Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Contrôles de qualité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Test d’activité sérologique de produits immunologiques chez les rongeurs.
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
6 000 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, chacune pour une seule injection et une seule prise de sang. Quatorze jours après la vaccination, elles sont anesthésiées puis saignées par ponction intracardiaque, un prélèvement dont le volume interdit toute survie. Le porteur affirme qu'aucune méthode in vitro reconnue par les autorités ne permet ce contrôle, et présente le test sérologique comme un raffinement par rapport au test létal inscrit à la pharmacopée. L'enjeu déclaré reste la libération commerciale de lots de vaccins antirabiques pour chiens et chats, avec les contrôles de stabilité au stockage qui l'accompagnent.
Objectifs
Le projet a pour objectif de décrire l’activité de produits immunologiques destinés à la prévention de la rage chez les carnivores domestiques. L’activité des produits sera évaluée au travers de la mesure de la réponse immunitaire induite chez la souris par l’analyse du taux d’anticorps sérique (test sérologique) en comparaison avec le taux d'anticorps sérique obtenu avec le vaccin de la Préparation Européenne de Référence (PER).
Bénéfices attendus
Garantir l’efficacité des lots de vaccins contre la rage et permettre ainsi leur commercialisation au travers des phases de libération pharmaceutique et des tests associés aux mesures de stabilité, ceci à différentes températures de stockage (Analyses ponctuelles en cas d’excursion thermique).
Procédures
Les souris sont vaccinées à J0 (injection d'une durée d’environ 3 secondes) Les souris témoins sont vaccinées avec le vaccin de référence (PER) (injection d'une durée d’environ 3 secondes). 14 jours après la dernière vaccination, les 2 groupes (vaccinés et témoins) sont anesthésiés (une injection, durée d’environ 5 secondes) Prélèvement sanguin intracardiaque terminal. A l'issue de la procédure tous les animaux sont euthanasiés (Durée d’environ une minute)
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables attendus chez les animaux incluent un stress bref lié à la contention et une douleur transitoire lors des injections (vaccination et anesthésie).
Devenir
Le volume sanguin requis étant important, le prélèvement prévu ne permet pas une récupération de l’animal. Le prélèvement est terminal, l’euthanasie est réalisée dans la foulée de la procédure.
Remplacement
Il n’existe pas à ce jour de méthode alternative in vitro, reconnues par les autorités des pays concernés, permettant de vérifier l’activité des vaccins testés.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux, chaque fois que cela est possible, les témoins peuvent être mutualisés entre plusieurs vaccins de lots différents.
Raffinement
Les animaux sont hébergés par groupe. Une période d’acclimatation d’au moins 5 jours est respectée. Les installations sont suivies en températures, en hygrométrie et les animaux sont hébergés dans des portoirs ventilés. Toute anomalie sur les installations est directement remontée à un poste de garde (24h/24h) permettant une intervention rapide y compris les weekends. La procédure par sérologie constitue un raffinement comparativement à l’alternative proposée dans la pharmacopée, soit un test létal (réduction du nombre et réduction des manipulations). Les animaux sont observés quotidiennement et de manière biquotidienne si l’état de santé d’un animal l’exige. Aucun signe clinique n'est attendu, cependant nous nous référerons aux points limites généraux mis en place et appliqués dans cette étude.
Choix des espèces
La souris est le modèle imposé pour la libération des vaccins par la pharmacopée des pays où sont commercialisés les vaccins Les souris utilisées sont des souris adultes car le test nécessite que leur système immunitaire soit mature.
Toxicité (subaiguë) par inhalation : étude sur 28 jours – Ligne directrice de l’OCDE n°412
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Enfermer des rats dans des tubes où ils ne sont pas libres de se mouvoir, plusieurs heures par jour, jusqu'à cinq jours par semaine pendant quatre semaines : le protocole suit la ligne directrice n°412 de l'OCDE, que les industriels appliquent avant de mettre une substance sur le marché. 1 050 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. S'y ajoutent le rasage du dos, jusqu'à seize prélèvements de sang sous anesthésie, deux examens ophtalmologiques et jusqu'à douze séjours de vingt-quatre heures en cage à métabolisme. Les substances qui seront testées ne sont pas connues, et le seul bénéfice avancé est de répondre à des "requis réglementaires" ou à des questionnements sanitaires.
Objectifs
Les industriels doivent montrer qu’ils maîtrisent les risques de l’exposition aux substances chimiques qu’ils utilisent et/ou souhaitent mettre sur le marché pour répondre à des exigences réglementaires et de sécurité. Les tests validés pour en caractériser les dangers suivent notamment les lignes directrices de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques pour les essais de produits chimiques. L’objectif de ces études est d’évaluer la toxicité subaiguë de l’exposition par inhalation à des substances chimiques chez le rongeur (rats). L’analyse des signes de toxicité in vivo et de paramètres ex vivo après l’exposition aux substances permettra de déterminer les potentielles atteintes physiologiques et d’évaluer leur dangerosité.
Bénéfices attendus
Ces études renseigneront sur les effets toxiques de l’exposition subaiguë à des substances chimiques pour répondre à des requis réglementaires ou des questionnements sanitaires.
Procédures
Observations cliniques et pesées (moins de 5 min) : au moins 2 fois/semaine, au maximum tous les jours. Rasage (moins de 5 min) : 1 fois avant l’exposition en mode « corps entier » ; contention manuelle des animaux vigiles et rasage d’une partie du dos à l’aide d’une tondeuse dédiée aux petits animaux. Habituation au placement dans les dispositifs d’exposition (jusqu’à 30 min par jour durant 3 jours consécutifs) : 1 fois avant la 1ère exposition ; placement des animaux vigiles dans les loges de l’enceinte d’exposition pour ceux exposés « corps entier », dans une aire où sont disposés des tubes d’exposition (1er et 2ème jour) et dans les tubes (3ème jour) pour ceux exposés par voie oro-nasale. Exposition en mode « corps entier » (au maximum 4h) : 7 ou 20 fois ; placement individuel des animaux vigiles dans les loges d’une enceinte dédiée et exposition. Exposition par voie oro-nasale (au maximum 4h) : 7 ou 20 fois ; placement des animaux vigiles dans les tubes d’exposition et exposition. Examen ophtalmologique (moins de 5 min) : 2 examens (avant l’exposition et la fin de l’étude) ; contention manuelle des animaux vigiles et observation des yeux. Prélèvement de sang (moins de 5 min) : 1 à 16 prélèvements (1 prélèvement/semaine/4 mois) ; anesthésie des animaux et prélèvement d’au maximum 1 mL de sang. Habituation au placement dans les cages à métabolisme (jusqu’à 30 min par jour durant 3 jours consécutifs) : 1 fois avant la 1ère collecte, et collecte d’excrétas (jusqu’à 24h) : 1 à 12 collectes (1 collecte/semaine/3 mois) ; placement des animaux vigiles dans les cages à métabolisme.
Impact sur les animaux
Rasage, examen ophtalmologique : stress lié à la contention ; Exposition en mode « corps entier » : stress lié au placement dans les dispositifs d’exposition, à l'impossibilité de se nourrir et à l'isolement ; Exposition par voie oro-nasale : stress lié à la contention impliquée par le placement dans les tubes d’exposition, à l'immobilisation, à l'impossibilité de se nourrir et s’abreuver, et à l'isolement ; Prélèvement de sang : stress lié à l’anesthésie et à la contention ; Collecte d’excrétas : stress lié au placement dans les cages à métabolisme et à l'isolement. De manière générale, la manipulation des animaux pourra modifier leurs réactions à la préhension et leur niveau d’activité, et une légère perte de poids pourra être observée dans les jours qui suivront l’exposition (effets habituellement relevés suite à une exposition aiguë par inhalation chez des animaux témoins de même souche, âge et sexe). L’exposition à la substance pourra également induire des effets locaux et systémiques susceptibles de faire souffrir les animaux. Des signes cliniques anormaux, affectant notamment la respiration, la peau et les muqueuses, pourront être observés. Les études ont été classées sévères relativement au cas où tous les animaux seront exposés aux substances à tester par voie oro-nasale. Suivant ce mode d’exposition, ils seront placés dans des tubes dans lesquels ils ne seront pas libres de se mouvoir 6h/jour jusqu’à 5 jours/semaine durant 4 semaines. Le choix du mode d’exposition qui sera mis en œuvre étant dépend des substances qui seront testées, et celles-ci n’étant à ce jour pas connues, le scenario le plus contraignant a été envisagé a priori pour chaque étude.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort aux temps d'euthanasie définis selon les objectifs d’étude à l’issue de chaque procédure.
Remplacement
Dans certains cas, les méthodes alternatives à l’expérimentation animale actuellement validées par la réglementation ne permettent pas à elles seules de déterminer les effets toxiques de l’exposition subaiguë à des substances chimiques par inhalation. Les études in vivo sont pour cette évaluation requises. Concernant le choix des animaux, le projet suivra les recommandations de la ligne directrice de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques n°412 (utilisation de rats mâles et/ou femelles) à l’âge adulte et de souches couramment utilisées en laboratoire.
Réduction
Le nombre d’animaux qui sera utilisé suivra les recommandations de la ligne directrice de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques n°412. Une analyse des données bibliographiques disponibles sur chaque substance d’essai et ses analogues sera réalisée préalablement aux expérimentations pour déterminer les concentrations d’intérêt à tester. Au plan statistique, les groupes seront comparés par les tests appropriés au traitement de chaque type de données et à leur distribution. Plusieurs paramètres seront évalués sur un même animal, permettant ainsi de minimiser le nombre de rats utilisés.
Raffinement
Les conditions d’hébergement des animaux seront enrichies pour favoriser leur bien-être. Ils seront hébergés à plusieurs par cage pour leur socialisation. Un animal sera isolé de ses congénères en cas de lésions, d’agressivité, de respiration anormale ou de comportement anormal. Un fond sonore sera diffusé la journée pour leur permettre de s’habituer au bruit généré par les manipulations et limiter le stress des expérimentations. Du matériau leur permettant de nidifier et du matériau en bois à ronger seront disposés dans leurs cages d’hébergement. Pour les animaux exposés « corps entier », après la tonte préalable à l’exposition, des friandises seront déposées dans leurs cages d’hébergement. Pour les animaux exposés par voie oro-nasale, des tubes semblables à ceux utilisés pour l’exposition seront disposés dans leurs cages d’hébergement pour leur permettre de se familiariser avec le dispositif et se cacher. Préalablement à l’exposition, les animaux seront habitués au placement dans l’enceinte d’exposition, pour ceux exposés « corps entier », et à la contention imposée par le placement dans les tubes, pour ceux exposés par voie oro-nasale. Après chaque phase d’habituation, des friandises seront déposées dans leurs cages d’hébergement. L’eau de boisson sera supplémentée avec un complément de réhydratation et/ou des gels nutritifs seront mis à disposition dans les cages d’hébergement. En cas d’exposition « corps entier » dans une enceinte de plus d’1 m3, des biberons seront mis à disposition des animaux durant l’exposition. Préalablement à la collecte d’excrétas, les animaux seront habitués au placement dans les cages à métabolisme. Après chaque phase d’habituation, des friandises seront déposées dans leurs cages d’hébergement. Les animaux seront observés attentivement au plan clinique dans les heures qui suivront chaque exposition jusqu’à ce que leur bon état de santé soit avéré. Des critères de raffinement des gestes techniques qui seront pratiqués, des points limites relatifs à l’apparition de signes de douleur et des actions correctives visant à soulager les animaux ont été définis en adéquation avec les paramètres étudiés pour assurer leur bien-être. Des critères supplémentaires à ceux listés dans la présente demande pourront être définis au cas par cas suivant les informations toxicologiques disponibles sur la substance étudiée. Le cas échéant, ils seront indiqués dans le protocole d’essai associé.
Choix des espèces
Ces expérimentations seront réalisées chez le rat car sa physiologie est largement connue et car il constitue un modèle de prédiction des effets respiratoires et systémiques reconnu par la réglementation (cf. Document d'orientation de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques n°39). Ce projet suivra les recommandations de la ligne directrice de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques n°412 pour l’étude de la toxicité subaiguë par inhalation, d’utilisation du rat et de souche couramment utilisée en laboratoire, d’animaux jeunes adultes, âgés de 7 à 9 semaines le jour de la randomisation, et de femelles nullipares et non gravides.
Etudes de toxicologie réglementaire chez le primate non humain
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Macaques rhésus : 42
Évaluer la toxicité de candidats médicaments avant les premiers essais chez l'humain conduit à utiliser 2 550 macaques, 2 508 crabiers et 42 rhésus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. 2 473 d'entre eux sont tués à la fin pour l'analyse histopathologique de leurs organes, exigée par la réglementation, et 77 sont gardés en vie pour être réutilisés. Ils reçoivent le composé chaque jour ou chaque semaine, restent attachés en chaise de contention jusqu'à quatre heures, sont mis à jeun seize heures avant sédation, et pour certains opérés sous anesthésie générale afin de recevoir un émetteur de télémétrie. L'hébergement seul dure de un jour à trois mois quand le protocole l'impose. Le porteur affirme que l'évaluation chez une espèce non-rongeur est "indispensable" pour chaque nouveau candidat médicament, et que le macaque est parfois "l'unique espèce pertinente".
Objectifs
Le projet réalisé dans un cadre réglementaire a comme objectif de permettre l'évaluation du potentiel toxique d'un candidat médicament dans le cadre de son développement préclinique (tests réalisés chez l’animal). Conformément aux lignes directrices, l’évaluation chez une espèce non-rongeur est indispensable pour chaque nouveau candidat médicament avant de démarrer les essais cliniques chez l’homme et avant toute autorisation de mise sur le marché. L'espèce primate non humain est parfois l’unique espèce pertinente pour le développement préclinique de composés biologiques (protéines thérapeutiques, anticorps monoclonaux, vaccins anti-cancer). Ces études permettent d’évaluer le schéma thérapeutique envisagé et de réduire le risque potentiel encouru par le volontaire sain à la suite de l’administration du candidat médicament au cours des premiers essais cliniques.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont le développement et la mise sur le marché de nouveaux médicaments pour des pathologies invalidantes, des maladies graves, en caractérisant les effets et les doses toxiques des médicaments en développement, selon la règlementation, pour assurer la sécurité des nouveaux médicaments.
Procédures
Les animaux sont traités par différentes voies (ex : orale, injection intramusculaire) de façon journalière ou hebdomadaire avec le composé d’intérêt. La durée de l’administration est généralement rapide (quelques secondes à quelques minutes) et peut atteindre 4h maximum dans le cas de perfusion intraveineuse. Les prélèvements réalisés chez l’animal vigile (ex : sang, par les voies veineuses périphériques) nécessitent une contention de courte durée (jusque 4h maximum pour des perfusions intraveineuses). Les prélèvements nécessitant une sédation et/ou une anesthésie (ex. biopsie) ont une durée estimée à une heure maximum, Pour certaines études (rares), un hébergement individuel peut être requis pour collecter des données individuelles ou éviter les contaminations d'un animal à l'autre. Par exemple, des examens urinaires ou de selles peuvent nécessiter un hébergement individuel en cage à métabolisme (4 heures en général, 18 heures maximum). Si la procédure expérimentale ne permet pas de regrouper les animaux (ex : traitement dans l'alimentation ou l'eau de boisson avec nécessité de déterminer précisément la dose administrée à chaque animal et/ou cinétiques de collecte de fécès ou d’urine), ou en cas d’agressivité et d’incompatibilité sociale entre les animaux (ex : animaux sexuellement matures), les animaux doivent être hébergés individuellement (volières habituelles) pendant toute la durée de l’étude (de un jour à 3 mois). Pour les évaluations cardiovasculaires par télémétrie, soit les animaux portent un gilet (après habituation), soit sont implantés chirurgicalement sous anesthésie générale (durée de 2h maximum, avec analgésie et suivi péri-opératoire adaptés, sur au moins 10 jours).
Impact sur les animaux
Les effets indésirables ou nuisances attendus correspondent essentiellement : - aux effets du produit administré (exemple : variation de la fréquence respiratoire) - aux effets systémiques (exemple : perte de poids, baisse de consommation alimentaire) - à l’inconfort généré par les procédures : de contention (exemple : contention en chaise sur une durée maximale de 4 heures, port du gilet de télémétre), d’administration (exemple : cas des administrations répétées), et/ou de prélèvement sur animal vigile (exemple : prélèvement de sang, de sperme) - à la sédation/anesthésie générale requises pour certaines procédures (prélèvements de biopsie, implantations chirurgicales d’émetteurs de télémétrie) et nécessitant une mise à jeun (environ 16 heures) - à la chirurgie (par exemple pour implanter un emetteur de télémétrie pour l’enregistrement des paramètres cardiovasculaires) et aux effets indésirables post-opératoires éventuels. - hébergement individuel (contacts olfactifs, visuels, sonores préservés), le cas échéant
Devenir
Les études de toxicologie règlementaires incluent une évaluation obligatoire des effets sur les organes et tissus (analyse histopathologique), et nécessitent par conséquent une mise à mort des animaux en fin d’étude. Pour les études où une analyse des tissus et organes en fin d’étude n'est pas nécessaire, et si les animaux ont subi uniquement des effets légers ou modérés et réversibles, les animaux peuvent être gardés en vie, et être réutilisés dans un autre projet après une période de récupération et autorisation du vétérinaire. Il est estimé qu’environ 77 animaux seront gardés en vie.
Remplacement
L'évaluation de la toxicité d'un candidat médicament et/ou d’un dispositif médical ne peut pas être réalisée in vitro. Il n'existe pas de méthode alternative in vitro pour ce type de procédure de traitement identique à celle utilisée chez l'homme, en raison notamment de la complexité que représente un organisme vivant. Dans certains cas, l'espèce primate non humain est la seule espèce pertinente pour les essais pré-cliniques (similarités physiologiques ou métaboliques Homme-primate non humain), par exemple dans le cas de composés biologiques (protéines thérapeutiques, anticorps monoclonaux, vaccins thérapeutiques anti-cancer...).
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe est celui recommandé dans les lignes directrices ICH (International Council for Harmonisation) ou OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), et correspond au minimum nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats fiables et atteindre les objectifs de l’étude. Le besoin de groupe contrôle, le nombre de doses nécessaires, ainsi que les techniques de prélèvements sanguins sont évalués systématiquement pour assurer une réduction du nombre d’animaux. En incluant dans une même étude (i.e. sur les mêmes animaux), l’évaluation toxicologique et l’évaluation des paramètres de pharmacologie de sécurité, le nombre d’animaux utilisés est très nettement réduit.
Raffinement
Les procédures, les conditions d’hébergement et matériel utilisés ainsi que les enrichissements fournis sont adaptés aux animaux utilisés dans ce projet. Des enrichissements variés (ex : graines dans des copeaux, tablettes à différentes hauteur) sont fournis aux animaux leur permettant d’exprimer les comportements physiologiques et activités qu’ils auraient dans leur habitat naturel (ex : recherche d’aliment, épouillage, temps d’isolement). Les actes pouvant engendrer du stress, de l’inconfort ou des douleurs importantes seront réduits au minimum nécessaire et seront réalisés sous sédation ou anesthésie générale avec un protocole analgésique adapté dans le cas échéant. Dans le cas où l’anesthésie est jugée plus traumatisante pour l’animal et/ou si l’anesthésie est incompatible avec les prélèvements prévus, les prélèvements seront réalisés sur l’animal vigile, notamment les prélèvements sanguins et le recueil d’urine, par exemple. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l'étude et évalué grâce à la mise en place de points limites qui permettront d'intervenir immédiatement s'il y a un signe d’inconfort ou de souffrance et de veiller au bien-être des animaux. Les mesures sont prises dès que possible pour réduire la souffrance des animaux. D’autres traitements peuvent être mis en place suivant les recommandations des vétérinaires, selon les observations, conditions d’expérimentation. L’évaluation des paramètres de pharmacologie de sécurité est effectuée par télémétrie, permettant l’obtention de données fiables, sur des périodes de temps prolongées, et avec des contraintes sur l’animal minimisées.
Choix des espèces
Le choix du primate non humain est justifié notamment par : - les homologies avec l'homme - la disponibilité d'études préliminaires dans cette espèce, - les données de pharmacocinétique, pharmacodynamie Certains composés biologiques ciblant le système immunitaire [anticorps monoclonaux, protéines et vaccins thérapeutiques (tels que les composés pour des traitements anti-cancer, anti-Alzheimer)] ne peuvent être testés que chez le primate non-humain (espèce non-rongeur avec le système immunitaire le plus proche de l'Homme). Le choix de l’espèce de primate non humain est le plus souvent déterminé par des études in vitro permettant de comparer le métabolisme de ces espèces avec celui de l’homme, ou de prouver que le candidat médicament a la même affinité pour sa cible chez le primate non humain et l’homme. La pharmacocinétique du candidat médicament est également prise en compte, ainsi que les connaissances acquises avec des produits de même classe pharmacologique. Les macaques (crabiers ou rhésus) sont les seules espèces de primates non humain utilisées dans les études de toxicologie réglementaire. Les animaux seront âgés de 2 à 4 ans en standard. Pour certains composés, des animaux mâtures (d'un point de vue maturité sexuelle ou maturité du système immunitaire) doivent être utilisés (ex : nouveau produit contraceptif, anticancéreux, immunomodulateurs). Dans ce cas les femelles ont en général au-moins 4 ans, et les mâles au minimum 4 à 5 ans. Pour certaines indications, il sera indispensable de tester le candidat chez un animal un peu plus jeune (20 mois minimum).
Criblage pharmacocinétique de composés de thérapies ciblées anticancéreuses chez la souris.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Les souris qui atteignent un point limite de la grille de score sont mises à mort avant la fin. 2 250 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 450 d'entre elles réutilisées ensuite. Elles reçoivent un candidat médicament puis subissent des prélèvements sanguins répétés, veine caudale, saphène ou sinus rétro-orbital, avant un prélèvement terminal de grand volume qui peut provoquer un arrêt cardiaque. Le projet mesure le devenir sanguin de composés anticancéreux, afin de caler les doses des futurs essais chez l'humain. Les souris qui n'entrent pas en protocole sont "reformées" vers l'entraînement aux gestes techniques, puis mises à mort.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de caractériser les paramètres pharmacocinétiques (PK), c’est à dire le devenir du médicament dans le sang, au cours du temps. La pharmacocinétique consiste à évaluer l’absorption, la diffusion, la métabolisation et l’excrétion du produit par l’organisme et son temps de demi-vie dans la circulation sanguine. Elle permet notamment d’améliorer les dosages et la posologie du produit par l’étude de sa concentration sanguine au cours du temps. Ces données pharmacocinétiques sont nécessaires afin d’analyser le comportement des candidats médicaments dans la circulation sanguine. Ces études permettront d’évaluer au mieux les doses et les fréquences à utiliser pour les études d’efficacité antitumorale et de tolérance qui seront également effectuées sur des modèles souris. Ces composés ayant une efficacité comparable entre humains/souris, les résultats de pharmacocinétique (projet actuel), d’efficacité et de tolérance seront objectivables entre l’humain et le modèle souris et serviront, à terme, de définir les modalités d'administration du médicament (dose et fréquences), lors des premiers essais cliniques. Afin de maximiser la robustesse des données tout en respectant les principes des 3Rs (Réduction, Raffinement, Remplacement), une stratégie d’échantillonnage ainsi que des groupes satellites (groupes supplémentaires pouvant être ajoutés pour divers prélèvements) optimisés seront mis en œuvre. Celle-ci permettra d’obtenir l’ensemble des points de la courbe pour un suivi PK à partir d’un nombre réduit d’animaux, tout en assurant la qualité scientifique des résultats.
Bénéfices attendus
La pharmacocinétique de composés thérapeutiques est un élément essentiel pour analyser le comportement des candidats médicaments dans la circulation sanguine. Ces études permettront de modéliser au mieux les doses et les fréquences à utiliser pour les études d’efficacité et de tolérance ainsi qu'à terme de déterminer les doses et fréquences des premières études cliniques chez l’Homme.
Procédures
1/ Après une semaine de stabulation, les souris seront pesées (maximum 1 min). 2/ Une contention suivie d'une injection/prélèvement sur animal vigile sont prévues sur chaque animal (1 à 3min) : #Lors de l’injection par intraveineuse ou par d’autres voies d’administration (par exemple : intrapéritonéale, sous-cutanée, intramusculaire, per os…) des candidats médicaments (t-0). # Lors de chacun des prélèvements sanguins. Pour tous les types de prélèvements envisagés (e.g. veine caudale, saphène, submandibulaire, Sinus rétro orbital (SRO)…), l'anesthésie générale n'est pas nécessaire, mais une contention efficace est requise, excepté pour les prélèvements SRO. 3/ En fonction des expériences, un prélèvement sanguin terminal de grand volume (3 min), pouvant induire un arrêt cardiaque, sera pratiquée sous anesthésie/antalgie générale sans réveil (maximum 3 min), suivi d'une mise à mort par dislocation cervicale, ou surdosage d’anesthésique (maximum 1 minute).
Impact sur les animaux
# Les animaux subiront un stress durant plusieurs minutes (pendant et suivant l’acte) lors de la manipulation : (1) changes, (2) pesées, (3) contentions et (4) éventuelles anesthésies (fixe ou gazeuse s'il y a lieu pour prélèvement terminal). # Les animaux subiront une douleur de légère à modérée durant plusieurs secondes pendant l’acte lors : (1) de l’injection des candidats médicaments et (2) de chacun des prélèvements sanguins aux différent temps (par exemple, 10 minutes, J1, J7, J14, J21 et /ou J28 post traitement). Note : Les composés de cette classe thérapeutique, injectés à cette dose sont parfaitement tolérés dans la littérature et n'induisent pas d’évènements indésirables à cette dose. Ces derniers seront néanmoins surveillés lors de chaque manipulation. Enfin, de grands prélèvements de sang peuvent induire des problèmes de volémie et d'hématocrites chez les animaux en fonction des volumes et des fréquences de prélèvement de sang. Ici, des volumes toujours inférieurs à 7,5% du volume sanguin circulant sur une semaine glissante ou 10% sur deux semaines glissantes pourront ainsi être prélevé en toute sécurité pour l‘animal. En fonction des besoins de l’étude, un prélèvement terminal, pouvant induire un arrêt cardiaque, pourra être effectué.
Devenir
Les animaux ayant atteint un point limite par rapport à la grille de score, seront euthanasiés. En fonction des besoins de l'expériences et de l'avis vétérinaire, les animaux inclus en expérience n'ayant pas atteint les points limites seront soit euthanasiés en fin de procédure. Un prélèvement terminal sans réveil suivi d'une nécropsie pourra être réalisée. Les souris non entrées en protocole seront reformées pour entraînement aux gestes techniques (DAP_FormationHabilitation) avant d’être mises à mort. La Structure Bien-Etre Animal (SBEA) assurera le suivi des animaux réformés afin de garantir les conditions d’utilisation en formation et la conformité avec le présent projet.
Remplacement
S’agissant d’analyses pharmacocinétiques, un organisme entier et vivant est nécessaire afin d’obtenir des résultats représentatifs et robustes. De plus, les candidats médicaments étudiés dans ce projet pouvant être cross-réactif entre la souris et l’humain (cible exprimée de la même façon et sans mutation entre les deux espèces), aucune alternative ne peut se substituer à un modèle souris.
Réduction
Le projet a été conçu dans une logique de réduction rigoureuse du nombre d’animaux utilisés, conformément au principe des 3R. Cette réduction repose sur une approche expérimentale optimisée, combinant une planification statistique préalable, une connaissance approfondie des composés testés, et une stratégie d’échantillonnage raisonnée. Avant toute mise en œuvre, chaque candidat médicament fera l’objet d’une caractérisation approfondie (données générées in vitro, propriétés physico-chimiques), permettant de définir avec précision les points de cinétique les plus informatifs. Cette sélection ciblée des temps de prélèvement permet de réduire le nombre de points nécessaires à la modélisation pharmacocinétique, tout en conservant la robustesse des paramètres estimés. Le nombre d’animaux a été choisi en fonction des statistiques adaptées au petit nombre ainsi que de nos connaissances sur la classe thérapeutique de ces candidats médicaments, garantissant une significativité suffisante tout en évitant la surutilisation d’animaux. Lorsque cela est possible, les prélèvements sanguins seront réalisés sur les mêmes individus à plusieurs temps, grâce à l’utilisation de volumes adaptés (micro-échantillonnage ou volumes standards dans la limite des 7,5 % hebdomadaires, ou 10% sur deux semaines glissantes), ce qui permet d’éviter la constitution de groupes satellites pour chaque point de temps. L’ensemble de ces mesures vise à maximiser l’information obtenue par animal, tout en respectant les contraintes éthiques et réglementaires liées à l’expérimentation animale.
Raffinement
Les animaux seront hébergés par groupe sociaux de 4 à 5 dans des cages transparentes et aux dimensions adaptées avec un accès à l’eau et à la nourriture ad libitum et un enrichissement de l’environnement (cellulose pour nidification, tunnels, bâtons à ronger, ou équivalents). Les souris dépourvues de système immunitaire ne seront pas infectées du fait du statut sanitaire préservé de l'animalerie et des manipulations et hébergement en conditions aseptiques. Avant la mise en place du protocole, les souris seront acclimatées (période de stabulation) pendant une période minimale de 5 jours dans le but de limiter leur stress. Afin de mettre en évidence tout signe de souffrance ou d’évènements indésirables pouvant provenir du traitement, les animaux seront suivis quotidiennement ainsi qu’à chaque prélèvement. Les animaux seront également pesés avant chaque manipulation ainsi qu’au minimum deux fois par semaine en suivi régulier. Une grille de score suffisamment prédictive et adaptée à l’étude, permettra d'éviter la souffrance des animaux avec une surveillance physiologique et comportementale. Un système de surveillance est mis en place au sein de l'EU pour le suivi des animaux nécessitant une surveillance accrue le week-end et les jours fériés. Pour le prélèvement à l’œil une anesthésie gazeuse ainsi qu’une crème anesthésique locale permettra de diminuer la douleur liée au prélèvement. En fonction des besoins, une exsanguination terminale pourra être effectuée (en fin d’expérience ou en cas d’atteinte de point limite), par ponction intracardiaque ou incision sous-claviculaire de l’artère subclavière ou prélèvement à l'oeil, sous anesthésie/antalgie générale sans réveil. A la fin du prélèvement, la mort sera assurée par dislocation cervicale ou surdosage d’anesthésique afin de conserver les organes intacts en cas de besoin. Les animaux seront euthanasiés à la fin de l'expérimentation ainsi qu’en cas d’atteinte des points limites. Les analyses statistiques seront appliquées sur l’ensemble de la courbe et non uniquement sur chaque temps indépendamment, augmentant ainsi considérablement la robustesse de ces statistiques. Les souris non entrées en protocole seront utilisées pour l’entraînement à des gestes (DAP_FormationHabilitation) permettant la formation du personnel. La Structure Bien-Etre Animal (SBEA) assurera le suivi des animaux réformés afin de garantir les conditions d’utilisation en formation et la conformité avec le présent projet.
Choix des espèces
Les études pharmacocinétiques nécessitent d’être effectuées dans un organisme vivant. La souris est une espèce animale à la fois petite et bien caractérisée pour ces études (abacs permettant une allométrie comparative de ces données chez l’Homme). En plus, les données d’efficacité anticancéreuses et de tolérances seront générées sur cette même espèce animale afin de déterminer au mieux la fenêtre thérapeutique de ces candidats médicaments. Nous utiliserons préférentiellement la souche CD-1, plus massive et bien adaptée à ces expériences nécessitant des prélèvements répétés. Cependant d’autres souches de souris (avec un système immunitaire entier telles que Balb/c, C57BL/6, C3H, Tg32, ou avec un système immunitaire réduit telles que SCID, Nude…) pourront être utilisées en fonction des modèles utilisés lors des études d’efficacité anticancéreuse, ainsi qu’en fonction de la structure et du profil des candidats médicament qui seront testés. Les animaux seront livrés à partir de 7 semaines et inclus en expérience à partir de 8 semaines (après un minimum de 5 jours d’acclimatation dans l’EU). A cet âge-là, les animaux sont adultes avec un système immunitaire et des organes matures permettant une pharmacocinétique pertinente par rapport aux thérapies médiées par des anticorps. Les souris CD1 seront préférentiellement utilisées. A titre d’exemple le poids de ces animaux sera compris entre 30 g et 37 g au moment de l’inclusion. Cette échelle de poids permet un prélèvement sanguin compris entre 157 µL et 222 µL par semaine (soit un maximum de 7,5% du volume sanguin circulant pouvant être prélevé en toute sécurité par semaine glissante). Si d’autres souches (avec un système immunitaire entier telles que Balb/c, C57BL/6, C3H, Tg32, ou avec un système immunitaire réduit telles que SCID, Nude…) sont utilisées, le volume de sang prélevé sera toujours déterminé selon les recommandations internationales.
Évaluation de la biocompatibilité et/ou de l’efficacité de biomatériaux après implantation ou injection chez la souris
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Le protocole dépend des biomatériaux que des clients apportent à tester, avec des effets indésirables "abordés avec le client" avant toute mise en œuvre. 1 800 souris vont être utilisées sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever organes, sang et urines. Chacune reçoit jusqu'à deux implants ou injections sous anesthésie, une chirurgie de vingt à trente minutes, des prises de sang hebdomadaires, des recueils d'urine par pression sur la vessie et des radiographies, pour un suivi pouvant atteindre cinquante-deux semaines. La finalité est réglementaire, il s'agit d'obtenir la conformité de dispositifs médicaux aux normes européennes et internationales, et le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit les paramètres physiologiques d'"un individu dans sa globalité".
Objectifs
La présente saisine vise à évaluer la biocompatibilité (sécurité) et l’efficacité de biomatériaux selon les exigences réglementaires et scientifiques actuelles. Les biomatériaux représentent un enjeu majeur dans l’innovation médicale, car ils permettent de restaurer la fonction des tissus, de remplacer ou de soutenir des organes défaillants, et d’améliorer significativement la qualité de vie des patients. Leur utilisation s’étend à de nombreux domaines, tels que la chirurgie orthopédique, la cardiologie, la dentisterie, la chirurgie reconstructrice et la médecine régénérative. Face à la complexité croissante des dispositifs médicaux et à l’évolution rapide des technologies, il est essentiel de garantir que les biomatériaux mis sur le marché répondent à des critères stricts de sécurité, de performance et de durabilité. Cela implique la réalisation d’évaluations approfondies, incluant des essais in vivo, pour vérifier l’absence de toxicité, la compatibilité avec les tissus biologiques, ainsi que l’efficacité clinique attendue. L’objectif global de cette démarche est donc double : d’une part, assurer la conformité réglementaire des biomatériaux avec les normes européennes et internationales en vigueur ; d’autre part, favoriser le développement de solutions innovantes, sûres et performantes, capables de répondre aux besoins cliniques actuels et d’anticiper les défis médicaux de demain.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à évaluer la biocompatibilité et l’efficacité de nouveaux biomatériaux implantables ou injectables chez la souris, un modèle largement utilisé et reconnu en recherche biomédicale. Les bénéfices attendus sont multiples et touchent à la fois l’avancée des connaissances scientifiques, la santé humaine et la santé animale. À court terme, durant la durée du projet, l’étude permettra d’acquérir des données fondamentales sur le comportement des biomatériaux in vivo, notamment leur cinétique de dégradation, leur intégration tissulaire, leur tolérance locale et leur impact immunologique. Ces résultats sont essentiels pour mieux comprendre les mécanismes d’interaction entre matériaux artificiels et organismes vivants, et pour optimiser les formulations futures dans un objectif d’application clinique. Ils permettront également d’identifier d’éventuels effets indésirables et de proposer des solutions adaptées avant toute utilisation chez l’homme. À long terme, les résultats obtenus contribueront à la conception de nouveaux biomatériaux plus sûrs, plus efficaces et mieux adaptés aux besoins cliniques. Ils orienteront la mise au point de dispositifs médicaux innovants, capables de réduire les risques de complications post-opératoires ou de rejets immunitaires, et d’améliorer la qualité de vie des patients. Ces avancées pourront trouver des applications dans des domaines variés. Les bénéfices du projet dépassent le cadre strictement humain. Les connaissances acquises pourront également profiter à la santé animale, notamment en médecine vétérinaire, en permettant le développement de traitements ou d’implants spécifiques adaptés aux animaux. En résumé, ce projet s’inscrit dans une démarche responsable, visant à maximiser les bénéfices scientifiques et médicaux tout en minimisant les impacts négatifs. Il ouvre la voie à des applications concrètes et innovantes, tant pour la recherche biomédicale que pour la santé humaine et animale, à court, moyen et long terme.
Procédures
Les souris recevront une injection ou une implantation du biomatériau à évaluer. Les injections seront réalisées sous anesthésie, avec un temps opératoire estimé entre 5 et 10 minutes. Les implantations seront également effectuées sous anesthésie et analgésie, pour une durée chirurgicale estimée entre 20 et 30 minutes. L’analgésie sera assurée pendant l’intervention, puis maintenue après la chirurgie, jusqu’à 72 heures pour les implantations intra- ou intermusculaires. Un suivi quotidien des animaux sera mis en place. De plus, un suivi approfondi comprenant la pesée des animaux sera effectué après la chirurgie puis deux fois par semaine tout au long du protocole, afin de détecter précocement toute anomalie et d’exclure de la procédure expérimentale les animaux présentant des signes de souffrance. Au cours de l’étude, des prélèvements sanguins pourront être réalisés, avec une durée estimée à environ 1 minute. Le volume prélevé n’excédera pas le volume maximum éthiquement prélevable, à raison d’un prélèvement maximum par semaine. Si un prélèvement important est nécessaire, il sera effectué uniquement en point final, après anesthésie et analgésie. Des prélèvements d’urine pourront également être réalisés au cours du protocole en environ 1 minute, en exerçant une légère pression sur la vessie, à raison d’un prélèvement maximum par jour. Des analyses radiographiques pourront être menées sur animaux anesthésiés, avec un temps estimé à environ 5 minutes (anesthésie + radiographie). Si nécessaire, les animaux recevront une double injection de produit fluorescent, peu de temps avant leur mise à mort. En général, ces injections seront administrées environ deux semaines, puis une semaine avant la mise à mort. La mise à mort des animaux sera réalisée conformément aux normes éthiques en vigueur. Ce projet sera limité à un maximum de 1800 animaux sur 5 ans, avec une durée maximale d’étude fixée à 52 semaines après implantation.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont principalement liées à l’acte chirurgical ou à l’injection / implantation du biomatériau : - Suite à la chirurgie : traumatisme et inflammation transitoire au niveau du site d’implantation ou d’injection, pouvant entraîner douleur locale, gonflement, rougeur ou chaleur. Risque de réaction inflammatoire, de rejet local, bien que les biomatériaux soient choisis pour leur biocompatibilité. - Stress post-chirurgical ou post-injection, pouvant se manifester par une diminution de la mobilité, une inactivité ou un comportement anormal (agressivité, isolement). - Perte de poids transitoire dans certains cas, surtout en période post-opératoire immédiate.
Devenir
A l’issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort. Les organes d'intérêts seront prélevés. Les prélèvements sanguins et urinaires seront utilisés pour doser le composé et/ou évaluer sa toxicité et/ou évaluer les modifications induites par son administration. Les organes seront également utilisés pour doser les composés et / ou réaliser des analyses histopathologiques et d’imagerie. Grâce à ces prélèvements / analyses il sera possible de conclure sur la sécurité et l’efficacité des produits testés.
Remplacement
De manière générale, les biomatériaux que nous évaluons in vivo ont fait l’objet de tests préliminaires in vitro. Le biomatériau idéal doit allier biocompatibilité, pour garantir la sécurité d’emploi (exigence réglementaire), et efficacité clinique (la sécurité seule ne garantit pas que le matériau soit utile ou performant). La recherche de nouveaux biomatériaux sûrs et performants est donc essentielle et nécessite une évaluation en expérimentation animale afin d’assurer leur conformité réglementaire et leur potentiel d’application en santé humaine. Le passage chez l’animal reste indispensable afin de vérifier les interactions avec l’organisme et aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire tous les paramètres physiologiques qui sont liés à un individu dans sa globalité.
Réduction
La présente saisine vise à évaluer la biocompatibilité et l’efficacité de biomatériaux, selon les exigences réglementaires et scientifiques actuelles. Le nombre d’animaux est réduit au maximum afin d’avoir des résultats exploitables, permettant de conclure de manière certaine, tout en évitant la réalisation d’une deuxième étude pour confirmer les résultats obtenus au cours du présent projet. Compte tenu de la variabilité probable des réponses aux biomatériaux, le protocole expérimental prévoit : Pour chaque point de temps (jusqu’à 3 selon la nature du biomatériau), 10 sites d’implantation par biomatériau seront évalués sur au moins 3 animaux, avec un maximum de 2 sites injectés ou implantés par souris. Cet effectif pourra être revu, notamment si le biomatériau évalué est déjà connu, si des données antérieures permettent d’établir un parallèle, ou dans le cas où seules des données préliminaires sont nécessaires et que l’analyse reste pertinente.
Raffinement
Les animaux seront stabulés en groupes dans des locaux adaptés permettant leur maintien dans un environnement adéquat, n'induisant pas de stress. Les conditions d’hébergement seront optimisées si nécessaire (par exemple : litière spécifique, augmentation de l’enrichissement, facilité d’accès à l’alimentation et ajout de nourriture appétente). Un hébergement individuel transitoire pourra-être réalisé, par exemple, en cas de complications post-opératoire nécessitant un isolement comme la réouverture d’un site. Dans ce cas l’enrichissement sera augmenté. Les effets indésirables susceptibles d’être observés chez les animaux lors de l’implantation ou de l’injection de biomatériaux seront anticipés au plus juste, sur la base des données issues d’études réalisées et appuyés d’une veille bibliographique sur les biomatériaux évalués. Nous mettrons en place des mesures spécifiques et adaptées aux douleurs éventuelles occasionnées par les différents traitements pour éviter toute souffrance inutile et prolongée. En plus de l’analgésie et de l’anesthésie assurées lors de la chirurgie et de tout autres gestes le nécessitant (ex : prélèvement sanguin), une observation quotidienne sera mise en place, l’état général des animaux et du site d’injection/implantation (gonflement, rougeur, et autres paramètres), ainsi que les poids seront évalués au minimum deux fois par semaine pendant toute la durée de l’étude. Cela permettra de s’assurer que les points limites ne sont pas atteints. En cas d’apparition de signes persistants ou sévères, des mesures spécifiques seront mises en œuvre afin de garantir le bien-être animal, conformément aux protocoles éthiques établis. Les effets indésirables susceptibles d’être observés seront abordés avec le client avant toute mise en œuvre du projet. Ils seront anticipés au plus juste en fonction des informations obtenues lors de protocoles préalablement réalisés et appuyés d’une veille bibliographique. Tout animal présentant une anomalie sera évalué afin de mettre en place un traitement adapté, lorsque cela est applicable et pourra être euthanasié selon les critères définis en amont. Nous maintiendrons les animaux le minimum de temps dans une situation d’inconfort et de douleur (lors du traitement expérimental et lors des prises de mesures).
Choix des espèces
La souris, mammifère largement utilisé en recherche biomédicale, présente des caractéristiques physiopathologiques et des réponses tissulaires, notamment en termes de remodelage osseux et de cicatrisation, proches de celles observées chez l’homme. Ce parallèle permet d’obtenir des résultats pertinents pour la transposition à l’espèce humaine, notamment grâce à des approches statistiques robustes et validées. De plus, la souris est un modèle reconnu pour l’étude des effets de composés ou de dispositifs médicaux : les données générées permettent d’extrapoler efficacement les résultats à l’homme et de faciliter la prédiction des réponses biologiques attendues lors des premiers essais cliniques. Ce modèle offre également la possibilité de prélever un volume suffisant et analysable de liquides biologiques (sang, urine), ce qui est essentiel pour évaluer l’impact systémique des biomatériaux implantés. Enfin, la souris permet de réaliser des études de biocompatibilité et d’efficacité dans des conditions standardisées, conformément aux recommandations internationales. A noter, que les animaux seront sevrés et développés.
Evaluation de l’efficacité de nouvelles thérapeutiques dans un modèle d’allogreffe chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
85 souris sont opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil, pour fournir la peau greffée aux autres. 400 receveuses vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis tuées pour prélever leurs tissus. Chaque greffe de peau pleine épaisseur dure une vingtaine de minutes, suivie de trente jours au plus de traitements immunosuppresseurs testés, de clichés sous anesthésie légère tous les deux jours et d'une imagerie de fluorescence par semaine. Le porteur reconnaît des douleurs postopératoires, des infections possibles du greffon et des pertes de poids liées aux molécules testées, et conclut que le rôle des souris reste "crucial et irremplaçable".
Objectifs
Le rejet de greffe reste un obstacle central en transplantation, nécessitant des traitements immunosuppresseurs souvent lourds et aux effets secondaires significatifs. Ce projet a pour objectif d’utiliser un modèle murin de greffe de peau pleine épaisseur afin d’évaluer des approches innovantes pour inhiber efficacement le rejet et prolonger la survie des greffes. L’un des objectifs principaux est d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules et formulations qui ciblent spécifiquement les voies métaboliques critiques des lymphocytes T activés. Ces cellules immunitaires, responsables du rejet, reprogramment leur métabolisme en faveur de la glycolyse, de la phosphorylation oxydative et du métabolisme de la glutamine pour répondre à leurs besoins énergétiques. Ce projet vise à tester des inhibiteurs de ces voies, individuellement ou en combinaison, afin de déterminer leur capacité à moduler la réponse immunitaire et à prolonger la survie des greffes. Une attention particulière sera portée à l’optimisation des conditions d’administration des molécules étudiées. Le projet explorera différentes stratégies de dosage et de fréquence d’administration afin de maximiser l’efficacité tout en minimisant les effets secondaires. Ces efforts visent à établir des protocoles thérapeutiques mieux tolérés par les sujets, garantissant un équilibre entre immunosuppression et tolérance immunitaire. Enfin, ce projet ambitionne d’explorer les interactions potentielles entre les inhibiteurs métaboliques et d’autres approches immunomodulatrices, telles que les traitements par co-stimulation ou la déplétion cellulaire. L’objectif est de développer des combinaisons thérapeutiques capables de générer une immunosuppression robuste et synergique, tout en minimisant les risques de rejet aigu et en favorisant une tolérance durable. À travers cette démarche, ce projet contribuera à l’élaboration de stratégies novatrices et transposables en clinique, offrant des perspectives prometteuses pour améliorer les résultats des greffes et la qualité de vie des patients.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche ambitionne de transformer la gestion du rejet de greffe en se concentrant sur la découverte de nouvelles approches thérapeutiques. En évaluant des molécules innovantes et en testant des formulations ciblant les voies métaboliques clés des lymphocytes T activés, il vise à élargir le répertoire des traitements disponibles en transplantation. Un des principaux bénéfices attendus est l’identification de nouvelles molécules capables d’inhiber sélectivement les mécanismes immunitaires responsables du rejet, tout en limitant les effets secondaires courants associés aux traitements immunosuppresseurs conventionnels. Ces découvertes permettront de mieux comprendre les interactions complexes entre métabolisme cellulaire et réponses immunitaires, ouvrant ainsi la voie à des interventions plus spécifiques et efficaces. Ce projet se distingue également par son approche novatrice de combinaison thérapeutique. En explorant les synergies potentielles entre deux molécules ou plus, il sera possible de maximiser l’effet immunosuppresseur tout en réduisant les doses nécessaires, diminuant ainsi la toxicité et les risques pour les patients. Cette démarche pourrait générer des stratégies thérapeutiques robustes et durables, adaptées à des contextes cliniques variés. Enfin, l’optimisation des doses et des schémas d’administration constituera un bénéfice clé. Grâce à une évaluation rigoureuse des relations dose-réponse, ce projet permettra d’identifier les protocoles les plus sûrs et les plus efficaces, minimisant les complications et maximisant les chances de succès des greffes. En résumé, ce projet s’inscrit dans une dynamique d’innovation centrée sur la découverte et l’optimisation de traitements de nouvelle génération, offrant des perspectives prometteuses pour améliorer la gestion du rejet de greffe et la qualité de vie des patients transplantés.
Procédures
Les animaux donneurs seront prélevés selon une procédure chirurgicale sans réveil durant approximativement 20 minutes, puis seront mis à mort. Les animaux receveurs recevront les gerffes de peaux des donneurs lors d'une procédure chirurgicale durant approximativement 20 minutes, puis seront suivis pendant une période pouvant aller jusqu'à 30jours. Les animaux seront surveillés journalièrement la 1ère semaine, puis tous les 2 jours pour évaluer leur état et réaliser un scoring de prise de greffe. les animaux seront traités avec des traitements de référence et des traitements tests pour comparer l'efficacité de nouvelles thérapeutiques. L'évaluation de la prise de greffe se fera aussi par imagerie non invasive (prise de clichés sous anesthésie légère tous les 2 jours et imagerie de fluoresence une fois par semaine).
Impact sur les animaux
Ce projet, bien que conçu pour minimiser l'impact sur les animaux, peut entraîner certaines nuisances ou effets indésirables inhérents à la mise en œuvre d’un modèle de transplantation cutanée et aux traitements testés. L’intervention chirurgicale nécessaire pour réaliser les greffes de peau constitue une source potentielle de douleur et d’inconfort postopératoires. Cependant, ces effets seront atténués grâce à une prise en charge rigoureuse, incluant l’utilisation d’anesthésiques pendant l’opération et d’analgésiques (par exemple, la buprénorphine) pour soulager la douleur après l’intervention. Des complications locales, telles que des infections au site de greffe ou un retard de cicatrisation, peuvent survenir. Ces risques seront contrôlés par des mesures prophylactiques, comme l’administration d’antibiotiques, et une surveillance attentive des animaux pour détecter rapidement toute anomalie. Les traitements administrés dans le cadre de l’étude (inhibiteurs métaboliques ou molécules immunosuppressives) pourraient entraîner des effets secondaires dose-dépendants, tels qu’une perte de poids, une fatigue ou des altérations métaboliques. Ces manifestations seront étroitement surveillées grâce à un suivi clinique quotidien des animaux, incluant l’évaluation de leur comportement, de leur alimentation et de leur état général. Des ajustements de dose seront effectués si nécessaire pour limiter ces effets.
Devenir
A l'issue de la procédure, les animaux donneurs seront mis à mort. A l'issue de chaque procédure, les animaux receveurs seront mis à mort afin de prélever les tissus et réaliser des analyses ex vivo.
Remplacement
La recherche menée dans ce projet vise à développer des approches thérapeutiques innovantes pour inhiber le rejet de greffe, en s’appuyant sur un modèle murin de transplantation cutanée. Bien que le recours aux animaux soit limité aux cas où aucune alternative équivalente n’existe, leur utilisation demeure essentielle pour répondre aux objectifs scientifiques de ce projet. Les modèles in vitro et les simulations informatiques constituent des alternatives précieuses et seront exploitées dans les phases préliminaires. Les cultures cellulaires, par exemple, permettront d’évaluer les interactions moléculaires et les effets directs des traitements sur les lymphocytes T. De même, des outils de modélisation informatique seront utilisés pour prédire les propriétés pharmacocinétiques et les interactions potentielles entre les molécules. Ces méthodes contribueront à réduire le nombre d’animaux nécessaires en éliminant en amont les composés inefficaces ou toxiques. Cependant, ces approches ne peuvent pas reproduire les processus biologiques complexes d’un organisme vivant, tels que les interactions immunologiques, la vascularisation des greffes ou les effets systémiques des traitements. Le rejet de greffe implique des mécanismes dynamiques qui ne peuvent être modélisés de manière fiable qu’en étudiant un système immunitaire fonctionnel dans son intégralité. Les souris, grâce à leur génétique bien caractérisée et leur similitude immunologique avec les humains, constituent le modèle le plus adapté pour explorer ces phénomènes de manière rigoureuse et reproductible. En outre, le modèle murin de greffe de peau permet une observation directe et précise des effets des molécules testées, notamment par l’évaluation visuelle et histologique des greffes. Ce niveau de précision est indispensable pour garantir la robustesse et la transposabilité des résultats à un contexte clinique. Enfin, l’utilisation des animaux sera strictement encadrée par des protocoles respectant les principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement). Tous les efforts seront faits pour réduire leur nombre au strict minimum nécessaire et pour limiter leur inconfort par des soins appropriés et des critères d’arrêt clairs. Ainsi, bien que des alternatives soient intégrées au projet pour limiter l’utilisation des animaux, leur rôle reste crucial et irremplaçable pour répondre aux questions scientifiques complexes liées au rejet de greffe et au développement de traitements innovants.
Réduction
Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé sur la base d’analyses statistiques rigoureuses. Les tests utilisés incluent des méthodes telles que l’analyse de puissance statistique, permettant de calculer le nombre minimal d’animaux nécessaires pour détecter des différences significatives entre les groupes expérimentaux avec une probabilité donnée (généralement 80 %) et un seuil de signification de 5 %. Ces calculs tiennent compte de la variabilité attendue des réponses, basée sur des études antérieures dans le domaine de la transplantation.
Raffinement
Raffinement des conditions d’hébergement et de manipulation : Les souris sont maintenues dans des conditions optimales, adaptées à leur statut sanitaire : Utilisation de cages spécifiques avec filtration d’air pour réduire le risque d’infections. Température (20-24 °C) et humidité (40-60 %) contrôlées, essentielles pour éviter les perturbations cutanées. Enrichissement environnemental adapté (matériaux stériles comme tunnels ou abris) pour éviter tout traumatisme mécanique sur les greffes. Minimisation de la douleur et de la détresse : Anesthésie générale des animaux lors des chirurgies et analgésie préventive et postopératoire : Administration d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et antibiothérapie. Techniques chirurgicales optimisées : Utilisation d’instruments microchirurgicaux pour minimiser les traumatismes tissulaires et surveillance stricte de l’asepsie pour prévenir les infections postopératoires. Monitoring du bien-être : Mise en place d’une grille d’évaluation régulière incluant des paramètres comportementaux, physiologiques (perte de poids, température corporelle), et spécifiques (aspect de la greffe). Suivi longitudinal par imagerie non invasive : Utilisation de technologies telles que la fluorescence ou la tomographie optique cohérente (OCT). Ces outils permettent de suivre en temps réel l’état des greffes sans euthanasier les animaux à différents temps.
Choix des espèces
Le modèle murin a été retenu pour ce projet en raison de ses nombreux avantages scientifiques et pratiques. Les souris possèdent un système immunitaire bien caractérisé et similaire à celui des humains, permettant une extrapolation pertinente des mécanismes immunologiques étudiés. La disponibilité de lignées inbred et transgéniques facilite l’exploration des réponses immunitaires spécifiques et des mécanismes d’action des molécules testées. La transplantation cutanée chez la souris est un modèle robuste, largement documenté et reproductible, idéal pour évaluer le rejet de greffe. La petite taille des souris et leur gestion pratique réduisent les coûts et permettent des études efficaces avec un nombre minimal d’animaux. Malgré l’utilisation d’alternatives in vitro pour réduire leur nombre, les souris restent indispensables pour étudier les réponses immunitaires systémiques et les interactions complexes in vivo, essentielles pour atteindre les objectifs scientifiques de ce projet. Les animaux utilisés dans ce projet seront des souris adultes, âgées de 8 à 10 semaines. Ce stade de développement est privilégié car il correspond à la maturité immunologique, nécessaire pour étudier les mécanismes de rejet de greffe et les réponses aux traitements immunosuppresseurs. Les souris adultes présentent des systèmes immunitaire, métabolique et vasculaire pleinement fonctionnels, ce qui garantit la fiabilité des résultats et leur transposabilité aux humains. De plus, à cet âge, les animaux sont suffisamment robustes pour supporter les procédures chirurgicales tout en minimisant les risques de complications liés à l’immaturité ou à la sénescence. L’utilisation de souris au même stade de développement permet également de réduire la variabilité des résultats, en limitant les différences physiologiques liées à l’âge.
Évaluation d’innocuité et de l’efficacité des ultrasons focalisés non thermiques pour l’occlusion veineuse de la veine saphène chez ovins et les porcs
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Moutons : 10
Pour valider un dispositif d'ultrasons focalisés destiné à traiter les varices humaines, 5 cochons et 10 brebis vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à la fin pour prélever leurs veines saphènes. Chaque animal est traité sur ses deux veines saphènes sous anesthésie générale, jusqu'à quatre heures, puis suivi par trois à six échographies d'une demi-heure. Le porteur présente la technique comme "plus rapide et indolore" pour les patients, et signale que des brûlures cutanées ont été observées sur les sites traités lors d'essais précédents. La brebis est retenue parce qu'une norme ISO la recommande, le cochon parce que sa peau ressemble davantage à celle de l'être humain, les essais antérieurs ayant montré que celle des brebis était trop fine.
Objectifs
L'insuffisance veineuse superficielle est l'une des maladies majeures dans le monde, actuellement traitée par ablation thermique ou sclérothérapie. La technologie d'ultrasons focalisés de haute intensité utilisant une modalité thermique peut être utilisée pour obtenir l'oblitération des varices, avec certaines limitations : un temps de traitement long et douloureux. La méthode utilisant des ultrasons de haute intensité traite les varices de manière plus rapide et indolore. Jusqu'à présent, les études montrent que pour le traitement, il est nécessaire d'injecter un agent de contraste. Cette étude préclinique sur des animaux vise à démontrer la sécurité et la faisabilité de cette nouvelle approche thérapeutique.
Bénéfices attendus
Les varices sont présentes chez 25% de la population des pays industrialisés et représentent un coût sociétal de ressources médicales pour ces pays. Les techniques mini-invasives développées ces dernières années permettent de traiter avec efficacité et peu de récidives cette maladie. La technique nouvellement développée et étudiée dans ce projet pourrait permettre d'obtenir d'aussi bons résultats que les autres techniques tout en diminuant les risques associés. Elle permettrait donc de continuer à améliorer le traitement de cette maladie.
Procédures
Les animaux seront traités sous anesthésie générale, pour une durée maximale de 4 heures. Chaque animal recevra un traitement par veine, soit deux traitements au total. Un suivi échographique et post-traitement de la zone traitée sera réalisé à plusieurs points (entre 3 et 6), chaque session durant environ 30 minutes. Les porcs seront placés sous anesthésie générale, tandis que les brebis seront, si nécessaire, simplement sédatées pour cet examen.
Impact sur les animaux
La principale nuisance attendue chez les animaux est le léger stress et la douleur modérée lors de réalisation des tranquillisations des animaux. De plus, dans les essais précédents, des brûlures ont pu être observées au niveau des sites traités. Ce problème a été résolu par l'ajout d'un système déjà validé de refroidissement de la peau au niveau de la sonde. Ce risque est donc très faible, mais nous devons mentionner qu'un léger échauffement peut être observé.
Devenir
Les animaux du projet seront mises à mort à la fin de chaque étude afin de prélever leurs veines saphènes pour les analyser.
Remplacement
Il n'existe pas de modèle in vitro validés ou de modèle simulé par ordinateur qui puissent imiter les points finaux de ce projet. Il est donc nécessaire de travailler sur animal vivant. Le modèle ovin est recommandé dans la norme ISO 10993, partie 6 (2016) comme un animal approprié pour évaluer la performance et les effets tissulaires locaux des traitements vasculaires. Cependant, le porc a également été retenu en raison de la similarité structurelle et fonctionnelle de sa peau avec celle de l’homme, ce qui en fait un modèle plus adapté que l’ovin pour l’évaluation de traitements vasculaires transcutanés.
Réduction
Le nombre d’animaux a été volontairement réduit grâce à une preuve de concept sur lapin et une étude de faisabilité sur brebis, permettant d’optimiser les paramètres de dispositif. Seuls 10 animaux sont nécessaires pour les deux études (validation de dose et étude réglementaire). De plus, le traitement est appliqué sur les deux veines saphènes, divisant ainsi par deux le nombre d’animaux requis. L’utilisation de 5 porcs, dont la peau est proche de celle de l’homme, permet une validation pertinente tout en limitant le nombre total d’animaux utilisés.Les données seront analysées statistiquement via une statistique, afin d’optimiser l’interprétation des résultats sans avoir recours à un plus grand nombre d’individus.
Raffinement
Afin de permettre aux animaux de s’adapter à leur environnement et de s’assurer de leur bon état de santé, une période d’acclimatation adaptée à l’espèce et au stade physiologique sera dispensée avant début de traitement. Tout au long de leur hébergement, les animaux auront des conditions d'hébergement adaptées et optimales. Les paramètres d'ambiance, l'aliment, l'abreuvement seront vérifiés quotidiennement. De plus, les animaux seront hébergés collectivement en groupes harmonieux. Un programme spécifique d’habituation à la manipulation par l’homme est en place. Les ovins disposeront d'un environnement enrichi (exemples : objets à manipuler de type ballon) permettant à l'animal de jouer. Dans le but de repérer rapidement toute anomalie, les animaux seront suivis quotidiennement par un personnel habilité et habitué à travailler avec des brebis. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui jugera s'il est nécessaire de réaliser un examen clinique approfondi et interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d'un traitement thérapeutique. L’administration du traitement prescrit devra être réalisée par une personne habilitée. Un renforcement positif sera également réalisé pour obtenir leur coopération lors des opérations courantes ou de soins. Les animaux suivront également un programme de socialisation afin de réduire le stress engendré par les actes. De plus, les points limites généraux suffisamment prédictifs sont définis dans ce projet.
Choix des espèces
La brebis est recommandée dans la norme ISO 10993-6 comme un animal approprié pour évaluer la performance et les effets tissulaires locaux des traitements vasculaires. En effet, la morphologie et la taille des veines saphènes du mouton sont similaires à celles de l'homme et ce modèle a été décrit dans la littérature comme un modèle approprié pour évaluer l'occlusion veineuse. En outre, la faisabilité a été évaluée lors d'une étude précédente, au cours de laquelle les mesures des veines saphènes des animaux ont été réalisées. Le porc a été ajouté à ce projet. Cet essai permettra d’évaluer le dispositif dans des conditions plus proches de l’humain, les essais réalisés sur les brebis ayant montré que leur peau était trop fine en comparaison. Brebis : Les animaux sont adultes afin d'avoir une structure comparable à l'homme. Porc : les animaux autour de 60 kg seront utilisés, afin d'avoir un poids comparables à ceux de l'homme et des brebis adultes.
Evaluation de la toxicité cutanée aiguë de substances chez le rat femelle Wistar
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Aucun antidouleur ne peut leur être administré, puisqu'il s'agit d'une étude de toxicité. 120 rates Wistar au maximum vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées puis autopsiées. Rasées sous anesthésie, elles reçoivent sur le dos et les flancs une dose unique et volontairement maximale de l'une des vingt substances à tester, maintenue au contact de la peau pendant vingt-quatre heures en cage individuelle, avant quatorze jours d'observation. Seules des femelles sont utilisées, le porteur les décrivant comme plus sensibles que les mâles aux effets toxiques, et justifiant l'ensemble par un projet "requis par la loi" pour lequel le remplacement "n'est pas envisageable".
Objectifs
La toxicité est la mesure de la capacité d’une substance à provoquer des effets néfastes et mauvais pour la santé ou la survie chez toute forme de vie (animale telles qu’un être humain, végétale, fongique, bactérienne), qu'il s'agisse de la vitalité de l'entité ou d'une de ses parties (ex : peau, foie, reins, poumons.... chez l'animal). La toxicité cutanée aiguë est l'effet néfaste qui se produit dans un court laps de temps et qui résulte de l'administration par application cutanée d'une dose unique d'une substance. Une étude de toxicité aiguë aboutit classiquement à la détermination de la dose maximale tolérée (DMT). La DMT cutanée est la valeur dérivée d'une dose unique de substance dont l'administration par application cutanée peut provoquer des signes clairs de toxicité mais sans effets toxiques graves ni de mortalité. C'est une technique exploratoire, permettant de "trier" les produits les plus toxiques et le but d’une étude de toxicité cutanée aiguë est d'évaluer les effets d'une exposition à une forte dose préalablement à la réalisation d’études d’efficacité. L’objectif de ce projet d’une durée de 5 ans, réalisé selon les exigences réglementaires, sera d’évaluer la toxicité éventuelle de 20 substances, naturelles et/ou chimiques, administrées par application cutanée en traitement unique avec une dose de départ choisie en fonction des connaissances sur chacune de ces substances. Ces études seront réalisées chez des rats femelles uniquement, considérées comme étant plus sensibles que les mâles aux effets potentiellement toxiques de substances. Chaque étude sera réalisée de façon séquentielle afin d’évaluer la toxicité des substances testées. Les animaux seront rasés préalablement à l’application cutanée de chacune des substances à tester qui seront maintenues au contact de la peau pendant 24 heures. Les animaux seront observés et évalués régulièrement pendant ces 24 heures et plus particulièrement pendant les 6 premières heures suivant l’application cutanée, et au bout de 24 heures tout résidu de substance sera éliminé. Les animaux seront ensuite observés quotidiennement au cours des 14 jours de suivi, week-end et jours fériés compris, afin de détecter tout signe de toxicité cutanée et générale, comportement anormal ou atteinte de point limite pouvant nécessiter leur euthanasie. Les animaux seront pesés régulièrement pendant les 14 jours de suivi jusqu’à leur euthanasie avant la réalisation d’une autopsie macroscopique.
Bénéfices attendus
Le développement de nouveaux produits de traitement et de dispositifs médicaux pour traiter des pathologies inflammatoires cutanées, ou pour permettre la cicatrisation de plaies cutanées, nécessite de s’assurer que ces futurs produits de traitement n’induiront aucun effet toxique cutanée suite à leur application. Il est donc nécessaire d’en faire leur évaluation toxicologique en testant des doses beaucoup plus élevées que celles qui seront utilisées chez l’Homme afin d’avoir un facteur de sécurité suffisant. Les études de toxicité cutanée aiguë permettent de prouver la sécurité pour la santé humaine de nouvelles substances pharmaceutiques et de les classer en fonction de leur niveau de danger pour ceux pour lesquels aucune estimation de valeur ponctuelle de toxicité n’est disponible. Elles constituent une première étape dans le développement pharmaceutique de ces nouvelles substances avant l’évaluation de leur efficacité dans des modèles précliniques au niveau cellulaire puis sur un organisme entier. L’enjeu social est donc de prouver l’absence éventuelle de toxicité de substances naturelles et/ou chimiques à visée pharmaceutique pour une utilisation future chez l’homme.
Procédures
La totalité des rats utilisés dans ce projet, entre 20 et 120 au maximum, sera soumise à 2 anesthésies de courte durée, 5 minutes environ, pour effectuer le rasage du dos et des flancs et 24 heures plus tard l’application cutanée des substances à évaluer et la mise en place d'un système de maintien pour conserver les substances au contact de la peau pendant 24 heures.
Impact sur les animaux
L’administration d’une forte dose unique de substance est susceptible d’induire des signes de toxicité cutanée, avec ou non une réversibilité, mais pas d’effets toxiques graves ni de mortalité. Cependant, de tels effets toxiques graves tels qu’une perte de poids importante, des signes cliniques de toxicité, voire une mortalité, ne peuvent être exclues. Ces effets pourraient être observés rapidement, le jour même de l’application cutanée d’une substance et dans les heures suivant celle-ci, ou avoir lieu sur un temps plus ou moins prolongé allant d’un à plusieurs jours après application cutanée de la substance. La mise en place d’un système de maintien au contact de la peau pendant 24 heures des substances testées nécessite le placement en cage individuelle pendant cette durée pour éviter le retrait de ce système de maintien par les autres congénères de la cage, et l’ingestion de substance par le rat traité ou par ses congénères.
Devenir
Procédure expérimentale n° 1 (seule procédure expérimentale) : les 120 rats au maximum nécessaires à la réalisation de ce projet seront euthanasiés avant la réalisation d’une autopsie macroscopique des organes et tissus pour s’assurer de l’innocuité des substances testées
Remplacement
Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans le contexte de ce projet, projet requis par la loi. Il n’est en effet pas possible d’utiliser des modèles in vitro ou ex vivo permettant d’évaluer la toxicité cutanée de substances sur un organisme entier et sur un temps prolongé. Cela ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire à la réalisation de cette évaluation toxicologique de substances permettant d’obtenir des résultats prédictifs quant aux objectifs envisagés, selon les recommandations internationales en vigueur. La dose initiale de chacune des substances à évaluer sera choisie en fonction des connaissances sur chacune des substances à évaluer et sera la plus élevée possible. Cette dose initiale sera choisie comme spécifié dans la ligne directrice qui sera suivie en fonction des informations disponibles pour chacune des substances à évaluer. Suivant le nombre de doses à utiliser, 1 à 6 rats maximum seront nécessaires pour chacune des 20 substances à évaluer. Aucune analyse statistique ne sera effectuée pour l’ensemble de ce projet.
Raffinement
Une attention toute particulière sera portée aux animaux après l’application cutanée des substances à évaluer. Les animaux seront ainsi observés très régulièrement pendant les 24 heures suivant l’application cutanée de chacune des 20 substances à évaluer, et plus particulièrement pendant les 6 premières heures. Ils seront ensuite observés quotidiennement au cours des 14 jours de suivi, week-end et jours fériés compris, afin de détecter tout signe de toxicité, tout comportement anormal ou atteinte de point limite. Les animaux seront pesés régulièrement pendant les 14 jours de suivi jusqu’à leur euthanasie avant la réalisation d’une autopsie macroscopique. Etant donné qu’il s’agit d’études de toxicité, aucune médication ne pourra être donnée aux animaux pour soulager leur éventuelle souffrance. Par contre si un animal présente un niveau de souffrance trop important se traduisant par des tremblements importants (convulsions), une paralysie, une immobilité complète, un arrêt de prise alimentaire…, il sera mis à mort en conformité avec les recommandations éthiques. Le jour et l’heure de son euthanasie seront notés avec le plus de précision possible et une autopsie macroscopique sera réalisée pour détecter toute anomalie en termes de forme, taille et couleur sur l’ensemble des organes et tissus des cavités abdominales et thoraciques et de la surface corporelle. Une analyse des organes et tissus anormaux observés, prélevés et fixés sera réalisée. Les rats seront hébergés collectivement dans des grandes cages transparentes, excepté pendant les 24 heures de contact des substances avec la peau où l’hébergement sera individuel, avec un enrichissement adapté. Les rats étant des animaux nocturnes, actifs donc la nuit, ils seront placés en cycle de lumière jour/nuit inversé (obscurité de 8h00 à 20h00) pour respecter leur rythme biologique et observer leur comportement pendant leur phase active.
Choix des espèces
Le rat est l’espèce animale la plus adaptée pour réaliser ce projet et celle qui est recommandée par la ligne directrice qui sera suivie pour mener de telles études de toxicité cutanée aiguë. Les animaux seront de jeunes rats âgés de 10-12 semaines à l’arrivée au laboratoire et de 11-13 semaines pour le démarrage des expérimentations, avec un poids de 275-300 g. Cela correspond au poids de rat recommandé par la ligne directrice qui sera suivie pour mener de telles études.
Etude de la toxicité de traitements en dose unique et en doses répétées chez le rat et la souris
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 2184
Tester la toxicité de composés avant un éventuel passage chez l'être humain conduit ici à utiliser 3 276 souris et 2 184 rats, tous tués à l'issue pour prélever leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Les substances sont administrées par injection ou par gavage, d'une fois par semaine à deux fois par jour, avec mise à jeun possible et jusqu'à cinq séances d'imagerie hebdomadaires. Le porteur décrit des prélèvements sanguins allant jusqu'à 15 % du volume sanguin total, une perte de poids possible, une léthargie et une altération de l'état général selon le composé testé. Il détaille un raffinement fait d'enrichissement et d'anesthésie, et précise dans le même texte qu'"aucune analgésie n'est possible au cours des études", parce qu'elle masquerait les symptômes de toxicité recherchés.
Objectifs
Le développement préclinique fait appel à l’expérimentation animale, qui est une étape indispensable à la connaissance d’un futur médicament avant de l’administrer à l’homme. Les recherches précliniques sont imposées par le Code de la santé publique comme préalable obligatoire à toute expérimentation sur la personne humaine (Article L1121-2). Ces études précliniques ont pour but d’évaluer l'efficacité, la pharmacocinétique et la toxicité du produit avant son éventuelle administration à l'Homme dans un contexte physiologique et pertinent. Ces résultats permettront de conclure sur l’intérêt de continuer ou non l’étude préclinique de ces traitements. Ce projet est une nouvelle soumission d’un projet précédemment accepté et arrivant à expiration auquel a été apporté quelques modifications, notamment l’ajout de modes d’administration supplémentaires du composé, l’ajout de modes de prélèvements de sang supplémentaires, la possibilité de mettre les animaux à jeun pour le traitement, ou le suivi de la distribution du produit dans le corps des animaux en usant d’imagerie non-invasive. Ce projet permettra de définir le niveau de toxicité du produit en ayant une indication sur la relation dose-réponse, la réversibilité des potentiels effets adverses observés et en déterminant la concentration sans effet nocif observé, afin de poursuivre ou non son étude préclinique. L’évaluation de cette toxicité se fera selon 2 procédures, la première visant à déterminer la dose maximale tolérée après administration unique chez le rat ou chez la souris, la seconde étudiant la toxicité de traitements en doses répétées chez le rat ou chez la souris, en suivant respectivement les lignes directrices OCDE 420 et 407.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer la toxicité du composé avant son éventuelle administration à l'Homme dans un contexte physiologique et pertinent. Ces résultats permettront de conclure sur l’intérêt de continuer ou non l’étude préclinique de ces traitements, et de répondre aux exigences du Code de la santé publique, fournissant un préalable nécessaire à toute expérimentation sur l’humain (Article L1121-2).
Procédures
Les animaux pourront être soumis à des administrations de composés par injection ou gavage, de manière aiguë (une seule administration) ou répétée sur une durée allant de quelques minutes à environ 15 minutes par séance (temps nécessaire à la contention, l’injection et l’observation immédiate). Le nombre d’administration dépendra de la molécule et de la voie d’administration considérée, cela pourra être une fois par semaine jusqu’à deux fois par jour. Des prélèvements sanguins pourront être réalisés au cours de l’étude, en utilisant un analgésique et un anesthésique, tout en respectant le volume maximal autorisé ainsi que le temps de récupération par animal. Chaque prélèvement dure environ 5 minutes. Des séances d’imagerie non invasive sous anesthésie gazeuse pourront être effectuées, avec un maximum de 5 par semaine et cela jusqu’à la fin de l’étude ou alternativement jusqu'à disparition du signal. Chaque séance dure environ 5 à 10 minutes, incluant l’induction, la mesure et le réveil. Enfin, une mise à jeun pourra être envisagée selon le protocole : pré-injection (pendant la nuit pour les rats, 3 à 4 heures pour les souris) et/ou post-injection (3 à 4 heures pour les rats, 1 à 2 heures pour les souris).
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues dépendront du type d’administration employée. Ainsi, les injections peuvent provoquer une douleur transitoire ou une petite irritation au point de ponction. L’administration par gavage peut entraîner un inconfort, une irritation de l’œsophage et du stress lié à la contention. Les administrations répétées, quel que soit le mode, peuvent générer une appréhension de la manipulation et un stress accru. Deux types de prélèvements sanguins pourront être effectués : d’une part des prélèvements intermédiaires réalisés sous anesthésie, en mandibulaire ou en sublingual, qui peuvent causer une douleur passagère, une petite hémorragie locale ou un stress lié à la contention ; d’autre part des prélèvements terminaux réalisés sous anesthésie et analgésie, en rétro-orbital, réalisés uniquement en fin de procédure avant l’euthanasie des animaux. Selon la nature du composé testé, des effets indésirables systémiques peuvent également apparaître, tels qu’une perte de poids, une modification du pelage ou une altération de l’état général (léthargie, diminution de l’activité, troubles digestifs).
Devenir
Euthanasie : les organes seront recupérés pour évaluation de la toxicité organe-dépendante.
Remplacement
Notre projet se focalise sur un modèle intégré d’étude de toxicologie nécessitant l’utilisation d’un modèle animal. Ce système est indispensable pour reproduire la physiologie d’un organisme entier et imposé par le Code de la santé publique comme préalable obligatoire à toute expérimentation sur la personne humaine (Article L1121-2). Il n'existe pas de modèle cellulaire reproduisant nos procédures expérimentales.
Réduction
Pour nos expérimentations, nous avons prévu le nombre nécessaire et suffisant d’animaux pour garder une puissance statistique dans le traitement des résultats et pour avoir le nombre de contrôles internes suffisant, afin de pouvoir conclure sur la toxicité du traitement. Pour les études en traitement aigu, l’analyse des données entraînera la comparaison au maximum de 7 groupes d’animaux (groupe contrôle négatif, groupes traitement avec jusqu’à 6 doses de produit testées). Chaque dose sera choisie en fonction de la toxicité observée après administration de la dose précédente (arbre décisionnel). Pour les études en traitement répété, l’analyse des données entrainera la comparaison de 6 groupes d’animaux (groupe contrôle négatif, groupe traitement avec dose faible, groupe avec dose intermédiaire, groupe traitement avec dose forte, groupe « recovery » contrôle négatif, groupe « recovery » traitement avec dose forte). Une analyse statistique sera réalisée à l’aide d’un test non paramétrique. Un nombre de 14 animaux par groupe (7 mâles et 7 femelles) est requis pour obtenir une puissance statistique minimale et connaitre l’impact du traitement en fonction du sexe.
Raffinement
Pour les produits injectés présentant des caractéristiques fluorescentes ou bioluminescentes, de l’imagerie non- invasive pourra être effectuée pour suivre le profil de distribution du produit, permettant d’augmenter la quantité d’informations recueillies sur l’animal sans dégrader le bien-être animal. Les conditions d’hébergement respecteront le respect de l’animal ; il y aura 2 à 3 rats ou 5 à 6 souris par cage selon le poids des animaux, avec nourriture et eau à disposition et présence d’un enrichissement. Lors de l’imagerie, comme lors des administrations du produit par les voies les plus invasives ou lors des prélèvements sanguins intermédiaires (15 % du volume sanguin total de l’animal, 1 fois au cours de l’étude), les animaux seront anesthésiés avec un inducteur chimique ou gazeux. Lors d’une anesthésie chimique, cette dernière sera antagonisée pour favoriser le réveil et la récupération des animaux. En revanche, aucune analgésie n’est possible au cours des études, puisqu’elle pourrait masquer l’apparition et/ou le maintien de symptômes liés à la toxicité du composé étudié. A la fin des procédures, lors des prélèvements de sang en rétro-orbital avant euthanasie, une analgésie sera en revanche réalisée par l’ajout d’un collyre analgésique en plus de l’anesthésie gazeuse. Un tableau de suivi a été mis en place permettant de définir les points limites adaptés.
Choix des espèces
La souris et le rat sont des modèles d'étude très développés et caractérisés, étant donné leurs tailles et leurs spécificités. Ce sont des espèces communément utilisées pour les études de toxicité en accord avec les recommandations internationales et la littérature. Le choix de l'espèce utilisée dépendra en particulier de la molécule utilisée, des objectifs et des besoins de l'étude. Si une molécule s'avère efficace dans une espèce, celle-ci pourra être éventuellement testée dans l'autre espèce afin de montrer un efficacité espèce-indépendante. Les animaux seront âgés de 6 à 8 semaines au minimum, à un stade de jeune adulte pour permettre de déterminer l’impact du traitement sur des animaux à maturité sexuelle dont les organes et le système immunitaire sont pleinement développés.
Etudes d’exposition par inhalation pour l’établissement de valeurs seuils de toxicité aiguë françaises (VSTAF)
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Les rats qui survivent à l'inhalation sont tués aux temps prévus par la méthode, ceux qui meurent pendant l'essai servant à caler la concentration suivante. 720 rats vont ainsi être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Rasés sur le dos, ils sont enfermés seuls jusqu'à quatre heures dans une enceinte ou immobilisés dans un tube, sans pouvoir se nourrir ni boire, pendant qu'un produit chimique est diffusé. L'objectif déclaré est d'établir des valeurs seuils françaises de toxicité aiguë pour des substances qu'un site industriel pourrait rejeter accidentellement dans l'air, quand les données existantes sont jugées insuffisantes.
Objectifs
Ce projet a 2 objectifs : - Dans un 1er temps, définir un protocole d’essais chez le rongeur permettant l’établissement de valeurs seuils de toxicité aiguë françaises dans le cadre de l’exposition par inhalation à des substances chimiques émises accidentellement dans l’air par un site industriel, - Dans un 2ème temps, appliquer ce protocole pour établir des valeurs seuils de toxicité aiguë françaises pour des substances chimiques susceptibles d’être émises accidentellement dans l’air par un site industriel, dans le cas où les données toxicologiques existantes sur ces substances sont insuffisantes ou inadaptées. Au maximum, 5 études permettant de déterminer ces valeurs de référence pour 5 substances chimiques seront menées sur 5 ans.
Bénéfices attendus
Ces études devront permettre : - Dans un 1er temps, de définir un protocole d’essais chez le rongeur permettant l’établissement de valeurs seuils de toxicité aiguë françaises dans le cadre de l’exposition aiguë par inhalation à des substances chimiques émises accidentellement dans l’air par un site industriel, - Dans un 2ème temps, d’établir, en appliquant ce protocole, des valeurs seuils de toxicité aiguë françaises pour des substances chimiques susceptibles d’être émises accidentellement dans l’air par un site industriel, dans le cas où les données toxicologiques existantes sur ces substances sont insuffisantes ou inadaptées.
Procédures
Observations cliniques et pesées (moins de 5 min) : au moins 2 fois/semaine, au maximum tous les jours. Rasage (moins de 5 min) : 1 fois avant l’exposition en mode « corps entier » ; contention manuelle des animaux vigiles et rasage d’une partie du dos à l’aide d’une tondeuse dédiée aux petits animaux. Habituation au placement dans les dispositifs d’exposition (jusqu’à 30 min par jour durant 3 jours consécutifs) : 1 fois avant l’exposition ; placement des animaux vigiles dans les loges de l’enceinte d’exposition pour ceux exposés « corps entier », dans une aire où sont disposés des tubes d’exposition (1er et 2ème jour) et dans les tubes (3ème jour) pour ceux exposés par voie oro-nasale. Exposition en mode « corps entier » (au maximum 4h) : 1 fois ; placement individuel des animaux vigiles dans des loges dans une enceinte dédiée et exposition. Exposition par voie oro-nasale (au maximum 4h) : 1 fois ; placement des animaux vigiles dans les tubes d’exposition et exposition. Température rectale (moins de 5 min) : 1 fois après l’exposition ; contention manuelle des animaux vigiles et mesure de la température rectale. Comportement (15 min à 1h15/évaluation suivant les tests) : 1 fois après l’exposition ; placement des animaux vigiles dans des dispositifs de mesure de l’activité, de l’anxiété, des capacités de mémorisation, de coordination locomotrice et de la force musculaire, et enregistrement de leurs déplacements et aptitudes physiques. Pléthysmographie (moins de 1h15/évaluation) : 1 fois après l’exposition ; placement des animaux vigiles dans des enceintes de pléthysmographie corps entier et enregistrement de paramètres respiratoires. Mécanique pulmonaire (moins de 45 min) : 1 fois préalablement à la fin de l’étude ; administration d’un antalgique, anesthésie générale, anesthésie locale, acte chirurgical (trachéotomie), administration d’un myorelaxant et mesure de la mécanique pulmonaire.
Impact sur les animaux
Rasage : stress lié à la manipulation et à la contention ; Exposition en mode « corps entier », analyse comportementale/pléthysmographie : stress lié à la manipulation et au placement dans les dispositifs d’exposition ou de test, à l'impossibilité de se nourrir et de s’abreuver (suivant l’enceinte d’exposition utilisée), et à l'isolement durant au maximum 4h ; Exposition par voie oro-nasale : stress lié à la manipulation et à la contention du placement dans les tubes, à l'immobilisation, à l'impossibilité de se nourrir et s’abreuver, et à l'isolement durant au maximum 4h ; Mesure de la température rectale : stress lié à la manipulation, à la contention et à l’introduction de la sonde. De manière générale, la manipulation des animaux pourra modifier leurs réactions à la préhension et leur niveau d’activité, et une légère perte de poids pourra être observée dans les jours qui suivront l’exposition (effets habituellement relevés suite à une exposition aiguë par inhalation chez des animaux témoins de même souche, âge et sexe). L’exposition à la substance pourra également induire des effets locaux et systémiques susceptibles de faire souffrir les animaux. Des signes cliniques anormaux, affectant notamment la respiration, la peau et les muqueuses, pourront être observés.
Devenir
Conformément à la méthodologie de détermination de valeurs seuils de toxicité aiguë françaises, tous les animaux survivants aux expositions seront mis à mort au temps d’euthanasie définis à l’issue de chaque procédure.
Remplacement
Lorsque les données toxicologiques existantes sur des substances chimiques sont insuffisantes ou inadaptées pour établir des valeurs seuils de toxicité aiguë françaises, des essais de toxicité aiguë in vivo s'avèrent nécessaires. Concernant le choix des animaux, le projet suivra les recommandations des lignes directrices de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques n°403, 433 et 436 (utilisation de rats mâles et femelles, ou uniquement d’un des deux sexes si des informations sur la toxicité de la substance le justifient) à l’âge adulte et de souches couramment utilisées en laboratoire.
Réduction
Le nombre d’animaux qui sera utilisé a été défini par rapport aux recommandations des lignes directrices de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques pour l’évaluation de la toxicité aiguë par inhalation et aux exigences de la modélisation dose-réponse pour l'établissement des valeurs seuils de toxicité aiguë françaises. Des simulations ont été réalisées à l'aide d’un logiciel dédié à l’estimation de valeurs de référence pour l’évaluation des risques toxicologiques pour déterminer les modalités d’essai les plus adaptées. Une analyse des données bibliographiques disponibles sur la substance à tester et ses analogues sera réalisée préalablement à son étude pour déterminer les concentrations et les durées d’exposition pertinentes à tester. L’essai préliminaire et l’étude principale seront réalisés de manière séquentielle, par concentration. Les concentrations et les durées d’exposition à tester seront déterminés par les signes de toxicité et le taux de mortalité observés en utilisant le logiciel dédié.
Raffinement
Les conditions d’hébergement des animaux seront enrichies pour favoriser leur bien-être. Ils seront hébergés à plusieurs par cage pour leur socialisation. Un animal sera isolé de ses congénères en cas de lésions, d’agressivité, de respiration anormale ou de comportement anormal. Un fond sonore sera diffusé la journée pour leur permettre de s’habituer au bruit généré par les manipulations et limiter le stress des expérimentations. Du matériau leur permettant de nidifier et du matériau en bois à ronger seront disposés dans leurs cages d’hébergement. Pour les animaux exposés « corps entier », après la tonte préalable à l’exposition, des friandises seront déposées dans leurs cages d’hébergement. Pour les animaux exposés par voie oro-nasale, des tubes semblables à ceux utilisés pour l’exposition seront disposés dans leurs cages d’hébergement pour leur permettre de se familiariser avec le dispositif et se cacher. Préalablement à l’exposition, les animaux seront habitués au placement dans l’enceinte d’exposition, pour ceux exposés « corps entier », et à la contention imposée par le placement dans les tubes, pour ceux exposés par voie oro-nasale. Après chaque phase d’habituation, des friandises seront déposées dans leurs cages d’hébergement. L’eau de boisson sera supplémentée avec un complément de réhydratation et/ou des gels nutritifs seront mis à disposition dans les cages d’hébergement. En cas d’exposition « corps entier » dans l’enceinte > 1 m3, des biberons seront mis à disposition des animaux durant l’exposition. Les animaux seront observés attentivement au plan clinique dans les heures qui suivront l’exposition, et jusqu’à ce que leur bon état de santé soit avéré. Des critères de raffinement des gestes techniques qui seront pratiqués, des points limites relatifs à l’apparition de signes de douleur et des actions correctives visant à soulager les animaux ont été définis en adéquation avec les paramètres étudiés pour assurer leur bien-être. Des critères supplémentaires à ceux listés dans la présente demande pourront être définis au cas par cas suivant les informations toxicologiques disponibles sur la substance étudiée. Le cas échéant, ils seront indiqués dans le protocole d’essai associé.
Choix des espèces
Ces expérimentations seront réalisées chez le rongeur car sa physiologie est largement connue et car il constitue un modèle de prédiction des effets toxicologiques reconnu par la réglementation (cf. Document d'orientation de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques n°39). Ce projet suivra les recommandations des lignes directrices de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques pour l’étude de la toxicité aiguë par inhalation (n°403, 433 et 436), d’utilisation du rat et de souche couramment utilisée en laboratoire, d’animaux adultes (âgés au moment de l’exposition de 8 à 12 semaines), d’un poids de ± 20% du poids initial moyen des animaux exposés au préalable, et de femelles nullipares et non gravides le cas échéant.
Etude de pharmacocinétique, pharmacodynamie chez le chat
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
150 chats vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modérée, chacun pouvant subir jusqu'à seize prélèvements sanguins en sept jours, dont douze sur une seule journée. Les administrations et les prises de sang se font sur animal vigile, tenu à la main, et l'urine est recueillie soit après 24 heures d'isolement en cage, soit par ponction directe de la vessie, le chat couché sur le dos. L'objet est commercial, produire pour un donneur d'ordre les données pharmacocinétiques de futurs médicaments vétérinaires. Aucun chat n'est tué à l'issue du projet, tous restent disponibles pour être réutilisés dans d'autres protocoles.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de pouvoir tester différents principes actifs et véhicules chez le chat et d'obtenir des données pharmacocinétiques et pharmacodynamiques. La pharmacocinétique et la pharmacodynamie sont des disciplines qui étudient le devenir de la molécule dans l’organisme. Le devenir du médicament selon les doses utilisées, sa voie d'administration et sa concentration sont étudiés chez l'animal: son absorption, sa distribution dans l'organisme, son métabolisme, son élimination. Les chats sont régulièrement utilisés pour la recherche biomédicale dans les domaines de santé animale (espèce pour laquelle le médicament est prévu). L'objectif est de pouvoir générer de nouveaux médicaments pour la médecine vétérinaire.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont de pouvoir déterminer les paramètres pharmacocinétiques des l'éléments tests et de montrer que cela n'a pas eu d'impact au niveau clinique, en suivant certains paramètres hématologiques, biochimiques, sur la pharmacodynamie. Ce projet est nécessaire pour trouver de nouveaux principes actifs pour de futurs médicaments vétérinaires destinés à la médecine féline.
Procédures
Les animaux seront soumis à des administrations uniques ou répétées de molécules tests selon les études (1 administration à 5 administrations espacées d'au moins 1 semaine). Pour cela les animaux seront vigiles et auront une contention manuelle. Cette contention est facilitée par les entrainements réguliers des animaux à tenir ces positions (par exemple: assis sur la table, ouverture de la cavité buccale, tête légèrement orientée vers le haut, allongés sur le dos pour des prélèvements de cystocentèse). La durée d'une administration est inférieure à la minute. Des prélèvements sanguins seront réalisés sur les animaux vigiles. Pour une période de 7 jours, le nombre de prélèvements sanguins sera limité à 16 maximum (volume environ égale à 1 mL par temps) et engendrera une période de récupération de 7 jours minimum, la durée du prélèvement est inférieure à la minute. Sur cette période de 7 jours, un total de 12 prélèvements sanguins maximum peuvent être réalisés sur 24h. Certains animaux peuvent être soumis à un recueil d'urine. Dans ce cas, cela se fera soit par miction spontanée ne nécessitant pas de manipulation de l'animal. Les animaux sont pour cela mis en hébergement individuel comprenant des bacs à litière spécifique pour le recueil d'urine. La durée de la mise en individuel peut être de 24h, soit le prélèvement urinaire peut se faire par cystocentèse sur un animal vigile avec une contention manuelle. La durée du prélèvement est de l'ordre de la minute pour la cystocentèse, l'animal est alors allongé sur le dos. Un maximum de deux cystocentèses sur 24h est accepté, espacées d'au moins 6h.
Impact sur les animaux
Toutes administrations des différents éléments tests vont engendrer une contention de l'animal. Malgré un entraînement régulier, toute contention peut engendrer un stress ou un inconfort. Les prélèvements de sang ou prélèvements d'urine peuvent également entraîner un stress, un inconfort mais également de la douleur.
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie à la fin du projet et de chaque protocole en accord avec le vétérinaire responsable. Les animaux pourront être réutilisés dans le cadre d'autres projets.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang des animaux au niveau de l'organisme entier, il est indispensable de recourir à l’animal. Les essais in vitro sont des tests de cinétique de dissolution et de désagrégation d'un produit. Les essais ex vivo sont des tests qui s'effectuent directement sur des organes ou tissus isolés. La possibilité de mettre en place ces techniques de remplacement seront évaluées avant la mise en place de chaque projet.
Réduction
150 animaux pourront être inclus dans ce projet qui a une durée de 2 ans. Cela représente en moyenne 75 animaux par an soit en moyenne 7 études par an comprenant une moyenne de 10 à 12 individus par protocole. Afin d'obtenir des résultats fiables, interprétables et reproductibles, pour chaque molécule testée, un minimum de 3 chats sera nécessaire. Ce nombre peut être augmenté pour obtenir une meilleure fiabilité des résultats, palier à une grande variabilité inter-individuelle ou être homogène dans le sex-ratio des animaux. Dans le cas d'un principe actif qui n'a jamais été administré chez le chat, les administrations se feront de manière échelonnée ou différées, un animal à la fois en respectant un délai d'observation d'au moins 24h.
Raffinement
Les chats seront hébergés par groupe de 2 à 4 animaux par groupe, par sexe et par affinité dans le respect du plan d'hébergement et de la règlementation en vigueur. De l'enrichissement du milieu (exemple: griffoir, coussin, plateformes à différentes hauteurs, balles ou cordelettes) est présent dans chaque box. Un suivi quotidien est mis en place pour l'observation générale des animaux et la détection précoce de signe clinique pour une prise en charge rapide d'éventuels effets secondaires (observation de l'état de santé général, observation des sites de prélèvement, observation du comportement de l'animal...). En cas de détection d'une souffrance ou de douleur sur l'un des animaux du protocole, le vétérinaire sera immédiatement prévenu et procèdera à un examen clinique de l'animal concerné afin d'établir un diagnostic et mettre en place un traitement adapté en accord avec le Donneur d'Ordre et le protocole. En cas d'urgence vitale, nécessitant une prise en charge immédiate, l'animal sera exclu du protocole sur l'avis seul du vétérinaire et pris en charge dans les plus brefs délais. Toute intervention sur l'animal sera effectuée par une personne habilitée et expérimentée afin de réduire au minimum le stress. Une visite hebdomadaire par le vétérinaire désigné ou son suppléant est réalisée pour évaluer la stabilité et l'équilibre social de tous les groupes de chats.
Choix des espèces
Espèce cible pour les médicaments vétérinaires. Jeunes adultes stérilisés ayant atteint leur taille adulte et un système immunitaire et métabolique mature.
Etude de la biocompatibilité de dispositifs médicaux : essai réglementaire de sensibilisation
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
37 440 cobayes vont être utilisés sur trois ans dans des procédures d'un niveau de souffrance modérée, 264 réutilisés d'une étude à l'autre et tous les autres tués. Chaque animal reçoit des injections d'adjuvant, porte un pansement occlusif pendant 48 heures puis un patch pendant 24 heures, avant que ses deux flancs soient examinés à la recherche d'érythèmes et d'œdèmes. Il s'agit de vérifier, avant leur mise sur le marché, si des matériaux de dispositifs médicaux déclenchent une allergie cutanée, à raison de 1 248 études pour un même protocole normalisé. Le porteur justifie la mise à mort par le fait que les animaux "ne sont donc plus utilisables", l'adjuvant employé étant "conçu pour engendrer des escarres".
Objectifs
Le projet s’inscrit dans les démarches réglementaires recommandées avant utilisation de ces produits chez l’Homme. En effet, tout fabricant doit s’assurer que l’utilisation de son produit ne compromette ni l’état clinique et la sécurité des patients, ni la sécurité et la santé des utilisateurs. L’évaluation des risques menée prend en compte le fait que les risques éventuels liés à l’utilisation du produit constituent des risques acceptables au regard du bienfait apporté au patient et sont compatibles avec un niveau élevé de protection de la santé et de la sécurité des patients comme des utilisateurs. Dans ce projet, le paramètre évalué est le potentiel sensibilisant cutané (manifestations allergiques cutanées) par contact chez le cobaye. Comme indiqué dans la norme, certains matériaux entrant dans la composition des dispositifs médicaux ont été testés (en particulier pour les matériaux dentaires). D'autres matériaux et leurs composants chimiques n'ont pas été testés et peuvent induire des effets indésirables lorsqu'ils entrent en contact direct et indirecte avec des tissus humains. Le fabricant est donc tenu d'évaluer les effets indésirables potentiels de chaque dispositif avant sa mise sur le marché.
Bénéfices attendus
Ce projet permet de s’assurer avant sa mise sur le marché que l’utilisation du produit de santé ne compromet ni l’état clinique et la sécurité des patients, ni la sécurité et la santé des utilisateurs (manifestations allergiques cutanées). Evaluer les risques éventuels liés à l’utilisation de ce produit et s’assurer le cas échéant qu’ils constituent des risques acceptables au regard des bienfaits/bénéfices apportés aux patients et sont compatibles avec un niveau élevé de protection de la santé et de la sécurité des patients comme des utilisateurs. Les résultats seront disponibles à l’issue des études et leur incorporation dans les dossiers de soumissions aux autorités de santé compétentes avant leur mise (ou leur maintien) sur le marché pourront en découler à court terme.
Procédures
Dans ce projet, le paramètre évalué est la capacité de l’élément testé à induire une manifestation allergique cutanée par contact chez le cobaye. Le test se déroule en trois phases principales. Les deux premières phases consistent à exposer un groupe d'animaux à deux reprises au produit testé. Lors de la première phase, les animaux sont injectés avec le produit et restent en contact avec le produit pendant 7 jours (environ 1 minute). Lors de la deuxième phase, les animaux sont mis en contact avec unun produit nécessaire à la réaction de sensibilisation pendant 48 heures une période de repos d’environ 14 jours, lors de la troisième phase, les animaux les animaux sont mis en contact via un patch dermique avec l’élément d’essai à tester pendant 24 heures Enfin, les sites d’application (sur les 2 flancs de l’animal) sont observés et une évaluation visuelle d’une éventuelle réaction locale est réalisée (érythèmes et/ou œdèmes). Le cas échant, en fonction de la nature de l’élément à tester, afin de ne pas biaiser la lecture du potentiel allergique cutané dans le test principal, une étape préalable permet de déterminer une concentration du produit n’interférant pas avec les modalités de l’étude principale. L’étape préalable nommé test préliminaire se compose comme suit : les animaux sont mis en contact avec le produit pendant 2 minutes puis observé de la même façon que décrit précédemment 24 heures après.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont les suivantes : - Inconfort léger lors des injections réalisées (inconfort transitoire (acte inférieur à 1 minute) ; récupération rapide) -Stress léger lié aux contentions lors des différents actes et à la mise en place de pansements (inconfort transitoire (acte inférieur à 1 minute), actes espacés dans le temps ; temps totale de 9 à 10 min sur une durée total d'étude de 26 jours) -Inconfort modéré ponctuel lié au retrait des pansements (présence d’une compresse protégeant et limitant le contact de l’adhésif avec la peau, acte transitoire inférieur à 1 minute) -Inconfort modérée liée à la présence de pansement (tension du pansement adaptée, vérification de l’absence de gène dans les mouvements de l’animal, durée limitée, uniquement deux sessions de respectivement 48h et 24h (sur les 26 jours de l'étude), chacune séparée de 13 jours - Mise en place d'éléments compensatoires sur toute la durée de l'étude) - Inconfort modéré ponctuel lié à la présence d’érythème intense à la suite d’une réaction de sensibilisation (Durée limitée, maximum 48h sur les 26 jours de l’étude). - Douleur modérée en cas d’apparition de lésions cutanées suite aux injections réalisées (mise en place d'un traitement analgésique approprié).
Devenir
Etant donné que : - il s'agit du seul test sur cobaye réalisé, - les animaux ont déjà eu une sensibilisation, - l'ACF utilisé dans le cadre de ces études est conu pour engendrer des escarres, les animaux ne sont donc plus utilisables et sont donc mis à mort.
Remplacement
Les méthodes alternatives existantes ne permettent pas d’évaluer les effets sensibilisants des produits de santé, en raison de la complexité des mécanismes de régulation d’un organisme vivant (système immunitaire en particulier). De plus, il n'existe pas de test in vitro validé ni de modèle simulé par ordinateur capable de reproduire la complexité d'une réaction tissulaire. De ce fait, l’utilisation d’animaux est toujours requise par la réglementation (exemple : suivi des exigences de la norme ISO 10993).
Réduction
Le nombre minimum d’animaux est défini dans les textes normatifs de référence (10 animaux test et 5 animaux témoins dans 2 conditions différentes). Pour les tests sur certains produits (pur ou extrait) un test préliminaire sur un minimum de 4 animaux est réalisé pour déterminer les concentrations à appliquer. En effet, la réaction cutanée locale liée à cette irritation pourrait biaiser l’obtention des résultats du test de sensibilisation Ce test préliminaire sur minimum 4 animaux permet donc de réduire le risque d’échec du test réglementaire, évitant ainsi l’usage inutile de ce plus grand nombre d’animaux. Au vue de ces données, le nombre d'animaux utilisés sur 3 ans est estimé à 37440 soit un nombre d'études de 1248.
Raffinement
Chaque animal fait l’objet d’un suivi quotidien pour permettre de détecter des signes de souffrance ou angoisse. Si une telle détection avait lieu, un suivi spécifique est mis en place par l’équipe vétérinaire. En cas de détection de signes de douleur ou de détection d’une anomalie clinique pouvant laisser penser que l’animal présente une souffrance, un traitement analgésique sera mis en place au moins une fois par jour. En particulier, une évaluation renforcée a lieu dans les phases critiques de l’étude, pour s’assurer que la prise en charge est adaptée aux observations cliniques réalisées. Si ça n’était pas le cas, et qu’aucune autre prise en charge n’est scientifiquement possible, l’animal sera rapidement euthanasié. L’enrichissement du lieu d’hébergement et les éléments compensatoires sont fournis : des objets en bois, un tunnel et un galet de foin, afin de favoriser l’activité d’exploration et de mastication. Enfin, de la musique est diffusée dans les salles d’hébergement.
Choix des espèces
Espèce animale définie dans le (ou les) texte(s) de référence(s). Stade jeune adulte et/ou poids correspondant précisés dans le(s) texte(s) de référence (poids compris entre 300 et 500 g en début d’étude).