contre la maladie). Cette efficacité sera évaluée par suivi de la réponse immunitaire et si besoin, par une phase d’épreuve après administration du vaccin. L’épreuve consiste en l’administration de l’agent pathogène contre lequel sont dirigés les candidats vaccins. Les études sont réalisées sur l’espèce cible (chien) pour s’approcher au mieux des conditions réelles d’utilisation.

Bénéfices attendus

La finalité de cette étude est de permettre le développement d’un vaccin efficace précocement contre la parvovirose canine, qui reste une pathologie majeure/sévère sur des chiots de jeunes âges.

Procédures

Les nuisances prévues sur les animaux sont les suivants : - Administration du vaccin : 1 fois sur tous les animaux vigiles des groupes vaccinés en vigile par voie sous cutanée, acte inférieur à 1 minute. (EU1) - Administration de l’agent pathogène : en oro-nasale sous anesthésie, 1 sur tous les animaux de la procédure 2, acte inférieur à 5 minutes (EU2) - Prélèvements sanguins : acte inférieur à 1 minute, sur animaux vigiles (EU1 et EU2) o Pendant la procédure 1 : 1 à 2 (cas exceptionnel) par semaine pendant maximum 10 semaines (jusqu’à obtention des intervalles d’anticorps maternels souhaités) (EU1) o Pendant la procédure 2 : 1 à 2 fois par semaine, pendant maximum 24 semaines (jusqu’à ce que le groupe contrôle soit sensible à l’épreuve) (EU1) o Pendant la procédure 3 : 1 à 4 fois par semaine pendant 3 semaines (1 semaine baseline + 14 jours épreuve) (EU2) - Ecouvillons rectaux : 1 par jour pendant 14 jours sur tous les animaux de la procédure 3, sur animauxen vigiles, acte inférieur à 1 minute. (EU2)

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : - La contention et la répétition d’actes techniques (administrations et prélèvements) peuvent occasionner un stress et éventuellement une douleur légère et transitoire au point d’introduction de l’aiguille. - Stress lié au transport. - L’administration oro-nasale peut provoquer des éternuments et/ou une gêne respiratoire momentanée. - Les écouvillons rectaux peuvent provoquer une gêne pour l’animal. - Le développement de la pathologie peut donner lieu à des signes cliniques sévères (diarrhées, vomissements) notamment chez les animaux non-vaccinés = animaux témoins dans les études d’efficacité.

Devenir

Les animaux non sélectionnés, du fait d'un taux antiparvovirose trop bas, seront gardés en vie et pourront être réutilisés et/ou adoptés. Dans le cas où certains animaux doivent être utilisés pour la phase d'efficacité par épreuve, ceux-ci devront être euthanasiés pour des raisons de biosécurité après administration d’un agent pathogène ARG2.

Remplacement

La première étape dans le projet de développement d’un vaccin consiste à tester in vitro différents candidats, ce qui permet une première sélection, réduisant ainsi le nombre de candidats à tester in vivo donc le nombre d’animaux utilisés. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie. Le produit testé est un candidat vaccin vivant atténué qui a déjà démontré une certaine efficacité sur des animaux SPF. Il s’agit maintenant de démontrer son efficacité - seul ou couplé - sur des animaux conventionnels c’est à dire en présence d’anticorps maternels. L’étude visant à évaluer l’efficacité du vaccin face aux anticorps maternels présents, le recours à l’espèce cible est à l’heure actuelle indispensable, car il n’existe pas de modèle pouvant reproduire les interactions existantes entre les anticorps maternels, le vaccin administré et la réponse immunitaire en découlant.

Réduction

Le nombre d’animaux inclus dans la procédure 1 de screening est calculé de manière à obtenir un nombre suffisant de chiots avec un taux d’anticorps maternels anti-CPV permettant l’inclusion dans la procédure 2, en se basant sur des données obtenues historiquement (cf détail §3.4.10). En cas de vaccination avant sevrage des animaux (l’âge de vaccination dépendant d’un taux de MAB cible), les animaux seront inclus dans les procédures 2 et 3 par portées; le nombre de chiots dans ces procédures sera donc fonction du nombre de chiots par portée. Dans tous les cas, le nombre minimum de chiots/groupe sera de 8 dans les lots vaccinés et de 5 dans le lot contrôle, nombre minimal pour garantir la validité des résultats obtenus et limiter l’impact de la variabilité des anticorps maternels au niveau du groupe. Ce nombre a été calculé en se basant sur les exigences de la Pharmacopée Européenne et sur l’historique des études précédentes.

Raffinement

Une période d’acclimatation d’au moins 4 jours est prévue. Si les chiots sont déjà hébergés avec leur mère avant le début des procédures, la période d’acclimatation ne sera pas nécessaire. Les conditions d’hébergement seront adaptées à l’espèce et à l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Les animaux seront hébergés en groupe ou par portée. Des enrichissements adaptés au milieu seront mis en place : litière, jouet, panier ou tunnel/plateforme. La contention et les actes techniques seront réalisés par un personnel hautement qualifié. Ils pourront avoir recours à une anesthésie et/ou une analgésie si l’acte ou l’animal le nécessite. Pour la phase vaccinale, les animaux seront hébergés dans un milieu protégé pour éviter toutes contamination des animaux non vaccinés par un virus sauvage ou une souche vaccinale provenant d’animaux vaccinés sur le même site. Dans tous les cas, les animaux sont suivis quotidiennement voire biquotidiennement en période de phase critique. Des points limites spécifiques de la parvovirose sont appliqués.

Choix des espèces

Le chien est l’espèce cible d’un vaccin contre la parvovirose canine, et le jeune chien est le modèle optimal pour évaluer l’efficacité d’un vaccin vis-à-vis des anticorps maternels. Des chiots à partir de 2 semaines seront prélevés afin d’évaluer et de suivre les taux d’anticorps maternels anti-CPV. Des chiots à partir de 4 semaines d’âge et possédant un taux d’anticorps maternels contre CPV élevés seront inclus dans la procédure 2 (vaccination pouvant être réalisée jusqu’à 8-9 semaines d’âge). Pour pouvoir évaluer l’efficacité de candidat vaccin vis-à-vis des anticorps maternels, il est nécessaire d’utiliser des chiots ayant encore un taux élevé d’anticorps maternels. La cible est fixée pour une vaccination des animaux à des titres forts rencontrés lors des schémas de vaccination classique contre la parvovirose. Ces titres peuvent être obtenus à partir de 4 semaines d’âge, il est donc nécessaire de commencer à suivre les titres d’anticorps de manière précoce (2 semaines d’âge).

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 3256
Souffrances
▲ -
▲ 3156
▲ 100
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3256

Les souris A129 portent une mutation qui les prive d'une partie de leur réponse interféron, ce qui les rend plus sensibles aux infections virales et permet de détecter le vaccin dans leur sang. 3 256 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour la plupart et modéré pour cent d'entre elles, la modification du projet ajoutant 160 femelles pour atteindre le nombre de gestations attendu. Mises à l'accouplement puis contrôlées chaque jour, les femelles gestantes reçoivent une injection sous-cutanée unique d'un candidat vaccin contre la fièvre jaune, suivie de prélèvements de sang sous anesthésie sans réveil. Après la mise à mort des mères, une césarienne permet d'examiner les portées, les fœtus étant séparés puis tués quelques minutes plus tard, couverts d'un tissu doux censé mimer un nid pour limiter le stress de la séparation.

Objectifs

MODIFICATION L’objectif de ce projet est la réalisation d’une étude réglementaire de toxicologie de la reproduction chez la souris immunodéprimée (souris A129). Cette étude consiste en l’administration unique du produit à tester (nouveau vaccin contre la fièvre jaune) suivie d’observations régulières des animaux, pesées corporelles, évaluation des portées, analyse macroscopique, évaluation de l’immunogénicité et de la virémie du produit. Cette étude permettra d’accéder aux essais cliniques afin de confirmer la sécurité et l’efficacité du produit chez l’Homme avant d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché. POUR ATTEINDRE LE NOMBRE ATTENDU DE GESTATION, UNE MODIFICATION DU PROJET AVEC L’AJOUT DE 160 FEMELLES NECESSITE UNE NOUVELLE AUTORISATION DE PROJET

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont : - la détermination de la tolérance et de la sécurité d’un vaccin chez l'animal - l'obtention de l'autorisation d'essai clinique et la réalisation d'essai clinique chez l'homme avec le maximum de sécurité pour les personnes incluses - à long terme la mise sur le marché d’un vaccin présentant moins d’effets indésirables que celui déjà sur le marché.

Procédures

MODIFICATION La procédure consiste en l’administration unique d’un vaccin à tester (et vaccins de référence) par voie sous cutannée pendant la gestation. LES ANIMAUX SERONT MIS EN ACCOUPLEMENT AU PREALABLE POUR INDUIRE UNE GESTATION ET UNE VERIFICATION DE L’ACCOUPLEMENT SERA FAIT QUOTIDIENNEMENT. La durée de l’administration est rapide, généralement de quelques secondes. Les administrations sont suivies de prélèvements de sang pour mesurer la virémie et l’immunogénicité (collectés sur animaux anesthésiés et sans réveil). Après euthanasie des mères, une césarienne sera faite pour évaluer le développement morphologique des portées. Les fœtus seront donc séparés de leur mère pendant un temps court (quelques minutes) avant leur euthanasie.

Impact sur les animaux

MODIFICATION La procédure consistant en l’administration unique d’un candidat vaccin par voie sous cutanée, des effets toxicologiques ou pharmacologiques légers à modérés dus à l’administration du candidat médicament à tester (perte de poids transitoire, diminution d’activité transitoire, hypertermie transitoire, tremblements, irritation ou inflammation locale au site d’administration…). IL N’EST PAS ATTENDU D’EFFET INDESIRABLE SUITE A L’ACCOUPLEMENT DES ANIMAUX ENTRE EUX. DES EFFETS PHYSIOLOGIQUES LEGERS (MODIFICATION DU CYCLE OESTRAL) PEUVENT ETRE OBSERVES SUITE A LA VERIFICATION DE L’ACCOUPLEMENT.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés en fin d’expérimentation en vue d’examens et de prélèvements d’organes, de sang ou de tissus (examens macroscopiques et examens fœtaux) tels que requis par la réglementation.

Remplacement

A ce jour, il n’existe pas d’alternatives à l’utilisation d’animaux qui permettent de déterminer la toxicité de substances sur un organisme entier, ni de déterminer sa distribution et la dose sans effet adverse. Dans ces études sur le développement embryo-fœtal, un relevé de poids, des signes cliniques et une évaluation macroscopique des organes ainsi que l’évaluation des fœtus et de leur developement est requise. Il est donc nécessaire d’avoir accès à l’animal dans son entièreté, pour évaluer l’ensemble des paramètres demandés par les lignes directrices en vigueur (ICH S5R3).

Réduction

MODIFICATION Le nombre d’animaux par groupe ou sous groupe (jusqu’à 104, INCLUANT LES animaux principaux et LES animaux dédiés aux prises de sang et/ou d’embryons en fonction des groupes et du taux d’accouplement ou de gestation) est établi au plus juste afin d’obtenir des résultats exploitables et en tenant compte des lignes directrices en vigueur (ICH S5R3), des objectifs de l’étude et du nombre de produits administrés (1 contrôle, 1 candidat vaccin et 2 vaccins de référence). Une seule dose sera testée pour chaque composé (dose humaine ou inférieure) et sera administrée en début de gestation ou en millieu de gestation (groupe control et candidat vaccin uniquement).

Raffinement

Pour améliorer leur bien être, les souris seront hébergées dans des cages sur fond plastique et sur de la litière avec un enrichissement adapté (papier kraft, batonnet de bois, cocon et mouchoir en papier) en portoirs ventillés pour limiter le risque d’exposition à des agents pathogènes. Les animaux sont observés au moins 1 fois par jour (incluant le week-end) afin de permettre la détection rapide de signes cliniques et d’agir au plus vite pour limiter toute souffrance ou douleur inutile. En cas de signes cliniques ayant des répercussions importantes sur le bien-être animal, des mesures rapides et appropriées seront prises par le vétérinaire. Le volume d’administration et de prélèvement de sang de cette étude se basent sur les recommandations éthiques. Après la césarienne, les fœtus seront couverts par un tissu doux avant l’euthanasie pour mimer un nid et limiter le stress physique lié à la séparation de la mère.

Choix des espèces

La souris est une espèce rongeur acceptée par les agences réglementaires. Le choix des souris transgénique de souche A129 a été est fait en fonction de critères scientifiques précis. Cette souche qui exprime une mutation sur certains interférons qui permet de détecter le vaccin dans le sang après administration d’un vaccin antiviral prophilactique, au contraire des rats et des souris wild-type. Elle est plus sensible aux infections virales car la mutation entraine des déficiences immunitaires facilitant une réplication virale sans complètement annuler la réponse immunitaire. Le virus de la fièvre jaune et son vaccin utilisant les interférons, l’utilisation de ces souris permet une meilleure exposition au vaccin. Les animaux utilisés dans l’étude seront des femelles sexuellement matures et accouplées par le fournisseur d’animaux et leurs petits.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 150
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 150
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 150

Deux heures et demie d'anesthésie générale pour une injection unique dans le cerveau : 150 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue après un prélèvement de liquide céphalo-rachidien et de sang. Vingt d'entre eux sont utilisés dans une étude pilote destinée à valider la technique d'injection et à former les chirurgiens, les 130 autres dans une étude réglementaire de toxicologie d'un produit de thérapie tissulaire visant la maladie de Parkinson. Des symptômes neurologiques, tremblements ou convulsions, peuvent suivre l'administration. Des tests neurocomportementaux sont réalisés quatre puis vingt-quatre heures après, sans que leur nature soit précisée, et la souche retenue est le rat Nude RNU, dont l'immunodéficience est jugée "nécessaire" pour éviter le rejet d'un produit d'origine humaine.

Objectifs

MODIFICATION Le premier objectif de ce projet est la validation du modèle d’administration intracérébrale chez le rat immunodéprimés (étude pilote), incluant la formation des chirurgiens. Une fois le modèle validé, le second objectif de ce projet est la réalisation d’une étude réglementaire de toxicologie générale (étude principale) chez le rat immunodéprimés. Cette étude consiste en l’administration unique du produit à tester (futur médicament) suivie d’observations régulières des animaux, pesées corporelle, évaluation des effets sur les paramètres sanguins et analyse macroscopique ou histopathologique, évaluation de la toxicocinétique et pharmacodynamique du produit. Cette étude permettra d’accéder aux essais cliniques afin de confirmer la sécurité et l’efficacité du produit chez l’Homme avant sa mise sur le marché ou d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché Suite au décalage du début de l’étude, une modification du projet initialement autorisé est nécessaire afin d’étendre la durée du projet de 1 à 2 ans.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont : - la détermination de la tolérance d'un produit de thérapie tissulaire chez l'animal - l'obtention de l'autorisation d'essai clinique et la réalisation d'essai clinique chez l'homme avec le maximum de sécurité pour les personnes incluses - à long terme la mise sur le marché d'une thérapie innovante permettant de traiter les patients atteints de Parkinson

Procédures

Chaque animal aura une procédure d’injection intracérébrale unique, réalisée sous anesthésie générale volatile avec surveillance anesthésique et une antalgie suffisante (durée environ 2h30). Des tests neurocomportementaux sont réalisés (durant le prétest et +4h et 24h postadministration ; durée approximative : 5 à 7 min). Un prélèvement de liquide céphalo-rachidien (LCR) et de sang seront réalisés en fin de procédure (avant mise à mort), sur animaux anesthésiés (sans réveil) (durée quelques minutes).

Impact sur les animaux

Les procédures d’administration intracérébrale sont réalisés sous anesthésie, après mise à jeun la veille. Lors du réveil anesthésique, une désorientation/perte d’équilibre, perte de certains reflexes neurologiques ainsi qu’une hypothermie, une douleur post-injection et baisse d’activité (en raison de la durée de la chirurgie) peuvent être observées temporairement. Des évènements anesthésiques liés à l’anesthésie volatile peuvent survenir. Des signes locaux (oedème, ...) au niveau des sites d’administrations peuvent être observés. Des symptômes neurologiques (tremblement, convulsion,…) peuvent être observés à la suite de la procédure d’administration intracérébrale. Les nuisances pour les animaux peuvent être les suivantes (tous les animaux n’ont pas toutes les nuisances) : - Stress, inconfort ou douleur brève, n’excédant pas quelques minutes, lors de prélèvement de sang. - Anesthésie de quelques minutes et réveil d’anesthésie (incoordination) lors des prélèvements de sang réalisés sous anesthésie - Stress lors de changement d’environnement lors d’évaluation neurocomportementale : durée du test en lui-même généralement quelques minutes. - Effets toxicologiques ou pharmacologiques légers à modérés dus à l’administration du candidat médicament à tester (perte de poids, léthargie, excitation, baisse en consommation de nourriture, tremblements, irritation ou inflammation locale au site d’administration…). Des points limites précoces adaptés sont mis en place afin d’éviter une prolongation inutile des effets observés. En cas d’atteinte de ces points limites, des mesures sont rapidement prises pour limiter la souffrance (mise en place d’un traitement analgésique, diminution de la dose testée, suspension de la procédure ou euthanasie).

Devenir

Les animaux de l'étude pilote seront mis à mort en fin d’expérimentation afin de valider la procédure d’administration. Les animaux de l'étude principale seront euthanasiés en fin d’expérimentation en vue d’examens et de prélèvements d’organes ou tissus (examens macroscopiques et microscopiques) tels que requis par la réglementation pour la détermination des organes cibles.

Remplacement

Actuellement, il n’existe pas d’alternative non animale permettant d’évaluer la sécurité et la toxicité, notamment systémique et neurocomportementale des futurs candidats médicaments dans le cadre du développement de thérapies innovantes, telles que la thérapie tissulaire. Il n’existe pas non plus d’alternative non animale pour valider que la technique d’administration intracérébrale aboutit à une exposition de l’animal au candidat médicament et que celle-ci est bien tolérée (analyse histopathologique). Dans ces études, un relevé des signes cliniques et des paramètres sanguins des animaux est requis, ainsi qu’une évaluation macroscopique et microscopique des organes il est donc nécessaire d’avoir accès à l’animal dans son entièreté, pour évaluer l’ensemble des paramètres demandés par les guidelines.

Réduction

Le nombre d’animaux dans ce projet a été défini sur la base du nombre minimum d’animaux requis pour pouvoir conclure à la validation de la technique. Afin de réduire ce nombre au minimum, les techniciens ont été préalablement formés en ex-vivo. Le nombre d’animaux dans ce projet est basé sur les guidelines et est le minimum pour pouvoir interpréter et conclure sur l’évaluation histopathologique et l’analyse de biodistribution. Au total, 150 animaux seront utilisés dans ce projet : 20 animaux pour l’étude pilote, 130 animaux pour l’étude principale. L’étude pilote, sur un nombre limité d’animaux, va permettre de mettre au point et valider la technique d’administration intracérébrale et avant le démarrage de l’étude principale, qui a pour but de déterminer la toxicité d’un candidat médicament sur un nombre plus important d’animaux

Raffinement

Les animaux auront une période d’acclimatation aux conditions environnementales avant le début des procédures. Les rats seront hébergés en groupes sociaux sauf incompatibilité comportementale, dans des portoirs ventilés avec filtration de l'air, dans des cages sur fond plastique et sur de la litière de cellulose avec un enrichissement adapté (papier kraft, tunnel, …). La procédure d’administration intracérébrale sera réalisée sous anesthésie générale volatile avec surveillance anesthésique. Une analgésie préventive sera mise en place avant et après administration du produit de l’élément d’essai afin d’anticiper toute douleur ou détresse chez les animaux. Des mesures de prévention de l’hypothermie seront appliquées pendant l’anesthésie et au réveil. En raison du potentiel impact de l’administration intracérébrale, une évaluation neurocomportementale sera réalisée durant le pretest et après adminisration. De plus, les animaux ont accès a une eau de boisson filtrées et le matériel qui rentre dans l'animalerie est désinfecté. Les animaux sont observés au moins 1 fois par jour (incluant le week end) afin de permettre la détection rapide de signes cliniques et d’agir au plus vite pour limiter toute souffrance ou douleur inutile et sont évalués par le vétérinaire en cas d'anomalies. Des anti-inflammatoires / antibioiques seront prescrits en cas de signes d'infection locale et/ ou d'hyperthermie sans atteinte neurologique. L'euthanasie sera réalisée si les signes cliniques suivants sont observés : • convulsions ne rétrocédant pas spontanément ou à l'administration d'anti-convulsivants ou convulsions répétées dans la même journée • incapacité prolongée de l'animal à se déplacer ou pertes d'équilibres durables impactant la qualité de vie de l'animal • atteinte importante du niveau de conscience et vigilance de l’animal • stéréotypie • hyperthermie supérieure à 40°C ne répondant pas au traitement• signes de détresse et/ou douleur

Choix des espèces

Le rat répond aux exigences réglementaires pour la réalisation d'études précliniques. Dans le cadre de ce projet des rats immunodéprimés (rat Nude RNU) seront utilisés afin de permettre l’évaluation toxicologique d’un produit de thérapie tissulaire. Une immunodéficience partielle des animaux est nécessaire afin de réduire le risque de rejet en raison de l’origine humaine du produit de thérapie tissulaire. L’ensemble du projet se fera sur jeunes adultes/adultes afin de mimer les futures conditions d’utilisation clinique.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Saumons : 480
Souffrances
▲ -
▲ 480
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 304
 -
 176

Pour compléter un dossier réglementaire européen visant à étendre aux salmonidés un additif déjà autorisé chez les volailles et les porcs, 480 truites arc-en-ciel vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent un jeûne de vingt-quatre heures avant chaque pesée, des pesées collectives sous anesthésie aux jours 21, 42 et 63, et des pesées individuelles hors de l'eau au début et à la fin des quatre-vingt-quatre jours d'essai. Le porteur juge ces données "indispensables" à l'autorisation de mise sur le marché, et présente l'extension de l'additif comme un levier d'amélioration des performances de croissance en aquaculture. En fin d'essai, 176 truites sont tuées pour le prélèvement de leur carcasse, de leur foie et de leurs viscères, les 304 autres partant dans des bassins extérieurs de la pisciculture, hors du circuit expérimental et de la chaîne alimentaire.

Objectifs

Ce projet a pour objectif d’évaluer l’efficacité d’un additif alimentaire chez la truite arc-en-ciel. Cet additif est déjà autorisé en Europe pour les volailles et les porcs, classé dans la catégorie des additifs alimentaires. La société demandeuse souhaite étendre son utilisation aux salmonidés.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu de ce projet est de générer des données expérimentales robustes et scientifiquement validées sur l’efficacité de l’additif alimentaire chez la truite arc-en-ciel. Ces données sont indispensables pour compléter le dossier réglementaire demandé par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), en vue d’une autorisation de mise sur le marché de l’additif pour les salmonidés. Cet additif est déjà autorisé en alimentation animale pour les monogastriques (volailles et porcs) en Europe, où il est classé dans la catégorie des acides aminés, leurs sels et analogues. Son extension à l’alimentation des poissons pourrait constituer un levier d’amélioration des performances de croissance et de l’efficacité alimentaire dans les systèmes aquacoles.

Procédures

Au début et à la fin de l’expérimentation, tous les poissons seront individuellement pesés et mesurés, après une période de jeûne de 24 heures visant à limiter le stress lié à la manipulation. La durée de manipulation hors de l’eau est estimée à moins d’une minute par poisson. Aux jours J21, J42 et J63, la biomasse de chaque bassin sera estimée par une pesée collective des poissons, réalisée sous anesthésie. Les 304 poissons restants seront anesthésiés pour une pesée individuelle comme mentionné précédemment, puis replacés dans les bassins extérieurs de la pisciculture, hors du circuit expérimental et de la chaîne alimentaire. La durée des pesées collectives de l’ensemble des poissons à chaque point de mesure sera d’environ une heure, tandis que les pesées individuelles réalisées en début et en fin d’essai sont estimées à trois heures.

Impact sur les animaux

Les nuisances potentielles liées à cette expérimentation restent limitées. Elles concernent principalement une tolérance individuelle éventuellement variable à l’additif testé, bien que celui-ci soit reconnu comme sûr aux doses administrées. Par ailleurs, les manipulations nécessaires (pesées toutes les trois semaines après 24 h de jeûne, prélèvements finaux) peuvent générer un stress transitoire, réduit au minimum par l’anesthésie et la réalisation des procédures par du personnel habilité.

Devenir

En fin d’essai (J84), 176 poissons seront euthanasiés pour permettre la réalisation de prélèvements post-mortem (carcasse, foie, viscères) et mesurer des paramètres qui ne peuvent pas être obtenus sur des animaux vivants (composition corporelle, indice somatique, rétention des nutriments). Les 304 poissons non prélevés ne seront pas remis dans le circuit d’élevage de recherche ou de la chaine alimentaire mais dans le circuit hors expérimentation (replacés dans les bassins extérieurs de la pisciculture).

Remplacement

La finalité de cette étude est de mesurer les effets d’un additif nutritionnel sur la croissance et l’efficacité alimentaire de la truite arc-en-ciel dans des conditions d’élevage aquacole standardisées. Ces paramètres dépendent d’interactions physiologiques complexes incluant la digestion, le métabolisme, le comportement alimentaire et la dynamique de croissance à l’échelle de l’organisme entier. Ce type d’évaluation ne peut pas être réalisé avec des modèles in vitro (cultures cellulaires) ou in silico (modélisation mathématique).

Réduction

La réduction du nombre d'animaux est un objectif central de ce protocole. Le nombre de poissons par bassin a été défini au minimum, en tenant compte à la fois de la variabilité biologique observée lors d’expériences antérieures et des exigences en matière de bien-être animal (prévention des comportements agressifs liés à des effectifs trop faibles). Des analyses de puissance statistique ont été réalisées pour justifier le nombre minimal de réplicats (bassins) et de poissons par traitement. Cette approche permet donc d’optimiser le nombre d’animaux tout en garantissant la robustesse des résultats scientifiques.

Raffinement

Des conditions d’élevage classiques et optimisées seront utilisées : photopériode naturelle, température stable à 17°C +/- 1°C, qualité d'eau optimale avec dégazage (afin d’éliminer l’azote dissous) et niveau d’oxygène dissous compris entre 8,5 et 9,5 ppm avec un débit adapté de 0,3 litre par seconde permettant un renouvellement de 5 à 7 fois par heure. La taille et le type de bassins seront adaptées à la taille des poissons (bassins extérieurs de 80 cm de diamètre et de 50 cm de haut à 220 L d’eau munis d’un couvercle et demi-couvercle occultant assurant la sécurité des poissons vis-à-vis des nuisibles (oiseaux) et permettant aux poissons de disposer d'une zone d'ombre et d’un espace pour se cacher, réduisant ainsi leur stress), la densité des truites sera optimale, et un nettoyage des bassins sera effectué régulièrement lors de chaque pesée toutes les 3 semaines. Les animaux seront nourris manuellement à satiété visuelle deux fois par jour. Un suivi quotidien du bien-être animal sera évalué à l’aide d’une fiche d’évaluation quantitative des points limites. Les critères évalués sont : la prostration et l’isolement prolongé de l’animal, la nage anormale, la prise alimentaire perturbée et la position inhabituelle dans la colonne d’eau. Le second critère physique évalue le changement de volume anormal, les lésions comportementales dues aux blessures ou maladies, l’apparition de malformations, ainsi que l’aspect général de la peau. En cas de détection de dépassement de points limites, l’animal sera euthanasié via les procédures réglementaires.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est la première espèce piscicole produite en France et a donc un poids agronomique et commercial important, ce qui en fait un choix privilégié pour cet essai. Les poissons utilisés dans cette étude seront au stade juvénile au démarrage de l’essai, et élevés jusqu’à atteindre le stade portion (taille commerciale). Ce choix est justifié par les lignes directrices de l’EFSA concernant l’évaluation de l’efficacité des additifs pour l’alimentation des poissons. Pour que les résultats soient recevables, l’EFSA recommande une durée minimale d’essai de 84 jours, une taille finale des poissons comprise entre 200 et 300 g. Ces critères garantissent la représentativité des conditions d’élevage commercial et la pertinence des résultats pour l’évaluation réglementaire du produit.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 29128
Rats : 79972
Souffrances
▲ -
▲ 98637
▲ 10463
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 109100

109 100 rongeurs, 79 972 rats et 29 128 souris, vont être utilisés pour 149 études de toxicité de la reproduction et du développement, tous tués à l'issue. 10 463 subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, les autres un niveau léger. Certains portent en permanence un cathéter avec harnais ou bouton d'accès vasculaire et restent branchés à un système de perfusion, d'autres passent des évaluations neurocomportementales dans l'obscurité, et les femelles gestantes sont ouvertes par césarienne pour examen des fœtus. Le porteur indique que ces études sont exigées par les lignes directrices internationales avant tout essai clinique et qu'elles rendent ces essais plus sûrs pour les personnes qui y participent, bénéfice qui suppose la mort de 109 100 rats et souris.

Objectifs

L’objectif de ce projet est la réalisation des études réglementaires de toxicologie de la reproduction ou du développement, toxicologie juvenile et des études préliminaires (recherche de dose, dose maximale tolérée, étude de pharmacocinétique, pharmacologie et pharmacodynamique) chez le rongeur (rat et souris) non mutant (149 études envisagées au cours de ce projet). Ces études consistent en l’administration/exposition/mise en contact unique ou répétée du produit à tester (futur médicament, produit chimique, dispositif médical) suivie d’observations régulières des animaux, pesées corporelle, suivi de la consommation alimentaire et hydrique, évaluation des effets sur les paramètres sanguins ou urinaires, sur la fertilité, le développement embryo-fetal, pré- et post-natal, neurocomportemental, squelettique et analyse macroscopique ou histopathologique, évaluation de la pharmacocinétique et pharmacodynamique du produit. Ces études permettront d’accéder aux essais cliniques afin de confirmer la sécurité et l’efficacité du produit chez l’Homme avant sa mise sur le marché ou d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché (produits chimiques, dispositif médical).

Bénéfices attendus

Les études de toxicologie de la reproduction et les études de toxicologie juvéniles sont réglementairement requises par les lignes directrices Européennes et Internationales et représentent une étape essentielle avant de réaliser des essais cliniques sur un médicament humain ( sur des hommes et femmes en âge de procréer et des enfants), ou pour l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché (dispositifs médicaux, médicament vétérinaire, produit chimique). Ils visent à définir le profil de toxicité ou de tolérabilité des produits à tester et donc rendre les essais cliniques plus sures pour les patients participant à l'essai. Les études de toxicologie de la reproduction permettent d’assurer la sécurité des hommes et femmes en âge de procréer, femmes enceintes ou allaitantes avant de démarrer les essais cliniques (médicaments) ou pour caractériser le risque associé à l’exposition de l’Homme à des produits chimiques (notamment pour les travailleurs) . Notamment vérifier que le produit testé n’altère pas la fertilité, la grossesse et le développement de l’enfant à naitre.

Procédures

Ces études consistent en administration/exposition/mise en contact unique ou répétée du produit ou dispositif médical à tester. La fréquence de ces administrations varie en fonction du produit. La durée des administrations est généralement rapide quelques secondes à quelques minutes. Elles peuvent parfois être plus longues. Les administrations sont suivies d’observations régulières des animaux, de pesées corporelles, d’évaluation des effets sur les paramètres sanguins ou urinaires ou sur le développement neurocomportemental, physique et des fonctions reproductives.

Impact sur les animaux

Tous les animaux n’ont pas toutes les nuisances : Stress, inconfort ou douleur brève, n’excédant pas quelques minutes, en procédures d’administration, de prélèvement de sang, de tests de maturation sexuelle et/ou frottis vaginaux. Dans le cas d’administration intraveineuse lente, la procédure d’administration peut être plus longue avec placement de l’animal en tube à contention. Stress lors de changement d’environnement, confrontation à une situation inconnue et modification des conditions de luminosité (obscurité partielle ou totale avec utilisation possible d’une lumière rouge) et de température lors d’évaluations neurocomportementales. Anesthésie de quelques minutes et réveil d’anesthésie lors des prélèvements de sang réalisés sous anesthésie Anesthésie et douleur légère en post-opératoire pour la pose des cathéters Port de harnais ou d’un bouton d’accès vasculaire pour les animaux implantés avec un cathéter en permanence depuis la chirurgie jusqu’à la fin de période de traitement Connection à un systéme de perfusion (téther) pour les animaux avec cathéter lors des phases de perfusion Mise à jeun, placement en cage à diurèse et absence d’accès à l’eau lors des collectes d’urines (durée de 6h à 16h maximum) Stress lié à l’hébergement individuel pour les souris males (au maximum 12 mois), les animaux implantés avec un cathéter de perfusion et études avec application dermale (au maximum 12 mois) Effets toxicologiques/pharmacologiques légers à modérés dus à l’administration des médicaments ou produits chimiques à tester. Des points limites précoces adaptés sont mis en place selon la typologie d’etude et la classe du produit à tester afin d’eviter une prolongation des effets observés. En cas d’atteinte de ces points limites, des mesures sont rapidement prises pour limiter la souffrance. Pour les fœtus et petits avant sevrage, séparation de la mère pendant quelques minutes afin de réaliser les pesées et examens physiques.

Devenir

En accord avec le plan d’étude, les animaux seront euthanasiés en fin d’expérimentation en vue d’examens et de prélèvements d’organes ou tissus (examens macroscopiques et microscopiques) tels que requis par la réglementation pour la détermination des organes cibles ou d’examens de fœtus après césarienne des femelles gestantes.

Remplacement

Il n’existe pas actuellement d’alternatives à l’utilisation d’animaux qui permettent de déterminer la toxicité de substances suite à une exposition systémique. Dans ces études, un relevé des signes , ainsi qu’une évaluation macroscopique et microscopique des organes et/ou une hystérectomie nécessitant d’avoir accès à l’animal dans son entièreté, pour évaluer l’ensemble des paramètres demandés par les lignes directrices. Il n’existe actuellement pas de méthode in vitro permettant d’évaluer l’effet d’un produit sur la fertilité, le développement embryo-fœtal, pré- et post-natal.

Réduction

Le nombre d’animaux pour les études réglementaires est défini dans les lignes directrices internationales applicables (ICH [International Council for Harmonisation], OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques], …) et adapté en fonction du nombre de doses testées, du nombre de produits testés et de la présence ou non d’une période de réversibilité. Pour les études préliminaires, le nombre d’animaux par lot est établi au plus juste afin d’obtenir des résultats exploitables et en tenant compte des objectifs de l’étude, du nombre de doses testées et du nombre de produits et est précisé dans le plan d’étude. Le plan d’étude fera l’objet d‘une évaluation éthique en l’amont du démarrage de l’étude. Lorsque la méthode de bioanalyse le permet (volume de sang nécessaire pour faire l’analyse), une technique de micro-prélèvement (prélèvement utilisant le plus petit volume de sang possible) peut être utilisé et permet éventuellement de faire les prélèvements sanguins sur les animaux principaux et réduit ainsi le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Pour améliorer leur bien-être, les rats (mâles et femelles) et souris femelles seront hébergés en groupes sociaux sauf incompatibilité avec la procédure expérimentale ou incompatibilité comportementale. Les animaux seront hébergés dans des cages sur fond plastique et sur de la litière avec un enrichissement adapté. Pour les femelles gestantes, un substrat de nidification est ajouté en plus de l'enrichissement classique. Des pesées et/ou des mesures régulières de la consommation alimentaires seront réalisées sur les animaux afin de compléter le suivi clinique. Les techniques engendrant le moins de stress ou d’inconfort sur une durée la plus courte possible pour l’animal seront privilégiées. Les actes pouvant engendrer du stress ou de l’inconfort seront réduits au minimum nécessaire (nombre et durée) et seront réalisés sous anesthésie avec un protocole analgésique adapté le cas échéant. Les animaux sont observés au moins 1 fois par jour afin de permettre la détection rapide de signes cliniques et d’agir au plus vite pour limiter toute souffrance ou douleur inutile. En cas de signes cliniques ayant des répercussions sur le bien-être animal, des mesures rapides et appropriées seront prises par le vétérinaire (mise en place d’un traitement médical, interruption des administrations, réduction de la dose testée par exemple). Pour les études préliminaires de recherche de doses, le choix de la dose suivante est raffiné et adapté en fonction des effets cliniques observés à la dose précédente, après évaluation éthique. Dans le cas d’administration intraveineuse lente supérieur ou égale à 5 min, une habituation des animaux en boite à contention est réalisée au moins 2 fois avant le premier traitement. Les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie avec un protocole d’analgésie adapté. Dès que cela est possible, du microprélèvement est utilisé pour les prélèvements sanguins ce qui limite l’impact négatif pour les animaux associés aux prélèvements éventuels.

Choix des espèces

Le rat et la souris sont des espèces acceptées par les agences réglementaires. Le choix de ces espèces répond aux exigences réglementaires pour la réalisation d'études précliniques ou d’évaluation de la sécurité des molécules chimiques. Il est fait en fonction de critères scientifiques précis, des données de pharmacocinétiques et pharmacodynamiques disponibles, de l’existence de données historiques et en fonction des analogies entre l’Homme et l’animal. Pour les produits à usage vétérinaire, l’espèce cible est utilisée. En fonction du type d’étude et de la population ou des animaux cibles du produit nous choisirons l’âge le plus adéquat qui peut varier du foetus à l’adulte mature qui a terminé sa croissance. Cela répond à l’ensemble des études réglementaires précliniques qui pourraient être nécessaires pour les essais cliniques chez l’Homme et l’autorisation de mise sur le marché d’un nouveau médicament ou pour l’évaluation de la sécurité de produits chimiques.