Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Produites par l’élevage du laboratoire pour alimenter d’autres protocoles en « utilisation continue », 2 614 souris génétiquement modifiées vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère. Toutes subissent, au sevrage à quatre semaines, une biopsie du bout de la queue sous anesthésie générale gazeuse pour vérifier leur génotype par PCR, avec une douleur de courte durée au réveil. 2 280 d’entre elles restent en vie, réparties entre le renouvellement des lignées et les expérimentations à venir, les 334 autres étant tuées. Ces lignées portent des gènes humains codant des anticorps pathogènes responsables de maladies de dépôt d’immunoglobulines, et le porteur justifie l’effectif par le fait qu’il couvre l’ensemble de ses lignées sur cinq ans, sans avancer de calcul.

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Notre laboratoire développe depuis de nombreuses années des modèles murins transgéniques permettant l’étude d’un groupe de pathologies, les maladies de dépôt d’immunoglobulines monoclonales, qui viennent gravement compliquer certaines maladies hématologiques tel que le myélome multiple. Le pronostic vital des patients est souvent très péjoratif. En lien les médecins en milieu hospitalier, nous avons développé des modèles murins qui surexpriment tout ou parties des anticorps humains pathogènes responsables de ces maladies. Le but de ces modèles est d’étudier les mécanismes physiopathologiques de développement de ces maladies, d’étudier la toxicité de ces immunoglobulines pour les organes touchés et de développer et tester des thérapies innovantes lors d’essais pré-cliniques. La présence de modèles animaux permet de valider ou non le bénéfice de la molécule et de potentiellement la proposer à terme aux patients. Toutes ces études nécessitent donc l’utilisation de différents modèles murins dont le génotype doit être vérifié afin de s’assurer que les animaux présentent bien les caractéristiques attendues. La technique de génotypage décrite dans cet APAFIS consiste en la biopsie d’un bout de queue de la souris afin de contrôler le génotype de l’animal par PCR.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permet de maintenir les différentes lignées de souris génétiquement modifiées permettant de mener à bien les projets de recherche sur les maladies de dépôts d’immunoglobulines monoclonales. Ces modèles murins sont génétiquement modifié afin d’intègrer une modification génétique précise au sein d’un organisme complet. La modification génétique par l’apport d’un gène humain codant pour une protéine pathogène permet d’analyser et de comprendre la physiopathologie de ces maladies de depôts.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Le prélèvement d’un bout de queue nécessaire pour le génotypage sera effectué sous anesthésie.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Le prélèvement de bout de queue sous anesthésie entrainent une douleur de courte durée aprés le reveil de l’animal. Aucune nuisance ou effet indésirable lié à leur génotype n’est attendu sur les animaux.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Sur la totalité des animaux générés, nous attendons 100% de génotypes d’intérêts. Une partie de ces animaux sera maintenue dans la zone d’élevage pour le renouvellement et le maintien de nos lignées, et l’autre partie sera utilisée dans le cadre d’expérimentations (utilisation continue).

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

les modèles cellulaires ne permettent pas de reproduire la complexité de la physiopathogie des maladies de dépôts qui peut varier par le nombre et la localisation des atteintes d’organes, et ne permettent pas non plus de reproduire l’incidence d’une défaillance d’organe sur un autre organe ou l’organisme dans son entier. D’autre part, les approches thérapeutiques que nous souhaitons tester ont principalement pour objectif de cibler les dépôts d’immunoglobulines et de vérifier les réponses organes. Des modèles murins pour certaines maladies de dépôts ont déjà été développé et ont permis d’atteindre les objectifs précédemment évoqués.

2. Réduction

3R / Réduction :

Notre laboratoire possède une grande expérience dans l’élevage des lignées murines destinées à la recherche ce qui permet d’anticiper le nombre d’animaux reproducteurs nécessaires au maintien de chaque lignée ainsi que le nombre de portées nécessaires pour obtenir un nombre suffisant d’animaux pour effectuer les diverses expériences. Ce projet comprend un grand nombre d’animaux car il décrit l’ensemble des lignées de souris élevées par notre équipe pour une durée de 5 ans. Le nombre d’animaux produits est réduit au minimum afin d’être suffisant pour maintenir la lignée et effectuer les expérimentations ultérieures tout en évitant de produire des animaux inutilement.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

La procédure sera réalisée de manière à limiter le stress et la souffrance des animaux : les prélèvements de tissus seront tous réalisés sous anesthésie générale gazeuse et par du personnel qualifié maitrisant ces gestes. Les animaux sont maintenus sous surveillance jusqu’à leur réveil. L’observation régulière des animaux et le suivi de leur comportement permettra d’avoir un contrôle sur leur état de santé et tout animal présentant des signes de souffrance sera immédiatement euthanasié.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Ce type de pathologie, avec en particulier une atteinte rénale, a déjà été reproduit de nombreuses fois avec succés chez la souris. Dans ce projet, les animaux seront mis en reproduction à partir de l’âge de 8 semaines, âge auquel mâles et femelles sont sexuellement matures et jusqu’à l’âge de 20 semaines car les animaux plus âgés (en particulier les femelles) commencent à présenter des difficultés à se reproduire. Le génotypage des animaux sera réalisé au moment du sevrage, c’est-à-dire à l’âge de 4 semaines.