Autres tests de tolérance et d’efficacité
Efficacité d’un vaccin contre la calicivirose féline
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Huit séances de deux écouvillons oro-pharyngés, au moins cinq prélèvements sanguins et une inoculation du calicivirus sous anesthésie : 60 chats vont être utilisés, 40 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 20 un niveau sévère, tous tués à l'issue. Avec la souche hypervirulente, le porteur indique que la maladie peut provoquer des ulcérations buccales accompagnées de salivation et d'une perte d'appétit pendant vingt-quatre à quarante-huit heures, signes qui déclenchent alors les points limites. L'objet est de tester deux candidats vaccins au cours de trois études, l'épreuve par administration de l'agent pathogène étant exigée par la monographie 1101 de la Pharmacopée européenne pour obtenir une autorisation de mise sur le marché. La plupart des animaux utilisés sont des chatons de sept à douze semaines, une partie étant ensuite exploitée pour la production de sérum avant d'être tuée.
Objectifs
Le projet a pour but d’évaluer l’efficacité de vaccins contre la calicivirose destinés au chat par administration de l’agent pathogène. Dans un premier temps, il est nécessaire de mettre en place des études de mise au point de modèles d’épreuve c’est-à-dire ayant pour but de récréer, expérimentalement, la maladie telle qu’elle se développerait chez le chat de manière naturelle et d’être au plus proche des conditions réelles. Après administration du candidat vaccin, la réponse immunitaire est suivie par des prélèvements sanguins à intervalles définis en fonction de la réponse attendue au différent stade du projet. Enfin, l’administration de l’agent pathogène, dans le cadre de ce projet : le calicivirus classique ou le calicivirus hypervirulent (FCV), permet d’évaluer l’efficacité des candidats vaccins et de déterminer les effets bénéfiques : protection contre la pathologie, réduction des signes cliniques, réduction de l’excrétion de l’agent pathogène. « réalisation de 3 études pour tester 2 candidats »
Bénéfices attendus
La finalité de ces études est de développer des produits efficaces pour réduire l’impact des maladies infectieuses sur les populations.
Procédures
1 à 3 administrations de formulation vaccinale sur animal vigile. L’acte est inférieur à 1 minute. 1 administration de la souche d’épreuve sur animal anesthésié. L’acte peut durer quelques minutes en fonction de l’anesthésie. Au moins 5 prélèvements sanguins sur animal vigile ou anesthésié (en fonction du comportement de l’animal). Plus un prélèvement sanguin tous les 3 mois pour une étude de durée d’efficacité, L’acte est inférieur à 1 minute. 8 séances de 2 écouvillons oro-pharyngé sur animal vigil ou anesthésié. L’acte peut durer quelques minutes en fonction de l’anesthésie
Impact sur les animaux
Les contentions peuvent générer du stress chez l’animal. Les administrations ainsi que les prélèvements sanguins peuvent provoquer du stress et de l’inconfort au moment du geste. Les écouvillons oro-pharyngés peuvent provoquer du stress et de la douleur. En fonction du comportement de l’animal et de l’acte sur l’animal, une anesthésie sera mise en place. Le développement de la maladie peut engendrer, notamment lors de l’utilisation de la souche Calivirus Félin Hypervirulent, des signes cliniques sévère qui déclencheront des points limites : ulcérations buccales avec salivation et dysorexie transitoire durant 24 à 48h.
Devenir
Les animaux ayant atteint les points limites seront euthanasiés. Les animaux utilisés pour la production de sérum seront euthanasiés. Pas de réutilisation des animaux du fait de leur statut « éprouvé calicivirus»
Remplacement
Lorsque cela est possible, une première étape dans le projet de développement de vaccins consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection, réduisant ainsi le nombre de candidats à tester in vivo donc le nombre d’animaux utilisés. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie lorsque cela est possible. Les études d’efficacité par administration de l’agent pathogène sont des obligations réglementaires (monographie 1101 de la Pharmacopée Européenne) pour déposer un dossier d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) d’un médicament.
Réduction
Pour les études réglementaires, le nombre d’animaux est fixé par les textes. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste de façon à minimiser le nombre de chats utilisés en limitant le risque d’études non conclusives. Calcul de puissance statistiques sur les effectifs pour être descriminant et confirmer les résultats avec le nombre minimal d’animaux, également basé sur l’historique des études précédentes
Raffinement
Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique des animaux est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique dont la durée minimale est de 7 jours. Si cette durée n’est pas suffisante elle sera rallongée jusqu’à ce que les animaux soient aptes à entrer dans la procédure. Les chats hébergés dans nos locaux font l’objet d’un soin de qualité avec respect de leur bien-être. Ils sont hébergés en groupe avec de nombreux aménagements pour se percher et faire leurs griffes. Les jouets présents dans les zones d’hébergement et dans les zones de jeu sont régulièrement changés pour favoriser la curiosité. Afin de limiter le stress lié aux actes (contention, administrations, prélèvements), ces derniers seront travaillés en renforcement positif avec friandises et caresses. La durée de ce travail est indéterminée, il sera réalisé jusqu’à ce que les animaux ne montrent plus de signes de stress contre-indiquant leur entrée dans la procédure. Une méthode low stress de contention des chats avec le dispositif CatWrap pourra aussi être utilisée. Les prélèvements et administrations chez le chat pourront être réalisés sous anesthésie. Le protocole anesthésique sera évalué au plus juste pour limiter les effets secondaires indésirables. Les animaux anesthésiés seront individuellement placés sous surveillance, au calme et au chaud si besoin et ce jusqu’à leur réveil complet. Le personnel intervenant dans l’étude sera formé aux gestes techniques afin de travailler avec le plus d’expertise possible. Les animaux sont observés quotidiennement, ou plus si jugé nécessaire, ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal et/ou toute anomalie physique non attendue. En cas de déviation de l'état normal d'un animal, le responsable de l’étude, le vétérinaire désigné ou le vétérinaire d'astreinte, décidera d'augmenter les fréquences d'observations, d'isoler l'animal et/ou d'envisager un traitement pour soulager l'animal. Des points limites spécifiques sont définis et appliqués. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
L’évaluation sur espèce cible (chat) est une exigence règlementaire et le modèle optimal pour réaliser les études à ce stade de connaissance. La majorité des chats utilisés sont des jeunes d’environ 2 - 3 mois ou des adultes. Plus précisément : - Les études d’efficacité immédiate utilisent de jeunes chats (chatons âgés entre 7 et 12 semaines). L’âge des chats au moment de l’épreuve dépend des caractéristiques du produit à tester. - Les études de durée d’immunité utilisent des chats adultes (âge >12 mois) au moment de l’épreuve mais de 7 à 12 semaines lors de la première administration du vaccinpour tester la durée de protection conférée par le produit. - Pour la mise au point de modèle d’épreuve, les 2 catégories d’animaux sont utilisées en fonction de l’objectif de l’étude.
Etude de l’efficacité d’une molécule innovante contre la douleur aiguë chez les chiens.
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Réutilisés dans un autre projet plutôt que tués, 12 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont castrés sous anesthésie, l'intervention étant plafonnée à une heure, puis évalués sur la douleur post-opératoire que le porteur qualifie de modérée et transitoire. La molécule analgésique testée peut par ailleurs entraîner une sédation, des troubles gastro-intestinaux et une modification du comportement. L'intervention retenue pour produire cette douleur est une chirurgie que le porteur nomme lui-même "de convenance", et l'étude vise un usage à la fois humain et vétérinaire.
Objectifs
L’analgésie représente un pilier fondamental de toute intervention chirurgicale, tant en médecine humaine qu’animale. Une gestion optimale de la douleur contribue non seulement à améliorer le confort du patient, mais aussi à favoriser une récupération post-opératoire plus rapide, plus sûre et avec moins de complications. Elle participe également à une meilleure qualité globale de la prise en charge. Dans ce contexte, cette étude vise à évaluer l’efficacité analgésique d’une molécule innovante, en vue de son potentiel usage en médecine humaine et vétérinaire. L’objectif est d’apprécier ses effets sur la douleur post-opératoire, sa tolérance et son intérêt en tant qu’alternative aux traitements antalgiques conventionnels.
Bénéfices attendus
Amélioration de la prise en charge de la douleur post-opératoire : en évaluant une nouvelle molécule analgésique, ce projet vise à proposer des alternatives efficaces et potentiellement mieux tolérées que les traitements classiques. Réduction de la consommation d’antalgiques conventionnels : si la molécule testée montre une bonne efficacité, elle pourrait permettre de diminuer l’utilisation de médicaments opioïdes ou AINS, souvent associés à des effets secondaires.
Procédures
Les animaux sont soumis à une procédures chirurgicales : sous anesthésie, donc la durée sera plafonnée à 1h, afin d'assurer une récupération optimale aux animaux;
Impact sur les animaux
La principale nuisance attendue : - Douleur post-opératoire : bien que des protocoles analgésiques soient mis en place, une douleur modérée transitoire peut survenir après la castration. - Effets secondaires liés aux molécules analgésiques : selon le traitement administré, des effets indésirables légers sont possibles (sédation, troubles gastro-intestinaux, modification du comportement, etc). - Stress de l’anesthésie, hypothermie lors de l’anesthésie.
Devenir
Le projet étant peu invasif et ne nécéssitant pas d'euthanasie, les chiens pouront être réutilisés pour un autre projet.
Remplacement
La réponse à l’objectif de l’étude nécessite une évaluation directe de la réponse à la douleur, ce qui ne peut être réalisé que sur l’animal vivant. En effet, il n’est pas envisageable de tester une molécule innovante directement chez l’homme ou en clinique vétérinaire, en raison des risques encore inconnus liés à son utilisation.
Réduction
Au total, 12 animaux seront utilisés (6 + 6). Un nombre d'animaux se trouve réduit au minimum nécessaire pour l'obtention de données suffisamment fiables sur l’évaluation de l’efficacité d’une nouvelle molécule.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans le respect de leurs besoins éthologiques avec des enrichissements propres à l’espèce. De plus, la température de la salle d’hébergement sera augmentée après la chirurgie. Le suivi quotidien des animaux et les pesées hebdomadaires sont assurés par le personnel technique et animalier habilité et habitué à travailler avec des chiens. En cas de troubles liés au dispositif, des traitements pourront être mis en place, similaires à ceux pratiqués en médecine humaine. Tout acte douloureux ou fortement stressant sera réalisé sous sédation ou sous anesthésie (locale ou générale selon les besoins). Si nécessaire, la douleur sera prise en charge par l'administration de traitements analgésiques adaptés : AINS et/ou morphiniques. Au cours des études, les animaux feront l'objet d'un suivi clinique, afin de détecter tout signe de mal-être ou toute anomalie physique.
Choix des espèces
Le modèle de chien a été choisie en raison de la pertinence directe du modèle animal avec l’application clinique visée. En effet, la molécule testée présente un potentiel d’utilisation non seulement en médecine humaine, mais également en médecine vétérinaire, notamment dans la gestion de la douleur post-opératoire. Le chien étant une des principales espèces concernées par ce type d’indication (chirurgie de convenance, douleur aiguë), il constitue un modèle approprié, à la fois pour l’évaluation de l’efficacité analgésique et pour l’extrapolation clinique future. De plus, les protocoles d’évaluation de la douleur sont bien validés chez cette espèce, ce qui garantit la fiabilité des données recueillies. Des chiens adultes seront utilisés dans ce projet, car ils représentent la catégorie d’animaux la plus fréquemment concernée par les interventions chirurgicales en pratique clinique. Leur utilisation permet ainsi de reproduire des conditions proches de la réalité vétérinaire.
Évaluation de la biocompatibilité et/ou de l’efficacité de biomatériaux après implantation ou injection chez le rat.
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Pour répondre aux exigences réglementaires qui encadrent la mise sur le marché des dispositifs médicaux, 2 520 rats vont être utilisés afin d'évaluer la tolérance et l'efficacité de biomatériaux. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré pour 1 620 d'entre eux et sévère pour 900, tous étant tués à l'issue pour le prélèvement des organes. Le matériau leur est injecté ou implanté sous la peau, dans le muscle ou dans l'os, les implantations osseuses exigeant la création préalable d'un défaut dans l'os pour reproduire une perte de substance humaine. Le porteur annonce une inflammation, une douleur locale, un gonflement et parfois une boiterie au site d'implantation, et prévoit de tuer tout animal atteignant un point limite.
Objectifs
La présente saisine vise à évaluer la biocompatibilité (sécurité) et l’efficacité de biomatériaux selon les exigences réglementaires et scientifiques actuelles. Les biomatériaux représentent un enjeu majeur dans l’innovation médicale, car ils permettent de restaurer la fonction des tissus, de remplacer ou de soutenir des organes défaillants, et d’améliorer significativement la qualité de vie des patients. Leur utilisation s’étend à de nombreux domaines, tels que la chirurgie orthopédique, la cardiologie, la dentisterie, la chirurgie reconstructrice et la médecine régénérative. Face à la complexité croissante des dispositifs médicaux et à l’évolution rapide des technologies, il est essentiel de garantir que les biomatériaux mis sur le marché répondent à des critères stricts de sécurité, de performance et de durabilité. Cela implique la réalisation d’évaluations approfondies, incluant des essais in vivo, pour vérifier l’absence de toxicité, la compatibilité avec les tissus biologiques, ainsi que l’efficacité clinique attendue. L’objectif global de cette démarche est donc double : d’une part, assurer la conformité réglementaire des biomatériaux avec les normes européennes et internationales en vigueur ; d’autre part, favoriser le développement de solutions innovantes, sûres et performantes, capables de répondre aux besoins cliniques actuels et d’anticiper les défis médicaux de demain. Pour évaluer les biomatériaux au fil du temps, un nombre robuste de sites implantés ou injectés sera utilisé, avec un effectif suffisant par groupe pour permettre des comparaisons fiables. Ce dispositif garantit le développement de biomatériaux sûrs et performants, supérieurs à ceux actuellement disponibles. Jusqu’à 2520 rats pourront être mobilisés, ce qui correspond à la réalisation de 7 études par an sur 5 ans, chacune impliquant 72 animaux répartis en 4 groupes, observés à 3 points temporels différents.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à évaluer la biocompatibilité et l’efficacité de nouveaux biomatériaux implantables ou injectables chez le rat, un modèle largement utilisé et reconnu en recherche biomédicale. Les bénéfices attendus sont multiples et touchent à la fois l’avancée des connaissances scientifiques, la santé humaine et la santé animale. À court terme, durant la durée du projet, l’étude permettra d’acquérir des données fondamentales sur le comportement des biomatériaux in vivo, notamment leur cinétique de dégradation, leur intégration tissulaire, leur tolérance locale et leur impact immunologique. Ces résultats sont essentiels pour mieux comprendre les mécanismes d’interaction entre matériaux artificiels et organismes vivants, et pour optimiser les formulations futures dans un objectif d’application clinique. Ils permettront également d’identifier d’éventuels effets indésirables et de proposer des solutions adaptées avant toute utilisation chez l’homme. À long terme, les résultats obtenus contribueront à la conception de nouveaux biomatériaux plus sûrs, plus efficaces et mieux adaptés aux besoins cliniques. Ils orienteront la mise au point de dispositifs médicaux innovants, capables de réduire les risques de complications post-opératoires ou de rejets immunitaires, et d’améliorer la qualité de vie des patients. Ces avancées pourront trouver des applications dans des domaines variés. Les bénéfices du projet dépassent le cadre strictement humain. Les connaissances acquises pourront également profiter à la santé animale, notamment en médecine vétérinaire, en permettant le développement de traitements ou d’implants spécifiques adaptés aux animaux. En résumé, ce projet s’inscrit dans une démarche responsable, visant à maximiser les bénéfices scientifiques et médicaux tout en minimisant les impacts négatifs. Il ouvre la voie à des applications concrètes et innovantes, tant pour la recherche biomédicale que pour la santé humaine et animale, à court, moyen et long terme.
Procédures
Les rats recevront une injection ou une implantation du biomatériau à évaluer. Les injections sous-cutanées, intra- ou intermusculaires, ainsi que les injections intradermiques seront réalisées sous anesthésie, avec un temps opératoire estimé entre 5 et 10 minutes. Les implantations sous-cutanées, intra- ou intermusculaires et intra-osseuses seront également effectuées sous anesthésie et sous analgésie, pour une durée chirurgicale estimée entre 20 et 30 minutes. Les implantations intra-osseuses nécessiteront la création préalable d’un défaut osseux afin de mimer la perte de substance osseuse observée chez l’homme. L’analgésie sera assurée pendant l’intervention, puis maintenue après la chirurgie, jusqu’à 72 heures pour les implantations intra- ou intermusculaires et intra-osseuses. Un suivi quotidien des animaux sera mis en place afin de détecter précocement toute anomalie et d’exclure de la procédure expérimentale les animaux présentant des signes de souffrance. Au cours de l’étude, des prélèvements sanguins pourront être réalisés, avec une durée estimée à environ 1 minute. Le volume prélevé n’excédera pas le volume maximum éthiquement prélevable, à raison d’un prélèvement maximum par semaine. Si un prélèvement important est nécessaire, il sera effectué uniquement en point final, après anesthésie et analgésie. Des prélèvements d’urine pourront également être réalisés au cours du protocole en environ 1 minute, en exerçant une légère pression sur la vessie, à raison d’un prélèvement maximum par jour. Des analyses radiographiques pourront être menées sur animaux anesthésiés, avec un temps estimé à environ 5 minutes (anesthésie + radiographie). Si nécessaire, les animaux recevront une double injection de produit fluorescent, peu de temps avant leur mise à mort. En général, ces injections seront administrées environ deux semaines, puis une semaine avant la mise à mort. La mise à mort des animaux sera réalisée conformément aux normes éthiques en vigueur. Ce projet sera limité à un maximum de 2520 animaux sur 5 ans, avec une durée maximale d’étude fixée à 52 semaines après implantation.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont principalement liées à l’acte chirurgical ou à l’injection / implantation du biomatériau : - Suite à la chirurgie : traumatisme et inflammation transitoire au niveau du site d’implantation ou d’injection, pouvant entraîner douleur locale, gonflement, rougeur ou chaleur, une boiterie. Risque de réaction inflammatoire, de rejet local, bien que les biomatériaux soient choisis pour leur biocompatibilité. - Stress post-chirurgical ou post-injection, pouvant se manifester par une diminution de la mobilité, une inactivité ou un comportement anormal. - Perte de poids transitoire dans certains cas, surtout en période post-opératoire immédiate. Tout animal ayant atteint un ou plusieurs points limites (repérés le plus précocement possible grâce à un suivi quotidien) sera euthanasié.
Devenir
A l’issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort. Les organes d'intérêts seront prélevés. Les prélèvements sanguins et urinaires seront utilisés pour doser le composé et/ou évaluer sa toxicité et/ou évaluer les modifications induites par son administration. Les organes seront également utilisés pour doser les composés et / ou réaliser des analyses histopathologiques et d’imagerie. Grâce à ces prélèvements / analyses il sera possible de conclure sur la sécurité et l’efficacité des produits testés.
Remplacement
De manière générale, les biomatériaux que nous évaluons in vivo ont fait l’objet de tests préliminaires in vitro. Le biomatériau idéal doit allier biocompatibilité, pour garantir la sécurité d’emploi (exigence réglementaire), et efficacité clinique (la sécurité seule ne garantit pas que le matériau soit utile ou performant). La recherche de nouveaux biomatériaux sûrs et performants est donc essentielle et nécessite une évaluation en expérimentation animale afin d’assurer leur conformité réglementaire (tests requis par la loi) et leur potentiel d’application en santé humaine. Le passage chez l’animal reste indispensable afin de vérifier les interactions avec l’organisme et aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire tous les paramètres physiologiques qui sont liés à un individu dans sa globalité.
Réduction
La présente saisine vise à évaluer la sécurité et l’efficacité de biomatériaux, selon les exigences réglementaires et scientifiques actuelles. Le nombre d’animaux est réduit au maximum afin d’avoir des résultats exploitables, permettant de conclure de manière certaine, tout en évitant la réalisation d’une deuxième étude pour confirmer les résultats obtenus au cours du présent projet. En s'appuyant sur les recommandations des normes et compte tenu de la variabilité probable des réponses aux biomatériaux, le protocole expérimental prévoit : Pour chaque point de temps (jusqu’à 3 selon la nature du biomatériau) et étant donné la variabilité probable de réponse aux biomatériaux, 10 sites d’implantation par biomatériau seront évalués sur au moins 3 animaux. Cet effectif pourra être revu, notamment si le biomatériau évalué est déjà connu, si des données antérieures permettent d’établir un parallèle, ou dans le cas où seules des données préliminaires sont nécessaires et que l’analyse reste pertinente.
Raffinement
Les animaux seront stabulés en groupes dans des locaux adaptés permettant leur maintien dans un environnement adéquat, n'induisant pas de stress. Les conditions d’hébergement seront optimisées si nécessaire (par exemple : litière spécifique, augmentation de l’enrichissement, facilité d’accès à l’alimentation et ajout de nourriture appétente). Un hébergement individuel transitoire pourra-être réalisé, par exemple, en cas de complications post-opératoire nécessitant un isolement comme la réouverture d’un site. Dans ce cas l’enrichissement sera augmenté (en plus de celui déjà présent, ajout minimum d’un élément supplémentaire). Nous mettrons en place des mesures spécifiques et adaptées aux douleurs éventuelles occasionnées par les différents traitements pour éviter toute souffrance inutile et prolongée. En plus de l’analgésie et de l’anesthésie assurées lors de la chirurgie et de tout autres gestes le nécessitant (ex : prélèvement sanguin), une observation quotidienne sera mise en place, l’état général des animaux et du site d’injection/implantation (gonflement, rougeur, boiterie, paralysie du membre, et autres paramètres), ainsi que les poids seront évalués au minimum deux fois par semaine pendant toute la durée de l’étude. En cas d’apparition de signes persistants ou sévères, des mesures spécifiques seront mises en œuvre afin de garantir le bien-être animal, conformément aux protocoles éthiques établis. Les effets indésirables susceptibles d’être observés seront abordés avant toute mise en œuvre du projet. Ils seront anticipés au plus juste en fonction des informations obtenues lors de protocoles préalablement réalisés et appuyés d’une veille bibliographique. Tout animal ayant atteint un ou plusieurs points limites (repérés le plus précocement possible grâce à un suivi quotidien) sera euthanasié. Nous maintiendrons les animaux le minimum de temps dans une situation d’inconfort et de douleur (lors du traitement expérimental et lors des prises de mesures).
Choix des espèces
Le rat, mammifère largement utilisé en recherche biomédicale, présente des caractéristiques physiopathologiques et des réponses tissulaires proches de celles observées chez l’homme. Ce parallèle permet d’obtenir des résultats pertinents pour la transposition à l’espèce humaine, notamment grâce à des approches statistiques robustes et validées. De plus, le rat est un modèle reconnu pour l’étude des effets de composés ou de dispositifs médicaux : les données générées permettent d’extrapoler efficacement les résultats à l’homme et de faciliter la prédiction des réponses biologiques attendues lors des premiers essais cliniques. Ce modèle offre également la possibilité de prélever un volume suffisant et analysable de liquides biologiques (sang, urine), ce qui est essentiel pour évaluer l’impact systémique des biomatériaux implantés. Enfin, le rat permet de réaliser des études de sécurité et d’efficacité dans des conditions standardisées, conformément aux recommandations internationales. A noter, que les animaux seront largement sevrés et auront dépassé la majorité squelettique.
Modèles expérimentaux de dégénérescence rétinienne induite par une ischémie reperfusion transitoire
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Évaluer l'efficacité et la tolérance de traitements de la rétine, et former du personnel à des gestes professionnels, ces deux finalités se superposent ici. 1 100 rats vont être utilisés, dont 1 000 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et sont tués à l'issue pour analyse des yeux. Un œil par animal subit soit le pincement des vaisseaux et des nerfs qui l'irriguent, soit une élévation de sa pression interne, pendant trente à soixante minutes sous anesthésie, puis des injections dans ou autour de l'œil une à deux fois par semaine et des collyres jusqu'à huit fois par jour. Une centaine d'animaux écartés de l'étude pour un défaut de l'œil repéré avant le début des procédures sont réorientés vers d'autres expériences.
Objectifs
L’objectif principal de ce projet est de mettre en place et d’utiliser des modèles expérimentaux afin de mieux comprendre les dommages que peut subir la rétine (la partie de l’œil qui capte la lumière) lorsqu’elle manque temporairement de sang, comme cela peut arriver dans certaines maladies de l’œil. Ce type de problème, appelé ischémie rétinienne, est lié à plusieurs maladies comme le glaucome, la rétinopathie diabétique ou l’occlusion d’une artère de la rétine. Ces maladies peuvent entraîner une perte de vision. Ces modèles, utilisant des rats, permettent de bloquer temporairement le flux sanguin vers la rétine, puis le rétablir. Ces techniques permettent d’observer les réactions de l’œil, comme le stress, l’inflammation et la mort de certaines cellules. Les premières cellules touchées sont celles qui envoient les signaux visuels au cerveau. Ensuite, d’autres types de cellules de la rétine sont affectées selon la durée du manque de sang. Des cellules de soutien dans l’œil réagissent aussi, ce qui aggrave l’inflammation et les dégâts. Ces modèles aident à comprendre les mécanismes en jeu dans les lésions de la rétine. Ils servent aussi à tester des traitements potentiels pour protéger les cellules de l’œil, réduire l’inflammation ou le stress, avant de passer à des essais chez l’humain. En résumé, ce projet fournit des outils précieux pour mieux comprendre comment la rétine est endommagée lors d’un manque de sang, et pour développer de nouveaux traitements.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice attendu de ce projet est de développer des modèles expérimentaux fiables permettant d’évaluer l’efficacité de nouveaux traitements destinés à protéger ou réparer la rétine après une lésion. La recherche médicale évolue rapidement, et il est essentiel de pouvoir tester ces traitements dans des conditions rigoureuses, tout en respectant les principes du bien-être animal. Grâce à ces modèles, il sera possible de simuler des atteintes rétiniennes similaires à celles observées chez l’humain, comme dans le glaucome ou certaines maladies vasculaires de l’œil. Cela permettra d’observer précisément l’effet des traitements sur les cellules de la rétine et de mesurer leur impact à l’aide d’outils non invasifs d’imagerie et d’électrophysiologie par la mesure de l’activité électrique de la rétine. Ces études contribueront à identifier les molécules les plus prometteuses, à ajuster les doses et à mieux comprendre les mécanismes d’action, tout en garantissant une approche éthique et encadrée.
Procédures
Les animaux inclus dans ce projet seront soumis à différentes interventions expérimentales, réparties sur une période de 1 à 4 semaines selon les résultats obtenus avec les traitements testés. Concernant les procédures chirurgicales d’induction de la pathologie, deux méthodes seront utilisées, chacune pratiquée une seule fois sur un œil par animal. La première consiste à pincer les vaisseaux et les nerfs qui vascularisent et innervent l’œil. La seconde consiste à augmenter la pression dans l’œil. Ces procédures, réalisées sous anesthésie générale et locale, durent entre 30 et 60 minutes. Concernant les évaluations, différents examens seront réalisés une fois par semaine comme la mesure de l’activité neuronale de l’œil, l’évaluation anatomique par imagerie optique et biomicroscopie. Les deux premiers examens nécessitant une immobilisation complète de l’animal seront réalisés sous anesthésie générale, et regroupés dans une même session pour limiter le nombre d’anesthésies. Chaque examen dure quelques minutes. L’administrations des traitements se feront par : 1. L’applications de gouttes. Cette procédure nécessite une contention légère, d’une durée d’1 à 2 minutes et réalisée 3 fois par jour avec un maximum de 6 à 8 fois par jour. 2. Les injections sous-cutanées, intramusculaires ou intrapéritonéales. Ces procédures, également très rapides (1 à 2 minutes) sont réalisées sur animal vigile. 3. Injections intra- ou péri-oculaires sont réalisées sous anesthésie locale et générale si nécessaire, à une fréquence de 1 à 2 fois par semaine. Ces procédures durent environ 5 minutes par animal et nécessitent l’utilisation d’un microscope chirurgical. Des prélèvements biologiques seront peut-être nécessaires afin de doser le principe actif ou des marqueurs de la maladie. Pour cela, des prélèvements sanguins ponctuels pourront être réalisés et ne dépassent pas 5 minutes par animal.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables anticipés dans le cadre de ce projet sont considérés comme modérés. L’expérience acquise lors d’études antérieures, ainsi que les données issues de la littérature scientifique, indiquent que les manifestations les plus fréquentes incluent : 1. une rougeur conjonctivale liée à une inflammation locale modérée lors d’injections ou d’administrations, 2. un léger saignement réversible au site d’injection, ou d’incision, 3. un trouble transitoire ou une opacification de la cornée. L’élévation de la pression intraoculaire induite dans ces modèles sera transitoire et réversible, et ne devrait pas générer de douleur manifeste après le réveil de l’animal. Les examens et les administrations nécessitent une contention brève des animaux, pouvant induire un stress ponctuel de quelques minutes. Des mesures spécifiques seront mises en place pour limiter cet impact (habituation, manipulation douce, environnement calme). Certaines procédures, telles que les injections intra ou péri-oculaires ou les examens nécessitant une immobilisation prolongée, seront réalisées sous anesthésie légère, afin de garantir le confort de l’animal. Ces anesthésies peuvent occasionner une gêne transitoire ou un léger saignement, mais ne présentent pas de risque significatif à long terme.
Devenir
A l'issue de la procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...). Mais les animaux n’ayant pas suivi la totalité de la procédure (estimé à environ 10%, hormis ceux exclus pour cause de points limites) pourront être réutilisés dans d’autres procédures expérimentales compatibles avec l’avis du vétérinaire. Ces animaux sont des animaux qui sont exclus de l'étude en raison d'un défaut anatomique ou physiologique détecté aux examens de baseline au niveau de l'œil avant le début de l’étude. Ces animaux n'auront pas reçu d'induction de la pathologie, ni d'administration de traitement, seulement des examens qui ne sont pas invalidants mais qui potentiellement nécessitent une anesthésie.
Remplacement
L’œil est un organe très complexe, composé de nombreuses parties (cornée, cristallin, rétine…) qui interagissent entre elles et avec le reste du corps. Il subit en permanence des variations mécaniques, chimiques et biologiques qui influencent son fonctionnement et sa réaction aux traitements. Des techniques comme les cultures cellulaires, les organoïdes ou les simulations informatiques existent, mais elles ne peuvent pas reproduire toutes les interactions présentes dans un œil vivant. Par exemple, elles ne simulent pas correctement les effets sur l’ensemble du corps, les variations de pression dans l’œil ou bien les réactions complexes liées à des maladies comme le glaucome. C’est pourquoi les modèles animaux sont ici encore indispensables car ils permettent premièrement de reproduire plus fidèlement les conditions du glaucome. Deuxièmement, de tester l’efficacité et la tolérance de nouveaux traitements dans un organisme vivant. Troisièmement d’étudier les effets à long terme sur la rétine et le nerf optique dans un environnement complet.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe a été délibérément limité afin de respecter les principes éthiques, tout en garantissant une analyse statique fiable des résultats. En fonction des résultats, les outils statistiques à notre disposition permettront, le cas échéant, d’ajuster encore à la baisse le nombre d’animaux inclus dans les procédures, sans compromettre la validité scientifique des conclusions. Dans une démarche de réduction du nombre d’animaux utilisés, plusieurs stratégies complémentaires seront mises en œuvre : Utilisation de méthodes non invasives pour le suivi de la pathologie (imagerie rétinienne, etc.), permettant de réaliser des suivis longitudinaux sur les mêmes individus, sans nécessité de mise à mort à chaque point d’analyse. Chaque fois que cela est scientifiquement pertinent, les deux yeux d’un même animal pourront être analysés, ce qui permet de doubler les données collectées sans augmenter le nombre d’animaux. Afin l'optimisation des protocoles expérimentaux permettra de limiter la variabilité interindividuelle et maximiser la robustesse des résultats.
Raffinement
Un suivi quotidien rigoureux des animaux sera mis en place tout au long des études, afin de détecter précocement tout signe de stress, d’inconfort ou d’effet indésirable lié aux procédures expérimentales. Ce suivi permettra d’intervenir rapidement si nécessaire, dans le respect des points limites prédéfinis, conçus pour être précoces, prédictifs et adaptés à la pathologie étudiée. Ces points limites visent à minimiser toute douleur potentielle et à garantir une prise en charge rapide et éthique. Les animaux seront hébergés en groupe, dans des cages enrichies contenant nourriture et eau en libre accès et à volonté, ainsi que des éléments d’enrichissement environnemental (abris, matériaux à ronger) favorisant leur bien-être psychologique et comportemental. Les examens réalisés pour évaluer la pathologie sont non invasifs et comparables à ceux pratiqués en ophtalmologie humaine ou vétérinaire. Lorsque l’immobilité de l’animal est requise pour garantir la qualité des mesures, une anesthésie légère pourra être administrée, dans le seul but d’assurer le confort de l’animal et de limiter le stress. Ce projet a été soumis à l’évaluation d’un comité d’éthique compétent, et sera étroitement suivi par la structure en charge du bien-être animal au sein de l’établissement. Toutes les procédures seront réalisées par un personnel formé et expérimenté, dans le strict respect des réglementations en vigueur et des principes éthiques de l’expérimentation animale.
Choix des espèces
L'espèce sélectionnée pour ce projet présente des caractéristiques anatomiques, physiologiques et métaboliques largement documentées dans la littérature scientifique, ce qui facilite l’extrapolation des résultats vers l’humain, en particulier dans le contexte des pathologies oculaires telles que le glaucome. Ces espèces sont couramment utilisées dans les modèles expérimentaux validés de glaucome et d’hypertonie oculaire notamment. Leur emploi repose sur une expérience accumulée dans la communauté scientifique, garantissant la reproductibilité des résultats et la comparabilité avec d’autres études précliniques. Les animaux seront des jeunes adultes âgés au minimum de 6 semaines pour les rats correspondant à la maturité de la rétine.
Réalisation d’une épreuve virulente leptospirose chez le chien
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Inoculation de leptospires dans l'abdomen, instillation du pathogène dans les yeux, le nez et la gueule, prélèvements urinaires par ponction de la vessie tous les deux jours après injection de diurétiques, le tout sur animaux vigiles : 120 chiens sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 90 d'entre eux et sévère pour 30. Certains sont des chiots de quatre à sept semaines, hébergés avec leur mère ou une nourrice, vaccinés puis éprouvés. L'objectif est réglementaire, démontrer sur l'espèce cible l'efficacité d'un vaccin contre la leptospirose canine, et tous les chiens sont tués en fin d'étude pour prélever reins et foie. Le porteur indique que le nombre d'animaux "est fixé par les textes" pour les études réglementaires, sans préciser lesquels, ni combien de chiots et d'adultes composent l'effectif.
Objectifs
Le projet a pour but d’évaluer l’efficacité d’un vaccin destiné au chien contre la Leptospirose. Pour qu’un vaccin soit autorisé, il faut notamment démontrer que celui-ci apporte un effet bénéfique sur l’animal pour la pathologie considérée. Les études sont réalisées sur l’espèce cible (chien) pour s’approcher au mieux des conditions réelles d’utilisation. Pour démontrer l’efficacité d’un vaccin contre cette pathologie canine, une phase d’épreuve suit la phase d’administration du vaccin. L’épreuve correspond à l’administration d’un agent pathogène pour reproduire expérimentalement la pathologie.
Bénéfices attendus
La finalité de ces études est de permettre le développement de vaccins efficaces contre la Leptospirose et donc de réduire l’impact des maladies infectieuses chez les chiens.
Procédures
Les nuisances prévues sur les animaux sont les suivants : - Administration du vaccin : 1 à 5 fois avec 2 à 5 semaines d’intervalle, sur tous les animaux en vigile, acte inférieur à 1 minute. - Administration de l’agent pathogène en intra-péritonéale, 1 fois sur tous les animaux en vigile, acte inférieur à 1 minute. - Administration de l’agent pathogène par voie instillation oculaire/nasale/orale 1 fois sur tous les animaux en vigile pour les chiots, acte inférieur à 2 minute. - Administration de l’agent pathogène par voie Instillation oculaire/nasale/orale 1 fois sur tous les animaux Sous anesthesie légère pour les adultes acte inférieur à 2 minute. - Prélèvements urinaires après injection de diurétiques (selon les recommandations du fabricant), par sondage ou cystocenthèse pour les mâles et cystocenthèse pour les femelles, au maximum tous les 2 jours sur animaux vigiles, acte inférieur à 5 minutes. - Prélèvements sanguins : plusieurs fois pendant l’étude sur tous les animaux en vigile, acte inférieur à 1 minute. - Observation clinique quotidienne sur tous les animaux en vigile, 5 minutes/animal.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : - La contention et la répétition d’actes techniques (administrations et prélèvements) peuvent occasionner un stress et éventuellement de la douleur. - Les prélèvements urinaires peuvent provoquer une gêne pour l’animal. - Le développement de la pathologie peut donner lieu à des signes cliniques sévères (état général, signes digestifs et signes cutanéo-muqueux) notamment chez les animaux non-vaccinés = animaux témoins dans les études d’efficacité.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés en fin d'étude. Pour prélèvement histologiques reins et foie afin de confirmer le statut infecté ou non des animaux.
Remplacement
Lorsque cela est possible, une première étape dans le projet de développement d’un vaccin consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection de ces derniers, réduisant ainsi le nombre de candidats à tester in vivo donc le nombre d’animaux utilisés. Une série de tests analytiques permet de garantir un certain niveau de sécurité pour les animaux recevant le produit. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie lorsque cela est possible. Lorsque les modèles existent, un premier test sur des espèces alternatives (notamment des rongeurs) est réalisé afin de réduire le nombre de chiens utilisés. Le recours à l’espèce cible est à l’heure actuelle indispensable d’un point de vue réglementaire et scientifique, les résultats obtenus in vitro et sur espèces alternatives n’étant pas complètement extrapolables.
Réduction
Pour les études réglementaires, le nombre d’animaux est fixé par les textes. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste de façon à minimiser le nombre de chiens tout en permettant d’interpréter les résultats des études.
Raffinement
Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique est prévue dans le but de limiter le stress des animaux et de stabiliser leur état physiologique. Dans le cas d’études sur jeunes animaux (moins de 7 semaines d’âge), les animaux seront hébergés avec leur mère ou une nourrice. Les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements adaptés au milieu sont mis en place. La contention et les actes techniques sont réalisés par un personnel hautement qualifié. Ils peuvent avoir recours à une anesthésie et/ou une analgésie si l’acte ou l’animal le nécessite. Des points limites spécifiques de la pathologie sont définis. Ces critères sont en constante évolution de manière qu’ils reflètent au mieux l’expérience du terrain et l’état actuel des connaissances vétérinaires. Le personnel est formé et compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans son état physiologique optimal. Une observation quotidienne des animaux est réalisée. Elle porte sur les points suivants : apparence physique externe, comportement spontané, comportement provoqué/réponse aux stimuli externes. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie des animaux.
Choix des espèces
L’évaluation sur espèce cible (chien) est une exigence règlementaire et le modèle optimal pour réaliser les études à ce stade de connaissance. En générale la vaccination s’effectue à 7 semaines d’âge, mais des animaux de 4 semaines pourront être inclus. Dans ce cas les chiots seront hébergés avec leur mère ou une nourrice. Dans les études de durée d’immunité, les chiots sont vaccinés jeunes puis observés jusqu’à l’âge adulte pour tester la durée de protection conférée par le médicament. Pour la mise au point de modèle d’épreuve, des animaux adultes (> 12 mois) peuvent également être utilisés.
Etudes de toxicologie, tolérance locale, pharmacocinétique, pharmacodynamique et carcinogénicité chez le rongeur (rat et souris) mutants et non mutants
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 23823
Sur 33 744 rongeurs, 1 000 seront réutilisés et 300 souris adoptées, tous les autres étant tués pour l'examen de leurs organes. 9 921 souris et 23 823 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, réparties sur 234 études de toxicologie réglementaire. Ils reçoivent le produit testé une fois ou de façon répétée, parfois jusqu'à la fin de leur vie pour les études de cancérogénicité, avec jusqu'à huit prélèvements sanguins par séance, des mises à jeun de seize heures, des séjours en cage à diurèse et un hébergement individuel pouvant durer vingt-quatre mois pour les souris mâles. L'effectif ne repose sur aucun calcul propre au projet, le porteur renvoyant aux lignes directrices internationales qui fixent le nombre d'animaux par étude.
Objectifs
L’objectif de ce projet est la réalisation des études réglementaires et pré-reglementaires de toxicologie générale, tolérance locale et des études préliminaires (recherche de dose, dose maximale tolérée, étude de pharmacocinétique, pharmacologie et pharmacodynamique) chez le rongeur (rat et souris) mutant et non mutant (234 études envisagés au cours de ce projet). Ces études consistent en l’administration unique ou répétée du produit à tester (futur médicament, produit chimique, dispositif médical) suivie d’observations régulières des animaux, pesées corporelle, évaluation des effets sur les paramètres sanguins ou urinaires, évaluation des fonctions respiratoires et cardiovasculaires et analyse macroscopique ou histopathologique, évaluation de la pharmacocinétique et pharmacodynamique du produit.
Bénéfices attendus
Les études de toxicologie sont réglementairement requises par les lignes directrices Européennes et Internationales et représentent une étape essentielle avant de conduire des essais cliniques sur un médicament humain (sur des volontaires sains en court terme et sur les patients dans le moyen et long terme), ou pour l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché (dispositifs médicaux, médicament vétérinaire, produit chimique). Ils visent à définir le profil de toxicité ou de tolérabilité des produits à tester et donc rendre les essais cliniques plus sures pour les patients ou volontaires participant à l'essai. Ils permettent aussi de définir la dose qui sera testée (avec une marge de sécurité) pour la première administration à l’homme ou l’animal. In fine, ce projet contribuera au développement de nouvelles solutions thérapeutiques, prophylactiques ou diagnostiques sûres pour les patients humains. En ce qui concerne les produits chimiques ce projet permettra d’évaluer la sécurité des molécules chimiques dans l’intérêt de la santé de l’homme (notamment travailleur potentiellement exposé) ou de l’animal comme demandé par la loi et par les lignes directrices européennes.
Procédures
Ces études consistent en administration unique ou répétée du produit à tester. La fréquence de ces administrations varie en fonction du produit (par exemple 1 fois par jour, 1 fois par semaine) et/ou de la typologie et durée de l’étude (1 seule administration pour les études de dose unique à la durée de vie de l’animale pour les études de cancerogénicité). La durée des administrations est généralement rapide quelques secondes à quelques minutes, pour les administrations orales, souscutanée ou intraveneuse en bolus. Elles peuvent parfois être plus longue pour les perfusions (de plusieurs minutes à continue). Les administrations sont suivies d’évaluation des effets sur les paramètres sanguins ou urinaires (généralement 1 à 4 fois par étude ; avec mise à jeun pour rat [16h max] ; collecte d’urine dans une cage à diurèse), évaluation des fonctions respiratoires et cardiovasculaires, de prélèvements de sang pour bioanalyse (1 à 4 occasions par étude avec 3 à 8 prélèvements par occasion). Les anesthésie de quelques minutes et réveil d’anesthésie (incoordination) lors des prélèvements de sang réalisés sous anesthésie. Les anesthésie et douleur légère en post-opératoire (quelques jours) lors des chirurgies d’implantation de cathéter ou d’administration intrathécale. Restriction d’espace et absence d’accès à l’aliment lors du placement en cloches de pléthysmographie (mais accès à l’eau). Des test neuro comportementaux (incluant mais non limités aux tests d’apprentissage et mémoire, sensoriales [ex : auditif], activité locomotrice et batterie d’observations fonctionnelles [FOB]) peuvent être réalisé (durée du test de quelques minutes à 1 heure). La fréquence des tests neuro comportementaux est fonction de la typologie et de la durée de l’étude ainsi que de la classe du candidat médicament testé et de son indication thérapeutique (par exemple, ciblant le système nerveux centrale ; généralement entre 1 et 30 fois).
Impact sur les animaux
Les nuisances pour les animaux peuvent être les suivantes: - Stress, inconfort ou douleur brève, n’excédant pas quelques minutes, lors des procédures d’administration, de prélèvement de sang (pouvant être réalisée sous anesthésie) - Douleur légère en post-opératoire (quelques jours) pour la pose des cathéters ou d’administration intrathécale - Port de harnais ou d’un vascular access button et la connection à un téther pour les animaux équipés de cathéter lors des phases de perfusion - Restriction d’espace et absence d’accès à l’aliment lors du placement en cloches de pléthysmographie (mais accès à l’eau)- Mise à jeun, restriction d’espace, placement sur cage à grille, avec accès à l’eau, lors des collectes d’urines - Effets toxicologiques ou pharmacologiques légers à modérés dus à l’administration des médicaments ou produits chimiques à tester (perte de poids, baisse d’activité, excitation, baisse en consommation de nourriture, tremblements, irritation ou inflammation locale au site d’administration…) – Stress pouvant être engendrer par l’hébergement individuel pour les souris males (durée maximale de 24 mois), les animaux implantés avec un cathéter de perfusion et pour les études avec application dermale (durée maximale de 12 mois).
Devenir
En accord avec le plan d’étude utilisé les animaux pourrons être 1) euthanasiés en fin d’expérimentation en vue d’examens et de prélèvements d’organes ou tissus (examens macroscopiques et microscopiques) tels que requis par la réglementation pour la détermination des organes cibles ; 2) gardé en vie et retourner en zone d’hébergement hors étude suite à l’avis du vétérinaire avec l’évaluation de la gravité réelle des procédures subies ; 3) adoptés en accord avec la structure en charge du bien-être animal et les vétérinaires.
Remplacement
Il n’existe pas actuellement d’alternatives à l’utilisation d’animaux qui permettent de déterminer la toxicité de substances suite à une exposition systémique. Dans ces études, un relevé des signes cliniques et des paramètres sanguins des animaux est requis, ainsi qu’une évaluation macroscopique et microscopique des organes il est donc nécessaire d’avoir accès à l’animal dans son entièreté, pour évaluer l’ensemble des paramètres demandés par les guidelines.
Réduction
Le nombre d’animaux pour les études réglementaires est défini dans les guidelines internationaux applicables et adapté en fonction du nombre de doses testées, du nombre de produit testés et de la présence ou non d’une période de réversibilité. Pour les études préliminaires, le nombre d’animaux par lot est établi au plus juste afin d’obtenir des résultats exploitables et en tenant compte des objectifs de l’étude, du nombre de doses testées et du nombre de produits et est précisé dans le plan d’étude. Lorsque la méthode de bioanalyse le permet, une technique de prélèvement utilisant le plus petit volume de sang possible sera privilégié afin notamment de faire les prélèvements sanguins sur les animaux principaux et réduire ainsi le nombre d’animaux utilisés. Quand cela est possible, les paramètres de pharmacologie de sécurité sont intégrés dans les études de toxicologie (ex : évaluation neurocomportementale, évaluation de la fonction respiratoire, …) ce qui permet d’éviter la réalisation d’études de pharmacologie de sécurité et donc de réduire le nombre d’animaux.
Raffinement
Pour améliorer leur bien-être, les rats (mâles et femelles) et souris femelles seront hébergés en groupes sociaux sauf incompatibilité avec la procédure expérimentale ou incompatibilité comportementale. Les rongeurs seront hébergés dans des cages sur de la litière avec un enrichissement adapté (par exemple : papier kraft, tunnel, …). Les techniques engendrant le moins de stress ou d’inconfort sur une durée la plus courte possible pour l’animal seront privilégiées. Les actes pouvant engendrer du stress ou de l’inconfort seront réduits au minimum nécessaire (nombre et durée) et seront réalisés sous anesthésie avec un protocole analgésique adapté le cas échéant. Les animaux sont observés au moins 1 fois par jour (incluant le week end) afin de permettre la détection rapide de signes cliniques et d’agir au plus vite pour limiter toute souffrance ou douleur inutile. En cas de signes cliniques ayant des répercussions sur le bien-être animal, des mesures rapides et appropriées seront prises par le vétérinaire (mise en place d’un traitement médical, interruption des administrations, réduction de la dose testée par exemple). Pour les études de recherche de la dose maximale tolérée, le choix de la dose ultérieure est raffiné et adapté en fonction des effets cliniques observés à la dose précédente, sous supervision du comité d’éthique. Dans le cas des études incluant de la pléthysmographie et de certaines voies d’administrations, une habituation des animaux à la procédure sera réalisée avant le premier traitement. Dans le cas de certaines voies de prélèvement de sang, pour des animaux âgés ou ayant été peu manipuler, une habituation des animaux à la manipulation est mise en place avant le premier prélèvement. Les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie un protocole d’analgésie adapté.
Choix des espèces
Le rongeur est une espèce acceptée par les agences réglementaires. Le choix de cette espèce répond aux exigences réglementaires pour la réalisation d'études précliniques ou d’évaluation de la sécurité des molécules chimiques. Il est fait en fonction de critères scientifiques précis, des données de pharmacocinétiques et pharmacodynamiques disponibles, de l’existence de données historiques et en fonction des analogies entre l’homme et l’animal. La sélection de souches de rongeurs transgéniques se fait en fonction des objectifs spécifiques de l’étude et s’appuie pour les études de carcinogénicité notamment sur les données bibliographiques et sur les guidelines en vigueur. Pour les produits à usage vétérinaire, l’espèce cible est utilisée. En fonction du type d’étude et de la population ou des animaux cibles du produit nous choisirons l’âge le plus adéquat qui peut varier du jeune adulte à l’adulte mature qui a terminé sa croissance. Cela répond à l’ensemble des études réglementaires précliniques qui pourraient être nécessaires pour les essais cliniques chez l’homme et l’autorisation de mise sur le marché d’un nouveau médicament ou pour l’évaluation de la sécurité de produits chimiques.
Evaluation de l’efficacité de candidats vaccins contre la parvovirose canine par suivi de la réponse immunitaire et possible épreuve chez le chien 1/2
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Vaccinés sous la peau, puis soumis à des prises de sang une à deux fois par semaine pendant jusqu'à vingt-quatre semaines, 80 chiots relèvent du volet sérologique d'un essai de vaccins contre la parvovirose canine. 72 subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 8 un niveau sévère, 59 étant gardés vivants pour réutilisation ou adoption, les autres tués. L'essai vise à démontrer qu'un vaccin déclenche une réponse immunitaire chez des chiots dont les anticorps maternels bloquent l'immunisation, ce qui suppose de les vacciner dès quatre semaines. La phase d'épreuve, où le virus est administré par voie oro-nasale sous anesthésie, n'est déclenchée que "si besoin", et le RNT ne dit ni combien de chiots y passeront ni ce qui fera basculer l'essai vers cette étape.
Objectifs
Le projet sera réalisé sur 2 sites. Un site d'élevage où se déroulera partie efficacité sérologique (EU1) et un autre site (EU2) pour la partie efficacité par épreuve. Le projet a pour but d’évaluer l’efficacité immédiate vis-à-vis des anticorps maternels de candidats vaccins contre la parvovirose canine chez le jeune chien. Chez le jeune animal, la réaction immunitaire après une vaccination peut être freinée par la présence des anticorps maternels transmis par la mère (elle-même vaccinée), ce qui entraine une mauvaise immunisation des chiots contre la maladie. Ce projet vise à évaluer la capacité de candidats vaccin à entrainer une production d’anticorps efficace et suffisante contre la maladie chez des jeunes chiens conventionnels (dont les mères ont été vaccinées contre la maladie). Cette efficacité sera évaluée par suivi de la réponse immunitaire et si besoin, par une phase d’épreuve après administration du vaccin. L’épreuve consiste en l’administration de l’agent pathogène contre lequel sont dirigés les candidats vaccins. Les études sont réalisées sur l’espèce cible (chien) pour s’approcher au mieux des conditions réelles d’utilisation.
Bénéfices attendus
La finalité de cette étude est de permettre le développement d’un vaccin efficace précocement contre la parvovirose canine, qui reste une pathologie majeure/sévère sur des chiots de jeunes âges.
Procédures
Les nuisances prévues sur les animaux sont les suivants : - Administration du vaccin : 1 fois sur tous les animaux vigiles des groupes vaccinés en vigile par voie sous cutanée, acte inférieur à 1 minute. (EU1) - Administration de l’agent pathogène : en oro-nasale sous anesthésie, 1 sur tous les animaux de la procédure 2, acte inférieur à 5 minutes (EU2) - Prélèvements sanguins : acte inférieur à 1 minute, sur animaux vigiles (EU1 et EU2) o Pendant la procédure 1 : 1 à 2 (cas exceptionnel) par semaine pendant maximum 10 semaines (jusqu’à obtention des intervalles d’anticorps maternels souhaités) (EU1) o Pendant la procédure 2 : 1 à 2 fois par semaine, pendant maximum 24 semaines (jusqu’à ce que le groupe contrôle soit sensible à l’épreuve) (EU1) o Pendant la procédure 3 : 1 à 4 fois par semaine pendant 3 semaines (1 semaine baseline + 14 jours épreuve) (EU2) - Ecouvillons rectaux : 1 par jour pendant 14 jours sur tous les animaux de la procédure 3, sur animauxen vigiles, acte inférieur à 1 minute. (EU2)
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : - La contention et la répétition d’actes techniques (administrations et prélèvements) peuvent occasionner un stress et éventuellement une douleur légère et transitoire au point d’introduction de l’aiguille. - Stress lié au transport. - L’administration oro-nasale peut provoquer des éternuments et/ou une gêne respiratoire momentanée. - Les écouvillons rectaux peuvent provoquer une gêne pour l’animal. - Le développement de la pathologie peut donner lieu à des signes cliniques sévères (diarrhées, vomissements) notamment chez les animaux non-vaccinés = animaux témoins dans les études d’efficacité.
Devenir
Les animaux non sélectionnés, du fait d'un taux antiparvovirose trop bas, seront gardés en vie et pourront être réutilisés et/ou adoptés. Dans le cas où certains animaux doivent être utilisés pour la phase d'efficacité par épreuve, ceux-ci devront être euthanasiés pour des raisons de biosécurité après administration d’un agent pathogène ARG2.
Remplacement
La première étape dans le projet de développement d’un vaccin consiste à tester in vitro différents candidats, ce qui permet une première sélection, réduisant ainsi le nombre de candidats à tester in vivo donc le nombre d’animaux utilisés. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie. Le produit testé est un candidat vaccin vivant atténué qui a déjà démontré une certaine efficacité sur des animaux SPF. Il s’agit maintenant de démontrer son efficacité - seul ou couplé - sur des animaux conventionnels c’est à dire en présence d’anticorps maternels. L’étude visant à évaluer l’efficacité du vaccin face aux anticorps maternels présents, le recours à l’espèce cible est à l’heure actuelle indispensable, car il n’existe pas de modèle pouvant reproduire les interactions existantes entre les anticorps maternels, le vaccin administré et la réponse immunitaire en découlant.
Réduction
Le nombre d’animaux inclus dans la procédure 1 de screening est calculé de manière à obtenir un nombre suffisant de chiots avec un taux d’anticorps maternels anti-CPV permettant l’inclusion dans la procédure 2, en se basant sur des données obtenues historiquement (cf détail §3.4.10). En cas de vaccination avant sevrage des animaux (l’âge de vaccination dépendant d’un taux de MAB cible), les animaux seront inclus dans les procédures 2 et 3 par portées; le nombre de chiots dans ces procédures sera donc fonction du nombre de chiots par portée. Dans tous les cas, le nombre minimum de chiots/groupe sera de 8 dans les lots vaccinés et de 5 dans le lot contrôle, nombre minimal pour garantir la validité des résultats obtenus et limiter l’impact de la variabilité des anticorps maternels au niveau du groupe. Ce nombre a été calculé en se basant sur les exigences de la Pharmacopée Européenne et sur l’historique des études précédentes.
Raffinement
Une période d’acclimatation d’au moins 4 jours est prévue. Si les chiots sont déjà hébergés avec leur mère avant le début des procédures, la période d’acclimatation ne sera pas nécessaire. Les conditions d’hébergement seront adaptées à l’espèce et à l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Les animaux seront hébergés en groupe ou par portée. Des enrichissements adaptés au milieu seront mis en place : litière, jouet, panier ou tunnel/plateforme. La contention et les actes techniques seront réalisés par un personnel hautement qualifié. Ils pourront avoir recours à une anesthésie et/ou une analgésie si l’acte ou l’animal le nécessite. Pour la phase vaccinale, les animaux seront hébergés dans un milieu protégé pour éviter toutes contamination des animaux non vaccinés par un virus sauvage ou une souche vaccinale provenant d’animaux vaccinés sur le même site. Dans tous les cas, les animaux sont suivis quotidiennement voire biquotidiennement en période de phase critique. Des points limites spécifiques de la parvovirose sont appliqués.
Choix des espèces
Le chien est l’espèce cible d’un vaccin contre la parvovirose canine, et le jeune chien est le modèle optimal pour évaluer l’efficacité d’un vaccin vis-à-vis des anticorps maternels. Des chiots à partir de 2 semaines seront prélevés afin d’évaluer et de suivre les taux d’anticorps maternels anti-CPV. Des chiots à partir de 4 semaines d’âge et possédant un taux d’anticorps maternels contre CPV élevés seront inclus dans la procédure 2 (vaccination pouvant être réalisée jusqu’à 8-9 semaines d’âge). Pour pouvoir évaluer l’efficacité de candidat vaccin vis-à-vis des anticorps maternels, il est nécessaire d’utiliser des chiots ayant encore un taux élevé d’anticorps maternels. La cible est fixée pour une vaccination des animaux à des titres forts rencontrés lors des schémas de vaccination classique contre la parvovirose. Ces titres peuvent être obtenus à partir de 4 semaines d’âge, il est donc nécessaire de commencer à suivre les titres d’anticorps de manière précoce (2 semaines d’âge).
Evaluation de l’efficacité de candidats vaccins contre la parvovirose canine par suivi de la réponse immunitaire et possible épreuve chez le chien 2/2
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Un écouvillon rectal par jour pendant quatorze jours, et des prises de sang jusqu'à deux fois par semaine pendant vingt-quatre semaines : 80 chiens vont être utilisés dans un essai de candidats vaccins contre la parvovirose canine. 72 relèvent de procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 8 un niveau sévère, 59 étant gardés vivants pour être réutilisés ou adoptés quand les autres sont tués pour raisons de biosécurité. L'épreuve consiste à inoculer le parvovirus par voie oro-nasale après vaccination, et les chiots du groupe témoin, non vaccinés, peuvent développer diarrhées et vomissements sévères. Le porteur indique que le recours à l'espèce cible est "indispensable" et que des chiots doivent être prélevés dès l'âge de deux semaines pour suivre leur taux d'anticorps maternels.
Objectifs
Le projet sera réalisé sur 2 sites. Un site d'élevage où se déroulera partie efficacité sérologique (EU1) et un autre site (EU2) pour la partie efficacité par épreuve. Le projet a pour but d’évaluer l’efficacité immédiate vis-à-vis des anticorps maternels de candidats vaccins contre la parvovirose canine chez le jeune chien. Chez le jeune animal, la réaction immunitaire après une vaccination peut être freinée par la présence des anticorps maternels transmis par la mère (elle-même vaccinée), ce qui entraine une mauvaise immunisation des chiots contre la maladie. Ce projet vise à évaluer la capacité de candidats vaccin à entrainer une production d’anticorps efficace et suffisante contre la maladie chez des jeunes chiens conventionnels (dont les mères ont été vaccinées contre la maladie). Cette efficacité sera évaluée par suivi de la réponse immunitaire et si besoin, par une phase d’épreuve après administration du vaccin. L’épreuve consiste en l’administration de l’agent pathogène contre lequel sont dirigés les candidats vaccins. Les études sont réalisées sur l’espèce cible (chien) pour s’approcher au mieux des conditions réelles d’utilisation.
Bénéfices attendus
La finalité de cette étude est de permettre le développement d’un vaccin efficace précocement contre la parvovirose canine, qui reste une pathologie majeure/sévère sur des chiots de jeunes âges.
Procédures
Les nuisances prévues sur les animaux sont les suivants : - Administration du vaccin : 1 fois sur tous les animaux vigiles des groupes vaccinés en vigile par voie sous cutanée, acte inférieur à 1 minute. (EU1) - Administration de l’agent pathogène : en oro-nasale sous anesthésie, 1 sur tous les animaux de la procédure 2, acte inférieur à 5 minutes (EU2) - Prélèvements sanguins : acte inférieur à 1 minute, sur animaux vigiles (EU1 et EU2) o Pendant la procédure 1 : 1 à 2 (cas exceptionnel) par semaine pendant maximum 10 semaines (jusqu’à obtention des intervalles d’anticorps maternels souhaités) (EU1) o Pendant la procédure 2 : 1 à 2 fois par semaine, pendant maximum 24 semaines (jusqu’à ce que le groupe contrôle soit sensible à l’épreuve) (EU1) o Pendant la procédure 3 : 1 à 4 fois par semaine pendant 3 semaines (1 semaine baseline + 14 jours épreuve) (EU2) - Ecouvillons rectaux : 1 par jour pendant 14 jours sur tous les animaux de la procédure 3, sur animauxen vigiles, acte inférieur à 1 minute. (EU2)
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : - La contention et la répétition d’actes techniques (administrations et prélèvements) peuvent occasionner un stress et éventuellement une douleur légère et transitoire au point d’introduction de l’aiguille. - Stress lié au transport. - L’administration oro-nasale peut provoquer des éternuments et/ou une gêne respiratoire momentanée. - Les écouvillons rectaux peuvent provoquer une gêne pour l’animal. - Le développement de la pathologie peut donner lieu à des signes cliniques sévères (diarrhées, vomissements) notamment chez les animaux non-vaccinés = animaux témoins dans les études d’efficacité.
Devenir
Les animaux non sélectionnés, du fait d'un taux antiparvovirose trop bas, seront gardés en vie et pourront être réutilisés et/ou adoptés. Dans le cas où certains animaux doivent être utilisés pour la phase d'efficacité par épreuve, ceux-ci devront être euthanasiés pour des raisons de biosécurité après administration d’un agent pathogène ARG2.
Remplacement
La première étape dans le projet de développement d’un vaccin consiste à tester in vitro différents candidats, ce qui permet une première sélection, réduisant ainsi le nombre de candidats à tester in vivo donc le nombre d’animaux utilisés. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie. Le produit testé est un candidat vaccin vivant atténué qui a déjà démontré une certaine efficacité sur des animaux SPF. Il s’agit maintenant de démontrer son efficacité - seul ou couplé - sur des animaux conventionnels c’est à dire en présence d’anticorps maternels. L’étude visant à évaluer l’efficacité du vaccin face aux anticorps maternels présents, le recours à l’espèce cible est à l’heure actuelle indispensable, car il n’existe pas de modèle pouvant reproduire les interactions existantes entre les anticorps maternels, le vaccin administré et la réponse immunitaire en découlant.
Réduction
Le nombre d’animaux inclus dans la procédure 1 de screening est calculé de manière à obtenir un nombre suffisant de chiots avec un taux d’anticorps maternels anti-CPV permettant l’inclusion dans la procédure 2, en se basant sur des données obtenues historiquement (cf détail §3.4.10). En cas de vaccination avant sevrage des animaux (l’âge de vaccination dépendant d’un taux de MAB cible), les animaux seront inclus dans les procédures 2 et 3 par portées; le nombre de chiots dans ces procédures sera donc fonction du nombre de chiots par portée. Dans tous les cas, le nombre minimum de chiots/groupe sera de 8 dans les lots vaccinés et de 5 dans le lot contrôle, nombre minimal pour garantir la validité des résultats obtenus et limiter l’impact de la variabilité des anticorps maternels au niveau du groupe. Ce nombre a été calculé en se basant sur les exigences de la Pharmacopée Européenne et sur l’historique des études précédentes.
Raffinement
Une période d’acclimatation d’au moins 4 jours est prévue. Si les chiots sont déjà hébergés avec leur mère avant le début des procédures, la période d’acclimatation ne sera pas nécessaire. Les conditions d’hébergement seront adaptées à l’espèce et à l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Les animaux seront hébergés en groupe ou par portée. Des enrichissements adaptés au milieu seront mis en place : litière, jouet, panier ou tunnel/plateforme. La contention et les actes techniques seront réalisés par un personnel hautement qualifié. Ils pourront avoir recours à une anesthésie et/ou une analgésie si l’acte ou l’animal le nécessite. Pour la phase vaccinale, les animaux seront hébergés dans un milieu protégé pour éviter toutes contamination des animaux non vaccinés par un virus sauvage ou une souche vaccinale provenant d’animaux vaccinés sur le même site. Dans tous les cas, les animaux sont suivis quotidiennement voire biquotidiennement en période de phase critique. Des points limites spécifiques de la parvovirose sont appliqués.
Choix des espèces
Le chien est l’espèce cible d’un vaccin contre la parvovirose canine, et le jeune chien est le modèle optimal pour évaluer l’efficacité d’un vaccin vis-à-vis des anticorps maternels. Des chiots à partir de 2 semaines seront prélevés afin d’évaluer et de suivre les taux d’anticorps maternels anti-CPV. Des chiots à partir de 4 semaines d’âge et possédant un taux d’anticorps maternels contre CPV élevés seront inclus dans la procédure 2 (vaccination pouvant être réalisée jusqu’à 8-9 semaines d’âge). Pour pouvoir évaluer l’efficacité de candidat vaccin vis-à-vis des anticorps maternels, il est nécessaire d’utiliser des chiots ayant encore un taux élevé d’anticorps maternels. La cible est fixée pour une vaccination des animaux à des titres forts rencontrés lors des schémas de vaccination classique contre la parvovirose. Ces titres peuvent être obtenus à partir de 4 semaines d’âge, il est donc nécessaire de commencer à suivre les titres d’anticorps de manière précoce (2 semaines d’âge).
Etudes de pharmacocinétique et pharmacodynamique chez la femelle gestante, études de toxicologie du développement et de la reproduction et de toxicologiment et de la reproduction et de toxicologie juvénile chez le rongeur (rat et souris) non mutants
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 79972
109 100 rongeurs, 79 972 rats et 29 128 souris, vont être utilisés pour 149 études de toxicité de la reproduction et du développement, tous tués à l'issue. 10 463 subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, les autres un niveau léger. Certains portent en permanence un cathéter avec harnais ou bouton d'accès vasculaire et restent branchés à un système de perfusion, d'autres passent des évaluations neurocomportementales dans l'obscurité, et les femelles gestantes sont ouvertes par césarienne pour examen des fœtus. Le porteur indique que ces études sont exigées par les lignes directrices internationales avant tout essai clinique et qu'elles rendent ces essais plus sûrs pour les personnes qui y participent, bénéfice qui suppose la mort de 109 100 rats et souris.
Objectifs
L’objectif de ce projet est la réalisation des études réglementaires de toxicologie de la reproduction ou du développement, toxicologie juvenile et des études préliminaires (recherche de dose, dose maximale tolérée, étude de pharmacocinétique, pharmacologie et pharmacodynamique) chez le rongeur (rat et souris) non mutant (149 études envisagées au cours de ce projet). Ces études consistent en l’administration/exposition/mise en contact unique ou répétée du produit à tester (futur médicament, produit chimique, dispositif médical) suivie d’observations régulières des animaux, pesées corporelle, suivi de la consommation alimentaire et hydrique, évaluation des effets sur les paramètres sanguins ou urinaires, sur la fertilité, le développement embryo-fetal, pré- et post-natal, neurocomportemental, squelettique et analyse macroscopique ou histopathologique, évaluation de la pharmacocinétique et pharmacodynamique du produit. Ces études permettront d’accéder aux essais cliniques afin de confirmer la sécurité et l’efficacité du produit chez l’Homme avant sa mise sur le marché ou d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché (produits chimiques, dispositif médical).
Bénéfices attendus
Les études de toxicologie de la reproduction et les études de toxicologie juvéniles sont réglementairement requises par les lignes directrices Européennes et Internationales et représentent une étape essentielle avant de réaliser des essais cliniques sur un médicament humain ( sur des hommes et femmes en âge de procréer et des enfants), ou pour l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché (dispositifs médicaux, médicament vétérinaire, produit chimique). Ils visent à définir le profil de toxicité ou de tolérabilité des produits à tester et donc rendre les essais cliniques plus sures pour les patients participant à l'essai. Les études de toxicologie de la reproduction permettent d’assurer la sécurité des hommes et femmes en âge de procréer, femmes enceintes ou allaitantes avant de démarrer les essais cliniques (médicaments) ou pour caractériser le risque associé à l’exposition de l’Homme à des produits chimiques (notamment pour les travailleurs) . Notamment vérifier que le produit testé n’altère pas la fertilité, la grossesse et le développement de l’enfant à naitre.
Procédures
Ces études consistent en administration/exposition/mise en contact unique ou répétée du produit ou dispositif médical à tester. La fréquence de ces administrations varie en fonction du produit. La durée des administrations est généralement rapide quelques secondes à quelques minutes. Elles peuvent parfois être plus longues. Les administrations sont suivies d’observations régulières des animaux, de pesées corporelles, d’évaluation des effets sur les paramètres sanguins ou urinaires ou sur le développement neurocomportemental, physique et des fonctions reproductives.
Impact sur les animaux
Tous les animaux n’ont pas toutes les nuisances : Stress, inconfort ou douleur brève, n’excédant pas quelques minutes, en procédures d’administration, de prélèvement de sang, de tests de maturation sexuelle et/ou frottis vaginaux. Dans le cas d’administration intraveineuse lente, la procédure d’administration peut être plus longue avec placement de l’animal en tube à contention. Stress lors de changement d’environnement, confrontation à une situation inconnue et modification des conditions de luminosité (obscurité partielle ou totale avec utilisation possible d’une lumière rouge) et de température lors d’évaluations neurocomportementales. Anesthésie de quelques minutes et réveil d’anesthésie lors des prélèvements de sang réalisés sous anesthésie Anesthésie et douleur légère en post-opératoire pour la pose des cathéters Port de harnais ou d’un bouton d’accès vasculaire pour les animaux implantés avec un cathéter en permanence depuis la chirurgie jusqu’à la fin de période de traitement Connection à un systéme de perfusion (téther) pour les animaux avec cathéter lors des phases de perfusion Mise à jeun, placement en cage à diurèse et absence d’accès à l’eau lors des collectes d’urines (durée de 6h à 16h maximum) Stress lié à l’hébergement individuel pour les souris males (au maximum 12 mois), les animaux implantés avec un cathéter de perfusion et études avec application dermale (au maximum 12 mois) Effets toxicologiques/pharmacologiques légers à modérés dus à l’administration des médicaments ou produits chimiques à tester. Des points limites précoces adaptés sont mis en place selon la typologie d’etude et la classe du produit à tester afin d’eviter une prolongation des effets observés. En cas d’atteinte de ces points limites, des mesures sont rapidement prises pour limiter la souffrance. Pour les fœtus et petits avant sevrage, séparation de la mère pendant quelques minutes afin de réaliser les pesées et examens physiques.
Devenir
En accord avec le plan d’étude, les animaux seront euthanasiés en fin d’expérimentation en vue d’examens et de prélèvements d’organes ou tissus (examens macroscopiques et microscopiques) tels que requis par la réglementation pour la détermination des organes cibles ou d’examens de fœtus après césarienne des femelles gestantes.
Remplacement
Il n’existe pas actuellement d’alternatives à l’utilisation d’animaux qui permettent de déterminer la toxicité de substances suite à une exposition systémique. Dans ces études, un relevé des signes , ainsi qu’une évaluation macroscopique et microscopique des organes et/ou une hystérectomie nécessitant d’avoir accès à l’animal dans son entièreté, pour évaluer l’ensemble des paramètres demandés par les lignes directrices. Il n’existe actuellement pas de méthode in vitro permettant d’évaluer l’effet d’un produit sur la fertilité, le développement embryo-fœtal, pré- et post-natal.
Réduction
Le nombre d’animaux pour les études réglementaires est défini dans les lignes directrices internationales applicables (ICH [International Council for Harmonisation], OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques], …) et adapté en fonction du nombre de doses testées, du nombre de produits testés et de la présence ou non d’une période de réversibilité. Pour les études préliminaires, le nombre d’animaux par lot est établi au plus juste afin d’obtenir des résultats exploitables et en tenant compte des objectifs de l’étude, du nombre de doses testées et du nombre de produits et est précisé dans le plan d’étude. Le plan d’étude fera l’objet d‘une évaluation éthique en l’amont du démarrage de l’étude. Lorsque la méthode de bioanalyse le permet (volume de sang nécessaire pour faire l’analyse), une technique de micro-prélèvement (prélèvement utilisant le plus petit volume de sang possible) peut être utilisé et permet éventuellement de faire les prélèvements sanguins sur les animaux principaux et réduit ainsi le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Pour améliorer leur bien-être, les rats (mâles et femelles) et souris femelles seront hébergés en groupes sociaux sauf incompatibilité avec la procédure expérimentale ou incompatibilité comportementale. Les animaux seront hébergés dans des cages sur fond plastique et sur de la litière avec un enrichissement adapté. Pour les femelles gestantes, un substrat de nidification est ajouté en plus de l'enrichissement classique. Des pesées et/ou des mesures régulières de la consommation alimentaires seront réalisées sur les animaux afin de compléter le suivi clinique. Les techniques engendrant le moins de stress ou d’inconfort sur une durée la plus courte possible pour l’animal seront privilégiées. Les actes pouvant engendrer du stress ou de l’inconfort seront réduits au minimum nécessaire (nombre et durée) et seront réalisés sous anesthésie avec un protocole analgésique adapté le cas échéant. Les animaux sont observés au moins 1 fois par jour afin de permettre la détection rapide de signes cliniques et d’agir au plus vite pour limiter toute souffrance ou douleur inutile. En cas de signes cliniques ayant des répercussions sur le bien-être animal, des mesures rapides et appropriées seront prises par le vétérinaire (mise en place d’un traitement médical, interruption des administrations, réduction de la dose testée par exemple). Pour les études préliminaires de recherche de doses, le choix de la dose suivante est raffiné et adapté en fonction des effets cliniques observés à la dose précédente, après évaluation éthique. Dans le cas d’administration intraveineuse lente supérieur ou égale à 5 min, une habituation des animaux en boite à contention est réalisée au moins 2 fois avant le premier traitement. Les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie avec un protocole d’analgésie adapté. Dès que cela est possible, du microprélèvement est utilisé pour les prélèvements sanguins ce qui limite l’impact négatif pour les animaux associés aux prélèvements éventuels.
Choix des espèces
Le rat et la souris sont des espèces acceptées par les agences réglementaires. Le choix de ces espèces répond aux exigences réglementaires pour la réalisation d'études précliniques ou d’évaluation de la sécurité des molécules chimiques. Il est fait en fonction de critères scientifiques précis, des données de pharmacocinétiques et pharmacodynamiques disponibles, de l’existence de données historiques et en fonction des analogies entre l’Homme et l’animal. Pour les produits à usage vétérinaire, l’espèce cible est utilisée. En fonction du type d’étude et de la population ou des animaux cibles du produit nous choisirons l’âge le plus adéquat qui peut varier du foetus à l’adulte mature qui a terminé sa croissance. Cela répond à l’ensemble des études réglementaires précliniques qui pourraient être nécessaires pour les essais cliniques chez l’Homme et l’autorisation de mise sur le marché d’un nouveau médicament ou pour l’évaluation de la sécurité de produits chimiques.
Criblage pharmacocinétique de composés de thérapies ciblées anticancéreuses chez la souris.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Les souris qui atteignent un point limite de la grille de score sont mises à mort avant la fin. 2 250 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 450 d'entre elles réutilisées ensuite. Elles reçoivent un candidat médicament puis subissent des prélèvements sanguins répétés, veine caudale, saphène ou sinus rétro-orbital, avant un prélèvement terminal de grand volume qui peut provoquer un arrêt cardiaque. Le projet mesure le devenir sanguin de composés anticancéreux, afin de caler les doses des futurs essais chez l'humain. Les souris qui n'entrent pas en protocole sont "reformées" vers l'entraînement aux gestes techniques, puis mises à mort.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de caractériser les paramètres pharmacocinétiques (PK), c’est à dire le devenir du médicament dans le sang, au cours du temps. La pharmacocinétique consiste à évaluer l’absorption, la diffusion, la métabolisation et l’excrétion du produit par l’organisme et son temps de demi-vie dans la circulation sanguine. Elle permet notamment d’améliorer les dosages et la posologie du produit par l’étude de sa concentration sanguine au cours du temps. Ces données pharmacocinétiques sont nécessaires afin d’analyser le comportement des candidats médicaments dans la circulation sanguine. Ces études permettront d’évaluer au mieux les doses et les fréquences à utiliser pour les études d’efficacité antitumorale et de tolérance qui seront également effectuées sur des modèles souris. Ces composés ayant une efficacité comparable entre humains/souris, les résultats de pharmacocinétique (projet actuel), d’efficacité et de tolérance seront objectivables entre l’humain et le modèle souris et serviront, à terme, de définir les modalités d'administration du médicament (dose et fréquences), lors des premiers essais cliniques. Afin de maximiser la robustesse des données tout en respectant les principes des 3Rs (Réduction, Raffinement, Remplacement), une stratégie d’échantillonnage ainsi que des groupes satellites (groupes supplémentaires pouvant être ajoutés pour divers prélèvements) optimisés seront mis en œuvre. Celle-ci permettra d’obtenir l’ensemble des points de la courbe pour un suivi PK à partir d’un nombre réduit d’animaux, tout en assurant la qualité scientifique des résultats.
Bénéfices attendus
La pharmacocinétique de composés thérapeutiques est un élément essentiel pour analyser le comportement des candidats médicaments dans la circulation sanguine. Ces études permettront de modéliser au mieux les doses et les fréquences à utiliser pour les études d’efficacité et de tolérance ainsi qu'à terme de déterminer les doses et fréquences des premières études cliniques chez l’Homme.
Procédures
1/ Après une semaine de stabulation, les souris seront pesées (maximum 1 min). 2/ Une contention suivie d'une injection/prélèvement sur animal vigile sont prévues sur chaque animal (1 à 3min) : #Lors de l’injection par intraveineuse ou par d’autres voies d’administration (par exemple : intrapéritonéale, sous-cutanée, intramusculaire, per os…) des candidats médicaments (t-0). # Lors de chacun des prélèvements sanguins. Pour tous les types de prélèvements envisagés (e.g. veine caudale, saphène, submandibulaire, Sinus rétro orbital (SRO)…), l'anesthésie générale n'est pas nécessaire, mais une contention efficace est requise, excepté pour les prélèvements SRO. 3/ En fonction des expériences, un prélèvement sanguin terminal de grand volume (3 min), pouvant induire un arrêt cardiaque, sera pratiquée sous anesthésie/antalgie générale sans réveil (maximum 3 min), suivi d'une mise à mort par dislocation cervicale, ou surdosage d’anesthésique (maximum 1 minute).
Impact sur les animaux
# Les animaux subiront un stress durant plusieurs minutes (pendant et suivant l’acte) lors de la manipulation : (1) changes, (2) pesées, (3) contentions et (4) éventuelles anesthésies (fixe ou gazeuse s'il y a lieu pour prélèvement terminal). # Les animaux subiront une douleur de légère à modérée durant plusieurs secondes pendant l’acte lors : (1) de l’injection des candidats médicaments et (2) de chacun des prélèvements sanguins aux différent temps (par exemple, 10 minutes, J1, J7, J14, J21 et /ou J28 post traitement). Note : Les composés de cette classe thérapeutique, injectés à cette dose sont parfaitement tolérés dans la littérature et n'induisent pas d’évènements indésirables à cette dose. Ces derniers seront néanmoins surveillés lors de chaque manipulation. Enfin, de grands prélèvements de sang peuvent induire des problèmes de volémie et d'hématocrites chez les animaux en fonction des volumes et des fréquences de prélèvement de sang. Ici, des volumes toujours inférieurs à 7,5% du volume sanguin circulant sur une semaine glissante ou 10% sur deux semaines glissantes pourront ainsi être prélevé en toute sécurité pour l‘animal. En fonction des besoins de l’étude, un prélèvement terminal, pouvant induire un arrêt cardiaque, pourra être effectué.
Devenir
Les animaux ayant atteint un point limite par rapport à la grille de score, seront euthanasiés. En fonction des besoins de l'expériences et de l'avis vétérinaire, les animaux inclus en expérience n'ayant pas atteint les points limites seront soit euthanasiés en fin de procédure. Un prélèvement terminal sans réveil suivi d'une nécropsie pourra être réalisée. Les souris non entrées en protocole seront reformées pour entraînement aux gestes techniques (DAP_FormationHabilitation) avant d’être mises à mort. La Structure Bien-Etre Animal (SBEA) assurera le suivi des animaux réformés afin de garantir les conditions d’utilisation en formation et la conformité avec le présent projet.
Remplacement
S’agissant d’analyses pharmacocinétiques, un organisme entier et vivant est nécessaire afin d’obtenir des résultats représentatifs et robustes. De plus, les candidats médicaments étudiés dans ce projet pouvant être cross-réactif entre la souris et l’humain (cible exprimée de la même façon et sans mutation entre les deux espèces), aucune alternative ne peut se substituer à un modèle souris.
Réduction
Le projet a été conçu dans une logique de réduction rigoureuse du nombre d’animaux utilisés, conformément au principe des 3R. Cette réduction repose sur une approche expérimentale optimisée, combinant une planification statistique préalable, une connaissance approfondie des composés testés, et une stratégie d’échantillonnage raisonnée. Avant toute mise en œuvre, chaque candidat médicament fera l’objet d’une caractérisation approfondie (données générées in vitro, propriétés physico-chimiques), permettant de définir avec précision les points de cinétique les plus informatifs. Cette sélection ciblée des temps de prélèvement permet de réduire le nombre de points nécessaires à la modélisation pharmacocinétique, tout en conservant la robustesse des paramètres estimés. Le nombre d’animaux a été choisi en fonction des statistiques adaptées au petit nombre ainsi que de nos connaissances sur la classe thérapeutique de ces candidats médicaments, garantissant une significativité suffisante tout en évitant la surutilisation d’animaux. Lorsque cela est possible, les prélèvements sanguins seront réalisés sur les mêmes individus à plusieurs temps, grâce à l’utilisation de volumes adaptés (micro-échantillonnage ou volumes standards dans la limite des 7,5 % hebdomadaires, ou 10% sur deux semaines glissantes), ce qui permet d’éviter la constitution de groupes satellites pour chaque point de temps. L’ensemble de ces mesures vise à maximiser l’information obtenue par animal, tout en respectant les contraintes éthiques et réglementaires liées à l’expérimentation animale.
Raffinement
Les animaux seront hébergés par groupe sociaux de 4 à 5 dans des cages transparentes et aux dimensions adaptées avec un accès à l’eau et à la nourriture ad libitum et un enrichissement de l’environnement (cellulose pour nidification, tunnels, bâtons à ronger, ou équivalents). Les souris dépourvues de système immunitaire ne seront pas infectées du fait du statut sanitaire préservé de l'animalerie et des manipulations et hébergement en conditions aseptiques. Avant la mise en place du protocole, les souris seront acclimatées (période de stabulation) pendant une période minimale de 5 jours dans le but de limiter leur stress. Afin de mettre en évidence tout signe de souffrance ou d’évènements indésirables pouvant provenir du traitement, les animaux seront suivis quotidiennement ainsi qu’à chaque prélèvement. Les animaux seront également pesés avant chaque manipulation ainsi qu’au minimum deux fois par semaine en suivi régulier. Une grille de score suffisamment prédictive et adaptée à l’étude, permettra d'éviter la souffrance des animaux avec une surveillance physiologique et comportementale. Un système de surveillance est mis en place au sein de l'EU pour le suivi des animaux nécessitant une surveillance accrue le week-end et les jours fériés. Pour le prélèvement à l’œil une anesthésie gazeuse ainsi qu’une crème anesthésique locale permettra de diminuer la douleur liée au prélèvement. En fonction des besoins, une exsanguination terminale pourra être effectuée (en fin d’expérience ou en cas d’atteinte de point limite), par ponction intracardiaque ou incision sous-claviculaire de l’artère subclavière ou prélèvement à l'oeil, sous anesthésie/antalgie générale sans réveil. A la fin du prélèvement, la mort sera assurée par dislocation cervicale ou surdosage d’anesthésique afin de conserver les organes intacts en cas de besoin. Les animaux seront euthanasiés à la fin de l'expérimentation ainsi qu’en cas d’atteinte des points limites. Les analyses statistiques seront appliquées sur l’ensemble de la courbe et non uniquement sur chaque temps indépendamment, augmentant ainsi considérablement la robustesse de ces statistiques. Les souris non entrées en protocole seront utilisées pour l’entraînement à des gestes (DAP_FormationHabilitation) permettant la formation du personnel. La Structure Bien-Etre Animal (SBEA) assurera le suivi des animaux réformés afin de garantir les conditions d’utilisation en formation et la conformité avec le présent projet.
Choix des espèces
Les études pharmacocinétiques nécessitent d’être effectuées dans un organisme vivant. La souris est une espèce animale à la fois petite et bien caractérisée pour ces études (abacs permettant une allométrie comparative de ces données chez l’Homme). En plus, les données d’efficacité anticancéreuses et de tolérances seront générées sur cette même espèce animale afin de déterminer au mieux la fenêtre thérapeutique de ces candidats médicaments. Nous utiliserons préférentiellement la souche CD-1, plus massive et bien adaptée à ces expériences nécessitant des prélèvements répétés. Cependant d’autres souches de souris (avec un système immunitaire entier telles que Balb/c, C57BL/6, C3H, Tg32, ou avec un système immunitaire réduit telles que SCID, Nude…) pourront être utilisées en fonction des modèles utilisés lors des études d’efficacité anticancéreuse, ainsi qu’en fonction de la structure et du profil des candidats médicament qui seront testés. Les animaux seront livrés à partir de 7 semaines et inclus en expérience à partir de 8 semaines (après un minimum de 5 jours d’acclimatation dans l’EU). A cet âge-là, les animaux sont adultes avec un système immunitaire et des organes matures permettant une pharmacocinétique pertinente par rapport aux thérapies médiées par des anticorps. Les souris CD1 seront préférentiellement utilisées. A titre d’exemple le poids de ces animaux sera compris entre 30 g et 37 g au moment de l’inclusion. Cette échelle de poids permet un prélèvement sanguin compris entre 157 µL et 222 µL par semaine (soit un maximum de 7,5% du volume sanguin circulant pouvant être prélevé en toute sécurité par semaine glissante). Si d’autres souches (avec un système immunitaire entier telles que Balb/c, C57BL/6, C3H, Tg32, ou avec un système immunitaire réduit telles que SCID, Nude…) sont utilisées, le volume de sang prélevé sera toujours déterminé selon les recommandations internationales.
Évaluation de la biocompatibilité et/ou de l’efficacité de biomatériaux après implantation ou injection chez la souris
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Le protocole dépend des biomatériaux que des clients apportent à tester, avec des effets indésirables "abordés avec le client" avant toute mise en œuvre. 1 800 souris vont être utilisées sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever organes, sang et urines. Chacune reçoit jusqu'à deux implants ou injections sous anesthésie, une chirurgie de vingt à trente minutes, des prises de sang hebdomadaires, des recueils d'urine par pression sur la vessie et des radiographies, pour un suivi pouvant atteindre cinquante-deux semaines. La finalité est réglementaire, il s'agit d'obtenir la conformité de dispositifs médicaux aux normes européennes et internationales, et le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne reproduit les paramètres physiologiques d'"un individu dans sa globalité".
Objectifs
La présente saisine vise à évaluer la biocompatibilité (sécurité) et l’efficacité de biomatériaux selon les exigences réglementaires et scientifiques actuelles. Les biomatériaux représentent un enjeu majeur dans l’innovation médicale, car ils permettent de restaurer la fonction des tissus, de remplacer ou de soutenir des organes défaillants, et d’améliorer significativement la qualité de vie des patients. Leur utilisation s’étend à de nombreux domaines, tels que la chirurgie orthopédique, la cardiologie, la dentisterie, la chirurgie reconstructrice et la médecine régénérative. Face à la complexité croissante des dispositifs médicaux et à l’évolution rapide des technologies, il est essentiel de garantir que les biomatériaux mis sur le marché répondent à des critères stricts de sécurité, de performance et de durabilité. Cela implique la réalisation d’évaluations approfondies, incluant des essais in vivo, pour vérifier l’absence de toxicité, la compatibilité avec les tissus biologiques, ainsi que l’efficacité clinique attendue. L’objectif global de cette démarche est donc double : d’une part, assurer la conformité réglementaire des biomatériaux avec les normes européennes et internationales en vigueur ; d’autre part, favoriser le développement de solutions innovantes, sûres et performantes, capables de répondre aux besoins cliniques actuels et d’anticiper les défis médicaux de demain.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à évaluer la biocompatibilité et l’efficacité de nouveaux biomatériaux implantables ou injectables chez la souris, un modèle largement utilisé et reconnu en recherche biomédicale. Les bénéfices attendus sont multiples et touchent à la fois l’avancée des connaissances scientifiques, la santé humaine et la santé animale. À court terme, durant la durée du projet, l’étude permettra d’acquérir des données fondamentales sur le comportement des biomatériaux in vivo, notamment leur cinétique de dégradation, leur intégration tissulaire, leur tolérance locale et leur impact immunologique. Ces résultats sont essentiels pour mieux comprendre les mécanismes d’interaction entre matériaux artificiels et organismes vivants, et pour optimiser les formulations futures dans un objectif d’application clinique. Ils permettront également d’identifier d’éventuels effets indésirables et de proposer des solutions adaptées avant toute utilisation chez l’homme. À long terme, les résultats obtenus contribueront à la conception de nouveaux biomatériaux plus sûrs, plus efficaces et mieux adaptés aux besoins cliniques. Ils orienteront la mise au point de dispositifs médicaux innovants, capables de réduire les risques de complications post-opératoires ou de rejets immunitaires, et d’améliorer la qualité de vie des patients. Ces avancées pourront trouver des applications dans des domaines variés. Les bénéfices du projet dépassent le cadre strictement humain. Les connaissances acquises pourront également profiter à la santé animale, notamment en médecine vétérinaire, en permettant le développement de traitements ou d’implants spécifiques adaptés aux animaux. En résumé, ce projet s’inscrit dans une démarche responsable, visant à maximiser les bénéfices scientifiques et médicaux tout en minimisant les impacts négatifs. Il ouvre la voie à des applications concrètes et innovantes, tant pour la recherche biomédicale que pour la santé humaine et animale, à court, moyen et long terme.
Procédures
Les souris recevront une injection ou une implantation du biomatériau à évaluer. Les injections seront réalisées sous anesthésie, avec un temps opératoire estimé entre 5 et 10 minutes. Les implantations seront également effectuées sous anesthésie et analgésie, pour une durée chirurgicale estimée entre 20 et 30 minutes. L’analgésie sera assurée pendant l’intervention, puis maintenue après la chirurgie, jusqu’à 72 heures pour les implantations intra- ou intermusculaires. Un suivi quotidien des animaux sera mis en place. De plus, un suivi approfondi comprenant la pesée des animaux sera effectué après la chirurgie puis deux fois par semaine tout au long du protocole, afin de détecter précocement toute anomalie et d’exclure de la procédure expérimentale les animaux présentant des signes de souffrance. Au cours de l’étude, des prélèvements sanguins pourront être réalisés, avec une durée estimée à environ 1 minute. Le volume prélevé n’excédera pas le volume maximum éthiquement prélevable, à raison d’un prélèvement maximum par semaine. Si un prélèvement important est nécessaire, il sera effectué uniquement en point final, après anesthésie et analgésie. Des prélèvements d’urine pourront également être réalisés au cours du protocole en environ 1 minute, en exerçant une légère pression sur la vessie, à raison d’un prélèvement maximum par jour. Des analyses radiographiques pourront être menées sur animaux anesthésiés, avec un temps estimé à environ 5 minutes (anesthésie + radiographie). Si nécessaire, les animaux recevront une double injection de produit fluorescent, peu de temps avant leur mise à mort. En général, ces injections seront administrées environ deux semaines, puis une semaine avant la mise à mort. La mise à mort des animaux sera réalisée conformément aux normes éthiques en vigueur. Ce projet sera limité à un maximum de 1800 animaux sur 5 ans, avec une durée maximale d’étude fixée à 52 semaines après implantation.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont principalement liées à l’acte chirurgical ou à l’injection / implantation du biomatériau : - Suite à la chirurgie : traumatisme et inflammation transitoire au niveau du site d’implantation ou d’injection, pouvant entraîner douleur locale, gonflement, rougeur ou chaleur. Risque de réaction inflammatoire, de rejet local, bien que les biomatériaux soient choisis pour leur biocompatibilité. - Stress post-chirurgical ou post-injection, pouvant se manifester par une diminution de la mobilité, une inactivité ou un comportement anormal (agressivité, isolement). - Perte de poids transitoire dans certains cas, surtout en période post-opératoire immédiate.
Devenir
A l’issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort. Les organes d'intérêts seront prélevés. Les prélèvements sanguins et urinaires seront utilisés pour doser le composé et/ou évaluer sa toxicité et/ou évaluer les modifications induites par son administration. Les organes seront également utilisés pour doser les composés et / ou réaliser des analyses histopathologiques et d’imagerie. Grâce à ces prélèvements / analyses il sera possible de conclure sur la sécurité et l’efficacité des produits testés.
Remplacement
De manière générale, les biomatériaux que nous évaluons in vivo ont fait l’objet de tests préliminaires in vitro. Le biomatériau idéal doit allier biocompatibilité, pour garantir la sécurité d’emploi (exigence réglementaire), et efficacité clinique (la sécurité seule ne garantit pas que le matériau soit utile ou performant). La recherche de nouveaux biomatériaux sûrs et performants est donc essentielle et nécessite une évaluation en expérimentation animale afin d’assurer leur conformité réglementaire et leur potentiel d’application en santé humaine. Le passage chez l’animal reste indispensable afin de vérifier les interactions avec l’organisme et aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire tous les paramètres physiologiques qui sont liés à un individu dans sa globalité.
Réduction
La présente saisine vise à évaluer la biocompatibilité et l’efficacité de biomatériaux, selon les exigences réglementaires et scientifiques actuelles. Le nombre d’animaux est réduit au maximum afin d’avoir des résultats exploitables, permettant de conclure de manière certaine, tout en évitant la réalisation d’une deuxième étude pour confirmer les résultats obtenus au cours du présent projet. Compte tenu de la variabilité probable des réponses aux biomatériaux, le protocole expérimental prévoit : Pour chaque point de temps (jusqu’à 3 selon la nature du biomatériau), 10 sites d’implantation par biomatériau seront évalués sur au moins 3 animaux, avec un maximum de 2 sites injectés ou implantés par souris. Cet effectif pourra être revu, notamment si le biomatériau évalué est déjà connu, si des données antérieures permettent d’établir un parallèle, ou dans le cas où seules des données préliminaires sont nécessaires et que l’analyse reste pertinente.
Raffinement
Les animaux seront stabulés en groupes dans des locaux adaptés permettant leur maintien dans un environnement adéquat, n'induisant pas de stress. Les conditions d’hébergement seront optimisées si nécessaire (par exemple : litière spécifique, augmentation de l’enrichissement, facilité d’accès à l’alimentation et ajout de nourriture appétente). Un hébergement individuel transitoire pourra-être réalisé, par exemple, en cas de complications post-opératoire nécessitant un isolement comme la réouverture d’un site. Dans ce cas l’enrichissement sera augmenté. Les effets indésirables susceptibles d’être observés chez les animaux lors de l’implantation ou de l’injection de biomatériaux seront anticipés au plus juste, sur la base des données issues d’études réalisées et appuyés d’une veille bibliographique sur les biomatériaux évalués. Nous mettrons en place des mesures spécifiques et adaptées aux douleurs éventuelles occasionnées par les différents traitements pour éviter toute souffrance inutile et prolongée. En plus de l’analgésie et de l’anesthésie assurées lors de la chirurgie et de tout autres gestes le nécessitant (ex : prélèvement sanguin), une observation quotidienne sera mise en place, l’état général des animaux et du site d’injection/implantation (gonflement, rougeur, et autres paramètres), ainsi que les poids seront évalués au minimum deux fois par semaine pendant toute la durée de l’étude. Cela permettra de s’assurer que les points limites ne sont pas atteints. En cas d’apparition de signes persistants ou sévères, des mesures spécifiques seront mises en œuvre afin de garantir le bien-être animal, conformément aux protocoles éthiques établis. Les effets indésirables susceptibles d’être observés seront abordés avec le client avant toute mise en œuvre du projet. Ils seront anticipés au plus juste en fonction des informations obtenues lors de protocoles préalablement réalisés et appuyés d’une veille bibliographique. Tout animal présentant une anomalie sera évalué afin de mettre en place un traitement adapté, lorsque cela est applicable et pourra être euthanasié selon les critères définis en amont. Nous maintiendrons les animaux le minimum de temps dans une situation d’inconfort et de douleur (lors du traitement expérimental et lors des prises de mesures).
Choix des espèces
La souris, mammifère largement utilisé en recherche biomédicale, présente des caractéristiques physiopathologiques et des réponses tissulaires, notamment en termes de remodelage osseux et de cicatrisation, proches de celles observées chez l’homme. Ce parallèle permet d’obtenir des résultats pertinents pour la transposition à l’espèce humaine, notamment grâce à des approches statistiques robustes et validées. De plus, la souris est un modèle reconnu pour l’étude des effets de composés ou de dispositifs médicaux : les données générées permettent d’extrapoler efficacement les résultats à l’homme et de faciliter la prédiction des réponses biologiques attendues lors des premiers essais cliniques. Ce modèle offre également la possibilité de prélever un volume suffisant et analysable de liquides biologiques (sang, urine), ce qui est essentiel pour évaluer l’impact systémique des biomatériaux implantés. Enfin, la souris permet de réaliser des études de biocompatibilité et d’efficacité dans des conditions standardisées, conformément aux recommandations internationales. A noter, que les animaux seront sevrés et développés.
Evaluation de l’efficacité de nouvelles thérapeutiques dans un modèle d’allogreffe chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
85 souris sont opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil, pour fournir la peau greffée aux autres. 400 receveuses vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis tuées pour prélever leurs tissus. Chaque greffe de peau pleine épaisseur dure une vingtaine de minutes, suivie de trente jours au plus de traitements immunosuppresseurs testés, de clichés sous anesthésie légère tous les deux jours et d'une imagerie de fluorescence par semaine. Le porteur reconnaît des douleurs postopératoires, des infections possibles du greffon et des pertes de poids liées aux molécules testées, et conclut que le rôle des souris reste "crucial et irremplaçable".
Objectifs
Le rejet de greffe reste un obstacle central en transplantation, nécessitant des traitements immunosuppresseurs souvent lourds et aux effets secondaires significatifs. Ce projet a pour objectif d’utiliser un modèle murin de greffe de peau pleine épaisseur afin d’évaluer des approches innovantes pour inhiber efficacement le rejet et prolonger la survie des greffes. L’un des objectifs principaux est d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules et formulations qui ciblent spécifiquement les voies métaboliques critiques des lymphocytes T activés. Ces cellules immunitaires, responsables du rejet, reprogramment leur métabolisme en faveur de la glycolyse, de la phosphorylation oxydative et du métabolisme de la glutamine pour répondre à leurs besoins énergétiques. Ce projet vise à tester des inhibiteurs de ces voies, individuellement ou en combinaison, afin de déterminer leur capacité à moduler la réponse immunitaire et à prolonger la survie des greffes. Une attention particulière sera portée à l’optimisation des conditions d’administration des molécules étudiées. Le projet explorera différentes stratégies de dosage et de fréquence d’administration afin de maximiser l’efficacité tout en minimisant les effets secondaires. Ces efforts visent à établir des protocoles thérapeutiques mieux tolérés par les sujets, garantissant un équilibre entre immunosuppression et tolérance immunitaire. Enfin, ce projet ambitionne d’explorer les interactions potentielles entre les inhibiteurs métaboliques et d’autres approches immunomodulatrices, telles que les traitements par co-stimulation ou la déplétion cellulaire. L’objectif est de développer des combinaisons thérapeutiques capables de générer une immunosuppression robuste et synergique, tout en minimisant les risques de rejet aigu et en favorisant une tolérance durable. À travers cette démarche, ce projet contribuera à l’élaboration de stratégies novatrices et transposables en clinique, offrant des perspectives prometteuses pour améliorer les résultats des greffes et la qualité de vie des patients.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche ambitionne de transformer la gestion du rejet de greffe en se concentrant sur la découverte de nouvelles approches thérapeutiques. En évaluant des molécules innovantes et en testant des formulations ciblant les voies métaboliques clés des lymphocytes T activés, il vise à élargir le répertoire des traitements disponibles en transplantation. Un des principaux bénéfices attendus est l’identification de nouvelles molécules capables d’inhiber sélectivement les mécanismes immunitaires responsables du rejet, tout en limitant les effets secondaires courants associés aux traitements immunosuppresseurs conventionnels. Ces découvertes permettront de mieux comprendre les interactions complexes entre métabolisme cellulaire et réponses immunitaires, ouvrant ainsi la voie à des interventions plus spécifiques et efficaces. Ce projet se distingue également par son approche novatrice de combinaison thérapeutique. En explorant les synergies potentielles entre deux molécules ou plus, il sera possible de maximiser l’effet immunosuppresseur tout en réduisant les doses nécessaires, diminuant ainsi la toxicité et les risques pour les patients. Cette démarche pourrait générer des stratégies thérapeutiques robustes et durables, adaptées à des contextes cliniques variés. Enfin, l’optimisation des doses et des schémas d’administration constituera un bénéfice clé. Grâce à une évaluation rigoureuse des relations dose-réponse, ce projet permettra d’identifier les protocoles les plus sûrs et les plus efficaces, minimisant les complications et maximisant les chances de succès des greffes. En résumé, ce projet s’inscrit dans une dynamique d’innovation centrée sur la découverte et l’optimisation de traitements de nouvelle génération, offrant des perspectives prometteuses pour améliorer la gestion du rejet de greffe et la qualité de vie des patients transplantés.
Procédures
Les animaux donneurs seront prélevés selon une procédure chirurgicale sans réveil durant approximativement 20 minutes, puis seront mis à mort. Les animaux receveurs recevront les gerffes de peaux des donneurs lors d'une procédure chirurgicale durant approximativement 20 minutes, puis seront suivis pendant une période pouvant aller jusqu'à 30jours. Les animaux seront surveillés journalièrement la 1ère semaine, puis tous les 2 jours pour évaluer leur état et réaliser un scoring de prise de greffe. les animaux seront traités avec des traitements de référence et des traitements tests pour comparer l'efficacité de nouvelles thérapeutiques. L'évaluation de la prise de greffe se fera aussi par imagerie non invasive (prise de clichés sous anesthésie légère tous les 2 jours et imagerie de fluoresence une fois par semaine).
Impact sur les animaux
Ce projet, bien que conçu pour minimiser l'impact sur les animaux, peut entraîner certaines nuisances ou effets indésirables inhérents à la mise en œuvre d’un modèle de transplantation cutanée et aux traitements testés. L’intervention chirurgicale nécessaire pour réaliser les greffes de peau constitue une source potentielle de douleur et d’inconfort postopératoires. Cependant, ces effets seront atténués grâce à une prise en charge rigoureuse, incluant l’utilisation d’anesthésiques pendant l’opération et d’analgésiques (par exemple, la buprénorphine) pour soulager la douleur après l’intervention. Des complications locales, telles que des infections au site de greffe ou un retard de cicatrisation, peuvent survenir. Ces risques seront contrôlés par des mesures prophylactiques, comme l’administration d’antibiotiques, et une surveillance attentive des animaux pour détecter rapidement toute anomalie. Les traitements administrés dans le cadre de l’étude (inhibiteurs métaboliques ou molécules immunosuppressives) pourraient entraîner des effets secondaires dose-dépendants, tels qu’une perte de poids, une fatigue ou des altérations métaboliques. Ces manifestations seront étroitement surveillées grâce à un suivi clinique quotidien des animaux, incluant l’évaluation de leur comportement, de leur alimentation et de leur état général. Des ajustements de dose seront effectués si nécessaire pour limiter ces effets.
Devenir
A l'issue de la procédure, les animaux donneurs seront mis à mort. A l'issue de chaque procédure, les animaux receveurs seront mis à mort afin de prélever les tissus et réaliser des analyses ex vivo.
Remplacement
La recherche menée dans ce projet vise à développer des approches thérapeutiques innovantes pour inhiber le rejet de greffe, en s’appuyant sur un modèle murin de transplantation cutanée. Bien que le recours aux animaux soit limité aux cas où aucune alternative équivalente n’existe, leur utilisation demeure essentielle pour répondre aux objectifs scientifiques de ce projet. Les modèles in vitro et les simulations informatiques constituent des alternatives précieuses et seront exploitées dans les phases préliminaires. Les cultures cellulaires, par exemple, permettront d’évaluer les interactions moléculaires et les effets directs des traitements sur les lymphocytes T. De même, des outils de modélisation informatique seront utilisés pour prédire les propriétés pharmacocinétiques et les interactions potentielles entre les molécules. Ces méthodes contribueront à réduire le nombre d’animaux nécessaires en éliminant en amont les composés inefficaces ou toxiques. Cependant, ces approches ne peuvent pas reproduire les processus biologiques complexes d’un organisme vivant, tels que les interactions immunologiques, la vascularisation des greffes ou les effets systémiques des traitements. Le rejet de greffe implique des mécanismes dynamiques qui ne peuvent être modélisés de manière fiable qu’en étudiant un système immunitaire fonctionnel dans son intégralité. Les souris, grâce à leur génétique bien caractérisée et leur similitude immunologique avec les humains, constituent le modèle le plus adapté pour explorer ces phénomènes de manière rigoureuse et reproductible. En outre, le modèle murin de greffe de peau permet une observation directe et précise des effets des molécules testées, notamment par l’évaluation visuelle et histologique des greffes. Ce niveau de précision est indispensable pour garantir la robustesse et la transposabilité des résultats à un contexte clinique. Enfin, l’utilisation des animaux sera strictement encadrée par des protocoles respectant les principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement). Tous les efforts seront faits pour réduire leur nombre au strict minimum nécessaire et pour limiter leur inconfort par des soins appropriés et des critères d’arrêt clairs. Ainsi, bien que des alternatives soient intégrées au projet pour limiter l’utilisation des animaux, leur rôle reste crucial et irremplaçable pour répondre aux questions scientifiques complexes liées au rejet de greffe et au développement de traitements innovants.
Réduction
Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé sur la base d’analyses statistiques rigoureuses. Les tests utilisés incluent des méthodes telles que l’analyse de puissance statistique, permettant de calculer le nombre minimal d’animaux nécessaires pour détecter des différences significatives entre les groupes expérimentaux avec une probabilité donnée (généralement 80 %) et un seuil de signification de 5 %. Ces calculs tiennent compte de la variabilité attendue des réponses, basée sur des études antérieures dans le domaine de la transplantation.
Raffinement
Raffinement des conditions d’hébergement et de manipulation : Les souris sont maintenues dans des conditions optimales, adaptées à leur statut sanitaire : Utilisation de cages spécifiques avec filtration d’air pour réduire le risque d’infections. Température (20-24 °C) et humidité (40-60 %) contrôlées, essentielles pour éviter les perturbations cutanées. Enrichissement environnemental adapté (matériaux stériles comme tunnels ou abris) pour éviter tout traumatisme mécanique sur les greffes. Minimisation de la douleur et de la détresse : Anesthésie générale des animaux lors des chirurgies et analgésie préventive et postopératoire : Administration d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et antibiothérapie. Techniques chirurgicales optimisées : Utilisation d’instruments microchirurgicaux pour minimiser les traumatismes tissulaires et surveillance stricte de l’asepsie pour prévenir les infections postopératoires. Monitoring du bien-être : Mise en place d’une grille d’évaluation régulière incluant des paramètres comportementaux, physiologiques (perte de poids, température corporelle), et spécifiques (aspect de la greffe). Suivi longitudinal par imagerie non invasive : Utilisation de technologies telles que la fluorescence ou la tomographie optique cohérente (OCT). Ces outils permettent de suivre en temps réel l’état des greffes sans euthanasier les animaux à différents temps.
Choix des espèces
Le modèle murin a été retenu pour ce projet en raison de ses nombreux avantages scientifiques et pratiques. Les souris possèdent un système immunitaire bien caractérisé et similaire à celui des humains, permettant une extrapolation pertinente des mécanismes immunologiques étudiés. La disponibilité de lignées inbred et transgéniques facilite l’exploration des réponses immunitaires spécifiques et des mécanismes d’action des molécules testées. La transplantation cutanée chez la souris est un modèle robuste, largement documenté et reproductible, idéal pour évaluer le rejet de greffe. La petite taille des souris et leur gestion pratique réduisent les coûts et permettent des études efficaces avec un nombre minimal d’animaux. Malgré l’utilisation d’alternatives in vitro pour réduire leur nombre, les souris restent indispensables pour étudier les réponses immunitaires systémiques et les interactions complexes in vivo, essentielles pour atteindre les objectifs scientifiques de ce projet. Les animaux utilisés dans ce projet seront des souris adultes, âgées de 8 à 10 semaines. Ce stade de développement est privilégié car il correspond à la maturité immunologique, nécessaire pour étudier les mécanismes de rejet de greffe et les réponses aux traitements immunosuppresseurs. Les souris adultes présentent des systèmes immunitaire, métabolique et vasculaire pleinement fonctionnels, ce qui garantit la fiabilité des résultats et leur transposabilité aux humains. De plus, à cet âge, les animaux sont suffisamment robustes pour supporter les procédures chirurgicales tout en minimisant les risques de complications liés à l’immaturité ou à la sénescence. L’utilisation de souris au même stade de développement permet également de réduire la variabilité des résultats, en limitant les différences physiologiques liées à l’âge.