Autres tests de tolérance et d’efficacité

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  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 42
Souffrances
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Devenir
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 42

42 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur crée une plaie cutanée qu'on infecte par des bactéries avant de poser un pansement au chitosane, avec un suivi par imagerie sous anesthésie pendant cinq à quatorze jours. Le porteur indique que l'infection peut provoquer des démangeaisons au niveau de la plaie. Il présente l'étude comme une preuve de concept préalable à des tests sur "gros animal" puis à un essai clinique humain.

Objectifs

Les infections de plaies traumatiques et chirurgicales sont un problème majeur dans le domaine médical. L’émergence de bactéries multi-résistantes aux antibiotiques est un phénomène inquiétant. La notion de «bon usage » des antibiotiques doit être élargie à la notion de « moindre usage ». Dès lors, il existe un besoin croissant d’utilisation de produits antimicrobiens topiques (application directement sur le site d'infection) pouvant être appliqués sur des plaies potentiellement infectées. Le chitosane est utilisé pour de nombreuses applications médicales et pharmaceutiques. Les préparations de chitosane ont beaucoup attiré l’attention en raison de leurs propriétés biologiques potentiellement bénéfiques. Ces propriétés incluent notamment l'hémostase (la coagulation), l'activité antimicrobienne et la stimulation de la guérison. L'activité antimicrobienne à large spectre du chitosane a suggéré qu'il pourrait être utilisé comme pansement pour plaie.

Bénéfices attendus

Ce projet doit permettre de montrer qu’un pansement guérit une plaie cutanée infectée sans traitement antibiotique : c’est une alternative à la thérapie actuelle, lourde et source de résistance aux antibiotiques. Cette preuve de concept sera un préalable à une étude de confirmation sur gros animal et ensuite un essai clinique chez des patients humains.

Procédures

Les souris subiront une intervention chirurgicale sur la peau (création de la plaie + traitement, 30 minutes en tout) puis seront suivies 5 jours (18 souris, 5 suivis) ou jusqu'à 14 jours (24 souris, 8 suivis) par imagerie PhotoImageur. Chaque procédure PhotonImageur dure 5 minutes (les souris seront anesthésiées).

Impact sur les animaux

L’expérimentation implique l'anesthésie, la réalisation de la plaie, l’inoculation des bactéries, la pose du pansement avec une suture, puis la réalisation d’imagerie. L’infection provoquée pourra provoquer des démangeaisons au niveau de la plaie cutanée.

Devenir

Suite à l’euthanasie, la plaie sera observée : - Signes inflammatoires locaux - Présence d’abcès - Taille de la plaie. Une analyse bactériologique et histologique sera réalisée sur chaque plaie avec les tissus adjacents.

Remplacement

En raison des interactions complexes entre l'hôte et l'agent pathogène, les systèmes in vitro ne peuvent pas reproduire fidèlement les conditions d'infection et de guérison des tissus. Il est donc nécessaire de disposer de modèles animaux qui reflètent l'infection des tissus pour évaluer les stratégies d'ingénierie tissulaire.

Réduction

Un suivi par photonimagerie diminue le nombre de souris nécessaires à l’étude en permettant un suivi bactérien longitudinal et en évitant les sacrifices aux temps intermédiaires. L’étude sera réalisée sur 6 souris par groupe et les résultats seront analysés avec les tests statistiques adaptés.

Raffinement

- Un personnel qualifié sera mobilisé autour des animaux avant, après et pendant les interventions. Le chirurgien est chevronné. - Les conditions expérimentales ne provoquent pas de contraintes pouvant affecter le bien-être des animaux : pas de diminution de l’enrichissement ni de la socialisation, accès normal à l’eau et à l’aliment et respect des comportements normaux. L’hébergement est réalisé en cages ventilées individuellement. Elles sont stérilisées par autoclavage. L’enrichissement est adapté. - Des protocoles précis de prémédications, d’analgésie, d’anesthésie et de mise à mort sont mis en place. - Plusieurs points limites éthiques généraux et spécifiques seront suivis tout au long du projet afin d’éviter toute souffrance animale.

Choix des espèces

Les résultats de cette étude préclinique serviront pour la prise en charge de plaies infectées avec la mise en place d’un nouveau pansement. Cette étude ne peut en effet être réalisée directement chez le patient mais détient un potentiel translationnel car elle est réalisée chez le mammifère. La souris est un modèle couramment utilisé dans les études sur la cicatrisation de la peau et l’effet de différentes modalités de traitement. La région dorsale sera utilisée pour l’évaluation des pansements pour la réduction des possibilités de grattade par la souris et la facilité d’évaluation quotidienne. L’utilisation des souris permet de répondre à un certain nombre de questions et d’être prédictif des résultats chez l’homme car il tient compte de la biologie tissulaire. En effet, le modèle animal cherche à répliquer l’environnement biologique et la réponse biologique face aux bactéries. Les souris seront âgées de 7 semaines et pèseront environ 20-25gr. Des souris âgées de plus de 6 semaines sont choisies afin qu'elles aient atteint une taille adulte pour diminuer les risques anesthésiques et pour faciliter l'intervention chirurgicale. Toutes les souris auront le même âge pour une meilleur comparaison des résultats mais également pour que la taille de la plaie soit proportionnelle à la taille de la souris.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Bovins : 2
Souffrances
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▲ 2
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Devenir
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 2
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Deux veaux vont être utilisés, gardés en vie à l'issue, dans une procédure impliquant un niveau de souffrance léger. Le projet pose sur l'animal vigile une pompe en élastomère reliée à un cathéter jugulaire maintenu par deux points cutanés, pour administrer un véhicule en continu pendant dix jours et valider le dispositif. Les veaux restent isolés pendant ces dix jours. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de recourir à l'animal dans son ensemble pour évaluer le dispositif en conditions réelles, en vue d'un projet futur.

Objectifs

Ce projet a pour but de déterminer la faisabilité d'une administration intraveineuse continue pendant 10 jours en utilisant une pompe en élastomère chez le veau.

Bénéfices attendus

Ce projet est nécessaire pour pouvoir valider la technique d'administration intraveineuse en continue pendant 10 jours. Ce système de perfusion placé sur l'animal evite qu'il ne soit entravé pendant les 10 jours Cette technique de perfusion sera utilisée dans le cadre d'un projet futur.

Procédures

Ce projet consiste à placer une pompe en élastomère sur l'animal. Le placement de la pompe se fera sur animal vigile et sera non invasif. Cette pompe permettra d'administrer à l'animal du véhicule pendant 10 jours au rythme de 20 mL/jour/animal. Le temps estimé pour le placement de la pompe est d'environ 20 - 30 minutes. 100 mL de véhicule seront administrés sur 5 jours ( volume maximal pour la pompe). Au bout des 5 jours, la pompe sera rechargée ou changée pour administrer les 100 mL suivants sur les cinq autres jours. Temps estimé pour recharger/ changer la pompe: 10 minutes environ. L'acces veineux se fera par la pose d'un catheter jugulaire, celui sera maintenu en place par deux points cutanés. Temps de pose par animal: une 10 ene de minutes environ

Impact sur les animaux

Isolement des animaux pendant 10 jours. Légère douleur de courte durée lors de la ponction de la veine jugulaire pour introduire le cathéter et lors de la suture du cathéter, pas de nuisances attendues lors du changement de pompe ou de sa recharge.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure

Remplacement

Pour la réalisation de ce projet il est indispensable de recourir à l'animal dans son ensemble pour pouvoir évaluer du bon fonctionnement du dispositif dans les conditions réelles d'utilisation

Réduction

Dix animaux seront inclus dans ce projet. C'est le nombre d'animaux minimal pour valider cette faisabilité (repetabilité)

Raffinement

Les animaux auront une période d'acclimatation d'environ trois semaines. Dès leur arrivée, les veaux seront logés en groupe, pendant la période d'acclimatation, les animaux seront manipulés plusieurs fois par semaine afin de minimiser le stress lors de la pose et des contrôles de la pompe. Un suivi au minimum quotidien sera mis en place. En cas de signes d'infection locale au niveau du cathéter, un traitement antiseptique local adapté sera appliqué. En cas d'échec de ce traitement local ou en cas de signe d'infection générale, l’essai sera arrêté pour l’animal concerné, le cathéter sera retiré et un traitement adapté sera appliqué ( antibiotique par voie generale et un antiinflammatoire en cas d'hyperthermie ou de douleur). Un système de litière profonde, de la paille propre seront fournis. Une attention particulière sera portée au raffinement et à l’enrichissement du milieu autant que possible, Un suivi au minimum quotidien sera mis en place. Les animaux auront un contact visuel et auditif entre eux.

Choix des espèces

Cette espèce est celle qui sera utilisée dans un futur projet utilisant ce système Animaux de 200 kg.( Jeune bovin) qui sera le poids cible des animaux pour le futur projet

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 390
Souffrances
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▲ 390
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Devenir
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 390

390 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une injection puis, sous anesthésie, une capsule sous-cutanée délivrant un candidat médicament, avant un test de tolérance au glucose avec quatre prises de sang. Le porteur vise à valider l'association de deux médicaments contre le diabète de type 2 et à conforter le passage à un essai clinique. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la complexité d'un organisme vivant.

Objectifs

En 2015, la France comptait 3,7 millions de personnes traitées pour un diabète dont 90% présentaient une insulino-résistance. La résistance à l’insuline, qui se caractérise par une perte de sensibilité des tissus périphérique (muscle, tissus adipeux) à cette hormone, s’installe progressivement et silencieusement chez les sujets à risques (âgés, en surpoids ou obèses) et est la cause majeure de l’apparition du diabète de type II. Nous développons une protéine dont le mécanisme d’action anti-inflammatoire et antioxydant permet de diminuer la résistance à l’insuline dans 2 modèles murins différents. Des premières études ont permis d’identifier une dose efficace de notre candidat médicament démontrant son efficacité sur la résistance à l’insuline. En raison de son mécanisme d’action lui permettant de cibler la cause du diabète de type II à savoir la résistance à l’insuline, notre médicament pourra être utilisé en combinaison avec les antidiabétiques oraux actuellement sur le marché qui ont spécifiquement un effet hypoglycémiant. L’objectif d’une telle combinaison chez l’homme sera de retarder voire de stopper l’utilisation de l’insuline comme dernier recours thérapeutique en bloquant la progression de la résistance à l’insuline.

Bénéfices attendus

Valider la synergie de l’association de 2 médicaments permettant une prise en charge globale du diabète de type II en ciblant plusieurs mécanismes moléculaires à l’origine de la pathologie. Les résultats obtenus renforceront donc le positionnement de notre médicament pour la prise en charge du diabète de type II et confirmeront la pertinence d’un essai clinique de type II chez des patients diabétiques.

Procédures

Au cours de ce protocole, nos animaux seront soumis à 3 interventions : - l’Administration de molécule par une injection abdominal nécessitant de tenir l’animal pendant qq secondes - Mise en place d'une capsule délivrant notre médicament sous la peau nécessitant une anesthésie générale d'environ 15-20 minutes par animal -Evaluation sur 120 min de la tolérance au glucose sur animal vigil par une administration oral de glucose suivi de 4 prises de sang afin de réaliser des dosages.

Impact sur les animaux

Au cours de cette étude, nous avons cibler 1 nuisance qui pourrait impacter nos animaux, elle pourrait survenir à la suite de la mise en place de la capsule délivrant notre médicament par l’induction légère d’une inflammation au niveau du site d’implantation. Elle sera atténuée par une injection d'anti inflammatoire systématique. Une surveillance quotidienne des animaux sera réalisée tout au long de l’étude.

Devenir

La fin de chaque procédure les animaux seront mis à mort afin de prélever des tissus sur lesquels on pourra réaliser des analyses et des dosages ultérieurement.

Remplacement

Notre projet correspond à un travail de phase préclinique visant à tester l'effet anti-diabétique d'une nouvelle molécule. C'est donc un passage obligé vers la clinique et l'Homme. Il n'existe pas actuellement de modèle in vitro permettant de reproduire la complexité d'un organisme vivant.

Réduction

Pour ce projet nous utiliserons 15 animaux par groupe afin d’ observer une diminution significative la glycémie à jeun. Les résultats de cette étude seront validés par l’usage rationnel de tests statistiques.

Raffinement

L’ensemble des procédures de ce projet vise à concilier une interprétation fiable des résultats et le respect du bien-être animal. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale et la prise en charge de la douleur est prévue avant pendant et après l’opération. De plus, des points limites adaptés (chute importante de la glycémie au cours du test, perte d'un implant...) aux procédures expérimentales ainsi que des critères d'arrêt des souffrances (perte de poids supérieur à 15%...) sont mis en place.

Choix des espèces

Les souris ont une physiologie métabolique proche de l'Homme notamment en ce qui concerne la régulation de la glycémie et sont souvent utilisées comme modèles de pathologie humaine comme le diabète. Il s'agit de jeunes adultes, âgés de 11 semaines.

  • Formation professionnelle
  • Production de routine
  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Contrôles de qualité
Souris : 4000
Cochons d'Inde : 600
Hamsters dorés : 7000
Chats : 150
Chiens : 1200
Furets : 50
Souffrances
▲ -
▲ 9000
▲ 1370
▲ 2630
Devenir
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 13000

13 000 animaux non-humains vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Chiens (1 200), chats, furets, souris, cobayes et 7 000 hamsters dorés reçoivent un agent pathogène, virus ou bactérie, puis sont suivis pour la maladie qu'il déclenche, afin d'évaluer l'efficacité de produits immunologiques vétérinaires destinés au marché. Le porteur indique que certains animaux développeront des signes cliniques sévères et douloureux pouvant conduire à la mort et seront mis à mort aux points limites. Il affirme qu'aucune méthode in vitro n'est reconnue par la pharmacopée et que l'évaluation sur l'espèce de destination est "requise par la loi".

Objectifs

Dans le cadre du développement de produits immunologiques à destination vétérinaire tels que les vaccins, la démonstration des propriétés protectrices du produit contre la maladie cible est requise par la loi, et réalisée selon des réglementations précises. L’évaluation de l’efficacité du produit vis-à-vis d’une épreuve virulente est également nécessaire pour définir et caractériser le produit candidat (choix de la dose, de la voie d’administration, des adjuvants/excipients…). Toutes ces informations participent au développement et à la constitution finale du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Ce projet vise ainsi à présenter 2 procédures expérimentales répétitives ayant pour but d’évaluer l’efficacité de produits immunologiques chez les carnivores domestiques. Ces deux procédures concernent : 1/ la mise au point d’épreuve nécessaire pour cette évaluation, 2/ l’évaluation de l’efficacité en elle-même. A noter que par la suite, pour des raisons de simplification, on parlera par défaut d’animaux vaccinés à la place d’animaux ayant reçu le produit immunologique d’intérêt. Ces deux procédures seront réalisées sur l’animal de destination (chiens, chats, furets) ou lors d’essais préalables sur un modèle rongeur (souris, hamsters essentiellement). Les essais consisteront à administrer le pathogène (type virus ou bactéries), selon une ou plusieurs voie(s) d’administration, à une ou plusieurs dose(s), à des animaux sains préalablement vaccinés ou non et sensibles à ce pathogène. L’efficacité des produits immunologiques sera évaluée par comparaison des données obtenues chez les animaux vaccinés par rapport aux animaux non vaccinés. Il s’agira du suivi des signes cliniques spécifiques de la maladie, associé ou non à un suivi de paramètres biologiques (taux d’anticorps, excrétion virale ou bactérienne…).

Bénéfices attendus

Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits immunologiques sûrs et efficaces auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. Ce projet s’inscrit dans la prévention de maladies pouvant être graves et causer de la souffrance animale et des zoonoses. Les produits immunologiques ainsi développés permettent de protéger les espèces domestiques par la réduction des signes cliniques de maladie voire la mortalité ainsi que par la réduction de sa propagation auprès de ses congénères et de l’Homme (dans le cas de zoonoses). Dans le cadre du développement de nouveaux produits ou amélioration de produits existants sur le marché, les bénéfices envisagés de cette procédure seront la meilleure connaissance et compréhension du fonctionnement de ces produits (dose, voie d’administration, adjuvants/excipients, innocuité, efficacité, mécanisme d’action) et la réalisation des études nécessaires à la constitution du dossier d'autorisation de mise sur le marché (AMM).

Procédures

En fonction du produit immunologique testé et donc du type d’agent pathogène inoculé, les animaux seront soumis à différentes interventions nécessaires à la bonne évaluation de son efficacité, selon les réglementations en vigueur. L’ensemble des interventions possibles, et variables selon le produit évalué, sont les suivantes : -Injection(s) de l’agent pathogène (ex, virus ou bactéries) à une ou plusieurs reprises (administrations répétées jusqu’à 4 fois) -Suivi clinique régulier des signes typiques de la maladie inoculée, associé ou non à une prise de température rectale (carnivores) et une pesée, permettant de surveiller et d’évaluer l’état de santé des animaux et nécessaires à l’appréciation de l’efficacité clinique du produit étudié -Prélèvements d’échantillons variés permettant des mesures répétées de marqueurs biologiques et nécessaires à l’appréciation de l’efficacité biologique du produit étudié. Ces prélèvements sont réalisés à des volumes et intervalles réguliers dans la limite des recommandations par espèce. -Euthanasie en fin d’épreuve par une méthode adaptée. La durée de l’épreuve pourra varier de 1 semaine à 2 ans (cas d’une infection lente).

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir une légère douleur transitoire aux sites d’injection lors de l’administration du pathogène, d’anesthésique ou de médication liée à l’introduction d’une aiguille. En revanche pour d’autres voies telles que intraoculaire ou intranasale, une anesthésie sera mise en place afin de prévenir tout stress ou douleur. Le suivi de la température par voie rectale pourra causer de l’inconfort temporaire et/ou de la douleur transitoire. Des signes cliniques plus ou moins sévères, spécifiques de la maladie et connus (retour terrain ou bibliographie relative aux modèles expérimentaux) pourront être observés, tels que des atteintes de l’état général (hypo/hyperthermies, pertes de poids, déshydratation, dépression…), et/ou plus spécifiques à certains organes type atteintes digestives (diarrhées, vomissements…), respiratoires (toux, éternuements, dyspnée, …), oculaires (conjonctivites…), rénales, neurologiques, dermiques et autres. Dans de rares cas, en fonction de la maladie, les animaux présentant des atteintes cliniques sévères et douloureuses, pouvant conduire à leur mort, seront euthanasiés dès l’atteinte des points limites définis et ceci afin d’éviter ou limiter dans le temps ces altérations graves. Tous ces signes peuvent induire des gênes ou inconforts, voire des souffrances, allant de quelques heures à quelques jours. A chaque fois que cela sera possible, des mesures visant à minimiser les effets indésirables sur le bien-être des animaux, en termes de sévérité et de durée, seront mises en place.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode adaptée en conformité avec la loi et ceci pour chacune des deux procédures.

Remplacement

L’efficacité du produit immunologique doit être évaluée sur chacune des espèces de destination conformément aux monographies de la Pharmacopée Européenne. A ce jour, aucune méthode alternative in vitro n’est reconnue par la pharmacopée permettant de répondre à la demande. La réalisation d’essais préliminaires sur modèle rongeur sera privilégiée lorsque cela est possible.

Réduction

Ces procédures s’appuient sur le nombre d’animaux stipulé dans les monographies ou autres textes réglementaires relatifs au produit testé et/ou sur une analyse statistique et/ou des données préliminaires obtenues sur des essais passés ou de la littérature. A chaque fois, le nombre minimum d’animaux est utilisé afin de répondre à l’objectif de l’étude. Chaque fois que cela est possible, deux ou plusieurs produits, pourront être testés simultanément afin d’utiliser des témoins communs (surtout dans le cadre de sélection de produits dans les modèles rongeurs).

Raffinement

Des mesures seront prises afin de limiter le stress et la douleur lors de l’expérimentation : -Observation d’une période d’acclimatation et mise en place de séances d’habituation et socialisation des animaux (standard à renforcée), -Hébergement en groupe, et enrichissement adapté, afin de respecter le comportement inné des animaux et les interactions entre individus nécessaires au maintien du bien-être -Observation quotidienne et suivi clinique régulier, effectué aussi souvent que cela sera jugé nécessaire, pour surveiller l’apparition de tous signes cliniques d’atteintes de l’état de santé des animaux -Réalisation de certains actes (administrations ou prélèvements) avec anesthésie/analgésie si nécessaire afin de garantir le bien-être animal. Une surveillance sera mise en place jusqu'au réveil complet de l’animal. -Médication pour le traitement de tous symptômes, tant que le traitement reste compatible avec l’objectif de l’étude -Mise en place de mesures compensatoires telles qu’un régime spécial (pâté en cas de perte d’appétence), enrichissement supplémentaire, nettoyages supplémentaires, surveillance accrue et renforcée,… De plus, pour chaque étude, l’état général de l’animal est suivi et l'utilisation de critères d’arrêt de souffrance sera systématiquement mise en œuvre pour réduire douleur, souffrance et angoisse.

Choix des espèces

De par la réglementation, l’efficacité d’un produit doit être établie sur l’espèce de destination (chien, chat ou furet) afin de garantir la fiabilité des résultats. Des essais préalables peuvent être réalisés sur des modèles rongeurs afin de limiter le nombre de carnivores à utiliser. Les études seront réalisées sur des animaux sevrés juvéniles ou adultes conformément à la réglementation.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Cochons : 36
Souffrances
▲ 36
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
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 36

36 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal reçoit sept insertions d'aiguille, quatre dans les poumons et trois dans le foie, suivies de séances de destruction de tissu par la chaleur, pour valider des dispositifs robotisés de thermoablation destinés à l'humain. Le porteur indique que la procédure, sans réveil, dure jusqu'à cinq heures et que les nuisances attendues concernent surtout le stress des phases d'isolement et de préparation. Il affirme que ces dispositifs, déjà testés en laboratoire, doivent être validés sur un animal vivant pour tenir compte des mouvements respiratoires et de la proximité des organes.

Objectifs

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, le cancer est une cause majeure de décès dans le monde, à l’origine de 10 millions de décès en 2020. Le choix du traitement du cancer dépend de l'organe cible et du stade d’avancée de la maladie. Par exemple, la transplantation hépatique, la résection chirurgicale ou la destruction percutanée sont les traitements proposés pour un cancer diagnostiqué à un stade peu avancé. La chimioembolisation, la chimiothérapie, les thérapies ciblées, les traitements palliatifs sont proposés dans le cas de cancers plus avancés. La destruction percutanée est envisagée chez les patients ayant des masses tumorales bien définies. Ce traitement peu invasif est une alternative à la chirurgie consistant à introduire une sonde sous repérage scanner afin d’atteindre la tumeur et la détruire par la chaleur (micro-ondes ou radiofréquences). Ce traitement est rapide avec peu de complications reportées. L’insertion de la sonde peut être réalisée manuellement ou à l’aide d’une plateforme robotique. Les objectifs de ce projet sont double: valider de nouvelles technologies de thermoablation, et tester de nouvelles technologies robotisées permettant la réalisation de biopsies et la destruction percutanée mini-invasive de tumeurs. Ces plateformes robotisées proposent une atteinte très précise et sécurisée des tumeurs. Elle sera une alternative pour les patients n’ayant pas recours à la transplantation ou aux traitements par chimiothérapie ou radiologie. Des tests in-vitro ont été réalisés afin de s’assurer du bon fonctionnement du robot et/ou du générateur de thermoablation. Néanmoins, il est nécessaire d’évaluer l’efficacité de ces appareils en réalisant des tests sur animaux pour prendre en compte les éléments qui ne peuvent pas être démontrés par des tests in-vitro (mouvements naturels engendrés par la respiration, proximité d’autres organes et des vaisseaux sanguins).

Bénéfices attendus

A l’issu de cette étude, les meilleures combinaisons de conditions seront sélectionnées pour une efficacité optimale des générateurs de thermoablation (puissance et durée d'action). Cette étude permettra également de valider, pour les stations robotisées de positionnement d'aiguilles, le protocole standard et de s’assurer d’avoir une méthode reproductible permettant plusieurs atteintes des cibles, ainsi qu’une évaluation de la sécurité du dispositif.

Procédures

Chaque animal sera impliqué dans une procédure sans réveil après 7 jours d'acclimatation. Les animaux concernés seront isolés la veille de l'intervention en petit groupe de 2 à 3 et mis à jeun ensemble. Le jour de l'intervention, l'anesthésie est précédée d'un isolement de l'animal dans un box vide afin de réaliser la prémédication par piqûre intramusculaire du mélange (Kétamine, calmivet, robinul). cette étape ne dure que 5 minutes car l'animal est piqué au niveau de la cuisse par une aiguille de 19G reliée à une grande tubulure permettant une injection lente du produit sans contention. Sous anesthésie générale (avec intubation, anesthésie volatile et administration de morphiniques), les animaux auront 7 insertions d'aiguille de thermoablation sous repérage scanner (4 dans les poumons et 3 dans le foie). Des évaluations de zones de thermoablation permettront de valider des générateurs de thermoablation et de standardiser des protocoles en fonction des dispositifs. Des imageries scanners seront réalisées tout au long de la procédure dans un but de repérage anatomique, de vérification de la localisation des aiguilles et de l'efficacité du générateur après thermoablation (zone d'ablation visible au scanner). Les protocoles utilisés (temps et puissance) pour chaque procédure seront déterminés en fonction des caractéristiques du matériel utilisé (fournis par le fabricant), ceux-ci seront compris entre 50 et 150 Watt pour une durée de 2 à 15 minutes pour chaque ablation. La procédure aura une durée de 5h maximum en prenant en compte les possibles contre-temps techniques (30minutes de préparation de l'animal, imageries basales, installation du robot et du générateur, mise en place des aiguilles (n=7), temps de thermoablations, imageries scanner de vérification à chaque positionnement d'aiguille et à chaque ablation).

Impact sur les animaux

La procédure expérimentale étant sans-réveil, les nuisances ou effets indésirables attendus concernent principalement les périodes d'acclimatation et de préparation. Celles-ci peuvent, en effet, être source de stress, notamment la veille de l'intervention pendant la phase d'isolement en petit groupe (n=2 ou 3) pour la mise à jeun. Le jour de l'intervention, l'anesthésie est précédée d'un isolement de l'animal dans un box vide afin de réaliser la prémédication par piqure intramusculaire du mélange (Kétamine, calmivet, robinul), cette étape ne dure que 5 minutes (piqure avec une grande tubulure permettant l'injection lente du produit sans contention) mais peut également être source de stress.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de cette procédure expérimentale afin d'effectuer des analyses histologiques et immunohistichimiques sur les organes cibles.

Remplacement

Il s’agit d’une étude ayant pour objectif d'évaluer l’efficacité et l’innocuité de nouvelles technologies de thermoablation et de plateformes robotiques chirurgicales pour la pose d'aiguille de thermoablation percutanée. L'ensemble de ces appareils ont été testés in vitro, cependant, il est nécessaire d’évaluer l’efficacité de ces appareils en réalisant des tests sur organismes vivants pour prendre en compte les éléments qui ne peuvent pas être démontrés par des tests in-vitro (mouvements naturels engendrés par la respiration, proximité d’autres organes et des vaisseaux sanguins). Le projet a pour objectif de valider les aspects d’efficacité et de sécurité dans un modèle in-vivo, ne pouvant être validés lors des tests in-vitro. Le modèle porcin, de par sa taille, présente l'avantgae d'avoir des tailles d'organes comparables à l'Homme, ce qui permet de tester directement les appareils dédiés à l'Homme après validation.

Réduction

Pour chaque session (nouvel appareil à tester), 6 animaux seront nécessaires. Cette étude permet de combiner des essais de plateformes robotisées à l'évaluation de générateurs de thermoablation, permettant ainsi de réduire le nombre d'animaux. En effet, un nombre de 6 animaux permet d'obtenir un total de 42 insertions d'aiguille robotisées et zones de thermoablations (4 dans les poumons et 3 dans le foie, ce qui fait 7 insertions par animal; pour 6 animaux: 6 x 7= 42 insertions et thermoablation). Le nombre d’animaux a été réduit en veillant toutefois de travailler sur un nombre suffisant pour obtenir une différence significative entre les différents groupes pour les comparaisons ( variation de la puissance et du temps de thermoablation en fonction des générateurs à tester, selon les recommandations du fabriquant). La plupart des analyses de positionnement robotisée dépendront de données qualitatives, par expérience, un nombre de 6 cochons par session permettra d'obtenir des résultats interprétables, en tenant compte de la variabilité interindividuelle.

Raffinement

Toutes les procédures expérimentales ainsi que l’environnement d’hébergement ont été optimisées. Les gestes interventionnels seront toujours réalisés sous anesthésie générale avec utilisation de morphiniques, par du personnel formé, permettant un temps interventionnel réduit au maximun, afin de prévenir la souffrance et l’angoisse de l’animal dans les phases de préparation (prémédication, pose de cathéter). Le bien-être de l'animal sera contrôlé en veillant aux conditions d'hébergement et au comportement des animaux durant l'acclimatation, d'une durée d'une semaine avant d'entrer dans le protocole. Lors de celle-ci, des observations quotidiennes seront réalisées par une personne compétente basées sur l'apparence physique externe, le comportement (sociabilité, appétit) et les réponses comportementales aux stimuli externes (bruits...).

Choix des espèces

Le porc est devenu l'animal de taille humaine de référence parce qu'il est très proche de l'homme d'un point de vue physiologique et anatomique (taille, structure et morphométrie des organes, stabilité génétique). De nombreuses constantes biologiques sont très similaires à l'Humain. Une fratrie habituelle de 10 à 12 animaux fournit un groupe de stabulation et d'expérimentation homogène. Les dispositifs médicaux de la clinique humaine peuvent directement être utilisés chez le Porc. Ainsi, l'utilisation d'équipements d'imagerie médicale destinés à l'Homme permet d'avoir une qualité d'imagerie équivalente à celle obtenue chez l’humain. Pour des raisons de nursing et de manutention l’animal sera un porc de 40 +/- 5 kg ce qui correspond à un porc de 4 à 6 mois.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 4355
Souffrances
▲ -
▲ 1460
▲ 2895
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4355

4 355 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des bactéries pathogènes par instillation dans les narines, puis un candidat médicament par injection, pour cribler de nouvelles molécules contre l'antibiorésistance. Le porteur indique que l'inoculation peut provoquer une perte de poids, des tremblements et des troubles de la locomotion, et que les souris sont tuées en fin de protocole pour prélever leurs organes. Il revendique un "besoin médical et sociétal" et affirme que la validation dans un "modèle mammifère" est obligatoire avant tout passage en clinique.

Objectifs

Les bactéries résistantes aux antibiotiques représentent l'une des plus grandes menaces de ce siècle. Il est impératif d’accélérer la découverte de nouveaux antibiotiques. L'objectif du projet est de trouver de nouveaux médicaments pour traiter les infections bactériennes résistantes aux antibiotiques. Le projet vise à tester dans un modèle murin l'efficacité de ces molécules dans le cadre d'infection par des bactéries importantes en pathologie chez l'homme. Ce projet répond donc à un besoin médical et sociétal et devrait permettre de trouver des alternatives aux antibiotiques actuels pour lutter contre les phénomènes d’antibiorésistance.

Bénéfices attendus

Nous proposons d'utiliser un modèle mammifère pour valider l'efficacité et la toxicité des candidats médicaments que nous avons préalablement identifiés. Sur la base de nos résultats préliminaires très prometteurs, notre objectif est de tester l'efficacité de ces inhibiteurs sur des bactéries pathogènes présentant un intérêt thérapeutique élevé et de valider l'innocuité des molécules vis-à-vis de l'hôte. Nous visons à obtenir au moins une molécule candidate préclinique avec un potentiel thérapeutique élevé. Ce projet répond à un besoin médical et sociétal et devrait permettre de trouver des alternatives aux antibiotiques actuels pour lutter contre les phénomènes d'antibiorésistance.

Procédures

Interventions : inoculation des bactéries par une instillation nasale dans chaque narine après anesthésie par injection, durée de l'intervention 10 à 20 min. Puis traitement par molécule médicament par injection sans anesthésie (de une à 3 injections sur 24h), durée de l'intervention 1 à 5 min.

Impact sur les animaux

L'injection de bactéries même à des doses subléthales peut entrainer des effets indésirables sur les souris tels que perte transitoire de poids, tremblements ou défaut de locomotion.

Devenir

Les souris ayant reçu des bactéries ou des molécules ne peuvent pas être réutilisées et seront euthanasiées à la fin de chaque protocole pour prélèvement d'organes.

Remplacement

Notre projet se base sur de nombreux résultats préliminaires qui ont permis de valider l'innocuité des molécules et leur efficacité sur des modèles in vitro, sur cellules eucaryotes et sur un modèle in vivo d'insectes. Toutes ces étapes préalables permettent de réduire le nombre de souris nécessaires pour valider l'efficacité et la toxicité des médicaments candidats les plus prometteurs. Ce projet vise à obtenir de nouveaux médicaments qui pourraient être utilisés pour des études précliniques. En raison de son application en thérapeutique humaine, les données doivent obligatoirement être validées dans un modèle mammifère d'infection.

Réduction

Tout d’abord, une étude pilote sera entreprise pour déterminer les paramètres optimums d’inoculation (640 souris max.). Les conditions optimales déterminées à partir de l’étude pilote seront utilisées dans une étude finale pour analyser l’effet antimicrobien des molécules pendant l’infection (1460 souris pour la toxicité, 540+1350= 1890 souris pour l’efficacité des molécules contre 6 pathogènes d’intérêt médical et 365 souris pour les tests de spécificité des molécules). Au total 4355 souris seront nécessaires à cette étude. Le nombre d’animaux est ainsi adapté au plus juste pour permettre une évaluation de l’innocuité des molécules et leur efficacité.

Raffinement

Le protocole expérimental prévoit l’anesthésie des animaux pour limiter la douleur. D’autre part, il permettra de décider d’une euthanasie prématurée en cas de comportements anormaux des animaux suite à l’infection traduisant un mal être. Les marqueurs classiques de la santé animale seront surveillés, tels que le poids, le comportement général, la récupération et des signes de détresse. Les animaux seront hébergés dans les conditions standard d’habitat avec enrichissement. Les animaux seront regroupés à 5 par cage pour respecter le caractère social des souris.

Choix des espèces

La souris, avec sa polyvalence, sa facilité d'utilisation et sa remarquable similitude (99%) avec le génome humain a été largement utilisée dans le domaine de la Recherche et Dévelopement pharmaceutique. Les souris développent naturellement des pathologies qui imitent les maladies humaines. Dans ce projet la seule utilisation du modèle insecte in vivo n’est pas suffisante pour la sélection de molécules et pour une validation préclinique de cibles. D’une part, tous les pathogènes ne peuvent pas être testés chez l’insecte, d’autre part, ce modèle est limité de par son immunité (uniquement innée), et enfin, pour toute validation de molécules d’intérêt biomédical, un modèle mammifère est nécessaire. L’utilisation du modèle souris est nécessaire pour notre projet et le plus opportun car les données préliminaires menant à ce projet ont été validées à l'aide de modèles murins. Des souris femelles conventionnelles C57BL/6J âgées de 6-8 semaines sont utilisées pour le projet. Le génome de cette espèce a été séquencé, ce qui rend possible des analyses en aval. De plus, cette espèce a été couramment utilisée pour les tests de sécurité et d'efficacité pharmaceutique. L’âge adulte des souris, après le sevrage, assurera la présence d’un microbiote et d’une immunité développés. Des souris femelles conventionnelles C57BL/6J âgée de 6-8 semaines et chez lesquelles l'activité d'un gène codant pour une molécule impliquée dans l'immunité a été inactivé seront utilisées pour déterminer la spécificité du meilleur candidat médicament vis-à-vis du système immunitaire de l’hôte.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 350
Hamsters dorés : 425
Cochons : 50
Souffrances
▲ -
▲ 349
▲ 126
▲ 350
Devenir
 -
 -
 -
 825

825 animaux non-humains, souris, hamsters dorés et porcs, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à sévère. Ils reçoivent des agents pathogènes, dont Bordetella, la leptospirose, la leishmaniose ou le tétanos, y compris des essais de dose létale 50 où la mort d'une partie des animaux est le critère mesuré. Le porteur décrit des tableaux cliniques incluant état moribond, perte de poids de plus de 20 %, respiration agonique et crampes généralisées, qui déclenchent la mise à mort. Il justifie ces épreuves par une exigence réglementaire et qualifie le recours à l'animal d'"indispensable".

Objectifs

Pour démontrer l’efficacité d’un produit contre un agent pathogène, la mise au point d’un modèle d’épreuve est indispensable. L’épreuve correspond à l’administration de l’agent pathogène pour reproduire, de manière expérimentale, la pathologie le plus fidèlement possible à la réalité. Une étape intermédiaire dans les études d’efficacité est de développer des tests analytiques ainsi que de produire et caractériser l’agent pathogène. Pour certains pathogènes il est nécessaire d’utiliser un système in vivo. L’objectif final d’une étude est de déterminer le ou les effet(s) bénéfique(s) du produit lors de l’épreuve. Justification règlementaire : Les études d’efficacité par administration de l’agent pathogène sont des obligations règlementaires (Pharmacopée Européenne et autres règlementations applicables) pour déposer un dossier d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) d’un médicament. L’utilisation d’espèces alternatives est une demande exigée par la Directive Européenne 2010/63/UE, afin de choisir des méthodes susceptibles de produire les résultats les plus satisfaisants et de causer le moins de douleur, de souffrance ou d’angoisse. Cette justification est valable lors du développement et de la réalisation de tests analytiques utilisant des animaux, de la production de souche d’épreuve ou du produit, détermination de la dose létale 50. Justification scientifique : En fonction de l’évolution des connaissances, il n’existe pas de méthode alternative plus adaptée pour la production de souche, le développement de modèle d’épreuve et la réalisation des tests analytiques.

Bénéfices attendus

L’intérêt final des études (réalisées selon les procédures expérimentales décrites ci-après) est de permettre de développer ou de contrôler des produits efficaces contre des maladies infectieuses.

Procédures

L’administration de différents produits est réalisée, ce qui est un acte technique de courte durée dont la voie et les modalités dépendent du produit administré et de l’espèce (cf. procédure spécifique). Lors des procédures, des prélèvements peuvent aussi être réalisés (écouvillons nasaux, prise de sang, prélèvements organes post mortem…). La fréquence, le volume et le nombre de ces derniers dépendent également de l’espèce, de la pathologie étudiée et de l’objectif expérimentale. Chaque acte est justifié d’un point de vue scientifique et/ou règlementaire. Lorsque l’anesthésie n’est pas plus traumatisante que l'acte en lui-même pour l’animal, une sédation peut être réalisée pour les différents actes décrits ci-dessus. Le choix de la sédation sera dépendant de l’espèce et de la durée de la procédure à réaliser. Cette décision sera prise par des vétérinaires compétents, disposant des connaissances nécessaires pour réaliser le choix le plus approprié. Lors de l’administration de souche d’épreuve, le suivi réalisé engendre une contention (pesée, observation des signes cliniques) à une fréquence adaptée aux pathologies. Les durées approximatives des phases d’épreuve sont comprises entre 2 et 15 jours environ. Durant cette période, une surveillance accrue des animaux entraine une manipulation fréquente des animaux pour veiller à la détection des points limites. Les actes sont réalisés par des opérateurs hautement qualifiés qui assurent une contention adaptée pour que le geste sur l’animal soit le moins douloureux et le moins stressant pour ce dernier.

Impact sur les animaux

Le développement de la maladie chez l’animal peut donner lieu à des signes cliniques provoquant une contrainte ou une douleur à l’animal. L’administration de produits ainsi que les prélèvements peuvent aussi engendrer un stress. Pour limiter la douleur potentielle ou le stress induit par ces actes, les procédures sont réalisées par des opérateurs hautement qualifiés qui assurent une approche et une contention adaptées à chaque animal. Une tranquillisation\anesthésie\analgésie de l’animal peut être réalisée si nécessaire. Des signes cliniques, liés au développement des pathologies peuvent également apparaitre. Un suivi clinique adapté (fréquence augmentée dès l’apparition de signes cliniques) est réalisé de manière à détecter des signes comportementaux anormaux (spontanés ou provoqués) et/ou des anomalies physiques et assurer une prise en charge rapide des animaux. Des points limites spécifiques sont définis en fonction des pathologies étudiées (comme visible dans le tableau ci-dessous – liste non exhaustive) entrainant une euthanasie de l’animal par un opérateur qualifié. Procédure étudiée Etat Moribond (animal prostré, dos voussé, reins creusés, pas de réponses aux stimulis) Gain ou perte de poids anormal Dégradation importante de l’état général (animal isolé, sale, apathie, immobile) Difficultés motrices, paralysies, (corps cambrés, pattes écartées) Autres Epreuve Bb chez le porc x (perte de poids >20% ; anorexie > 3 jours) x (absence de réponse aux stimuli) Respiration agonique ; comportement anormal (automutilation, décubitus permanent, stéréotypie…) Epreuve Leptospirose chez le hamster X Epreuve Leishmania chez le hamster X x L’état clinique est frustre mais en cas de détection de signe → Pesée Epreuve Rhinopneumonie équine chez le hamster X x Epreuve Bb chez la souris X x x Déshydratation DL 50 Bb chez la souris X x x Déshydratation Titrage Ac anti-tétanique sur la souris X x x Crampes généralisées De manière générale, tout tableau clinique évocateur d’une souffrance de l’animal entraine, en fonction de l’anomalie, l’euthanasie, l’exclusion de l’étude et/ou un traitement. Les critères sont en constante évolution pour les améliorer afin qu’ils reflètent au mieux l’expérience du terrain et l’état actuel des connaissances vétérinaires (bibliographie et pratiques en vigueur).

Devenir

Les animaux atteignants des points limites après administration d’un agent pathogène sont euthanasiés pour raison éthique. De même, des animaux pour lesquels des prélèvements terminaux sont requis sont euthanasiés. Et lors de l’administration d’agents pathogènes nécessitant des zones de confinement spécifiques, les animaux entrés dans ces zones ne peuvent pas ressortir par mesure de sécurité pour l’environnement et les différents opérateurs. Ainsi, toutes les procédures de ce projet amènent à une euthanasie à la fin des procédures pour 100% des animaux.

Remplacement

Lorsque cela est possible, une première étape dans le projet de développement d’un produit consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection de ces derniers, réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Le recours à l’espèce animale est, à l’heure actuelle, une exigence règlementaire. Ce recours est indispensable pour observer le plus fidèlement possible les effets sur les espèces cibles qui pourront bénéficier de ces traitements.

Réduction

Le nombre minimum d’animaux à inclure est très souvent une exigence réglementaire. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste (historique, définition des objectifs…) de façon à minimiser le nombre d’animaux utilisés en limitant le risque d’études non conclusives. De plus, dans certaines études d’efficacité, plusieurs produits sont testés en parallèle de manière à mutualiser le groupe témoin ce qui permet de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Des points limites spécifiques à chaque pathologie ont été définis afin de limiter le plus précocement possible la douleur des animaux. Ces critères sont en constante évolution de manière à ce qu’ils reflètent au mieux l’expérience du terrain et l’état actuel des connaissances vétérinaires. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Une anesthésie et une analgésie peuvent être réalisées lors de certains actes si nécessaire. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique des animaux est prévue dans le but de limiter leur stress et stabiliser leur état physiologique. La durée optimale est de 7 jours (au minimum 4 jours pour les porcs et 2 pour les rongeurs). Tous les animaux sont hébergés en groupe et des enrichissements adaptés au milieu sont mis en place. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie des animaux. La mise en place des revues rétrospectives est un outil permettant la remontée d’informations (positives comme négatives) menant à l’amélioration continue du bien-être animal et des techniques utilisées à ces fins.

Choix des espèces

L’utilisation d’espèces alternatives s’inscrit dans l’exigence de la Directive Européenne à utiliser les espèces les moins susceptibles de ressentir de la douleur, souffrance, de l’angoisse et de subir des dommages durables tout en ayant une extrapolation optimale des résultats sur l’espèce ciblée. Dans le cas du porc, Bordetella bronchiseptica est un pathogène naturellement présent chez cette espèce et la symptomatologie est comparable à celle du chien. Par ailleurs, de la bibliographie est disponible sur ce modèle expérimental, ce qui est en faveur de sa robustesse. Pour les rongeurs, les souris et hamsters sont des modèles sensibles aux agents virulents administrés, qui sont démontrés par la bibliographie. Les animaux sont inclus dans une procédure à la fin de leur sevrage : - 4 semaines au minimum pour les porcs - 21 jours au minimum pour les rongeurs (souris et hamsters) Pour les procédures utilisant des rongeurs, le sevrage est effectué à 21 jours. Le modèle est bien décrit chez les animaux de cet âge et qu’il s’agit d’un standard reconnu (bibliographie, avis d’expert…).

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Poules : 776
Souffrances
▲ -
▲ 548
▲ 228
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 776

776 poulets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils subissent jusqu'à six prises de sang et une injection dans la patte, cette dernière pouvant provoquer un gonflement transitoire, pour mettre au point un vaccin contre un réovirus non couvert par les vaccins existants. Le porteur euthanasie tous les animaux en fin d'essai afin de les autopsier. Il affirme que ces essais ne peuvent se faire que sur l'espèce cible, le poulet, et qu'aucune méthode in vitro ne peut les remplacer, en s'appuyant sur l'obligation réglementaire de tester sur cette espèce.

Objectifs

La réovirose est une maladie virale à transmission verticale et horizontale provoquant des troubles locomoteurs importants et caractéristiques sur les poulets de chair. Les réovirus sont également suspectés de participer à des troubles digestifs. La maladie touche essentiellement les poulets de chair souche label ou conventionnelle. La prévention de cette maladie repose sur une vaccination des reproducteurs à l’aide de vaccins vivants et inactivés. Depuis 2011 un nouveau réovirus est apparu, non couvert par les vaccins utilisés sur le terrain. L’objectif du projet est la mise au point d’un nouveau vaccin efficace contre ce virus.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont la prévention de cette maladie par la vaccination des reproducteurs grâce à un nouveau vaccin adapté aux nouvelles souches de Réovirus apparues récemment.

Procédures

_ Procédure 1 : 2 prises de sang (15 secondes par prise de sang), _ Procédure 2 : 1 injection intraplantaire (5 secondes), _ Procédure 3 : 4 prises de sang (15 secondes par prise de sang)

Impact sur les animaux

La procédure 2 (efficacité par épreuve) peut entraîner un gonflement transitoire de la face plantaire du pied suite à l'injection intraplantaire. Toutefois ce gonflement n'entraîne pas l'atteinte de points limites, il reste localisé au niveau de l'injection (un seul pied) et le gonflement disparait au bout de quelques jours.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés pour toutes les procédures. Des autopsies étant nécessaires en fin d'essai.

Remplacement

Ces essais ne peuvent être réalisés que sur animaux. Ils sont réalisés sur l'espèce cible qui est le poulet, aucune étude in-vitro utilisable pour remplacer ces essais n'existe.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés est réduit au minimum afin de respecter les normes réglementaires pour que les résultats des études soient acceptables par les autorités de santé évaluant le dossier.

Raffinement

Afin de réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux, les mesures suivantes sont appliquées : -Respect des normes d’hébergement (taille des cages, densité etc.) spécifiées dans la directive 2010 63 UE ; -Application de conditions d’ambiance en accord avec l’âge et l’espèce (température, éclairage, hygrométrie) ; -Fourniture d’eau et d’aliment (adapté aux besoins d’entretien ou de croissance des poulets) sans restriction ; -Manipulation des poulets dans des box isolés prévus à cet effet par du personnel qualifié ; -Mise en place d’un suivi clinique rapproché par le vétérinaire responsable de l’essai ; -Mise en place d’une procédure d’évaluation des points limites permettant d’euthanasier les animaux de façon anticipée.

Choix des espèces

Il s’agit de l’espèce cible du vaccin, sensible au réovirus, permettant d’apporter les informations les plus pertinentes. La réglementation impose de réaliser les essais sur cette espèce cible. Les animaux peuvent être utilisés à partir de 1 jour d'âge, le Réovirus touchant les animaux dès les premiers jours de vie.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 120
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 120
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 120

120 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une polyarthrite leur est provoquée par une injection de collagène, puis ils reçoivent un anticorps trois fois par semaine pendant deux semaines, avant d'être tués pour prélever sang, rate, ganglions et une patte, afin de tester une immunothérapie contre la polyarthrite rhumatoïde. Le porteur indique que ce modèle entraîne une inflammation des articulations puis une atteinte du cartilage et des os. Il affirme que le produit n'a jamais provoqué d'effet dommageable chez le rat et que la phase préclinique sur l'animal est nécessaire avant un essai clinique.

Objectifs

L'objectif du projet est, dans un premier temps, d'identifier une nouvelle cible thérapeutique pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde ; puis de tester l'efficacité d'un traitement par injection d'anticorps anti-CD45RC et enfin d'optimiser ce protocle de traitement dans l'objectif finale de réaliser une étude pré-clinique chez le rat pouvant aboutir sur un essai clinique.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait mettre en évidence le potentiel d'un nouveau traitement de la polyarthrite rhumatoïde et découler sur un essai clinique dont un grand nombre de patients pourrait bénéficier.

Procédures

Les animaux vont d'abord subir sous anesthésie une injection sous-cutanée au niveau de la base de la queue pour induire l'arthrite (10min de procédure de l'endormissement au réveil). Par la suite, les rats (vigiles) receveront un traitement par injection intrapéritonéale 3 fois par semaines pendant 2 semaines (pour chaque injection, 2min de procédure de la prise en contention à la fin de l'injection) . Deux fois au cours de la procédure, les animaux seront anesthésiés pour effectuer le prélèvement d'une petite quantité de sang dans la veine caudale après anesthésie locale (10min de procédure de l'endormissement au réveil).

Impact sur les animaux

Le modèle d'arthrite induite par injection de collagène chez le rat est déjà utilisé depuis plusieurs années. Celui-ci se caractérise par une inflammation des articulations avec, sur le long terme, une atteinte du cartilage, des os et l'installation d'une fibrose.

Devenir

A l'issue de chaque procédure les animaux seront euthanasiés pour permettre d'effectuer les différents prélèvement (sang, rate, ganglions et patte) et réaliser une analyse immunologique et anatomopathologique.

Remplacement

Le développement de nouvelles thérapeutiques pour le traitement de maladies humaines nécessite une phase d'étude pré-clinique réalisée chez l'animal lorsque le modèle expérimental existe. Le modèle d'arthrite induite par injection de collagène chez le rat reproduit les caractéristiques principales de la pathologie humaine. L'utilisation de celui-ci est nécessaire pour évaluer de manière exhaustive les effets ciblés, et potentiellement systémiques, du traitement sur les différents organes et fonctions de l'organisme.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés pour ce projet a été détermineé de manière à pouvoir effectuer différents tests statistiques qui pourront permettre d'obtenir des résultats significatifs pour conclure sur l'efficacité ou non du traitement. Par ailleurs, la réalisation d'une première étude pilote sur un faible nombre d'animaux permettra de s'assurer de l'intérêt et de la bio-sécurité du projet avant de faire entrer un plus grand nombre d'individus dans la procédure.

Raffinement

Avant même le début de la procédure les animaux seront entrainés à la contention de manière à ce que les injections répétés de traitement puissent se dérouler sans créer de stress supplémentaire. Les animaux seront surveillés quotidiennement par les animaliers et les symptômes seront évalués 3 fois par semaine par les personnes responsables de la procédure. Les rats seront hébergés à plusieurs dans des cages dont la surface sera adaptée au nombre d'individu et disposeront en permanence d'enrichissement (rouleau en carton, batôn de bois,...).

Choix des espèces

Le rat a été choisi car il est utilisé dans le modèle d'arthrite induite par injection de collagène depuis de nombreuses années. Ce modèle animal s'avère pertinent car il reproduit les caractéristiques principales de la pathologie humaine. De plus, nous avons déjà testé notre traitement dans d'autres modèles expérimentaux chez le rat, ainsi nous savons que notre produit n'a jamais induit d'effets dommageable chez cette espèce. Les rats seront utilisés au stade adulte (environ 8 semaines) qui est le stade le plus couramment utilisé pour le modèle d'arthrite induite par injection de collagène.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chiens : 80
Souffrances
▲ -
▲ 80
▲ -
▲ -
Devenir
 15
 -
 65
 -

80 chiens atteints d'une parodontite vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés ou adoptés sans être tués. Ils subissent des prises de sang jusqu'à sept fois par jour, des prélèvements de salive et d'urine, des biopsies et une anesthésie mensuelle, sur un traitement quotidien de trois mois, pour évaluer des candidats médicaments contre la maladie parodontale du chien. Le porteur indique qu'un groupe reste sans traitement et que la maladie peut alors évoluer vers une inflammation douloureuse et une atteinte osseuse. Il affirme que l'efficacité doit être démontrée sur l'espèce cible et qu'aucune méthode de substitution n'existe.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité de produits candidats sélectionnés sur des chiens présentant des signes de parodontite. Les produits candidats peuvent être des principes actifs identifiés, formulés et sélectionnés en interne ou des médicaments vétérinaires déjà commercialisés mais n’ayant pas comme indication initiale la maladie parodontale canine.

Bénéfices attendus

L’intérêt d’un traitement contre la maladie parodontale serait de pouvoir réduire et/ou reculer les soins chirurgicaux associés à des cas sévères. D’autre part, il a été démontré que la parodontite canine est un modèle fiable pour la compréhension et le soin de la maladie parodontale chez l’Homme. La recherche d’un traitement contre la parodontite canine pourrait donc profiter également à l’avancée des traitements chez l’Homme.

Procédures

Pour tous les animaux : - Prises de sang pour profil pharmacocinétique : sur animal vigile, jusqu’à 7 fois / jour le premier jour puis régulièrement 1 fois/jour. Acte inférieur à 1 minute - Prises de sang pour bilans biochimiques et hématologiques : sur animal vigile, 1 à 4 fois dans l’étude. Acte inférieur à 1 minute - Ecouvillons buccaux ou gingivaux : 1 à 4 fois dans l’étude (1 mois d’intervalle environ). Acte inférieur à 1 minute - Prélèvements de salive : sur animal vigile ou tranquilisé, 1 à 4 prélèvements dans l’étude. Acte inférieur à 1 minute - Prélèvements d’urine éventuels par cystocentèse : sur animal vigile ou sédaté, 1 à 3 fois dans l’étude. L'acte peut durer 1 minute si la vessie est pleine et jusqu'à 5 minutes maximum si la vessie est petite - Bandelettes dentaires : sur animal anesthésié, 1 à 4 fois dans l’étude. Acte inférieur à 1 minute - Biopsies (punch) : sur animal anesthésié, 1 à 2 fois dans l’étude. L'acte peut durer 1 minute pour le prélèvement et 1 minute de compression pour arrêter le saignement local -> Par animal : 1 anesthésie générale par mois d’étude environ sera mise en œuvre.

Impact sur les animaux

Comme il n’existe pas de traitement curatif contre la parodontite canine, le design des études d’efficacité devra comporter un groupe contrôle sans traitement (ou placebo). Pour ces chiens appartenant au groupe contrôle et pour les chiens traités (dans le cas où l’efficacité du candidat ne serait pas suffisante), l’évolution de la maladie pourrait conduire à une inflammation douloureuse, une infection bactérienne et/ou une atteinte osseuse. Ceci peut entrainer un inconfort à la prise alimentaire avec une baisse d’appétit. L’efficacité du candidat sera évaluée à partir de paramètres prédéfinis. Ces derniers impliquent des prélèvements (buccaux, salivaires et prises de sang) et des examens dont certains nécessiteront une anesthésie ou une tranquilisation. Les prélèvements buccaux seront réalisés avec des écouvillons et/ou des brossettes adéquates et peuvent générer de l’inconfort au moment du geste surtout si les zones écouvillonées sont inflammatoires. Les prises de sang peuvent générer un stress et de l’inconfort au moment du geste. L’anesthésie peut générer : un stress au moment de l’induction, de l’inconfort, de la nausée et du stress au moment du réveil (qui peut durer jusqu’à plusieurs heures). Les contentions liées à ces gestes peuvent générer du stress chez les animaux Les composés utilisés ont déjà été testés en étude d’innocuité. Les effets indésirables possibles sont : vomissement, diarrhée, anorexie et léthargie. Ils sont peu fréquents et reversibles à l’arret du traitement. Ces effets peuvent survenir une à plusieurs fois au long de la prise du traitement qui sera quotidien pendant trois mois.

Devenir

Les animaux ne sont pas euthanasiés en fin d’étude mais réutilisés ou adoptés.

Remplacement

Il n’existe pas de méthodes alternatives afin d’étudier la maladie parodontale canine et de démontrer l’efficacité d’un composé sur cette pathologie. Le recours à des études in vivo sur espèce concernée/cible est nécessaire. En effet, l’efficacité d’un produit doit être démontrée sur l’espèce de destination.

Réduction

En phase de recherche le nombre d’animaux inclus est évalué avec recherche bibliographique et analyse statistique, afin de minimiser le nombre de chiens utilisés et le risque d’études non conclusives. Pour ce projet, des animaux âgés provenant de projets antérieurs (avec degré de sévérité léger ou modéré) pourront être réutilisés. En effet, comme il n’existe pas de modèle, la ré-utilisation de chiens âgés (>2 ans) sera privilégiée. La réutilisation permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Seuls les animaux ayant retrouvé un état de santé et bien-être complet, attesté par un vétérinaire, seront réutilisés.

Raffinement

Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique des animaux est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique dont la durée minimale est de 7 jours. Si cette durée n’est pas suffisante elle sera rallongée jusqu’à ce que les animaux soient aptes à entrer dans la procédure. Les chiens hébergés dans nos locaux font l’objet d’un soin de qualité avec respect de leur bien-être. Les chiens seront hébergés en groupe sur litière. Ils bénéficieront de zones de jeu avec interaction avec l’Homme. Les jouets présents dans les zones d’hébergement et dans les zones de jeu sont régulièrement changés pour favoriser la curiosité. Afin de limiter le stress lié aux actes (contention, observations buccales, administrations orales, prélèvements) ces derniers seront travaillés en renforcement positif avec friandises et caresses lors de training pendant l’acclimatation puis pendant toute la durée de l’étude. Les examens buccaux complets et les prélèvements tels que des biopsies buccales seront réalisés sous anesthésie avec analgésie adaptée. Le protocole anesthésique sera évalué au plus juste pour limiter les effets secondaires indésirables (les molécules et doses seront adaptées pour favoriser un réveil rapide). Les animaux anesthésiés seront individuellement placés sous surveillance, au calme et au chaud si besoin et ce jusqu’à leur réveil complet. Le personnel intervenant dans l’étude sera formé aux examens et prélèvements bucco-dentaires afin de travailler avec le plus d’expertise possible. L’intervention d’un expert (docteur vétérinaire dentiste) est prévue. Les animaux sont observés quotidiennement, ou plus si jugé nécessaire, ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal (spontané ou provoqué) et/ou toute anomalie physique non attendue. En cas de déviation de l'état normal d'un animal, le responsable de l’étude, le vétérinaire désigné ou le vétérinaire d'astreinte, décidera d'augmenter les fréquences d'observations, d'isoler l'animal et/ou d'envisager un traitement pour soulager l'animal. Des points limites seront définis pour apporter des soins adaptés ou une exclusion de l’étude avec d’autres soins ou une euthanasie si nécessaire. Une surveillance rapprochée sera mise en place en cas de dégradation de l’état buccal. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Espèce cible de la pathologie investiguée. Les animaux utilisés sont des adultes de plus de 2 ans atteints naturellement de maladie parodontale.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 5000
Cochons d'Inde : 600
Hamsters dorés : 7000
Chats : 150
Chiens : 1000
Furets : 50
Souffrances
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13 800 animaux non-humains vont être utilisés, dont des chiens, des chats, des furets, des souris, des cobayes et des hamsters, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent des vaccins en cours de développement puis subissent prises de sang, biopsies de peau, ponctions d'organes lymphoïdes et écouvillonnages nasaux, buccaux, rectaux, vaginaux et oculaires, pour des tests d'efficacité et d'innocuité. Une partie sera tuée pour des prélèvements terminaux, la majorité étant réutilisée dans un autre projet d'épreuve virulente, une minorité de carnivores et de cobayes pouvant être adoptée. Le porteur qualifie la procédure de "stricte nécessité" imposée par la réglementation.

Objectifs

De nos jours, les animaux domestiques comme les animaux d’élevages sont de plus en plus nombreux à être exposés à des agents pathogènes en perpétuelle évolution. Face à l’essor des résistances aux antibiotiques et la volonté d’en réduire leurs utilisations, le développement de produits immunologiques comme les vaccins sont indispensables. Pour cela, la réglementation impose d’évaluer l’efficacité et l’innocuité (qualité) des produits sur l’espèce de destination (pour lequel le produit est destiné). Ce projet consiste à évaluer la réponse immunitaire (autrement dit l’efficacité) et l’innocuité de différents produits immunologiques (nouveaux produits ou mise à jour de produits déjà sur le marché). Il s’agira donc de mieux connaître et comprendre les produits en évaluant différentes voies d’administration, doses et/ou avec différentes formulations (ex: adjuvants/excipient). Cette procédure permettra de mieux définir et caractériser le produit.

Bénéfices attendus

Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits immunologiques sûrs et efficaces auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. Ce projet s’inscrit dans la prévention de maladies pouvant être graves et causer de la souffrance animale. A long terme, les produits immunologiques ainsi développés permettent de protéger les espèces de carnivores domestiques contre un agent pathogène par la réduction des signes cliniques de maladie voire la mortalité ainsi que par la réduction de sa propagation auprès de ses congénères et de l’Homme (dans le cas de zoonoses). Dans le cadre du développement de nouveaux produits ou amélioration de produits existants sur le marché, les bénéfices envisagés de cette procédure seront la meilleure connaissance et compréhension du fonctionnement de ces produits (dose, voie d’administration, adjuvants/excipients, innocuité, efficacité, mécanisme d’action) ainsi que la réalisation des études réglementaires permettant la mise sur le marché de ces produit.

Procédures

Le nombre d’interventions dépend de la durée de l’étude et leur fréquence est conforme aux procédures internes. La durée des études vaccinales peut aller de 1 jour (cinétique de suivi de la réponse immunitaire précoce qui nécessite l’analyse de facteurs tels que les cytokines) à 2 ans (étude de la durée d’immunité après boost vaccinal), la durée moyenne et la plus fréquente étant de 49 jours. Concernant la durée des interventions sur animaux : les seules administrations prévues sont les vaccinations, qui concernent toutes les espèces, qui se font sans anesthésie et qui durent entre 3 et 30 secondes, les prélèvements de sang (toutes espèces), sans anesthésie chez le chien, avec anesthésie chez le chat et le furet (durée anesthésie 5 min) et qui durent de 10 à 30 secondes, les biopsies dermiques (toutes espèces, avec anesthésie de 5 minutes), durée de la biopsie 5 minutes, chez les chiens, chats et furets : biopsies et ponctions d’organes lymphoïdes, 30 minutes d’anesthésie, durée 5 minutes pour la biopsie, 3 minutes pour la ponction, chez les chiens, chats et furets : prélèvements nasaux, par écouvillonnage (chien sans sédation sauf si animal agité, chat et furet sous anesthésie de 5 min), durée de l’écouvillonnage 10 secondes ; ou par lavage (sous anesthésie 5 minutes) de durée 1 minute, chez les chiens, chats et furets : prélèvements buccaux (sans anesthésie) par écouvillonnage (durée 10 secondes) ou par prélèvement salivaire (durée 30 secondes), chez les chiens, chats et furets : prélèvements rectaux (sans anesthésie) par écouvillonnage (durée 10 secondes), chez les chiens, chats et furets : prélèvements vaginaux (avec anesthésie chez le furet, 5 minutes) par écouvillonnage (durée 10 secondes), chez les chiens, chats et furets : prélèvements oculaires par écouvillonnage de la muqueuse oculaire (sans anesthésie, durée 10 secondes) ou par lavage de la muqueuse oculaire (sous anesthésie, 5 minutes), durée 10 secondes, chez les chiens et les chats : prélèvements urinaires par sondage (sans anesthésie chez le chien mâle, avec anesthésie 5 minutes dans les autres cas (durée du sondage 1 minute chez le chien mâle, 2 minutes chez le chien femelle et chez les chats) ; ou prélèvement urinaire par ponction de la vessie (sous anesthésie 10 minutes), durée de la ponction 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir une légère douleur transitoire aux sites d’injection lors de l’administration du produit testé, d’anesthésique ou de médication, liée à l’introduction d’une aiguille (ex : sous cutanée, intra-musculaire…). En revanche pour d’autres voies d’administration telles que intraoculaire ou intranasale, ou lors de certains prélèvements (exemple sondage urinaire), une anesthésie sera mise en place afin de prévenir tout stress ou douleur. Suite à l’administration du produit testé, les animaux pourront présenter des signes cliniques locaux et/ou généraux, qualifiés d’effets indésirables transitoires connus des vaccins comme une réaction cutanée locale (prurit, œdème, tuméfaction, nodule, douleur à la palpation), des réactions systémiques transitoires (perte de poids, réduction de consommation alimentaire). Ces nuisances pourront être répétées car plusieurs administrations pourront être réalisées selon la posologie envisagée (schéma vaccinal). Le suivi de la température par voie rectale pourra causer de l’inconfort temporaire et/ou de la douleur transitoire. Enfin, lors du suivi régulier des animaux, les nuisances envisagées seront fonction du type de prélèvements réalisés telles qu’une légère gêne (ex : lavage/écouvillon nasal), ou douleur transitoire liée à l’introduction de l’aiguille (ex : prise de sang), le cas échéant.

Devenir

Les carnivores domestiques, ainsi que les cobayes qui auront reçu uniquement un produit connu, sans impact sur l’environnement et suivi via des marqueurs biologiques par prélèvement pourront faire l’objet d’un replacement ou adoption. La majeure partie des carnivores domestiques sera réutilisée dans un autre projet afin d’évaluer l’efficacité des produits testés face à une épreuve virulente exigée par la réglementation. La majorité des rongeurs utilisés sera réutilisée dans autre projet afin d’évaluer l’efficacité des produits testés face à une épreuve virulente ou euthanasiée à la fin du projet dans le but de collecter des prélèvements terminaux (sérum, tissus, organe) afin de développer un test sérologique (test de libération sur l’espèce non cible) ou évaluer l’activité immunologique des produits pour mieux comprendre leur mécanisme d’action.

Remplacement

Cette procédure a un caractère de stricte nécessité : elle ne peut pas, pour le moment, être remplacée par des méthodes alternatives car elle répond à l’obligation réglementaire ou scientifique d’être conduite sur l’espèce de destination du produit ou sur un modèle de rongeurs le cas échéant. Néanmoins, cette procédure pourrait permettre de substituer le test de libération sur modèle rongeur avec épreuve virulente par des tests de libération sans recours à une épreuve virulente, ce qui constitue une alternative ex vivo.

Réduction

Le nombre d’animaux envisagés dans cette procédure à été défini à son minimum : -soit en conformité avec la réglementation et la pharmacopée -soit étayé à l’aide d’un raisonnement scientifique et/ou d’une analyse statistique et/ou d’une recherche bibliographique permettant l’atteinte de l’objectif du projet. Il est également évalué en fonction du développement des projets de recherche sur les 5 ans à venir. Par ailleurs, lorsque cela est possible, un groupe contrôle unique (qui n’a pas reçu le produit) sera commun à plusieurs essais répétés.

Raffinement

Les mesures de raffinement utilisées sont : -Une période d’acclimatation adaptée aux conditions de l’étude -Hébergement des animaux en groupe de manière à ne pas induire un stress d’isolement et renforcer le comportement social intra-espèce. -Habituation et socialisation des animaux (standard à renforcée) -Enrichissement des box afin d’améliorer le confort des animaux (musique, jouets adaptés…). -Selon le produit et l’étude, possibilité d’utiliser un sédatif/anesthésique pour soit l’administration, soit les prélèvements, soit les 2, selon les caractéristiques du produit et l’instruction d’utilisation en vigueur. Une surveillance sera mise en place jusqu'au réveil complet de l’animal. -Médication : selon le produit, l’objectif de l’étude et l’impact scientifique, l’utilisation d’anti-douleur sera étudiée au cas par cas et selon les caractéristiques du produit. -Adaptation du type de nourriture afin de faciliter l’alimentation des animaux (pâtée). -Observation quotidienne des animaux et examen/suivi clinique effectué aussi souvent que cela sera jugé nécessaire avec une fréquence qui pourra être augmentée en cas de besoin (en particulier pour le suivi d’innocuité). -Mise en place de points limites adaptés et précisément définis qui pourront être réévalués en fonction des observations recueillies.

Choix des espèces

De façon réglementaire, l’efficacité et l’innocuité d’un produit doit être établie sur l’espèce cible (chien, chat et furet). Des essais préalables pourront être réalisés sur des modèles rongeurs afin de limiter le nombre de carnivores à utiliser. Des jeunes animaux sevrés sont utilisés car il s’agit d’une part du stade de développement permettant d’obtenir les résultats les plus pertinents en matière d’immunité mais il s’agit aussi du stade revendiqué pour l’administration du produit selon les besoins vétérinaires recueillis sur le terrain. Dans le cadre du développement de produits chez des animaux très jeunes, les procédures pourront être conduites sur des carnivores domestiques sevrés plus précocement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 227
Souffrances
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227 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une instillation intra-rectale de TNBS pour déclencher une inflammation de type colite, décrite comme "particulièrement douloureuse", puis subissent mises à jeun, prises de sang répétées et ponction cardiaque terminale. Le porteur indique que cette étude est une "prestation contractuelle" pour un client, destinée à constituer un dossier d'autorisation de mise sur le marché d'un composé contre la maladie de Crohn. Sur le remplacement, il affirme qu'il n'existe "aucune méthode de substitution" n'utilisant pas l'animal de laboratoire.

Objectifs

L’étude décrite dans le présent dossier sera réalisée dans le cadre d’une prestation contractuelle pour le compte d’un client qui développe notamment des médicaments ayant un intérêt thérapeutique dans le domaine de l’inflammation chronique de l’intestin (maladie de Crohn). Le principal objectif de l’étude est d’évaluer les effets d’un traitement chronique par un composé client sur un modèle d’inflammation de type colite chez la souris. Les données obtenues devraient permettre à la société cliente de détailler l’efficacité et les mécanismes d’action de leurs composés. Le modèle d’inflammation de type colite qui sera utilisé est un modèle d’inflammation induite par une instillation annale unique de TNBS (2,4,6-TriNitroBenzeneSulfonic acid).

Bénéfices attendus

Cette étude a pour objectif de constituer un dossier d'autorisation de mise sur le marché pour commercialiser un composé thérapeutique luttant contre l'inflammation de type colite.

Procédures

Nuisances communes aux deux procédures : - Mise en place du modèle [Mise à jeun 16h (16h, à D1) + Anesthésie par mélange kétamine/xylazine ou gazeuse par isoflurane (de 2min à 1h, à D1) + Instillation intra-rectale (1min, à D1)] Nuisances spécifiques à la Procédure "Mise en place du modèle de colite" : - Hébergement individuel (continu, sur toute l’étude) - Pesée des animaux (1min, 2-3 fois par semaine, sur toute l’étude) Nuisances spécifiques à la Procédure "Etude de l'efficacité de composés" : - Pesée des animaux (1min, 2-3 fois par semaine, jusqu’à D-1 ; 1min, quotidiennement, à partir de D1) - Habituation per os et sous-cutanée (sur tous les animaux, 2min, quotidiennement, de D-7 à D-2) - Traitement per os ou sous-cutané (sur 8 groupes, 1min, 2 fois par jour, de D-1 à D7) - Traitement en intraveineux [Anesthésie gazeuse (sur 1 groupe, 2min, à D-1) + Injection rétro-orbitale (sur 1 groupe, 1min, à D-1)] - Mise à jeun de 12h (12h, à D7) - Prélèvements sanguins par la veine caudale [Mise à jeun (4h, à D-1) + Prélèvement de 100µL (10min, à D-1)] - Challenge perméabilité intestinale [Mise à jeun (6h, à D5) + Administration per os FITC-Dextran, 4Da (1min, à D5) + Prélèvements sanguins de 75µL par la veine caudale (10min, sur 5 temps, pendant 2h, à D5)] - Mise à jeun (16h, à D7) - Prélèvement sanguin par ponction cardiaque [Anesthésie gazeuse (2min, à D7) + Prélèvement d’1mL (1min, à D7) + Dislocation cervicale (10sec, à D7)]

Impact sur les animaux

L'hébergement individuel de la procédure "Mise en place du modèle de colite" est nécessaire de par la nécessité de la mesure individuelle de la prise alimentaire afin de mieux caractériser le modèle. L'anesthésie pour l'instillation intrarectale du TNBS constituera une nuisance sur les animaux. Le TNBS induit une inflammation de type colite qui en elle-même pourrait être responsable de douleur chez l’animal au cours des 7 jours suivant son instillation. Les prélèvements sanguins de la procédure "Etude de l'efficacité de composés" en vigile constituent également un effet indésirable attendu sur les animaux.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés. A la fin de la procédure, le colon doit être prélevé pour des expériences ultérieures.

Remplacement

L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur un modèle d'inflammation de type colite sur le poids corporel, la prise alimentaire et les autres paramètres altérés dans le cadre des troubles métaboliques.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été calculé et rationalisé à partir de l'analyse bibliographique sur ce modèle en considérant la sévérité du modèle où 10% de perte est attendue. Ainsi, le nombre d'animaux par groupe a été adapté en fonction des paramètres d'intérêt de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés avec une puissance à 0.80 et une erreur alpha à 0.05. Les paramètres étudiés sont les suivants : poids corporel, gain de poids corporel (en g et en %), prise alimentaire (individuelle ou collective selon la procédure), prise alimentaire cumulée, cytokines (serum), longueur du colon, poids du colon, ratio longueur/poids du colon et dégénérescence du colon (histologie). Les paramètres majeurs pour la variabilité sont le ratio longueur/poids du colon et la dégénérescence du colon (histologie). La variation du ration longueur/poids du colon est de 11+/-3% et celle de la dégénérescence du colon est de 25+/-10%. Ceci nous a permis de déterminer le nombre d'animaux nécessaires.

Raffinement

Le modèle animal utilisé est un modèle d’inflammation de type colite induite par le TNBS chez la souris, qui est un modèle particulièrement bien caractérisé dans la littérature. En particulier, ce modèle présente une inflammation de type colite aux caractéristiques proches de celles observée chez les patients humains atteint de la maladie de Crohn. Le protocole sera planifié de façon à réduire le nombre d'animaux et à limiter au maximum tout stress induit aux animaux (périodes d’acclimatation et d’habituation des animaux aux procédures d’administration, anesthésie si nécessaire [instillation intra-rectale et injection rétro-orbitale]) en surveillant les animaux de manière accrue et en établissant des points limites appropriés. L'instillation étant particulièrement douloureuse, une injection en sous-cutané de buprénorphine (0,05mg/kg) sera réalisée 30min avant anesthésie afin de couvrir toute douleur liée à l'instillation. Afin d'éviter toute angoisse ou souffrance des animaux, ils seront anesthésiés avec un mélange kétamine/xylazine (respectivement 100mg/kg ; 15mg/kg ; 10mL/kg ; i.p) avant la réalisation d'une une ponction cardiaque sera réalisée. Par ailleurs, si une souffrance modérée est décelée, une injection en sous-cutané de buprénorphine (0,05mg/kg) sera administrée. Les souris seront ensuite euthanaisées par dislocation cervicale.

Choix des espèces

Le modèle de souris Balb/cJRj est un des modèles de souris les plus classiquement utilisés et les mieux documenté dans le cadre d'études précliniques menées dans l'inflammation de type colite. Le choix du modèle a été validé avec le client par le chef de projet. Les animaux utilisés seront des souris jeunes adultes (âgées de 10 semaines à l'instillation intra-rectale). Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine ciblée par le composé testé, à savoir une population adulte.