
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 2022-10-26 00:00:00
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-888882)
5848 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sans réveil à modéré. Elles reçoivent surtout des injections intrapéritonéales et des prélèvements sanguins répétés, certaines lignées génétiquement modifiées développant une insuffisance cardiaque précoce qui réduit leur espérance de vie à quatre mois, ou une obésité avec troubles de la fertilité. Le projet, résumé sous le seul titre « AdipoMetab », étudie la gouttelette lipidique de l’adipocyte, avec des applications thérapeutiques annoncées à plus ou moins long terme. Le porteur affirme que l’impact sur l' »organisme entier » ne peut être modélisé par les cultures d’adipocytes humains.
Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
Décrire les objectifs du projet.
Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).
Dans quel but fait-on ça ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Le thème central est l’étude de la composition et des voies métaboliques associées à la gouttelette lipidique. Les modifications de ces paramètres seront induites par des changements environnementaux (régimes alimentaires, température d’hébergement) et génétiques (invalidation de gènes, modifications de séquences, transgenèse additive) chez des souris provenant de différents fonds génétiques. Les mesures seront faites chez les souris mâles et femelles à différents âges. Elles porteront sur 1. l’adipocyte, cellule cible des manipulations, 2. le tissu adipeux composés d’adipocytes et d’autres types cellulaires et 3. les organes métaboliques cibles, en particulier le foie et le pancréas en considérant l’impact des molécules produites par le tissu adipeux.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).
Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Selon que nos modèles soient d’ores et déjà disponibles ou en cours de création, nous pourrons évaluer in vivo l’implication de protéines sur la morphologie et la fonction de la gouttelette lipidique et les conséquences métaboliques à l’échelle du corps entier. Ceci nous permettra d’affiner et d’apporter du rationnel scientifique et mécanistique aux données cliniques publiées chez l’Homme, basées sur des données d’association et de corrélation. En combinant une variété de techniques de pointe in vitro (non détaillées ici) et in vivo, le projet AdipoMetab a pour ambition de réaliser des avancées majeures dans la compréhension des mécanismes qui sous-tendent la physiologie de la gouttelette lipidique de l’adipocyte et les désordres physiopathologiques à l’origine de troubles cardiométaboliques. Le projet s’appuie sur des collaborations avec des laboratoires français et étrangers de renom. A plus ou moins long terme, nous attendons donc des résultats scientifiques innovants et prometteurs ayant une relevance clinique. De nouvelles approches, pharmacologiques et nutritionnelles pourront être envisagées afin de normaliser les dysfonctions de la gouttelette lipidique observées dans différentes pathologies cardiométaboliques.
Nuisances prévues, selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Un examen publié en 2018 a établi que les résumés allemands et britanniques décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).
Le droit d'accès aux documents · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Il s’agit d’un projet couvrant des financements obtenus sur 5 ans reposant sur des modèles animaux disponibles ou en cours de création. La très grande majorité de nos lots expérimentaux et de nos procédures consistera à réaliser un phénotypage métabolique in vivo classique dans notre domaine d’expertise, le plus souvent reposant sur des injections intrapéritonéales. Nos procédures sont classées légères, modérées ou sans réveil en terme de sévérité. Légères quand aucune anesthésie ne sera nécessaire. Dans la majorité de nos lots de souris, seront dosés par méthodes des métabolites ou protéines sanguins produits par nos organes d’intérêt. Le sang sera prélevé de façon régulière, mais dans la très grande majorité des cas sur des petits volumes (veine caudale). Au sacrifice, nous prélèverons une plus grande quantité de sang pour un panel de dosages plus large. Les interventions chirurgicales du projet seront réduites à un nombre limité de cohortes, dans un but physiopathologique ou thérapeutique bien défini. Certains lots de souris seront placés sous régime gras pour induire une obésité et les désordres métaboliques associés. D’autres seront traités via injection de vecteur AAV pour exprimer une protéine d’intérêt ou via diffusion chronique d’une molécule avec un système de mini-pompe. L’implantation sous-cutanée de cellules dans les souris immunodéficientes est une procédure largement utilisée en cancérologie. En résumé pour chaque souris sur 8 à 16 semaines (en détail dans les procédures expérimentales), les interventions ne nécessitant au maximum que de petits prélèvements sanguins sur animaux vigiles (veine caudale) après injection intrapéritonéale d’un composé sain : – Procédure 1 (lot 3) : 4 interventions x 2 minutes. – Procédures 2 et 4 : 9 interventions (3x2min, 2h, 2h, 2h, 2,5min, 20min et 6h), soit 12h28 + 1 intervention de 72h (lots 1 et 2) ou 15min (lot 3 (15min). – Procédure 3 : 6 interventions (3x2min, 2h, 2h, 20min), soit 4h26 + 1 intervention de 72h (lots 1 et 2) ou 2x4h (lot 4 ou 5). – Animaux des procédures 5 et 8 : 6 interventions (3x2min, 2h, 2h, 6h), soit 10h26 + 1 intervention de 72h + 1 acte chirurgical de 15min (procédure 5). – Animaux de la procédure 6 : 5 interventions (3x2min, 2h, 2h), soit 4h06 + 1 intervention de 72h + 1 acte chirurgical de 15min (procédure 6). – Animaux de la procédure 7 : 7 interventions (3x2min, 2h, 2h, 2h, 20min), soit 6h26.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Un nouvel examen, publié en 2024, a mesuré que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces mesures portent sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'examen de 2018 classait la France parmi les pays les moins bons pour l'identification, l'accessibilité et la qualité de ses résumés, sans les noter rubrique par rubrique (Taylor et al., 2018). Les résumés français suivent aujourd'hui le modèle européen commun.
Les animaux souffrent-ils ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Nous n’attendons pas d’effets indésirables majeurs sur nos modèles murins génétiquement modifiés, notamment du fait des cibles étudiées qui sont majoritairement exprimées dans la gouttelette lipidique de l’adipocyte. Les lignées seront toutes viables et ne présenteront aucun phénotype dommageable. Nous pouvons cependant noter 2 exceptions, mais qui ne concerneront qu’un nombre très restreint de lots expérimentaux : – les souris avec une invalidation totale du gène Pnpla2 codant l’ATGL (adipose triglyceride lipase) présentent une insuffisance cardiaque précoce et de ce fait ont une espérance de vie limitée à 4 mois. – les souris db/db sont un modèle connu d’obésité et de diabète due à une déficience du récepteur de la leptine. L’hyperphagie des animaux entraine une prise de poids très importante. L’absence d’action de la leptine conduit à des troubles de fertilité chez les femelles. Il conviendra de ne pas les manipuler au-delà de 9 mois d’âge. Les procédures employées dans ce projet pourront néanmoins engendrer quelques nuisances, cependant légères ou modérées pour chacune d’entre elles, comme explicité dans la partie adéquate.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.
Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Ceci est indiqué pour chaque procédure expérimentale. Les animaux subiront plusieurs procédures expérimentales légères au cours de leur période d’étude. Concernant les cultures primaires, les animaux sont mis à mort pour récolter les tissus inhérents aux cultures à réaliser. Enfin pour toutes les cohortes de ce projet, les animaux ne seront pas ré-utilisés. Ils seront mis à mort à l’issue de leur période d’analyse, la plupart du temps entre 2 et 6 mois d’âge (sauf pour les cohortes en vieillissement), ceci dans le but de prélever tous les tissus d’intérêt à ce projet, notamment les différents dépôts adipeux de l’organisme, mais aussi le foie, les muscles et le pancréas.
Application de la règle des "3R", selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
1. Remplacement
Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.
Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Une partie importante du projet AdipoMetab réside dans l’étude approfondie des mécanismes permettant à certaines protéines et lipides de réguler la taille de la gouttelette lipidique de l’adipocyte. Les études de biochimie et de biologie cellulaire peuvent être réalisées sur des modèles adipocytaires humains disponibles au laboratoire. Certaines lignées adipocytaires humaines peuvent subir des modifications du génome. Pour une partie des questions portant sur les conséquences de modifications du niveau d’expression ou de la séquence (mutants) de protéines, ces lignées adipocytaires humaines permettront de remplacer les modèles de souris. Par ailleurs, la culture bi- ou tridimensionnelle des adipocytes humains permettra de remplacer l’utilisation de modèles animaux. Cependant, l’impact sur le tissu adipeux, composé de nombreux autres types cellulaires que l’adipocyte, ainsi que sur les autres organes et l’homéostasie métabolique requiert l’utilisation de procédures expérimentales à réaliser sur animaux vivants. Aucun autre modèle n’est susceptible d’apporter les réponses aux questions posées. Les modèles murins décrits dans ce projet s’inscrivent dans un niveau préclinique préalable à un éventuel transfert à visée thérapeutique chez l’Homme. Nous utiliserons enfin dans toute la mesure du possible les banques de données accessibles en ligne. Celles-ci permettront d’acquérir des informations sur la régulation de nos protéines d’intérêt sans avoir à reproduire chez la souris certaines données déjà accessibles. Ces analyses bioinformatiques permettront donc de remplacer certaines procédures expérimentales à effectuer sur nos modèles de souris.
2. Réduction
Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Les différentes procédures de phénotypage métabolique nécessiteront d’utiliser, sur la base de données publiées concernant la forte hétérogénéité métabolique inter-individuelle, et sur la base de notre expérience, 8 animaux « contrôles » et 8 animaux génétiquement modifiés par lot en moyenne. Ce nombre est le nombre minimal permettant d’obtenir des résultats robustes basés sur une puissance statistique suffisante, et ce en tenant compte de potentiels animaux non répondeurs ou « outliers ». Pour cela des analyses de variance à 2 facteurs , ainsi que des tests paramétriques de Student (après contrôle de la normalité des données) ou non paramétriques de Mann et Whitney seront utilisés. Pour les expériences ne nécessitant pas d’analyses phénotypiques in vivo, 4 animaux par groupe expérimental seront suffisants. Il est à noter enfin que certains modèles murins seront étudiés sous plusieurs fonds génétiques. En effet, la diversité des traits métaboliques trouvés chez l’Homme peut être obtenue grâce à des études parallèles sur plusieurs souches consanguines ou non consanguines. A cette fin, l’emploi classique d’outils moléculaires permettant la recombinaison d’allèles dans les cellules souches embryonnaires demeure dispendieux en temps et en nombre d’animaux par les croisements qu’il engendre. La technique CRISPR-Cas9 permettra de surmonter cette limitation en permettant une génération de lignées transgéniques sur différents fonds génétiques requérant moins d’animaux.
3. Raffinement
Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.
La réglementation est-elle « très stricte » ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Afin de maintenir le bien-être animal, les souris seront observées quotidiennement par les zootechniciens, ce qui permettra de déceler très rapidement toute souffrance. Un suivi du poids régulier (hebdomadaire à bi-mensuel) viendra compléter ces observations. Les souriceaux mâles seront uniquement regroupés au moment du sevrage. Les souris seront placées, au maximum par 5, dans des cages comprenant des enrichissements. Les animaux ne seront pas isolés, à l’exception de leur utilisation aigue dans certaines procédures de ce projet. Seule la procédure 15 (mesure de la dépense énergétique par calorimétrie indirecte) nécessitera un isolement individuel de maximum 3 jours, justifié pour évaluer le métabolisme individuel de chaque animal dans une cage standard dédiée. La durée de l’isolement est limitée à la période minimale. Les cages seront placées les unes à côté des autres permettant aux animaux d’être en contacts visuels et auditifs. Durant cette expérimentation, un contrôle bi-quotidien des animaux est effectué. A la fin de l’expérience, les animaux seront réintroduits dans leur groupe respectif. Ces éléments ne dérogent pas à l’article R214-95 du code rural et de la pêche maritime. Les classes de gravité des procédures utilisées dans le projet sont légères ou modérées et n’entraînent pas de perte d’animaux. Un moyen de raffinement consiste à procéder dans la mesure du possible selon les procédures employées à des anesthésies par inhalation ou par voie intraveineuse selon ces mêmes procédures et l’interaction possible de ces molécules avec les marqueurs évalués. Une couverture analgésique pré et/ou post-opératoire sera par ailleurs appliquée dans les procédures nécessitant des actes chirurgicaux peu invasifs et courts : procédures 5 (buprénorphine, 0,05-0,1 mg/kg, injection sous cutanée) et 6 (kétoprofène, 2mg/kg, injection sous-cutanée). Enfin, en lien avec les classes de gravité légères à modérées de nos procédures et la surveillance quotidienne des animaux, les points limites seront les suivants : – Aspects généraux : 1-perte de poids (
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.
Spécisme et expérimentation animale · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
L’espèce Mus musculus (souris), mammifère proche d’Homo-sapiens, est le modèle animal expérimental le plus étudié dans la littérature notamment pour les études physiologiques et métaboliques, ce qui permet de meilleures comparaisons et une certaine pertinence des résultats. Cette pertinence est améliorée par l’humanisation des modèles murins au niveau génétique et environnementale, ce que nous effectuons en utilisant divers régimes alimentaires et/ou différentes températures d’hébergement. Nous étudions l’importance des protéines impliquées dans le maintien de la gouttelette lipidique des adipocytes. A travers l’utilisation du modèle souris, nous pouvons travailler sur des modèles génétiquement modifiés qui présentent une invalidation pour le/les gène(s) d’intérêts ou des modifications génétiques similaires à celles retrouvées chez des patients. Les souris seront étudiées à l’âge adulte (entre 7 et 20 semaines). Des analyses de suivi seront également effectuées sur un groupe d’animaux de nos différentes lignées allant jusqu’à 18 mois, ceci dans le but de déterminer sur le plus long terme les effets sur le développement du tissu adipeux et la physiologie de l’organisme des protéines d’intérêt de la gouttelette lipidique.