Autres tests de tolérance et d’efficacité

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Souris : 120
Souffrances
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Devenir
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 120

Trois instillations oculaires sous anesthésie, une injection de cellules de mélanome sous la peau, une injection intraveineuse de produit radioactif et jusqu'à six examens d'imagerie en deux jours : 120 souris C57BL6J femelles vont être utilisées, dont 108 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur écrit n'attendre aucune nuisance de l'instillation oculaire, ni de l'imagerie, ni des anesthésies, et classe pourtant la quasi-totalité de l'effectif en souffrance modérée. Leur litière devenue radioactive est changée vingt-quatre heures après l'injection, puis chaque semaine, pour limiter leur surexposition aux rayonnements. Aucune n'est gardée vivante, en raison du produit radiomarqué qu'elles ont reçu et du prélèvement de leurs organes.

Objectifs

La mélanine représente une cible de choix dans le traitement du mélanome. De ce fait, un radiopharmaceutique (médicament contenant un radioisotope à usage médical) a été développé afin de permettre le traitement des cibles tumorales de petite taille, nombreuses et dispersées grâce à son injection par voie intraveineuse. Cette molécule qui fait actuellement l’objet d’un transfert clinique (autorisé par l’agence du médicament) semble montrer des résultats prometteurs. Cependant, la mélanine est exprimée également au niveau de cellules non tumorales telles que celles situées au niveau de la rétine de l’oeil. Aussi, afin de prévenir la fixation du radiopharmaceutique et réduire sa toxicité au niveau de l’oeil, nous souhaitons évaluer une méthode qui empêcherait/limiterait sa fixation au niveau de l’oeil. Une piste envisagée est d’appliquer par dépôt de gouttes ophtalmiques la molécule non radioactive au niveau de l’oeil, avant le traitement par voie intraveineuse, afin d’y bloquer la fixation de la molécule radioactive. Ce projet permettra de tester cette possibilité dans un modèle expérimental de mélanome. En complément, une étude de la distribution dans l’organisme de cette molécule sera réalisée selon différentes voies d’administration. Si ce projet démontre la pertinence de cette approche, il sera adapté pour être proposé en complément de l’approche clinique chez le patient. Ces expériences seront réalisées dans le respect de la règle des 3Rs, utilisant des conditions de stabulation, de bien-être animal et un nombre de souris optimisé. L’ensemble du projet inclura 120 souris sur 5 ans.

Bénéfices attendus

L’objectif de ce projet est d’évaluer la pertinence d’une méthodologie (par instillation oculaire sous la forme de gouttes) visant à empêcher la fixation du radiopharmaceutique administré par voie intraveineuse, au niveau de la mélanine des yeux, afin de limiter une potentielle toxicité oculaire du traitement. Ce projet expérimental est complémentaire d’une étude clinique en cours visant à adresser spécifiquement vers les cellules tumorales (mélanome) un radiopharmaceutique (médicament contenant un radioisotope à usage médical) permettant le traitement des cibles tumorales de petite taille, nombreuses et dispersées. Si ce projet démontre la pertinence de cette méthode, il sera adapté pour être proposé en complément de l’approche clinique chez le patient.

Procédures

Les animaux seront soumis à : * Inoculation sous cutanée de cellules de mélanome : une injection par animal (durée < 3 minutes) sur animal sous anesthésie gazeuse. * instillation ophtalmique de la solution : 3 administrations par animal (durée : environ 10 minutes/animal sous anesthésie gazeuse. * administration iv du radiopharmaceutique : 1 administration/animal (durée < 3 minutes). * imagerie : 5 à 6 examens / animal sur 2 jours et pour 6 animaux de chaque groupe (durée= 30 à 40 minutes/animal sous anesthésie gazeuse. * prélèvement des organes après mise à mort.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont un inconfort modéré lors de l’injection intraveineuse de la molécule (réduite à quelques dizaines de secondes car réalisée par un expérimentateur expert). A ce jour, nous pensons que l’instillation oculaire de la molécule thérapeutique n’engendrera pas de nuisances, de par sa formulation, son pH et sa faible concentration. Aucune nuisance liée à l’imagerie in vivo ou aux anesthésies n’est attendue. Pour les animaux porteurs de tumeur, les nuisances peuvent être relatives à une gêne fonctionnelle liée à la présence de la tumeur.

Devenir

Ce projet comporte 2 procédures : aucun animal n’est maintenu en vie car les animaux recevront un produit radiomarqué et dans la majorité des groupes, des prélèvements d’organes sont réalisés.

Remplacement

Dans la mesure où ce projet a pour objet d’évaluer la distribution in vivo d’une molécule dans l’organisme, suivant différentes voies d’administration, il n’existe aucune méthode de remplacement. Ici, l’objet est d’évaluer l’inhibition la fixation oculaire de la molécule, sans pour autant compromettre sa fixation tumorale, ce qui nécessite de travailler sur organisme entier. L’utilisation d’animaux est nécessaire pour atteindre les objectifs du projet, les méthodes in vitro (sur cellules) ne rendant pas compte des phénomènes d’absorption, de distribution, d’élimination et de ciblage des molécules administrées. L’imagerie in vivo permettra de visualiser et de quantifier simultanément ces phénomènes.

Réduction

Le modèle animal comme la molécule étudiée ont déjà fait l'objet de nombreuses études au sein du laboratoire. Le nombre d’animaux par groupe a été réduit au maximum tout en permettant l’exploitation des résultats. Le nombre d’animaux est calculé de façon à pouvoir réaliser des observations permettant de mettre en évidence une différence significative entre les groupes, avec un risque de première espèce de 0,05 et une puissance statistique de 0,9. Ce nombre a été calculé afin de garantir une signification statistique à l'étude menée (les données seront évaluées sur le plan statistique par test t). Dans la procédure 1, il est prévu de tester notre hypothèse chez des animaux sains, permettant ainsi i) de valider l'approche sans induire inutilement des tumeurs chez les souris et ii) de justifier l'utilité de la procédure 2 chez des animaux porteurs de mélanome. De plus, les examens d’imagerie permettent également de réduire le nombre d’animaux grâce à la possibilité d’un suivi longitudinal où un animal est son propre contrôle au cours du temps. Le nombre total d’animaux est de 120 souris maximum sur une période de 5 ans.

Raffinement

Afin de raffiner l’expérimentation, et de limiter le stress des animaux, les souris seront soumises à un processus d’habituation à l’expérimentateur et à la procédure (chauffage et contention) quotidiennement la semaine précédant la réalisation de la procédure. Les animaux seront hébergésdans des cages contenant de l’enrichissement de milieu (cabane coton bois à ronger) afin de favoriser leur comportement naturel et de limiter ainsi leur angoisse. Les cages seront placées dans des portoirs ventilés respectant les normes d’ambiance optimale pour l’espèce. Un changement fréquent (minimum 1/semaine) des litières sera réalisé afin de limiter le risque infectieux. Un changement des litières devenues radioactives (via le circuit des déchets radioactifs) sera également réalisé 24h après injection puis une fois par semaine afin de limiter la surexposition inutile des animaux aux rayonnements La surveillance quotidienne permettra également de réagir rapidement en cas de signe d'inconfort, de stress atteinte des points limites, ou de souffrance des animaux. Si besoin, une injection d'antalgiques sera réalisée (Rimadyl 5mg/kg sous-cutané 1 fois par jour pendant 5 jours maximum). Les examens d’imagerie permettent de raffiner l’étude grâce d’une part au caractère non invasif de la technique et d’autre part à la possibilité d’un suivi longitudinal ou un animal est son propre contrôle au cours du temps.

Choix des espèces

Ce projet sera réalisé sur le modèle murin syngénique de mélanome pigmenté B16. Ce modèle est développé et validé par les experts chez la souris C57BL6J. Ce projet sera réalisé sur des souris C57BL6J femelles, âgées de 4-6 semaines et ayant un poids moyen de 20 g. Les animaux utilisés seront des adultes ayant atteint leur maturité sexuelle afin d'éviter l'influence des variations hormonales liées à la puberté. Des souris femelles seront utilisées du fait d’une moindre agressivité, permettant de garder plusieurs animaux dans la même cage et donc de favoriser leur hébergement en groupe afin de respecter leur instinct grégaire. Le stade de développement correspond à celui fréquemment utilisé pour ce modèle et pour lequel la prise tumorale a été validée au cours de nos différentes études.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 280
Souffrances
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▲ 280
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Devenir
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 280

Pour indiquer à des laboratoires clients quel antibiotique perturbe le moins le microbiote, 280 souris vont être gavées chaque jour pendant dix jours, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont pesées quotidiennement à l'état vigile, isolées trois minutes dans une cage vide pour la récolte des fèces, puis tuées pour le prélèvement de leur côlon. Le nombre de groupes varie selon les molécules et les doses que le partenaire souhaite tester. Le porteur prévoit une irritation possible de l'œsophage par l'aiguille de gavage et écrit qu'aucun analgésique ne pourra être administré, au motif que cela biaiserait la réponse cellulaire mesurée.

Objectifs

Les différents laboratoires privés et publics pour lesquels nous réalisons des prestations cherchent à connaître l’impact de différents traitements antibiotiques sur la composition du microbiote intestinal et vaginal. Ils souhaitent grâce à cela définir le traitement et sa dose qui perturbe le moins la composition des microbiotes.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à évaluer de façon qualitative et quantitative la qualité du microbiote intestinal et vaginal en réponse à différents traitements antibiotiques. Ainsi, le partenaire pourra connaître quel traitement perturbe le moins les microbiotes. Il pourra ajuster les doses pour proposer un traitement efficace tout en préservant le microbiote du patient

Procédures

Les souris seront régulièrement manipulées quotidiennement lors de ce projet pour différentes raisons : - Les suivis de poids auront lieu tous les jours pendant 10 jours sur souris vigile (souris manipulées et déplacées dans une balance à pesée dynamique) - Les administration per os par gavage des composés antibiotiques et de l’eau auront lieu tous les jours pendant 10 jours sur souris vigile. La contention sera utilisée ) - Le prélèvement des féces aura lieu une fois le 10ème jour sur souris vigile dans une cage propre et vide pour récupérer les féces déposés dans la cage (isolement de l’animal d’environ 3 minutes avant sa mise à mort)

Impact sur les animaux

Les effets indésirables liés à l’administration quotidienne des composés par voie orale (gavage) sont : - Stress dû à la contention quotidienne pour l’administration orale (les contentions seront réalisées par du personnel expérimenté et expert dans ces actes afin de limiter les contraintes subies par l’animal) - Une potentielle perte de poids liée aux modifications des microbiotes - Légère irritation potentielle dûe au passage de l’aiguille de gavage dans la cavité orale Les effets indésirables seront limités grâce à l’utilisation de matériel adéquat ainsi que grâce à l’expérience du personnel correctement formé. La mise en place de points limites et d’une grille de score permettent de suivre et de réduire la gêne et l'inconfort des animaux. Les animaux entrant en expérimentation seront clairement identifiés et feront l’objet d’une surveillance quotidienne part le personnel de l’animalerie.

Devenir

Tous les animaux sélectionnés pour immunophénotypage seront mis à mort afin de procéder au prélèvement des colons et à leur analyse.

Remplacement

Dans ce type de projet, aucune méthode substitutive ou alternative ne nous permettrait de nous placer dans des conditions physiologiques similaires. En effet, le modèle testé dans le cadre de cette demande doit être évalué à l’échelle de l’organisme entier, permettant ainsi la mise en place de toutes les boucles de régulation impliquées dans ce type de réponse. Le modèle murin est donc un modèle de choix pour l'étude du système immunitaire grâce aux connaissances acquises et au nombre d'outils disponibles.

Réduction

Des expériences antérieures ont permis de déterminer la « variabilité de la mesure » afin de pouvoir calculer par un test de puissance le nombre d’animaux nécessaires pour atteindre la significativité statistique selon la nature continue ou discontinue de la variable concernée. Le nombre utilisé pour ces expériences sera de 7 animaux par groupe afin d’avoir des données statistiques robustes et de limiter le nombre d’expérience. Le nombre de groupe sera amené à varier selon les besoins du partenaire, notamment si plusieurs molécules ou doses sont à tester. Les résultats seront ensuite analysés à l’aide du logiciel GraphPad Prism et nous appliquerons selon la taille des groupes différents tests statitistiques.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en zone d’expérimentation. Dans chaque cage, le milieu sera enrichi par l’ajout de deux éléments : - une maison en carton pour leur procurer un abri, - un nid compact de lanières de papier Kraft, que les souris pourront grignoter afin de se confectionner un nid. Un temps d’acclimatation à leur nouvel environnement d’une semaine sera respecté entre la réception des animaux et le début du protocole expérimental. Les souris seront observées quotidiennement par du personnel. Une grille de score sera utilisée prenant en compte différents critères tel que le comportement de l’animal et la variation du poids. Des points limites seront établis pour chaque observation (valeur maximale de la grille de score) qui entraineront la mise à mort de l’animal s’ils sont atteints. Nous savons que chez l’homme, ces antibiotiques peuvent provoquer des diarrhées en effet secondaire. Si nous observons la même chose chez les souris, nous donnerons une solution de réhydratation aux animaux et effectuerons plus régulièrement le change des litières. Enfin, les gavages quotidiens peuvent entrainer une irritation de l’œsophage chez la souris. Toute administration d’analgésique ou autres substances ne pourra être réalisé car entrainerait un biais sur la réponse cellulaire observée lors de l’étude. En revanche, nous pourrons suppléer les souris avec de la pâtée énergisante afin de leur faciliter l’accès à la nourriture et les réalimenter.

Choix des espèces

Mammifères dont 99% des gènes sont orthologues à l’homme, la souris est un animal de petite taille, à reproduction rapide et facile d’élevage. De plus, la communauté scientifique dispose de bonne connaissance anatomique, physiologique et biologique de ce modèle. La physiopathologie de la souris est suffisamment proche de celle de l’homme pour que son étude soit riche d’enseignements permettant d’accroître nos connaissances sur le fonctionnement du microbiote des 2 espèces, avec des applications cliniques potentielles pour l’homme. Par ailleurs, le modèle murin est un modèle de choix pour l'étude des microbiotes grâce aux connaissances acquises et au nombre d'outils disponibles. Nous utiliserons uniquement des animaux adultes, de plus de 8 semaines, avec un poids supérieur ou égal à 20g. Les animaux doivent en effet avoir un système immunitaire mature et un poids suffisant pour être stable au début du protocole et éviter les variations physiologiques non dues au protocole.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Équidés : 7
Souffrances
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▲ 7
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Devenir
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 7
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Le cheval étant l'espèce visée par le vaccin en développement, sept chevaux adultes appartenant à l'établissement vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent trois injections sous-cutanées dans l'encolure sur quatre mois, puis subissent vingt-trois examens cliniques et échographiques et dix-sept prises de sang à la jugulaire étalées sur un an, sans sédation, tenus par un simple licol. Le produit, un vaccin ciblant l'interleukine-6 pour prévenir l'arthrose, a déjà été testé sur des souris et des lapins, et vient de passer un essai de phase I chez l'être humain sans effet indésirable rapporté, ce que le porteur juge insuffisant au motif que le cheval est une espèce "particulièrement réactive". Aucun des sept n'est tué : ils restent la propriété de l'établissement, vivent au pré avec leurs congénères et sont comptés comme réutilisables.

Objectifs

L’arthrose est une affection dominante chez le cheval. C’est en effet la principale cause de boiterie, et de baisse de performance ou d’arrêt de carrière des chevaux de course et de sport. D’autre part, chez le cheval on estime que 50 % des sujets de plus de 15 ans présentent des lésions d’arthrose. Cette affection a donc un impact majeur sur le bien-être des animaux. Actuellement la prise en charge de l’arthrose chez le cheval se fait principalement par des soins locaux par injections intraarticulaires (à base de stéroïdes, de thérapie biologiques ou cellulaires), et/ou par l’administration d’antiinflammatoires non stéroïdiens (AINS) par voie systémique. Une des limites de la thérapie locale est la difficulté de mise en place de ce traitement sur un cheval avec des lésions multiples. De plus l’emploi réitérés des antiinflammatoires stéroïdiens par voie intra-articulaire est reconnu comme favorisant la dégénérescence cartilagineuse. Quant aux thérapies biologiques ou cellulaires, leur coût, limite leur utilisation à un nombre réduit d’articulations. Enfin concernant l’emploi des AINS, leur administration au long cours n'est pas possible du fait des effets secondaires observés (ulcères gastriques, risque d’insuffisance rénale) et leur action est uniquement symptomatique. Les moyens permettant une prise en charge des lésions d’arthrose particulièrement lorsqu’elles sont multiples et sur le long cours restent donc limités. Dans ce contexte une société a adapté son vaccin ciblant l’IL-6 chez l’homme pour élaborer un produit spécifique au cheval. Le conjugué équin ainsi obtenu a été testé sur des souris et des lapins et une production d’anticorps anti-IL-6 équine (eIL-6) a été observée. Les résultats avec le conjugué équin étant très satisfaisants chez la souris et le lapin, les objectifs de ce projet sont dans un premier temps de confirmer sa tolérance chez le cheval, d’évaluer son immunogénicité sur cette espèce et de déterminer la dose optimale de conjugué à injecter. A plus long terme, l’objectif est de pouvoir obtenir une alternative thérapeutique pour la prise en charge de l’arthrose au long cours chez le cheval avec le développement d’un vaccin.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu à terme est le développement d’une nouvelle thérapie, sous la forme d’un vaccin, pour lutter contre l’arthrose chez le cheval. Cette étude constitue une première étape de ce développement qui va permettre de valider la bonne tolérance et fonctionnalité de ce vaccin en évaluant la réponse immunitaire des chevaux injectés en contrôlant la production d’anticorps anti-IL 6 leur permettant de développer une action anti-inflammatoire propre. Cet effet anti-inflammatoire sera alors évalué pour la prise en charge de l’inflammation chronique du phénomène arthrosique grâce à un essai clinique versus placebo sur un effectif de chevaux atteints d’arthrose. Actuellement les thérapies les plus communément utilisées sont des injections intra-articulaires, soit à base de stéroïdes ou de thérapie biologique (à base de sérum autologue, ou chimique comme le gel polyacrylamide) ou cellulaire (à base de cellules souches mésenchymateuses). La limite des stéroïdes est qu’ils ne peuvent être utilisés de façon réitérée au risque d’avoir un effet délétère sur le cartilage articulaire. Quant aux thérapies biologiques leur coût, et la nécessité de répéter les injections ne permet pas de traiter à long terme un cheval avec plusieurs articulations affectées, ce qui est fréquent notamment sur les sujets âgés, pour lesquels l’arthrose touche 50% d’entre eux. Par ailleurs les traitements systémiques les plus utilisés reste les antiinflammatoires non stéroïdiens qui présentent des effets secondaires notables lors d’administration prolongée (ulcères gastriques risque d’insuffisance rénale). Dans ce contexte le vaccin évalué, représenterait une excellente alternative thérapeutique pour une prise en charge de l’arthrose au long cours chez le cheval.

Procédures

- Des vaccins (piqure sous cutanée) seront réalisés à trois reprises sur les chevaux dans l'encolure : le premier jour, un mois plus tard et quatre mois plus tard. Chaque injection dure 1 à 2 secondes sur animal vigile, non sédaté et sans contention autre qu’un licol, celles-ci étant bien tolérées chez le cheval. - Des examens cliniques généraux (examen physique et dynamique, appétit, transit intestinal, auscultation cardiaque, respiratoire et prise de température) et des examens échographiques de chaque côté de l’encolure au niveau des sites d’injection seront réalisés à 23 reprises sur chaque cheval de l’étude durant sa durée (1 an). Il s'agit plus précisemment des jours J-10, 1, 3, 7, 14, 21, 28, 29, 31, 35, 42, 49, 56, 84, 112, 113, 115, 119, 126, 133, 140, 168 et 336. Chaque examen dure environ 10 minutes, il est réalisé sur animal vigile, non sédaté et sans contention autre qu’un licol. - Des prises de sang à la veine jugulaire de 10 mL à 30mL seront réalisées aux jours J-10, 1, 7, 28, 29, 35, 42, 56, 70, 112, 113 et 119, 126, 140, 154, 168 et 336 soit un total de 17 prélèvements pour réaliser les analyses sanguines sur le même prélèvement. Elles seront réalisées sur animaux vigiles non sédatés, ces actes étant très bien tolérés par les chevaux. Ces prélèvements sont très rapides, moins d’une minute.

Impact sur les animaux

Lors d’essais de cette immunothérapie ciblant l’interleukine-6, réalisés sur d'autres espèces animales et l’Homme, aucun effet indésirable grave n’a été observé. Cependant, une induration au point d’injection du conjugué a été observée chez certains patients de façon transitoire. Par ailleurs, les contentions, et piqures cutanées dues à l’administration des doses de vaccin d’une part et les ponctions veineuses d’autre part, entrainent un stress d’une durée maximale de 15 minutes par jour de manipulation, comprenant la réalisation de l’examen clinique général, de l’échographie et d’une injection sous-cutanée et/ou prélèvement sanguin (le stress débute à l’entrée du cheval en salle d’examen et se termine lors de sa sortie). Néanmoins, ce stress est limité par le fait que les chevaux sont toujours manipulés par 2 et qu’ils sont habitués au personnel soignant, à la manipulation et à la réalisation d’échographies. Une brève douleur d’une seconde est ressentie au moment du passage de la peau par l’aiguille lors des administrations de vaccins et ponctions veineuses.

Devenir

Les 7 chevaux du protocole resteront dans l’Etablissement Utilisateur dont ils sont la propriété. Ils vivront au pré avec leurs congénères.

Remplacement

Nous souhaitons développer un vaccin qui, à terme, pourrait prévenir et limiter la progression de l’arthrose inflammatoire chez le cheval. Le modèle animal choisi ici constitue donc l’espèce cible de la thérapie. L’immunogénicité du vaccin et la capacité neutralisante des anticorps ont déjà été testés chez la souris et le lapin. La tolérance aux injections et la surveillance de survenue d’éventuels effets secondaires ont quant à eux déjà été évalués dans plusieurs espèces. De plus, la tolérance de la thérapie étudiée ici est déjà en cours de validation dans l’espèce humaine grâce à un essai clinique de phase I qui vient de se terminer et pour lequel aucun effet indésirable n’a été rapporté. Cependant, les résultats obtenus pourraient ne pas être transposables au cheval, puisqu’il existe des spécificités d’espèce et le cheval est une espèce particulièrement réactive. Il est donc nécessaire de réaliser une étude pilote pour obtenir une preuve de concept de la bonne tolérance et de l’immunogénicité de la thérapie dans l’espèce cible du produit à évaluer, avant d’envisager un essai clinique contrôlé et en aveugle sur des cas spontanés de chevaux souffrant d’arthrose.

Réduction

Le nombre de 3 chevaux par dose (10 μg et 50 μg), a été jugé être le nombre minimal pour lequel cette étude pilote permettra de conclure à une bonne tolérance et à une production systématique et suffisante d’anticorps, sans être due au hasard ou à l’individu, compte tenu des résultats déjà acquis dans les autres espèces dont l’homme. Aucune conclusion statistique ne sera réalisée dans cette étude pilote dont l’objectif est, en cas de résultats favorables pour chacun des 3 chevaux (absence d’effets indésirables aux injections et production d’un niveau satisfaisant d’anticorps) de poursuivre par le lancement d’un essai clinique. Il est important de noter que des doses plus élevées ont été testées dans d'autres espèces et n'ont montré aucun signe de toxicité. Par conséquent, nous nous attendons à une bonne tolérance, même à la dose "forte" (50 μg) de notre produit, sur les chevaux testés. Ainsi, en confirmant que les chevaux pilotes de la présente étude réagissent de la même manière que les autres espèces testées avec l’immunothérapie dont l'homme, la dose minimale (10 μg) sera selectionnée pour réaliser une étude d’efficacité de terrain contrôlée et en aveugle sur un effectif de chevaux dont le nombre sera évalué statistiquement. Cependant, si une tendance vers une différence de production d’anticorps était observée entre les deux lots, la dose la plus efficace en termes de génération d'anticorps neutralisants devra être validée dans une étude dédiée.

Raffinement

Les chevaux seront hébergés dans leur environnement naturel (pature avec abris) et en groupe avec leurs congénères. Les actes pratiqués sont tous de classe légère, et pour limiter le stress lors des examens et prélèvements sanguins, ils seront toujours manipulés par 2. Les chevaux appartenant à l'établissement utilisateur, ils sont habitués au personnel soignant, à la manipulation et à la réalisation d’échographies. Par ailleurs, en cas de réaction inflammatoire au niveau des stites d’injection des vaccins entrainant une douleur ou une raideur de l’encolure, des anti-inflammatoires seront adminisrtés et du froid sera appliqué localement. Aucune nouvelle injection de vaccin ne sera réalisée sur le cheval.

Choix des espèces

Le vaccin que nous souhaiterions tester a été développé à des fins de traitement chez des chevaux arthrosiques. Après deux études pilotes réalisées dans d'autres espèces, nous souhaiterions tester l’immunogénicité de notre vaccin chez le cheval. Il est donc nécessaire pour ce projet d’avoir recours au cheval. En effet les résultats obtenus sur d’autres espèces ne pourraient être transposables directement à l’espèce cible, puisqu’il existe des spécificités d’espèce sur le système immunitaire. Il est donc nécessaire dans le cadre de cette étude de travailler avec l’espèce cible du produit à évaluer. Les chevaux utilisés sont des adultes (≥ 3 ans). Le traitement étudié étant destiné à être utilisé chez l’adulte il est préférable pour cette étude de choisir des animaux de l’âge cible. Par ailleurs, pour la facilité des manipulations il est souhaitable d’avoir des chevaux débourrés donc adultes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 96
Souffrances
▲ 96
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Devenir
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 96

Le rat est retenu parce que les autorités réglementaires réclament la même espèce pour les études de toxicité et d'efficacité, et parce que les deux modèles sont déjà validés dans la littérature. 96 rats vont être utilisés, anesthésiés profondément puis opérés sans jamais se réveiller. Chacun subit une chirurgie d'occlusion de la carotide ou un prélèvement sanguin d'une dizaine de minutes, réalisés une seule fois, pour mesurer si un peptide candidat retarde la formation du caillot. Tous sont tués à l'issue, l'enjeu affiché étant de répondre aux questions de l'agence du médicament et de faire accepter la molécule en étude clinique.

Objectifs

Ce projet a pour but d'évaluer l’effet d’un candidat médicament sur l’activité/activation des plaquettes.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus par notre candidat médicament sont une augmentation du temps nécessaire à une occlusion totale de l’artère et une diminution du pourcentage d’agrégation plaquettaire. La réalisation de ce projet d’expérimentation animale permettrait de répondre aux questions de l’agence de régulation du médicament et de permettre l’acceptation de notre candidat médicament en étude clinique

Procédures

Chaque animal sera anesthésié profondément avant la chirurgie ou le prélèvement sanguin. Dix minutes plus tard, une procédure chirurgicale sera pratiquée afin de pouvoir évaluer l’occlusion vasculaire ou réaliser un prélèvement sanguin. Ces étapes prendront chacune environ 10 minutes et seront réalisées une seule fois sur chaque animal

Impact sur les animaux

Les effets indésirables peuvent être un stress physique ou thermique de courte durée, et une douleur de courte durée à l’endroit de l'injection de l'anesthésique.

Devenir

A l'issue des procédures, les animaux seront euthanasiés.

Remplacement

Les autorités réglementaires demandent d’évaluer l’efficacité de notre candidat médicament dans un modèle d’occlusion vasculaire et d’agrégation plaquettaire chez le rat pour des raisons d’homogénéité des espèces entre les études de toxicité réglementaire et d’efficacité. Ces études ne peuvent être substituées.

Réduction

Nous avons déjà réalisé des expériences portant sur l’induction de thrombose carotidienne chez la souris ou étude d’activités plaquettaires de souris pour d’autres projets. Le nombre d’animaux utilisé dans cette procédure a été évalué en se basant sur des données statistiques permettant une interprétation fiable des résultats.

Raffinement

Une observation quotidienne des rats sera réalisée afin de garantir leur bien-être et détecter d’éventuels signes de douleur ou de stress. L’utilisation d’antidouleurs et d’anesthésiants permettra de prévenir et/ou traiter toute douleur éventuelle. Un soin sera apporté aux conditions d’hébergement permettant de limiter le stress (enrichissement du milieu de vie, respect de leur vie en groupe, surveillance quotidienne). Puis, au cours de l’anesthésie, les signes vitaux seront surveillés.

Choix des espèces

Les rats qui seront utilisés dans ce projet répondent à la demande des autorités règlementaires et les deux modèles d'études sont déjà validés dans la littérature pour cette espèce. Les autorités réglementaires demandent d’évaluer l’efficacité de notre candidat médicament dans un modèle de thrombose et d’agrégation plaquettaire chez le rat pour des raisons d’homogénéité des espèces entre les études de toxicité réglementaire et pharmacologie. Dans le but de se placer dans des conditions expérimentales les plus représentatives de la réalité, les rats seront utilisés à un stade adulte

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 1600
Rats : 1600
Lapins : 1600
Souffrances
▲ -
▲ 4800
▲ -
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Devenir
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 405
 4395

Pour installer dans l'établissement un modèle de décollement de la rétine, 1 600 lapins, 1 600 rats et 1 600 souris vont être utilisés dans des procédures classées d'un niveau de souffrance léger. Le décollement est provoqué par une injection sous la rétine, suivie d'examens oculaires hebdomadaires, d'instillations quotidiennes, d'injections dans l'œil une à deux fois par semaine et de prises de sang. Le porteur affirme que le décollement de rétine n'est pas douloureux chez l'être humain et transpose ce constat aux autres animaux, tout en indiquant que l'œil injecté subira une altération permanente de la vision. Les animaux qui suivent la procédure entière sont tués pour analyse des tissus, les autres, environ 10 %, sont gardés en vie et réutilisés dans une autre procédure.

Objectifs

La rétine est un tissu photo sensible nécessaire à la vision. Elle tapisse l’intérieur de l’œil, reçoit les informations lumineuses, les transforme en signaux nerveux et les transmet au cerveau. Certains troubles de la vision peuvent être dus à un décollement de rétine. Les causes du décollement rétinien peuvent être variées (myopie, opérations de la cataracte, diabète, tumeurs de l’œil, forte inflammation, vieillissement des structures de l’œil, un coup porté à l’œil, ou encore hérédité…). Le mécanisme impliqué est le plus souvent une accumulation de liquide sous la rétine, qui pénètre par des trous ou des déchirures de la rétine. Lors de ce décollement la rétine est séparée physiquement de son support, si cette séparation persiste les cellules de la rétine meurent, la zone décollée ne fonctionne plus. Sans traitement par l’ophtalmologiste le décollement s’étend, pouvant ainsi entrainer des lésions irréversibles de la rétine et même la cécité. L’objectif de ce projet est de mettre en place dans l’établissement utilisateur, un modèle de décollement rétinien chez les rongeurs et le lapin, afin de tester des traitements qui vont permettre la survie de la rétine.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de participer à la recherche de nouveaux traitements neuroprotecteurs de la rétine dans les cas de décollement rétiniens.

Procédures

Le déclenchement du modèle expérimental est dû à une injection sous rétinienne. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques (imagerie, observations au biomicroscope, électrorétinogramme) réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes et se produit une fois par semaine Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), par voie sous cutanée, intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces procédures ne durent que quelques secondes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois par jour. Les injections peuvent être quotidiennes pendant une durée d’une semaine. Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leur fréquence est limitée, une à deux fois par semaine. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt.

Impact sur les animaux

Les maladies neurodégénératives de la rétine et les décollements ne sont pas douloureux chez l'homme, et par transposition chez l’animal. Outre les nuisances dues aux manipulations de l'animal pour les observations, le stress dû aux contentions manuelles de l'animal pour les administrations de produits, les instillations ou la douleur éventuelle de la piqûre lors des injections de produits ou d'anesthésiant, la pathologie devrait entrainer une altération permanente de la vision sur l'œil ayant reçu l'injection. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une douleur légère et de courte durée notamment lors de l’anesthésie. Au cours de l’anesthésie jusqu’au réveil, une baisse de la température corporelle pouvant induire un stress est attendue. Elle sera minimisée par l’utilisation de tapis chauffant, de lampe chauffante ou d’armoire de réveil chauffée en fonction des espèces.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale, seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...). Les animaux n’ayant pas reçu la totalité de la procédure expérimentale (estimé à environ 10%) pourront être gardés en vie et réutilisés dans une autre procédure, après avis du vétérinaire si besoin.

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse ...) de physiologie différente et soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Compte tenu de la complexité de l’organe et en l’absence de modèle alternatif, le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques, chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin. Afin d’avoir une puissance aux tests au moins égale à 0,80, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. La possibilité d'induire les deux yeux sera étudiée pour limiter le nombre d'animal en étude si cela est compatible avec le mode de traitement. L'induction de la pathologie dans l'œil entraine une altération partielle et permanente de la vision, nous avons déjà expérimenté ce modèle dans notre laboratoire, il n'a pas été observé d'altération de comportement des animaux envers leurs congénères ou concernant la prise alimentaire. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés par deux au minimum en première intention, avec enrichissement à ronger et un abri pour les rongeurs plateforme pour les lapins. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.

Choix des espèces

Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dont les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Le choix de l’espèce se fera en fonction de la quantité et des caractéristiques des produits à administrer. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie. Les lapins inclus dans ce projet auront 8 à 15 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles et qui correspond à la maturité visuelle chez ces animaux.

Modèles chirurgicaux chez le rongeur

(NTS-FR-894124v1 – 19/04/2024)
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 3000
Rats : 7500
Cochons d'Inde : 1500
Hamsters dorés : 750
Hamsters de Chine : 750
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 5400
▲ 8100
Devenir
 -
 -
 -
 13500

Des rongeurs sont opérés pour qu'on leur induise une maladie de Parkinson, d'Alzheimer ou un trouble cardiaque, afin que des clients de l'industrie pharmaceutique y testent leurs substances et leurs dispositifs médicaux. 13 500 rongeurs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 7 500 rats, 3 000 souris, 1 500 cochons d'Inde et 1 500 hamsters, 8 100 d'entre eux dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Les opérations, d'une durée maximale de deux heures, consistent à déposer ou injecter une substance directement dans le cerveau ou dans le cœur, à poser un cathéter dans l'intestin grêle, ou à provoquer une insuffisance de la circulation sanguine dans le cœur. Le porteur écrit que les effets indésirables "ne dépassent pas deux semaines" et prévoit de tuer les animaux dont l'état ne s'améliore pas au-delà, l'établissement décrivant par ailleurs une prestation graduée pour ses clients, du développement du modèle à l'étude réglementaire.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de réaliser différentes chirurgies chez le rongeur pour induire une pathologie, comme des troubles neurologiques tels que Alzheimer ou Parkinson mais aussi différents troubles cardio-vasculaires, ou encore pour réaliser des administrations directes dans l’intestin sans passer par l’estomac. Le but est d’évaluer l’efficacité ou la toxicité de substances ou dispositifs médicaux pour l’industrie pharmaceutique.

Bénéfices attendus

Ce projet permet d’induire des pathologies par chirurgie afin de tester une substance ou un dispositif médical sur des modèles expérimentaux correspondants. In fine, le bénéfice attendu est de pouvoir développer et tester ces substances sur l’Homme.

Procédures

Tous les animaux sont anesthésiés et analgésiés avant le début de la chirurgie. Pour les modèles de chirurgie intracérébrales, les animaux subissent le dépôt d'une substance test au contact du cerveau ou une injection directement dans le cerveau. Pour le modèle de pose de cathéter intraduodénal, les animaux subissent la pose d'un cathéter dans la partie initiale de l'intestin grêle pour administrer en direct une substance test. Pour les modèles de chirurgies cardiaques, les animaux subissent le dépôt d'une substance test au contact du coeur, ou une injection dans le coeur, ou encore une insufissance de la circulation du sang dans le coeur. En fonction du projet, différents prélèvements sanguins peuvent être réalisés. A l'issue du projet, tous les animaux sont mis à mort pour des analyses vitro et ex-vivo. La durée maximale de tous les actes chirurgicaux énoncés est de 2h.

Impact sur les animaux

Les modèles d’injections intracérébrales peuvent générer de la douleur et potentiellement des troubles neurologiques à plus ou moins long terme. Le modèle d’administration intraduodénale peut générer de la douleur et potentiellement des troubles intestinaux à plus ou moins long terme. Les modèles de chirurgies cardiaques peuvent générer de la douleur et potentiellement des troubles cardiaques à plus ou moins long terme. Ces effets peuvent aboutir à une baisse d’activité ainsi qu’un changement de comportement (baisse de la prise alimentaire, agressivité, auto-mutilation,…). Ces effets sont limités dans le temps et ne dépassent pas deux semaines. Si les effets indésirables, provenant de la chirurgie ou du traitement, s’étendent au-delà de deux semaines sans aucun signe d’amélioration, alors les animaux seront mis à mort.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux sont mis à mort pour des analyses vitro et ex-vivo.

Remplacement

Le développement de produits pharmaceutiques ou de dispositifs médicaux nécessite de réaliser des expériences chez l’animal dans le cadre du développement non clinique, afin d’évaluer l’activité des produits dans un organisme complet et complexe : - Développement du modèle sur un petit nombre d’animaux, inférieur à 10 - Validation du modèle sur un plus grand nombre d’animaux - Etude pilote : application de la substance test sur un petit nombre d’animaux - Etude réglementaire : application de la substance test sur un nombre d’animaux permettant une analyse statistique représentative. Des tests in vitro sont réalisés au préalable par nos clients ou par notre installation. Il est nécessaire de recourir aux animaux afin de tester une substance dans un organisme complexe.

Réduction

Pour chaque protocole, le nombre d’animaux est réduit au minimum requis tout en permettant d’obtenir des résultats statistiquement fiables. Les analyses statistiques seront effectuées à l'aide d'un logiciel, comme décrit dans les procédures internes. La distribution des données sera vérifiée et les tests statistiques seront sélectionnés en fonction de la normalité des données. Afin de réduire le nombre d’animaux, des échantillons de sang, d’urine, de salive, de LCR (liquide céphalo-rachidien), de fécès ou des organes peuvent être prélévés pour des analyses à posteriori.

Raffinement

Pour les rongeurs, de l’enrichissement comme des batonnêts à ronger, des huttes/tunnels et du papier kraft sont ajoutés dans les cages. Les animaux sont hébergés en groupe sociaux compatibles. Pour la chirurgie, une anesthésie générale, adaptée en fonction des espèces, est réalisée. Une couverture analgésique adaptée est appliquée et évaluée en fonction des observations quotidiennes des animaux. En fonction du projet, le poids des animaux est enregistré deux fois par semaine jusqu’à la fin de l’expérience. Les animaux sont observés quotidiennement et un monitoring (observation du déplacement, posture, paralysie, comportement, respiration, aspect des yeux, de la peau, des poils, des muqueuses et des excrétions dans la cage) peut être mis en place. La perte de poids est évaluée en fonction du poids de départ de chaque animal ou du poids maximal de l’animal si celui-ci n'est pas adulte au début de l’étude. Selon les essais et besoins expérimentaux, une observation de la tolérance locale après chaque traitement peut être réalisée. Une observation accrue des animaux est réalisée 2 à 6 heures après les traitements. Des points limites adaptés sont mis en place.

Choix des espèces

Les rongeurs sont des mammifères de petite taille ayant un organisme similaire à l’Homme. Leur génotype est connu et ils sont faciles à héberger. En outre, de nombreux articles bibliographiques sont disponibles pour décrire les différents modèles. En fonction de la demande de nos clients (liée aux caractéristiques de la substance ou du dispositif testé) les animaux utilisés seront des adultes ou des jeunes adultes, car ils nécessitent un système immunitaire et des organes totalement développés et fonctionnels.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 150
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 150
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 150

Tous tués pour prélever leur sang, leur rate, leurs ganglions, leur moelle osseuse, leur foie, leurs intestins et leur thymus, 150 rats immunodéficients sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. À l'âge de deux à quatre jours, les ratons sont séparés de leur mère et irradiés quatre minutes, avec un risque qu'elle les rejette ensuite, puis reçoivent une injection de cellules humaines directement dans le foie. Trois prélèvements de sang derrière l'œil suivent, à douze, dix-huit et vingt-quatre semaines, en alternant œil droit et œil gauche. Le porteur présente ce rat "humanisé" comme une alternative aux souris humanisées, plus grande et plus proche de l'être humain, pour éprouver des médicaments agissant sur le système immunitaire.

Objectifs

A l'heure actuelle, l'étude de nouveaux médicaments permettant d'agir sur le système immunitaire ne peut pas être effectuer sans réaliser des expériences in vivo. Les résultats in vitro seuls ne peuvent présumés du potentiel réel et efficace d'une molécule. Afin de pouvoir répondre à ce type de problème, l'utilisation de modèle de souris dites "humanisés" (souris qui ne possèdent pas de système immunitaire propre mais on y trouve la présence de cellules humaines) permet de pallier la complexité de la réponse immunitaire. Suite à l'émergence de nouvelles procédures thérapeutiques, la mise à disposition d'un nouveau modèle d'animaux humanisés : le rat humanisé représentera une alternative intéressante aux souris humanisées. Principalement due à la taille du modèle, permettant de réaliser des modèles de greffes vasculaires mais également dû à la différence de pourcentage au niveau des cellules humaines. Ce projet expose donc la procédure utilisée afin de produire des rats dits humanisés à partir de rats immunodéficients (qui sont des animaux ne possédant pas de cellules au niveau du système immunitaire).

Bénéfices attendus

Sur le court terme, ce projet pourra montrer une meilleure compréhension du système immunitaire humain grâce à sa modélisation des rats humanisés immunodéficientes reconstitués avec un système immunitaire humain.

Procédures

Les différentes interventions sur les animaux sont : l'irradiation de ratons mâles et femelles âgés de 2 à 4 jours qui se déroule en seule fois et cela pendant 4 min, une seule injection intrahépatiques de cellules humaines sera effectuées sur des animaux anesthésiés (anesthésie rapide avec une durée de procédure n'éxcédant pas 5 min) ainsi que des prélèvements se déroulant à semaine 12, 18 et 24 post-injection d'une petite quantité de sang lors d'un prélèvement retro-orbitaire (10 min de procédure de l'endormissement au réveil).

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendues sont: le stress du à la séparation de la mère pouvant également induire un risque de rejet des petits par celle-ci, de la douleur pouvant être générés par les différentes procédures expérimentales ( l'injection intrahépatique, des prélèvements de sang ou de la contention des animaux ...). Les signes de souffrance éventuelle seront observés quotidiennement au cours de l'étude.

Devenir

A l'issue de cette procédure, les animaux seront euthanasiés pour permettre d'effectuer les différents prélèvements (sang, rate, ganglions, moelle osseuse, foie, intestins et thymus) ainsi qu’une analyse immunologique par cytométrie en flux.

Remplacement

Le développement de nouvelles thérapeutiques pour le traitement de maladies humaines nécessite une phase d'études pré-clinique réalisée chez l'animal. Ce modèle d'étude du mécanisme d'action d'anticorps et/ou médicaments chez le rat ayant un système immunitaire humain permettra de reproduire les mécanismes d'action susceptibles d'être mise en œuvre chez l'homme. Ces expérimentations in vivo sont les seules à pouvoir répondre à nos questions, le modèle des rats humanisées étant le seul à pouvoir juger dans des conditions physiologiques du rôle des molécules X et Y sur l'efficacité de la réponse immunitaire. Des résultats positifs in vitro seraient insuffisants pour être convaincu de la pertinence physiologique des observations et leur transposition à la clinique seraient freinés.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés pour ce projet a été déterminée de manière à pouvoir effectuer différents tests statistiques qui pourront permettre d'obtenir des résultats significatifs pour conclure sur le mécanisme d'action sur les T régulateurs.

Raffinement

Nous cherchons à raffiner au maximum nos protocoles pour limiter la souffrance. Les animaux seront surveillés quotidiennement par les animaliers et par les responsables des procédures. Au moment des injections du traitement, une application au préalable de Lidocaïne sous forme de gel sera effectuée comme analgésie . Afin de limiter au minimum l’impact de la séparation maternelle, celui-ci est réduit grâce à l'imprégnation des gants de l’expérimentateur et d’une boite de Petri (qui sera mise dans la cage d’irradiation) avec la sciure de la cage maternelle Les rats seront hébergés à plusieurs dans des cages dont la surface sera adaptée au nombre d'individu et disposeront en permanence d'enrichissement (igloo en PVC...). Lors du prélèvement de sang par des sinus rétro orbitaire (effectuée totes les 6 semaines avec alternance œil droit/gauche) sur des rats anesthésiés, l'utilisation de tétracaïne 1% en collyre permettra une anesthésie locale. Nous procédons à l’euthanasie des rats en cas d’atteinte des points de limite préétablis.

Choix des espèces

Le choix du rat repose essentiellement sur le fait que ces animaux présentent de plus fortes similitudes immunologiques et génétiques avec l'homme que la souris et que les études fonctionnelles seront plus faciles à réaliser. Il est également à prendre en compte que certains modèles de greffes vasculaires ou autres modèles (ex : implantation d'organoïdes humains) seront plus simples à effectuer chez le rat humanisé par rapport aux modèles de souris humanisés Nous utiliserons des ratons âgés de 2 à 4 jours afin de faciliter la reconstitution du système immunitaire par des cellules humaines.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Cochons : 612
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 612
▲ -
Devenir
 -
 612
 -
 -

Pour mesurer ce qui arrive réellement dans le sang quand un antibiotique est dilué dans l'eau de boisson, 612 porcelets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Répartis en trois groupes de 204, ils reçoivent de l'amoxicilline, de la tilmicosine ou de la tylosine pendant 72 heures, puis subissent jusqu'à quatre prises de sang sous contention, une par jour pendant quatre jours. Le porteur ramène les nuisances à la contention et à la ponction. Aucun animal n'est tué au titre du projet, les 612 porcelets étant rendus à la filière d'élevage pour y poursuivre ce que le porteur appelle leur cycle.

Objectifs

La diminution d'efficacité des antibiotiques, du fait des résistances bacteriennes qui se développent, oblige à mieux utiliser les antibiotiques, notamment en administrant des doses optimales, c'est à dire suffisantes pour permettre la guérison sans contribuer à une surconsommation abusive des antibiotiques en médecine vétérinaire. Pour ajuster les doses, il faut connaitre les concentrations qui arrivent sur le site infectieux après administration par voie orale (voie utilisée en élevage, notamment via l'eau de boisson) et donc réaliser des pharmacocinétiques. Au cours d'un précédent projet une étude réalisée en station expérimentale avait montré qu'une administration en continu d'amoxicilline dans l'eau de boisson conduisait à une sous exposition des animaux. Un des leviers d'action pour augmenter l'exposition des animaux à l'antibiotique pourrait être de distribuer la même dose journalière mais sur un temps restreint au moment des pics de consommation d'eau. Deux autres antibiotiques utilisés en post sevrage seront également évalués. Il s'agit de la tilmicosine et de la tylosine. Selon une étude sur les consommations en antibiotiques en élevage de porcs, ces trois antibiotiques (amoxicilline, tilmicosine et tylosine) sont les plus utilisés en post sevrage, ce qui explique notre choix de se porter sur ces trois molécules. Les données préliminaires sur les consommations d'eau obtenues lors d'un précédent projet et les données de la littérature suggèrent qu'il y aurait des pics de consommation d'eau en fin de matinée, début d'après midi et/ou en fin de journée/fin de nuit. Nous comparerons donc les concentrations plasmatiques en amoxicilline, tilmicosine et tylosine retrouvées chez les porcelets après une administration de ces antibiotiques en continu, sur plusieurs temps restreints 10h-16h ou 8h-17h ou 17h-8h. L'objectif de cette étude est de déterminer, en conditions d'élevage, les concentrations plasmatiques en amoxicilline, tilmicosine et tylosine, observables chez le porcelet en post sevrage lorsque l'antibiotique est administré via le circuit d'eau de boisson en continu ou sur un temps restreint.

Bénéfices attendus

Cette étude devrait permettre d'optimiser l'utilisation de traitements antibiotiques via l'eau de boisson et de mieux soigner les animaux malades pour lesquels une des trois molécules étudiées ici serait la solution thérapeutique de première intention.

Procédures

Le projet sera mené sur trois groupes de porcelets à des temps différents, chaque groupe comportant 204 porcelets, soient 612 sur la totalité du projet. Les trois groupes seront traités avec un antibiotique différent administré via l'eau de boisson toutes les 12h ou 24 h, pendant 72h, en fonction des recommandations données dans le RCP (Résumé des Caractéristiques du Produit) de chaque antibiotique. Pour les trois groupes, les 204 porcelets seront hébergés dans 12 cases comportant chacune 17 animaux. Dans toutes les cases, les consommations d'eau individuelles et par case de tous les animaux seront relevées quotidiennement par des compteurs d’eau connectés équipés de lecteur de boucles individuelles de chaque porc. La concentration en antibiotique dans l'eau de boisson sera mesurée au laboratoire suite à un prélèvement d’eau à l’abreuvoir. Des prélèvements sanguins seront réalisés sur tous les porcelets pour déterminer les concentrations plasmatiques en antibiotiques (au maximum 4 prises de sang par animal, 1 prise de sang par jour pendant 4 jours) car une grande variabilité interindividuelle est attendue compte-tenu du fait que les animaux n'ont pas tous le même poids, ne consomment pas tous les mêmes quantités d'eau au même moment, n'ont pas tous le même statut sanitaire, etc.

Impact sur les animaux

LLa contention et la prise de sang constituent une nuisance pour les animaux. La contention et les prises de sang seront réalisées par des personnes agueries au geste pour que leurs durée soit la plus courte possible.

Devenir

Les animaux sont tous gardés en vie à la fin des procédures et continueront leur cycle dans l'élevage.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer totalement l’utilisation des animaux dans ce projet. En effet, il n’est tout d’abord pas possible de déterminer par d’autres moyens les consommations d’eau des animaux dans des conditions d’élevage. De plus, le devenir d’un médicament dans un organisme (pharmacocinétique) n’est pas prévisible par des études in vitro compte-tenu de la complexité des mécanismes (absorption, métabolisme hépatique, diffusion tissulaire, élimination rénale,...).

Réduction

Pour chaque traitement antibiotique (3 au total) et périodicité de traitement, 51 porcs seront utilisés. A chaque temps de prélèvement nous prélèverons 24 ou 27 porcs car une grande variabilité interindividuelle est attendue compte-tenu du fait que les animaux n'ont pas tous le même poids, ne consomment pas tous les mêmes quantités d'eau au même moment, n'ont pas tous le même statut sanitaire, etc. Des expérimentations menées précedemment en atelier porcin et en engraissement ovin ont montré que ce nombre d'animaux était suffisant mais nécessaire pour bien caractériser la variabilité interindividuelle des concentrations plasmatiques liée à la variabilité de comportement d'abreuvement des animaux.

Raffinement

Les animaux seront hébergés selon des conditions délevage de production classique, afin de rester proche des conditions d’élevage. Cependant, pour éviter tout stress ou douleur à l'animal, la contention des animaux ainsi que les prélèvements seront réalisés par du personnel formé plus particulièrement à la manipulation des porcelets et habitués à la manipulation d'animaux d'élevage (moins d'habituation possible aux manipulations répétées que pour les animaux d'expérimentation). Les animaux ne seront jamais isolés pour éviter tout stress de séparation du groupe.

Choix des espèces

L'objectif du projet est de déterminer les concentrations plasmatiques en antibiotiques atteintes chez le porc après un traitement via l'eau de boisson ainsi que la variabilité interindividuelle existante en terme de consommation d'eau et donc en terme de concentrations plasmatiques en antibiotiques. Pour cela, il est nécessaire d'avoir recours à des animaux dans des conditions d'élevage classiques. Les animaux utilisés seront en post sevrage, période à laquelle les traitements antibiotiques étudiés sont habituellement utilisés en élevage. L'étude sera réalisée 2 à 3 semaines après le sevrage sur des porcs de 15-22 kg.

Evaluation de prothèses vasculaires chez le rat

(NTS-FR-397554v1 – 15/04/2024)
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 27
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 27
Devenir
 -
 -
 -
 27

Les rats dont le pontage se bouche sont tués dès le premier ou le septième jour, les autres au quatorzième. 27 rats vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, tous tués pour prélever la prothèse et l'analyser. Chacun subit une chirurgie abdominale de quarante à soixante minutes au cours de laquelle un segment de son aorte est remplacé par une prothèse synthétique, avec un risque de paralysie des pattes arrière si la circulation reste interrompue trop longtemps. Le porteur présente l'essai comme une preuve de concept pour la "chirurgie en situation de catastrophe", préalable à une étude de confirmation sur "gros animal".

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires, notamment les pathologies touchant les vaisseaux sanguins, demeurent encore aujourd’hui un problème majeur de santé publique. Malgré le développement de nouvelles techniques chirurgicales et peu invasives, la réparation des artères pose encore problème. Il existe une importante demande clinique en nouvelles prothèses vasculaires synthétiques et durables. Les prothèses synthétiques sont performantes pour la réparation des artères de moyen et gros diamètres, mais donnent des résultats médiocres lorsqu'il s'agit de réparer des artères de petit diamètre (< 6 mm). L’objectif de cette étude est d'évaluer des biomatériaux comme prothèses vasculaires pour le remplacement de vaisseaux malades ou blessés de petit diamètre. La prothèse vasculaire doit supporter la chirurgie ainsi que la pression du sang qui s’exerce sur la paroi. Les propriétés mécaniques de la prothèse doivent être proches de celles du vaisseau receveur afin de limiter les perturbations dues à la circulation du sang. Nous souhaitons déterminer le devenir de ces prothèses dans un modèle de remplacement vasculaire chez le rat, au cours du temps : vérifier l’intégration, la dégradation et la colonisation par les cellules du receveur. L’intervention sur des rats sera réalisée sous anesthésie. Un segment de l'aorte sera alors remplacé par une prothèse vasculaire. Nous allons suivre la circulation du sang dans les prothèses (vérifier que les prothèses ne sont pas bouchées) à 1 jour, 7 jours et 14 jours après implantation, par imagerie.

Bénéfices attendus

Ce projet doit permettre de montrer que l’utilisation qu’une de nos formulations de substitut vasculaire est acceptable en termes de circulation du sang sur 14 jours, en regard des solutions actuelles insatisfaisantes, en particulier pour la chirurgie en situation de catastrophe. Cette preuve de concept sera un préalable à une étude de confirmation sur gros animal.

Procédures

Sur 6 rats de chaque groupe testé (soit 27 rats en tout pour 4 formulations testées), une chirurgie abdominale sera réalisée. Le temps de chirurgie est estimé à 40-60 min par animal. A cela, ajoutera le temps d’anesthésie et de réveil de l’animal (variable selon les individus). Les rats seront l’objet de 4 injections en tout de buprénorphine : pré/post op (J0 et J1) et euthanasie, par un geste de quelques secondes réalisé par un technicien compétent. Un suivi par imagerie de la circulation du sang sera réalisé à J1, J7 et J14: cet examen n'est pas douloureux en soi et dure 40 à 60 minutes.

Impact sur les animaux

L’expérimentation implique la réalisation d’une chirurgie abdominale et l’exposition de l’aorte. Les conséquences de la chirurgie peuvent être une paralysie des pattes arrière si l’arrêt de ma circulation sanguine est prolongé.

Devenir

Les rats seront euthanasiés après 14 jours d’implantation, ou plus tôt à J1 ou J7 si au moment du contrôle par imagerie, le pontage s’avère bouché. Les pontages seront prélevés pour analyse histologique

Remplacement

Devant la complexité de la formation des bouchons sanguins, l'évaluation de la circulation du sang dans les prothèses ne peut s’apprécier que sur modèle animal. Actuellement aucun autre modèle ne peut simuler cet évènement.

Réduction

Le nombre minimum d’animaux à utiliser a été déterminer d’après un test statistique prenant en compte la variabilité biologique entre individus et les risques dus à la chirurgie. Un nombre de 6 animaux par groupe est nécessaire pour assurer des résultats statistiquement pertinents. Ne seront implantées que les prothèses qui répondent aux bonnes propriétés mécaniques (supporter une pression, résister à la suture ...) après des tests en laboratoire. Au total, 27 prothèses seront implantées (soit 1 par animal).

Raffinement

Les rats seront hébergés dans une animalerie conventionnée, avec eau et alimentation ad libitum, dans des conditions de température et d’hygrométrie contrôlées, avec un cycle jour/nuit de 12h. Les animaux seront hébergés en cage collective, dans un milieu enrichi avec des maisonnettes, de la paille, du coton et des bois à ronger. Différents enrichissements seront proposés en alternance pour introduire de la nouveauté. L’acquisition des images n’étant pas douloureuse, l’animal est maintenu sous anesthésie gazeuse légère uniquement pour limiter ses mouvements et son stress. Après l'intervention chirurgicale, les animaux sont surveillés jusqu’à la phase de réveil puis tous les jours par du personnel bien formé. Une injection sous cutanée d'un analgésique sera réalisée pour réduire la douleur. Une grille d’évaluation de la douleur (points limites sont stricts, adaptés et précoces), tout au long de l'étude, a été mise en place et si l’animal atteint un certain score, il recevra une injection sous cutanée d'un analgésique, au-delà, l’animal sera euthanasié.

Choix des espèces

L'objectif de ce projet est de tester de nouvelles prothèses vasculaire pour le remplacement vasculaire. Les prothèses sont de petit calibre inférieur à 6mm de diamètre, ce qui correspond à la taille de l'aorte abdominale chez le rat Wistar adulte (1.5-2mm de diamètre). Les animaux seront des rats Wistar adulte (au moins 400 gr) afin d’avoir des animaux de bonne taille et poids pour le remplacement vasculaire.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chats : 100
Chiens : 100
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 200
▲ -
Devenir
 -
 -
 200
 -

100 chats et 100 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous réutilisés à l'issue. Ils reçoivent le produit testé jusqu'à trois fois par semaine, par voie orale, injectable, nasale ou cutanée, subissent un suivi clinique hebdomadaire avec prise de température rectale et peuvent faire l'objet de quatre prélèvements sanguins dans une même journée, soit douze par semaine. Les effets attendus chez eux comprennent sédation, apathie, vomissements et diarrhée, pour un produit dont la fonction déclarée est de calmer l'animal pendant le trajet jusqu'à la clinique vétérinaire. Le porteur affirme que ces essais ont un caractère de "stricte nécessité" parce que la réglementation impose de les conduire sur l'espèce de destination du produit, et qu'ils alimenteront le dossier d'autorisation de mise sur le marché.

Objectifs

Dans le cadre de la mise au point de nouvelles formulations à usage vétérinaire, le présent projet vise à mener des études d'efficacité conformément aux exigences réglementaires énoncées dans le Règlement (UE) 2019/6 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre. Ces études sont essentielles pour caractériser l'activité ou les effets pharmacologiques attendus des produits vétérinaires et pour définir la posologie efficace. L'objectif principal de ce projet est de déterminer l'efficacité de produits apaisants sur des animaux sains. Pour ce faire, nous réaliserons des études de dose détermination et de dose confirmation. Ces études permettront de déterminer la quantité optimale du produit nécessaire pour obtenir les effets pharmacologiques désirés, tout en assurant la sécurité et le bien-être des animaux participants. Il est important de souligner que seules les études sur des animaux sains seront abordées dans le cadre de cette demande d'autorisation de projet. Cette approche garantit une évaluation précise de l'efficacité des produits vétérinaires sans interférences liées à des conditions médicales préexistantes chez les animaux. En résumé, le projet vise à répondre aux exigences réglementaires en matière d'évaluation de l'efficacité des produits vétérinaires tout en respectant les normes éthiques et en assurant le bien-être des animaux participants. Les résultats obtenus contribueront à la mise sur le marché de nouvelles formulations vétérinaires efficaces et sécuritaires, bénéficiant ainsi à la santé et au bien-être des animaux.

Bénéfices attendus

Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits pharmaceutiques sûrs et efficaces auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les exigences réglementaires pour la mise sur le marché de ces produits. Dans le cadre du développement de nouveaux produits ou amélioration de produits existants sur le marché, les bénéfices envisagés de cette procédure seront: - la meilleure connaissance et compréhension du fonctionnement de ces produits (dose, voie d’administration, adjuvants/excipients, innocuité, efficacité, mécanisme d’action) et - d’améliorer les conditions de transport de l’animal entre son lieu de vie et la clinique vétérinaire et - la réalisation des études nécessaires à la constitution du dossier d'autorisation de mise sur le marché (AMM).

Procédures

La durée maximale d'une étude avec un seul principe actif donné sera de 6 mois, en fonction de la durée de traitement et/ou de son efficacité. En fonction du produit testé, les animaux seront soumis à différentes interventions nécessaires à la bonne évaluation de son efficacité, selon les réglementations en vigueur. L’ensemble des interventions possibles, et variables selon le produit évalué, sont les suivantes : - Des administrations de produits pour toutes les voies avec un maximum de trois administrations par semaine et des périodes de washout (minimum 24h) entre chaque administration : durée environ 5 minutes entre 2 chiens et ou 2 chats Les voies d’administration peuvent être orale (ou per os), parentérale (entre autres sous-cutanée, intramusculaire, ou intraveineuse), nasale, topique (par exemple spot-on, pour-on, collier, patch) - Suivi clinique régulier a minima 1 par semaine et si nécessaire de façon plus rapproché, associé ou non à une prise de température rectale et une pesée, permettant de surveiller et d’évaluer l’état de santé des animaux, - Prélèvements de Sang : - chiens chats : 2 minutes par prélèvement, maximum 4 prélèvements sur une journée si les animaux sont coopératifs (soit maximum de 12 prélèvements de sang par semaine avec 24h heures de récupération entre chaque série de prélèvement)

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir une douleur transitoire aux sites d’injection lors de l’administration du produit testé, d’anesthésique ou de médication, liée à l’introduction d’une aiguille. Suite à l’administration du produit testé, les animaux pourront présenter des signes cliniques liés à l’action de la molécule testée tels que sédation, apathie, diminution de l’activité, des signes digestifs (vomissement, diarrhée) qualifiés d’effets indésirables. Ces nuisances pourront être répétées car plusieurs administrations pourront être réalisées selon la posologie envisagée. Le suivi de la température par voie rectale pourra causer de l’inconfort temporaire. Enfin, lors du suivi régulier des animaux, les nuisances envisagées seront fonction du type de prélèvements réalisés telle qu’une douleur transitoire liée à l’introduction de l’aiguille (ex : prise de sang), le cas échéant.

Devenir

l'ensemble des animaux seront réutilisés

Remplacement

La recherche bibliographique et l’usage de méthodes alternatives in vitro seront considérés afin de limiter autant que possible la réalisation d’études sur animaux. Néanmoins cette procédure a un caractère de stricte nécessité : elle ne peut pas, pour le moment, être remplacée par des méthodes alternatives car elle répond à l’obligation réglementaire ou scientifique d’être conduite sur l’espèce de destination du produit.

Réduction

Le nombre d’animaux en étude sera défini par les lignes directrices en vigueur (textes réglementaires pour les études pivot), ou justifié par des tests statistiques : le nombre maximum d’animaux par groupe sera calculé par le biostatisticien en fonction du design de l’étude, des données préliminaires d’efficacité issues de tests ou de la littérature, de la variabilité du critère de jugement, de la différence minimale qu’il est cliniquement intéressant de mettre en évidence entre les groupes, de la puissance (en général 1- beta 80%) et du risque alpha (5% en situation bilatérale et 2.5% en situation unilatérale) conformément à la procédure interne «Détermination du nombre de sujets nécessaires». Dans tous les cas, le nombre maximal d’animaux par groupe sera de 15 animaux.

Raffinement

Les mesures de raffinement utilisées sont : - Une période d’acclimatation adaptée aux conditions de l’étude - Habituation des chats aux prélèvements de sang sur animaux vigiles. - socialisation des carnivores domestiques à l’aide d’une période de jeu dans une pièce dédiée par du personnel qualifié. - Enrichissement des box afin d’améliorer le confort des animaux (musique, jouets adaptés...). - renforcement positif (récompenses ou caresses) - Observation quotidienne des animaux avec examen/suivi clinique - Mise en place de points limites adaptés et précisément définis qui pourront être réévalués en fonction des observations recueillies.

Choix des espèces

De façon réglementaire, les essais d’efficacité doivent être menés sur la ou les espèces cibles (chat et chien). L’objectif de l’utilisation du produit est de faciliter le transport de l'animal quelque soit son âge jusqu’au vétérinaire. De ce fait, tous les âges, à partir d’un animal sevré, pourront être envisagés

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Gerbilles de Mongolie : 14
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 14
Devenir
 -
 -
 -
 14

Inoculées d'un millilitre de leptospires dans l'abdomen, sept gerbilles de Mongolie développent une infection qui tue l'animal en cinq jours environ, et sept autres subiront la même chose si la première série échoue. Ces quatorze gerbilles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue, dès l'apparition des signes que le porteur décrit comme prédictifs de la mort, perte de plus de cinq grammes en deux jours, apathie, poil piqué, yeux mi-clos. Aucun groupe témoin n'est prévu. Le porteur indique devoir revalider le modèle gerbille après un déménagement d'animalerie pour que la fabrication du vaccin humain contre la leptospirose ne prenne pas de retard, ce projet revalidant un test de contrôle qualité dans de nouveaux locaux.

Objectifs

Dans le cadre d'un démenagement d'animalerie et de locaux en mars 2024, l'objectfif est de valider le modèle gerbille infecté par l'inoculum Leptospira interrogans serogroup icterohaemorrhagiae serovar copenhageni. En effet, dans le cadre du test d'un vaccin contre la Leptospirose, un test in vivo avec des animaux infectés par la leptospirose est nécessaire. Le vaccins étant le seul vaccin humain existant, il est soumis à une certaine contrainte d'approvisionnement et ne peut donc pas prendre de retard dans sa fabrication. Ainsi, il est nécessaire de mener une étude dans nos nouveaux locaux afin de valider le modèle gerbille et pouvoir continuer de réaliser les prochaines études de libération de lot dans les temps.

Bénéfices attendus

Ce projet permet de valider le modèle gerbille inoculé par la souche Leptospira interrogans serogroup icterohaemorrhagiae serovar copenhageni dans notre nouvelle animalerie. Ce modèle sera ensuite utilisé pour réaliser des tests de lots ou de stabilité vaccinal.

Procédures

Les animaux ne seront soumis qu'à l'incoluation par la Leptospirose, par une injection intraperitonéale d'1mL. Les animaux seront vigiles, la contention ne dure pas plus d'une minute.

Impact sur les animaux

Les animaux seront maintenu environ une minute pour réaliser l'inoculation par injection intrapéritonéale par la leptorspirose. Les animaux seront inoculés par la souche Leptospira interrogans serogroup icterohaemorrhagiae serovar copenhageni qui provoque habituellement la mort de l’animal en environ 5 jours. Des euthanasies anticipées seront réalisées pour éviter toute souffrance de l’animal. Les signes cliniques et points limites attendus sont : une perte de poids de plus de 5g en 48h , un animal apathique et/ou recroquevillé sur lui-même avec un poil piqué et / ou des yeux mi-clos.

Devenir

Le but d'un test de virulence est d'observer la mortalité et la morbitié des animaux. Aussi, pour des raisons de biosécurité, les animaux infecté par la leptospire ne pourront pas être réutilisé ou replacer. Ils devront être euthanasiés en fin de procédure. Un premier groupe de 7 animaux sera utilisé afin de tester la virulence. Si cette première procédure fonctionne, les 7 autres animaux prévus à ce projet ne seront pas commandés à notre fournisseur et ne seront donc pas utilisés. Sinon, un nouveau test de virulence devra être reconduit après avoir pris toutes les dispositions possibles pour que celui-ci fonctionne, avec 7 nouveaux animaux.

Remplacement

Afin de valider les tests in vivo décrit dans l'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) du vaccin contre la leptospirose, nous devons valider le modèle gerbille qui sera utilisé pour ces même tests. Nous ne pouvons donc pas encore remplacer l’animal sur ce projet.

Réduction

Un maximum de 14 animaux sera utilisé. Un premier projet comportera un lot de 7 animaux, correspondant au nombre d’animaux utilisés pour tester un lot vaccinal. Si ce premier projet n’est pas validé, de nouveaux tests seront réalisés après avoir analysé les causes de l’échec et mis en place les changements nécessaires pour que le test fonctionne. Nous n’utiliserons pas de groupe témoin lors de ce projet

Raffinement

Avant l’arrivée des animaux, une analyse 5M sera réalisée afin d’analyser tous les changements qui auront lieu avec le changement de locaux. Cela permettra d’identifier les points critiques et mettre en place les nouvelles procédures pour que tout se déroule au mieux. Ceci permettra de minimiser les risques de devoir réaliser une deuxième étude en cas d’échec. Aussi, des points limites bien défini permettrons de mettre à mort les animaux le plus rapidement possible dès les premiers signes cliniques. Les animaux seront hébergés en groupe dans une cage avec litière. Du matériel de nidification et du matériel à ronger sera mis à leur disposition quotidiennement. Des points limites prédictifs de la mort de l'animal sont mis en place : une perte de poids de plus de 5g en 48h , un animal apathique et/ou recroquevillé sur lui-même avec un poil piqué et / ou des yeux mi-clos. Les animaux seront euthanasié en cas d'atteinte d'un ou plusieurs points limites. Avant toute euthanasie, les animaux seront anesthesiés.

Choix des espèces

La gerbille est une des espèces rongeuses sensible à la bactérie Leptospirosa interrogans au point de reproduire les signes cliniques aboutissant à la mort comme cela est parfois observé chez l’homme. De plus, le vaccin contre cette bactérie est immunogène dans cette espèce. Les animaux seront agées entre 11 et 15 semaines, correspondant à l'âge ou les animaux sont inoculés lors des tests d'efficacités vaccinal. Ce seront donc des animaux adultes.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chiens : 50
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ -
▲ 30
Devenir
 -
 -
 -
 50

50 chiens vont être vaccinés contre la rage puis inoculés avec le virus, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à sévère, tous tués à l'issue. Une partie développera la maladie: troubles sensitifs, cri rabique, hypersalivation, difficultés de déglutition, comportement furieux, parésie, paralysie, agonie. L'épreuve impose 90 jours en cage individuelle et le porteur indique qu'aucun chien ne sera replacé ni adopté, pour cause de biosécurité. Il qualifie le recours au chien d'"indispensable" sur le plan réglementaire et renvoie l'effectif aux textes, l'épreuve servant à démontrer qu'une seule injection protège au moins trois ans.

Objectifs

Le projet a pour but de d’évaluer, par épreuve, l’efficacité contre la rage d’un médicament destiné au chien. Cette procédure expérimentale répond à une exigence règlementaire (cf monographie 0451 de la Pharmacopée Européenne). Afin d’atteindre ce premier objectif, une étape préliminaire consiste à valider le modèle d’épreuve (test de souches…). Cette exigence s’inscrit dans un objectif scientifique visant à réduire le risque zoonotique de la pathologie en démontrant une efficacité après seulement une administration vaccinale avec une efficacité prolongée (d’au moins 3 ans). Ceci permettrait ainsi, dans les pays endémiques, de favoriser une couverture vaccinale de la faune sauvage ou errante plus robuste, entrainant ainsi la réduction de la propagation de la maladie et une meilleure protection (via une plus longue couverture vaccinale).

Bénéfices attendus

Les bénéfices visent à réduire le risque zoonotique de la pathologie en démontrant une efficacité après seulement une administration vaccinale avec une efficacité prolongée (d’au moins 3 ans). Ceci permettrait ainsi une couverture vaccinale de la faune sauvage ou errante plus robuste entrainant la réduction de la propagation de la maladie et une meilleure protection (via une plus longue couverture vaccinale).

Procédures

Durant la phase d’immunisation les animaux reçoivent 1 dose de vaccin, acte inférieur à 1 minute, elle s’effectue sur animal vigile. L’administration de l’agent pathogène s’effectue sous anesthésie légère (inférieure à 30 minutes). Des prélèvements sanguins s’effectuent de manière hebdomadaire les 2 premiers mois de la phase d'immunisation puis tous les trimestres ou semestres. Ces actes techniques sont inférieurs à 1 minute et s'effectuent sur animal vigile. Lors de la phase d'épreuve, 2 prélèvements sont effectués au démarrage de l'étude et en fin d'étude. Le prélèvement terminal de fin d'étude s'effectue obligatoirement sur animal anesthésié afin de garantir la sûreté des opérateurs. Ces actes techniques sont inférieurs à 1 minute.

Impact sur les animaux

Le développement de la maladie chez l’animal peut donner lieu à des signes cliniques provoquant changement du comportement, trouble sensitif, cri rabique, difficulté de déglutition, hyper salivation, perte d'appétit, comportement furieux, parésie, paralysie, agonie. Des points limites spécifiques à la pathologie sont appliqués. Par ailleurs l’administration du médicament, du pathogène et les prélèvements peuvent générer du stress et une gêne. Pour limiter les contraintes induites par ces actes, les procédures sont réalisées par des opérateurs hautement qualifiés. La pharmacopée requiert une épreuve de 90 jours : afin d'éviter les risques liés à la maladie et aux cross contaminations celle-ci s'effectuera en cage individuelle.

Devenir

Les raisons conduisant à une euthansasie des animaux en fin d’étude sont les suivantes : - S’agissant d’une maladie infectieuse, un certain nombre d’animaux va développer la maladie et atteindre des points limites - Pour des raisons de biosécurité (circulation des agents infectieux, risque de cross contamination) aucun animal ne sera replacé ou adopté.

Remplacement

Le recours à l’espèce cible est à l’heure actuelle indispensable d’un point de vue réglementaire.

Réduction

Pour les études réglementaires, le nombre d’animaux est fixé par les textes.

Raffinement

Une période d’acclimatation systématique est prévue dans le but de limiter le stress des animaux et stabiliser leur état physiologique. Avant le démarrage de l’étude, la durée optimale est de 7 jours. Un examen biquotiden sera réalisé dès l’apparition des signes cliniques typiques de la rage. Des points limites spécifiques à la pathologie ont été définis afin de limiter le plus précocement possible la douleur des animaux. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Une anesthésie et une analgésie peuvent être réalisées lors de certains actes si nécessaire. Une anesthésie légère par voie intraveineuse est prévue pour permettre l’administration de la suspension d’épreuve. Une observation par l’opérateur est réalisée jusqu’au réveil de l’animal. Pendant la phase vaccinale, les chiens sont hébergés en groupe, dans des box à température et atmosphère contrôlées. Afin de développer leur activité physique, fonction cognitive et d’exprimer leur comportement naturel, les chiens ont à leur disposition des méthodes d’enrichissement (jouets, changés de manière hebdomadaire, paniers et/ou bancs de couchage, sortie de cage pour changer d’environnement et d’être au contact d’autres personnes quand le statut le leur permet). Un accès ponctuel à l’extérieur sera possible pendant la phase vaccinale. Pendant la durée de la phase d’épreuve, pour des raisons de biosécurité (cross-contamination, risque zoonotique pour les opérateurs) les animaux seront hébergés en cage individuelle pendant 90 jours avec un contact visuel, auditif et olfactif avec leurs congénères et les techniciens. Ces cages seront placées dans des boxs où la température et l’atmosphère sont contrôlées. Des méthodes d’enrichissements seront également mises à disposition des animaux (jouets jetables, sabot de veau, paniers…). La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie des animaux.

Choix des espèces

L’évaluation sur espèce cible (chien) est une exigence règlementaire et le modèle optimal pour réaliser les études à ce stade de connaissance. La vaccination d'intérêt pour l'objectif scientifique de ce projet est de 15 semaines. Toutefois, pour que les animaux puissent bénéficier des accès en extérieur pendant la phase d'immunisation de 3 ans, la vaccination prophylactique s'effectue à 7 semaines d'âge.