Contrôles de qualité
Tests réglementaires de toxicité spécifique pour la production de vaccins et d’immunosuppresseurs à usage humain
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Rats : 610
Cochons d'Inde : 6240
13 850 animaux non-humains vont être utilisés puis tués pour des tests réglementaires de contrôle qualité de vaccins et d'immunosuppresseurs : 7 000 souris, 610 rats et ratons, 6 240 cobayes. Pour les 705 d'entre eux placés en gravité sévère, la nuisance attendue est la mort par réaction d'hypersensibilité ou le développement de tumeurs. Les autres reçoivent une à cinq injections sous la peau, dans l'abdomen ou dans une veine, les ratons cinq injections dorsales ou ventrales. Des méthodes in vitro existent déjà et sont acceptées par plusieurs pays destinataires, et le porteur décrit un travail d'advocacy auprès de la dernière autorité réglementaire qui les refuse.
Objectifs
Ce projet a pour objectif l’évaluation de la toxicité spécifique des vaccins, des immunosuppresseurs et de leurs composants destinés à l’Homme, selon les normes d’innocuité et de sécurité règlementaires. Les tests de toxicité spécifique sont des tests de contrôle qualité interne définis par les dossiers d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) et par les référentiels réglementaires internationaux : • OMS (TRS n°980 « Normes relatives au vaccin antidiphtérique, au vaccin antitétanique, au vaccin anticoquelucheux et aux vaccins associés » • OMS (TRS n°979 Annexe 4) • Pharmacopée Européenne monographie n°0452 et l’OMS (TRS n°980 « Normes relatives au vaccin antidiphtérique, au vaccin antitétanique, au vaccin anticoquelucheux et aux vaccins associés ») • Immunoglobuline animale anti-lymphocytes T pour usage humain - monographie 1928 (pharmacopée européenne) Ces tests incluent les évaluations de stabilité des vaccins requises par la réglementation. Ils peuvent être également réalisés pour documenter les dossiers de validation de procédés, de matériels et/ou de bâtiments afin de vérifier que les changements réalisés n’ont pas d’impact sur la qualité des vaccins et médicaments produits.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus pour ce projet sont la mise sur le marché (ou éventuellement l’utilisation en essai clinique) de lots de vaccins ou d’immunosuppresseurs conformes aux textes réglementaires, et ainsi l’amélioration de la qualité de vie des patients.
Procédures
1 seule injection par voie sous-cutanée est réalisée sur les cobayes. 2 injections par voie intrapéritonéale sont réalisées chez la souris pour une 1ère procédure. 2 injections par voie sous-cutanée et 1 injection intrapéritonéale sont réalisées sur les souris pour une 2ème procédure. 1 injection par voie intraveineuse, ainsi qu’une anesthésie par voie intramusculaire sont réalisées sur les rats. 5 injections par voie sous-cutanée dorsale ou ventrale, ainsi qu’une anesthésie par voie intrapéritonéale sont réalisées sur les ratons. Ces différents types d’injection durent moins de 10 secondes. Les injections intraveineuses peuvent être plus longues (1 à 2 minutes).
Impact sur les animaux
Les nuisances subies par les animaux de ce projet sont très variables : • Une injection de vaccin ou d’immunosuppresseur pour les procédures gradées légères • La mort de l’animal par réaction d’hypersensibilité ou le développement de tumeurs pour les procédures sévères.
Devenir
Les procédures 4, 5 et 6 sont des procédures terminales (autopsies ou prélèvements d’organes en fin de test). Les procédures 1 à 3 ne permettent pas non plus la réutilisation des animaux, qui ont tous subi des injections de vaccins ou composants vaccinaux, et ne peuvent donc pas être inclus dans un autre test sans risque d’apporter un biais. De plus, des critères de poids ou d’âge pour l’entrée en test rendent impossible la réutilisation d’animaux.
Remplacement
Des méthodes in vitro sont en cours de développement ou en cours de dépôt réglementaire pour remplacer certaines procédures de ce projet. Ces méthodes alternatives ont déjà été adoptées par certains pays destinataires de ces produits, et servent ainsi d’exemple aux autres pays destinataires. Un travail d’advocacy est réalisé auprès de la dernière autorité réglementaire qui a refusé jusqu’à maintenant le remplacement de la procédure n°3 par une technique in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe est défini par la réglementation. Le prévisionnel du nombre de lots à tester sur les 5 années à venir et la mise en place des stratégies de remplacement ou d’arrêt de ces tests nous permettent de déterminer le nombre d’animaux nécessaires pour ce projet. L’arrêt de la procédure 3 pour l’ensemble des destinations (sauf une), a permis de réduire d’un facteur 8 le nombre de souris utilisées. Le dépôt réglementaire pour la destination restante, pour la suppression du groupe témoin positif de la procédure 3 (n=10 par série) est en cours, date cible : Q1 2026, ce qui permettra de réduire l’effectif d’une série à chaque test.
Raffinement
Souris : Elles sont hébergées en groupe dans des cages avec litière contenant plusieurs enrichissements : des plateformes surélevées, des dome-homes (abris en carton) pour créer des barrières visuelles, des nestlets (carrés de coton) utilisés pour la nidification. Le dépôt réglementaire pour la destination restante, pour la suppression du groupe témoin positif de la procédure 3 (n=10 par série) est en cours, date cible : Q1 2026, ce qui entrainera une forte diminution du nombre de souris gradées sévères. Cobayes : Ils sont hébergés en groupe dans des cages contenant plusieurs enrichissements : des buchettes en bois à ronger, des huttes pour créer des barrières visuelles, du foin de Crau pour compléter leur alimentation. Un projet est initié dans le but d’héberger les cobayes sur litière. Rats : Ils sont hébergés en groupe dans des cages avec litière contenant plusieurs enrichissements : des buchettes en bois à ronger, des tunnels. Seules les mères gestantes sont hébergées seules, avec du matériel supplémentaire nécessaire à la nidification (mouchoirs, nestlets). Pour chacune de ces espèces, il y a une surveillance quotidienne et des points limites sont définis. De plus, des récompenses alimentaires (graines et fruits secs) leur sont distribuées après un acte jugé stressant ou douloureux.
Choix des espèces
L’évaluation réglementaire de la toxicité spécifique des vaccins ou d’une réaction toxique liée à l’activité biologique d’un composant concerné par ce projet impose le recours aux animaux de laboratoire selon les exigences règlementaires : • OMS (TRS n°980 « Normes relatives au vaccin antidiphtérique, au vaccin antitétanique, au vaccin anticoquelucheux et aux vaccins associés » • OMS (TRS n°979 Annexe 4) • Pharmacopée Européenne monographie n°0452 et l’OMS (TRS n°980 « Normes relatives au vaccin antidiphtérique, au vaccin antitétanique, au vaccin anticoquelucheux et aux vaccins associés »)
Evaluation de l’efficacité d’un vaccin contre la leptospirose par épreuve virulente sur hamsters
- Formation professionnelle
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Le contrôle de chaque lot de vaccin avant sa commercialisation passe par l'infection d'animaux : 5 400 hamsters dorés vont être utilisés, tous tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère. Vaccinés à J0, ils reçoivent la souche virulente de leptospirose à J15, puis développent hypoactivité, dos rond, poils ébouriffés et yeux mi-clos, avant des tremblements, des convulsions, une dyspnée, le coma et la mort. Un test ELISA existe et remplacerait cette épreuve, mais le porteur indique que les autorités de plusieurs pays hors Europe continuent d'exiger le contrôle sur hamsters. Il précise aussi que l'effectif de cinq animaux par groupe ne repose sur aucune justification statistique, et qu'un essai est invalidé quand la mortalité des témoins reste insuffisante.
Objectifs
Dans le cadre du processus de libération pharmaceutique des lots de commercialisation, le premier objectif est d’évaluer l’efficacité d’un vaccin contre la leptospirose par épreuve virulente sur rongeurs conformément à la monographie européenne afin de pouvoir libérer le lot de vaccin produit. C'est la méthode de référence internationale bien que certaines autorités dans certains pays ont reconnu une méthode moins sévère qui passe par des mesures immunologiques (test ELISA). Cependant, cette reconnaissance n'est pas reconnue par tous les pays ce qui nécessite le maintien de tests par épreuve. L'essai in vivo est encore utilisé pour les pays qui ne reconnaissent pas encore le test in vitro (ELISA) mis en place. Le second est de vérifier la stabilité du vaccin dans le cadre du suivi des lots de vaccins à des temps définis par le producteur sur des vaccins âgés de plusieurs années, les test ELISA n'étant pas encore reconnu ni utilisé en routine dans le cadre des stabilités. Le troisième est de vérifier l'impact d'excursions de températures simulant des conditions de transport ou de stockage hors des températures recommandées, sur des durées variables, pour lesquelles la réponse immunologique (ELISA) n'est pas pertinente. Enfin ce projet va permettre de vérifier les acquis appris par un nouveau collaborateur sur la formation des gestes techniques sur rongeurs et le mettre en situation afin de vérifier sa capacité à réaliser l'essai en situation identique à celle de la libération du vaccin.
Bénéfices attendus
Garantir l'efficacité des lots de vaccin contre la leptospirose et permettre ainsi leur commercialisation au travers des phases de libération pharmaceutique et des tests associés aux mesures de stabilité ou d'efficacité en cas d'excursion thermique. La leptospirose est une maladie qui peut toucher de nombreuses espèces de mammifères. Cette maladie est une zoonose, c’est-à-dire qu’elle est commune à l’Homme et aux animaux. C’est une maladie grave, possiblement mortelle et présente en France. Ce sont des bactéries qui sont à l’origine de la leptospirose, les leptospira. La leptospirose peut toucher l’Homme mais également de nombreuses espèces d’animaux domestiques comme les chiens. Les rongeurs via leurs urines contaminent les milieux humides (lacs, rivières, étangs). Quand le chien se baigne ou entre en contact avec de l’eau contaminée, les bactéries pénètrent à travers les muqueuses ou la peau lésée. Les bactéries passent ensuite dans le sang pour atteindre les reins. La période d’incubation de la maladie est d’environ 7 jours. Dans la forme aiguë typique, le chien présente des signes généraux (fatigue, fièvre, perte d’appétit), des signes digestifs (diarrhée, vomissements) et des atteintes des reins et du foie. Le chien peut présenter une jaunisse (on parle d’ictère), c’est-à-dire que la couleur de ses muqueuses et de sa peau normalement rose devient jaune. Parfois, on observe des signes respiratoires, musculaires ou des hémorragies. C’est une maladie grave qui nécessite des soins intensifs en urgence. Le taux de mortalité peut aller jusqu’à 50%. Contre la leptospirose canine, la meilleure protection passe par la vaccination des chiens. Les bénéfices attendus du projet sont donc de: > garantir l’efficacité du vaccin contre la leptospirose chez le chien et permettre sa commercialisation, > maintenir la sécurité sanitaire dans les pays où le vaccin est commercialisé, pour les chiens mais aussi en cascade l'environnement direct incluant les humains qui vivent à proximité > développer de nouvelles formulations contre la leptospirose chez le chien > valider les gestes techniques appris lors de la formation afin d’obtenir une habilitation la réalisation de cet essai
Procédures
Les animaux seront soumis à deux administrations selon la procédure . Une administration sous cutanée de 0,2 ml et une administration intrapéritonéale de 0,5 ml Administrations ponctuelles et uniques d’une durée de 3 à 5 secondes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables sont les injections vaccinales puis de la souche d'épreuve puis le cours de l'infection et les signes de la maladie. Deux injections sont réalisées sur l’animal vigile au cours de l’activité: l’une en sous cutanée à J0 et l’autre en intrapéritonéale à J15. Ces injections entraînent une douleur légère et passagère chez le hamster. L'évolution vers la maladie peut générer des signes cliniques observés chez le rongeur atteint de leptospirose qui sont en début de maladie l’hypoactivité, le dos rond, les poils ébouriffés, et les yeux mi-clos, qui évoluent en 24 heures vers des tremblements associés ou non à des convulsions, de la dyspnée, de la dépression, avec certains sérovars des traces de sang sont visibles autour des narines, avant le coma et la mort de l’animal.
Devenir
L’agent pathogène est injecté à tous les animaux qui sont donc contaminés et ne peuvent être conservés à la fin des essais.
Remplacement
Des méthodes de remplacement existent, notamment un test Elisa, pour remplacer cet essai. Cependant les autorités réglementaires de certains pays hors Europe demandent le contrôle de l’activité sur hamsters conformément à la Monographie Européenne pour la commercialisation des vaccins, ce qui empêche d'avoir recours, au test alternatif. Les contrôles des vaccins en utilisant des animaux sont demandés par les autorités des pays suivants pour la libération des vaccins.
Réduction
Pour les lots de produits commercialisés, le nombre d’animaux utilisé pour chaque essai est conforme à la Monographie 01/2017: 0447. Ce nombre ne correspond pas à une justification statistique mais réglementaire et l’expérience acquise depuis des dizaines d’années sur des milliers de lots permet d’assumer une validité de ce test. Pour un groupe donné, il n’est pas possible de réduire en dessous de 5 animaux par groupe. Pour les produits en cours d'homologation, une période transitoire de contrôle d’une trentaine de lots utilisant un nombre supplémentaire d’animaux par groupe justifié statistiquement (vacciné et témoin) permettra de valider le test in vitro qui sera à terme le seul utilisé. La réglementation demande un nombre de 5 animaux par groupe pour tester un lot en routine. Dans la phase de validation du test in vitro, l'analyse statistique montre que 10 animaux par groupe doivent être testés On utilisera plus d’animaux de manière transitoire pour ne plus en utiliser ensuite. En revanche, afin de réduire le nombre d’animaux, chaque fois que c’est possible, les tests seront synchronisés de manière à avoir des témoins communs à plusieurs lots de vaccins. Le personnel est formé permettant la reproductibilité et la robustesse de l’essai afin d’éviter au maximum des invalidations conduisant à des re-contrôles qui peuvent survenir si les conditions de recevabilité du test ne sont pas remplies, telle qu’une mortalité observée des témoins insuffisante. Notre démarche est de remplacer chaque fois que possible le test in vivo par un test ELISA mais ce remplacement est soumis aux accords au cas par cas des autorités des pays dans lesquels les vaccins sont commercialisés. La tendance est une adoption progressive de la substitution mais ce processus est soumis à des délais que nous ne maîtrisons pas.
Raffinement
Les animaux sont hébergés par groupe. Une période d’acclimatation d’au moins 5 jours est respectée. Toutes les conditions environnementales (taille des cages, alimentation, eau, enrichissement etc…) sont adaptées à l’espèce. Les installations sont suivies en températures, hygrométrie et les animaux sont hébergés à l‘aide de portoirs ventilés. Toute anomalie sur les installations est directement remontée à un poste de garde (24h/24h) permettant une intervention rapide y compris les weekend. Les animaux sont observés quotidiennement et à partir du 4ème jour (T4) après l’inoculation de la souche d’épreuve, l’observation est réalisée deux fois par jour. T4 correspond au moment où les premiers signes cliniques peuvent être observés sur les différentes souches et jusqu’à la fin des derniers signes cliniques prévus à T14. Les signes cliniques de la maladie étant clairement définis, des points limites précis et spécifiques ont été mis en place afin d’anticiper toute souffrance des animaux.
Choix des espèces
Selon la monographie, les essais sont réalisés sur de jeunes hamsters femelles sevrées.
Evaluation de l’immunogénicité des vaccins commercialisés ou en développement pour des tests de contrôle
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Cochons d'Inde : 35000
Libérer des lots de vaccins commercialisés ou en développement contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche suppose ici de vacciner puis de tuer des animaux non-humains, lot après lot. 20 000 souris et 35 000 cobayes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, tous tués par ponction intracardiaque sous anesthésie pour doser leurs anticorps. Les cobayes reçoivent une injection sous-cutanée et une injection intramusculaire, et les plus fortes doses de certains vaccins provoquent parfois des indurations au point d'injection qui peuvent évoluer en ulcérations. Le porteur indique que deux projets de remplacement par des tests in vitro sont en cours, l'un pour le test chez le cobaye, l'autre pour le test chez la souris, ce qui n'empêche pas 55 000 animaux non-humains d'être engagés dans ce contrôle réglementaire de routine.
Objectifs
Les réglementations nationales et internationales (pharmacopée européenne (11 ème édition Monographie n°1356 et § 2.7.16) et l’OMS (62ème rapport technique n°979(2011) §A.3.4.2.7).imposent aux laboratoires pharmaceutiques d’effectuer des contrôles d’efficacité et d’innocuité sur chaque lot de vaccin produit. Ce projet porte sur l’évaluation de l’immunogénicité de ces vaccins produits (en cours de développement ou déjà commercialisés) sur animaux qui est l’une des méthodes décrites pour les contrôles d’efficacité. Ce projet comprend les essais réalisés sur les lots des valences suivantes : pertussis acellulaire (coqueluche), diphtérie et tétanos. De plus, ce projet s’applique de manière plus ponctuelle en cas d’investigation, d’optimisations de procédé ou d’études de stabilité. Il prend aussi en compte les animaux utilisés pour les qualifications des références nécessaires à la réalisation des tests.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus pour ce projet sont la mise sur le marché des lots de vaccins conformes aux spécifications et aux textes de référence après les tests de contrôle qualité. Les vaccins concernés (diphtérie, tétanos, coqueluche) participent à l’amélioration de la santé publique et l’éradication mondiale de ces maladies.
Procédures
Deux injections par voie intrapéritonéale et une ponction intra-cardiaque sur animal anesthésié sont réalisées sur les souris. Une injection par voie sous-cutanée, une injection par voir intra-musculaire et une ponction intra-cardiaque sur animal anesthésié sont réalisées sur les cobayes. Ces différents types d’injection durent moins de 10 secondes. Les ponction intra-cardiaques durent environ 1 minute.
Impact sur les animaux
Pour les souris, les seules nuisances sont les injections (vaccin + anesthésie) et les prélèvements terminaux décrits dans la procédure. Pour les cobayes, en plus des injections et des prélèvements, l’injection des plus fortes doses de certains vaccins peuvent parfois causer des indurations au niveau du site d’injection. Dans de faibles proportions, ces indurations peuvent évoluer en ulcérations.
Devenir
Le projet comporte des procédures terminales qui nécessitent l’euthanasie des animaux en fin de test afin de pouvoir doser le taux d’anticorps dans leur sang.
Remplacement
Un projet est en cours afin de remplacer la procédure 2 (Test d’immunogénicité des valences diphtérie, tétanos et pertussis acellulaire chez le cobaye) par un test in vitro. Ce projet va se déployer par étapes, avec des jalons différents selon les vaccins et leur destination. La procédure 1 (Test d’immunogénicité des vaccins contenant la valence pertussis acellulaire chez la souris) fait un également l’objet d’un projet de remplacement par un test in vitro.
Réduction
L’implémentation en routine de la procédure 2 a permis de réduire considérablement le nombre de souris utilisées dans la procédure 1 et dans des procédures appartenant à d’autres projets de mesure d’activité, cotées sévères. Elle a permis le remplacement de 3 tests en 1 seul. La procédure 2 a : • Dans un 1er temps : implémentation sous la configuration multidoses (série de 129 cobayes pour tester 3 lots) pour un des vaccins (novembre 2020) • Dans un 2nd temps : implémentation en configuration unidoses (série de 49 cobayes pour tester 5 lots) pour un autre vaccin (juin 2022) • Dans un 3ème temps : passage de la configuration multidoses à unidoses (décembre 2023).
Raffinement
Souris : Elles sont hébergées en groupe dans des cages avec litière contenant plusieurs enrichissements : des plateformes sur-élevées des dome-homes (abris en carton) pour créer des barrières visuelles, des nestlets (carrés de coton) utilisés pour la nidification. Cobayes : Ils sont hébergés en groupe dans des cages contenant plusieurs enrichissements : des buchettes en bois à ronger, des huttes pour créer des barrières visuelles, du foin de Crau pour compléter leur alimentation. Un projet est initié dans le but d’héberger les cobayes sur litière. Pour chacune de ces espèces, il y a une surveillance quotidienne et des points limites sont définis. De plus, des récompenses alimentaires (graines et fruits secs) leur sont distribuées après un acte jugé stressant ou douloureux. Pour chacune de ces espèces, il y a une surveillance quotidienne et des points limites sont définis. De plus, des récompenses alimentaires (graines et fruits secs) leur sont distribuées après un acte jugé stressant ou douloureux.
Choix des espèces
L’évaluation réglementaire de l’immunogénicité des vaccins concernés par ce projet passe nécessairement par une étape d’immunisation de l’animal (exigence des pharmacopées des différents pays (pharmacopée européenne (11 ème édition Monographie n°1356 et § 2.7.16) et l’OMS (62ème rapport technique n°979(2011) §A.3.4.2.7)) Comme expliqué dans le paragraphe remplacement, une technique in vitro est en cours de présentation aux autorités réglementaires. Les animaux utilisés sont des animaux sevrés afin de garantir un certain niveau de maturité du système immunitaire.
Développement d’anticorps chimériques en vue d’une production industrielle en alternative aux produits dérivés du sang humain pour l’industrie du diagnostic médical et pour la recherche
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Pour fournir aux kits de diagnostic vendus dans le commerce un contrôle positif standardisé qui remplace le sérum humain, 2 000 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère, toutes tuées à l'issue. Chaque souris reçoit des injections intrapéritonéales d'antigènes puis subit des prélèvements sanguins sous anesthésie gazeuse, avant d'être tuée pour que sa rate serve à créer une lignée cellulaire productrice d'anticorps. Le porteur prévoit 200 antigènes différents. Il affirme qu'une réponse immunitaire spécifique reste "impossible" à reconstituer en culture cellulaire, qu'une immunisation animale est donc "nécessaire", et situe l'enjeu du côté de l'approvisionnement des "demandes du marché du Diagnostic".
Objectifs
Les kits de diagnostic immunologique clinique consistent en la recherche d’un anticorps donné spécifique d’une cible donnée (bactérie, virus, moisissure, allergène alimentaire, marqueur métabolique, marqueur tumoral, marqueur d’auto-immunité…). Ces kits nécessitent la présence d’un contrôle positif représenté actuellement par un sérum humain. Il est parfois difficile d’obtenir, de façon récurrente, ou à un coût raisonnable ou prévisible, un sérum humain ayant la spécificité souhaitée et ces problèmes de reproductibilité voire d’approvisionnement constituent souvent un frein à la commercialisation.
Bénéfices attendus
Cette production permettrait une production robuste industrielle, respectueuse des contraintes règlementaires, s’appuyant sur des procédés de bioproduction en culture cellulaire, une évolution dans la production d'anticorps car la législation va dans le sens de la suppression progressive de ces produits d’origine humaine, une standardisation des contrôles positifs proposés. Ceci est une garantie de reproductibilité des tests dans un souci de participer à l’amélioration du diagnostic médical. L’offre du développement « sur mesure » de l’anticorps, d'optimisation et de validation limitent au maximum le nombre d’animaux nécessaires pour chaque développement. En parallèle, ce type de technologie permet la mise au point d’anticorps pouvant servir de médicaments contre le cancer, l’immunothérapie, ou servir aussi en diagnostic lorsqu’ils sont couplés à des radioisotopes.
Procédures
Tous les animaux vont être soumis à des prélèvements sanguins efféctués sous anesthésie gazeuse afin de réduire la douleur et le stress de l'animal ainsi qu'à des injections en intra-péritoneale.
Impact sur les animaux
L'anxiété et le stress sont des effets indésirables attendus avant et après chaque procédure/prélèvement. Les animaux auront seulement le stress de la manipulationainsi qu'une douleur résiduelle de faible intensité et de courte durée dûe à l’introduction de l'aiguille.
Devenir
Tous les animaux immunisés sont sacrifiés afin de récupérer la rate pour la fusionner et créer une lignée cellulaire productrice d'anticorps
Remplacement
Le recours à des techniques totalement en culture cellulaire ou sur organes isolés est impossible car une réponse immunitaire spécifique pour un antigène donné doit être induite dans un environnement immunologique complet, impossible de reconstituer en culture cellulaire, car faisant appel à des mécanismes génétiques , moléculaires et cellulaires mimant une réponse immunitaire humaine. Une immunisation des animaux est nécessaire pour générer des anticorps spécifiques. La technique retenue permet de sélectionner des cellules productrices selon des critères majeurs de productivité, permettant de s'affranchir totalement de toute production en ascite chez la souris. Les animaux retenus permettent la génération de cellules productrices à hauts rendements de production. Les titres obtenus avec des modèles classiques de production en culture cellulaire permettent de répondre aux besoins et d’approvisionner largement les demandes du marché du Diagnostic.
Réduction
Le fait de ne pas avoir à modifier l’anticorps pour le tester dans l’application finale, notamment pour ces caractéristiques humaines permet de réduire le nombre de cohortes d’animaux nécessaires et de ne maintenir en expérimentation que les animaux qui répondent parfaitement aux caractéristiques attendues. Un simple test du sérum permet la validation rapide en immunoessai de ces aspects, limitant les temps d’expérimentation sur l’animal et le nombre d’animaux. L’anticorps produit pour l’utilisation finale est le même que celui sélectionné initialement chez l’animal, sans qu’aucune modification de structure n’y ait été apportée. Les candidats anticorps générés par notre approche sont directement humanisés, de sorte que seuls quelques candidats sont nécessaires initialement pour finalement choisir le meilleur candidat pour l’application visée. Cette approche permet ainsi de limiter le nombre de cohortes et d’animaux nécessaires pour le développement même dans le cas de cahiers des charges et d’exigences très complexes. Nous prévoyons d'utiliser 200 antigènes. En parallèle, tous les prélèvements sanguins ou de queues seront effectués par voie sous-mandibulaire, sous anesthésie gazeuse afin d'éviter le stress et la souffrance chez l'animal.
Raffinement
Afin de limiter le stress des animaux, une période minimale de 5 jours d'acclimation à la zone d'hébergement expérimentale sera effectuée. Ils seront également progressivement manipulés régulièrement lors du change et des surveillances afin de les habituer aux contentions et autres manipulations.
Choix des espèces
L’espèce a été choisie pour son temps de gestation court ainsi que pour un coût d’hébergement bas. Cette espèce est utilisée à des fins scientifiques internationalement reconnues et est facilement modifiable génétiquement. Sur des animaux adultes de 2 à 12 mois. A partir de 2 mois pour que les animaux aient un système immunitaire mature. Pas après 12 mois afin d'éviter des réactions auto-immunitaires.
Etude métagénomique et métabolomique de la dysbiose nasale dans la maladie de Parkinson
- Conservation des espèces
- Enquêtes médicolégales
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Production de routine
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Maladies des plantes
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Contrôles de qualité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Seize heures sans nourriture avant le test de l'aliment caché, une nuit de test de préférence au sucre, deux tests d'anxiété, un conditionnement de peur sur deux jours : 504 souris enchaînent neuf épreuves comportementales après sept jours d'instillations nasales d'antibiotiques sous anesthésie. Elles reçoivent ensuite par le nez des bactéries ou du microbiote de patients parkinsoniens, ce qui peut déclencher deux mois plus tard une maladie de Parkinson expérimentale, avec malnutrition, troubles de la motricité et faiblesse musculaire. Le niveau de souffrance déclaré est modéré, et toutes sont tuées pour l'analyse de leurs tissus nasaux, nerveux, sanguins et intestinaux. Le porteur présente le recours à la souris comme un moyen d'éviter d'utiliser des primates non humains.
Objectifs
La maladie de Parkinson (MP) est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente en France, après la maladie d'Alzheimer. C’est une maladie complexe, d’étiologie encore inconnue, caractérisée par une destruction d’une population spécifique de neurones, entraînant un déficit au niveau de l’initiation et du contrôle des mouvements. Sur le plan moléculaire, des lésions sont retrouvées et correspondent à des amas pathogènes formés par une protéine : l’α-synucléine. Les troubles olfactifs sont fréquents dans la MP et sont souvent présents plusieurs années ou décades avant l'apparition des symptômes moteurs. Les troubles précoces de l’odorat dans la MP pourraient être la conséquence d’un déséquilibre du microbiote nasal. Dans cette étude, nous émettons l’hypothèse qu’il existe un lien entre le microbiote nasal et les déficits olfactifs de la MP. Ce modèle expliquerait tout d’abord les lésions inflammatoires de la muqueuse olfactive constatées chez les patients MP, ainsi que l'accumulation de la protéine neurotoxique dans les structures olfactives. Nous proposons d’élucider le rôle du microbiote nasal et de ses métabolites dans la perte de l’odorat observée au décours de la maladie de Parkinson (MP). Nos trois principaux objectifs sont de clarifier (1) le rôle exact de profils spécifiques de microbiotes nasaux avec les performances olfactives, (2) l’impact de l’environnement sur le microbiote nasal et (3) tester le lien entre microbiote nasal et MP. L’opportunité d’étudier deux populations ayant une exposition environnementale très différente, en France métropolitaine et aux Antilles, devrait permettre d’identifier des anomalies du microbiote spécifiques à la maladie de Parkinson. Les souris constituent un modèle pertinent pour ce projet car (1) elles peuvent facilement être colonisées par des microbiotes d’origine humaine et (2) elles peuvent développer des maladies proches de la MP très rapidement après gavage avec des échantillons provenant de selle de patients MP.
Bénéfices attendus
Nous proposons d’élucider le rôle du microbiote nasal et de ses métabolites dans la perte de l’odorat observée au décours de la maladie de Parkinson (MP). Nous couplerons notre analyse moléculaire du microbiome avec l’analyse métabolique de la muqueuse nasale et du sérum de patients MP et de souris transplantées avec du microbiote humain de patients MP. Ce projet nous permettra d’identifier les mécanismes moléculaires impliqués dans le déséquilibre du microbiote nasal et de proposer des biomarqueurs et des nouvelles cibles thérapeutiques. Les résultats de ce projet pourraient améliorer la prise en charge médicale des patients.
Procédures
Chaque animal sera soumis à : - une instillation intranasale d’antibiotiques (30 secondes) tous les jours pendant 7 jours sous anesthésie légère (5 minutes) - une seule instillation intranasale de bactéries (30 secondes) trois jours après la dernière instillation d’antibiotiques, sous anesthésie légère (5 minutes) - une restriction alimentaire de 16 heures avant de passer le test de la nourriture cachée (durée : 15 minutes). - Un test d’anxiété (20 minutes) - Un test de reconnaissance de nouveaux objets (20 minutes) - Un test de préférence au sucrose (une nuit) : mesurant leur préférence à boire une solution sucrée plutôt que de l’eau plate (test effectué sur une nuit, biberons additionnés de sucre et biberon normal). - Un second test d’anxiété (10 minutes): - Un test mesurant la perception aux odeurs des souris (15 minutes) - Un test des capacités morices (5 minutes) - Un test d’évitement des prédateurs (10 minutes). - Un test de test de conditionnement de peur (10 minutes pendant 2 jours)
Impact sur les animaux
Chaque animal sera soumis à : - une instillation intranasale d’antibiotiques (30 secondes) tous les jours pendant 7 jours sous anesthésie légère (5 minutes) L’anesthesie gazeuse provoque un inconfort de courte durée. La piqure d'aiguille pour l’injection d’anesthésique entraîne une douleur légère de courte durée. L’instillation intranasale d’antibiotiques provoque un inconfort de courte durée. - une seule instillation intranasale de bactéries ou de microbiote humain (30 secondes) trois jours après la dernière instillation d’antibiotiques, sous anesthésie légère (5 minutes) L’anesthesie gazeuse provoque un inconfort de courte durée. La piqure d'aiguille pour l’injection d’anesthésique entraîne une douleur légère de courte durée. - L’instillation intranasale de microbiote humain ou de bactéries comme des Staphylocoques provoque un inconfort de courte durée et peut induire deux mois après l’instillation une maladie de Parkinson expérimentale chez la souris qui présentera alors des signes de malnutrition, des problèmes de motricité et une faiblesse musculaire. - Une restriction alimentaire de 16 heures avant de passer le test de la nourriture cachée (durée : 15 minutes). La restriction alimentaire induit habituellement un stress physique modéré et de la détresse modérée pendant une durée de 16 heures avant la réalimentation.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure car il est nécessaire que tous leurs tissus nasaux, nerveux, sanguins et intestinaux soient analysés en détail pour identifier les mécanismes sous-tendant le développement de la maladie de Parkinson.
Remplacement
Malheureusement, à l’heure actuelle, il n’existe pas de méthode alternative à l’expérimentation animale pour tester la perception, la mémoire et la coordination motrice.
Réduction
Notre stratégie expérimentale est conçue de manière à réduire le plus possible le nombre d’animaux. Le nombre d’animaux estimé pour ce projet a été calculé par un biostaticien de manière à ce que, pour chaque expérience, les groupes utilisés soient constitués de 12 souris, le nombre minimal requis pour que l’analyse statistique ultérieure permette une évaluation pertinente des résultats. Nous avons calculé qu’un nombre de 12 souris minimum par groupe est nécessaire.
Raffinement
Notre stratégie expérimentale est conçue de manière à réduire tout stress et inconfort de l’animal. Après l’instillation intranasale de bactéries ou de microbiote humain, chaque animal fera l’objet d’une évaluation quotidienne pendant 2 jours puis tous les 7 jours pour s’assurer de sa bonne santé (mesure du poids, analyse de l’allure du pelage, de l’état de vigilance, de la posture, du comportement moteur général et du comportement exploratoire dans la cage). Nous allons particulièrement surveiller l’apparition de signes chroniques parkinsoniens comme un trouble de la motricité (allure de la marche, activité locomotrice, comportement exploratoire dans la cage, coordination motrice et équilibre) et une faiblesse musculaire (incapacité à bien se mouvoir sur la grille de la cage). Ces signes cliniques sont habituels dans les modèles expérimentaux de maladie de Parkinson chez la souris. Si l’animal présente des signes parkinsoniens, il fera l’objet d’un suivi plus poussé : Il sera pesé tous les jours et du gel hydrique sera disposé sur la litière pour améliorer la prise alimentaire. Si cet animal en plus des signes parkinsoniens se met à présenter une perte de poids ≥20% du poids basal, est déshydraté ou reste prostré, il sera mis à mort immédiatement.
Choix des espèces
Le système nerveux des souris est proche de celui de l’humain et sensible au développement de pathologies expérimentales parkinsoniennes comme par exemple après l’administration de microbiote intestinal humain provenant de patient parkinsonien. Nous disposons d’un nombre important d’outils et de données avec ce modèle qui devraient nous permettre de tester les liens entre déséquilibre du microbiote nasal et neuropathologie parkinsonienne et d’établir des schémas thérapeutiques, voire préventifs pour les humains, en évitant donc de recourir à des primates non humains. Nous utiliserons des souris surexprimant un gène humain qui nous permettront d’appréhender le facteur génétique de l’hôte dans la pathologie. Adulte, à partir de 6 semaines après la naissance, car la maladie touche les adultes.
Contrôle d’inactivation de la fraction Bordetella bronchiseptica
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Vérifier qu'un lot de suspension bactérienne destiné à un vaccin contre la toux des chenils est bien inactivé : 100 jeunes souris femelles sevrées vont être utilisées pour ce contrôle, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit sur animal vigile une injection intrapéritonéale unique de 0,5 ml, puis reste hébergée en confinement, ce qui exclut toute adoption comme toute réutilisation, et aucune ne sort vivante du test. L'établissement indique qu'aucune méthode sans animaux ne permet aujourd'hui de démontrer cette inactivation et que le contrôle est réclamé par les autorités australiennes, à qui il attribue un caractère de "stricte nécessité". Le chiffre de dix souris par lot testé figure dans le permis d'importation et n'est, selon le porteur, pas modifiable.
Objectifs
Vérifier que la totalité des particules bactériennes a bien été inactivée au cours du procédé de fabrication de la suspension Bordetella bronchiseptica. Il est obligatoire de s’assurer qu’un produit biologique (Bordetella bronchiseptica) ne présente aucun risque avant sa mise sur le marché. La réglementation encadre la production et le contrôle qualité des produit biologique exigeant des preuves solides d’inactivation des agents pathogènes. A ce jour aucune méthode alternative (vitro) n’existe pour démontrer l’inactivation du produit. Seule l’utilisation sur souris permet de vérifier cette inactivation.
Bénéfices attendus
Garantir l’inactivation de la suspension vaccinale Bordetella bronchiseptica qui servira à formuler le vaccin Toux des Chenils et ainsi sa commercialisation
Procédures
Une administration ponctuelle et unique par voie voie intrapéritonéale de 0,5 ml par animal d’une durée de 3 à 5 secondes
Impact sur les animaux
Une injection par voie intrapéritonéale est réalisée sur l’animal vigile au cours du test. Cette injection, réalisée par du personnel formé et compétent entraîne une douleur légère chez la souris.
Devenir
Les animaux sont hébergés en pièce de niveau de confinement permettant de garantir la sécurité du personnel vis à vis d’une éventuelle non inactivation de la suspension vaccinale De ce fait, aucun animal ne pourra être réutilisé ou mis à l’adoption.
Remplacement
Il n’existe à ce jour aucune méthode alternative. Les contrôles sont demandés par les Autorités Australiennes. Ils ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacés par d'autres stratégies ou méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.
Réduction
Le nombre d’animaux est défini dans le permis d'importation de la suspension vaccinale Bordetella bronchiseptica (10 souris par lot de vaccin testé) et n’est pas modifiable. Nous prévoyons 2 lots de vaccins par an soit 100 souris au total sur 5 ans. Le personnel est formé permettant la reproductibilité et la robustesse du test afin d’éviter au maximum des nouveaux contrôles.
Raffinement
Les animaux sont hébergés par groupe. Toutes les conditions environnementales (taille des cages, alimentation, eau, enrichissement etc…) sont adaptées à l’espèce. Les installations sont suivies en températures, hygrométrie et les animaux sont hébergés à l‘aide de portoirs ventilés. Toute anomalie sur les installations est directement remontée à un poste de garde (24/h/24h) permettant une intervention rapide y compris les weekend. Les animaux sont observés quotidiennement de la réception jusqu’au terme du test. Une période d’acclimatation de 4 jours minimum est mise en place avant le début du test. Aucun effet indésirable n'est attendu dans cette procédure, cependant des points limites spécifiques et précis sont mis en place afin d'éviter toute souffrance aux animaux.
Choix des espèces
Selon la réglementation australienne, les essais sont réalisés sur de jeunes souris femelles sevrées.
Réalisation de prélèvements sanguins et urinaires dits « blancs » dans le cadre du contrôle antidopage des chevaux.
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Chevaux d'expérimentation déjà en service, réutilisés d'un projet à l'autre après des périodes de repos, 10 équidés vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent jusqu'à vingt prélèvements de sang en cinq ans, de trois minutes chacun, et sont entraînés à uriner sur demande, pour constituer une banque d'échantillons dits "blancs" servant à mettre au point les méthodes de contrôle antidopage. Aucun n'est tué dans le cadre du projet. Ils restent en vie et réutilisables, sont confiés à des propriétaires privés au bout de dix ans de service ou avant, et le porteur écrit que l'usage de matrices biologiques de cheval est "indispensable" pour disposer d'échantillons de référence dans l'espèce contrôlée.
Objectifs
L’objectif est de disposer d’échantillons dits « blancs » pour le développement, la validation de méthodes de contrôles antidopage ainsi que pour constituer une banque d’échantillons dits « blancs » disponibles pour des développements de nouvelles techniques. Ces échantillons dits « blancs » c’est-à-dire dépourvus de toutes substances prohibées et/ou interdites, proviennent de chevaux d’expérimentation, suite à une période d'attente suffisante. Les prélèvements de sang et d’urine de l’animal peuvent alors être considérés comme échantillons témoins. Ces prélèvements biologiques sanguins et urinaires serviront - pour des développements de méthodes, - pour des contrôles intermédiaires et des suivis de ces méthodes - pour les dossiers de validation - pour des contrôles inter laboratoire - pour définir un échantillon blanc pour un nouveau projet de détection De plus, dans le cadre de la détection de nouvelles classes de molécules comme par exemple les anticorps, ces prélèvements pourront aussi servir de banque de données Ces échantillons vont aussi pouvoir servir à la validation de métabolites mis en évidence par des études de métabolisme in vitro.
Bénéfices attendus
L’utilisation de matrice biologique provenant du cheval est indispensable afin de réaliser des développements analytiques et aussi de disposer d’échantillons de référence.
Procédures
Le protocole comprend une unique procédure expérimentale répétable plusieurs fois dans l’année. Chaque procédure comprend un prélèvement de sang. La durée de ce prélèvement est d'environ 3 minutes. Le nombre de prélèvements cumulé sur 5 ans pour cette procédure n'excéde pas 20 prélèvements en tout sur 5 ans.
Impact sur les animaux
Légère douleur à la ponction veineuse lors des prises de sang.
Devenir
Les animaux sont maintenus en vie pour être réutilisés pour d'autres projets après une période de repos suffisante. Ensuite, au bout de 10 ans de service ou moins si nécessaire, ils sont acceuillis en retraite par des propriètaires privés.
Remplacement
Remplacer : cette étude ne peut être réalisée que chez l’animal vivant et sur l’espèce cheval. Ces matrices biologiques serviront de base aux expériences in vitro permettant ainsi de limiter le recours ultérieur à des animaux vivants. L’utilisation de matrices biologiques provenant du cheval est indispensable afin de réaliser des développements analytiques et aussi de disposer d’échantillons de référence.
Réduction
Réduire : le nombre d’animaux impliqués est réduit au maximum. Ces essais sont généralement conduits sur un, deux ou trois chevauxà chaque campagne de prélèvements. La taille du cheval permet le prélèvement d’une assez grande quantité de sang ou d’urine par animal.
Raffinement
Raffiner : les chevaux sont quotidiennement surveillés et observés. Tout éventuel signe d’inconfort est noté afin d’optimiser les tests ultérieurs. La quantité de prélèvement varie d’un animal à l’autre afin de s’adapter aux possibilités physiologiques de chacun et ne pas aller au-delà du seuil de tolérance de chacun. Enrichissement par des sorties et propositions éducatives diverses. Les chevaux sont entrainés à uriner sur demande.
Choix des espèces
L’utilisation de matrices biologiques provenant du cheval est indispensable afin de réaliser des développements analytiques et aussi de disposer d’échantillons de référence dans l'espèce cible. Les chevaux recrutés sont des chevaux adultes, agés de 3 ans à 15 ans environ; l'âge et la race sont proches de ceux de la population de chevaux contrôlés quotidiennement.
Etude de l’impact physiologique de l’O2L-001
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Contrôles de qualité
Caractériser un candidat médicament développé par une société privée, l'O2L-001, en vue d'un essai clinique annoncé dans deux ans: 160 rats vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, tous tués pour l'histologie ou pour quantifier les traceurs injectés. Cinquante d'entre eux reçoivent une injection du produit directement dans le cerveau, cinquante autres dans les ventricules cérébraux, soixante subissent la pose d'un cathéter intraveineux et cent passent une IRM de quatre-vingt-dix minutes. Sur les effets subis par les rats, le RNT tient en une ligne, des douleurs, sans autre précision. Le projet relève à la fois de la recherche fondamentale, du contrôle qualité et des tests réglementaires d'efficacité et de tolérance, pour un produit dont l'entrée en clinique est déjà annoncée.
Objectifs
Cette étude cherche à examiner les caractéristiques d'un nouveau médicament appelé O2L-001, développé par la société Op2lysis pour traiter les hématomes qui se forment après des saignements cérébraux. Ce médicament contient un ingrédient actif nommé OptPA, qui est une version améliorée d'une substance utilisée pour dissoudre les caillots sanguins. L'OptPA a été modifié de manière à être moins toxique et à provoquer moins d'effets secondaires que les traitements actuels. Pour le rendre encore plus efficace, il est mélangé avec un matériau spécial appelé Poloxamère 407. Ce matériau se comporte comme un liquide lorsqu'il est injecté, mais se transforme en gel à la température du corps (37°C) pour libérer le médicament lentement dans l'hématome, aidant ainsi à dissoudre le caillot plus efficacement. L'objectif principal de cette recherche est d'en savoir plus sur les propriétés de l'OptPA et de comprendre comment O2L-001 fonctionne dans le corps.
Bénéfices attendus
Le projet permettra d'apporter de nouvelles connaissances sur l'O2L-001 et sur son principe actif l'OptPA. L'O2L-001 est une nouvelle génération de thrombolytique qui vise à être testé en clinique d'ici 2 ans pour le traitement et l'évacuation des hématomes formés suite à un AVC hémorragique.
Procédures
1- Pose de cathéter intraveineux pour injection d’OptPA, tPA ou NaCl (30 minutes/animal, n=30 animaux) 2- Pose de cathéter intraveineux pour récupération de sang (30 minutes/animal, n=30 animaux) 3- Injection intracérébral d’O2L-001, de Nacl ou O2L-001+Gadolinium (1h/animal, n=50 animaux. 4- Injection intraventriculaire d’O2L-001, de Nacl ou O2L-001+Gadolinium (1h/animal, n=50 animaux) 5- IRM (90 minutes environ, n=100 animaux) 6- Imageur IVIS® (5 minutes environ, n=20 animaux)
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables étant susceptibles d'apparaitre chez les animaux seraient des douleurs.
Devenir
Les animaux feront l'objet d'une mise à mort, soit, afin de générer des tissus permettant des observations histologiques, soit, pour quantifier les traceurs injectés.
Remplacement
Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d’autres méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d’apporter le même niveau d’information. Nous avons sélectionné le modèle présentant le meilleur compromis entre pertinence scientifique et sensibilité de l’espèce. Le rat est l’une des espèces les plus utilisés dans les études de pharmacocinétique et de pharmacodynamique. L’ensemble des acquis et des connaissances dont nous disposons rend cette espèce particulièrement intéressante dans le cadre de notre étude.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, et selon nos travaux précédents publiés et la littérature. 160 rats seront nécessaires pour réaliser cette étude et l’utilisation d’outils d’imagerie non invasive permettant de mesurer les lésions cérébrales et d’étudier la distribution du produit permet de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés. Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet (nombre d’animaux : 160 animaux) a été évalué via un test statistique.
Raffinement
Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les weekends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux sont hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad lithium. Enfin, une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en œuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal. Après le réveil des animaux à l’issu de la chirurgie, les animaux seront observés jusqu’à l’obtention d’un comportement animal normal. La moitié de la cage des animaux sera placé sur une couverture chauffante leur donnant le choix quant à la température de la cage. De la nourriture humidifiée sera déposée dans la cage pour accès plus simple à l’alimentation après la chirurgie. Le transport des animaux en salle d’expérimentation sera réalisé en limitant les secousses et le bruit. La température de la salle d’expérimentation est contrôlée et adaptée au bien être des animaux.
Choix des espèces
Le rat est l’une des espèces animales les plus utilisées pour les études de pharmacodynamique et de pharmacocinétique. L’anatomie du système nerveux ainsi que la physiologie du rat sont également documentés et relativement proches de ceux de l’Homme. C’est donc via l’utilisation d’approches expérimentales fiables et maitrisées, que le rat représente un bon modèle pour ce projet de recherche. En effet, l’ensemble des connaissances dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement adéquate à cette étude. Les rats utilisés dans cette étude seront âgés de 8-12 semaines correspondant à un stade jeune adulte, ce stade est adapté aux études de pharmacocinétique et pharmacodynamique.
Evaluation d’un dispositif médical d’ablation par micro-ondes pour le traitement de tumeurs pulmonaires
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles respiratoires
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Soumis à une bronchoscopie de quatre à cinq heures sous anesthésie générale au cours de laquelle une zone de leur poumon est brûlée par micro-ondes, 25 cochons de 40 à 70 kg sont tués à l'issue pour analyse histologique, 17 d'entre eux sans reprise de conscience. Le porteur annonce comme complications possibles des saignements, une défaillance respiratoire, un pneumothorax, une pneumonie ou une pleurésie. L'objet du projet consiste à vérifier la performance et la sécurité d'un dispositif commercial d'ablation thermique avant son emploi sur des patients. Le porteur revendique l'intérêt de l'approche sans réveil parce qu'elle permet de multiplier les ablations sur peu d'individus, et invoque les attentes des autorités sanitaires pour écarter les essais sur tissus.
Objectifs
Le cancer du poumon est le 3ème cancer le plus fréquent et la 1ère cause de décès par cancer en France. Entre 2010 et 2023, si l'incidence de ce cancer diminue légèrement chez l’homme (-0,5 % par an), elle progresse fortement chez la femme (+4,3 % par an). Le taux de survie nette à 5 ans augmente mais reste mauvais, en effet au niveau mondial le nombre de décès est estimé en 2020 à 1 796 144 tous sexes et âges compris. Il existe différentes approches thérapeutiques face à ce cancer, incluant entre autres des approches chirurgicales permettant la destruction (l’ablation) des tumeurs en leur appliquant une source d’énergie ciblée, nécrosante. L’objectif du projet est d’évaluer la performance et la sécurité d’un nouveau dispositif médical, qui vise à traiter les tumeurs du poumon périphérique par ablation thermique, avant son application chez le patient.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à vérifier que ce dispositif d’ablation thermique peut être utilisé en sécurité pour traiter efficacement des zones pulmonaires localisées, en alternative aux approches qui nécessitent une thoracotomie, et ainsi apporter une solution thérapeutique mini-invasive supplémentaire contre le cancer du poumon.
Procédures
Un premier groupe d'animaux sera soumis à un examen d'imagerie scanner (rayons X) sous anesthésie d'une durée de 30 minutes, puis, 3 jours après, une chirurgie pulmonaire mini-invasive (accès par voie endobronchique) sera réalisée sous anesthésie générale, d'une durée de 4 à 5 heures. Un deuxième groupe sera soumis au même examen d'imagerie sous anesthésie de 30 minutes, puis, 3 jours après, à la chirurgie pulmonaire mini-invasive sous anesthésie générale de 2 à 3 heures, puis après 4 semaines, à un contrôle d'imagerie sous anesthésie de 30 minutes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables pour les animaux sont liés à l’anesthésie (nausée, désorientation, hypothermie, irritation trachéale) et à l’intervention chirurgicale au niveau des voies respiratoires dont les complications peuvent être des saignements, une défaillance respiratoire (obstruction des voies bronchiques, désaturation en oxygène, pneumothorax) ou l’infection (pneumonie, pleurésie).
Devenir
Les animaux sont mis à mort à la fin de la procédure afin de réaliser des analyses histologiques des organes traités.
Remplacement
Cette étude vise à évaluer la capacité du dispositif médical à effectuer une ablation tissulaire (coagulation) dans les poumons. De nombreux tests sur tissus synthétiques et organiques ont déjà été réalisés. Mais les études ex-vivo n'intègrent pas les effets du flux sanguin qui ont un impact considérable sur le transfert de chaleur et, par conséquent, sur l'étendue des dommages tissulaires induits par l’ablation thermique. En outre, les propriétés diélectriques des tissus peuvent également varier entre l'in-vivo et l'ex-vivo (en raison de la déshydratation), ce qui crée un environnement d'ablation inexact pour tester le dispositif. Selon les considérations générales des autorités sanitaires, les études sur les animaux sont nécessaires pour fournir des preuves initiales de la sécurité des dispositifs, de leur performance potentielle lorsqu'ils sont utilisés dans un système vivant, et de la réponse biologique qu'un système vivant peut avoir à l'égard du dispositif.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit eu mieux pour obtenir des résultats statistiquement significatifs et conclure sur la fiabilité et l’efficacité du dispositif. L’approche aigue permet de réaliser un grand nombre d’ablations et de démontrer la performance du dispositif : les animaux n’étant pas réveillés, il est possible d’obtenir de nombreuses données sur un faible effectif animal. L’approche chronique se limitera à l’évaluation de la sécurité sur la base d’une à 2 ablations par animal. Des tests de faisabilité sur quelques individus seront réalisés en amont, avant d’engager des lots d’animaux dans les tests règlementaires.
Raffinement
Les porcs sont hébergés en groupe social, dans des box enrichis de jouets, avec une période d’acclimatation avant l’opération. Les paramètres environnementaux sont contrôlés, des récompenses sont distribués pour familiariser les animaux aux manipulations (prise de température, auscultation, palpation). Toutes les procédures chirurgicales sont réalisées sous anesthésie générale, avec couverture antalgique et monitoring des fonctions vitales. Un expert pneumologue réalise les gestes spécifiques liés à la bronchoscopie, au déploiement et à l’utilisation du dispositif. Les animaux en survie sont étroitement surveillés jusqu’à leur réveil et durant les jours suivant l’intervention. Une vidéosurveillance 24h/24 permet un suivi visuel des comportements en animalerie et une intervention rapide du vétérinaire en cas d’anomalie. Une grille d’évaluation de la douleur est établie avec la conduite à tenir en cas de complications. Des points limites sont définis pour arrêter la procédure en cas de souffrance.
Choix des espèces
Des porcs charcutiers, mâles ou femelles de 4 à 6 mois sont retenus pour ce projet. A cet âge ils pèsent entre 40 et 70 Kg et leur anatomie pulmonaire est comparable à celle de l’homme. Cela permet de réaliser une bronchoscopie dans les mêmes conditions que chez le patient.
Gestion de lignées de rongeurs génétiquement altérés
- Conservation des espèces
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Production de routine
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Contrôles de qualité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 25000
300 000 rongeurs vont être utilisés, 275 000 souris et 25 000 rats, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Chaque animal peut subir jusqu'à quatre biopsies de l'oreille ou de la queue et jusqu'à quatre prélèvements sanguins par jour, en plus du tatouage d'identification, et les lignées entretenues peuvent porter un phénotype dommageable dont le porteur admet ne pas toujours connaître l'impact avant caractérisation. À l'issue, les animaux sont soit expédiés, soit tués, le porteur précisant qu'ils "appartiennent au scientifique" et ne peuvent être replacés. L'objet du projet est de fournir des rongeurs génétiquement modifiés à des laboratoires, activité présentée comme un bénéfice en soi puisqu'elle améliore la "qualité génétique, sanitaire et zootechnique" des animaux livrés.
Objectifs
Ce projet a pour objectif la caractérisation et/ou l’élevage de lignée de rongeurs génétiquement modifiées qui développent des traits physiologiques spécifiques, et parfois pathologiques (appelés phénotypes) dû à la mutation des gènes ou encore la réalisation d'une biopsie (prélévement d’un morceau d’oreille le plus souvent, ou de queue) en plus d’une identification par tatouage des animaux. Les animaux génétiquement modifiés sont utilisés comme modèle expérimental pour la recherche (compréhension de maladies d’origine génétique, par exemple la mucoviscidose, l’hémophilie ou encore la myopathie dans différents domaines : facteurs de risque, mécanismes physiopathologiques, essais thérapeutiques, ...) ou pour le développement de médicaments. A la réception ou à la création de lignées génétiquement modifiées, si nous ne connaissons pas l’impact de la mutation génétique sur l’animal, une caractérisation de la lignée sera réalisée afin d'évaluer le bien-être animal et permettre sa gestion optimale, sa prévention ou son traitement adéquat. Si l’impact de cette mutation est avéré et connu, la gestion de cette lignée y sera adaptée par la définition / surveillance des possibles signes cliniques ainsi que leur prévention et traitement. Pour toute lignée transgénique, il est important de savoir si l’animal est porteur ou non de la mutation génétique, pour cela, une biopsie de taille réduite peut être réalisée qui permettra d’extraire l’ADN de l’animal et ensuite de vérifier si l’animal à la mutation dans son ADN. Enfin, certaines lignées transgéniques sont induites par une hormone. Pour induire cette mutation d’intérêt, une injection de l’hormone pourra également être réalisée. Pour ce projet, nous comptons 300 000 animaux (ajout de 10% en prévision de la hausse d’activité) répartis entre 500 et 600 projets différents. Entre 15- 20% de ces projets concerneront des lignées dont une partie des animaux pourront exprimer des phénotypes parfois pathologiques de leur mutation.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux transgéniques (avec un statut génétique et sanitaire connu) qui leur permettront de réaliser leurs études sur des organismes entiers et vivants. Ainsi, le bénéfice de ce projet sera de permettre une évaluation et une prise en charge des nuisances causées par la mutation génétique des lignées génétiquement altérées et une standardisation et raffinement des méthodes de prélèvement de tissus pour la caractérisation génétique de ces lignées. Le tout permettra d’avoir une meilleure maitrise de la production et de la qualité génétique, sanitaire et zootechnique des animaux génétiquement altérés à fournir aux scientifiques pour leurs expérimentations.
Procédures
Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis par animal : A maximum 4 biopsies (à l’oreille préférentiellement ; à la queue sur justification scientifique), acte d’une durée maximale d’une minute, à des prélèvements sanguins au volume et fréquence conformément à la réglementation en vigueur (maximum 4 prélèvements sanguins par jour) d’une durée maximale d’une minute. Selon les besoins du projet, les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées pourront être de phénotype dommageable.
Impact sur les animaux
Expression d’un phénotype dommageable et des signes cliniques associés. Douleur, signes cliniques ou stress exprimé pendant l’évaluation Bien Etre Animal. Douleur et stress associés à une biopsie par méthode invasive (4 biopsies maximum, oreille ou queue) en plus d’une identification. Douleur et stress associés à un prélèvement sanguin. Douleur, stress et perte de poids dûs aux contentions. Douleur, stress et perte de poids dûs à l'injection du ligand.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux sont soit expédiés, soit mis à mort (les animaux appartiennent au scientifique et ne peuvent être replacés).
Remplacement
Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux génétiquement altérés qui leur permettront d’étudier dans des organismes entiers et vivants toutes les conséquences d’une altération génétique définie et/ou l’intérêt de molécules thérapeutiques pour lutter contre ces conséquences. Ceci implique l’étude de divers processus biologiques et systèmes physiologiques complexes et nombreux au fur et à mesure de la vie du modèle et nécessite de disposer d’organismes vivants et entiers afin de pouvoir observer l’impact de l’altération génétique ou d’une molécule thérapeutique dans l’ensemble des organes, tissus et fonctions physiologiques. La complexité des mécanismes mis en jeu ne permet donc pas de réaliser de nos jours de tels projets sur des modèles in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux hébergé et mis en accouplement est calculé en fonction des besoins stricts de chaque scientifique. Les chercheurs sont sensibilisés à la nécessité de limiter le nombre d’animaux utilisés et nous mettons en œuvre des améliorations continues de nos méthodes de reproduction pour réduire le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir un niveau d'élevage correspondant aux objectifs du projet (par exemple : Adaptation du sexe du reproducteur transgénique quand il est accouplé avec des animaux non transgéniques afin de maximiser les chances de fertilités (phénotype impactant la reproduction), ou d’éviter les mères dont le phénotype réduit les comportements maternels).
Raffinement
Les observations par le personnel technique permettent d’évaluer le stress, la douleur et la souffrance et d’y répondre au plus vite en faisant appel aux techniciens qualifiés et compétents et au vétérinaire. Si un point d’intervention est atteint, le technicien met en place un enrichissement adapté, un isolement et/ou si besoin la mise à mort de l’animal. En cas de signe clinique particulier, un suivi adapté est mis en place par des techniciens qualifiés et compétents au suivi vétérinaire des animaux. Les lignées connues pour pouvoir présenter un phénotype dommageable peuvent être observées et vérifiées de manière plus fréquente et plus spécifique avec des points limites et des raffinements précis. Ceci est évalué lors de la caractérisation du phénotype de la lignée ou en lien avec le scientifique en charge de cette lignée et le vétérinaire lorsque le phénotype attendu est connu. Ces observations sont facilitées par l’utilisation d’outils internes de suivi de type grille de score. En cas de détection d’un point limite terminal , l’animal est immédiatement mis à mort. Pour chaque phénotype dommageable, une mise en place de points limites non terminaux est adoptée afin de réaliser un suivi plus précis et plus optimum et la mise en place de soins adaptés (soutien nutritionnel, enrichissement spécifique, …). Si des animaux présentent des signes cliniques qui peuvent être atténués ou guéris à l’aide d’un traitement, avec accord du scientifique, ce traitement est mis en place. Les animaux déclarant un phénotype dommageable léger à modéré mais aptes à voyager seront expédiés avec une communication auprès de l’utilisateur final afin qu’il puisse gérer selon les normes éthiques et de bien-être animal leur réception et utilisation. En cas de prélèvements sanguins, les volumes prélevés ainsi que les périodes de récupération suivront la réglementation, les recommandations de la « Federation of European Laboratory Animal Science Associations » (FELASA) ainsi que les raffinements et bonnes pratiques internes. Les injections et prélèvements ne pourront être réalisées que sur des sites sans hématome ni inflammation apparente, en utilisant des aiguilles stériles adaptées (à la taille de l’animal et à la voie d’abord) et à usage unique. A chaque abord d’une voie vasculaire, un point de compression sera effectué le temps suffisant pour assurer l’arrêt du saignement. Une observation de l’animal sera réalisée au retour dans sa cage pour s’assurer de sa récupération immédiate.
Choix des espèces
Les rats et les souris sont les espèces pour lesquelles les manipulations génétiques sont développées, maitrisées et avec de nombreuses données scientifiques. De plus, ces espèces permettent d’élever rapidement un nombre d’animaux suffisamment important pour pouvoir avoir des données scientifiquement exploitables et permettent ainsi de mener de manière plus fiable des études en recherche et développement. Pour ce projet, nous devons caractériser et élever des animaux génétiquement modifiés qui peuvent développer des caractéristiques cliniques spécifiques à tout âge. Pour vérifier la présence de la modification génétique, une biopsie est réalisée le plus souvent (99% des cas) une semaine avant le sevrage ou au sevrage. Dans environ 1% des cas, une nouvelle biopsie à l’âge adulte peut être demandé pour vérification. Une analyse du sang peut également permettre de vérifier que l’animal présente les caractéristiques attendues, cette dernière se fait après 4 semaines d’âge minimum (adulte) Pour finir, la modification génétique peut être induite par l’injection d’une hormone, cette injection peut se faire à partir de 8.5j après la fécondation.
Contrôle d’inactivation des vaccins antirabiques
- Formation professionnelle
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
10 000 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures dont la souffrance déclarée va de l'anesthésie sans réveil au niveau sévère. Sevrées, elles reçoivent une injection intracérébrale du vaccin antirabique à contrôler et, en cas d'inactivation incomplète du virus, peuvent développer des signes de rage comme la prostration et la paralysie. Le porteur décrit un test libératoire réglementaire de contrôle qualité et indique que le nombre de souris par groupe est fixé par la pharmacopée. Il affirme qu'aucun remplacement n'est possible aujourd'hui, tout en signalant que des tests in vitro sont en développement.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de s’assurer de l’inactivation des vaccins antirabiques destinés à l’Homme au travers d’un test de contrôle qualité assurant ainsi la mise sur le marché de lots de vaccins conformes aux normes de sécurité et d’activité. Ce test de contrôle qualité est un test libératoire réglementaire qui est réalisé pour vérifier que le vaccin est sans risque pour le patient avant leur commercialisation"
Bénéfices attendus
Ce projet permet de mettre à disposition des lots commerciaux de vaccins antirabiques sûrs et efficaces pour protéger les populations contre le virus de la rage.
Procédures
Toutes les souris utilisées dans le projet subissent une injection intracérébrale sous anesthésie gazeuse, suivie d’une euthanasie à la fin de la période de test (21 jours). L’anesthésie dure environ 1 minute, l’injection intracérébrale dure environ 3 secondes et l’euthanasie est instantanée. L’observation clinique quotidienne réalisée ensuite dure environ 30 secondes par cage (qui contient 5 à 6 souris) mais ce temps peut être raccourci en fonction du nombre de souris contenues dans la cage. Dans le cadre d’investigations (cas clinique suspectant la présence de virus rabique), des ré injections de broyats sont réalisés (1 minute 30 par souris). Le vétérinaire sanitaire ainsi que le responsable de l’activité sont informés dès que l’état de santé d’une souris se dégrade.
Impact sur les animaux
- Injection intracérébrale sous anesthésie gazeuse, - Dans le cas rare d’inactivation incomplète du virus, des signes typiques de la rage (tels que la prostration, l'hypoactivité et paralysie) peuvent apparaître au cours du tests. Il sera alors réalisé des investigations comme décrit dans la procédure N°4 soit la ré inoculation d’un broyat de cerveau en voie intracérébrale.
Devenir
Euthanasie de toutes les souris, car la réutilisation des animaux est impossible suite à l’injection d’échantillon à contrôler.
Remplacement
Pas de remplacement possible actuellement :il est nécessaire d’utiliser des souris pour détecter une éventuelle présence de particules rabiques actives dans les échantillons testés. Cependant, des tests in vitro sont en cours de développement pour la fabrication de vaccins antirabiques de nouvelle génération et devraient se substituer aux tests in vivo actuels dans les années futures
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé pour la qualification des techniciens est le même que pour un test en situation réelle. Par soucis de réduction d’animaux, pour la requalification le nombre de souris est à minima divisé par quatre par rapport à un test en situation réelle. Le nombre de souris par groupe engagées dans les tests est défini par la réglementation et ne permet pas de réduire au-delà
Raffinement
Pour les procédures où des effets indésirables sont attendus, des points limites sont mis en place afin d’éviter aux animaux toutes atteintes potentielles à leur bien être tout au long des dites procédures Les souris sont hébergées en groupe dans des cages contenant de l’enrichissement varié, tels que des Dome-Home (petits abris cartonnés, matériels de nidification, roue, morceaux de bois à ronger) dans des locaux appropriés à leur espèce et conformes à la réglementation
Choix des espèces
L’espèce « souris » est une espèce sensible au virus rabique. Elle est décrite comme modèle de prédilection dans la pharmacopée européenne et dans les rapports techniques de l’OMS (organisation mondiale de la santé) pour la fabrication des vaccins rabiques. Les souris sont toutes utilisées juste après le sevrage (12-15g), stade de développement où les souris sevrées sont les plus sensibles au virus rabique et où l’inoculation en intracrânien peut se faire aisément, sans dommage pour l’animal. C’est le stade d’utilisation recommandé dans les rapports techniques de l’OMS pour les vaccins.
Détermination de l’activité antidiphtérique des vaccins sur cobayes
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
1 360 cobayes vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal est vacciné puis, 28 jours plus tard, reçoit en six points une injection intradermique de toxine diphtérique pour contrôler l'activité du vaccin, ce qui provoque des érythèmes et un inconfort dans les 48 heures. Le porteur indique qu'aucun antalgique ne peut être administré, faute de données sur son interaction avec l'essai. Il affirme que l'évaluation de l'activité du vaccin exige un "organisme entier" et qu'aucune méthode in vitro n'est disponible.
Objectifs
L'objectif du projet est de vérifier la conformité des vaccins contenant la valence diphtérie vis à vis de leur activité antidiphtérique avant leur libération sur le marché.
Bénéfices attendus
La conformité des résultats d'activité des vaccins pour la valence antidiphtérique est réglementairement nécessaire à la libération des lots de vaccins et donc à leur mise à disposition des patients.
Procédures
6 jours après l'arrivée, chaque lot de cobayes est vacciné par voie sous-cutanée au niveau de l'aine avec une dose de vaccin comprenant la valence antidiphtérique. Cette vaccination dure moins de 30 s par animal. 28 jours après la vaccination, les animaux sont challengés avec différentes doses de toxine diphtérique pour vérifier la protection du vaccin. Pour cela chaque cobaye reçoit en 6 points 6 doses différentes de toxine. L'administration se fait par voie intradermique en 3 points sur chaque flanc préalablement rasé. Les injections de toxine durent environ 2 min par cobaye.
Impact sur les animaux
La vaccination par voie sous-cutanée n’entraine pas de nuisances visibles ni au niveau du comportement ni de l’aspect des animaux. L'administration de la toxine par voie intradermique 28 jours après n'entraine pas non plus de nuisances visibles au moment de l'injection. On peut néanmoins s'attendre à un léger stress lié à la contention et une douleur modérée pour ces injections. Dans les 48h suivant cette épreuve, les cobayes développent des réactions aux points d'injection sous forme d'érythèmes plus ou moins étendus qui peuvent créer un inconfort.
Devenir
A la fin d'un essai tous les animaux sont euthanasiés car ils ne peuvent être réutilisés en essai.
Remplacement
La réponse immunitaire engendrée par la vaccination nécessite l'organisme entier. A ce jour aucune méthode in vitro n'est disponible pour évaluer l'activité des vaccins diphtériques.
Réduction
Plusieurs stratégies permettent de limiter l'utilisation des animaux : - contrôle en méthode monodose lorsque la méthode a pu être validée, -optimisation des essais : le test de plusieurs lots de vaccins en même temps versus une même référence est privilégié lorsque la programmation des essais le permet -limitation des retests au maximum - mise en place de "reducing": contrôle d'un pourcentage de la production et non de tous les lots pour certains vaccins dont la stabilité de la production a été prouvée.
Raffinement
L'enrichissement mis à disposition des animaux est le suivant: - Mise à disposition permanente de foin compressé - Utilisation de tubes en PVC servant de cachette en semaine, remplacés par des balles les week-ends. En cas d'observation d'anomalies du bien-être, les animaux sont isolés et bénéficient d'une surveillance renforcée. Si l'anomalie engendre une souffrance trop importante, les animaux sont immédiatement euthanasiés. Les médications antalgiques ne peuvent pas être administrées en l'absence de connaissances sur leurs interactions avec l'essai.
Choix des espèces
Le cobaye est le modèle le plus sensible utilisé pour les essais basés sur les réactions dermiques inflammatoires c’est pourquoi il a été retenu par la Pharmacopée Européenne. Les cobayes pèsent entre 250 et 300 g à leur arrivée ce qui correspond à un âge de 4-5 semaines.